All language subtitles for Gotham_1988_Fr

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
da Danish
nl Dutch
en English
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil) Download
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

Un scotch, pur malt, le plus vieux que vous ayez.

Un double.

Vous f�tez quelque chose?

Pas vraiment.

Des petits ennuis � la maison, c'est �a?

Vous ne connaissez pas le sens du mot ''ennuis.''

H�, je suis barman.

J'ai entendu toutes sortes d'histoires.

Pas celle-l�.

Essayez toujours.

Allez-y, essayez toujours.

Pourquoi pas?

C'est vrai pourquoi pas?

Vous �tes-vous d�j� retrouv� dans une rue sombre,

en ayant l'impression d'entendre des pas approcher lentement,

les pas de quelqu'un que vous ne voyez pas?

�a, c'est New York!

Non, ce n'est pas ce que je veux dire.

Ce n'est pas vraiment ce que je veux dire.

Charlie.

Charlie.

- Sors de l�, Charlie. - Non!

Allez, Charlie.

Tu ne vas pas rester l� toute la nuit, n'est-ce pas?

H�, toi!

Ivrogne, sors de l�!

J'avais des ennuis, vous voyez..

des ennuis d'une nature tr�s sp�ciale.

C'est alors qu'Eddie Mallard entra dans ma vie.

D�tective Priv�

Que puis-je vous dire � propos d'Eddie Mallard?

Ouais?

Oui, c'est exact.

Non, je ne recherche pas les chiens disparus.

Je vous emmerde �galement, Madame.

Qu'est-ce que vous faites l� avec ce cube?

Je ne peux pas me payer des jeux modernes.

Non, que faites-vous ici? Je vous ai dit de partir.

Ce ch�que n'a pas suffit? Je l'ai post�.. les arri�r�s, tout.

Il n'y a pas de ch�que.

Je me plaindrais aupr�s de La Poste si j'�tais vous.

Vous partez demain ou je vous jette dehors.

O� vais-je trouver un endroit aussi plaisant?

Pas de philosophie.

Allez vous faire foutre, connard.

M. Mallard?

Ouais?

Je cherche le d�tective...

Oui. Entrez.

Prenez un si�ge.

Asseyez-vous.

Vous n'avez pas appel�.

Non, je n'avais pas pr�vu d'�tre ici.

Je suis all� voir cinq ou six d�tectives priv�s ces jours-ci.

Vous �tes le dernier sur ma liste.

Je suis content d'�tre quelque part sur votre liste, monsieur...

Rand. Charles Rand.

J'�tais dans l'immeuble pour un autre rendez-vous..

Ames et Ames.. et j'ai vu votre nom dans le hall.

Vous �tes all� voir Ames l�-haut au sixi�me?

Oui. Il n'a pas pris l'affaire.

- �a doit �tre un coup tordu. - Pas vraiment.

- Vous lui avez offert de l'argent? - Beaucoup d'argent.

Et maintenant, je viens vous l'offrir.

De quoi avez-vous donc besoin?

Je veux que vous trouviez ma femme. �a devrait �tre facile.

Elle est � New York et elle me suit.

Alors, pourquoi ne pas la laisser vous rattraper?

Je ne veux pas la voir. Je veux que ce soit vous, qui la voyez.

Je veux que vous lui disiez...

...de me laisser tranquille.

- Etes-vous divorc�s? - Non.

Ne faudrait-il pas commencer par l� pour vous en d�faire?

- Je ne peux pas divorcer. - Pourquoi pas?

Ma femme est morte dans un accident de bateau en 1975.

- Je vous demande pardon? - Ma femme est morte.

C'est pour cela qu'un divorce est hors de question.

Votre femme est morte depuis plus de dix ans

et elle vous suit partout et vous voulez que je...

C'est exact, M. Mallard.

Combien offrez-vous?

175 dollars par jour plus les frais.

Une avance de 1000 dollars en liquide.

�a devrait couvrir toute l'affaire, M. Mallard.

Je suis d�sesp�r�.

Je pense...

Je suis votre homme.

J'exige que vous commenciez tout de suite

et que vous consacriez tout votre temps � cette affaire.

Appelez-moi Eddie.

Je l'ai regard� dans les yeux et je lui ai dit ''Je vais le faire.

Je vais retrouver votre d�funte femme sans probl�me.''

C'est le cas d'une personne disparue.

Tu cherches et tu donnes tes conclusions.. c'est ton boulot.

C'est un m�decin qu'il doit voir et je ne le lui ai pas conseill�.

Non, j�ai jou� son jeu

car en voyant 1000 dollars, je suis devenu un enfoir�.

Je t'ai toujours vu comme un enfoir�.

Je pourrais le faire craquer.

Tu pourrais l'aider, Eddie. Je suis s�rieux.

Nombre de gens pr�tendent communiquer avec leurs morts.

Ce n'est pas de la folie. C'est un moyen de s'adapter.

Donc maintenant, c'est un service que je lui rends.

Non, tu arnaques un homme perdu, car tu as besoin de fric.

J'essaie de te convaincre de prendre le ch�que.

Une avance.

- Tu oublies quelque chose. - Qu'est-ce que c'est?

Tu vas peut-�tre gagner cet argent honn�tement.

Tu vas peut-�tre la trouver.

Qu'est-ce que tu fais ici?

J'apporte des petits pains � mon coquin de priv� pr�f�r�.

D�tective priv�. D�tective priv� pr�f�r�.

D�tective priv� pr�f�r�. Pr�f�r�.

Comment as-tu pu quitter ton travail � 11h30?

Andouille, c'est f�ri�. Personne ne travaille.

C'est pourquoi j'ai eu un taxi si vite. C'est mon jour de chance.

Ne t'y fie pas.

Depuis quand vient-on travailler en taxi, M. Mallard?

- Je suis sur une affaire. - On dirait qu'elle est difficile.

- Plus qu'elle n'en a l'air. - Tim m'a racont�.

Tu bouffes les �conomies d'un psychopathe.

Je dirais que �a tombe bien pour plaquer de vieilles amies.

As-tu �t� ma petite amie et est-ce que je te plaque?

