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Original subtitles

-Je suis désolé du mal que je t'ai fait.

Même si je te vois tous les jours, je fais au mieux.

Alors, je décide pour toi.

-On arrête? -Oui.

Il faut toucher le fond

pour comprendre qu'on s'est planté de chemin.

-Léa fait la gueule? -Je lui ai tout confisqué.

Elle fait tout

pour ta frangine et toi. C'est une boule d'amour.

-C'est qui? -Sa soeur adoptive.

Tu t'appelais Leïla Darius.

Pourquoi t'as pas gardé le nom de papa?

-Il m'a donné ça. J'espère que ça t'aidera.

-Chistera t'emmerde? Fais attention.

Tu cherches quoi?

Je peux te faire virer.

Je lâcherai pas Darius.

T'as un plan pour sortir ta soeur de chez Fontana?

Va t'occuper de ton gamin.

Bonsoir. -Qu'est-ce qu'il fout là?

Bienvenue.

Police.

Je vais les tuer!

T'as cru que tu pourrais t'en tirer comme ça?

C'est une faute inadmissible.

Vous êtes officiellement suspendus.

Bonjour.

Générique.

Entretien entre le président de la République

et Jacques Chirac, le maire de Paris.

A I'ordre du jour, les Halles.

En ce moment, le président de la République

reçoit à déjeuner 22 chefs d'entreprise français.

Des chefs d'entreprise dynamiques

car chacun dans sa spécialité est numéro 1 mondial.

Mais avant d'accueillir notre invité, Christian Bernardac,

pour son livre

"Le mystère Otto Rahn: du catharisme au nazisme",

tout de suite, un regard sur I'actualité.

-"Gabriel, j'imagine que tu te souviens

"du petit cadre et de ce qui était écrit dessus.

"Si tu prends dans ta responsabilité

"tout ce que tu dis,

"tout ce que tu fais et tout ce que tu vis,

"tu avanceras sur un chemin de paix.

"Je ne peux pas

"m'en aller sans t'écrire quelques mots

"qui agrandiront ton chemin là où le mien s'arrête.

"Du moment où je t'ai adopté,

"je t'ai toujours considéré comme mon fils.

"J'ai fait du mieux que je pouvais. Je t'ai donné

"ce qui me semblait le plus important: un nom.

"ce qui me semblait le plus important: un nom.

"L'amour est gratuit. Il n'attend rien en échange.

"Il porte. Il transporte.

"Il éclaire.

"J'espérais être ta loupiote,

"révéler cette personnalité

"que tu portais en toi, même petit,

"même sans souvenirs.

"même sans souvenirs.

"Je suis triste de nos disputes.

"Cette lettre te trouvera un jour,

"car ton destin est de faire la paix. "

"Tu trouveras sur ton chemin des gens qui seront comme toi,

"des gens qui questionnent, qui doutent,

"des gens qui seront des lumières pour d'autres,

"chacun à leur manière. "

C'est bon, c'est bon.

C'est bon, c'est bon.

C'est bien, bravo. T'es un champion.

J'ai besoin de rincer ma bouche.

Merci. -Avec plaisir.

-"Le jour où tu les auras rencontrés, tu auras rencontré

"ta vraie famille.

"Je te le souhaite de tout mon coeur.

"Je te souhaite

"ce chemin qui n'appartient qu'à toi,

"d'avoir les réponses que tu cherches

"d'avoir les réponses que tu cherches

"et de dispenser la lumière sur ceux qui en ont besoin.

"Je sais que, dans ton coeur, un jour, nous ferons la paix. "

Sirènes de police.

-Commissaire. -Capitaine Risser.

Vous avez fait bon voyage? -Pas eu le temps de m'installer

ni de rencontrer ma nouvelle équipe.

ni de rencontrer ma nouvelle équipe.

La légiste est prise dans les embouteillages.

Il y a un projet de réhabilitation

du vieux château.

C'est les gars du promoteur

qui ont retrouvé le corps ce matin.

La victime a environ 70 ans.

Je dirais qu'il est mort il y a environ 10 jours.

Aucun papier d'identité.

Pas d'avis de disparition correspondant.

Impossible de I'identifier.

Lieutenant Estelle Lacorderie... -Bonjour.

