All language subtitles for Le Retour du Grand Blond. vf

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (SoranĂ®)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

Le 26 mai dernier, François Perrin arrivait à Orly.

Il portait deux chaussures de couleurs différentes.

Ainsi commençait l 'aventure du grand blond avec une chaussure noire.

Cet homme choisi par hasard dans la foule allait devenir le héros d 'une

d 'espionnage.

Le colonel Toulouse, chef d 'un service secret, le lançait dans les jambes de

son adjoint, le colonel Milan.

Trop arriviste à son goût.

Toulouse faisait passer le Grand Blanc pour un redoutable espion international.

Son plan était simple, observer à la loupe n 'importe quel innocent devient

insolite, suspect.

Le Grand Blanc allait déjouer involontairement les pièges les plus

Milan et de son équipe.

Christine, une des meilleures spécialistes du colonel Milan, n

lui.

Elle finissait mĂŞme par en tomber amoureuse.

L 'innocence du grand blond entraînait le colonel Milan à sa perte.

Ainsi, le colonel Toulouse se débarrassait -il de son adjoint par trop

ambitieux.

Maurice Lefebvre, l 'ami intime du grand blond, fut le témoin volontaire de ce

carnage, et sa raison en fut gravement ébranlée.

Tandis que le grand blond, toujours candide, filait vers Rio, enlevant

Christine, juste récompense de cette incroyable histoire.

Trois mois plus tard...

Une lettre.

Une lettre du Grand Blanc, mon capitaine.

Ah ! Maurice Lefebvre.

Mon cher Maurice, ne parle de cette lettre Ă  personne. Tu nous mettrais en

danger tous les deux.

Je voudrais d 'abord te rassurer. Tu es parfaitement sain d 'esprit.

Mon petit Maurice, nous avons été mêlés, toi et moi, à une affaire d

'espionnage, tout Ă  fait par hasard et par des gens sans scrupules.

Ils se sont servis de nous pour régler leur compte et ils nous ont manipulés.

Je ne peux pas t 'en dire plus dans cette lettre.

Je te raconterai un jour de vive voix toute cette incroyable histoire.

Capitaine Cambrai.

Qui vous a donné cette lettre ? Je suis chargé d 'une enquête sur la mort du

colonel Milan.

Vous avez intercepté mon courrier ? Je sais maintenant ce que je voulais

Le colonel Toulouse s 'est débarrassé de son adjoint Milan en se servant du

grand blond.

Viens, Marie.

Cette lettre ne constitue pas une preuve. Mais si vous acceptez de

Nous pouvons coincer le colonel Toulouse, M. Lefebvre. M. Lefebvre, vous

entendez ? Nous avons besoin de votre témoignage. Non, non, non, je ne veux

coincer personne.

Mais il veut venir dingue avec cette histoire. Alors maintenant, il faut me

laisser tranquille, vous comprenez ? Tranquille, tranquille. Oui.

Bonjour, monsieur.

Gardez votre manteau, mon petit berrache, nous sortons.

Nous allons présenter nos devoirs à notre nouveau ministre. Il vient de l

'agriculture. Il a 45 ans, une femme imbaisable.

Et quatre enfants, ce qui tendrait Ă  prouver qu 'il est capable du pire.

Il a aussi une passion pour les poissons japonais.

Il mange très peu.

Deux ou trois pincées par semaine.

Oui, Ă  l 'agriculture, j 'avais un bureau plus pratique.

Du moins haut et plus large.

VoilĂ  le dossier, monsieur le ministre.

Si c 'est dans l 'intérêt de votre enquête, je suis prêt à jouer le jeu,

capitaine.

Mais j 'aimerais bien comprendre.

Je suis navré, monsieur le ministre, mais je m 'expliquerai plus tard quand j

'aurai les preuves formelles. C 'est une affaire trop grave.

Il aime bien faire des phrases.

Il est content de lui et glissant comme une savonnette.

Il a une maîtresse de 22 ans.

Du qui nous avons placé des micros depuis deux jours.

Il l 'appelle mon petit voyou et elle l 'appelle mon grand bouc.

Le grand bouc.

Colonel. Présente mes devoirs, monsieur le ministre.

Je suis ravi de travailler avec vous.

Je vous remercie, monsieur le ministre.

Je vous connais de réputation, colonel.

Capitaine Cambrai.

Perrache.

Eh bien, messieurs.

Nous allons faire une grande équipe.

Et vous allez voir que je ne perds pas de temps.

À peine installé, j 'ai déjà quelque chose à vous soumettre.

Votre adjoint Ă  Milan avait, semble -t -il, une petite manie.

Il faisait des dossiers sur tout le monde.

Celui -ci m 'a paru intéressant.

Ce pauvre colonel Milan.

C 'était un homme remarquable.

Oui.

François Perrin, dit le grand blond, avec une chaussure noire.