Pas du tout,

sauf pendant six heures � Atlantic City cette nuit-l�.

S'il te pla�t.

Et pour ne pas m'avoir appel�e durant trois semaines.

Quand un type n'a de fric pour joindre les deux bouts,

il a un certain amour propre.

Je ne veux pas de ton fric.

- Vas-y, dis-le. - Quoi?

- Je suis trop bien pour toi. - Tu es trop bien pour moi.

Pourquoi la femme n'a-t-elle pas la notion de profondeur?

Quoi?

C'est une blague.

Pourquoi la femme n'a-t-elle pas la notion de profondeur?

Je ne sais pas.

Parce qu'on lui a toujours dit que �a, �a faisait 20 cm.

- O� allons-nous? - Nulle part.

On marche. Elle me trouvera.

- D'habitude, c'est la nuit. - C'est vrai.

- Elle sait que vous �tes l�. - Je ne me cache pas vraiment.

Non, je veux dire qu'elle sait que vous repr�sentez sa perte.

Elle sent la menace.

Si elle vous trouve la nuit, pourquoi �tre ici au grand jour?

Elle est attir�e par la lumi�re du jour.

Elle veut avoir le pouvoir en plein jour.

C'est ce qui la rend aussi dangereuse.

- Partez vers le parc. - Quoi?

Tout seul.

Je vous suivrai.

Bonne id�e.

Restez derri�re. Elle est pr�s de nous, maintenant.

- M. Rand, il faut rentrer. - Non.

- Il est 2h30. - 2h30.

Il faut rentrer.

- Je ne suis pas pr�t. - Vous pouvez rester--

Non, non.

J'ai peur de rentrer.

Je dormirai sur votre canap�. Cela vous irait?

D'accord.

C'est comme une tasse de brume.. l�ger comme une brise.

Ensuite, vient le gourdin sur la t�te.

- Pas si vous continuez. - Je continuerai � boire

tant que vous continuerez � me servir.

Je n'avais pas pr�vu d'�tre aussi nerveux, M. Mallard.

Appelez-moi Eddie.

Je ne me suis pas senti aussi en s�curit� depuis longtemps

et l'id�e de me retrouver face � elle � nouveau, et bien...

Je peux le comprendre.

- Vous �tes s�r? - Ouais.

Vous �tes s�r?

Je me suis mari� pour son physique, et elle, pour mon fric.

Cela l'a toujours �nerv�e d'avoir d� se marier

� un homme aussi peu attirant pour avoir la vie qu'elle voulait.

Elle a essay� de me rendre amoureux pour me faire du mal.

Vraiment du mal.

Je ne l'ai jamais aim�e.

M�me pas un tout petit peu.

Je veux dire...

Je l'ai appr�ci�e.. dans tous les sens du terme.

Aucun homme n'a pu autant appr�cier le corps d'une femme.

Elle �tait...

Elle est tr�s, tr�s belle.

Ensorcelante.

C'est le genre de femme qui mise tout sur sa beaut�,

sur son sexe.

Elle n'existait pas vraiment si elle ne manipulait pas

un type fou amoureux.

Si elle jetait son d�volu sur quelqu'un de non r�ceptif,

elle se sentait comme un fant�me.

Rien.

Cela a peut-�tre � voir avec la raison de son retour.

Si vous voulez une couverture, essayez le placard de l'entr�e.

C'est l� que ma femme de m�nage les range.

D'accord.

Oui?

Excusez-moi.

Mallard.

Oui.

Bien s�r.

- C'est elle. - O�?

L�-bas, avec le chapeau et la robe noire.

- Vous ne pouvez pas la rater. - Oh, oui.

- Vous �tes s�r que c'est elle? - Allez lui parler.

Quoi?

Allez lui parler. C'est ma femme.

Juste l�?

D�couvrez ce qu'elle veut. Dites-lui qui vous �tes.

Dites-lui qu'elle doit me laisser tranquille.

Je vous paie pourquoi? Allez-y!

- Trouvez un bar sympa.. - Je vais attendre ici.

Ecoutez et rappelez-vous tout ce qu'elle dit

et ne vous laissez pas embobiner.

Elle revient d'outre-tombe, Eddie.

Elle sait des choses que nous ignorons. Souvenez-vous-en.

D'accord.

Au moins, d�couvrez ce qu'elle veut.

D'accord. D'accord.

Excusez-moi. Vous voyez cet homme de l'autre c�t�?

- Oui. - Vous l'avez d�j� vu?

Non.

Cet homme pense que vous �tes sa d�funte femme

qui revient d'outre-tombe pour le hanter.

Il m'a demand� de vous dire de le laisser tranquille.

C'est l'histoire la plus folle que j'ai entendue dans ma vie.

Ce n'est pas une histoire.

Vous �tes tr�s bon aussi.

Que suis-je cens�e faire maintenant?

Si vous pouviez me parler, �a m'aiderait vraiment.

- Ici? - Ici.

Je suis rest�e debout toute la matin�e.

Puis-je vous offrir une tasse de caf�?

Vous pouvez m'offrir un verre si c'est dans un endroit cher.

N'�tes-vous pas un peu trop exigeant avec moi?

Allons au Summit.

Parfait.

- Oui? - Un Scotch.

Ils n'ont que des purs malts. Un double.

- La m�me chose. - Oui.

Je suis d�tective priv�, Mademoiselle.

L�, c'est vraiment trop.

Je vais �tre d��ue si vous me dites la v�rit�.

Je m'appelle Eddie Mallard.

Je suis vraiment d�tective priv�.

Et comment vous contacte-t-on

si on a besoin d'un d�tective priv�?

Bon, je vais m'y int�resser de pr�s, M. Mallard.

Appelez-moi Eddie.

Eddie, regardez-moi bien.

J'ai des go�ts de luxe.

Autrement dit, j'ai l'esprit large,

je peux supporter un voleur,

je peux supporter un escroc et un racketteur

mais pas un homme qui met des costumes bon march�.

Je ne suis pas quelqu'un de bien, Eddie.

J'op�re � Boardwalk et � Park Place

et tout le monde paie.

