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-Vous êtes un homme sensible, en fait.
-Oh...
Non, pas particulièrement. -Un peu quand même, non ?
C'est presque fini.
Ca va ? -Ca va.
-Vous me croyez si je vous dis que c'est la première fois
que je joue au docteur ? -Non. Je ne vous crois pas.
-Bonjour.
Qu'est-ce qui vous est arrivé encore ?
Elle soupire.
-Bonjour.
-Vous me suivez ?
Aucun bruit n'est toléré, de jour comme de nuit.
Vous prendrez vos repas à l'office à 7h30, midi et 19h précises.
Son Altesse ne veut rencontrer personne avant 11h.
Vous ne devez pas lui adresser la parole.
A partir de 21h, aucun déplacement n'est toléré en dehors
de votre chambre. Important : vous ne devez pas franchir cette limite.
Ni aller au bout
de ce couloir. Sous aucun prétexte.
Compris ? -Super.
-Votre chambre.
Papiers d'identité, carte bancaire, téléphone portable.
Il rit.
-Vous jouez à quoi ? Vous ne voulez pas me mettre des fers aux pieds ?
-Je préviens Son Altesse de votre départ ?
Dois-je vous rappeler les conséquences de telles décisions
pour votre ami maître d'hôtel ? -OK...
Qu'est-ce que l'émir me veut ? -Son Altesse vous fera chercher
quand elle le souhaitera. Respectez les consignes.
-On va travailler sur un nombre de plats réduit.
D'accord ? On prend ce qu'on sait faire le mieux.
Woo, tu me seconderas aux passes ? -Oui.
-Pardon, mais il est où, le chef ?
-Il est devant toi. Ca pose un problème à quelqu'un ?
Très bien.
On sert dans 3h. Nos clients ne doivent pas s'apercevoir que Romain
n'est pas en cuisine.
C'est clair ?
-Oui, chef.
-Je suis désolé... -Karim,
vous n'avez pas à l'être. -Bien, chef.
-Qu'est-ce qu'on a, aujourd'hui ? -Au déjeuner, on est complets.
-Parfait. Et ce soir ?
-Pareil. -OK.
C'est parti, Karim.
-C'est parti.
-Merci.
-Vous n'avez pas pu vous en empêcher, hein ?
J'espère que ça vous a fait du bien.
-Oh...
Même pas, non.
-Vous avez de la chance,
personne ne porte plainte. -De la chance ?
-Je n'ai pas du tout le coeur à ça.
Marcel est mort, on n'y changera rien. Essayons de rester dignes.
J'ai l'impression que c'est une blague. Qu'il va arriver
avec son café dégueulasse et son torchon sur l'épaule.
-En fait, je ne sais rien de vous.
-Il n'y a rien d'intéressant à savoir.
-Ca m'étonnerait.
Pourquoi votre père partageait un canasson
avec Marcel ?
-Mon père... Ma mère était sûre d'avoir trouvé l'homme idéal.
Bien né, bien élevé,
fortuné. Sauf qu'il n'était pas doué pour la vie conjugale.
Pour la vie en général, d'ailleurs.
Il aurait donné n'importe quoi pour échanger la sienne
contre celle de Marcel.
Mourir pour un bistrot, c'est ridicule, non ?
-C'était sa vie.
-Et nos vies à nous, c'est quoi ?
-Vous voulez laisser tomber ?
-Non, ce n'est pas ce que j'ai dit.
Philippe Gaultier m'a dit qu'il était très confiant.
Les administrateurs estiment qu'Edouard a fait une erreur
en s'emparant d'un resto qui ne leur rapporte rien.
Il avait besoin de temps pour les convaincre. Je le vois ce soir.
-Vous faites un dîner ?
-Exactement.
-Vos appartements vous conviennent-ils ?
-Oui. Oui, c'est parfait, monsieur. -Dites "Votre Altesse"
quand vous vous adressez à Son Altesse.
-Vous apprendrez tout cela.
Avez-vous le génie que l'on vous prête ?
Ce que vous avez cuisiné au restaurant était intéressant.
Mais ça ne suffira pas.
Je souhaite que vous composiez un menu de rêve. Un menu merveilleux.
Vous avez carte blanche.
Et peu de temps.
-Quand est-ce que vous souhaitez qu'on serve ?
-Contentez-vous d'écrire ce menu. Couchez vos rêves
sur le papier et transmettez-le à Natacha.
-Oui... Mais...
Mais si je ne sais pas pour qui...