32 ans, célibataire. Enfance sans histoire, conservatoire de Paris,

militaire. Attendez, ce n 'est pas ce qui nous intéresse.

Premier violon. Ah, et voilà ce qui est intéressant.

C 'est cette notation de la main mĂŞme du colonel Milan.

Le grand blond avec une chaussure noire est un homme du

colonel Toulouse.

Super agent, travaillant en solo, couverture exceptionnelle, violoniste,

froid, nerf d 'acier, redoutable.

Le grand blond avec une chaussure noire est sans doute ce que j 'ai rencontré de

plus dangereux en 30 ans de service de renseignement.

Si j 'ai bien compris, c 'est un de vos meilleurs éléments.

C 'est... Ce super agent, le Grand Blanc, c 'est quelqu 'un de tout Ă  fait

exceptionnel. Oui, oui, c 'est un bon élément.

Amenez -le -moi.

Je vous demande pardon.

Le Grand Blanc... Amenez -le -moi, colonel.

J 'aimerais le voir.

Ce n 'est pas possible.

Pourquoi ? Eh bien, c 'est... parce qu 'il est en mission.

Où ça ? Dans les tropiques.

Moi, je...

Bac.

Brahms.

Mercredi.

Pardon ? Il joue Ă  Paris la semaine prochaine.

Le Grand Blanc.

Une excellente occasion de me le présenter.

Non ? Merde. Oui, vous pouvez

pas rester au Brésil, ce gugus.

Vous avez été parfait, monsieur le ministre.

J 'avoue que tous ces mystères me déconcertent un peu.

Voyez -vous, Ă  l 'agriculture, les choses sont plus... Comment dire ?

oui, c 'est ça.

Plus franches.

Je veux un vrai dossier sur lui, Perrache.

Ses manies, ses passions, ses vices.

Compris ? Oui, monsieur.

Je ne voudrais pas non plus me mettre Ă  dos ce colonel Toulouse.

C 'est un homme...

Il inquiète un peu.

Je m 'en vais te le coincer, le grand bouc.

Ça a déclaration d 'impôt.

Il paie ses impĂ´ts, monsieur.

Pourquoi ? Ah, je ne sais pas, monsieur.

Décidément, il faut toujours qu 'il se distingue, cet ahuri.

On va peut -ĂŞtre lui dire... Quoi ? Que vous l 'avez choisi au hasard, Ă  Orly ?

Que le grand blond était un civil ? N 'importe qui ? Un homme dans la foule ?

Un piège à cons ? Non, non, mon petit perrache.

Nous risquons notre place et vingt ans de prison.

N 'oubliez jamais qu 'il est mort et que l 'arme du crime, c 'est le grand

blond.

Elle sera parée dans huit jours, l 'arme du crime.

Envoyez -moi Prince et Charmant.

Le ministre, je vous prie.

Pour le colonel Toulouse.

Oui.

Vous partez pour Rio demain matin.

Allons, allons, monsieur le ministre.

Pardonnez -moi de vous déranger, mais je viens d 'apprendre une bien mauvaise

nouvelle.

Le grand blanc est mort.

Oui, oui, monsieur le ministre.

Mort en mission.

Mort en mission ?

Mon Dieu, je... Rapatrier le corps.

Rapatrier le corps ? Je vous demande pardon ? C

'est une très bonne idée.

Bien, monsieur le ministre, je vais faire le nécessaire.

La dernière de cette ahurie.

Il veut lui remettre la légion d 'honneur. À qui ? Au grand blanc !

A titre posthume, il me demande de faire rapatrier le corps et de rédiger une

écologie.

Il veut un bel enterrement, une cérémonie émouvante pour le super

Il est complètement mégalomane, le grand homme.

Qu 'est -ce que vous foutez lĂ , vous devriez ĂŞtre partis, vous.

François Perrin, tu n 'es pas mort, mon président.

On ne vous demande pas de juger, mais de taper le coutu d 'écrologie.

François Perrin, mort en mission sur une terre étrangère, héroïque soldat de l

'ombre, défenseur clandestin des libertés, la France tout entière et le

libre te doivent reconnaissance et admiration.

Ne croyez pas que c 'est un peu trop, ça ? Non, ce n 'est pas trop.

C 'est con, mais ce n 'est pas trop.

François Perrin, tu paraissais éternel.

Happy birthday to you.

Happy birthday.

Merci.

Tu n 'es pas mort pour rien.

La famille du grand blond, monsieur.

Ah, oui.

Merci, mon Dieu.

C 'est mieux, ta moutarde.

Pourquoi un homme ? Nous n 'avions pas de vieille femme sous la main, monsieur.

Avec le voile, il n 'y a pas de problème. Bien.

J 'ai pensé que pour porter le cercueil, quelques compagnons d 'armes. Très

bien.

