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Original subtitles

Pleurs. -Chut !

... Malo, Malo.

...

...

Allez !

...

Putain ! ...

...

...

Allez, s'il te plaît, bois !

...

Putain !

Putain !

...

Tonalité.

Tonalité.

Allez, décroche ! ...

Putain, c'est pas possible.

Putain, c'est pas possible.

... Oh là !

Non, non, non, non !

...

...

Non, non, non ! -Ayyache ?

-Démarre !

...

Allez, putain !

-Descends, putain !

Allez !

Descends, petite tête ! Coup sur le camion.

Descends, petite tête ! Coup sur le camion.

-Je descends, je descends ! -Descends !

-Je descends, calme-toi.

-Elle est où, ma thune ?

-Je vais te la rendre, promis.

-Je vais te la rendre, promis.

-Ca fait 3 putains de mois.

Tu m'as demandé 2 000 balles, tu les as eus.

J'en ai besoin maintenant !

-T'as replongé ou quoi ?

-T'as replongé ou quoi ?

-Je t'emmerde. Ma thune !

-Laisse-moi une journée et t'as ta thune.

Demain, je te ramène tout. Je suis avec le petit là !

... -Me fais pas un coup de merde.

... -Me fais pas un coup de merde.

-Non. -Sinon, je te bute. Je te jure

-Non. -Sinon, je te bute. Je te jure

que je te bute !

...

Générique.

Générique.

...

...

...

-Merci beaucoup. -Y a pas de quoi.

-Merci beaucoup. -Y a pas de quoi.

-Bonjour, patron. -Bonjour. Salut, duchesse.

C'est quoi ce clébard ?

-Il est à côté du corps depuis le début.

Un automobiliste l'aurait percutée et aurait pris la fuite ensuite.

Un automobiliste l'aurait percutée et aurait pris la fuite ensuite.

-Marijo, Ben, ça va ? -Salut, patron.

Je te fais pas le topo. Pas de papiers, aucun signe distinctif,

pas de tatouage,

pas de tatouage,

pas de bijou, à part des boucles d'oreilles bon marché.

-L'automobiliste qui l'a trouvée

s'était arrêté pour le chien. -C'est sa maîtresse ?

s'était arrêté pour le chien. -C'est sa maîtresse ?

-Hm.

En tout cas, il aboyait comme pour la protéger.

-Putain ! -Elle respire.

-Elle est vivante ! -Vite !

-Elle est vivante ! -Vite !

-Reste avec nous, reste avec nous !

Allez, allez, allez ! -Va falloir t'accrocher, la fleur.

...

...

...

-J'ai vu les médecins, elle a fait un épisode de mort clinique

-J'ai vu les médecins, elle a fait un épisode de mort clinique

10 mn entre l'arrivée des secours et votre intervention.

-Globalement,

elle est dans quel état ? -Coma stade 3, fractures,

pronostic vital engagé.

pronostic vital engagé.

-Ca s'est passé vers quelle heure ? -Les ecchymoses vont violacées,

donc l'accident a dû avoir lieu hier entre 22h et minuit.

donc l'accident a dû avoir lieu hier entre 22h et minuit.

-Elle a passé toute la nuit

à survivre. Elle a quel âge ?

-D'après les examens, entre 16

et 18 ans. J'ai demandé une radio de l'émail de ses dents

et 18 ans. J'ai demandé une radio de l'émail de ses dents

pour une datation plus précise. -Oui.

-Il y a autre chose.

Elle est en période de lactation, elle allaite encore

son bébé.

-OK.

Merci. -A plus tard.

-A plus !

*Musique rock.

-Salut, mec. J'ai une putain de galère là.

-Salut, mec. J'ai une putain de galère là.

J'ai besoin de 500 balles, tu pourrais me dépanner ?

S'il te plaît, je te rends tout le mois prochain, je t'assure.

S'il te plaît, je te rends tout le mois prochain, je t'assure.

OK.

Ouais, pas grave. Laisse tomber, t'inquiète.

Ouais, pas grave. Laisse tomber, t'inquiète.

Salut.

Nina ?

-Salut, Ayyache. Ca va ? -Oui.

J'ai une grosse galère, tu pourrais me dépanner de 500 balles ?

J'ai une grosse galère, tu pourrais me dépanner de 500 balles ?

