All language subtitles for Chefs - S02E05

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Original subtitles

-Tu en veux ?

-Si j'avais voulu le tuer...

vous croyez que j'aurais été assez con

pour faire ça devant tout le monde ?!

-On n'est pas formés à évaluer le QI des suspects.

On n'a pas de preuves formelles contre toi,

mais ton dossier pèse une tonne.

-Est-ce qu'il va...

M. Edouard, il va s'en sortir ? -Pas sûr. Et même s'il survit,

ce sera pas le même tarif que tes conneries de jeunesse.

En attendant, on te met en préventive.

-Salut, petit.

Je ne suis pas le meilleur père du monde.

Je ne suis pas un génie des sentiments.

Je n'ai pas toujours les mots. Mais tiens bon.

Tiens bien la rampe.

Toi et moi, on a des raisons d'en vouloir à Edouard.

Je suis sûr que tu n'y es pour rien dans cette histoire.

Alors accroche-toi, tu sortiras vite.

Ce jour-là, je serai là.

Ouverture électrique de la porte.

Voix diffuses d'hommes.

-Moi, c'est Jeannot, p'tit gars.

-Romain.

-Ici, il y a tout le confort moderne :

des lits, des chaises et, parfois, l'eau courante.

-Oui...

Je connais un peu.

-C'est pas ta première fois.

-Non.

Ca fait longtemps que tu es là ?

-Et toi, tu as pris combien ?

-Moi, je ne compte pas rester.

-Il faut pas que je m'attache, alors.

-Ca a l'air succulent. C'est quoi ?

-Du sang de porc. C'est pour faire les sauces.

-Je cuisine, moi aussi. Ca me détend.

Je fais des blanquettes, des hachis parmentier, des cassoulets...

Mais revisités. Classiques, mais nouveaux quand même.

Un peu comme à la télé. -Je ne la regarde pas.

-Quand est-ce qu'il a tripoté le plat, votre copain ?

-Il n'a rien tripoté.

Il a traversé la cuisine, c'est tout.

-C'est bien lui qui a apporté le plat à la victime, non ?

-Oui. Il a traversé la cuisine et il a pris l'assiette, ici.

Je ne le couvre pas, c'est pas mon pote.

-Qui voudrait d'un pote qui fricote les amanites phalloïdes ?

-Vous venez de dire quoi ?

-Votre client avait le foie bourré d'amatoxines. C'est pas bon, ça.

C'est un poison violent.

Alors ?

-Alors...

Je sais pas, moi. -Je comprends.

C'est important, la solidarité.

C'est beau, c'est noble.

Mais c'est con.

-Messieurs dames.

-"Fermeture administrative."

Ca veut dire quoi, ça ? -Que tu es dans la merde.

-Tu es content. -D'être à la porte de ma cuisine ?!

-"Ta" cuisine ? -Ne me prends pas la tête !

-Tu as dit quoi aux flics ? -Il n'a rien dit.

J'étais là. Il a couvert Romain.

-Si c'est pas Romain, si c'est pas moi, c'est qui ?

C'est qui ?

C'est forcément l'un d'entre nous.

Martial, il est où ?

-Je sais pas.

-Elles ont acheté Le Paris.

-Quoi, qui, de quoi ?

-Les soeurs Couderc. Edouard leur a vendu Le Paris.

Elles ne voudront jamais le lâcher, surtout pas à nous.

On n'aura pas Le Paris, c'est fini.

Je suis désolée.

Pour ça, pour votre fils.

-Tu vas laisser tomber, Chef.

Tu vieillis.

-Tu crois ?

-Mais ça dépend.

-Ca dépend de quoi ?

-De la manière dont tu vas jouer la partie.

Te coucher ou rester debout et combattre.

-C'est qui ?

-Je sais pas qui c'est. Je sais pas.

-Tu es le chef dans ta cuisine, et tu sais pas qui fait quoi ?!

-Le chef de quoi ? Hein ?

Je suis le chef des baltringues.

J'avais la chance d'être autre chose

que la doublure d'un connard qui reste en coulisses.

J'étais à ça, putain.

Et il a fallu que ça merde.

Vous voulez que je vous dise ?

Votre resto, il porte la poisse.

Il rend les gens complètement dingues.

Il les détruit.

Rendez-moi un service :

oubliez-moi.

Faites comme si j'étais mort.

Le téléphone vibre.

*-Vous êtes sur la messagerie...

-(Il se fait pas chier, lui.) -(C'est "le Gros".

(Et le Gitan,

(c'est Toni, son larbin.

