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Original subtitles

Remontez sur le trottoir, espèce d'idiot !

Désolé, je ne vous avais pas vue.

J'aurais pu vous tuer, si je ne vous avais pas vu.

Pour arrêter un taxi,

il suffit de siffler ou de faire un geste de la main.

Inutile de se jeter dessous !

Un taxi ?

Bon, montez.

J'ai vraiment pas de chance. Encore un ivrogne !

Monsieur... Taxi.

Ma tête... Je...

Vous êtes blessé.

Que s'est-il passé ?

Je n'en sais rien.

Désolée, je croyais que vous étiez ivre.

Vous vous êtes pris un coup !

- Un coup ? - Oui.

Vous êtes sonné.

Votre tête.

Ma tête...

Venez.

Non, je vais bien.

Oui, c'est ça.

- Doucement. - Merci.

Merci beaucoup.

Détendez-vous. Je vous emmène à l'hôpital.

Non...

Attendez, j'ai de l'argent.

Pourquoi vous fouillez dans vos poches ?

- Pour voir ce qu'il y a dedans. - Vous avez répondu à ma question.

Où sommes-nous ?

Sur Ocean View Road.

Ça ne me dit rien.

- Dans quelle ville sommes-nous ? - Vous l'ignorez ?

Quand je raconterai ça aux autres...

Je ne sais même pas qui je suis.

Ni à quoi je ressemble.

Vous ne vous souvenez pas de votre visage ?

Ça ne pouvait arriver qu'à moi.

Bon, votre visage a l'air normal.

Vous avez des yeux, des oreilles, un nez et une bouche.

D'ailleurs, vous n'êtes pas trop mal.

- Merci. - Tenez.

Regardez-vous.

Non...

Ce visage ne me dit rien du tout.

J'aimerais savoir d'où vient ma blessure.

Si vous ne vous rappelez de rien, je crois savoir ce qui vous arrive.

Ça s'appelle...

On est perdu, on oublie qui on est...

Ça s'appelle am...

Les médecins le sauront.

Je ne veux pas aller à l'hôpital. Continuez à rouler.

D'accord. Le compteur tourne.

J'ai 18 dollars.

Avec ça, vous avez droit à 150 km ou à 360 minutes d'arrêt.

Harry et moi, on va pas profiter de vous.

Harry ?

Ma voiture. Plus que 5 mensualités et elle est à moi.

- Où est ce qu'on va ? - On va découvrir qui vous êtes.

La blessure est petite par rapport aux dégâts.

Regardez. Ça va peut-être nous aider.

DR ?

Ou RD.

C'est un début.

- Votre nom, c'est Ralph ? - Non.

Trouvons des noms commençant par R.

Richard ? Robert ?

Raymond ? Roy ?

Ces noms ne vous disent rien ?

Non, désolé.

Mais je me souviens d'un panneau.

Ocean View Road et Arch Street.

C'est là où j'ai failli vous renverser.

Vous ne vous souvenez de rien d'autre ?

J'ai ça...

Des cigarettes. Des Crown.

Des Crown ?

C'est ce que vous fumez ?

J'en sais rien.

Deux billets de théâtre.

Des allumettes et 18 dollars.

"Le Théâtre Impérial". Ça ne vous dit rien du tout ?

- Vous vous souvenez d'une pièce ? - Non.

Vous avez peut-être vu Barbara Borden de près et l'avez oublié.

- Qui est Barbara Borden ? - Laissez tomber.

Des allumettes du Blue Room, au Regency Hotel !

Vous avez dû l'emmener danser.

- Qui ? - La fille qui est venue au théâtre.

Vous croyez que je suis marié ?

Même les hommes qui n'ont pas perdu la mémoire oublient ça

Votre métier vous a rendue cynique.

Ce n'est pas la faute à Harry. Je l'étais déjà sur scène.

Vous étiez actrice ?

J'aurais aimé le devenir.

Mais la petite Patty Mitchell n'a pas eu cette chance.

Vous préférez conduire un taxi ?

Pourquoi pas ? Je travaille à mon compte

et une grosse vitre me protège des gens ivres.

Bref, je ne vous aide pas, là.

Revenons aux noms en R.

Non, ça ne nous mènera nulle part.

Vous ne voulez pas aller à l'hôpital ?

Je vais bien, c'est juste que...

Il n'y a qu'un endroit où vous pouvez aller.

Si vous acceptez, ils vont peut-être vous aider.

- Qui ? - Les flics.

La police, je veux dire.

J'imagine que vous avez raison.

Vous avez oublié votre chapeau !

Je ne voulais pas me débarrasser de vous.

Je sais, mais vous m'avez déjà aidé.

Arrêtez. Je vous emmène au poste de police le plus proche.

S'ils ne peuvent pas vous aider, on passera une annonce.

D'accord.

Le journal du soir !

Un meurtre affreux ! Robert Dilling a été tué chez lui.

Tout est là !

Achetez le journal du soir. Robert Dilling a été tué.

Achetez le journal du soir ! Meurtre sur Ocean View !

Ocean View ?

"Robert Dilling a été tué.

"Le célèbre producteur a été tué sur Ocean View."

Ocean View...

C'est là où je vous ai trouvé.

Ça semble expliquer pourquoi j'étais là.

Il n'y a aucune preuve.

J'avais du sang sur moi.

Ça pouvait venir de votre blessure.

Le nom "Robert Dilling" vous dit quelque chose ?

Robert Dilling ?

J'ai trouvé.

Les initiales sur votre chapeau. RD.

J'ai du récupérer son chapeau.

Il est temps qu'on se sépare.

Attendez. Je suis venue jusqu'ici, je veux en savoir plus.

Vous ne savez pas qui je suis, et moi non plus.

Je sais que vous n'êtes pas Robert Dilling.

Et si c'est moi qui l'ai tué ?

Vous n'êtes pas un assassin. Je le sais.

J'aimerais en être aussi sûr.

Je veux bien prendre le risque.

Montez dans le taxi.

Commerce Building ? Oui, monsieur. On y va.

"Il s'agit d'un cambriolage,

"puisque les poches du producteur étaient vides.

"Il venait pourtant de retirer 500 dollars.

