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-"On lâche rien."
-C'est bien là, et mets la localisation surtout.
-C'est bon, on y va ?
-C'est bon, on y va ?
-Tiens, Jeanne ! -Merci.
-On se dépêche, les filles, par contre !
-Ouais.
...
...
...
...
Fracas. -AH !
...
-Alors, les putes ?
Viens au lieu de me regarder,
ramène-toi ici !
-T'as pas à lui obéir.
-Qu'est-ce que tu veux ?
-Tu t'es foutue de ma gueule.
-De quoi tu parles ? -Fous-lui la paix.
-Tais-toi !
-Tais-toi !
Avec vos affiches là ! Les gars, enlevez-moi ça.
T'as cru que tu pouvais me faire ça ?
Tu crois que je vois rien ?
Tu crois que je vois rien ?
-Je t'ai fait quoi ? -T'es qu'une pute.
Tu comprends ça ? Une pute !
-Non !
-Tu vas faire quoi là ?
-Tu vas faire quoi là ?
-Ah !
Au secours !
Au secours !
Ah !
Au secours !
Générique.
...
...
...
-Vous êtes comme moi, vous dormez pas beaucoup.
Je vous cherchais.
Que faites-vous ? -Je réépluche tout :
Que faites-vous ? -Je réépluche tout :
faits divers, plaintes, disparitions, mains courantes,
les signalements DDASS entre 1972 et 1978.
Qu'est-ce qui a poussé
une jeune femme à déguiser son garçon en fille,
à vivre dans un appart vide,
sans ressources ? Elle fuyait qui, pourquoi ?
J'ai le point d'arrivée, mais il me manque le point de départ.
J'ai le point d'arrivée, mais il me manque le point de départ.
-Commandant ? -Oui.
-On peut pas être 2 à mener
cette enquête. Chistera me l'a confiée.
C'est à lui que je dois rendre des comptes.
C'est à lui que je dois rendre des comptes.
C'est une situation compliquée. On doit la gérer du mieux possible.
-Je dois comprendre que vous êtes chargée de l'enquête,
mais vous comprenez de votre côté que je suis chargé émotionnellement
mais vous comprenez de votre côté que je suis chargé émotionnellement
par cette enquête ?
-C'est ça, le problème. -Le concierge a lâché des infos ?
-Vous l'auriez su.
-Vous l'auriez su.
-Vous avez un corps et un suspect, pourquoi vous le cuisinez pas ?
Je veux assister aux interrogatoires.
-On vous tiendra informé. -Vous me faites pas confiance ?
-On vous tiendra informé. -Vous me faites pas confiance ?
-Pourquoi je vous ferais confiance ?
-Ca ouvre des portes au lieu d'en fermer.
La confiance est le tissu de la vie, ça permet de grandir ensemble.
La confiance est le tissu de la vie, ça permet de grandir ensemble.
S'il n'y a pas de confiance... il n'y a rien, en fait.
-Vous voyez ? Pour une fois, on est d'accord.
-Ca va, patron ?
-Comment il va, le Ben ? -Ca va.
-Comment il va, le Ben ? -Ca va.
-Désolé pour le retard, je refaisais le monde avec Risser.
-Je suis pas près de l'inviter au resto ! Elle t'a pris la tête ?
-C'est compliqué.
Elle veut rien lâcher.
-Tu vas faire quoi ?
-C'est une bonne question. Comme d'hab, je pense.
-Du coup, on a commencé sans toi. -OK ! Salut.
-Du coup, on a commencé sans toi. -OK ! Salut.
-Merci, Julien.
On a un homme de 50 ans environ,
sur le banc. Un riverain l'a retrouvé ici à 6h du mat.
Pas de trace du couteau mais il a été poignardé dans le dos
Pas de trace du couteau mais il a été poignardé dans le dos
et dans l'abdomen, pas de téléphone ni pièce d'identité.
-Bonjour, patron.
-Salut.
Ca fait plaisir de vous voir.
Ca fait plaisir de vous voir.
-Ah ! -NOUS AUSSI.
-Vu le nom du parc, on part sur Vauban ?
-Ouais. On avait mis ça.
-On a du nouveau, les filles ? -Non, y a pas grand-chose.
-On a du nouveau, les filles ? -Non, y a pas grand-chose.
Il portait une alliance,
il avait une chaîne en or avec une croix autour du cou.
-Il avait ça sur lui.
-Oui. Merci, Estelle.
C'était un truc là pour faire gratte-gratte avec la guitare.
-Ca s'appelle un "médiator". -Oui,
j'allais le dire.
-Donc, un homme marié catho qui jouait de la guitare.
-Donc, un homme marié catho qui jouait de la guitare.
-Il y a des traces de sang ici,
mais on a relevé d'autres traces de sang
sous le saule là-bas.
-C'est pas la scène de crime initiale.
-C'est pas la scène de crime initiale.
...
...
...
...
-Salut, Juliette ! -Bonjour, Marina.
-Ca va, les filles ? -CA VA !
-Alors ? Ca se passe ici ?
Jeanne ? Qu'est-ce qui t'est arrivé ?
Jeanne ? Qu'est-ce qui t'est arrivé ?
-Une bande de racailles qui nous ont fait chier hier.
On y retourne ce soir.
On va pas baisser les yeux. -Les filles !
Il y a des quartiers à éviter pour les collages.