-Fiez-vous à votre instinct
de survie.
-Très bien.
Très bien.
Votre Altesse.
-Vous me suivez ?
-Alors,
nous en étions restés à ce fameux dîner au Balto
avec cet imbécile de Gaultier. Et puis ?
-Et rien de plus. Je vous ai déjà tout dit la dernière fois.
-J'imagine que vous n'oseriez pas me mentir.
Ou pire, oublier une information. Vous n'êtes pas si bête que ça.
Vous savez que Romain a quitté Le Paris ?
-Pourquoi ? -Il a joué les déserteurs
sous un prétexte stupide, inutile. Enfin...
Nous avons besoin d'un nouveau chef compétent, talentueux, loyal.
Naturellement, c'est un poste qui exige un dévouement total, profond
et sincère.
Je dois compter sur cette personne comme sur ma main droite.
Qu'en pensez-vous ? Vous avez une idée ?
Je ne vous poserai la question qu'une seule fois, Yann.
Pourquoi Le Chef s'est-il approché de ce bon Gaultier ?
Langue asiatique.
-Merci. C'était très bon.
-Très bon.
-Pas parler français. "English little."
-Pardon. "English... Good. Très good."
-Moi, "english" pas "good". Pas "good" du tout.
Elles rient.
-Working long ?
Travailler longtemps ?
-OUI. -Oui ?
Good ?
Le... le patron, "good" ? "Good guy" ?
Good... ?
Good emir ?
-Mathilde, le cabillaud ! J'attends !
-Oui, chef !
-On envoie.
Un problème, Karim ?
-Le monsieur de la 8 veut
le même plat que la dernière fois. -C'était quoi ?
-Une sole aux coquillages. -Woo !
-Oui, chef ?
-Tu te souviens de ça ? Une sole aux coquillages ?
-Non.
-Moi non plus. Merde. -Il avait improvisé.
-Ca ne sert à rien. On ne va pas lui refaire la même chose.
Fais-le patienter et gère la suite.
-Oui, chef ! -Manu ! Prépare une sole,
des coques et des girolles.
-Oui, chef !
-On envoie.
Chaud !
-Risotto de quinoa
aux pointes d'asperges vertes accompagné de sa mousse de fèves.
Suprême de canard rôti en croûte d'agrumes.
Jeunes carottes glacées à la bergamote.
Granité verveine citron et tuiles de cacao amer.
-C'est super, JC. -Merci, chef.
-Chef !
Ils veulent voir le chef. -Merde. Pourquoi ?
-Eh...
-Dites-leur que le chef est parti. -Non. Ils insistent.
-Charlène, vas-y.
Allez, vas-y.
-Je ne comprends pas. Euh... il est où le... le chef ?
-Il vient juste de s'absenter. -Ah, c'est dommage.
-Quelque chose ne va pas ? -Transmettez-lui nos félicitations.
C'était absolument divin. -Délicieux.
-Vraiment ?
-C'était différent la première fois, certes, mais si bon.
Encore plus riche,
plus généreux. -Ben... merci. Merci beaucoup.
Merci pour lui.
Tintements.
Cris de joie.
-Monsieur.
-Bravo, Charlène.
Vous vous êtes montrée à la hauteur de cette situation compliquée.
Le Paris a besoin d'un chef. Quelqu'un qui impulse une direction
et une vision. Quelqu'un qui sache
conduire ses hommes jour après jour, service après service.
Quelqu'un qui connaisse Le Paris intimement.
Quelqu'un de la famille, en somme.
-Mais Romain va revenir.
-Romain a fait son choix. Je ne vous présente pas le nouveau chef,
vous le connaissez déjà.
Grincement de porte.
-Je suis content d'être ici.
C'est chez moi. C'est ma famille.
Je n'en ai pas d'autre et je n'en aurai jamais d'autre.
Cela dit, j'oblige personne... Je ne dis pas ça que pour toi,
Souleimane, hein ?
Je suis content, on va faire une bonne équipe.
Charlène ! -Lâche-moi !
-Attends.
Ecoute-moi, au moins. -Lâche-moi.
-Je suis le dernier des cons. Je me suis comporté comme un enfoiré.
Je n'ai aucune excuse.
J'aurais fait n'importe quoi pour revenir ici avec vous.
Avec toi.
Tu comprends ce que je fais, là ? Je te demande pardon.
Je te demande pardon.
J'aimerais que tu viennes travailler avec moi.