"On recherche l'homme qui aurait pénétré la maison de Dilling

"vers 23 h 30.

"Il est grand, entre 30 et 35 ans,

"avec un costume rayé."

C'est sûrement pas un costume à pois.

Vous portez le même costume que l'assassin.

- Patty ! - Qu'est-ce qu'il y a ?

J'avais oublié une poche.

500 dollars.

Les 500 dollars que tout l'État recherche.

Je vous conseille, M. DR ou M. RD,

de quitter la ville, si vous ne voulez pas finir en prison.

Je ne peux pas partir, je veux savoir ce qui s'est passé.

Vous avez raison.

Je dois changer de costume.

Prenez-en un avec moins de poches !

Le batteur se prépare. Les bases sont chargées.

La position de Dugan n'est pas facile.

Voicile lancer. La balle se dirige à gauche.

Mayberry court. Il court...

Ça va être un home-run.

Encore ce maudit baseball ?

Écoute les infos, pour une fois.

Les bases étaient chargées. Je saurai pas si c'est un home-run.

Tu ne veux pas te cultiver, un peu ?

Je veux juste connaître le score.

Pardon, nous sommes très pressés.

Pas de dispute, nos clients sont pressés.

Touche pas à la radio.

Dans l'affaire Dilling, Da ve Rennick reste un mystère.

C'est l'ancien chauffeur du producteur.

Rennick a vait été licencié après une dispute.

Il vivait a vec sa tante au 27, Meridian A venue.

Il a disparu juste après le meurtre. Il est grand...

Dave Rennick. DR.

Un meurtre ! C'est comme ça qu'on se cultive ?

Un chauffeur tue son ancien employé.

Ça me regarde pas.

Dès qu'elle entend parler d'un tueur,

elle se demande si c'est un client à nous.

Mon chapeau.

- Vous en voulez un nouveau ? - Mais bien sûr !

Voyons sa taille.

Excusez-moi. C'est du 59.

J'aimerais un chapeau gris.

Va chercher un chapeau gris !

Vous devez y être très attachée.

Oui, en effet. C'est un objet de famille.

- Il appartenait à ma mère. - Pardon ?

Merci, ça devrait aller.

Oui, ça va. Combien je vous dois pour le costume et le chapeau ?

47,50.

Si je devais coincer ce Dave Rennick...

Tenez.

Cent dollars ? Vous n'avez pas plus petit ?

- Je peux vous faire un chèque. - Non, ça ira.

Moi, je me concentrerais sur le chauffeur de Dilling.

Qui est le chauffeur du taxi ?

Vous voilà !

Qu'est-ce qui vous arrive ? Vous êtes amoureuse ?

Vous avez oublié vos clés dedans.

Merci, monsieur l'agent. De ma part et de celle de Harry.

Faites attention.

Je parle pour vous aussi, Harry. Bonne soirée.

- Voici votre monnaie. - Merci.

Attendez. Vous oubliez votre vieux costume.

Je dois le donner à la police ?

- À la police ? - Comme tous les vieux costumes.

Ils les distribuent aux pauvres.

On fera la charité de notre côté. On le ramène à la maison.

Merci.

Merci.

Bon, on a trouvé la réponse.

DR, c'est pour Dave Rennick.

Ou pour Richard Dilling.

Il est mort et pas moi. N'est-ce pas ?

Vous n'avez pas l'air d'un chauffeur.

Vous non plus.

Je vois. Mais pourquoi vous ne quittez pas la ville ?

Les gens connaissent le chauffeur de Dilling.

Non.

Je vais me débarrasser de ce costume et aller chez Rennick.

Si je suis Rennick, j'irai voir la police.

Je n'en reviens pas.

Je voulais vous aider.

Mais vous voulez vous rendre ?

Alors oubliez-moi.

Patty, vous m'avez beaucoup aidé.

Mais vous courez de gros risques avec moi.

Je dois terminer ma course. Après, je me ferai soigner la tête.

- Vous aussi ? - Allez, montez.

- Pas de bouton en laiton. - Quelle chance !

Une chance ?

C'est comme ça qu'on vous a blessé.

Avec un fer à cheval.

Nous y sommes. Le 27.

Si on ne me reconnaît pas, je ne suis pas Dave Rennick.

Et si on vous reconnaît ?

Vous direz que vous ne me connaissez pas.

Il n'y a personne à la maison.

Elle ne m'a même pas regardé.

Il faut qu'elle vous voie. Mettez-vous là.

Comme ça, on saura si vous êtes Dave Rennick ou pas.

Je vous ai dit qu'il n'y a personne à la maison.

Et quand je dis qu'il n'y a personne, c'est que...

il n'y a personne.

Au fait, on m'oblige à dire ça.

Que puis-je pour vous ?

Où se trouve Dave Rennick ?

J'en sais rien !

Est-ce qu'on peut voir sa chambre ?

Je suppose qu'il n'y a aucun mal à vous laisser regarder.

Entrez.

- Elle ne vous a pas reconnu. - Je ne suis pas Dave Rennick.

Un point pour nous.

Je ne travaille ici que depuis 2 jours.

Je n'ai jamais vu ce Rennick,

mais il m'a déjà attiré pas mal d'ennuis.

On retire le point. Je peux toujours être Rennick.

C'est là.

Si on était à l'étage, j'aurais l'impression d'être un voleur.

- Une voleuse... - Oui.

Quelle collection !

Vous reconnaissez ces modèles ?

On dirait que ce Rennick était très occupé.

Mais il n'a pas toujours bon goût.

Vous non plus, peut-être.

Attendez de découvrir si c'est vous ou pas.

C'est vrai. C'est pour ça qu'on est là.

Pas d'initiales.

Il vous va.

Inspecteur Brenner ?

Vous êtes obligé d'être là à chacune de mes affaires ?

Dégagez.

Mais il me faut une histoire.

Attendez que je découvre la vérité.

Je ne veux pas que vous vous mêliez de cette...

Bill, ne vous emportez pas à deux semaines des élections...

Je ne me suis pas emporté.

Allons voir ce qui se passe.

Il n'y a personne à la maison.

Peu importe, personne ne me claque la porte au nez.