J'ai entendu parler de vous.

Vous étiez dans I'équipe du commandant Darius.

C'est ça.

-C'était votre spécialité, les Invisibles.

-Elle a été rétrogradée. Maintenant, elle regarde

les autres faire. Continuez.

Les vêtements sont élimés.

Peut-être de seconde main.

Peut-être de seconde main.

Il y a pas mal de reprises.

-Un SDF? -Difficile à dire.

Son agresseur I'a blessé à la tête.

-Ici, bon courage pour retrouver avec quoi.

-C'est peut-être pas la scène de crime primaire.

L'agresseur a peut-être déposé le corps ici, après.

Pourquoi vous dites ça?

-On n'a relevé aucune trace de sang dans les alentours.

Les chemins qui mènent au parc sont boueux,

et ses semelles sont propres.

Je peux?

Oui, allez-y.

On a une chance de retrouver des traces de véhicule?

-J'y crois pas. 10 jours, ça fait loin.

Je vais quand même demander des analyses de terrain, mais...

Bon, et vous, retournez à votre poste.

-Bien sûr, commandant. -Commissaire.

Pardon. Commissaire.

Attendez, regardez.

Attendez, regardez.

C'est quoi, ça?

Faites voir.

C'est quoi? Des billes?

Non, c'est des plombs de pêche.

-Il ne nous reste plus qu'un détail.

Son identité.

Cassel...

Bonjour, M. Marquet.

Bonjour, Carlos.

-Ca va, le petit Anton? Il fait ses nuits?

Oui, merci.

Bonne journée.

-Comment il va, mon petit bonhomme?

-Comment il va, mon petit bonhomme?

Ca va?

Oh oui, mon petit chou.

Dimanche, Thomas et Mélanie nous invitent à déjeuner

après la messe.

Ca peut être bien, non?

Les enfants pourront jouer. -Oui. Pourquoi pas?

Bon, Elise...

Chérie...

Il va falloir qu'on prenne du bon temps,

parce que c'est bien, de prendre du bon temps.

parce que c'est bien, de prendre du bon temps.

Ca va aller, maintenant.

Nouvel appartement, nouveau départ.

Regarde, avec Anton. Il fait ses nuits, maintenant.

Lucie adore sa nouvelle chambre. Ca va aller.

-Comment j'ai pu penser qu'elle voulait faire du mal

à son petit frère?

-Parce qu'en ce moment, Lucie vit une période difficile.

Sa vie est chamboulée par I'arrivée d'un petit frère,

avec qui elle doit partager du temps,

de I'amour.

Elle sait pas gérer.

Elle nous le fait payer, c'est tout.

On a fait ce qu'il fallait.

On a gardé la même école.

On est restés dans le même quartier.

Elle a gardé ses repères.

Allez, ils m'attendent, à I'étude. Il faut que j'y aille.

Lucie? Qu'est-ce que tu fais?

J'ai perdu ma poupée!

-Elle doit bien se trouver quelque part.

T'as regardé par ici? -Oui.

-Sous ton lit... -J'ai regardé partout!

Je te dis que je I'ai pas trouvée!

Je te dis que je I'ai pas trouvée!

Je I'ai perdue!

Ma chérie...

Calme-toi.

-Lâche-moi. -Lucie...

Ecoute-moi. Viens ici.

Lucie...

Regarde-moi.

Tu m'écoutes?

Ta poupée était un peu abîmée.

On va t'en acheter une nouvelle.

Une toute neuve.

La porte claque.

-C'est quoi, ça? -Clin d'oeil de Duchesse.

-C'est quoi, ça? -Clin d'oeil de Duchesse.

C'est le rituel des Invisibles.

Baptiser les victimes non identifiées

est un moyen de leur rendre hommage.

Voilà le portrait-robot de Cassel.

Je veux bosser sur cette affaire.

-Je gagne quoi à prendre le risque de vous faire enquêter en off?

Mon expertise.

Vous venez d'arriver. Chistera a la dent dure.

Vous pouvez pas vous planter sur votre 1re enquête.

Je serai discrète.

-Allez-y. -Bien.

Déjà, bravo, capitaine.

Vos conclusions sur la scène de crime

sont raccord avec mes constats.

Cassel avait des taches d'encre sur le bout des doigts.