Merci pour le verre.

C'�tait sympa.

Comment allez-vous? Dr�le de temps, M. Mallard.

Vous avez l'air en forme. Un pourboire, M. Mallard?

Vous �tes un prince. C'est le premier du mois.

Mince alors, M. Mallard.

L'honn�tet� m'a men� l�, o� je suis aujourd'hui.

- Tu es un romantique, Jimbo. - Vous dites que des conneries.

Coin-coin.

- Mais o� �tiez-vous pass�? - Je suis rentr� � pieds.

Voulez-vous entrer?

Je peux vous offrir une bi�re, de la mayonnaise.

Non, non. Eddie...

- Que veut-elle? - Elle ne l'a pas dit.

Bon Dieu, elle veut faire tra�ner, me faire suer.

Elle n'a rien dit � propos de... bijoux?

Ouais. Des bijoux.

- Elle a mentionn� les bijoux? - Quelque chose comme �a.

C'est ce qu'elle veut. C'�tait s�rement �a.

De quels bijoux s'agit-il, Charlie?

A une �poque de notre mariage,

j'ai d� acheter ses faveurs sexuelles

avec des cadeaux de toutes sortes, en g�n�ral des bijoux.

C'�tait devenu une partie de l'arrangement.

Environ une semaine avant de mourir,

je lui ai achet� un ras-de-cou superbe, en diamant.

Elle ne pouvait m�me pas cacher sa joie.

La premi�re fois qu'elle m'est ensuite apparue,

j'ai pens� ''Les bijoux.. elle revient pour ses bijoux.''

- Vous les avez toujours? - Dieu merci, oui.

Je voulais les vendre, mais quelque chose m'a bloqu�.

Une chance.

Bon Dieu, oui ils vont me sauver maintenant.

Elle me laissera tranquille quand elle les aura.. je le sens.

Comment allons-nous faire, Eddie?

Nous devons parvenir � un accord pr�cis.

Que voulez-vous d'elle?

Elle doit le dire � haute voix..

si elle obtient les bijoux, elle me laissera tranquille.

- Vous voulez l'entendre le dire. - Oui. Mais pas en personne.

Sur une cassette, avant de lui donner les bijoux.

Pourquoi auriez-vous besoin de sa parole pour �a?

Les morts, Eddie.. ils ne mentent pas.

Ils peuvent se moquer de vous et vous mener en bateau

mais ils ne peuvent pas prononcer de mensonges.

Je l'ai appris.

Quand pouvez-vous me donner les bijoux?

Demain, d�s l'ouverture de la banque.

Je les ai mis dans un coffre-fort.. le 915.

Elle prendra contact avec moi. Nous n'aurons qu'� l'attendre.

Donc, donnez-moi ces bijoux.

Nous attendrons.

Je suis venue m'excuser, M. Mallard.

Quoi?

J'ai �t� un peu dure l'autre jour.

Vache et cynique.

J'essayais d'�tre aussi intelligente que vous.

Je crois que j'avais un peu peur.

Puis, il m'est apparu que vous ne me faisiez pas un num�ro.

Je me suis sentie minable.

Ne soyez pas stupide.

Je m'appelle Rachel.

Je ne suis pas vache du tout.

Votre costume m'indiff�re.

Et j'aimerais vous offrir un hamburger.

J'ai l'habitude des gens riches, Eddie.

Quand les gens pensent � vous en terme d'argent,

vous pensez aux autres en terme d'argent.

Vous commencez � penser qu'il est judicieux de s'endurcir.

Vous pensez que cela va vous prot�ger.

Mais cela vous prot�ge seulement des types biens.

Des gens qui ne pensent pas comme �a.

C'est malsain aussi.

Et c'est moche et j'en ai honte.

Pourquoi ne pas recommencer au d�but?

Je m'appelle Eddie Mallard et je suis d�tective priv�.

Vous oubliez la meilleure partie.

Vous m'avez accus�e d'�tre un fant�me.

Ah, �a.

J'ai souvent pens� � ce qui me ferait fondre.

Mais si vous y pensez � l'avance, �a ne marche jamais.

Je les ai tous entendus.. depuis ''H�, ch�rie, tu veux baiser?''...

...jusqu'�...

...je ne sais pas, ''Vous me faites penser � Lillian Gish.''

Mais on ne m'avait jamais trait�e de fant�me.

Je dois admettre que c'est incroyablement romantique.

C'�tait un hasard.

Oui, mais vous �tes tomb� juste, Eddie, sans le savoir.

Je me sens comme un fant�me la moiti� du temps.

Comme si j'avais eu une vie ici � une autre �poque

ou, un autre si�cle.

J'ai oubli� ce que c'�tait.

Ma vie n'est pas tr�s remplie, Eddie.

C'est une vie de fant�me.

J'ai du mal � le croire.

C'est parce que j�ai l'air jeune.

Mais je ne le suis pas.

J'ai �t� mari�e.

C'�tait horrible et c'est fini.

Mais je ne serai jamais jeune � nouveau.

Pas comme je l'�tais.

On a tous ce sentiment tant qu'on n'est pas amoureux.

Tomber amoureux c'est toujours la premi�re fois.

Je le ressens aussi.

Vous me faites penser � Lillian Gish.

H�, tu veux baiser?

C'est l� que je dis ''J'ai un rendez-vous dans cinq minutes,

je m'enfuis en courant et je reprends mon souffle.

Comment je vous contacte?

Ne vous inqui�tez pas, je vous trouverai.

J'aurai d� appeler. Je suis d�sol�.

- Quelque chose de grave? - Non.

Ouais.

Entre.

- Il n'y a personne ici. - Ce sont tes romans?

Chacun a sa propre machine � �crire?

Le roman policier, le correspondant � l'�tranger,

le complot collectif et la science-fiction.

Je les ai tous commenc�s au lyc�e.

- Difficile de dire quel est le pire. - Tu connais un bon receleur?

Attends une minute.

Eclaire-moi l�-dessus.

Le type � la femme fant�me.. c'�tait un gag.

Je ne voulais pas te dire la v�rit�,

le type avait des bijoux qu'il voulait refourguer.