Inspecteur Brenner.

Où est la tante de Rennick ?

- Il n'y a personne... - Qui est-ce ?

Personne. Le chat, j'imagine.

Un chat qui sait fermer les tiroirs ?

M. et Mme Chat.

Restez en dehors de ça. Que faites-vous ici ?

Je suis l'inspecteur Brenner. Comment vous appelez-vous ?

Clarence Smith.

Et vous ?

Mme Smith. Mme Clarence Smith.

Chérie...

Ce n'est pas grave, on peut leur dire.

Pourquoi garder notre lune de miel secrète ?

On est mariés depuis quelques heures.

Félicitations.

Pourquoi donc ils sont là ?

Ignorez-le. C'est un journaliste.

Pourquoi donc vous êtes là ?

Pour dénicher une histoire.

Clarence aussi est journaliste.

Dis donc ! Elle en est ravie. Vous allez en baver !

Arrêtez un peu.

Vous n'êtes donc pas le chauffeur de Dilling, Dave Rennick ?

Non. Et vous ?

Il faut que je voie sa photo. Vous correspondez à la description.

Ça ferait une sacrée histoire !

Qu'on te prenne toi, journaliste, pour un assassin.

Quel est votre journal ?

Le Dayton Chronicle.

Dayton, c'est loin.

Vous oubliez qu'on est là pour notre lune de miel.

Restez en dehors de ça.

Laisse-moi faire. Je vais démasquer cet imposteur.

- Le Dayton Chronicle ? - C'est exact.

- Comment va votre éditeur Jack ? - Il ne s'appelle pas Jack.

Alors c'est quoi, son nom ?

Joseph B. Matson.

D'accord, c'est ça. Mais j'aimerais entendre Clarence.

Bon, ça suffit. Allons voir si on trouve une piste chez Dilling.

Nous, on va y aller. Bonne soirée.

Une minute !

Comme vous êtes journaliste, ne voulez-vous pas venir avec nous ?

On doit aller chercher Harry.

Harry va devoir attendre.

Je veux aller voir la scène du crime.

D'accord. J'allais vous demander

si je pouvais vous accompagner.

Ça aidera à mettre les choses au clair.

Ravi qu'on collabore, Mme Jones.

Mme Smith. J'en suis ravie aussi, M. Heel.

Enfin, M. Haley.

Smith, vous avez vu le salon de Dilling.

Vous connaissez les faits.

Vous avez assez pour votre article ?

Oui et non.

Vous avez intérêt à ne pas vous prononcer.

J'essaie d'imaginer comment Dilling a été tué.

Si quelqu'un s'allongeait là où Dilling se trouvait...

Bonne idée. Haley. Tu as la même taille que Dilling.

- Attendez... - Vous refusez de m'aider ?

Brenner, ce n'est pas sympa.

McCord, dis au boss que Haley refuse...

Bon, d'accord. Je vais le faire.

C'est bien.

Comment a-t-il été tué, Smith ? Comme ça ?

- Comme ça ? - Le pied, ici.

Inutile de me le dire. J'ai vu son corps avant vous.

L'assassin a dû se tromper de cible.

Ne dites pas ça.

Allongez-vous.

Alors ?

Eh bien...

Il avait de la boue sur ses chaussures.

Et vu les empreintes qu'il a laissées, il était ivre.

Ou blessé.

Ou blessé...

- Je peux me lever ? - Vous êtes bien, là.

Pourquoi sortir par la porte si la fenêtre était ouverte ?

Je n'y avais pas pensé.

Attendez une minute.

Regardez.

Laissez. C'est peut-être une preuve.

Très précieuse, d'ailleurs. C'est signé "Babs".

- Une lettre d'amour pour Dilling. - C'est un crime d'amour.

Vous êtes censé être mort. Allongez-vous.

Et taisez-vous.

Avez-vous remarqué que ce Smith

savait très bien où aller chercher cette lettre ? Etrange...

Pourquoi ?

Parce que vous êtes un assassin. Et moi qui fais le mort, en plus !

Je veux qu'on me lise mes droits !

J'ai plein d'affaires à régler.

J'ai dit tout ce que je savais à la police.

Je refuse qu'on m'interroge davantage.

Je ne suis qu'un majordome.

Je sais, mais j'ai besoin de vous.

Ne vous inquiétez pas.

- Il a bougé. - Ce n'est pas votre patron.

Je sais ce que vous allez faire. Vous allez m'inculper.

Vous voulez m'écraser.

Dans ce cas, qu'il me remplace.

Je veux que vous m'indiquiez Dave Rennick.

Mais il n'est pas ici.

Besoin d'autres preuves ?

J'ai eu la preuve que ce n'est pas vous.

Vous n'êtes pas Dave Rennick.

Ni Clarence Smith.

Restez allongé, on n'a pas fini.

Je commence à fatiguer.

Ce n'est pas plus mal, un peu de fatigue.

Brenner...

Apparemment, vous avez entendu Dilling se disputer avec un homme

dans le salon, vers minuit. C'est ça ?

Oui.

Mais vous n'avez entendu aucun tir.

Non.

Et vous pensez que je vais vous croire ?

Ben...

Ce serait bien.

Pourquoi vous n'avez pas entendu de tir ?

J'étais sous la couette.

Vous y étiez au moment de la dispute aussi ?

Oui.

Non. Je venais d'entrer dans ma chambre.

J'ai entendu leurs voix en montant l'escalier.

M. Dilling était furieux.

Il criait: "Tu crois pouvoir me faire ça ?"

Continuez.

C'est moi qui pose les questions.

Pardon.

Qu'est-ce qu'a dit le tueur ?

"Et tu ne sais pas tout !" Puis il s'est tu un moment.

Puis, il a continué...

Le tueur a dit...

Il parlait d'un ton calme et froid.

Qu'a-t-il dit ?

Il a dit:

"Si tu continues comme ça, tu finiras par te faire tuer."

- C'était vrai. - Il a dit quoi d'autre ?

Je n'ai rien entendu d'autre.

Parce que vous êtes monté dans votre chambre.

Et vous vous êtes mis sous la couette.

Smith, répétez ça.

Quoi ?