Il y a des quartiers à éviter pour les collages.
Il faut être plus que 4, avoir un spray au poivre et un portable.
Si on vous emmerde, vous restez groupées.
Vous êtes ici pour être tranquilles,
Vous êtes ici pour être tranquilles,
pas pour revenir avec des traces de baston.
-OK !
-Jeanne ?
Tiens.
Rosalie a apporté ça, c'est à toi. -Ouais.
Rosalie a apporté ça, c'est à toi. -Ouais.
Il a dû tomber dans la baston hier, merci.
-Vu les rigidités, Vauban est mort autour de 2h du matin
et il y a eu bagarre. Il a des congestions cutanées récentes.
Vous voyez cette ligne fine sur l'arête du nez ?
C'est une rhinoplastie.
-On peut considérer
qu'il s'était refait faire le nez.
-C'est pas courant les hommes qui font de la chirurgie esthétique ?
-Ca peut être une chirurgie réparatrice.
-Boxeur ou minet de 50 ans ?
Le choix est large.
Je vais faire le tour des instituts pour vérifier.
-Ouais. -Là, on voit un ancien tatouage,
-Ouais. -Là, on voit un ancien tatouage,
effacé au laser. Ca pourrait être un cheval.
Et pour la blessure,
l'hémorragie a été très lente. Ca, et le sang séché
l'hémorragie a été très lente. Ca, et le sang séché
sur les mains. Il a dû se faire
un point de compression lui-même
et marcher 15 mn avant de succomber.
-Il faut un sacré cran.
-Il faut un sacré cran.
-Et le dernier truc : il a de la corne sur les doigts
et une tendinite à l'épaule
comme s'il jouait
d'un instrument à cordes.
d'un instrument à cordes.
-J'aurais jamais cru qu'il y avait autant de luthiers par ici.
-Moi non plus.
Sons de guitare.
...
-Bonjour.
Que puis-je faire pour vous ? -POLICE.
Que puis-je faire pour vous ? -POLICE.
-Tout va bien.
-C'est juste pour vous poser une question.
-OK ! -On voulait savoir si, par hasard,
c'était un de vos clients ?
-Oui, il est venu il y a quelques semaines
-Oui, il est venu il y a quelques semaines
pour la réparation du chevalet sur sa guitare,
une Felipe Conde de 73, un bijou. -Vous vous souvenez
de comment il a réglé la réparation ?
de comment il a réglé la réparation ?
-Non. Par contre, je peux regarder dans mon registre.
Oui ? -Volontiers.
-Merci.
-Registre, la Felipe Conde...
-Registre, la Felipe Conde...
Ah !
Il est venu la récupérer le 12. Il a payé en liquide.
-Ca s'achète où ça ?
-Un modèle de 73, pour moi, c'est de la seconde main,
-Un modèle de 73, pour moi, c'est de la seconde main,
impossible à dire.
-Il était déjà venu chez vous ? -Non,
je l'avais jamais vu. -OK.
Vous avez un système de vidéosurveillance,
vous auriez accès aux archives vidéo ?
-Oui, je vais regarder. -Super ! Merci beaucoup.
-Alors...
Hop !
Donc, le 12... -Et au fait, bon anniversaire.
-Merci.
-T'as prévu un truc ? -Euh non,
rien de spécial. Enfin, Alexis m'invite au resto.
Je sais pas si je vais pouvoir y aller vu le boulot.
-Je te couvre. S'il reste des papiers à finir, je le ferai.
-Je te couvre. S'il reste des papiers à finir, je le ferai.
Prends ta soirée.
-Ca y est, je l'ai !
Donc, c'était à 11h02, très exactement.
Donc, c'était à 11h02, très exactement.
Play !
C'est lui.
-Pardon,
y a pas le son ?
-Ah bah non ! -C'est dommage.
-C'est grave ? Désolée.
-C'est grave ? Désolée.
-Et là, il a oublié
-Et là, il a oublié
son truc.
-Ca s'appelle un "capodastre", c'est pour changer la tonalité.
-Je suis sûr que vous l'avez mis de côté.
-Si on l'a, il est là-dedans, à mon avis.
-Si on l'a, il est là-dedans, à mon avis.
Alors, le capodastre...
C'est ça. -Merci.
"Raimundo Suarez, made in Spain."
Air de guitare.
...
...
...
...
...
*-La personne que vous essayez de joindre n'est pas disponible...
*-La personne que vous essayez de joindre n'est pas disponible...
...
...
-Donc, on sait que Vauban a marché pendant 15 mn,
et 15 mn à la ronde, ça équivaut à un kilomètre.
et 15 mn à la ronde, ça équivaut à un kilomètre.
On lui a laissé sa croix et sa chaîne,
on lui a volé son téléphone. -Il devait y avoir des infos.
Il était peut-être là
Il était peut-être là
pour des raisons précises. -Peut-être bien.
-Sinon, c'est toujours OK pour ce soir ?
Je sais que c'est pas le bon moment.
-T'inquiète, ça va aller. -OK.
-On a retrouvé la trace de Vauban.
Rien via la guitare car c'est un modèle vintage.
Par contre, il a laissé son capodastre.
Par contre, il a laissé son capodastre.
J'ai contacté le fabricant espagnol,
ils nous font une liste de leurs clients sur Lille.