Cassel avait des taches d'encre sur le bout des doigts.

Les prélèvements sont partis au labo.

Il avait des résidus de plomb sur la paume.

Le même que les billes de pêche.

Ca se trouve dans le commerce.

-Faut faire le tour des boutiques de pêche.

On a un autre corps à autopsier. -Quel corps?

-Pas trop dur, pour un ancien pro, de faire le ménage?

Ca va.

C'est marrant de regarder des mecs qui savent pas boxer.

-Fais pas la gueule, Ben. Ca pourrait être pire.

Tu pourrais être chez toi, mis à pied, comme certains.

D'ailleurs, comment il va, Darius?

-Un coup de poing, ça part des hanches.

T'as dit quoi?

-Un coup de poing, ça part des hanches.

Tu peux taper 10 ans comme ça, dans un sac,

tu feras mal à personne.

-On peut vérifier ça tout de suite, tous les deux, si tu veux.

Ca peut être marrant.

Sûrement pas sur un ring.

-Pourquoi? T'as peur de me faire mal?

Oui. Exactement.

Pardon.

-Tu crois que j'ai peur d'une petite frappe comme toi?

-Un coup de poing, ça part des hanches.

Il rit.

-Vous êtes sur la messagerie de Gabriel Darius.

Laissez votre message et je rappellerai.

Alors aujourd'hui, proverbe 127.

"Au lieu de maudire les ténèbres,

"Au lieu de maudire les ténèbres,

"allume donc une petite lumière. "

Voilà.

Eh ben, demain, ce sera le 128.

Je te rappelle que j'en ai 2000.

Je peux te certifier que tu te fatigueras avant moi.

Et...

Et merde.

Qu'est-ce qu'il est chiant!

-Marijo, t'as fait quoi de mon crop top?

-Ton quoi? -Mon crop top.

Mon haut comme ça, mais rouge.

-La ficelle qui te sert de tee-shirt?

Je I'ai jetée. Tu peux pas sortir comme ça.

T'as fouillé dans mes affaires?

J'hallucine.

-Léa, tu ne me parles pas comme ça!

Je suis rentrée dans ta chambre. Ton lit était pas fait.

Y avait des fringues partout.

Ici, il y a des règles.

On se tient correctement et on parle correctement!

-C'était mon crop top préféré! Tu fais chier!

Léa!

Tu retires

ce que tu as dit!

-J'aurais dû rester à Perpignan. Papy et mamie,

ils sont cool! -Ca, ils sont cool!

Mais ils habitent un bled paumé. Marijo et son appart à Lille,

c'est commode! Et là, on I'aime bien, Marijo!

Maintenant, les sorties avec tes copines, c'est fini.

Et si tu continues à me parler comme ça,

je te prive de téléphone. -C'est pire que la taule, ici!

T'es pas ma mère! J'ai 16 ans! Je veux être libre!

J'en ai marre!

-On fait pas toujours ce qu'on veut.

-Tu sais ce que t'es? T'es une frustrée.

T'as plus de vie,

du coup tu m'emmerdes parce que t'es jalouse.

Tu t'habilles comme une merde.

Je suis contente que papa soit pas là

pour voir comment t'es devenue. Elle claque la porte.

-Je me souviens bien de lui. Il est parti avec tout mon stock.

Un demi-kilo de billes de plomb.

-Il vous a dit pourquoi il en avait besoin d'autant?

Non. Il était pas bavard.

Il avait pas I'air d'un pêcheur.

-IL AVAIT L'AIR DE QUOl? -Ben, je sais pas bien.

Un éducateur, peut-être, ou un vieil instit.

-Vous vous souvenez s'il a payé par carte?

Non, en liquide.

-Je peux vous en prendre un? -Oui, je vous en prie.

-Un ascenseur, ce serait pas du luxe.

-Un ascenseur, ce serait pas du luxe.

C'est sûr.

Voilà.

Atterrissage en douceur.

Merci beaucoup.

Tenez.

Non.

-J'y tiens. -Non, non.

-Vous êtes aux petits soins avec nous

depuis notre emménagement.

C'est normal, c'est mon métier.

Et puis c'est agréable, d'avoir une jeune famille ici.

Cet appartement est vide depuis 40 ans.