Ce qu'a dit le tueur à Dilling.

Si tu continues comme ça, tu finiras par te faire tuer.

C'est la voix de l'homme qui a menacé Dilling ?

Je...

Je ne sais pas.

Peut-être bien.

Que vous avais-je dit ?

Ou peut-être pas.

Allez-y, Judson.

- Je peux finir d'emballer ? - Non, restez en bas.

Maintenant, arrêtez d'harceler mon mari.

Il se fait tard. On doit y aller.

Cette affaire ne vous intéresse plus, M. Smith ?

Non, mais...

Chéri...

Notre lune de miel ?

Je suis désolé, Mme Smith. Mais pour ces crimes,

on est obligés de suivre toutes les pistes.

Brenner, regardez ici !

Un calendrier.

Il est ouvert sur la page aujourd'hui.

Dilling a été tué hier. On déchire pas les pages en avance.

Moi, si. La veille.

Allons chercher la page manquante.

Restez là. McCord, allez fouiller dans le salon.

Il vaut mieux qu'on parte.

Vous avez fait de moi un journaliste.

On va devoir rester.

- Tu ne trouves pas ça important ? - Quoi, chérie ?

Que tous les tiroirs du bureau soient ouverts.

Ça ne veut rien dire ?

Les 500 dollars qu'il a volés à Dilling ne lui suffisaient pas.

Pourquoi un homme qui tue pour 500 dollars

perdrait du temps à fouiller dans ces manuscrits ?

En effet. Ça doit nous mener quelque part.

Vous savez comment marchent les droits d'auteur ?

- Oui... - Moi aussi. Je m'y connais.

J'en reviens pas.

L'auteur n'empoche pas tous les droits ?

- Non. - Mais si !

À moins qu'il n'y ait 2 auteurs.

Regardez. Les droits de la pièce intitulée Menace.

- C'est écrit par 2 auteurs ? - Oui.

Non, par un seul. Mark Evans.

Vous en savez, des choses !

Sur 800 dollars par semaine, Dilling en empochait 400.

Trouvé, inspecteur. C'était dans le salon.

Dans cette pièce de théâtre.

J'en étais sûr !

Rendez-vous avec T. A. à 11h30. C'est l'écriture de Dilling.

T. A. ? Ça doit être celui avec qui il s'est disputé hier soir !

11 h 30 du matin, peut-être.

Vous voulez coincer cet assassin, oui ou non ?

Vous n'étudiez aucun de tous ces indices.

Le test de la voix, c'est nul. Il a fait exprès de changer de voix.

"Si tu continues comme ça, tu finiras par te faire tuer."

Vous avez un problème avec ma méthode ?

C'est ça ! C'est la voix que j'ai entendue !

- Je vous l'avais dit ! - J'en suis sûr !

- Donc, c'est lui ? - Non, lui !

J'aurais dû me contenter de rester à la circulation.

Allô ?

Oui, c'est Brenner.

Il a payé avec un billet de 100 dollars ?

Et il portait un costume à rayures.

Le propriétaire de la boutique est au QG ?

Bien.

Un costume à rayures...

Non, il doit y avoir une erreur ! J'ai un tas de costumes !

Le propriétaire de la boutique pourrait l'identifier ?

Bien. J'ai un suspect, je vous l'amène.

C'est absurde ! Je peux vous montrer ma garde-robe.

- Vous voulez venir ? - Non, merci, j'ai ce qu'il me faut.

Je lirai la suite grâce à Haley.

Passez-moi Brant.

On va vous laisser.

Tous mes vœux, alors.

Au revoir, M. Haley.

Vous pourrez dire que vous vous êtes cassé le dos sur cette affaire.

Cassé le dos ! Elle est bonne !

Bonsoir, patron. C'est Haley.

On vient de résoudre l'affaire Dilling.

Brenner a arrêté Judson, le majordome.

C'est presque une affaire classée.

Il s'est fait coincer à cause de son costume ?

Je vais écrire un article mémorable !

"Son costume à rayures l'a trahi. Judson a tué son employeur..."

Je suis ravi de savoir que je ne suis pas Dave Rennick.

Ni Judson le majordome.

Les propriétaires de la boutique

savent que je portais un costume à rayures.

D'ailleurs... il vaudrait mieux que vous gardiez ça.

Vous me faites confiance ?

Je suis comme ça, Mme Smith.

Vous ne portez pas de costume à rayures.

Avec ça, vous pourriez acheter une maison.

J'ai peut-être déjà une maison quelque part.

- Patty ? - Oui ?

On va aller au Regency Hotel.

Pourquoi ?

Ces allumettes... J'ai dû y séjourner.

On va me reconnaître.

Vous voulez que je vienne ?

Vous ne vous débarrasserez pas de moi.

Bonne réponse, M. Smith.

On y est.

C'est le Regency Hotel ?

Non, c'est la maison de Patty Mitchell.

Il faut bien que je me change pour aller au Regency.

Venez !

Allez !

- Il y a des règles ? - Une seule: pas d'invités.

Bonsoir !

- Prenez-moi dans vos bras ! - Quoi ?

Prenez-moi dans vos bras !

Posez-la. Vous ne pouvez pas...

Bien sûr que si ! C'est ma femme, je dois la porter.

- Votre femme ? - Déçue, Mme Tuttle ?

Vous ne m'aviez rien dit, Mlle Mitchell.

Je n'étais pas au courant. Je suis Mme Smith.

Entrons, Clarence.

Oui, ma chérie.

Elle aura de quoi s'occuper pendant un mois.

Je pourrais avoir de quoi m'occuper moi aussi.

Bon, je vais me changer.

- Patty ? - Oui ?

D'où connaissez-vous le nom de l'éditeur du Dayton Chronicle ?

J'ai joué dans une pièce qui a été descendue par la critique.

Du coup, je m'étais accrochée avec l'éditeur.

Mme Clarence Smith...

Vous dites ça pour moi ou pour Mme Tuttle ?

Pour moi.

Pourquoi avez-vous choisi le prénom Clarence ?

C'était un de mes amoureux.

C'est vrai ?

Vous me cachez des choses, Mme Smith. Je veux savoir la vérité.

Clarence était un homme adorable.