Les compagnons d 'armes !

Moi ? Oui.

Parfait. Et le prêtre ? Léon ! Oui ?

Bonjour, monsieur.

Oui.

Comment ? Eh bien, faites le nécessaire.

Et vite, surtout.

Il n 'est pas mort.

Quoi ? Il l 'a raté.

Charmant est à l 'hôpital. Il a reçu un bouchon de champagne dans l 'œil.

On le verra tout Ă  l 'heure. Il faudrait mieux qu 'il soit mort.

C 'est pas... Comment dire pour... T 'as pas le temps, hein?

Elle est mignonne, hein ? Oh, c 'est ma femme.

Vous êtes mariés, vous ? Non, mais on... Pas encore, mais enfin, on va le faire

parce qu 'on... Elle adore les enfants. Et moi aussi, on voudrait des enfants.

C 'est mignon, les enfants.

Moi, j 'adore ça.

Vous avez des enfants, vous ? Moi,

depuis que je suis petit, moi, je vis avec des enfants. On a toujours des

enfants qui grouillent. On a des cousins, des cousines. Alors, mon père,

adorait ça. Mon grand -père aimait ça déjà. Mon père aussi.

Toute la famille adore les enfants. Chez nous, c 'est dingue.

Les enfants, alors, il y a les anniversaires dans les 25, 30, je ne

Et moi, c 'est ça. Ma femme, elle est comme ça.

Elle a l 'air comme ça d 'être légère, mais... Allô

?

Monsieur

le ministre...

Qu 'est -ce qu 'il y a dans le cercueil ? Du sable, monsieur.

Pas assez, Perrache.

Pas assez.

Sous -titrage FR ?

Sous -titrage FR ?

Qui l 'est fait ? J 'ai joué avec un gosse, il m 'enterrait. Laisse -moi

Tu me chatouilles.

Tu me chatouilles.

Je t 'ai eu.

On l 'a eu.

Non, non, non.

Aucun problème, monsieur.

Tout est réglé, monsieur. Non !

Le monde libre, la France tout entière, te

doivent reconnaissance et admiration.

François Perrin, non, François Perrin, tu n 'es pas mort pour rien.

ce matin.

Quoi ? Toulouse a fait assassiner votre ami, M. Lefebvre.

Oh, ne faites pas cette tête, mon petit pérasse.

Vous faites jouer un gavot, mercredi. Il n 'a sans doute pas souffert. Et puis,

c 'est une péripétie.

Colonel Toulouse ? Oui ? Le capitaine Cambrai désire vous voir.

Cambrai ? Petit capitaine, je suis le ministre.

Dites -lui de prendre rendez -vous, je suis occupé.

C 'est très tonique, ces cimetières marins.

Gin. Gin.

Vous fĂŞtez la mort de votre meilleur agent, mon colonel ?

Qui vous a dit d 'entrer ? J 'ai quelqu 'un à vous présenter.

Maurice Lefebvre.

Un ami de François Perrin.

Mon monsieur.

Mon cher Maurice.

C 'est une lettre du Grand Blanc.

Mon cher Maurice.

De quel droit met -vous un civil dans ce bureau ? Vous, c 'est dans des

cercueils que vous les ramenez, mon colonel. Mon cher Maurice. Nous vous

écoutons, monsieur Lefebvre.

Mon cher Maurice.

Mon cher Maurice.

Téléphone.

Qu 'est -ce que c 'est que ça ?

On n 'y comprend rien, je vous jure, on a fait notre travail.

C 'est incompréhensible, vraiment incompréhensible.

Ne quittez pas.

Nous en étions restés, je crois, à mon cher Maurice.

Ah oui, mon cher Maurice.

Mon cher Maurice... Mais de quoi m 'accusez -vous exactement, capitaine ? D

'avoir assassiné le Grand Blanc.

Ça vous amuse ?

Je vous accuse également d 'avoir fait tuer le colonel Milan en vous servant

du Grand Blanc.

Monsieur Lefebvre n 'a plus aucune raison de se taire, maintenant.

Mon cher Maurice, il va témoigner contre vous.

Ça fait deux mois que j 'attends ce moment.

Des hommes comme vous déshonorent l 'armée.

Vous dormirez ce soir en prison, colonel.

Je suis ravi que ça vous amuse.

Ne quittez pas, surtout.

Je vais terminer mon rapport.

À votre place, je m 'arrangerai pour éviter le déshonneur d 'un jugement.

Mon cher Maurice, venez le faire.

Belle sortie.

Il a un dossier sur cette petite vipère.

La piscine ! Vous aimez la musique ? Le grand Blanc est bien vivant.

Il passe toujours mercredi prochain Ă  Gavot.

Je vous laisse deux fauteuils d 'orchestre.

Vous ĂŞtes pas un peu malade de m 'emmener lĂ  -dedans ? Vous me dites qu

mort, il est pas mort.

