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Soldats, en avant, marche !
Isabelle, baisse-toi !
Je peux le toucher ?
- Tu lui fais peur. - Il a dit oui.
- Tu lui fais peur ! - Mais non.
Simon, fais doucement.
INFIDÈLES
Pour David
Mais c'est M. Howard, le réalisateur démoniaque.
Vous voulez goûter ?
Mettez-moi trois parts.
Ça marche.
Pensez-y. Pour la livraison, on s'arrangera.
Il est vraiment beau.
Il a un son très classique.
Je peux vous aider ?
Isabelle est là ?
Isabelle Vogler.
Attendez, je vais chercher Sara.
Excusez-moi.
Sara ?
Dépêche-toi !
Coucou ! C'est nous.
Tu as fait un gâteau !
Pose-le là.
Tu aimes la soupe de poisson ?
Non ?
Je suis un peu stressé.
C'est quoi ?
C'est un PV ?
J'étais mal garé ?
Pour David De la part d'Isabelle
Tu as vraiment du talent.
Merci.
Je vais l'accrocher dans le salon.
Non, surtout pas !
Non ?
Promets-moi de le montrer à personne.
Promis.
Promis, juré ?
Oui, promis, juré.
Je le cache ici.
Venez ! Venez tous !
Votre attention !
Bonsoir à tous !
Bienvenue en ma demeure.
Bienvenue dans l'équipe du film "Susanna",
que nous allons tourner ensemble.
On va filmer à la cité du cinéma de Rasunda,
mais on ira aussi en Tchécoslovaquie.
J'espère que vous avez tous pu
vous saluer et faire connaissance.
Mais j'aimerais vous présenter
mon très cher ami, Markus.
Et ma meilleure amie, Isabelle,
la fille de Markus et Marianne...
qui s'est volatilisée, d'ailleurs.
Et bienvenue à nos amis tchèques ! Ravi de travailler avec vous.
Santé, bienvenue, tout ça !
Il est fou d'elle.
Possible.
Non mais je le sais.
Fais pas ça, ça me gêne.
Et voilà Susanna !
C'est vraiment bien !
Viens, on va la voir.
Alors, tu reconnais ta maman ?
A Susanna !
Et à David !
Putain, ça va être extra !
Papa, on peut rester ?
Allez, viens.
Alors, cette réunion ?
Je nous ai acheté quelque chose à grignoter.
Isabelle ne vend plus de pianos ?
Ça fait un moment.
Elle habite où ?
Toujours dans son deux-pièces près du périphérique.
Elle a une belle hauteur sous plafond
et un lave-linge.
Tu en veux ?
Pas tout de suite.
Elle vit seule ?
Oui. Ou plutôt non.
Avec Mans.
D'accord, elle vit avec son fils.
Tobias ? Non.
Mans, c'est son chat.
Il s'appelle Tobias, c'est vrai.
Dire que ma fille a des cheveux blancs...
Elle est voûtée et seule à en crever.
Comme moi.
On est prêts pour une nouvelle prise.
Scène 74, 8e !
Silence. Lumière. Moteur.
Ça tourne.
Scène 74.3, 8e prise.
- C'est bon pour toi ? - Oui.
Attention !
Il arrive bientôt ?
Et action !
Il arrive bientôt ?
Ondrej, à toi.
Susanna apparaît derrière le paravent.
Fero, tu te retournes.
Tu t'habilles doucement.
Susanna.
Tu veux t'exhiber devant lui ?
Oui.
Regarde-la. Ondrej, regarde Susanna.
Son regard est plein de désir.
Donne-lui quelque chose en retour.
Coupez !
On prend une heure pour déjeuner.
Tamise un peu la lumière.
- Je suis mauvaise ? - Pas du tout.
Va manger, je te rejoins.
Je sais, je sais.
Je veux plus de bouquins, plus de désordre, plus de tout.
Il manque un truc.
- Kicki ? - Oui ?
On va essayer avec ça.
- On la refait. - Merci.
On reprend à sa réplique. Il dit quoi ?
"Tu veux t'exhiber..."
Bien, merci.
"Tu veux t'exhiber devant lui ?"
- Et là, j'accroche les fringues ? - Exactement.
Ondrej, Miss Suède, tu viens ?
Là, tu es dans le champ.
Tu lui donnes la réplique. Reste derrière la caméra.
Pippi, tu peux...
Salut. Attends.
- Il est bien en place ? - Oui, faut pas qu'il bouge.
Silence, lumière, moteur.
Ça tourne.
Prise 74.6, 15e prise.
Attention.
Clap !
Action !
Vas-y.
Tu veux t'exhiber devant lui ?
Oui. J'en ai envie.
Tu la regardes.