-500 balles ? -Je te les rends vite.

-Tu veux que je prenne ça où ? Sur mon compte épargne ?

Demande à Paulo.

Demande à Paulo.

-C'est fait, il n'a plus rien.

-Ah ! Désolée, ma poule.

-Tu pourrais me garder Malo, s'il te plaît ?

-Tu pourrais me garder Malo, s'il te plaît ?

-Je suis désolée, mais je suis pas très gamin.

Ici, on n'est pas très bébé.

Réfléchis peut-être à te poser ailleurs.

Réfléchis peut-être à te poser ailleurs.

-Ouais, je vois.

*...

*...

-La battue, ça a donné quoi ?

-Rien. Aucune trace du bébé aux alentours de l'accident

et l'enquête de voisinage n'a rien donné non plus.

et l'enquête de voisinage n'a rien donné non plus.

-Quelqu'un l'attend forcément !

Elle a pas laissé son bébé tout seul pour aller promener

son clébard au bord d'une nationale.

Checkez maternités, foyers, lycées. On sait si le chien a été pucé ?

Checkez maternités, foyers, lycées. On sait si le chien a été pucé ?

-Il l'était pas,

mais on a trouvé ça accroché à son collier.

-Une médaille de baptême ? -Ca devait appartenir à la gamine.

-Une médaille de baptême ? -Ca devait appartenir à la gamine.

-"26 août..."

L'année est effacée, ça aurait été trop facile.

-Je l'ai envoyée au labo, ils vont la restaurer.

-Je l'ai envoyée au labo, ils vont la restaurer.

-On n'aura pas les résultats avant Noël.

-Duchesse ?

Tu veux voir comment on leur met la pression ?

-Avec plaisir. -Allez !

-Avec plaisir. -Allez !

-Je crois que j'ai un truc intéressant.

J'ai épluché les vidéosurveillances de la N227.

J'ai épluché les vidéosurveillances de la N227.

On a une 1re caméra 5 km avant le lieu de l'accident

et une autre, 3 km après.

Entre 22h et minuit, une centaine de véhicules sont passés par là.

Entre 22h et minuit, une centaine de véhicules sont passés par là.

Cette voiture-là...

On voit sur la 1re caméra qu'elle fait des embardées.

On retrouve la même sur la 2de.

Là où ça cloche, c'est les time codes des 2 caméras.

Là où ça cloche, c'est les time codes des 2 caméras.

Cette voiture-là

a mis 5 mn de plus pour la même distance.

-Elle s'est arrêtée ? -Oui.

J'ai passé la plaque au fichier SIV, elle appartient à M. Lopez.

J'ai passé la plaque au fichier SIV, elle appartient à M. Lopez.

Il a cru intelligent de déclarer comme par hasard

le vol de son véhicule ce matin.

-Il devrait arrêter de regarder les mauvais polars.

-Il devrait arrêter de regarder les mauvais polars.

On y va ? -Allez !

-Même pas 200 ?

OK, laisse tomber, pas grave.

Monsieur ?

...

...

...

-Monsieur ?

Monsieur, vous le prenez ? -Oui.

-12,50 s'il vous plaît.

-Euh...

Le bébé chouine. Chut !

-On a tout dit à vos collègues.

On a réalisé que la voiture avait été volée ce matin.

On a réalisé que la voiture avait été volée ce matin.

-Oui, bien sûr.

Hier soir, vous êtes sortis ? -Oui, on a dîné avec des amis.

Hier soir, vous êtes sortis ? -Oui, on a dîné avec des amis.

-Dîné...

et picolé pas mal ?

-Non. -Non ?

-Enfin, un peu.

-Ah...

-M. Lopez, Mme Lopez ?

Et si on arrêtait de se raconter n'importe quoi ?

Une femme a été renversée hier sur la N227.

Une femme a été renversée hier sur la N227.

Elle venait d'accoucher, un bébé

se retrouve seul.

Ce serait bien d'aller à l'essentiel, non ?

-On vous dit la vérité.

-On vous dit la vérité.

Hier, on est rentrés et ce matin, elle avait disparu.

-M. Lopez, pourquoi vous vous entêtez comme ça ?

Mme Lopez.

La victime est dans le coma.

-Elle est vivante ? -Putain, Cécile !