(Si le Gros veut ta peau, il claque des doigts et Toni te saigne.)

-(C'est quoi, toute la bouffe ?) -(Il n'y a que ça qui l'intéresse.

(Le trafic, c'est pour se payer sa bouffe de luxe.

(Et ici,

(c'est pas donné.) -Dégage, toi.

-Viens.

-C'est sympathique de faire enfin connaissance.

-On y prend tous énormément de plaisir, non ?

-On n'essaie pas de faire semblant, alors.

-Vous avez racheté mon restaurant.

-C'est-à-dire ?

-Le Paris, c'est chez moi. Je l'ai ouvert il y a 25 ans.

-Ah oui... Le Paris.

Mais vous êtes au Balto, maintenant.

Il faut savoir changer.

Nos projets pour Le Paris feront honneur à vos souvenirs.

Et vous prendrez soin du Balto

de ce pauvre M. Joubert. -C'est ce qu'il aurait voulu.

-Bonne chance, cher monsieur. -"Chef."

-Saluez votre belle amie de notre part, surtout.

-Comment tu vas, Jeannot mon ami ?

Fais voir tes réflexes, pépé. Allez !

Perdu. On recommence.

Concentre-toi, pépé.

Tu vois, je prends soin de tes mains, tu vas en avoir besoin.

De la part du Gros. -Non...

Non !

-Ta gueule ou je te pète les dents. -Toni...

Bips du respirateur artificiel.

-Vous tenez beaucoup à lui ?

-Je lui dois beaucoup, oui.

-Ah.

Moi aussi. Je lui dois tellement de choses

que je débrancherais bien tout.

-Pardon ?

-Vous m'avez très bien compris.

Un téléphone sonne.

-Vous étiez où ? Je vous ai laissé au moins 25 messages.

J'ai une idée. -Moi aussi.

-Vous savez combien de restaurants ouvrent par jour à Paris ? Quatre.

Alors on se remotive et on y va. On est une équipe, Chef.

-Vous avez suivi un stage en management

pour personnalités difficiles ?

-On rouvre Le Paris, mais pas au Paris.

On n'aura pas Le Paris. On va taper plus fort.

-Non. -J'ai repéré un endroit génial...

-J'ai dit non.

-Non... -Si.

-Alors on fait quoi ?

On passe notre vie ici ?

-Pourquoi pas ? Ca me plaît, moi.

-C'est un bistrot de quartier. Votre place n'est pas ici, Chef.

Vous êtes sérieux ?!

-J'ai ma petite idée.

Et Marcel sera fier de nous.

-Tu sais quoi ?

Ce qui me manque, c'est du vrai café.

-C'est quoi, tout ça ? -Ne t'en mêle pas.

Ne te fous pas dans la panade.

-Hé. C'est quoi ?

-Des médicaments.

Ils carburent tous à ça.

-Comment il veut que tu chopes ça ?

-Je fais un peu d'épilepsie. J'ai mes entrées à l'infirmerie.

Les autres fois, j'ai eu du bol. Mais maintenant, tout est sous clé.

On déverrouille la porte.

Merci.

Mange. Froid, c'est pire.

Ca va, petit ?

-Dans 15 mn, tu fous du bordel. -Qu'est-ce que tu fous ?

-Surveillant, je suis malade ! -Romain !

-Oh, merde !

-37,5. Vous aviez mangé quoi ?

-Euh... C'était du poulet, je crois.

-Je vous garde ici une heure. -Jeannot fait une crise !

-J'arrive. Ne bougez pas.

Reposez-vous.

On ouvre la porte. -J'arrive.

-Ca va mieux ?

-Oui...

Ca va, ça va.

Merci, madame.

-Pardon, je suis en retard.

-T'inquiète. Tu prends quelque chose ?

-Merci pour ce que tu as dit aux flics.

-Ben... J'ai dit la vérité.

-Tu n'étais pas obligé.

-Je ne suis peut-être pas tant un connard que ça, alors.

-Peut-être.

Tu voulais

me parler d'un truc ? -Oui.

En fait...

Je voulais te dire que j'avais adoré bosser avec toi.

Ca m'a vraiment beaucoup plu. C'est con que ce soit déjà fini.

-Gastronomique ?! Ici ?!

-Pourquoi pas ?

Le prolo s'embourgeoise, le bourgeois s'encanaille...

On va faire du Balto le rade le plus snob du monde.

-Ca va être compliqué. -On l'a déjà fait une fois.

-On est trois pour la cuisine et la salle. On n'a pas le matos.