Achetez plutôt un petit quelque chose à la demoiselle.

Merci beaucoup.

De rien.

-Anthony, tu m'enlèveras cette lampe à la con.

Elle frappe.

-Vous vouliez me voir? -Oui.

On a un problème.

Prenez vos affaires. Je vous expliquerai en route.

On frappe.

On frappe.

Commandant Gabriel Darius?

Je suis le capitaine Nathalie Risser.

On peut se parler?

Je vous écoute.

Je peux y aller, commissaire?

"Commissaire"...

Comme il a bien travaillé, Ronald!

Je te remercie.

-Vous fatiguez pas avec le rapport, dites-moi directement

leur conclusion. -L'IGPN traîne.

On n'est pas venus pour ça, Darius.

Vous reconnaissez cet objet?

Non. Je devrais?

Et cet homme?

Non plus.

-On I'a retrouvé près du château, à Lambersart,

le crâne fracassé.

Il avait cette poupée dans la poche de sa veste.

-Elle a I'air mignonne, cette histoire de poupée.

Il y a votre ADN dessus.

Ce sont vos cheveux qui sont collés sur la tête de cette poupée.

La datation

au carbone 14 révèle qu'ils ont une quarantaine d'années.

Ce sont vos cheveux d'enfant.

-Je peux savoir qui c'est, lui? -On ne sait pas encore.

Cette poupée a peut-être appartenu

Cette poupée a peut-être appartenu

à un membre de votre famille. Il faudrait des coordonnées.

Ca va pas être possible.

Pourquoi?

Je suis considéré comme suspect?

Je sais pas.

Ca dépend. Peut-être.

Pas encore.

Si t'as un truc à dire,

c'est maintenant.

J'ai rien à vous dire. Voilà.

Toujours aussi transparent.

Darius et ses petits secrets.

Darius qui emmerde la hiérarchie.

Certaines choses changeront jamais.

-Tu devrais le savoir. Ca fait 20 ans qu'on se pratique.

Ca date pas d'hier, commissaire. C'est marrant que ça t'emmerde

comme ça aujourd'hui.

A une époque, ça t'a plutôt arrangé.

Bon...

On va pas te déranger plus longtemps.

On va te laisser retourner à ton petit jardin,

ta petite cabane.

Mais en attendant qu'on découvre ce qui s'est passé,

Mais en attendant qu'on découvre ce qui s'est passé,

tu restes bien sage. T'as compris?

Venez.

Vous auriez pu me soutenir,

quand je I'ai questionné sur sa famille.

-Darius a pas de famille, il a été adopté.

Il est resté en foyer jusqu'à ses 12 ans.

Trouvez le lien avec ce meurtre.

Et dernière chose,

je veux pas que Lacorderie s'en mêle.

Allez...

Attention.

T'es prête?

Tu peux ouvrir les yeux.

Tu peux ouvrir les yeux.

Ca te plaît, ma chérie?

Oui, oui. Ca me plaît.

Alors, on va I'appeler comment?

Flocon.

Flocon?

Flocon?

C'est chouette, ça.

Tu verras, ce sera mieux qu'une poupée.

Elle hurle.

-Je vais faire venir une entreprise de désinfection.

Mais...

Mais?

Ben...

ça marche un temps,

mais ces sales bêtes

finissent toujours par revenir.

Mais ne vous inquiétez pas.

On va trouver des solutions.

On va trouver des solutions.

Qu'est-ce qui vous arrive, Mme Marquet?

Je suis juste fatiguée.

Allons...

Je vois bien que ça ne va pas.

Racontez-moi.

Mon mari pense

que je fais une dépression depuis la naissance d'Anton.

-Et vous, vous croyez quoi, Mme Marquet?

-Vous allez me prendre pour une folle.

Tiens, Léa,

tu me passes le bac?

Léa, t'es où?

Il soupire.

-Bon, Léa, si j'ai besoin de rien, je t'appelle?

-Bon, Léa, si j'ai besoin de rien, je t'appelle?

Arrête. Ca va, je fais une story.

-J'ai compris, mais j'ai besoin de toi dans la cuisine.

Ca t'apporte quoi, de danser comme ça?

Prends des cours.

-J'ai le droit de danser dans mon salon.