-Oui, elle est vivante.

-Oui, elle est vivante.

Vous allez nous raconter

ce qui s'est passé.

-Elle a surgi de nulle part.

-On a voulu l'aider,

-On a voulu l'aider,

mais son chien était agressif.

-Et appeler les secours, non ?

-Mon mari avait un peu bu, on avait peur

d'avoir des problèmes.

-On va pas se mentir : des problèmes, vous allez en avoir.

...

...

...

...

...

-Je suis tellement désolé.

J'ai réussi à donner le biberon au petit.

C'était pas facile, mais il s'est accroché.

Il faut que tu t'accroches toi aussi.

Il faut que tu t'accroches toi aussi.

On a besoin de toi.

J'ai besoin de toi.

Je vais pas pouvoir rester.

Il y a Rico qui ne me lâche pas avec sa thune.

Mais je m'occupe de tout, je vais tout arranger.

Mais je m'occupe de tout, je vais tout arranger.

Quand tu seras réveillée, on viendra te chercher avec Malo.

On a besoin de toi.

Mouvement dans les couloirs.

...

J'y vais !

Ouais, Vince ?

Non, t'inquiète pour la thune.

J'ai besoin d'autre chose.

-Darius ?

-Darius ?

Je peux te parler ?

-J'arrive. -Oui.

-Tu veux un café ?

-Non, tu me dis ce que t'as à me dire et c'est bien.

-Non, tu me dis ce que t'as à me dire et c'est bien.

-J'ai l'adresse de la maison.

En améliorant la définition de la photo,

En améliorant la définition de la photo,

la Scientifique a relevé le numéro de la bouche d'incendie.

C'est pas ce que t'avais demandé avec tes moyens à la Darius ?

C'est pas ce que t'avais demandé avec tes moyens à la Darius ?

-Qu'est-ce que tu traficotes ?

Il y a un mois, t'étais pas pressé d'en savoir plus,

et aujourd'hui, tu t'intéresses.

et aujourd'hui, tu t'intéresses.

-Je traficote rien, j'ai mes ordres.

Avec le suicide de Carlos Da Silva,

cette affaire n'est plus prioritaire.

cette affaire n'est plus prioritaire.

-Et officieusement ?

-Tu fais comme tu veux comme d'habitude.

Rentre chez toi, on part tôt. -Comment ça "on" ?

-Je t'accompagne.

-Hé, Ronald.

Il est où, le piège ?

-Il n'y a pas de piège. J'ai mes raisons, c'est tout.

-Il n'y a pas de piège. J'ai mes raisons, c'est tout.

-Les Lopez sont passés aux aveux, ils ont renversé Fleur.

-Les Lopez sont passés aux aveux, ils ont renversé Fleur.

-OK.

-Ils avaient bien picolé,

ils l'ont percutée, ils ont pris la fuite.

ils l'ont percutée, ils ont pris la fuite.

-Bande d'enfoirés.

-Vous, ça donne quoi ?

-Entre-temps, on a eu les résultats d'analyses,

Fleur a 17 ans. -Ca fait...

Fleur a 17 ans. -Ca fait...

2006, c'est ça ? -Tiens, ça y est.

J'ai les résultats du labo.

Ils ont passé le médaillon aux infrarouges

et réussi à récupérer les 2 dernières lettres du prénom : IE.

et réussi à récupérer les 2 dernières lettres du prénom : IE.

-Vu le nombre de prénoms qui finissent en IE, c'est pas gagné.

-On a la date précise du baptême et un indice du prénom,

-On a la date précise du baptême et un indice du prénom,

on peut chercher dans les registres

des diocèses. -Bah voilà !

-Bah oui. -Y a plus qu'à bosser !

Moi, je vais y aller parce que j'ai un...

Moi, je vais y aller parce que j'ai un...

Un petit truc.

-OK ! -D'accord.

-BONNE SOIREE ! -Bonne soirée !

-Profite bien, Marijo.

-Profite bien, Marijo.

-"Un petit truc".

-Un truc...

J'y vais parce que moi aussi, j'ai un truc !

-Ah bon ? -Ouais.

-Ah bon ? -Ouais.

Je vais chercher mon petit à la crèche.

-Ah, d'accord ! -Voilà. Tu fais quoi ?