Et puis, on n'a pas le niveau.

-Toi, t'as pas le niveau ?!

C'est ça, ton problème ?

Ou alors tu as peur ?

Lui, il a tellement envie de bien faire

qu'il pourrait changer de la merde en confiture.

Toi...

Tu es la générosité incarnée.

Tu es douée, mais tu es la seule à ne pas le savoir.

On va leur montrer de quoi on est capables.

Vous me faites confiance ? -Oui, Chef.

-Oui, Chef.

-Tu gardes la boutique. -Mais... Vous allez où ?

-Tu as raison sur un point, Cindy : on est un peu juste en effectif.

Il toussote.

Propos diffus.

-Qu'est-ce que tu veux ?

Tu as fait les courses du pépé ?

-(Maintenant...

(Tu lui fous la paix.)

-Quoi... Le pépé ?

Sans problème. De toute façon, maintenant, c'est toi ma gagneuse.

Félicitations, mec.

Demain, même chose.

-Le nouveau !

Parloir.

-Ca va ? -Ca va ?

Tu tiens le coup ? -Oui, ça va.

Ils n'ont rien contre moi, alors...

ils ne vont pas me garder longtemps.

Et toi, ça va ?

Et la petite ?

-Elle va bien.

Pour toi.

C'est ton portrait.

J'ai un autre truc.

-Attends...

-T'emballe pas.

-Du café ?

Merci.

Trop tard.

-Du café ?

C'est le premier du matin.

Celui qui chasse les mauvais rêves et qui fait croire que ta journée

sera meilleure que celle de la veille.

-Celui qui termine le repas.

Tu sais, le...

le dernier goût que tu gardes.

Le petit plaisir qui dure.

-C'est parti.

-Vous êtes prêts ? Je n'ai pas entendu.

-OUI, CHEF.

-Prêts ?

-Allez, c'est parti !

-Suivez-moi.

Ca vous convient ?

-C'est quoi, ça ?

-Vous êtes trois ? Quatre ?

-C'est quoi, ce dressage ?

C'est de la merde. OK ?

Cindy, concentre-toi, nom de Dieu !

Une côte de boeuf entière, on a dit. Allez.

-Vous êtes toute seule ?

-Parfait.

-Et voilà, messieurs.

-Tu sais à quoi je pense quand je n'arrive pas à m'endormir ?

Je m'installe à une terrasse, en bord de mer.

Tu les entends, les mouettes ?

Et je commande une douzaine d'huîtres,

fraîches comme les embruns, avec juste un filet de citron.

Du beurre salé...

et un verre de muscadet, glacé.

Ensuite,

une entrecôte.

Une belle entrecôte grillée,

saignante

et juteuse,

avec un petit beurre maître d'hôtel

qui fond tout doucement.

-Ca faisait longtemps que je ne m'étais pas amusé comme ça.

Merci, Chef.

Sans son.

-Mesdames, messieurs, le chef.

Applaudissements.

Acclamations.

-Yann ? Qu'est-ce que tu fais là ?

-Ca va, Martial ? On dirait que tu as du fric à dépenser.

Tu me racontes ? -Tu veux que je te dise quoi ?

-Tu me connais. J'aime pas qu'on me prenne pour un con.

-J'ai pas...

Ecoute, Yann... J'avais besoin de pognon.

Je savais pas. Je pensais...

Je pensais pas... -Qui te demande de penser ?

Tu vas cracher le morceau. Allez, dis-moi, dis-moi.

Vas-y.

Quoi ?!

-Yann... Yann !

C'est pas ce que tu crois. -Ferme ta gueule !

-Qu'est-ce que vous faites là ?

-Vous refusez mes appels téléphoniques.

-J'ai donné ma parole à un vieux monsieur qui me faisait confiance.

-C'est une bataille perdue d'avance.

Ces femmes, ce sont des bulldozers, des méchantes.

Ce qu'elles veulent, elles l'obtiennent toujours.

-Pas cette fois.

-Elles écraseront Le Balto comme une mouche. Vous aurez tout perdu.

Soyez raisonnable.

Acceptez ma proposition. Elle est plus que généreuse.

-Tant pis.

-"Qui inspire l'amour", en six lettres.

Qu'est-ce que tu branles ?

Oh...

Ne fous pas le feu. -T'inquiète !

-T'as pas le droit de faire ça.

-Qu'est-ce que vous foutez ?

-Rien... Rien, monsieur.

-Ca sent jusqu'au 2e. C'est quoi ?

-Goûtez.

-Pas mal.

File-m'en un autre.