-Il est beau, ce capodastre.
-On a chopé une vidéosurveillance de Vauban.
-On a chopé une vidéosurveillance de Vauban.
On le voit jouer, ça peut servir.
-Tu l'envoies ? -Oui, sur le grand écran.
-Oui, sur le grand écran.
-Voilà, c'est bon. C'est envoyé.
-Il n'y a rien là. Elle fait du bruit.
-Il n'y a rien là. Elle fait du bruit.
-Que se passe-t-il ? T'es pressée ?
-Je suis... -C'est son anniversaire.
-Ah ! -Ah OK !
Joyeux anniversaire, Duchesse !
-Joyeux anniversaire, Estelle.
Ca y est, on a l'image !
-Ca vous dérange pas si je pars plus tôt ce soir ?
-Ca vous dérange pas si je pars plus tôt ce soir ?
Alexis m'attend
pour aller au resto. -Non, aucun problème.
-D'accord.
Bah, merci alors.
Bah, merci alors.
-Bonne soirée, Estelle. -Bonne soirée, Duchesse.
-Merci. -Salut.
-Bah à demain ?
-Oui, à demain ! -Oui, bah oui !
-Oui, à demain ! -Oui, bah oui !
Elle ferme la porte. -C'est bon pour ce soir ?
Elle ferme la porte. -C'est bon pour ce soir ?
-Oui, c'est bon. -Oui.
-Cool !
-On sait quel genre de musique il jouait ?
Des accords sur une vidéo muette, ça va des Beatles à Brassens.
-La vendeuse a parlé de musique tzigane
-La vendeuse a parlé de musique tzigane
ou manouche.
...
...
...
...
...
...
...
...
-Qu'est-ce que tu fous là ? -On peut se parler ?
-Ouais.
-Je le connais,
ton agent de probation. Donc Jeanne, tu lui fous la paix.
Sinon tu retournes en taule.
C'est clair, ça ?
-C'est la faute de ta pote. Elle s'est foutue de ma gueule.
Elle fait la féministe,
Elle fait la féministe,
mais c'est une michto. -Tu dis que de la merde.
-Ouais... -En tout cas, tu l'oublies.
T'arrêtes de traîner autour du foyer.
T'arrêtes de traîner autour du foyer.
Tu nous lâches. Elle et toi, c'est fini. T'as pas compris ?
-Je t'arrête tout de suite, Antoine.
Il avait toutes les cartes en main, il a joué, il a perdu.
Il avait toutes les cartes en main, il a joué, il a perdu.
Il a été con, pourquoi il a investi dans un capital comme ça ?
-J'aurai mon officine dans le vieux Lille.
Je suis contente. -Contente pour toi.
Je suis contente. -Contente pour toi.
-Je t'embête avec
mes histoires. -Non.
-Ca me fait plaisir de te voir.
-Moi aussi, ça fait longtemps.
-Moi aussi, ça fait longtemps.
-C'est depuis que... Enfin, que tu... fais ce métier.
-Hm hm.
-Ca va ? C'est pas trop...
Ca te plaît ?
-Excusez-moi. -Pardon.
Il tape sur son verre. -Excusez-moi !
Lumière !
Musique !
-JOYEUX ANNIVERSAIRE !
JOYEUX ANNIVERSAIRE !
JOYEUX ANNIVERSAIRE !
JOYEUX ANNIVERSAIRE,
ESTELLE !
JOYEUX ANNIVERSAIRE !
JOYEUX ANNIVERSAIRE !
Applaudissements. -Merci.
Ca me fait plaisir, merci.
-Donc, ferme tes yeux et tends ta main.
-D'accord.
-D'accord.
-Et hop...
Et voilà !
Comme ça, chers amis, madame ne sera plus jamais en retard
à la maison ! Rires.
à la maison ! Rires.
Applaudissements. -C'est trop.
-Salut ! Désolé du retard, j'ai déposé le petit chez sa mère.
Bonsoir ! Ben.
Enchanté. Ca va ? -On va prendre un verre.
-J'arrive !
-C'est ton collègue, lui ?
Il est pas dégueu.
-Je sais pas.
-Tu me passeras son numéro. -Non.
C'est juste qu'il est flic, alors il n'est pas très dispo.
-C'est pas pour refaire le monde. Ca se voit qu'il a pas fait
fac de philo non plus !
-JOYEUX ANNIVERSAIRE !
-Oh ! Ils sont là.
-Commandant. -Salut, Alexis, ça va ?
-Chers amis,
je vous présente les collègues d'Estelle au SRPJ.
-BONSOIR, MESSIEURS DAMES.
-BONSOIR, MESSIEURS DAMES.
-BONSOIR !
-Je vais chercher du vin.
-Bonne idée. -Pas pour nous, on va pas rester.
-Bonne idée. -Pas pour nous, on va pas rester.
-Merci d'être venus.
Merci.
-Tiens.
-C'est quoi ?
-Oh ! -Oh !
-Tiens, donne. -C'est joli ça !
-Regarde.
Attends.
Fais bien attention à ta lumière, c'est ça qui fait tourner le manège
et il y a beaucoup de gens qui en ont besoin.
-Merci, patron.
-Merci, patron.
Voilà.
-Moi aussi, j'ai un truc. -Ah bon ?
-Moi aussi, j'ai un truc. -Ah bon ?