T'es bizarre, toi.

-Comment ça va, avec ta grand-mère?

Elle me soûle.

-Ouais. Marijo, c'est Marijo. Elle est cash,

beaucoup même, mais elle est pas méchante.

Bip.

Quoi?

-Arrête. -Quoi?

Marijo-Flower-64.

Marijo quoi?

Marijo quoi?

-Elle s'est mise sur un site de rencontres.

-Non! -Arrête...

-"Toujours positive, optimiste, d'humeur égale

"et fan de Sardou. "

C'est quoi, ce truc? Attends, il y a des photos!

Elle rit.

Ca devrait être interdit,

de faire ça, désolée.

Pourquoi elle a fait ça? -Coucou! C'est moi!

Désolée, je suis en retard.

J'avais un rendez-vous chez le dentiste.

J'en ai profité pour faire des courses.

Qu'est-ce qu'il y a?

-Depuis quand tu te maquilles pour aller chez le dentiste?

-T'as touché I'ordinateur. -Non.

-L'écran n'était pas dans cette position.

-C'est pas possible, j'étais avec Ben.

On était dans la cuisine, on réparait le truc.

-T'as réussi? -Oui, c'est bon.

Tes préférées.

-Merci. -Rentre ça avant qu'il pleuve.

Léa, range les courses. -Non, je peux pas, je sors.

-Tu vas où? -Chez Anaïs.

Bisous!

Bisous, Léa.

Santé.

Ca va, avec la petite?

Impeccable.

Très bien. On est très complices.

Bon, et toi?

Oh, moi, ça va.

Le juge a prononcé la garde partagée.

Je I'ai une semaine sur deux.

On se reparle, avec Alex, pour organiser tout ça.

Ca va. On sonne.

-Elle fait sa crâneuse et elle oublie ses clés.

J'arrive!

Qu'est-ce que t'as?

-"Il y a des silences qu'il ne faut pas déranger. "

-"Qui est trop attendu mérite coup de pied au cul. "

-"Qui est trop attendu mérite coup de pied au cul. "

Celle-là, elle est de moi. Cadeau. -Elle est bien.

Hm.

Ca va?

T'allais sortir, non?

-Pourquoi tu me demandes ça? Ah oui, c'est le...

-Pourquoi tu me demandes ça? Ah oui, c'est le...

Tu sais, il s'en passe, des choses, en 4 mois,

quand on ne donne pas de nouvelles. -Oui, il s'en passe, des choses.

Darius, qu'est-ce qui se passe?

Tiens.

Tu prends une bière et tu nous expliques?

C'est pas vrai...

Ca va? -Ouais.

Ca va.

Allez. Bienvenue dans mon royaume.

Musique et brouhaha.

Ca va?

Hm. Ca va.

Ca marche vraiment, ça?

Il a proposé de leur faire visiter

le commissariat. -Faut croire que oui.

Le jour où ça va lui retomber dessus, on va se marrer.

Tu m'en remets une, Trixie?

-Oui. -Merci.

-Je veux bien une bière, s'il te plaît.

-Qu'est-ce qu'elle fout là? -Ca va?

Ca va.

-Ils t'ont retiré I'enquête de Cassel.

Ca se passe pas bien avec Risser?

Si, super bien.

Elle m'envoie à Villeneuve-d'Ascq pour aller choper un écolo

qui crève les pneus des SUV. J'ai hâte.

Elle doit penser

que j'ai trop d'affect pour Cassel.

-Peut-être qu'elle a peur pour ses fesses.

Sinon, t'as des nouvelles de Darius?

Non.

J'ai pas de nouvelles de Darius. Des autres non plus.

J'ai pas de nouvelles de Darius. Des autres non plus.

Je me demande parfois ce que je fous encore là.

Pourquoi tu me demandes ça?

Pour rien.

-Angie, tu sais quelque chose. -Non.

Ben si.

Pourquoi tu me parles de Darius?

-Bon, OK. -Oui.

Propos indistincts.

-Les cheveux sur la poupée sont à Darius.

Quoi?

-Les cheveux sur la poupée sont ceux de Darius.

-T'es sûre de ce que tu dis? -Oui.

L'ADN ne ment pas. Tu comprends pourquoi

Risser t'a retiré I'enquête.