Ça va pas, non ? Mais vous, mon cher, non plus. Je ne veux pas avoir d 'ennuis

cause de vous et de François non plus. Alors maintenant, foutez -nous la paix !

J 'ai besoin de votre témoignage.

Accompagnez -moi chez le ministre.

Rien du tout ! C 'est la trouille, moi, figurez -vous.

Toujours se ment.

Le grand blond n 'est pas un agent, c 'est un civil, un pauvre type, et je le

prouverai. Il est vivant, c 'est tout.

Oui,

je disais, il faut le protéger maintenant.

Quoi ?

Maintenant, je ne plaisante pas.

Il faut le protéger.

Veillez sur lui.

D 'accord, monsieur. Si il lui arrive

quoi que ce soit, le moindre accident, le moindre mot, c 'est vous qui paierez

'addition. Oh, merde !

Ça y est, c 'est prêt.

3 kilos de plastique. Dans 10 secondes, ça va lui péter dans la gueule.

10, 9, 8,

7, Tiens.

Regarde, regarde, regarde lĂ  -dedans.

Eh bien, soyez -moi, mademoiselle.

J 'ai fait un long voyage pour vous retrouver.

Colonel Toulouse.

Christine, je t 'ai vu.

Je ne rentrerai pas ce soir, François.

Mais arrĂŞte, c 'est idiot.

Mon amour.

François, on va te demander un certain service.

Mais Christine, qu 'est -ce que tu fais là ? Il faudra dire oui, François.

Tu comprends ? Il faudra absolument dire oui.

Je t 'aime, François.

C 'est fini, M. Perrin.

Ravi de vous rencontrer, M. Perrin.

Mais qui ? Nous nous connaissons, sans nous connaître.

Et j 'ai effectivement un petit service Ă  vous demander.

Mais qu 'est -ce que c 'est ? Et je compte beaucoup sur votre bonne volonté,

monsieur Perrin.

La bonne volonté ? Un ministre vous a remis la Légion d 'honneur hier.

Ă€ moi ?

Ă€ titre militaire.

Je comprends que ça vous étonne.

Mais ce n 'est pas fini. À titre posthume aussi.

Qu 'est -ce que vous voulez ? Ce ministre, qui est un parfait ahuri, vous

pour James Bond, M.

Perrin. Moi ? Ou plus précisément pour un mélange

de James Bond, de Matahari et de l 'Orchestre Rouge.

Je vais vous dire exactement ce qu 'il faudra faire pour ne pas le décevoir.

Vous attendez le grand blond, M. Lefebvre ? Foutez -nous là ! Ça commence

Profitez -en, vous allez le perdre.

Comment ? Il y a moyen très simple de prouver que ce n 'est pas un super

J 'ai demandé au ministre de lui confier une mission extrêmement dangereuse. Il

a une chance sur mille de s 'en sortir.

Vous allez le faire tuer pour prouver que vous avez raison ? Le voilĂ  !

avec une chaussure rouge.

Et alors ? Une chance sur mille de s 'en sortir.

Tiens, Maurice.

Bonjour, François.

C 'est Paulette.

Ça va, toi ? Cigarette.

Comment vas -tu, mon grand ? Bon, touché.

Bon. Réponds, tu en fais une tête.

Eh bien, Maurice.

T 'es en danger, François.

C 'est Roger qui... Tu disais ? Ils vont t 'envoyer sur une mission très

dangereuse.

François, t 'es en danger.

Oh, pardon.

Mais qu 'est -ce qui se passe, François ? Mais rien du tout.

Pourquoi ? Bon, j 'affile -moi maintenant.

J 'ai un rendez -vous important.

Au revoir, toi.

Tu es très beau.

Ciao, mon grand.

Je suis désolé, c 'est le matin.

Bon,

je vous laisse les enfants.

Un petit conseil, ne vous mêlez pas d 'affaires qui vous dépassent.

Ça, là... C 'est fou, ce qu 'il a changé.

Il est beau.

Ça lui va bien, ce costume.

Il s 'est perdu.

Je finis par douter, moi.

Où est -elle ? Christine, où est -elle ? J 'ai joué le jeu, moi. Il faut me la

rendre maintenant.

François ? On ne m 'a fait aucun mal, François.

Et nous allons bientĂ´t nous revoir.

Mais il faut que tu continues Ă  faire ce qu 'on te demande.

Oui. Je t 'en prie, mon amour.

Je t 'aime.

Moi aussi.

Vous pouvez me la repasser encore ? François ? Oui ? Nous allons bientôt

revoir, mais il faut que tu continues Ă  faire ce qu 'on te demande.

Je t 'en prie.

Je t 'aime.

Je pourrais pas encore la réentendre ? Un petit coup ? Non, ça suffit

maintenant.

Je t 'en reprends le coup très longtemps, de toute façon.