Je voudrais te laisser une vraie place.
Je voudrais qu'on dirige la brigade ensemble, main dans la main.
-C'est bon ?
T'as fini, là ?
-Je ne comprends pas.
-Il m'a désobéi, Clara, et tenu tête devant un puissant associé
qui s'est saisi de l'occasion pour me montrer qui était le calife.
-Mon oncle, c'était pour Karim. Pour l'aider. Il ne mérite pas ça.
-En affaires, la droiture n'est pas une vertu.
C'est un défaut mortel. -Peut-être.
Ca ne vous paraît pas excessif de le congédier pour si peu ?
C'est un jeune chef hyper prometteur.
C'est un bon investissement.
Pourquoi ce renvoi aussi brutal ? -Tu me rappelles vraiment ton père.
Sentimental, influençable... Mon frère,
paix à son âme, était un homme charmant. Faible et fragile.
-Ne parlez pas ainsi de mon père.
-J'ai tout fait pour que tu ne sois pas comme lui.
Je t'ai préparée pour la guerre, Clara. Et c'est ce qui te sauvera.
-Je ne pense pas que tout soit une histoire de guerre ou de victoire,
mon oncle.
-Ton père tout craché.
Quelle faiblesse ! Quelle déception !
-Je n'ai pas peur de vous.
J'ai peur de personne.
-Voilà ma Clara !
J'y pense... L'émir Ben Faraji a beaucoup apprécié ta prestation.
-Merci.
-Je crois que tu lui manques.
*-Bonjour, vous êtes bien sur le portable de Philippe Gaultier.
Une femme chantonne au loin.
Langue asiatique.
Excuse... Excuse me.
Did you heard something last night ?
Like a song.
-NO. -Music ?
-NO.
Please no... Interdit. Forbidden. Please no...
-Interdit de quoi ? Langue asiatique.
-Hein ?
-C'est non. Recommencez.
-"Recommencez" ? Et comment ? Je n'ai aucune indication.
C'est pour un dîner spécial ?
OK. Pour qui est-ce que je dois cuisiner ?
Claquement de porte.
Super...
-OK, on bosse ensemble. 50/50.
On dirige ensemble, tu ne me donnes pas d'ordres.
Tu me touches, tu me parles mal, tu cherches à me voir à l'extérieur,
je pars.
A prendre ou à laisser.
-Je prends.
-Ca, c'est mes recettes.
Avec tes idées et celles de Romain, on va faire une carte cohérente.
-Ca me va.
-OK.
-Carpaccio de saint-jacques à la truffe d'été.
Galantine de volaille fermière,
crème d'écrevisse.
Fleurs de courgettes farcies au vert.
Croquant
aux amandes, compotée de cerises
et rhubarbe.
Elle frappe.
-La dernière fois qu'on m'a posé un lapin, c'était en 1986, en 5e B.
Il s'appelait Laurent Geneslet. Il n'a jamais remarché.
-Vous m'avez fichu dans un merdier. -On peut se parler ?
-C'est inutile. Je ne sais pas pourquoi ni comment, mais Edouard
est au courant de notre entente et il n'est pas content.
Donc il est méchant. -Comment il l'a su ?
-Edouard a su que j'étais en train de convaincre les administrateurs
de vendre Le Paris. Il est allé les voir. Certains se sont ravisés.
Il a pu me contrer car on lui a servi notre plan sur un plateau.
Et qui ?
-C'est impossible.
-Désolé, mais je ne peux plus rien faire pour vous.
Rien qui concerne ce restaurant, en tout cas.
-Il est là depuis hier.
-Si Yann est au Paris, j'en déduis qu'il a dû rendre un grand service
à Edouard, non ? -J'imagine, oui.
-Ca ne peut pas nous concerner, il n'était pas au courant.
C'était un secret, notre conquête du restaurant. Pas vrai, Chef ?
-Ben...
C'est moi qui lui ai dit.
-J'y crois pas...
-Bon, j'ai merdé. J'ai fait confiance au mauvais gars. Voilà.
-On perd Le Paris, on a perdu Le Balto.
On fait quoi, maintenant ? On se dit adieu ?
OK.
-Bonjour. Je cherche madame Delphine Reby.
-Oui, c'est moi.
C'est pour quoi ? -C'est M. Marcel qui m'envoie.
Il renifle.
-Eh ! C'est bien, mais c'est trop simple. Laisse-moi goûter.
Pas assez assaisonné. Il faut que ce soit plus onctueux.