-Euh... rien. Je vais bosser encore un peu.

-Euh... rien. Je vais bosser encore un peu.

-Bonne soirée ! A demain. -Yes !

-Je venais souvent jouer ici quand j'étais petite.

Mon père bossait à l'écluse là-bas.

Mon père bossait à l'écluse là-bas.

Je viens là pour me vider la tête.

C'est...

C'est mon endroit secret,

je voulais vous le montrer.

je voulais vous le montrer.

-Je vous remercie de votre confiance.

-Vous pouvez.

Je l'accorde pas facilement.

J'ai dit au revoir à mes fantômes.

Je les ai laissés partir,

et ça, c'est vraiment grâce à vous. -Montrez-moi.

et ça, c'est vraiment grâce à vous. -Montrez-moi.

-Quoi donc ? -Dans vos yeux, je veux voir.

-Je sais pas trop ce que vous allez y trouver.

-Attendez.

Bien sûr qu'on y voit quelque chose.

-Quoi ? -Que vous manquez de sommeil.

-Quoi ? -Que vous manquez de sommeil.

-Ca, c'est vrai.

Le métier que je fais, ça aide pas pour faire des beaux rêves.

-Pourquoi vous continuez alors ?

-Pourquoi vous continuez alors ?

-Parce que je...

Parce que je me sens utile, parce que ça me...

C'est ce qui me permet de me tenir debout.

C'est ce qui me permet de me tenir debout.

Mais bon Dieu, ce que ça use !

-Petite faim, capitaine ?

-Heureusement que vous n'étiez pas chargé du pique-nique.

-Allez.

-Merci.

Je croyais que chez vous, les femmes servaient les hommes.

-C'est vrai.

Mais chez nous, les femmes ne manquent de rien.

Mais chez nous, les femmes ne manquent de rien.

-Un peu de liberté quand même !

J'ai jamais eu besoin de personne pour subvenir à mes besoins

et je n'ai jamais servi personne, ni patron ni mari.

et je n'ai jamais servi personne, ni patron ni mari.

-Peut-être que la 1re chose à faire quand on veut se faire confiance,

c'est de jamais juger.

-Pardon. Vraiment, je suis...

-Pardon. Vraiment, je suis...

Je suis vraiment désolée.

Je suis trop cash.

C'est un vrai problème chez moi.

-Je sais. C'est la 1re chose que j'ai vue chez vous.

-Je sais. C'est la 1re chose que j'ai vue chez vous.

La carapace.

Verts.

-Pardon ?

-Vos yeux sont verts. Ils sont très beaux.

-Merci.

...

...

...

...

...

...

...

...

...

-Ah tiens, j'ai amené des gâteaux !

C'est ceux avec la crème.

C'est ceux avec la crème.

Vas-y, prends-en un.

-Merci.

Tu peux me séparer les deux faces ?

J'aime bien les manger séparément. Merci.

J'aime bien les manger séparément. Merci.

Voilà, super !

C'est vachement bon comme ça. -Ouais.

C'est vachement bon comme ça. -Ouais.

C'était pas dans cette forêt que la petite Kramer avait disparu ?

-Si, notre 6e enquête.

-Si, notre 6e enquête.

-Bravo, quelle mémoire !

-Je me souviens de tout.

-Moi aussi.

-Bonjour. -Bonjour, Gaëlle.

Vous allez bien ? Hop !

Il s'est réveillé une fois,

mais sinon ça a été. Tenez. Au revoir, mon amour !

Pleurs de bébé.

... -Arrête, Malo.

...

...

Arrête !

Putain !

...

...

C'est pas possible.

...

...

Bonjour. -Monsieur ?

Bonjour. -Monsieur ?

-Mon fils n'arrête pas de pleurer, je sais pas quoi faire.

J'ai une urgence, je peux pas le garder.

-Et ? -Je me disais que

je pourrais vous le laisser.

je pourrais vous le laisser.

-C'est pas comme ça que ça fonctionne.

Il faut remplir un dossier et le déposer à la mairie.

-S'il vous plaît. -Non, désolée.

-Fait chier ! ...

-Fait chier ! ...

-Qu'est-ce qui se passe ? -Je sais pas. Un paumé

qui veut qu'on garde son fils.

...

...

-Quoi ? -Monsieur ?