C 'est absurde, cette comédie.

Vous vous en tirez très bien, monsieur Perrin.

Mais qu 'est -ce que c 'est que cette histoire de mission ? Maurice m 'a parlé

'une mission dangereuse.

Qu 'est -ce que ça veut dire ? Pas bête comme stratégie.

Oui, il est assez fin, ce petit capitaine. Convainc le ministre d

grand blond en mission.

Une mission dangereuse. La plus dangereuse possible.

Mortelle de préférence.

Le grand blond se fait descendre.

Et nous avons de nouveau des ennuis.

Qu 'est -ce que ça veut dire, le grand blond se fait descendre ? On retrouve

corps atrocement mutilé quelque part.

Mon corps ?

Quand Brest précipite chez cette abrutie de ministre en me traitant d

'assassin... Mais... Mais est -ce que vous ĂŞtes un assassin parfaitement

? Alors, alors, alors... N 'ayez pas peur, M. Perrin. Nous allons le contrer,

petit capitaine.

Faites comme à Orly et tout se passera très bien.

Mais il va se douter de quelque chose. Il est pas ahuri Ă  ce point -lĂ , votre

ministre.

Mais si, mais si. Je ne suis tout de même pas complètement ahuri, capitaine.

Mais non, mais non, M. le ministre.

Expliquez -vous. Oh Dieu, c 'est bien joli votre enquĂŞte. Enfin, il faut tout

même m 'éclairer un peu.

Je vous répète que je ne peux rien affirmer sans preuve. On me demande de

revenir le grand blond.

Je fais revenir le grand blond.

Et puis, on me dit que le grand blond est mort.

Alors, je fais revenir le cadavre. On l 'enterre. Et maintenant, on me dit que

le grand blond est ressuscité. Et on me demande de le mettre sur une mission.

Alors, écoutez, excusez -moi, je suis un peu perdu.

J 'ai passé deux ans à l 'agriculture.

Eh bien, on ne m 'a pas vu faire ce genre d 'embrouille. Monsieur le

'est pour démasquer... Le colonel Toulouse ! Eh bien, qu 'il entre !

Bonjour, colonel.

Monsieur le ministre, je vous présente...

Jean -M. le ministre.

Enchanté de vous connaître, M. Perrin.

J 'ai beaucoup entendu parler de vous.

Et je suis heureux que Mozart et Brahms vous aient ramené à Paris. J 'ai une

mission assez délicate à vous confier.

Vous voulez confier une mission au Grand Blanc, M. le Ministre ? Oui.

Mes conseillers m 'ont signalé une affaire qui demande des qualités

exceptionnelles. Vos conseillers ne savent pas qu 'un agent a besoin de se

reposer, M. le Ministre ? Comment ? M.

Perrin ne se prélase pas dans un bureau, lui.

Il vient de passer deux mois très éprouvant à Rio.

Une mission où il a risqué sa vie tous les jours.

Le héros est fatigué ? Il n 'y a plus de héros, monsieur le ministre.

Il n 'y a plus qu 'un homme vidé, brisé.

Un homme qui a besoin de recharger ses batteries.

Tendez votre bras, Perrin.

Hein ? Tendez le bras.

Celui -là ? Voyez dans quel état le nerf est notre super

agent, monsieur le ministre.

Effectivement, ça a l 'air... Dégainez Perrin.

Pardon ? Il a un revolver sur lui, il va le dégainer. Je vous laisse, juge.

Dégainez Perrin !

Il y a deux mois, Perrin était le tueur d 'élite le plus rapide du service.

C 'est pas possible.

Il n 'est pas.

Perrin, portez -lui une ou deux prises, je vous prie.

Non,

mais ça va pas, non ?

Deux prises

élémentaires, monsieur le ministre. Un débutant ne s 'y laisserait pas prendre.

Saut, hein ?

C 'est impensable d 'envoyer cet homme en mission.

Il a besoin de repos, c 'est évident.

Ă€ jouer, monsieur.

Oui.

Le ministre est bon public, mon colonel.

Moi, pas.

Je ne vous lâcherai plus.

Faites -moi confiance.

Et je finirai bien par vous coincer.

C 'est vous qu 'il va coincer.

Je ne suis plus dans le coup, moi, maintenant.

Non, monsieur Perrin, vous êtes dans le bain, vous aussi. Il ne vous lâchera

effectivement plus.

Il sera toujours Ă  vos trousses et il nous aura fatalement, Ă  moins qu 'on le

décourage tout de suite.

Comment ça, le décourager ? Vous allez lui donner une leçon, petit capitaine.

Moi ? Le dossier, Perrache.

Oui, bien sûr.

Gaston Cambrai est un prématuré. A sa naissance, il pesait à peine plus d 'un

kilo. C 'est bien ça.

Continuez.