Que ça éclate.
On fait ça pour être généreux avec les gens. Sois généreux.
-C'est bon, continue. -Merci, chef.
-Voilà. Que demande le peuple ? Sel, poivre, des bons trucs,
et c'est bon. -Oui, chef.
Je veux du goût. -Oui, chef !
-Bien entendu, vous pouvez accepter ou refuser.
-J'ai...
C'est très inattendu.
-Donc, dans l'héritage de monsieur Joubert...
Le Balto, ces murs,
le petit appartement juste au-dessus.
Quelques dettes.
M. Joubert avait beaucoup de tendresse pour vous.
Il avait confiance en elle pour protéger sa maison
jusqu'à la fin des temps.
Bien entendu, vous pouvez accepter ou refuser cet héritage.
-Vous feriez quoi, vous ?
-C'est à moi que vous demandez conseil ? Vraiment ?
-Pour Marcel.
-A bientôt, monsieur.
-Bonne journée.
-A tout bientôt !
-J'ai fait une connerie, non ?
-Moi, je n'aurais pas fait pire, c'est sûr.
-Vous m'avez déçu. C'est la deuxième fois que vous échouez.
-Votre Altesse, je fais tout ce que je peux.
-Vous devez trouver. Il ne nous reste plus beaucoup de temps.
Le dîner.
Le grand dîner.
Demain.
-Je dois savoir.
Qui est la personne dans la chambre ?
-Taisez-vous.
-Vous commencez à me saouler.
Vous êtes pire que ma mère. On dirait les vieux du "Muppet Show".
-C'est quoi, un "Muppet Show" ?
-Je ne comprends pas. Je ne comprends pas, c'est tout.
Charlène, t'es une grande fille... -Exactement.
Il me fout la paix. Il me laisse faire la cuisine que j'aime.
Ca me suffit. -T'as pensé à Romain ?
-Il pense à moi, lui ?
-BONSOIR,
CHEF. -A demain.
-A demain.
-Donne-moi une seule raison de ne pas te casser la gueule, Yann.
-Peut-être parce que je suis plus balaise que vous, Chef.
-Alors, t'es content ? T'es le roi du Paris, maintenant ?
-Je peux savoir en quoi ça vous regarde ?
-Romain, il est où ?
-Je sais pas. C'est pas mon gosse.
-Elle est toujours pas sortie, hein ? La jalousie, la frustration,
la mesquinerie.
Je pensais pas. Je me suis trompé.
-C'est drôle, toutes les grandes tirades sur l'humanisme
que vous sortez tout le temps à tout le monde
alors que vous n'en avez même pas un gramme sur vous, sérieux.
-Tu as sûrement raison, t'es plus balaise que moi.
Mais c'est pas ça qui m'empêcherait de te détruire.
-Allez-y, détruisez-moi.
Vas-y.
Allez-y, frappez-moi. Frappe. Vas-y.
D'accord, je vaux même pas un poing dans la gueule, c'est ça ?
Je suis qu'une merde, hein ? C'est ça ?
Vous savez quoi ? On veut tous la même chose.
Vous ne valez pas mieux que moi.
-Bon, vous faites quoi, ici ?
-Comme vous, je suppose. Un petit extra. Je travaille.
-C'est ça. C'est Edouard qui vous envoie ?
-Mon oncle aime me tester dans des situations extrêmes.
-Il n'a pas raté son coup, là.
-On dit que vous allez être donné à manger aux chiens.
-J'aimerais éviter. Je dois inventer un menu merveilleux
pour une personne que je ne connais pas.
-J'ai une proposition de vin à vous damner, si ça vous intéresse.
-Je crois qu'il y a une femme dans le château.
Dans la chambre du fond.
J'ignore si elle est prisonnière... -Interdit.
C'est la nuit.
Chambres. Chambres !
-Bonne nuit. -Bonne nuit.
L'horloge sonne trois coups.
Une femme chantonne.
-J'ai cru que c'était elle.
Qu'est-ce que tu fais là ?
-On se tutoie, maintenant ?
J'ai frappé à ta porte et je me suis dit que tu serais là.
-Je l'ai vue.
-T'es cinglé, Romain.
-Elle chantait.
Dans le petit théâtre, elle chantait.
-De quoi tu parles ?
-La fille, là. La prisonnière dans la chambre.
On l'entendait chanter dans tout le château.
J'ai suivi le chant.
Et je l'ai vue.
-T'es sûr que ça va ?