-Tends les bras, ferme les yeux. -D'accord.
-C'est pas
du cachemire mais au moins, tu te gèleras plus les fesses
du cachemire mais au moins, tu te gèleras plus les fesses
sur les scènes de crime avec les cadavres. Ca caille.
Ah ouais !
Ca te va super bien.
-Merci beaucoup, Marijo. -De rien.
-Merci beaucoup, Marijo. -De rien.
-Ca me plaît. -On y va.
-Bon ! A demain ? -A demain.
-Ciao ! -A demain.
-AU REVOIR !
-Au revoir ! -Salut !
-Au revoir ! -Salut !
-Vous restez ?
-Oui, le temps de boire mon verre. -Je vous laisse ma chaise.
Emilie, enchantée. -Enchanté. Ben.
-Vous êtes servi, ça va ? -Oui, très bien.
-Vous êtes servi, ça va ? -Oui, très bien.
-C'est marrant ce surnom, Duchesse.
-Oui... -C'était une blague au début,
et c'est resté. -C'est Marijo ça !
et c'est resté. -C'est Marijo ça !
-Oui. -Je n'adhère pas ! J'aime Estelle.
-C'est un beau prénom... aussi. D'ailleurs, avant que j'oublie !
Estelle...
bon anniversaire. -Merci.
bon anniversaire. -Merci.
-Je t'en prie.
Il faut être passionné.
C'est parfois difficile. Quand on y arrive,
c'est gratifiant.
-Merci beaucoup,
Ben.
Merci.
-M. Da Silva, racontez-moi
comment vous avez rencontré cette femme, Marta.
C'était fin octobre 78, c'est bien ça ?
C'était fin octobre 78, c'est bien ça ?
Commandant ?
-Continuez.
Continuez.
-L'appartement était vide.
On laisse pas les gens dans la rue quand un appartement est vide.
Je sais pas.
Je sais pas.
Vous auriez fait quoi, vous ?
-Vous tombez amoureux de Marta.
Et vous la tuez parce qu'elle se refuse à vous.
Et vous la tuez parce qu'elle se refuse à vous.
-Ce que vous dites est absolument horrible.
Comment vous pouvez dire une chose pareille ?
Comment vous pouvez dire une chose pareille ?
Qu'est-ce que vous avez vu ? Qu'est-ce que vous savez ?
Vous savez rien. -M. Da Silva ! Excusez-moi,
vous trouvez la femme que vous aimez baignant dans son sang
vous trouvez la femme que vous aimez baignant dans son sang
et vous l'emmurez !
-Je vous demande pas de comprendre. -Calmez-vous !
-Vous ne me demandez rien à moi ?
Si j'ai fait ça, c'est parce que...
Si j'ai fait ça, c'est parce que...
j'ai bien senti que Marta était recherchée.
-Vous l'avez déjà dit. Par qui ?
-Je sais pas.
Elle m'a fait promettre
de pas parler d'elle à qui que ce soit.
Je pouvais pas aller à la police.
C'est moi qui ai fourni l'appartement.
C'est moi qui ai fourni l'appartement.
On m'aurait forcément accusé.
-Et vous l'avez jamais vue... en compagnie de quelqu'un d'autre ?
-Et vous l'avez jamais vue... en compagnie de quelqu'un d'autre ?
D'un homme qui aurait pu être mon père ?
-Vous comprenez qu'on a juste votre parole. On peut rien vérifier
-Vous comprenez qu'on a juste votre parole. On peut rien vérifier
de ce que vous dites.
-J'ai sa valise.
-Quelle valise ?
-J'ai gardé la valise de Marta...
dans la cave.
Je sais pas si...
Si ça peut vous servir, mais au moins...
vous allez pouvoir récupérer
ses affaires.
-J'espère au moins que
ça vous permettra de valider votre version.
ça vous permettra de valider votre version.
-Ca va, Ben, bien dormi ? -Ca va, patron. Pas assez.
-Ca va, Ben, bien dormi ? -Ca va, patron. Pas assez.
A cause de ton bouquin !
Je l'ai dévoré. -C'est bien.
-Si t'en as d'autres !
Tu t'en vas là ? -Oui, j'ai une urgence.
Tu t'en vas là ? -Oui, j'ai une urgence.
-OK ! T'as pu avancer un peu sur la guitare ?
-J'ai les accords mais il n'y a qu'un gitan qui nous en dira plus.
-J'ai les accords mais il n'y a qu'un gitan qui nous en dira plus.
On sait qu'ils n'aiment pas trop nous parler mais j'ai une idée.
On se tient au courant ? -Ouais !
Ciao, patron. -Ciao !
On frappe.
-Jeanne ? Tout va bien ? -Ouais !
-J'ai parlé à Kevin hier. Il t'emmerdera plus.
Je repasse tout à l'heure, d'accord ?
...
...
...
...
...
...
-J'imagine que t'as un plan pour rentrer ?
-Normalement, ouais.
En tous les cas, on va se la faire tranquille, paisible.
Aimable, hein ?
-Comme d'hab.
...
...
...
-Bonjour. -Bonjour.
-Bonjour. -Bonjour.
-Vous cherchez quoi ?
-Est-ce qu'il y a Livio ici ?
Livio Strabliggi ?
-Peut-être, peut-être pas, vous êtes qui ?
-SRPJ de Lille, commandant Darius.