Bonjour.

Qu'est-ce qui se passe avec votre bébé ?

-Je sais pas, il arrête pas de pleurer, je sais pas quoi faire.

-Je sais pas, il arrête pas de pleurer, je sais pas quoi faire.

-Je peux le voir ?

-Euh...

Oui. Oui, allez-y. -Merci.

...

...

Il a de la fièvre.

C'est une otite. Vous l'avez amené chez le médecin ?

C'est une otite. Vous l'avez amené chez le médecin ?

-Une otite ? Non.

-Il faut là !

-OK.

-Il va vous prescrire des antibiotiques.

Donnez-lui du paracétamol.

Donnez-lui du paracétamol.

-OK.

-Il faut vous occuper de votre bébé car ça peut se compliquer.

Il est très chaud, c'est pas normal.

Il est très chaud, c'est pas normal.

...

Non, non.

Non ! Non !

Aidez-moi ! Aidez-moi !

-T'es déjà là ? Ca va ? -Ca va ?

-T'es déjà là ? Ca va ? -Ca va ?

-J'ai trouvé l'identité de Fleur.

Emilie Gachet.

C'est son certificat de baptême.

J'ai prévenu les parents, ils sont en route pour l'hôpital.

J'ai prévenu les parents, ils sont en route pour l'hôpital.

-Super, bravo. Bien joué ! -Ca va, toi ?

-Oui.

Ta soirée, ça a été ?

-Oui, avec mon p'tit gars, tranquille.

-Oui, avec mon p'tit gars, tranquille.

-Euh... Ben ? -Oui.

-Euh...

Je sais pas trop comment te le dire,

je voulais juste te dire...

Ca va être maladroit, je sais pas trop comment...

Ca fait quelques jours...

Ca fait quelques jours...

-J'ai eu Darius, il viendra pas.

Il m'a refilé les rênes. On va se mettre à bosser.

-Du nouveau sur l'enquête

de sa mère ? Portable.

de sa mère ? Portable.

-Alex ?

Ouais ?

Il y a un problème ?

Quoi ?

Lou, ça va ?

Putain !

Je m'en occupe, je te tiens au courant, OK ?

Merci, Alex. Ciao !

C'est Gaëlle, celle qui s'occupe de mon fils à la crèche.

C'est Gaëlle, celle qui s'occupe de mon fils à la crèche.

Elle a été kidnappée.

-On est où ?

S'il vous plaît.

S'il vous plaît, me faites rien.

Le bébé pleure.

...

...

Laissez-moi sortir, je dirai rien. S'il vous plaît...

Laissez-moi sortir, je dirai rien. S'il vous plaît...

...

...

Non ! -Arrête-toi,

Non ! -Arrête-toi,

je te dis !

-Non !

-Arrête.

-Non !

...

...

...

...

...

...

...

...

...

-Bonjour, madame.

-Bonjour.

-SRPJ de Lille.

-Oui ? -On pourrait se parler ?

-Bah oui. -Merci.

On est à la recherche de cette femme...

qui se trouve être ma maman

qui se trouve être ma maman

et dont tout porte à croire qu'elle a habité ici, petite.

Ca vous dit quelque chose ?

-Oui, je me souviens. -C'est vrai ?

-Je me souviens très bien.

-Je me souviens très bien.

-Ca y est !

C'est lui qui a enlevé Gaëlle.

D'après le gars chargé de l'enquête,

un jeune homme paumé qui voulait laisser son fils à la crèche.

un jeune homme paumé qui voulait laisser son fils à la crèche.

-Un papa dépassé, un bébé dans la nature, c'est une coïncidence ?

-On file à l'hôpital

voir les parents de la petite.

On leur montre

le portrait-robot. Tu nous diras ! -Yes !

-Je dois y aller, gardez le petit et ce soir, vous êtes chez vous.

-D'accord.

-Je vais vous détacher.

Restez tranquille,

d'accord ?

Je vais pas vous faire de mal.

Pleurs du bébé.

J'avais acheté du lait

avec sa mère au cas où.

avec sa mère au cas où.

-Elle est où sa mère ?

Vous l'avez tuée ? -Hein ?

-Mais non ! Vous êtes malade ?

Papa revient vite. OK, mon coeur ?

Deux heures.

Il ferme à clé.