On a été fiancés pendant un an.

C'était quand ?

Il est entré dans ma vie en CM1 et en est sorti en CM2.

Ça y est, je suis prête.

- Vous me préférez sans uniforme ? - Décidément.

Vous avez vous y prendre avec les femmes !

Harry a la chance de vous voir tous les soirs.

Je n'ai jamais vu de femme aussi jolie.

C'est drôle comme compliment, puisque vous avez perdu la mémoire.

C'est vrai, mais...

J'apprécie quand même.

Si vous continuez à me complimenter,

je viendrai avec vous au fast-food du coin

au lieu d'aller au Blue Room.

Allons-y, Clarence.

Pourquoi la police a libéré Judson ?

Peu importe. Mais moi, je veux mon article.

Je peux compter sur vous ou pas ?

J'ai une autre piste.

Même la police n'est pas au courant.

Il s'agit d'un certain Harry.

Bonsoir.

Bonsoir.

Bonsoir, comment allez-vous ?

Très bien, merci.

Tiens ! Mes deux tourtereaux !

Ils laissent entrer les vautours ici ?

Au lieu de me vexer, je vous annonce que Judson n'a pas tué Dilling.

Les majordomes ne tuent leur maître que dans les romans.

Il ne lit pas.

Autre chose. Vous connaissez un certain Harry ?

- Harry ? - Harry.

C'est le nom de mon taxi.

Il a quatre belles roues noires et des yeux magnifiques.

Pour qui vous me prenez ?

Les voilà.

Barbara Borden et Steve Maitland.

Barbara Borden a joué dans Menace.

Vous l'avez vue à Dayton, non ?

Je ne sais plus.

C'est ça. Il faut qu'on l'interviewe.

Après Dilling, elle sort avec Maitland.

Je ne l'ai jamais vue !

Peu importe ce que vous venez de dire.

Vous étiez au 4e rang, donc vous l'avez bien vue.

Mais je ne m'en souviens pas.

Shtep !

Comment tu vas ?

Shtep, mon ami !

Viens t'asseoir au comptoir, Shtep.

Shtep, mon ami !

Shtep ?

C'est un gros...

Il vole.

Comme ça.

Il s'est cassé la figure.

Je suis désolé, vous vous trompez de personne.

Allons-y, Patty.

Pauvre vieux Shtep.

Il ne sait même plus comment il s'appelle.

Il a dû trop boire.

Bonsoir, monsieur. Madame.

- Une table pour deux ? - Oui, merci.

- Vous vous souvenez de moi ? - Bien sûr, monsieur.

On va voir. J'ai parié que vous ne vous souveniez pas de mon nom.

Dites-le-lui.

Oui, laissez-moi réfléchir.

C'est... M. Jones, non ?

Tu vois, tu as perdu !

Par ici.

Il a dit ça au hasard, tout comme toi.

Step !

Step, mon chéri !

Où étais-tu passé ?

Je... J'ai dû régler une affaire importante.

Tu ne m'avais rien dit !

Je n'ai pas pu t'appeler.

Je t'ai attendu pendant des heures.

Je suis désolé. J'ai eu du mal à me libérer.

Tu es trop populaire.

Je vois ça...

Je ne te laisserai plus disparaître.

- Excusez-moi... - Que voulez-vous ?

Vos ne vous connaissez pas.

- Mlle Mitchell... - Enchantée.

Step a dû beaucoup vous parler de moi.

En fait...

Maintenant qu'on est ensemble, que voulez-vous faire ?

Boire un Martini, d'abord.

J'ai des questions à te poser.

Je ne veux pas vous vexer, Mlle Nichols,

mais on doit régler des choses.

J'ai réservé une table pour deux.

Je ne suis pas venue pour...

Je suis vraiment désolé, Patty, mais c'est peut-être ma femme.

Vous devriez me laisser avec elle.

Attendez-moi dans le hall.

Qui est cette Mlle Mitchell ?

Eh bien...

Patty est... C'est... une amie.

- Une amie proche ? - Pas tant que ça.

Bonsoir !

Enfin, je veux dire...

Une table pour deux. Elle est grande !

J'en ai assez d'attendre. Je dérange si je m'assois ici ?

Mais non. D'ailleurs, on parlait de vous.

Il m'a dit que vous êtes amis.

Vous êtes très jolie.

Merci. Vous êtes très jolie aussi...

Je n'ai pas retenu votre nom.

Step ne vous l'a pas dit ? Un Martini.

Pour moi, un Manhattan suffira. On ne se connaît pas assez.

- Pareil. - Pareil que qui ?

- Un Bourbon sec. - Oui, monsieur.

Quand je ne t'ai pas vu, hier, j'ai eu peur que...

Tu peux parler devant Mlle Mitchell. Elle est au courant de tout.

C'est vrai ?

J'ai eu peur que tu sois mêlé au meurtre de Dilling.

- Pourquoi ? - Je ne savais pas quoi penser.

Tout dépend de votre complicité. Si vous étiez sa femme...

Tu l'as rencontré par hasard hier soir ?

- Qui ça ? - Dilling !

Tu n'écoutes pas !

Mais si. Continuez à poser vos questions.

Vous sembliez vous disputer.

- Tu nous as vus nous disputer ? - Oui !

Après le 2e acte.

C'est drôle. Nous, on se dispute tout le temps, mais on reste amis.

Les hommes sont fatigants.

Vous le saurez quand vous en épouserez un.

Vous êtes mariée ?

Non, et vous ?

Je veux dire... plus d'une fois ?

En effet.

Ils étaient tous spéciaux.

Laissez-moi vous poser une question de femme:

que diriez-vous à Step s'il était votre mari ?

Je suis sûre qu'il serait un excellent mari.

Arrêtez de parler de moi comme si je n'étais pas là.

Quand tu as disparu, hier soir, j'ai cru que tu étais avec Dilling.

Bien sûr que non.

Vous avez cru qu'ils se disputaient mais vous vous êtes trompée.

Tu ne me salues même pas, Step ?

Mais bien sûr que si !

Je ne t'avais pas vu.

Laisse-moi te présenter...

L'auteur de Menace n'a pas besoin d'être présenté.