Continuez. C 'est dégueulasse.

Continuez.

Mais ça ne me regarde pas. Qu 'est -ce que ça veut dire tout ça ? Vous avez

de ne pas lire attentivement ce dossier, monsieur Perrin. C 'est notre arme.

Mais je me fous qu 'il ait pissé au liège jusqu 'à l 'âge de 12 ans. Je m

fous. Ce n 'est pas ce passage qui nous intéresse.

Il n 'a jamais vu une goutte de sang. Il a fait toute sa carrière dans les

bureaux. Il tente bien de se rapprocher de l 'action en Afrique.

Il entre dans le renseignement, volontaire pour les interrogatoires,

cours d 'une séance, il s 'effondre en larmes. Il a une crise de nerfs, il est

hospitalisé deux mois et il retourne dans les bureaux.

Et alors ? Cambrai se voudrait impitoyable et glacé, mais au mauvais

héros craque. Il appelle sa maman à son secours et vous pouvez compter sur nous,

monsieur Perrin.

On va lui faire pisser le sang.

Mais sans moi, c 'est terminé, moi ! Terminé, terminé ! Du calme, du calme !

Non, terminé, je vous dis ! Je veux Christine tout de suite ! On va vous la

rendre, mais en détail.

En quoi ? Une oreille d 'abord, puis l 'autre, puis un doigt, puis deux, trois.

On va vous la rendre, mais petit Ă  petit.

Salaud ! Terrain ! C 'est cambré ! Ouvrez !

Capitaine Cambrai.

J 'aimerais avoir une petite conversation avec vous, M. Perrin.

J 'ai beaucoup apprécié votre numéro chez le ministre.

Le colonel Toulouse est un dresseur remarquable.

À propos, on m 'a dit que les dresseurs avaient deux façons de travailler, en

douceur ou en férocité.

Quelle est sa manière à lui ? Inutile de me répondre, M. Perrin.

Je connais bien.

Les méthodes de votre maître.

Qu 'est -ce que c 'est que ça ? Son dossier.

Savez -vous quel genre d 'homme est le colonel Toulouse ? Ah, parce que vous

aussi vous faites des... des dossiers ? Louis -Marie -Alphonse Toulouse est fils

unique. Ses parents rĂŞvaient d 'avoir une petite fille.

Mais je me fous de vos dossiers, moi. Je vous dis que je m 'en fous.

C 'est vêtu de robes à festons et de petites culottes brodées que le futur

du contre -espionnage traverse une partie de son enfance.

Ses camarades de collège lui trouvent un surnom.

Il l 'appelle la poupée.

À 22 ans, il épouse la fille d 'un amiral. Un mois plus tard, elle demande

Vatican l 'annulation.

C

'est

Maurice, François.

Je te dérange pas ? Si.

C 'est très vilain d 'écouter au portement colonel. C 'est pas le moment,

Maurice.

Juste une question, François. Non, pas maintenant, je te dis.

Qu 'il vit pire.

Assassin. Non, monsieur, je vous en prie.

Attendez que je parle. Une question seulement.

Quoi ? T 'es un agent secret ou pas ?

Tu veux pas savoir, mais j 'en ai marre.

De quoi ? Maurice, va -t 'en.

Tu m 'as pas répondu.

T 'es un agent secret ou pas ?

Attention, ça brûle !

Je m 'en fous.

Ah bon ? Ils ont pas l 'air commodes, tu sais.

Je m 'en fous. Je te dis, allez, envoie -moi.

Qu 'est -ce qui t 'arrive ? Ça va, j 'ai ma réponse.

Comment ? T 'es un agent secret.

C 'est fou.

J 'aurais jamais pu m 'imaginer ça.

Tu te baladais avec ton petit machin.

C 'est le train -train, la routine.

Ça ne t 'impressionne plus, ça.

C 'est ça. Au revoir, Maurice.

Monsieur,

par lĂ .

Au fond, Ă  la cuisine.

Bon.

Je te laisse travailler.

Envoyez vos gorilles, c 'est pas utile. Vous voulez pas faire ça en balle.

Filez avant que je ne le fasse.

C 'est pas dans moi, François.

Excusez -moi, j 'ai oublié mon bonnet.

C 'est ce que j 'ai bien fait. Vous dérangez pas pour moi. C 'est... C

'est... On dépose les choses, on ne sait pas.

J 'avais un bonnet, un bonnet en laine, avec des raies rouges d 'un côté, des

raies blancs de l 'autre.

Ça,

c 'est quand mĂŞme curieux.

Les affaires aussi, mais... J 'étais con.

Dis -donc, quand t 'amènes

du travail à la maison, toi... C 'était

mori.

La poupée.

Je suis dans le renseignement depuis 20 ans, capitaine, et je n 'ai jamais eu de

crise de nerfs, moi.

À très bientôt, M. Perrin.