Je devais voir ce que je pouvais faire, mais je me suis d�gonfl�.

- Un gros paquet? - Je n'ai m�me pas regard�.

Regardons.

Un demi-million, peut-�tre. Et plus, s'ils sont tous vrais.

- C'est de la fraude? - Aucune id�e.

�a ne te d�range pas de risquer la prison pour �a?

Non.

Moi non plus.

J'ai cet ami qui a �crit l�-dessus, il y a deux ans.

Je vais voir si c'est de la fraude et je te rappelle.

Tu peux avoir la moiti� de ce que tu obtiens.

- La moiti� de ta moiti�. - Exact.

Tu penses arnaquer ce type?

Non, non. Je me suis mal exprim�.

Je te tiendrai au courant.

Je ne sais rien � propos de ces bijoux.

Le type veut peut-�tre liquider les affaires de sa femme.

Ils �taient dans un coffre-fort.

Nous allons �tudier cette hypoth�se.

Parfois je pense que je suis un fant�me.

Je pense que ce sont juste des effets sp�ciaux.

Depuis combien de temps attendez-vous l�, dehors?

- Quelques heures. - Vous �tes folle.

Un pourboire, M. Mallard?

- Pour quelle raison? - Une chanson.

Il me paie pour que je ne les chante pas.

Merci, oh, merci. Juste pour remplir.

Prends, prends l'argent et n'insiste pas.

Tu sais vraiment jouer de �a, Jimbo?

Vous me d�go�tez, M. Mallard.

Jouez une chanson.

D'accord.

Pour 5 dollars, vous avez la plus belle chanson.

- La plus belle de quoi? - Juste la plus belle.

Oh, Danny boy

La cornemuse, la cornemuse r�sonne

De vallon en vallon

Et au flanc de la montagne

L'�t� s'en va

Et toutes les roses tombent

A cause de toi

Tu dois partir et je dois attendre

Mais reviens

Quand l'�t� est dans les champs

Ou quand les feuilles sont recouvertes

Et blanches de neige

Car je serais l�

Au soleil, ou dans l'ombre

Oh, Danny boy, mon Danny boy

Je t'aime tant

Mais quand tu viendras

Si toutes les fleurs meurent

Si je suis morte

Comme je pourrais bien l'�tre

Viens trouver

L'endroit o� je repose

Et agenouille-toi, et dis

Oh, des ''Ave'' pour moi.

Et il se pourrait que j�entende

Bien que tes pas soient doux, au-dessus de moi

Et tous mes r�ves

seront plus chauds et doux

Si tu venais

Et me disais que tu m'aimes

Je pourrais dormir en paix

Jusqu'� ce que tu viennes

Me rejoindre

Soyez heureux.

C'est idiot. Je suis une imb�cile.

Si nous nous arr�tons ici nous aurons le meilleur.

Ce ne sera jamais m�lang� � autre chose

et nous aurons le meilleur l'un de l'autre.

Tu vas devoir me dire ton nom

pour que je puisse me le r�p�ter quand je me balade.

Rachel Carlyle.

Rachel Carlyle.

Je vis au 330 Central Park West.

Oh, non. Non.

�a devient d�j� idiot, concret et stupide.

Tu ne veux pas mon num�ro de t�l�phone.

Tu veux juste me regarder...

...regarder ton beau fant�me...

...et voir la fa�on dont il te regarde.

Et tu veux fermer les yeux...

...pendant qu'il sort de ta vie.

Et s'il ne revient jamais...

...tu t'en ficheras car �a n'a rien � voir.

C'est � propos de ce que tu as vu quand il t'a regard�...

...et la sensation de ses l�vres la premi�re fois...

...et son parfum...

...et la douceur de ses cheveux...

...et la fa�on dont il a pleur� sur cette chanson idiote.

Et tu as eu le meilleur d'elle.

Tout le meilleur.

Grand-p�re.

- Salut, morveux. - Grand-p�re.

J'ai ramen� l'�p�e de pirate.

Tu ne devrais pas �tre ici, Grand-p�re.

C'est vrai.

C'est vrai.

Les vivants et les morts sont m�lang�s.

On ne peut pas tout raisonner.

L'un de nous, maintenant,

l'un de nous a pass� l'arme � gauche il y a longtemps.

�a me perturbe, morveux.

Mais je me souviens de ta naissance comme si c'�tait hier.

Mais les autres choses...

Grand-p�re.

Je me souviens de l'�p�e.

Oh, tu la voulais tellement.

On te l'avait promise

mais on m'a enterr� avant que je ne te la donne.

N'y avait-il personne pour te l'acheter?

Je ne la voulais que de toi.

Tu m'as dit...

...que tu avais �t� pirate.

Cela ne devait pas �tre vrai.

Mais je l'ai amen�e.

- Tu la veux toujours? - Oui.

Ne la prends pas, Eddie.

Donne-la-moi.

Ne la prends pas.

Je vais la mettre juste entre nous...

...et tu vas dormir.

Oui.

C'est ce que tu vas faire, n'est-ce pas?

Mais qu'est-ce qui se passe?

- Qu'est-ce que c'est? - Ouvre!

Bon Dieu!

Je ne veux pas m'en m�ler.

- C'est trop affreux. - Qu'est-ce qu'il y a d'affreux?

Ce sont les vrais, d'accord.. mille fois vrais.

- Tu peux les avoir. - Que veux-tu dire?

- Tu ne sais rien � leur sujet? - Juste ce que je t'ai racont�.

Ecoute �a.

Il y avait cette nana de la haute soci�t�.

En 1975, elle fut tu�e dans un accident de bateau,

elle est tomb�e d'un bateau affr�t� pour une f�te.

Selon son testament, elle voulait �tre enterr�e nue,

sans rien sur elle, sauf ses bijoux.

Donc son mari, qui est une sorte d'allum� � sa fa�on,

fonce et le fait.

D'apr�s l'entrepreneur des pompes fun�bres.

Six mois plus tard, ils l'enterrent, devine quoi..

quelqu'un la d�terre

et la d�pouille de sa parure.