Lieutenant Ferrer,
Lieutenant Ferrer,
capitaine Cantini et lieutenant Lacorderie.
On vient juste voir Livio.
-Et Livio, il veut vous voir ?
-Peut-être, peut-être pas. Je pense
-Peut-être, peut-être pas. Je pense
que oui, dites-lui que Gabriel est ici,
et précisez Gabriel Darius.
Merci.
Oh ! -Gabriel !
-Ca va ?
Ca va, Livio ? -Ouais, bien, et toi ?
Ca va, Livio ? -Ouais, bien, et toi ?
-Ca fait plaisir !
-Moi aussi. -Je te présente Ben.
-Salut, enchanté.
-Marijo. -Bonjour.
-Et Duchesse.
-Bonjour.
-Duchesse ?
-Oui. -Livio, t'es avec moi ?
-Ouais. -On s'est rencontrés
en cellule de dégrisement.
-Pas du même côté. -Mais on a sympathisé.
-Pas du même côté. -Mais on a sympathisé.
-C'est le seul qui a bien voulu me mettre
dans la même cellule que mes 2 frangins.
Aboiements. Tiens-le ! Je peux faire quoi
Aboiements. Tiens-le ! Je peux faire quoi
pour toi ? -J'ai besoin d'un renseignement.
-Pour ça, il faut la permission de Luis.
-On peut le voir ?
-Hé !
Toi, viens voir ! -Moi ?
-Non, pas toi. Toi, viens ! -Moi ?
-Toi, toi !
-Vas-y, Marijo.
-Attends, je viens avec toi. -Oh !
-Tout doux, Ben. J'y vais.
-Tout doux, Ben. J'y vais.
...
...
...
-Chez les gitans, le plus âgé, c'est forcément le plus sage.
-Vous savez parler aux femmes, vous !
Quel flatteur !
-On est très famille chez les gitans, non ? Nous aussi.
-On est très famille chez les gitans, non ? Nous aussi.
Notre boulot, c'est d'apporter des réponses
à des parents qui cherchent
leur enfant disparu, des frères qui n'ont plus de nouvelles
de leur soeur, des maris qui cherchent leur femme.
de leur soeur, des maris qui cherchent leur femme.
On fait tout ce qu'il faut
pour qu'elles puissent faire leur deuil.
Alors, je crois qu'on a des points en commun et des choses à se dire.
Alors, je crois qu'on a des points en commun et des choses à se dire.
-Vous, vous n'avez pas fait votre deuil.
Il y a beaucoup de fantômes dans vos yeux.
Il y a beaucoup de fantômes dans vos yeux.
-OK.
Enchanté, Gabriel.
Merci de nous recevoir.
-Ben, enchanté.
-Ben, enchanté.
-Estelle.
-On voulait savoir
si vous connaissiez cet homme.
-On voit pas grand-chose.
Vous n'avez pas le son ?
-Malheureusement, non.
-C'est bien dommage car nous, on reconnaît à la musique.
-C'est bien dommage car nous, on reconnaît à la musique.
-Vous auriez une guitare ?
-Aron, deux guitares !
-Aron, deux guitares !
-Merci beaucoup.
Rythmiquement et au niveau des accords, ça donne ça.
...
...
...
Une femme chante.
...
...
...
...
...
...
...
...
...
Applaudissements.
...
-Ca, c'est du Estève.
-Du Estève ? OK ! On peut en savoir plus ?
-C'est une histoire gitane. Vous avez le temps ?
-C'est une histoire gitane. Vous avez le temps ?
-On a toujours du temps pour écouter des histoires.
C'est un classique chez nous, Manolo Estève.
Vous connaissez peut-être pas, mais ça, c'est de la vraie musique
Vous connaissez peut-être pas, mais ça, c'est de la vraie musique
qui vient de là !
-D'après vous, si notre homme jouait ce morceau,
c'est qu'il était gitan ?
-Pour chanter du Manolo Estève, c'est sûr.
-A quoi il ressemblait, ce Manolo Estève ?
-Je dois avoir une photo.
Le voilà.
-Tiens, regarde.
-Un cheval.
Darius ?
-Notre victime portait un tatouage
du même genre.
-Estève et Vauban étaient proches. Vous le reconnaissez pas ?
-Estève et Vauban étaient proches. Vous le reconnaissez pas ?
-Vu la différence d'âge,
ça pourrait être son fils. -Diego ? Je crois pas.
On pense que Diego a été tué il y a trois ans.
On pense que Diego a été tué il y a trois ans.
Du jour au lendemain,
on l'a plus vu. -Vous savez ce qui s'est passé ?
-Il y a toujours eu une histoire entre la famille Estève et Moreno.
On sait plus quand ça a commencé. Les Estève se sont sédentarisés,
ils ont fait des boulots
ils ont fait des boulots
comme tout le monde, mais les Moreno, eux, ont choisi
un business qu'on n'aime pas ici.
Ca aurait pu se régler dans la communauté,
Ca aurait pu se régler dans la communauté,
mais Diego Estève a préféré balancer aux flics.
Le père Moreno a fini
en taule et ses fils ont décidé de se venger.
Par tous les moyens.
C'est pas des gentils comme nous.
Ils n'ont pas d'honneur, ces gens-là,
ils méritent pas d'être des gitans.