-Darius est au courant? -Oui.

Il m'a demandé de pas te le dire. -Pourquoi?

Entre Chistera et la nouvelle,

si tu te fais griller, t'imagines?

-Et cette poupée, ça ne te rappelle rien?

Non.

Non.

Au foyer où j'ai grandi, ils ne voient pas non plus.

Pourquoi elle réapparaît 40 ans après?

Ca, je ne sais pas.

-Mais tu n'as aucun souvenir d'avant le foyer?

Non, on en a déjà parlé.

Je ne me souviens de rien.

Cette poupée, c'est comme un point de départ.

Et ça, ça m'est jamais arrivé.

Dossier Cassel.

Elle est rapide, ta source. On peut savoir qui c'est?

Devine.

Elle a une charlotte sur la tête

et une grande gueule?

-C'est ça. -C'est ça?

Merci, Angie. T'as assuré.

Cassel... Le nom du bourg

près duquel le corps a été retrouvé.

Ca, c'est signé Duchesse. -Ah, ben oui.

C'est Duchesse, ça.

-Il faut laisser Duchesse en dehors de tout ça.

C'est trop risqué de I'emmener sur ce terrain-là.

Ben, c'est pareil, si tu préfères dire non,

je comprends.

-La dernière fois que tu as essayé de nous protéger, ça a donné quoi?

-La dernière fois que tu as essayé de nous protéger, ça a donné quoi?

Je crois que t'as pas compris.

Ton histoire, c'est notre histoire. Faut que tu te fasses à I'idée.

C'est pas quand on bosse seul

ou à deux ou trois qu'on est efficace.

C'est quand on est

tous les quatre. On sonne.

J'arrive.

Bah, entre.

Tout le monde t'attend.

Tout le monde t'attend.

Bonsoir, Ben.

Salut.

Bonsoir, patron.

Salut, Duchesse.

Ca fait plaisir de vous voir.

Ca fait plaisir de te voir aussi.

Ca fait plaisir de te voir aussi.

Je...

Je sais que vous voulez me protéger

en me laissant en dehors de tout ça.

Mais pas besoin de me protéger,

au contraire. J'ai besoin de vous aider.

Même si vous dites non, je vais le faire quand même.

Donc on s'y met?

"Encre métallo-gallique,

"noix de galle, sulfate de fer et lie de vin"?

-C'était une encre très utilisée au Moyen Age.

-C'était une encre très utilisée au Moyen Age.

Il y avait aussi des traces de mycélium, un champignon

qui raffole du papier ancien. -Donc Cassel

aurait consulté des livres anciens assez longtemps

pour qu'on en retrouve les traces.

Je vais chercher des bibliothèques qui ont un fonds de cette époque.

-Tu vas te faire griller, et moi avec.

Oui, je vois très bien.

Il m'a pas précisé son nom.

Il n'y a pas grand monde pour consulter

ce genre d'ouvrages.

-Vous vous souvenez de la dernière fois qu'il est venu?

-Vous vous souvenez de la dernière fois qu'il est venu?

-Oui, il y a quelques semaines. Il a consulté, du rayon ésotérique,

"Magie et sorcellerie au Moyen Age,

"la nature du diable".

Tout un programme.

Vous avez envie de le voir?

-Oui, ça pourrait faire partie du programme.

Bah... oui.

Suivez-moi.

Merci.

Bon courage.

-"Magie et sorcellerie, la nature du diable".

Ca commence bien.

-3000 pages sur la magie, ça rigolait pas, à I'époque.

-Qu'est-ce que tu cherchais, Cassel?

On va faire autrement, sinon, on y est jusqu'à ce soir.

Il y a un espace

entre ces deux pages. -Où ça?

entre ces deux pages. -Où ça?

-Regarde. Ici. -Ah oui.

Ce qui voudrait dire

que la reliure s'est écartée là.

-Comme quand on laisse un bouquin ouvert longtemps.

C'est ma spécialité, ça.

Tu t'es mis à la lecture?

Tu t'es mis à la lecture?

Oui, j'aime bien.

C'est de la magie blanche.

C'est une méthode

pour pratiquer un exorcisme avec du plomb.

-Un exorcisme? -Oui.