Bon Dieu.

Eddie, ce sont les pierres dans lesquelles elle fut enterr�e

et c'est de la fraude.

Bordel de merde.

Quel �tait le nom de son mari?

Personne ne s'en souvient. Je pourrais trouver si je voulais.

J'ai trouv� un type qui pourrait les sortir du pays.

Mais, � ce moment-l�, j'ai eu mal � l'estomac.

J'ai la m�me sensation.

Je les passerai au type mais je ne veux rien pour �a.

Je suis superstitieux, Eddie. Je suis irlandais.

Non. Oublie. Il est temps de mettre un terme � tout �a.

- Je laisse tomber l'affaire. - Non, je ne vous laisserai pas.

Vous m'avez menti � propos de ces bijoux.

- Vous m'en voulez? - �a ne m'int�resse pas.

Attendez une minute. Ecoutez-moi.

Vous pouvez m'�couter cinq minutes. Vous me le devez.

Cinq minutes.

Je l'ai enterr�e avec ses bijoux.

J'ai pay� quelqu'un pour les r�cup�rer. J'ai honte, Eddie.

Mais j'ai pay�. Elle m'a fait payer.

Mettez-vous � ma place. J'ai essay� de bien faire.

Si je n'avais pas pris ces bijoux, quelqu'un d'autre l'aurait fait.

Ces choses ne restent jamais longtemps secr�tes.

C'est ce que j�ai pens�.

Vous avez pay� quelqu'un pour la d�terrer et la d�pouiller.

Je sais. C'est horrible.

Pendant des mois, je n'ai pas pu dormir.

J'avais la mort dans l'�me et je l'ai toujours.

Comment pouvez-vous me reprocher de ne pas l'avoir dit

puisque �a n'a rien � voir avec le boulot?

Je ne voulais pas que vous me regardiez comme maintenant.

�a fait cinq minutes.

Mais je n'en avais pas fini avec Eddie Mallard.

Pas tout � fait.

Il m'avait rendu les bijoux.

Il avait d� vouloir les fourguer pour voir si c'�tait de la fraude.

Je voulais les mettre � l'�cart dans un lieu s�r.

Cela faisait partie du plan.

Je les ai remis dans le coffre-fort.

Puis j'ai fait un paquet bidon.

J'avais fait faire des faux bijoux..

rien de g�nial, mais suffisant pour une expertise de routine.

Je savais qu'il ne les regarderait pas � nouveau.

Je lui avais donn� les vrais une fois. Pourquoi ne pas le refaire?

Il pensait d�j� que j'�tais fou.

Je pensais bien le conna�tre � l'�poque.

Il �tait important de bien le conna�tre.

Dans un sens, tout en d�pendait.

Cela avait toujours �t� le cas.

Entrez.

Je vous ai pay� tr�s cher.

Si vous voulez vous retirer de cette affaire, d'accord.

Mais elle sait maintenant donc je ne peux pas les garder.

Vous devez le faire.

Vous pouvez les jeter dans l'East River si vous voulez.

Je parie que ce n'est pas votre genre.

Il me faut trouver quelqu'un d'autre pour m'aider.

Vous avez besoin d'aide, mais pas d'un d�tective priv�.

- Donc, maintenant je suis fou. - L'un de nous l'est.

C'est ce que je ne comprends pas, Mallard.

L'argent que je vous donne ne repr�sente rien pour moi.

C'est de l'argent de poche.

Cela repr�sente beaucoup pour vous.

Vous n'avez pas r�ussi.

Votre m�tier est une blague.

Je suis pr�t � vous donner une avance de 1000 dollars

pour le reste du travail.

Vous devez juste porter ce paquet � une femme

et l'enregistrer me dire qu'elle me laissera tranquille.

Et je vous donnerai un bonus de 5000 dollars

quand j�aurai cette cassette.

Maintenant, m�me si je suis fou, M. Mallard,

qu'avez-vous � perdre?

Je vous jure, je jure devant Dieu,

que vous me feriez une faveur, M. Mallard.

Vous me rendriez ma vie.

Fou ou non, je serais heureux, M. Mallard.

Je pourrais dormir � nouveau.

Je vous appellerai quand j'aurai la cassette.

�a fait combien de temps?

Trois semaines.

Tu ne peux pas attendre autant, qu'une femme t'appelle.

Tu as pass� l'�ge.

Tu dois agir.

Sinon, tu ne fais qu'additionner les points.

Elle te le fera payer plus tard.

Il n'y a pas de Rachel Carlyle dans l'annuaire.

Tu as compl�tement perdu l'esprit?

Son nom n'est pas dans l'annuaire? Bon Dieu.

Pourquoi ne fais-tu pas appel � un d�tective?

Demande � Chuck le num�ro de sa d�funte femme.

Tr�s dr�le.

Comment l'a-t-il pris quand tu lui as rendu les bijoux?

Il m'a dit que j��tais fou.

Tu l'es peut-�tre.

Cette affaire est termin�e, Tim.. sur un plan professionnel.

Tu n'as qu'� aller la voir. Ne m'as-tu pas dit que..

Ouais, ouais, c'est vrai. Elle me l'a dit.

330 Central Park West.

Bon, alors va v�rifier.

Je veux dire, si c'est une pute, une drogu�e,

une chr�tienne r�g�n�r�e, tu pourrais aussi le d�couvrir.

Je viens voir Rachel Carlyle.

Ah, mademoiselle Carlyle. Je vais la pr�venir, Monsieur...

Mallard.

M. Mallard.

Mademoiselle Carlyle semble ne pas �tre l� en ce moment.

- Quand l'attendez-vous? - Je ne sais pas, Monsieur.

Mais, elle est en ville?

J'ai peur que vous ne deviez essayer une autre fois.

Quand l'avez-vous vue pour la derni�re fois?

Vous devrez essayer une autre fois.

- Tu es s�r que tu veux le faire? - Tu es s�r que tu peux?

Je suis reporter. J'entube n'importe qui, sur n'importe quoi.

Monsieur...Riley.

- Kelly. - Kelly. D�sol�, longue journ�e.