On touche pas à la famille, et encore moins aux enfants.
Les enfants, ce sont nos rois.
Les enfants, ce sont nos rois.
Les fils Moreno ont buté
la femme et le fils de Diego.
Après ça, on n'a plus jamais entendu parler de lui,
Après ça, on n'a plus jamais entendu parler de lui,
ni de sa fille.
-Vous pensez que cet homme
dans la vidéo, ça pourrait être Diego
qui aurait fait de la chirurgie
esthétique ? -C'est possible.
Ca voudrait dire que les Moreno l'ont retrouvé
et que la petite Estève, ils la retrouveront aussi.
Et là...
-Et là, rien du tout
parce qu'on l'aura retrouvée avant.
-On a M. Diego Estève avant, et M. Diego Estève après.
-On a M. Diego Estève avant, et M. Diego Estève après.
Grosse famille de Perpignan,
le père est un célèbre compositeur de musique tzigane manouche.
On les reconnaît tous grâce à leur tatouage : un cheval cabré.
Petite page d'histoire :
il y a 4 ans, Diego Estève témoigne contre le patriarche, Lucas Moreno,
qui trempe dans un trafic de drogue, Moreno est incarcéré,
20 ans de prison.
Ses 2 fils, Gino et Kilian, promettent de se venger.
Entre-temps, Diego Estève n'obtient pas son statut de repenti
Entre-temps, Diego Estève n'obtient pas son statut de repenti
et on tombe dans le cauchemar : sa femme et son fils sont assassinés,
Diego disparaît avec sa fille et change de visage. C'est clair ?
-Impec. -Sa couverture,
-Impec. -Sa couverture,
il se l'est fabriquée.
Message.
C'est l'Espagne pour le capodastre.
C'est l'Espagne pour le capodastre.
Yes !
On a une seule commande de capodastre à Lille l'an dernier,
Marc Fleury, 4 square de Liège.
-A côté du jardin Vauban !
-A côté du jardin Vauban !
-Donc Fleury serait sa couverture. -Attendez, 4 square de Liège,
il y a une Jeanne Fleury aussi.
-Qui pourrait être sa fille. -J'ai sa photo
-Qui pourrait être sa fille. -J'ai sa photo
d'identité.
-OK. -Elle est scolarisée
au lycée Goncourt.
-Ben, on file square de Liège. Les filles, vous allez au bahut ?
-Ben, on file square de Liège. Les filles, vous allez au bahut ?
-Ouais ! Duch', tu viens ? -Oui.
On frappe. -Jeanne ?
Ouvre-moi.
Jeanne ?
Il se passe quoi ?
Si tu réponds pas, j'appelle les flics, je balance Kevin.
Si tu réponds pas, j'appelle les flics, je balance Kevin.
Jeanne ? Verrou.
Qu'est-ce qui t'arrive ?
-(C'est pas Kevin.
(J'ai un gros problème là.)
-Vous êtes sûrs de ça ? C'était quand ?
-Au lycée, personne n'a vu Jeanne
depuis 2 jours. Et vous ?
-Rien du tout square de Liège.
-Rien du tout square de Liège.
Il a dû partir dans l'urgence, c'est un coup des frères Moreno ça.
-OK, merci. -Si les Moreno ont fait le coup,
ça veut dire que Luis a raison et que sa gamine est en danger.
ça veut dire que Luis a raison et que sa gamine est en danger.
-La gamine, elle est colleuse.
On a une main courante, elle s'est fait pincer avec Talia Lefèvre,
bénévole dans un foyer de jeunes travailleuses,
bénévole dans un foyer de jeunes travailleuses,
La Floraison. -On y va !
-OK ! -A tout' !
-On avait un protocole si jamais on nous retrouvait.
Il fallait qu'on s'envoie un SMS avec des téléphones
Il fallait qu'on s'envoie un SMS avec des téléphones
qu'on peut pas tracer
et il fallait qu'on se retrouve le lendemain, au kiosque,
à la Ballastière à 16 heures.
Il n'est jamais venu.
Elle pleure.
-Mais...
pourquoi on va pas voir les flics ?
Que tu leur dises tout. -C'est...
Que tu leur dises tout. -C'est...
-Ca peut marcher.
-Ces mecs, c'est des tarés.
On peut pas juste aller voir les flics comme ça.
Ces mecs ont tué ma mère.
Ces mecs ont tué ma mère.
Ils ont tué mon frère.
Ils viennent de retrouver mon père.
Je les ai vus, ils sont à côté.
Je les ai vus, ils sont à côté.
Ils me retrouveront toujours.
-Ca va aller, je vais trouver une solution. OK ?
Je reviens. Je toquerai 3 fois.
Je reviens. Je toquerai 3 fois.
Je toquerai 3 fois, tu ouvres à personne,
personne d'autre que moi.
-Salut.
On cherche ta copine, Jeanne. Tu sais où elle est ?
-Je sais pas de qui vous parlez.
-Ah ouais ?
Bah, ta copine avec qui tu fais des collages !
Tu vois de qui je veux parler ? -Elle est partie.
Tu vois de qui je veux parler ? -Elle est partie.
-Ah vraiment ?
C'est bizarre ce que tu dis. Nous, ça fait 2 jours qu'on est là
et on l'a pas vue sortir.
Elle doit s'ennuyer toute seule.
Elle doit s'ennuyer toute seule.