J 'en ai eu marre.

Bon, maintenant on va pouvoir s 'occuper de ce monsieur.

Il y a du tout.

Je m 'en vais.

J 'ai besoin d 'air.

J 'ai tout ici.

C 'est bien passé.

Je compte jusqu 'Ă  trois.

Deux. Trois.

Quatre.

C

'est

dur. Bravo,

monsieur Perrin.

Vous allez jouer à ça demain, toute la journée.

Oh, super agent. Et sans risque.

C 'est le petit capitaine qui va appeler sa mère.

On va pouvoir te mettre au travail.

Vous marchez sur cette bouche de chaleur et vous recevez une rafale de

mitraillettes. Hein ? À blanc, bien entendu.

Vous plongez sur le côté et puis vous dégainez.

Ensuite, vous tirez Ă  travers la grille et puis vous vous relevez et vous vous

dirigez vers cette palissade.

Vous entrez en force dans le chantier.

En force ?

Je

ne pourrai jamais faire ça, moi. La planche sera truquée.

Vous entrez et là, vous êtes attaqué par un Chinois.

Un Chinois ? Un Chinois ? Oui, monsieur Perrin, demain matin Ă  l 'aube.

M. Perrin ! Vous ĂŞtes bien matinale, dites -moi, M. Perrin.

Je vous croyais au repos ? L 'ennemi ne se repose pas, lui.

J 'ai récupéré.

Tiens donc ! Une autre mission, déjà.

Non, la suite de ma mission en Rio.

ArrĂŞtez cette mascarade, Perrin. Je suis lĂ  pour vous aider. J 'ai lu la lettre

que vous avez écrite à Maurice.

Je n 'ai jamais écrit de lettre à Maurice.

Vous pourriez le répéter devant lui ? Lefebvre !

Il m 'a dit que t 'étais en danger, François.

Alors je suis venu.

C 'était pas prévu, ça.

Tant mieux, on commence. En avant pour le spectacle.

Parfait.

Il n 'aurait pas dĂ» venir, Maurice.

Il veut pas croire que t 'es un espion, François.

Il dit qu 'on fait pression sur toi.

Dis -lui que c 'est pas vrai.

Mais enfin, François, t 'es un agent secret ou t 'es pas un agent secret ?

Tu

disais ? Moi ? Rien du tout.

Mais qu 'est -ce qu 'il a ? Le doigt, monsieur.

Mais faites quelque chose, mot de Dieu.

Je m 'excuserai, mais j 'ai affaire.

Il le fait exprès ou quoi ? Non, monsieur, il est toujours comme ça.

Bon, on continue.

Le chinois, le chinois, le chinois.

Go. Ok.

Bon, ben, je rentre Ă  la maison, moi.

Mais qu 'est -ce que ça veut dire, ça ? Je ne sais pas, mais je rentre à la

maison. La voiture.

La voiture.

Attends, viens !

L 'homme qui meurt dans ses bras.

Go. Allez, Ă  toi.

Pourquoi avez -vous fait ça ? J 'ai mal, j 'ai mal.

Il est mort.

Allez, venez maintenant, restons pas lĂ .

Il ne peut pas me lâcher.

Mais qu 'est

-ce

que vous foutez, nom de Dieu ?

Et c 'est pas fini.

La suite.

La séance de karaté. Il tourne à gauche et il a la séance de karaté dans la rue.

J 'ai oublié de vous dire, il y a un petit changement.

Comment ça ? J 'ai supprimé la séance de karaté.

Il tourne Ă  gauche et il tombe sur les revolvers de Prince et Charmant, de

revolvers avec de vrais balles.

Ils vont le tuer ?

Pourquoi vous vouliez seulement donner une leçon, petit capitaine ? Pourquoi

assassiner le grand blanc en plus ? Quand vous avez obligé ce pauvre Gugus à

répéter la séance de karaté, vous saviez déjà qu 'il allait mourir ? Il tourne à

gauche. Prince et Charmant mettent un point final Ă  cette histoire et je vous

interdis de me juger, compris ? Pourquoi il tourne Ă  droite ? Vous lui avez bien

dit que tourne Ă  gauche.

Mais pourquoi il tourne à droite ? Mais il connaît pas sa droite, cet abruti ! J

'en ai bien l 'impression, monsieur.

Mais oĂą il va ?

Vous n 'êtes pas le karatéka ? Mais il est malade, ce mec -là ! Je vais

vous

expliquer, c 'est parce que c 'était prévu. Je devais donner un coup comme

La flic laissait part, monsieur.

Il embarque le grand blanc.

Faites -le libérer le plus vite possible.

Et rendez -lui sa petite amie. Bien, monsieur.

Et finissons -en une bonne fois pour toutes.

Ce soir, pendant le concert, par exemple.

Capitaine ! Où il est, François ? Je sais pas, il est parti.