Je suis Tim Holt je travaille pour le ''News.''

- Le ''News.'' - C'est �a.

Nous faisons un papier sur les meilleurs portiers de New York.

- Bien! - ''Bien'' c'est �a.

Nous voulons des tuyaux et les v�rifier.

Nous cherchons des histoires, des anecdotes.

- Vous devez en avoir. - Oh, oui!

Kelly, pouvez-vous vous mettre l�, deux secondes?

Juste comme r�f�rence, je veux prendre une photo.

Regardez ce point l�, aussi.

Ne bougez pas.

- C'�tait suffisant? - C'�tait fantastique.

Merci, M. Kelly, et nous vous tiendrons au courant.

Vous ne voulez pas entendre des histoires?

Oui et je vous tiendrai au courant, M. Riley.

- C'est Kelly. - Kelly.

Tu me rappelles Lillian Gish.

Sortons d'ici.

Si on prenait un verre. Dans un endroit cher.

Qui te dit que j'ai les moyens d'aller dans un endroit cher?

Tu as 1000 dollars sur toi. Je le sens.

Tu connais un type du nom de Charlie Rand?

Oui.

C'est le gars avec qui j'�tais mari�e.

Vous �tes divorc�s?

Non.

- S�par�s. - Tu le vois encore?

Je ne lui ai pas parl� depuis dix ans.

Tu peux le croire, Eddie.

Tu ne sais pas?

Les fant�mes ne mentent pas.

Allons chez Jack Dempsey.

- Le restaurant Jack Dempsey? - Oui.

D'accord.

Que fais-tu?

C'est �a.

�a quoi?

Le c�t� ouest de Broadway entre la 49�me et la 50�me..

Le restaurant Jack Dempsey.

Il a ferm� il y a dix ans. Personne ne s'en souvient.

Je t'ai tu�, Eddie, et je suis contente de l'avoir fait.

Je suis contente!

La chronique locale, s'il vous pla�t, Tim Holt.

Tim, Eddie. Ecoute.

J'aimerais que tu...

continues et v�rifies cette affaire de bijoux.

Fais une descente � la morgue, et rapporte-moi tout.

M�me des photos.

Bon Dieu!

Mais qu'est-ce que tu fais?

Tu n'as pas d'interphone et tu as d�croch� le t�l�phone.

Eddie, j�ai besoin de toi.

Oh, mon Dieu! Bon sang!

- Fais-moi l'amour, Eddie. - Tu saignes � mort!

Fais-moi l'amour!

�a a saign� beaucoup, mais ce n'�tait pas profond.

J'ai sacrifi� une de tes chemises pour �a.

Oh, mon Dieu, je dois �tre fou.

J'ai fait aussi du caf�.

Il y a des tasses ici, qui n'ont pas �t� lav�es...

...depuis la fermeture de Jack Dempsey.

J'adore baiser sous la pluie. Pas toi?

Essaie l'escalier de secours la prochaine fois.

J'aimerais te baiser au milieu de la gare Centrale,

en plein milieu et compl�tement nue.

On pourrait le tenter aussi. Personne n'en croirait ses yeux.

Tu penses que Lilian Gish s'est d�j� exprim�e comme �a?

Elle jouait dans des films muets.

Elle aurait pu dire n'importe quoi.

Tu veux me rendre un service?

Demande.

Je ferai n'importe quoi.

Aide-moi sur une affaire.

Quelle affaire?

Une affaire de dingue.

Lis-�a pour moi.

Non, attends une minute.

Sur le magn�tophone.

Qu'est-ce que c'est?

C'est trop b�te � expliquer. Lis-le juste pour moi.

De la mani�re que tu veux.

Lis-le.

''En �change de mes bijoux, je promets de te laisser tranquille.''

Lis-le pour moi.

- Je n'aime pas ce jeu. - Il faut la voix d'une femme.

- Allez. - Arr�te de m'ennuyer.

A quoi ressemblait Charlie Rand?

Il ressemblait � un connard.

Il ressemblait � rien.

C'�tait un salaud et un voleur.

Si tu mentionnes encore son nom devant moi,

je t'arrache les yeux.

J'ai le sentiment �trange que tu le ferais.

Et �a me plairait aussi.

''En �change de mes bijoux, je promets de te laisser tranquille.''

- C'�tait bien? - Juste ce qu'il y a sur le papier.

Ne dis rien d'autre jusqu'� ce que j'arr�te la machine.

D'accord.

''En �change de mes bijoux, je promets de te laisser tranquille.''

Je l'ai.

- C'est quelque chose d'ill�gal? - Probablement.

Il y a quelques semaines, Tim a dit que toi et lui

travaillaient sur une sorte de combine.

Il a dit que vous alliez vous remplir les poches,

acheter un yacht et que nous ferions le tour du monde.

C'est la premi�re fois que j'en entends parler.

- Je n'aime pas cette id�e. - Pourquoi?

Je n'ai rien � me mettre pour aller sur un bateau.

- Dis � Tim de la fermer. - Donc c'est vrai.

Je suis probablement complice d'un crime.

C'est la chose la plus excitante qui me soit arriv�e dans la vie

depuis que Bill Buckner a rat� cette balle.

- Merci, Debbie. - Quand tu veux.

- C'est �a? - C'est �a.

Elle ne vous a pas caus� de souci?

Si.

En �change de mes bijoux, je promets de te laisser tranquille.

On l'entend � peine.

Montez le son.

En �change de mes bijoux, je promets de te laisser tranquille.

- Qu'est-ce que c'est? - Ce que vous avez demand�.

Vous n'avez pas dit que vous vouliez du son num�rique.

J'ai utilis� un petit dictaphone.

En �change de mes bijoux, je promets de te laisser tranquille.

C'est sa voix, n'est-ce pas?

Oui.

Oui.

Elle semble si loin.

C'est comme �a.

Qu'a-t-elle dit quand vous lui avez donn� ses bijoux?

Rien. Qu'�tait-elle cens�e dire?

Voil� 10 000 dollars. C'est la preuve de ma gratitude.

Prenez-les et sortez d'ici. N'essayez plus de me joindre.