- Helen Carter. - Enchanté.

Step et moi aurions dû voir votre pièce, hier soir, M. Evans.

Mlle Mitchell, je vous présente M. Evans.

Enchanté.

Pardonnez-moi, Step marmonne. Quel est votre nom ?

Evans. Mark Evans.

C'est bon. Merci.

- Tu veux te joindre à nous ? - Avec plaisir.

Ce bon vieux Step...

Toujours entouré de femmes charmantes.

Comme à l'université.

Je suis désolé pour le comportement que j'ai eu l'autre jour.

Oublie ça.

Moi, j'ai tout oublié.

C'est drôle que vous m'ayez reconnu alors que Step m'a ignoré.

D'où me connaissez-vous ?

L'auteur d'une pièce est plus important que les comédiens.

Merci. Voulez-vous danser ?

Avec plaisir !

- Je peux... - Bien sûr !

Mlle Mitchell et moi allons discuter.

Attendez une minute ! N'oubliez pas que je suis là aussi !

Si c'est ma dernière fois au Blue Room,

je veux m'en souvenir !

Allons danser, Step !

Votre vieil ami ne s'est pas gêné.

Ça ne me dérange pas plus que ça.

Vous êtes heureux qu'elle ne soit pas Mme Step ?

Pour plusieurs raisons.

J'aimerais savoir si Step est mon vrai nom ou juste un surnom.

En tout cas, ça vous appartient.

- Comment osez-vous ? - M. Maitland !

Calmez-vous, je vous en supplie !

- Vous allez bien ? - Bien sûr.

- Que s'est-il passé ? - On dansait et...

Reviens à table finir ton verre.

Non, je préfère aller dans ma chambre.

Appelle-moi plus tard.

On dirait que votre ami Evans s'est fait humilier.

J'aimerais savoir pourquoi ils se sont disputés.

Patty, allez m'attendre à notre table.

Qu'allez-vous faire ?

C'est peut-être la seule façon d'en savoir plus.

Step ?

Entre.

Merci.

Désolé d'avoir gâché ta soirée.

C'est la faute à Maitland.

Il m'en veut parce que je ne l'ai pas voulu dans la pièce.

- Tu vas bien ? - Bien sûr, oublie cet incident.

C'est drôle de t'entendre m'appeler Step.

Pourquoi, on t'appelle Theodore, maintenant ?

Theodore ?

Non, juste Ted.

C'est drôle, les surnoms.

Le tien te va très bien.

Tu jouais au foot divinement.

Larry Tenny a été le premier à te surnommer comme ça.

On m'a appelé Step depuis qu'il a inventé ce surnom.

On dirait une fille du chœur.

Tu t'en es jamais plaint, pourtant.

J'avais oublié, depuis le temps.

Tu veux t'asseoir deux minutes, Step ?

Enfin, Ted.

- Une cigarette ? - Merci.

La mort de Larry Tenny a dû te bouleverser.

Bien sûr.

C'est dommage qu'il soit mort ainsi.

Tu peux imaginer le choc que j'ai eu en rentrant

et en voyant qu'il avait ingéré des pilules.

- J'ai fait tout ce que j'ai pu. - C'est sûr !

Qu'est-ce que tu insinues ?

Rien. Rien du tout.

- Un verre ? - Non, merci.

La dernière fois que tu as vu Larry, c'est quand t'étais passé nous voir.

C'est exact.

Tu sais, c'est la dernière photo qu'on a de lui.

- Tu en as reçu une ? - Non.

Qu'est-ce que tu fais ?

Tu ne reconnais pas Larry Tenny ?

Mais bien sûr. Je me demandais qui est cet autre homme.

Tu ne le connais pas.

Dis-moi, Step. Tu serais pas venu en ville pour voir Dilling ?

Non. Pourquoi ?

Alors, c'est une coïncidence.

Comme la police a trouvé les initiales T. A.

sur le calendrier de Dilling,

je me suis inquiété. T'es le seul T.A. que je connaisse.

T. A. ?

J'avoue que cette affaire m'inquiète aussi.

Pourquoi Dilling lisait une pièce de Larry Tenny ?

Comment ça ?

La pièce, Two O'clock Courage, était dans son bureau.

C'est Tenny qui l'a écrite.

Tu savais que Larry écrivait des pièces de théâtre ?

Non.

C'est fou ce qu'arrive à dénicher la police !

C'était sympa de te voir.

Je n'avais pas vu qu'il était si tard.

Je vais aller à la campagne demain et je dois me lever tôt.

Bien sûr.

- Je t'appelle pour qu'on se revoie. - À bientôt !

Mark ?

Je lui souhaitais bonne nuit.

Step Allison a toujours eu un bon timing !

Allison !

Tu ne vas pas réagir comme Maitland...

Ne vous inquiétez pas pour moi.

Theodore Allison vous donne sa bénédiction.

Theodore Allison.

J'aurais dû facturer cette longue attente.

On doit y aller.

Où est-ce qu'on va ?

J'allais oublier. Je vous présente Theodore Allison.

Allison ? Pour combien de temps ?

Pour le restant de ma vie.

Vous savez qui vous êtes ? Comment vous avez trouvé ?

Je n'ai fait qu'ouvrir une porte.

Enchantée, M. Allison.

Ravie de vous connaître.

Ted, pour vous.

Ted. Vous savez, je préfère ça à Clarence.

Oui, chef. Je me concentre sur Barbara Borden.

Et cette autre piste ? Harry ?

Harry ?

Ça n'a mené nulle part.

Vous avez encore bu ?

J'ai pas posé mes lèvres sur un verre depuis ce matin.

Non, je ne bois pas à la paille. Mais j'aurais besoin d'un stimulant.

Je sais comment vous stimuler.

J'ai su que Brenner a arrêté Dave Rennick.

Brenner l'a eu ?

Je l'avais sous-estimé.

C'est réglé.

Il n'y a aucun Theodore Allison dans cet annuaire.

Dans celui-ci non plus.

J'ai trouvé.

Et si vous ne viviez pas dans cette ville ?

Je devais bien loger quelque part.

On va appeler tous les hôtels de la ville.

On va vous enfermer dans une cellule, Rennick.