Hm ?
Elle doit avoir besoin
de compagnie, non ?
Alors tu vas nous emmener la voir.
Alors tu vas nous emmener la voir.
Dis-le.
Tu vas nous emmener la voir.
Fais-la sortir maintenant.
Mais attention.
Mais attention.
Pas de connerie.
Fais oui de la tête si t'as compris.
...
...
...
...
Recommence.
-Contre le mur, les mecs,
contre le mur !
Recule pas,
avance ! Contre le mur.
-Gamine, viens ! -Bouge pas !
-Gamine, viens ! -Bouge pas !
Vas-y, serre-les, Ben.
...
...
...
...
Putain !
-A terre, toi ! A terre !
A terre ! Ca va, patron ?
-Gratitude, mon ami.
-Gratitude, mon ami.
-Je suis triste pour toi, Jeanne.
Même si je sais qu'il n'y a aucune parole
Même si je sais qu'il n'y a aucune parole
qui pourra apaiser ta peine, je voulais quand même te dire
que ton papa était très courageux.
Vous étiez fâchés tous les deux ?
-Il a... Il a...
Il a toujours essayé de me protéger.
Et il avait toujours peur pour moi.
Et il avait toujours peur pour moi.
Surtout depuis... ce qui s'est passé.
Et...
C'était compliqué, les derniers moments avec lui.
C'était compliqué, les derniers moments avec lui.
Je voulais sortir, oublier,
je voulais vivre comme quelqu'un de mon âge.
Mais on n'a pas le droit chez les gitans de traîner
Mais on n'a pas le droit chez les gitans de traîner
avec des garçons, d'avoir des amoureux et...
on peut pas déshonorer sa famille donc... j'en avais marre.
on peut pas déshonorer sa famille donc... j'en avais marre.
-Oui.
Donc, tu sortais le soir, tu venais ici, militer, coller.
Avant-hier, les Moreno ont retrouvé ton père, il a essayé de te joindre
Avant-hier, les Moreno ont retrouvé ton père, il a essayé de te joindre
et il est parti à ta recherche.
D'après toi, comment il a su où vous étiez ?
Parce qu'on a retrouvé son corps près de l'endroit où tu collais.
-On a posté une photo sur Insta avec la localisation.
-On a posté une photo sur Insta avec la localisation.
On voulait montrer qu'on n'avait pas peur.
Et puis, il était tout près de moi et...
Et puis, il était tout près de moi et...
-Alors !
T'es fier de toi ?
Hé !
Regarde-moi quand je te parle.
Regarde-moi quand je te parle.
Vous avez retrouvé Diego alias Marc, vous êtes passés chez lui,
vous avez fait comment ?
-On balance pas chez nous.
-On balance pas chez nous.
-T'as pas les couilles de balancer. Vas-y, dis-lui
que t'as tué son père. -Même pas.
-C'est toi, dis-le !
-C'est pas moi ! -Qu'est-ce que tu foutais là ?
-C'est pas moi ! -Qu'est-ce que tu foutais là ?
-C'est dommage ! -Qu'est-ce que tu foutais là ?
-On l'avait localisé chez lui. Il a réussi à se barrer.
Alors on l'a suivi.
Alors on l'a suivi.
On s'est dit qu'on retrouverait sa fille,
qu'on ferait d'une pierre 2 coups. Et là, elle se faisait agresser
par une bande de racailles. Elle s'est barrée,
par une bande de racailles. Elle s'est barrée,
puis Estève est sorti de sa voiture et a tabassé les mecs
mais il y en a un qui l'a planté. -Il ressemble à quoi ?
-Il a des tatouages,
-Il a des tatouages,
une veste rouge,
sans manches. Il a pas hésité,
il a bien fait le boulot.
Ferme-la ! Tu la fermes. -Sinon quoi ?
-Sinon... Putain !
-Sinon... Putain !
Baisse les yeux.
-Jeanne. T'as entendu comme moi ?
Vous vous êtes fait agresser ?
Tu pourrais les décrire ? -Je sais pas.
Ca s'est passé très vite.
Ca s'est passé très vite.
Je l'ai giflé.
J'ai... J'ai...
Je l'ai griffé. Après,
je me suis retournée, j'ai couru.
je me suis retournée, j'ai couru.
-Et tes copines, elles pourront nous aider à le retrouver ?
-Je peux aller dans ma chambre ?
-Je peux aller dans ma chambre ?
-Oui, vas-y.
Madame ?
Vous pouvez la ramener ? -Bien sûr.
-Merci. Merci, Jeanne.
-Merci. Merci, Jeanne.
Maintenant, il va falloir mettre la main sur une bande de tarés
Maintenant, il va falloir mettre la main sur une bande de tarés
qui portent des traces de coups, dont l'un est tatoué.
-Et une veste rouge à la con. -C'est ça.
-En admettant que Moreno nous ait pas baladés.
-En admettant que Moreno nous ait pas baladés.
-Il veut pas se défiler, on dirait. -Vous parlez de Kevin ?
-De qui ça ? -Kevin.
-C'est qui, celui-là ?
-Un petit con avec qui elle sortait. Tatoué, blouson chelou.
-Un petit con avec qui elle sortait. Tatoué, blouson chelou.
Il nous a attaquées avant-hier quand on collait,
il a un garage.
...
...
...