Sérieux?

Ah, mais attends. -Du plomb?

C'est ce qui expliquerait

les billes de pêche, le plomb fondu dans la main.

Et ils disent:

"L'officiant doit plonger un objet

"ayant appartenu à la personne

"qu'il doit désenvoûter dans I'eau bénite.

"Il doit ensuite verser du plomb fondu sur I'objet. "

Mais un exorcisme, sans déconner!

Sonnerie de fin de cours.

-Bonjour, Karine. -Bonjour.

Désolée, on est en retard.

Pas de souci.

Tu t'es blessée, Lucie?

Tu t'es blessée, Lucie?

Tu peux rejoindre tes camarades.

-C'est compliqué, en ce moment. Comment ça se passe, en classe?

-Très bien. C'est une petite fille vivante.

Je suis très contente d'elle. Et c'est un moteur

pour la classe. -Tant mieux.

La directrice m'avait dit qu'elle avait été insolente

au catéchisme.

Ah bon?

On a tous été un peu dissipés au catéchisme.

En tout cas, pour moi, ça se passe très bien.

Bon, je dois y aller.

D'accord.

Donc si on fait un état des lieux,

on sait que Cassel a suivi une méthode pour un exorcisme

qui serait censé éloigner les forces du mal

ayant pris possession d'un être humain.

-C'est quelqu'un de familiarisé avec ces pratiques.

-Oui, sans doute un curé ou un croyant.

-Si on est obligés de se farcir tous les cathos de la ville,

on n'a pas fini.

-Je vais regarder dans la base s'il n'y a pas quelque chose

au sujet d'un exorcisme -Oui.

Moi, j'appelle le diocèse

pour avoir la liste des prêtres de la région.

Je regarde du côté des fidèles et dans les registres paroissiaux.

Moi, je retourne

à la salle de boxe.

S'il y a une urgence, vous m'appelez.

Allez, ciao. -Ben, Ben, Ben...

Continue de te faire discret et tout petit.

-Vous avez trouvé I'identité du chasseur de SUV?

-Non, pas encore, mais je vais y retourner demain.

Ecoutez, lieutenant,

je suis désolée de vous avoir retirée de I'affaire.

-Il n'y a aucun problème. Ne vous inquiétez pas là-dessus.

-Il n'y a aucun problème. Ne vous inquiétez pas là-dessus.

-Vous pouvez prendre 3 dépositions de vol de portable

et un tapage nocturne? -Oui.

Merde.

Vibreur.

C'est à côté du magasin de pêche. -OK.

-Qu'est-ce que tu fous là? Tu devrais être en bas.

-La crèche de mon fils vient d'appeler.

-La crèche de mon fils vient d'appeler.

Il fait des crises d'asthme à cause de son souffle au coeur.

Je dois le récupérer. -Ah?

On appelle la crèche pour vérifier?

-Tout à fait. Tiens, je te donne le numéro.

Alors,

crèche C-A-B... -Dégage.

Bonjour, madame.

-Bonjour, monsieur. -Pardon de vous déranger.

Lieutenant Benjamin Ferrer,

SRPJ de Lille. J'ai une question à vous poser.

SRPJ de Lille. J'ai une question à vous poser.

Oui, bien sûr.

-Est-ce que vous connaissez cet homme?

Oui. C'est le père Vasseur.

-Le père Vasseur? -Oui.

-Le père Vasseur? -Oui.

Emmanuel Vasseur.

-Il officie ici? -Oui.

Oui, oui.

Il a des ennuis?

Son de cloche.

-Alors, c'est là qu'il habitait, notre Cassel?

Ouais.

Le père Emmanuel Vasseur,

qui avait un gros caractère, d'après ce qu'on dit.

Bon, allez, venez.

Une dame de la paroisse m'a donné les clés de son logement.

Il habitait tout en haut.

Il habitait tout en haut.

-Le père Vasseur n'avait pas de téléphone portable.

Tout le monde le croyait parti à Compostelle.

Ils se sont pas inquiétés.

-L'aide ménagère m'a dit que c'était un vrai rigoriste,

à I'ancienne,

d'une humeur massacrante. -Duchesse...

d'une humeur massacrante. -Duchesse...

Aide-moi à soulever le tapis.