Pleurs.

...

...

-Elle était mignonne, cette petite.

Elle venait en vacances ici avec sa famille tous les étés.

Mais la pauvre gamine...

c'était pas tous les jours facile pour elle.

-Qu'est-ce que vous voulez dire ?

-Je ne sais pas... mais elle semblait malheureuse.

-Je ne sais pas... mais elle semblait malheureuse.

-Qu'est-ce qui la rendait malheureuse ?

-Sa famille. Il faut dire qu'elle était particulière.

-Sa famille. Il faut dire qu'elle était particulière.

-Comment ça particulière ?

-Ils ne parlaient pas.

J'ai bien essayé plusieurs fois

J'ai bien essayé plusieurs fois

de discuter avec eux mais...

ils étaient pas expansifs. Par contre,

la petite, elle oui.

Elle me parlait de ses rêves.

Elle rêvait de partir en bateau avec moi.

-Ah bon ?

-Et un été, ils sont revenus, sans elle,

-Et un été, ils sont revenus, sans elle,

et j'ai jamais su pourquoi.

-Vous vous souvenez de son nom ?

-Ah non, je... Désolée, j'ai pas la mémoire des noms.

Ah mais !

Par contre, je crois que...

Par contre, je crois que...

Ne bougez pas.

-Tu veux du sucre ?

-Tu veux du sucre ?

-Non, j'aime pas le thé.

-Pourquoi tu lui as pas dit ? -Parce que...

-Voilà.

Suzanne Grente.

-"Suzanne Grente".

Je peux le garder ? -Mais oui, bien sûr.

-Elle nous rejetait, nous.

Notre mode de vie, nos valeurs.

Elle voulait vivre sans contraintes, être libre,

Elle voulait vivre sans contraintes, être libre,

alors un jour, elle est partie.

-Vous êtes restés en contact avec elle ?

-Au début, oui, un peu,

mais elle ne nous parlait que quand elle avait besoin d'argent,

alors on en a eu marre.

-Un jour, on a dit non. On n'a plus eu de nouvelles après.

Ca fait 6 mois.

Ca fait 6 mois.

On aurait pu continuer à l'aider, c'était pas grand-chose.

-Bien. Elle fréquentait quelqu'un ?

-Non.

-Oui.

Un ami de son frère.

-Est-ce que... c'est lui ?

-Oui.

-Oui.

On avait demandé à son frère de ne plus le fréquenter,

il avait une mauvaise influence sur lui,

il vivait dans un squat.

-Tu savais ça et tu m'as rien dit ?

-Tu savais ça et tu m'as rien dit ?

-Excusez-moi, est-ce que vous vous souvenez de son nom ?

-Ayyache.

Ayyache Bellerin.

Ayyache Bellerin.

-Ouvre ta caisse !

T'attends quoi ? Vas-y !

Vas-y, ouvre maintenant !

-Les flics arrivent.

-Quoi ?

-J'ai appuyé sur l'alarme, ils seront là dans une minute.

-Putain !

Pourquoi tu me dis ça ? -T'es venu hier avec ton bébé.

Pourquoi tu me dis ça ? -T'es venu hier avec ton bébé.

T'as pas l'air d'être un mauvais gars.

Ce serait con d'aller en prison. -Allez, ouvre ta caisse !

-Tiens,

prends ça et casse-toi.

Allez !

Sirène.

...

...

-J'ai son casier : Ayyache Bellerin.

Arrêté à de multiples reprises pour possession

de stupéfiants, il a été condamné à une injonction thérapeutique

de stupéfiants, il a été condamné à une injonction thérapeutique

*qu'il n'a pas respectée. -On file sa photo aux brigades,

*gares, stations-service, commerces...

Il va faire des achats.

...

...

...

-Vous allez me laisser partir ?

-Je sais pas, c'est la merde. -Comment ça ?

-Je sais pas, c'est la merde. -Comment ça ?

-C'est l'autre enfoiré de Rico.

Il veut pas me lâcher, il me rend dingue.

-Qui c'est Rico ?

-C'est un mec qui nous a prêté de la thune

-C'est un mec qui nous a prêté de la thune

pour réparer notre van

et c'est un putain de camé ! Il est en train de me rendre fou.

Je devais lui rendre sa thune aujourd'hui et j'ai rien.