-C'est en train de cuire.

Repassez dans 20 mn.

-J'ai rien vu,

mais je veux pas de bordel. OK ? -Oui, monsieur.

Propos diffus.

-C'est quoi, cette merde ?

-C'est pour le Gros.

-Tu te fous de ma gueule ?!

-Tu me défonceras après,

si tu veux.

-"Le chef du Paris qu'on croyait indissociable

"de son célèbre établissement désormais fermé

"se réinvente avec génie dans un caboulot des quartiers populaires

"et confère à la cuisine de bistrot ses lettres de noblesse."

François-Régis va vous demander en mariage.

-Je suis capable d'accepter. -J'y ai toujours cru.

-Je n'en doute pas. Marteau piqueur.

Qu'est-ce que c'est que ce bordel ?

Cindy !

Allez voir d'où ça vient !

-Il ne savait pas, paraît-il.

-C'est effarant.

-M. Joubert était au courant, lui.

Nous construisons un hôtel branché, de 250 chambres,

deux restaurants, deux bars,

une piscine intérieure.

Luxe, chic, cher.

Alors oui, ça fait du bruit,

et de la poussière, un peu.

-Désolées pour le dérangement. -Taisez-vous !

-Eh ben !

En voilà des manières ! -Qu'est-ce que vous voulez ?

-Vous le savez déjà.

-J'ai déjà répondu à votre avocat d'aller se faire cuire le cul.

C'est valable pour vous aussi, mesdames. Bonne journée.

-J'adore cette gamine.

-T'es qui, toi ?

-Ben...

-Te fatigue pas, je m'en fous. Ce que je veux...

c'est que tu recommences.

-J'ai carte blanche ?

-Ce que tu veux.

-OK.

Lui, il...

Il ne touche plus au vieux.

-Tu as ma parole. Je te préviens, j'aime pas qu'on me déçoive.

-Méfie-toi de Toni comme de la peste. Il ne te lâchera pas.

-Bonsoir, Chef. Bonsoir.

-Aziz !

*Musique provenant du casque.

Merci.

-Quoi ?

"L'amour est un oiseau rebelle", tiré de "Carmen", de Bizet.

Nous proposons une programmation musicale en fonction des plats :

une sonate de Bach avec le gratin de macaronis aux truffes...

Toujours dans l'idée de créer une harmonie

entre la musicalité d'une recette et la saveur d'une partition.

Sifflement strident.

Vrombissement d'une perceuse.

-L'infirmière m'a dit que tu étais restée là tout le temps.

Merci pour tout ce que tu as fait pour moi.

Coups contre la porte.

-Arrête.

-Vous voulez Le Balto et moi, Le Paris. On peut s'entendre.

Je ne parle pas

de la gargote anonyme de Marcel,

mais d'un bistrot gastronomique...

soumis à la pression déloyale d'un énorme groupe de restauration.

Le pot de terre contre le pot de fer...

Tout un symbole. C'est moche.

-Il est plus intelligent qu'il n'en a l'air.

-Tais-toi, Geneviève.

-Vous finalisez votre opération immobilière

et je récupère mon restaurant. Tout le monde est content.

-Qu'en pense votre partenaire ?

-C'est elle qui m'envoie.

-Quand seriez-vous prêt à procéder à cette transaction ?

-Vous avez fait quoi ?! -On n'a plus le choix.

-Et la promesse à Marcel ?

-Je vous rappelle que c'est vous, la pragmatique.

-Pas comme ça !

On s'est dit des choses !

On a fait une promesse !

-Et Aziz et Cindy ?

Votre projet pour eux, c'est retour à la case départ ?

Vous préférez tenir vos promesses

à un mort ?

-Merci beaucoup. -Je vous en prie.

-Ils ne savent pas qui a fait ça, mais il est tiré d'affaire.

Toutes les poursuites contre toi sont abandonnées.

Tu vas sortir, petit.

C'est fini.

-J'ai un petit truc à vous demander.

C'est pour un ami qui...

Enfin, il...

Il voudrait voir la mer.

-Belle idée.

La porte de la cellule s'ouvre.

-Tu sais ce que c'est, ça ?

C'est de la Mertensia maritima.

Tu prends une feuille...

Tu la serres dans tes doigts comme ça, tu la frottes et tu sens.

Vas-y, sens-la.

-Ca sent la mer.

Quelqu'un entre.

-Tu allais partir sans me dire au revoir ?!

Toi, tu fermes ta gueule.

-Au secours !

Au secours !

Surveillant !

Sous-titrage MFP.

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