Et cette fois, tu mets le voile, Susanna.
Oui, c'est bien, voilà.
Et tu sors.
Mets-toi à ma place.
Oui, je suis tellement d'accord.
Y a quelqu'un ?
Tu n'es pas à l'école ?
Tu n'es pas en Espagne ?
Quoi ?
Tu es malade ?
J'ai mal à la tête.
Une migraine, je crois.
Une migraine ?
Tu n'as pas de fièvre.
C'est pas vrai.
C'est une porcherie, ici ! Qu'est-ce que vous avez foutu ?
Maman va rentrer tard du travail ?
Aucune idée.
Va mettre tes chaussures.
Comment ça se passe ?
Disons que ça se passe...
pas trop mal.
Tu es d'accord ?
Ça fait mal.
Quoi ?
De le voir t'embrasser.
On reste en place !
Isabelle ? Viens.
Viens.
Tu vois la lampe rouge ?
Elle a envie de toi.
Ça tourne, il faut pas faire de bruit.
Embrasse-le.
Approche.
Embrasse-moi.
Et coupez ! On la refait.
Ida, mon peignoir !
Il faut mettre un filtre sur le projo du couloir.
Salut !
Salut, vous êtes là !
Quelle surprise !
Salut !
Je suis épaté.
Oui. Venez.
Regarde la caméra.
Salut, chérie.
Excuse-moi.
Ça alors, qu'est-ce que tu fais là ?
Une visite surprise.
C'est chouette.
Là, on voit un type à poil.
C'est juste que...
On tourne la même scène depuis ce matin...
Tu comprends ?
Tu finis quand ?
Roffe ? On finit à quelle heure ?
A 19 h, théoriquement. Mais on a pris du retard.
Je vois.
On a pris du retard, ça risque d'être long...
Et un baiser de cinéma.
A plus tard.
Bon courage !
On va les laisser travailler. Allez.
- Merci d'être passés. - Bon courage.
Ça m'a fait plaisir. Bon courage à tous !
Je peux...
Allez, on reprend.
Attention...
Action !
Vas-y.
Approche.
Embrasse-moi.
Ondrej, regarde-la.
Bien, Susanna.
Pardon, on peut couper ?
Je peux te parler deux minutes ?
Quoi ?
Je peux te parler ?
Oui, bien sûr.
Je ne sais pas...
On peut faire ça plus tard ?
Pose-le sur la table.
Je peux pas jouer cette scène avec lui, il comprend pas.
Autant jouer face à une bûche.
Vraiment.
Une bûche...
Écoute.
On va trouver une solution.
D'accord.
Roffe !
Elle y est pour rien, on va rattraper le retard.
- On a pas le choix. - Appelle Jacob.
Il faut finir cette semaine.
Non.
On en reparle plus tard, OK ?
Vas-y !
Allez-y.
Tu veux t'exhiber devant lui ?
Elle y est presque, mais elle joue face à une bûche.
Avec le voile, c'est un peu mieux.
Tais-toi.
Embrasse-moi.
On voit pas son désir.
Pippi ?
Moi, je la trouve bien.
J'en sais rien.
Tu vois ton petit-fils ?
Parfois.
L'été.
Et toujours à Noël.
Tobias ressemble beaucoup à son père.
C'est son portrait craché.
Il lui a fallu tout un été pour apprendre à nager.
Il ne lit jamais.
Il ne pense qu'à l'argent.
Isabelle avait tellement de talent.
C'est vrai.
Elle dessinait si bien.
Elle a arrêté du jour au lendemain.
Elle était réellement douée.
Elle était amoureuse de toi.
Comme seule une petite fille peut l'être.
Amoureuse ?
C'est un bien grand mot.
Les enfants ont des grands sentiments.
Oui...
Tu sais,
je fais parfois un rêve...
toujours le même.
J'essaie...
de soulever la petite Isabelle,
et elle dit : "Bras, bras !"
Mais je suis obligée
de la reposer...
parce qu'elle est grande,
lourde comme une enclume...
T'as compris ?
Non, je crois pas.
Allez, il est temps de passer à table.
Oui.
Tu ne rêves jamais de tes fils quand ils étaient petits ?
De temps en temps, peut-être.
Simon a sucé son pouce très tard
et ça te mettait en rogne.
"Simon, bon sang !"
Simon le champion.
Ils vont bien, tes fils ?
Ils sont toujours à Londres ?
On se parle très rarement.
Quand Tim m'appelle, on a des conversations barbantes.
Ils ne viennent jamais te voir ?
Ils me détestent.
Tous les deux.
Mince, alors.
Tu n'as pas essayé de rester proche de tes enfants ?
Et entre Isabelle et toi,
tout va bien ?