...
...
...
...
...
...
-Police !
-Bouge pas !
Lâche ça ! -On bouge plus !
On bouge pas ! Lâche-la !
On bouge pas ! Lâche-la !
Lâche-la ! -Tu la lâches !
-Lâche-la !
-Lâche-la, lâche-la !
Brouhaha.
-Recule !
-Lâche-la, recule !
-Lâche-la, recule !
-Tu vas où, sale con ?
-C'est fini, c'est fini.
Elle pleure.
... C'est fini.
... C'est fini.
-Alors, Kevin...
Hé !
Tu me regardes quand je parle.
Jeanne, c'était ta petite amie ?
Tu lui foutais un peu
sur la gueule pour lui montrer comment tu l'aimais fort ?
sur la gueule pour lui montrer comment tu l'aimais fort ?
Ca te fait marrer ?
-Hé ! Tu réponds à la dame ou quoi ?
-Hé ! Tu réponds à la dame ou quoi ?
Et reste assis !
Reste assis, hein ?
-On s'est pris la tête 1 ou 2 fois, c'est tout.
Elle avait un caractère de merde, celle-là.
Elle avait un caractère de merde, celle-là.
Un jour, un mec est venu me menacer.
Il est venu me dire qu'il fallait plus que je revoie Jeanne.
Et ce bâtard,
il est venu dans mon garage.
Et il m'a parlé comme une merde. Comme une merde.
J'ai cru que
J'ai cru que
c'était son mec.
-Ce "bâtard" comme tu dis...
-Ce "bâtard" comme tu dis...
Tourne-toi, tourne-toi. Me regarde pas.
Ce "bâtard" comme tu dis, c'était son papa.
Et son papa, c'était tout ce qu'il lui restait, à cette gamine.
Vu ton profil, on peut comprendre
qu'il s'inquiétait.
J'ai encore 2 ou 3 trucs à te dire et après, c'est fini. J'arrête.
On a retrouvé le couteau...
On a retrouvé le couteau...
avec lequel...
le "bâtard" s'est fait planter
et on l'a retrouvé dans ton garage.
La trace de la lame correspond et le luminol a révélé des traces
de sang, des analyses sont en cours.
de sang, des analyses sont en cours.
Mais je suis désolé, Kevin...
il n'y a plus beaucoup de suspense.
-J'ai cru
qu'elle se foutait de ma gueule, alors j'ai porté mes couilles.
Puis, il y a ce mec...
qui est revenu,
qui a débarqué
de nulle part.
Ca m'a pas fait flipper.
J'ai pas flippé.
Parce que...
Kevin, il flippe pas.
Kevin, il flippe pas.
...
...
...
C'est pour ça qu'on le respecte.
-Kevin, il connaît la prison ?
C'est plein de Kevin là-bas. Tu vas te voir,
Kevin.
Kevin.
Il va y en avoir partout.
-On a localisé ses 2 potes,
on est partis les interpeller.
-Il a de la chance que je l'aie pas interrogé.
Sinon...
petite mauvaise nouvelle :
le pavillon que Diego Estève occupait avec sa fille a cramé.
Il y a une heure. Les pompiers n'ont rien pu sauver.
Il y a une heure. Les pompiers n'ont rien pu sauver.
-Bah c'est bien.
Apparemment, Jeanne peut compter sur le soutien de sa communauté.
-C'est-à-dire ?
-Chez les gitans, quand une personne meurt,
les autres brûlent l'endroit, la maison, la roulotte
où la personne en question vivait
pour que leur âme puisse s'élever
et que les proches puissent faire leur deuil.
La musique est interdite pendant 3 jours.
-C'est une belle coutume.
-Ouais, c'est beau.
-En attendant,
réussir à échapper à Moreno
réussir à échapper à Moreno
pour se faire buter par Kevin...
-Il s'est sacrifié pour sa gamine.
J'aurais fait la même chose.
J'aurais fait la même chose.
Il avait raison, Luis. Les enfants, c'est ce qu'on a
de plus sacré.
-Allez, bonne route, M. Estève.
-Allez, bonne route, M. Estève.
...
...
...
Comment ça va, capitaine ?
Bonjour.
Bonjour.
-Bonjour.
-J'ai apporté le petit déjeuner.
C'est plus sympa pour travailler.
-Sur quoi ?
Je pourrais vous faire renvoyer pour entrave
à l'exercice de la justice ? -Oui, je sais.
à l'exercice de la justice ? -Oui, je sais.
Mais j'avais besoin de la récupérer moi-même,
de faire quelque chose pour... Pour ma maman.
de faire quelque chose pour... Pour ma maman.
Regardez.
Il y a plein de trucs.
Il y a plein de trucs.
Vous pouvez y jeter un oeil aussi, maintenant qu'on se fait confiance.
Moi, ce que je veux...
c'est être tenu informé quand vous avez quelque chose
et pouvoir continuer de fouiner un petit peu et d'espérer.
Voilà.
-Ca va ?
-Ca va.
-Il est pas trop chiant avec vous ? -C'est gérable.
-Il est pas trop chiant avec vous ? -C'est gérable.
-Ah ouais...
C'est bien l'une des 1res fois que j'entends ça sur Darius.
Bon, ben...
Bon, ben...
Vous me tenez au courant ?
-Oui !
...
...
...
...
...
france.tv access
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