Nous sommes quittes.

Quittes.

Tout ce qu'on peut te dire sur moi est vrai...

...et pire que ce que tu peux imaginer.

Mais ne dis jamais que tu ne savais pas.

Je ne sais plus rien.

Tu m'as choisie et tu continues � me choisir.

Aussi horrible que �a devienne,

tu continueras � me choisir.

Pourquoi le ferais-je?

Parce que tu m'aimes.

Parce que tu m'aimes.

Alors, nous nous sommes regard�s de la m�me fa�on.

Mais je ne me souviens ni o� ni quand.

J'ai mont� tout le dossier.

Je dois le rendre avant qu'ils ne le remarquent.

Laisse-moi le voir.

Ce ne sont que des archives. Voil� ce que tu veux.

Faire-part de mariage, pas de photos.

Analyse financi�re.. ''La fortune des Rand.''

La fortune des Rand

On dirait que Chuck l'a d�pens�e.

Il a laiss� l'affaire de famille p�ricliter.

Il y a tant au d�part qu'il n'a pas su comment d�marrer.

Quand Rand s'est fianc� � Rachel Carlyle,

il y a eu des colonnes de potins pendant des semaines.

C'est le type. Qui est avec lui?

C'est la fianc�e..

la seule fille de Victor Carlyle, n� Carlucci.

Veuf et entrepreneur rat�.

Il a fait un peu d'argent dans la chaussure,

et a tout perdu en investissant dans des films pour les jeunes.

Il a �t� arr�t� deux fois pour violence sur ses ma�tresses.

Je ne peux pas voir son visage l�-dessus.

On a publi� une photo de lyc�e dans la rubrique n�crologique.

LA FEMME DE CHARLES RAND SE NOIE

La famille Rand ne fut pas tr�s coop�rative � l'�poque.

D'accord, je continue?

Oui.

Tu ne veux peut-�tre pas voir la pi�ce de r�sistance.

Nous avons le corps, sur des photos de police,

et le rapport d'autopsie.

Laisse-moi les regarder.

Oh, mon Dieu.

C'est tr�s dur.

La voil�.

Sors et reprends cette merde!

H�, �a va, mec?

Sors!

D'accord.

Va-t-en, d'accord?

O� suis-je?

Tu es au Paradis, Eddie.

N'est-ce pas merveilleux?

Oui.

C'est merveilleux.

- Attention. Tu vas.. - Je vais quoi?

Je vais tomber?

Je vais tomber?

Tu es en �tat d'arrestation.

- Monte-le. - Quoi?

Monte le son.

C'est Joe Franklin.

- Nana. - Je ne peux pas.

- Je ne peux pas! - Vous devez.

C'est votre tour.

Tu p�tes vraiment les plombs, Mallard.

Tu as un aspirateur?

- Quoi? - Laisse tomber.

C'est difficile de trouver un bon milk-shake.

Rends-toi � l'�vidence.. tout ce qu'on aime est rare.

Tout est comme �a au 20�me si�cle.

Tu veux un milk-shake?

Ressaisis-toi. C'est une pizza aux poivrons.

C'est quoi tout �a?

Rand et la fille, se foutent de toi, mec.

Je ne peux pas expliquer l'arnaque, mais je peux te dire..

tu prends �a trop au s�rieux.

Ne prends pas cette connerie au s�rieux.

C'est certainement une sacr�e fille.

Elle est morte.

C'�tait elle, Tim, sur les photos.

Sur toutes les photos.. au Studio 54, au St Regis Roof...

...� la morgue.. la m�me fille.

H�, Eddie, regarde-moi.

Tu es compl�tement barjo et tu le sais.

Tu es dingue, Edward.

Vous �tes venus ici pour me dire �a?

Vous �tes venus ici pour me dire que je suis dingue?

Je n'ai pas besoin que vous me le disiez.

Je sais que je suis barjo.

Je n'ai qu'� me regarder dans le miroir!

Je donne rendez-vous � un fant�me.

Et les gens normaux sont venus pour tout m'expliquer.

Foutez-moi la paix!

Je suis juste pass�e pour voir si tu voulais un milk-shake!

Son nom est Rachel Carlyle Rand.

Elle est morte.

C'est un cadavre.

Mais, Eddie, dormir avec une morte..

il n'y a pas d'avenir.

Laisse-moi tranquille.

D'accord, dis-moi.. que veux-tu qu'il se passe?

Je veux qu'elle me fiche la paix, mais elle ne le fera pas.

Je veux m'�loigner d'elle, mais je ne le ferai pas.

Elle restera ici

ou je la suivrai dans la tombe.

Et si je ne te suis pas?

C'est peut-�tre un r�ve

mais c'est un de ces r�ves dont on ne se r�veille pas.

Elle a dit � ce propos: ''Aussi horrible que cela devienne.''

Cela va devenir plus horrible qu'on ne peut l'imaginer.

Je le crois.

Je la crois.

Tu sais pourquoi?

Pourquoi?

Parce que les morts ne mentent pas.

Ils peuvent te mener en bateau

mais ils ne peuvent pas prononcer de mensonges.

C'est ce que j�ai appris.

Tu sais o� me trouver quand tu as besoin de moi.

Si tu as besoin de moi.

Eddie. Bon sang!

Je me g�le avec cette porte ouverte.

- De quelle religion �tes-vous? - Russe orthodoxe.

- Croyez-vous aux anges? - Bien s�r.

Croyez-vous aux d�mons?

Les d�mons existent aussi. Oui.

Allons nous asseoir.

Je suis le P�re Yorgi.. P�re Georges.

Je ne suis pas n� en Russie, mais je parle russe.

En g�n�ral, ce sont les Russes qui m'abordent dans la rue,

- Mais vous n'�tes pas russe. - Non.

Quelque chose vous bouleverse.

Croyez-vous que les morts puissent revenir d'outre-tombe?

Je l'ai entendu dire

mais, personnellement, je ne l'ai pas exp�riment�.

Un fant�me ne marche pas sur une terre consacr�e,

n'entre pas dans une �glise,

donc je ne suis pas tr�s bien plac�

si vous voyez ce que je veux dire.