Romain... -Il faut que je trouve.
Il faut que je trouve. J'y suis presque. Je le sens.
-Il n'y a personne qui a chanté
dans le château.
-Je l'ai vue.
Comme je te vois là.
-C'était peut-être moi.
-T'essaies de profiter de la situation, c'est ça ?
-Oui.
-(Vous avez enfreint les règles.)
(Son Altesse ne saurait supporter un tel comportement.)
-J'ignore pourquoi ni comment
mais c'est cela qu'elle souhaite.
-Qui...
Qui est cette jeune fille ? -(Taisez-vous.)
-Ma fille cadette.
Yasmine.
Elle a 18 ans aujourd'hui.
Elle est d'accord
pour descendre pour son anniversaire.
C'est déjà immense.
Faites qu'elle mange enfin.
-Goûte.
Chuchotements.
-Bon appétit à tous.
Applaudissements.
-Quoi ?
-T'es un garçon surprenant.
-Ah oui ?
T'es pas mal non plus, dans le genre...
fille.
-Tu sais, on pourrait faire quelque chose ensemble.
-Mmh mmh...
-Je parle travail.
Monter une affaire.
Tu n'as pas envie d'être chez toi ? D'être libre ?
-Je t'écoute. -De faire ce que tu veux,
sans avoir de comptes à rendre à personne.
-J'ai pas d'argent, moi. -Parce que tu crois que j'en ai ?
-Ton oncle un petit peu, oui.
-Mon oncle...
Il m'a juste payé un pensionnat en Suisse quand mon père est mort.
-Je savais pas pour ton père.
-L'argent, ça se trouve. Il faut juste savoir où chercher.
-Sûrement, ouais.
Mais Le Paris, c'est chez moi.
Quoi ?
-Rien.
-Quelle belle surprise ! Vous avez une mine superbe.
-Merci. -Vous ne comprenez pas le français.
-Ma proposition va vous surprendre. -C'est non.
-M. Joubert vous a légué Le Balto et sa coriacité.
-Ne soyez pas trop aimable. C'est un défaut pour un avocat.
-Voici la proposition de madame Coudaire. Elle est fort généreuse.
-Guillaume, raccompagnez Monsieur, s'il vous plaît.
-Monsieur, après vous. S'il vous plaît.
Il frappe.
-Excuse me. The girl...
Where...
You know where ?
-I'm sorry, she left this morning. You didn't know ?
-Hein ?
-Ce matin, partie. Partie.
-Merci.
-Il est pas là, si c'est bien lui que vous cherchez.
-Quelle clairvoyance ! Il est où ? -Je suis pas si clairvoyante.
Café ? -Double. Merci.
-Il ne me dit rien, vous savez. Enfin, comme à vous, j'imagine.
-Merci. -Sucre ?
Ecoutez...
Si vous voulez pas de lui, il faut lui dire.
-Mais de quoi parlez-vous ?
-Autrement, c'est...
C'est comme une maison hantée.
Comme si un fantôme habitait chaque recoin de son esprit.
Personne d'autre peut s'y installer.
Il n'y a pas de place.
-Ca ne vous regarde pas, mais je vais vous le dire quand même.
Le fantôme, ce n'est pas moi.
-Quand vous le verrez, vous lui dites de m'appeler. D'accord ?
-Ca part, là.
-Vincent, le cochon noir, t'en es où ?
-Dix minutes ! -Les traces
de doigts, ça m'embête !
-Ca t'embête ?
-Oui. -C'est bon ?
-Bonjour, chef.
-BONJOUR, CHEF !
-Bonjour, chef ! -Bonjour, chef !
-Ce qui est bien avec toi, c'est qu'on n'est jamais déçu.
Super.
-Tu fous quoi ici ?
-Ta gueule.
-Je vais t'expliquer. -Pas la peine.
C'est pour Edouard, ça.
-Oui, chef.
-Romain... Romain, arrête !
-C'est bon, hein ? Ca vous plaît ?
C'est ma recette.
Et c'est mon restaurant.
-Je vois que le chaos galope à vos trousses, Romain.
Comme toujours.
-Vous vous êtes bien foutu de ma gueule.
-Je ne supporte pas qu'on me dise non. C'est ma faiblesse.
-Espèce
de merde.
-Merde !
-Que s'est-il passé ? -Monsieur, vous m'entendez ?
-Romain, qu'est-ce que t'as fait ? -Vous m'entendez ?
Appelez les secours.
Sous-titrage MFP.
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