On ne l'a pas, la scène,
il faut la refaire.
Tant qu'elle n'est pas parfaite, on n'a pas de film.
Bonjour à tous.
Voilà le topo :
la fameuse scène 74, qui nous a donné du fil à retordre,
on va la refaire.
On y croit !
On commence par ça aujourd'hui.
Cette fois, c'est la bonne !
Ondrej ?
Prends donc une petite pause.
Parfait.
Je vais lui donner la réplique.
File-moi juste sa veste.
Costumière ? Pour cette prise,
c'est David qui s'y colle.
On reprend au moment où Susanna...
sort de derrière le paravent.
Dis-moi ce que je peux faire pour t'aider.
Reste où tu es et...
ferme les yeux.
Silence, lumière, moteur.
Le son tourne.
Clap !
Attention...
On y va,
action.
Tu as chaud.
Il entre.
Voilà, bien.
Tu les regardes tour à tour.
Tu fais quelques pas vers lui.
J'y vais.
Il approche.
Encore plus près.
Tu as envie de l'embrasser.
Tu en as envie ?
Pense que tu le veux.
Tu vas te les taper.
Tous les deux.
Tu en as envie ?
Cette fois, on la tient !
Génial !
On la tient !
C'est la bonne.
On a mérité une pause.
Roffe, tu as une clope ?
Bonne nuit.
Bonne nuit.
Quelle journée !
A demain.
C'est vrai ?
D'accord.
Tu t'es douchée ?
Tu sais...
Quoi ?
J'ai rêvé de toi.
C'était bien ?
Rêve encore un peu, alors.
J'ai envie de faire l'amour avec toi.
En vrai.
Pourquoi tu n'essaies pas ?
Je ne sais pas si j'y arriverai.
Alors tiens-moi la main.
Mais enfin !
Pourquoi tu ne dors pas ?
Je suis désorientée.
En me réveillant, je me suis crue à l'hôpital.
Quand j'ai compris où j'étais,
je me suis demandé
pourquoi je dormais là et pas avec toi...
La nuit, on est parfois agité.
C'est compliqué pour moi d'être ici.
C'était une mauvaise idée de t'emmener ici.
Quoi ?
Je ne sais pas m'occuper des gens.
Encore moins de quelqu'un qui a voulu se suicider.
Je ne suis pas si malade.
- C'est ce que tu crois ? - Non.
C'est un médecin qu'il te faut.
Pas un vieux croûton.
Je te ramène demain, si tu veux.
On verra demain.
Oui.
Ma puce ?
Tu as du courrier.
De Londres.
Maman et moi, on va à la projection.
Tu es prête ?
- Il y aura du monde ? - J'espère que non !
Mais qui vient ?
Le distributeur, le chef-op, j'en sais rien, moi !
- Je peux venir ? - Non.
Tu vas t'ennuyer.
Bien sûr que tu peux venir. Si tu me donnes des bonbons.
File mettre tes chaussures.
Tu viens ?
Grouille-toi !
Si tu continues à te goinfrer, tu vas avoir mal au ventre.
C'est quoi, le problème ?
Rien, mais...
Quoi ?
C'est un film pour adultes.
- C'est-à-dire ? - C'est pour les adultes.
Non, pas celui-là.
T'avais promis !
Tu l'as pris quand même ?
Papa...
Les jaunes, c'est les meilleurs.
Chérie, tu n'en veux pas ?
Il manque plus que David.
Il est stressé, bien sûr.
Mais j'aimerais dire
qu'on est fiers de vous montrer ce film.
Le son n'est pas final, la musique non plus.
Comme d'habitude.
Alors...
Le voilà !
On y va ?
Bienvenue à tous.
Installe Isabelle dans le bureau.
Tu veux bien ?
Tu vas attendre dans le bureau.
C'est un film interdit aux enfants.
Mais maman joue dedans.
Mais c'est mieux comme ça.
Pourquoi ?
Fais ce qu'Allan te dit.
Viens.
A tout à l'heure.
Allan...
Oui, ce morceau-là. Merci.
Fais comme chez toi. Il y a de quoi manger au frigo.
Il est en projection.
Quoi ?
C'est vrai ?
C'est une putain de nouvelle !
Je comprends, mais je peux le dire à David ?
C'est formidable !
J'ai une grande nouvelle, mais c'est confidentiel.
Tu veux t'exhiber devant lui ?
Oui.
J'en ai envie.
Pour celle-là,
on hésite encore entre deux prises.
Approche.
Embrasse-moi.
Viens m'embrasser.
C'est vraiment, vraiment bien.
Sous-titres Céline Bellini
Sous-titrage TransPerfect Media France
Unité Fiction ARTE France
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