Voilà. Il n'a pas eu le temps de I'effacer.

C'est là qu'il a pratiqué son exorcisme.

C'est là qu'il a pratiqué son exorcisme.

-Hé... Le diable, il a quoi, là? 8... 9 ans à tout casser.

-C'est un peu jeune, pour frapper un adulte.

Oui.

Ca me paraît improbable.

Darius...

Ca va? Comment tu te sens?

-J'ai peut-être un lien de parenté avec ce môme.

Peut-être, mais peut-être pas.

Peut-être, mais peut-être pas.

J'ai pas envie que tu sois déçu.

Ca va aller.

Merci, Darius.

Merci de quoi?

De me redonner vie.

De me redonner vie.

Bip.

Tout va bien?

-Oui, c'est juste que j'ai un petit problème d'intendance.

-Oui, c'est juste que j'ai un petit problème d'intendance.

J'ai...

un plombier qui devait passer

et qui ne...

Bon,

c'est pas important. -C'est pas important.

Il a envie de bosser.

Oui, il est très motivé.

Oui.

Bon, ben, voilà.

Oui. C'est reparti.

-Comme si on s'était jamais quittés.

Enfin, tous les quatre. -Oui, j'avais compris.

Ca va, toi? -Oui.

De mieux en mieux. -Cool.

-Et toi, comment tu vas? -Ca va.

Pareil, de mieux en mieux.

OK.

-C'était pas génial, ces derniers mois.

-Oui, j'imagine. -Et si on...

Si on s'est pas trop croisés,

c'est que j'avais besoin de temps. -Oui, moi aussi.

-Cool. -Pour apprendre à gérer ça.

Téléphone. -Excuse-moi.

Faut que je réponde.

-Je vais chercher le petit à la crèche.

A tout à I'heure. -A tout à I'heure.

Allô?

Oui, Alexis. Ouais, ça va.

Je sais pas ce qui s'est passé.

Je sais pas ce qui s'est passé.

Comment ça, tu sais pas?

Tu vois bien ce qu'elle a fait à son hamster!

-Arrête. -On en parle depuis des semaines!

-On sait pas si c'est elle. -Si, c'est elle! C'est le diable,

cette fille! -Arrête avec ça!

-C'est le diable! -Arrête!

Ecoute!

-J'en ai marre! -Moi aussi!

Qu'est-ce que tu cherches?

S'il te plaît, arrête de parler de Lucie comme ça!

Il y a forcément une explication.

Alors, tais-toi! Tais-toi, merde!

-Les policiers vont être équipés de caméras piétons individuelles

à partir de la semaine prochaine.

A compter du 16 mars, 8 caméras piétons permettront

aux policiers municipaux de procéder

à I'enregistrement audiovisuel

de leurs interventions.

Le policier ne pourra pas faire n'importe quoi avec cette caméra.

Le policier ne pourra pas faire n'importe quoi avec cette caméra.

Les agents devront prévenir quand ils commenceront à filmer.

Ces images seront détruites au bout de 6 mois

et elles ne peuvent pas être récupérées par le policier,

mais seulement par un responsable.

-On est en novembre, et le soleil...

On frappe à la porte.

\On frappe à la porte.

Elle se condense pour former ces petites gouttelettes.

Bonjour.

Je voulais vous remercier

pour la nourriture que vous déposez sur le capot de la voiture.

pour la nourriture que vous déposez sur le capot de la voiture.

Laissez, c'est normal.

Vous êtes Carlos, c'est ça?

Oui, c'est ça.

Enchantée. Martha.

Enchanté.

-Je vais vous laisser. Vous avez I'air occupé.

Merci, Carlos. Vous êtes quelqu'un de bien.

Euh... Il fait froid.

Vous allez pas dormir dehors.

Voilà.

Attention, attention. Il ne faut pas faire de bruit.

Cet appartement est en indivision depuis des années.

Personne n'y vit,

mais si vous faites du bruit,

j'aurai des problèmes. -On fera attention.

-Vous ne devez venir que le soir. D'accord?

Très bien.

-Je vais vous installer de quoi dormir.

Tiens.

C'est pour toi.

C'est moi qui I'ai fait.

Qu'est-ce qu'on dit, Emilie?

Merci.

france. tv access

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