Je devais lui rendre sa thune aujourd'hui et j'ai rien.

Si je lui rends pas, il va me buter ou il s'en prendra à Malo

ou Emilie. -C'est sa mère ?

-Ouais. -Elle est où ?

-Elle est à l'hôpital dans le coma.

-Qu'est-ce qui s'est passé ?

-L'autre soir, on s'est engueulés

-L'autre soir, on s'est engueulés

car Malo n'arrêtait pas de pleurer, je savais pas quoi faire.

Je lui ai dit qu'elle savait pas s'en occuper, elle s'est barrée.

Je lui ai dit qu'elle savait pas s'en occuper, elle s'est barrée.

Elle s'est fait renverser par une voiture.

-Je suis désolée.

-Putain !

-Tu sais...

il est pas trop tard.

T'as rien fait de mal. Si tu me ramènes, je dirai rien.

Pleurs du bébé.

Pleurs du bébé.

-Qu'est-ce qu'il a ? Il s'arrête jamais.

... -C'est son otite, ça s'aggrave.

... Prends ça, s'il te plaît.

Va à la pharmacie. Tu m'écoutes ?

Va à la pharmacie. Tu m'écoutes ?

Va leur demander du paracétamol et des gouttes anti-inflammatoires.

Vas-y, s'il te plaît, maintenant.

...

...

-Tu m'envoies l'adresse. Merci, Lolo.

-T'as du nouveau ?

-On a retrouvé la fiche d'état civil de Suzanne.

-On a retrouvé la fiche d'état civil de Suzanne.

Ses parents sont morts mais elle a un frère à Dunkerque.

On peut y être avant ce soir. -Attends.

On va se calmer et se parler.

Qu'est-ce qui a changé ? T'as eu une apparition ?

Qu'est-ce qui a changé ? T'as eu une apparition ?

Pourquoi tu fais tout ça ? On se parle plus depuis 15 ans.

Rien ne te paraît étrange ? -Tu voulais la paix, non ?

Tu l'auras jamais tant que t'auras pas réglé ton histoire,

Tu l'auras jamais tant que t'auras pas réglé ton histoire,

et tant que t'auras pas la paix, on l'aura pas. T'as tout sacrifié

pour ça : ta famille adoptive, la mienne, on a tous payé cher.

-Il n'y a pas un truc

-Il n'y a pas un truc

que j'ai fait de bien ?

-A quel prix ? A quel prix, Darius ?

T'es un mélange de lumière et de chaos, c'est ça le problème.

T'es un mélange de lumière et de chaos, c'est ça le problème.

Et même ton équipe, tu les as complètement retournés.

Ils sont fâchés avec tout le monde pour toi !

Maintenant que tu nous as emmenés dans ta galère,

Maintenant que tu nous as emmenés dans ta galère,

on y va et on en finit.

...

-Allez, allez !

Allez.

Allez, on y va.

On y va.

Chut...

Chut...

Ah !

-Il est où, Ayyache ?

Portable.

...

-Allô ?

*-C'est moi.

-Lili ?

*Comment ça va ? Comment tu te sens ?

*Comment ça va ? Comment tu te sens ?

-Ca va. Malo va bien ?

-Oui, il va bien.

Il est un peu malade mais ça va.

-Il a quoi ?

*-Rien de grave, c'est une otite,

mais j'ai les médicaments, donc t'inquiète, il va bien.

*Toi, comment tu te sens ?

-Moi, ça va.

J'ai un peu du mal à bouger, mais ça va.

-Je suis désolé.

Je m'en veux tellement.

*-Mais...

*Il y a la police ici.

*Il y a la police ici.

Qu'est-ce qui se passe ?

-C'est...

C'est compliqué mais... je vais tout arranger.

*On va venir te chercher.

*On va venir te chercher.

On arrive.

D'accord ?

-OK.

Viens vite.

Viens vite.

...

...

...

-Alors, Ben ? -Alors ?

-On a pu l'intercepter ? -Non, il a été repéré

en sortant d'une pharmacie, rue Saint-Sauveur il y a 15 mn.

en sortant d'une pharmacie, rue Saint-Sauveur il y a 15 mn.

On remonte sa trace avec les caméras de la ville.

Il va vers la périphérie.

Allez, allez, amène-nous là où tu retiens Gaëlle.