Alors vous ĂŞtes convaincu, maintenant ? C 'est pas un agent secret, mon copain ?

Je sais pas. Je sais plus.

Je sais plus.

Maurice. Vous voyez ? Ils sont complètement entrés dans notre jeu.

Si le grand blond meurt maintenant, ils seront les premiers à dire que c 'était

un super agent.

Vous m 'avez bien compris, Perrache.

Ce soir, au concert, exécution.

Il a une double vie, François, c 'est évident.

Il y a trois mois, il y avait des achats à l 'âge chez lui.

Il a oublié son revolver, tiens.

Je vais lui apporter.

Ne jouez pas avec ça !

Je vous avais dit de pas jouer avec ça, imbécile ! La balle.

Quoi, la balle ? Le pare -brise.

Quoi, le pare -brise ?

Qu 'est -ce que vous faites lĂ  ? C 'est pas des vraies balles dans ton revolver,

François.

Bon, on s 'écoute.

Viens, je te dis.

Bonjour,

François.

Déhabille -toi et couche -toi.

Couche -toi à côté de ma femme, je te dis. Ne discute pas. Tu es en danger de

mort. En danger de mort.

Alors couche -toi sur Paulette, je te dis, et t 'expliqueras ce que tu dois

faire.

Le voilĂ .

François ? François ?

Il devrait être là, on l 'a libéré il y a plus d 'une heure.

François ?

Christine ! Bonsoir.

Je ne m 'attendais pas Ă  te voir si tĂ´t.

Tu connais Paulette ? Mais si, je t 'ai parlé d 'elle, la femme de Maurice.

Bonjour, madame.

Oh,

Christine, ne te fie pas aux apparences, surtout.

Non, Paulette est venue juste me dire bonjour et puis... Et puis voilĂ , quoi.

Tu vas, toi ? Qu 'est -ce que ça veut dire, ça ? Mais rien.

Ne prends pas cette heure.

Tragique.

On a une heure Ă  tuer.

Tu sais ce que c 'est ? J 'ai perdu ma bouche d 'oreille.

En tout cas, je suis content de te voir.

Je me faisais du souci.

Ma bouche d 'oreille.

C 'est vrai, c 'était inhumain.

J 'avais les nerfs en plat.

ArrĂŞte, Paulette.

C 'est tout ce que tu trouves Ă  me dire ?

Enfin non, mais je préférais te dire ça quand on est sales tous les deux.

Tu me comprends ? Je te comprends, oui.

Je te comprends très, très bien.

Christine ! Oh ! Oh lĂ 

lĂ  ! Les bonnes femmes ! Alors lĂ ,

mon petit vieux, vous m 'avez cueilli. Et je peux vous dire que ça n 'est pas

facile.

Mademoiselle.

Mon fils.

Il est lĂ  -haut avec une femme. Je sais, la mienne.

Mouchez -vous et écoutez -moi bien.

Je sais que vous avez monté une comédie ce matin pour tuer le grand blond, mon

colonel. Je vous avertis que s 'il lui arrive quoi que ce soit, Maurice

Lafayette témoigne contre vous, j 'ai sa promesse formelle. Vous m 'avez compris

? ArrĂŞtez, prince, et charmant, vite.

Dépêchez vos bons yeux.

Oh, hé !

Bonsoir. Oui, monsieur.

Il est mort.

Je vais dire ma promesse, mon capitaine.

Je témoignerai contre le colonel Toulouse.

Mon colonel.

Écartez -vous.

Vous êtes perdu, mon colonel. Ne faites pas l 'imbécile.

Écartez -vous, je tire.

Ă€ London.

Devant 800 personnes.

C 'est de la comédie, colonel.

Il n 'y a pas que vos revolvers qui tirent Ă  blanc.

Alors lĂ , bravo.

Bravo.

Bravo.

Bravo.

Félicitations. Oh, messieurs.

Messieurs.

Où allez -vous ? Un jour, vous m 'avez suggéré d 'éviter le déshonneur d 'un

jugement.

Merci, Capitaine.

Le concert va reprendre normalement. Pardon d 'avoir troublé votre soirée,

c 'était dans l 'intérêt de la justice.

Monsieur le ministre. Je voudrais remercier le chef et ses musiciens d

joué le jeu. Je voudrais remercier particulièrement le soliste François

Dieu merci, le petit capitaine.

Croit -on encore aux nobles attitudes ? On file Ă  Henri ! On file !

Capitaine

! Moi aussi, je voudrais vous remercier. Au nom de tous les gens que vous

espionnez, que vous manipulez, que vous fichez et dont vous bouleversez la vie

avec la plus grande indifférence, je voudrais vous dire merci.

Eh ben... Oh, pardon.

Je crois que je vais demander Ă  retourner Ă  l 'agriculture.

Sous -titrage FR ?

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.