Parce que j'étais le chauffeur de Dilling ? Vous vous trompez.

Vous fumez les cigarettes de Dilling.

Je lui ai piqué quelques cartouches, mais je ne l'ai pas tué.

Allez voir Maitland, plutôt.

- Vous l'accusez encore ? - Non.

Mais pourquoi il s'est disputé avec Dilling la veille du meurtre ?

Vous avez votre liste de suspects, pas vrai ?

Je vous conseille juste d'interroger Maitland.

Tenez.

- Hôtel Rex ? - Hôtel Riley ?

Theodore Allison loge-t-il chez vous ?

Non. Vous en êtes sûr ? Merci.

Pas de chance.

J'ai composé tellement de numéros que j'ai des crampes au doigt.

Allô ? Le Regency Hotel ?

Est-ce que Theodore Allison loge chez vous ?

Allô ?

C'est vrai ?

Au revoir.

Dans quelle chambre ? La 312 ?

Merci. Merci beaucoup !

Vous avez la chambre 312 du Regency Hotel.

Le Regency ? C'est là où on était !

Je sais !

Venez, je vais aller voir ma chambre.

Attendez-moi chez vous.

Qui êtes-vous ? Que faites-vous ici ?

- H a le y, d u Co urier. - Un journaliste ?

- Que savez-vous sur Dilling ? - Sortez de chez moi.

- Ne joue pas la comédie. - Tais-toi.

- Non. - Steve, c'est un journaliste.

Je peux le prouver.

La dernière fois, c'était un auteur. Tu me mens.

Je suis là parce que...

Dégagez !

Une minute, Maitland.

J'ai tout compris !

Taisez-vous, ou vous finirez par terre.

- Vous connaissez cet homme ? - C'est le chauffeur de Dilling.

Il dit que vous étiez avec Dilling la veille de sa mort.

- Faux ! - Et que vous l'avez menacé.

- Il ment ! - La vérité va finir par se savoir.

J'ai pigé, Bill. J'ai tout compris.

Maitland a tué Dilling. Vous voulez savoir pourquoi ?

Ces lettres signées "Babs". Barbara Borden.

Quelles lettres ? Tu as écrit des lettres à Dilling ?

Arrête, Steve. Ils essaient de te faire parler.

Qu'est-ce qu'elle vous a dit ?

Ça ne vous regarde pas.

Je voulais que Dilling arrête d'embêter Mlle Borden.

Vous étiez avec lui ?

La veille de son meurtre.

Pourquoi avoir menti ?

Parce que je l'avais menacé.

Quand j'ai su qu'il était mort, j'ai eu peur.

Venez avec moi au QG.

Vous l'arrêtez car il l'a vu la veille de sa mort ?

Vous ne cherchez pas celui qui l'a tué ?

Je sais qui c'est.

Vous avez intérêt à le dire.

D'accord.

Après le 2e acte, Dilling est allé dans les coulisses.

Il en voulait à un certain Allison.

Il est venu le chercher au Regency.

Si je savais raconter des histoires comme celle-là !

- Où allez-vous ? - Appeler mon chef.

- D'accord, mais pas de sales coups. - Mais non !

Le standard ?

Un certain M. Allison dort-il à l'hôtel ?

Oui ? Dans quelle chambre ?

312 ? Merci !

C'est tout ce que je sais. Allez voir cet homme, Allison.

Allison ?

Elle a peut-être raison.

Le A de Allison était une initiale du calendrier.

"Rendez-vous avec T. A."

"Cher Ted,

"merci pour l'intérêt que tu as porté à la pièce de Larry,

"Two O'clock Courage.

"Je sais que si mon fils était vivant,

"il te serait reconnaissant pour ton aide.

"Je te laisse carte blanche.

"Sincèrement. Mme Elizabeth Tenny."

M. Clarence Smith et M. Allison sont la même personne.

Attendez !

- Ils vont tous le savoir. - Je vous en empêcherai.

Dégagez !

Je monte. Venez.

Encore vous ?

Je me suis fait casser une dent.

- D'où venaient ces coups de feu ? - Quels coups de feu ?

J'ai cru qu'on vous avait tiré dessus.

- Que faites-vous ici ? - Je poursuis un assassin.

Vous n'arrêtez pas de me décevoir. Vous êtes sorti...

- Quel assassin ? - Smith est Ted Allison.

Allison ? Pourquoi vous l'avez laissé fuir ?

Moi ? Vous devriez me remercier, d'avoir sacrifié ma mâchoire.

Vous avez déjà essayé de retenir un tigre par la queue ?

Ça devient de plus en plus clair.

Je suis Ted Allison. J'ai une chambre au Regency.

Maintenant, il faut que je trouve Mme Tenny.

Attendez.

Mme Tuttle va se laisser emporter par sa curiosité.

Il faut qu'elle croie qu'on écoute de la musique.

Il y a du nouveau dans l'affaire Dilling.

La police cherche Theodore Allison, aka Clarence Smith,

quiportait à l'origine un costume à rayures.

Il fait 1m80, il est brun, ila les yeux bleus...

Vous devez quitter la ville.

Impossible. Si je suis innocent, je vais devoir le prouver.

Je dois voir Two O'clock Courage.

Ça prendra trop de temps !

Je parle de la pièce sur papier, du manuscrit.

- Que puis-je faire pour vous ? - M'attendre.

Vous attendre ?

C'est moi qui doit faire preuve de courage.

- Que voulez-vous ? - Fouillez.

Vous n'en avez pas le droit !

- Où est Patricia Mitchell ? - À l'étage.

- Ne leur dites rien. - Où allez-vous ?

Chez Dilling.

Que faites-vous ici ?

Mme Smith, c'est ça ?

Jolie photo, Mlle Patricia Mitchell.

Vous étiez avec Allison quand il s'est acheté un nouveau costume.

- Où est votre ami Allison ? - Allison ?

- Mais de quoi vous parlez ? - Vous allez tout me dire.

"Two O'Clock Courage.

"Une pièce de Lawrence Tenny."

"Si tu continues comme ça, tu finiras par te faire tuer."

À chaque fois qu'un producteur se fait buter,

tous les écrivains essaient de prouver que c'est leur pièce.