...

...

...

Le bébé chouine.

Le bébé chouine.

-Tu fais chier ! Mon fric est où ?

Tu m'as pris pour un con ? Il est où ?

-Léon Grente ?

-Oui ?

-Commissaire Chistera, commandant Darius, SRPJ de Lille.

Vous connaissez une personne dénommée Suzanne Grente ?

Vous connaissez une personne dénommée Suzanne Grente ?

-Suivez-moi.

Suzanne est partie le jour de ses 18 ans.

Elle voulait être libre, vivre sa vie.

Et elle a laissé quoi derrière elle ?

Et elle a laissé quoi derrière elle ?

Que des soucis pour mes parents,

alors oui, on a tous décidé de l'oublier.

-Elle a laissé un fils aussi.

-Elle a laissé un fils aussi.

Vous l'avez devant vous.

Apparemment, vous n'avez pas trop envie de me parler.

Apparemment, vous n'avez pas trop envie de me parler.

Hein ? Ce que je comprends, vous avez vos raisons.

Je suis commandant et mon métier, c'est d'obtenir des réponses

et je suis pas en train de vous parler d'une querelle familiale.

Je vous parle d'un meurtre.

Quelqu'un a assassiné ma mère, votre soeur.

Quelqu'un a assassiné ma mère, votre soeur.

On l'a retrouvée emmurée.

Son corps en décomposition.

Elle a été frappée et étranglée.

Elle a été frappée et étranglée.

Je comprends pour vous, c'est plus pratique de l'oublier.

Mais moi, c'est ma mère.

Elle a peut-être pas suivi le chemin que ses parents voulaient

pour elle ou pour eux, mais elle a mérité de finir comme ça ?

M. Grente. Sur son chemin,

elle a fait des rencontres. Il s'est passé des choses graves

et c'est ce que je dois découvrir.

-Je suis désolé mais...

j'ai jamais revu ma soeur après son départ.

Je peux rien vous dire de plus.

Je peux rien vous dire de plus.

-OK.

Vous avez conservé des affaires ayant appartenu à ma mère ?

-Oui, je crois qu'il doit rester quelques caisses au grenier.

-Elle est où ma thune ?

-Elle est où ma thune ?

-Je vais le trouver ton argent, je te le jure.

Il me faut plus de temps.

Quelqu'un parle fort.

...

...

-(Duchesse ? A droite !)

...

...

...

...

...

...

-M'oblige pas à faire ça.

-Rico, on se connaît depuis 10 ans, tu peux me faire confiance.

-Justement, j'aurais pas dû !

Je te demande juste ma thune. -Je sais, laisse-moi du temps.

Plus de temps.

-Tu me l'as fait à l'envers. -Non, pas du tout.

-Tu me l'as fait à l'envers. -Non, pas du tout.

Je t'ai dit que je te rembourserais

et je vais le faire. -Te fous pas de moi.

Pourquoi t'es planqué ici alors ?

-Tu connais cette maison, on l'a squattée

-Tu connais cette maison, on l'a squattée

ensemble, tu te rappelles ? On venait avec Lili.

Je serais pas venu là me planquer.

-Pourquoi t'as pas ma thune ? -J'ai pas pu m'en occuper.

-Pourquoi t'as pas ma thune ? -J'ai pas pu m'en occuper.

Je suis venu ici car le petit

est malade, c'est tout. -Je m'en fous de ton gosse.

J'ai besoin de mon fric.

-Lâche ton arme !

-Lâche ton arme !

-Quoi ? -Lâche ton arme !

-Bouge pas !

Laisse partir le petit.

-Toi, tu bouges pas !

-Toi, tu bouges pas !

-Lâche ton arme, putain ! -Ben, Ben, Ben.

Reste avec moi, regarde-moi. -Allô ?

-Regarde-moi, je suis là.

-Collègue touché par balle !

-Collègue touché par balle !

-Ben, reste avec moi.

Reste avec moi, regarde-moi.

Je suis là, je suis là.

-Ben ? Ben ? -Regarde-moi.

-Ben ? Reste, reste.

-Ben ? Reste, reste.

-C'est Claire, tu me regardes, c'est moi.

-Ben, Ben, Ben ?

...

...

...

...

Vibreur.

...

...

...

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