Que se passe-t-il si un homme tombe amoureux d'un fant�me?

Un homme peut-il coucher avec un fant�me?

Je sais qu'il y a un mythe � ce sujet,

qui dit que si un homme couche avec un revenant..

qui est un fant�me.. il en meurt.

Vous y croyez?

C'est assez cens�

mais �a met de c�t� une ou deux choses,

comme la compassion ou la gr�ce.

Personne ne semble prendre en consid�ration le fant�me.

Un fant�me peut ne pas �tre un d�mon.

Il peut �tre juste perdu et effray�, comme une autre �me,

sous n'importe quelle autre forme.

Il peut ne pas savoir � quel point, il est effrayant,

ou dangereux.

Est-il vrai que les morts ne mentent pas?

''Les morts ne mentent pas.''

Mon ami, mentir est leur fond de commerce.

Serre-moi fort, Eddie.

Il fait froid dehors.

Danse avec moi, Eddie.

Je dansais aussi cette nuit-l�.

Et j��tais ivre.

Charlie a d�pens� une fortune pour ce bateau...

... la f�te...

Cette robe est plus ch�re que ce que tu te fais, dans une ann�e.

Je pensais avoir fait la meilleure affaire que l'on puisse faire.

La meilleure affaire dans la vie.

Je flirtais avec tout le monde.

J'ai d�croch� la cha�ne ici quand ils ont sorti la planche

et je me suis agripp�e et balanc�e par-dessus bord.

Je n'ai jamais appris � nager. C'est ce qui �tait excitant.

Pas si excitant, car je savais que, si je tombais,

quelqu'un me sauverait.

C'�tait ma f�te apr�s tout.

Mais ils n'ont pas saut� pour me chercher.

Ils se sont content�s de regarder.

Je pouvais les voir.

Ils ont essay� de faire demi-tour.

J'ai tes bijoux.

O� sont-ils?

Ce n'est pas important. Je peux les avoir.

Quand?

Quand tu veux.

Demain, � ton bureau � midi,

en plein jour.

Si �a t'int�resse, Tim et moi, ne sommes pas ensemble.

Nous sommes amis. Nous avions bu.

Tout cela �tait tr�s embarrassant.

�a ne fait rien.

J'allais apprendre � jouer de la cornemuse.

Ouais?

Je t'emmerde. J'aurais aim� que nous soyons ensemble.

Ne fais pas �a.

Quand ce type r�pond au t�l�phone...

... l is �a.

Parle doucement...

... comme un fant�me.

Charlie? Comment as-tu dormi?

- Qui est-ce? - Tu sais qui c'est.

Les bijoux que tu as donn�s � ce priv� sont des copies.

Ce n'est pas juste, Charlie.

Tu sais que je peux m'arranger pour que tu ne dormes jamais.

Je le ferais, sauf si tu m'apportes ces bijoux.

Apporte-les moi, Charlie, o� je suis.

En plein jour, Charlie.

- Les voil�. - Mes bijoux.

Ceux que Charlie m'a donn�s.

Tu peux sortir d'ici avec moi et je partirai.

Aussi terrible que cela soit, j'irai au Paradis ou en Enfer..

Je m'en fiche. Mais je ne partirai pas avec cette pacotille.

Ne sois pas ridicule. Ce n'est pas de la pacotille.

Ch�rie, c'est de la camelote.

Foutons le camp.

Tu es vraiment stupide.

Ce sont des copies.

Des copies bon march�!

Charlie t'a entub� comme il m'a entub�e.

Cela est-il cens� �tre une sorte de surprise?

Il essaie de nous faire marcher, Eddie.

Laisse-moi.

Connard.

Idiot. Tu t'en fiches!

Qu'est-ce que c'est?

Il pense que ce sont ses bijoux, les vrais,

qu'il a enferm�s � la banque quand il m'a refil� cette merde.

Mais vous ne les avez pas regard�s, n'est-ce pas?

Vous n'avez pas v�rifi� si je vous avais fil� de la camelote.

Bien s�r que non.

Vous ne pensiez pas que j'aurais le cran de vous rouler.

Vous m'avez pris pour un idiot, Charlie.

Cela m'a laiss� une marge de manoeuvre.

O� sont mes bijoux?

J'ai donn� les vrais � un ami.

Un pr�tre.

Il va dessertir toutes les pierres et les installer sur un calice

ou le cadre d'une ic�ne, quelque chose comme �a.

Il a dit que tu pouvais venir les voir quand tu voulais.

Non, non!

Oh, oui, Charlie.

Que faites-vous? O� allez-vous?

Un endroit chaud, avec des arbres.

Je garde les dix mille dollars, Charlie.. les charges et les frais.

C'�tait un cas difficile.

Il ment.

�a va?

�a va.

Arr�te, Eddie.

Oui, c'est le moment.

Alors, o� allons-nous?

Jusqu'o� pouvons-nous aller avec 10 000 dollars?

Cherchons.

C'est la fin de mon Scotch et la fin de mon histoire.

Sauf si, pour un million, cette pacotille vous int�resse.

C'est ce qu'elle m'a co�t�.

Danny boy, je dois admettre, que celle-l�, elle vaut le d�tour.

Ce fils de pute m'a envoy� une carte postale.

Ouais, j'aime les vieilles cartes, en noir et blanc.

- Vous avez une petite amie? - Bien s�r.

Faites-lui plaisir.

Merci beaucoup.

Ce connard a vol� mes bijoux!

Ouais? Bon...

Tout le monde a ses probl�mes.

Je prendrai la m�me chose que lui.

Un scotch, pur malt?

Bonsoir Charlie.

Mes bijoux, Charlie.

Comment suis-je cens� les trouver,

coll�s tout autour d'une coupe, au milieu d'une fichue �glise?

Ce n'est pas mon probl�me, Charlie.

Qu'est-ce que tu as, Charlie?

On dirait que tu viens de voir un fant�me.

Cher Charlie, il se passe tant de choses dans le monde.

Je suis s�r que nous devrions tous �tre heureux.

Meilleurs sentiments, E. Mallard.

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.