Ça devient leur tremplin.

Il n'y a pas plus simple comme plagiat.

C'est pire que du plagiat.

Vous a vez pris la pièce de Larry Tenny sans changer un seulmo t.

De quel droit vous osez m'accuser ?

Je m'o ccupe de la succession de Larry Tenny.

Demain, je vais devoir dire à sa mère de vous poursuivre.

Elle n'a aucune chance de gagner.

C'est le juge qui tranchera.

D'accord, Allison.

Vous a vez gagné.

Voici 500 dollars d'acompte.

Je veux un reçu.

Je reviens.

- Que faites-vous ici ? - Je m'appelle Allison.

Allison ? Venez !

Il faut que je voie Brenner.

Vous allez le voir.

D'où viennent ces 500 dollars ? Allison vous les a donnés ?

Vous avez la réponse à tout.

Vous risquez 10 ans de prison pour complicité de meurtre.

Haley, et si on m'arrête à tort ?

Je n'ai jamais été arrêté à tort.

- C'est lui ! - Il était où ?

- Chez Dilling. - Menottez-le.

Je sais qui a tué Dilling.

C'est sûr. Vous allez signer vos aveux.

Passez-moi le chef.

Vous êtes rentré avec Dilling.

Oui, mais...

Chef, ici Haley. On tient l'assassin.

Le vrai, cette fois.

Tu en es sûr ? Qui est-ce ? Barbara Borden ?

- Un certain Ted Allison. - Quoi ?

Ted Allison ? D'où il sort ?

D'abord, Judson. Puis, Harry. Qui est Ted Allison ?

Écoutez Haley. Je ne sais pas ce que vous avez bu,

mais vous m'appelez pour me dire n'importe quoi, je...

Les journalistes...

Brenner, je n'ai pas tué Dilling. Mais son majordome m'a entendu.

Oui, chef.

C'était votre voix ?

Vous avez raison.

Oui, mais je ne le menaçais pas. Je lisais la pièce.

- Quelle pièce ? - On l'a volée.

Je suis censé le croire ?

C'est vrai !

Vous avez entendu ?

Taisez-vous !

Taisez-vous ! Enfin, pas vous, chef. Je vous rappelle.

Vous avez intérêt à améliorer votre défense.

J'avais tout oublié.

J'ai entendu un tir, on m'a frappé à la tête,

je me suis retrouvé dans la rue.

Tout à l'heure, chez Dilling, on m'a tiré dessus et tout m'est revenu.

Enfermez-moi ce fou.

Brenner !

Regardez, la balle a effleuré ma tempe.

Evans a volé la pièce de Tenny.

Dilling le savait et gardait de l'argent.

Attendez !

C'est vrai, ils ont partagé 800 dollars.

Plus que ça. La réputation aussi.

- Laissez-moi parler à Evans. - Pourquoi pas. Elle vient aussi.

Step ?

Tu as oublié quelque chose ?

Non, je me souviens de tout.

Tu m'as raté, dans le noir.

Tu es ivre, Allison. Il vaut mieux que tu ailles dans ta chambre.

Oh, la police, je suppose.

- C'est ça. - Et la presse.

Enchanté. Entrez, faites comme chez vous.

De quoi s'agit-il ?

Il va falloir qu'on discute.

Allez-y, Allison.

Quand as-tu appris à écrire ? Après l'université ?

Exactement.

Pas mal. Tu n'étais pas fort en anglais.

J'ai quand même écrit Menace.

Tu n'as pas changé un seul mot.

Tu n'as fait que changer le titre de la pièce de Lawrence Tenny.

Tu es drôle, Step.

Larry n'a jamais écrit de pièce de sa vie.

Pourquoi tu dis ça ?

On était les seuls à le savoir.

Mais Larry en avait envoyé une copie à Dilling.

Il t'a fait chanter, c'est ça ?

Avec ton imagination, tu pourrais écrire une pièce.

Mais Dilling a empoché la moitié de vos droits d'auteur.

Un auteur ne cède ses droits que quand il meurt.

Ou quand il tue quelqu'un.

Je peux tout vous expliquer.

Dilling voulait que je l'aide à produire ma pièce.

C'était ma première, je pensais que ça en vaudrait la peine.

Au point de tuer ?

Allison, montre-moi des preuves ou bien sors de ma chambre.

Où est cette pièce ?

Avec les autres copies de Tenny. Dans la cheminée.

Va donc jeter un coup d'œil.

Tu voulais la dernière copie à tout prix.

Il t'a surpris dans son bureau et tu l'as tué.

Si vous n'avez aucune preuve contre moi, sortez. Vous tous !

Bonsoir tout le monde !

Elle était au bar de l'hôtel.

Je suis le seul à ne jamais y trouver de femme.

Je ne veux pas être mêlée à ça. Je ne te couvrirai plus.

Tais-toi !

Non. Tu m'as mêlée à cette affaire, et maintenant, tu vas m'en sortir.

Vous allez tout nous dire. Prenez votre manteau.

Prends ton manteau.

Je le garderais à l'œil, si j'étais vous.

Il ne peut aller nulle part. Mes hommes sont partout.

Même à la cave ?

Ted !

- Il s'est tué ! - Oui, un suicide.

Attendez dehors, Patty.

Vous aviez raison, Allison.

- Je le savais depuis longtemps. - Quoi ?

4300, s'il vous plaît.

C'était évident depuis le début.

Le journal de la ville. Il ne voulait pas être démasqué.

Chef ? Ici, Haley. L'affaire Dilling est classée.

- C'était Ted Allison ? - Non, il est innocent.

C'est pas vrai.

J'ai hâte de connaître la suite.

Je vous écoute. C'était qui ?

Et pas de suppositions.

Evans a tué Dilling. Et il vient de se suicider.

Il s'est suicidé ?

N'imprimez pas les gros titres, j'ai un scoop.

J'ai un chèque de la valeur d'une semaine de salaire.

Si c'est encore un de vos délires, ce sera le dernier.

Mais si c'est vrai, vous toucherez un joli bonus.

Pas de souci. Envoyez les photographes.

Je vous rappelle.

Regardez.

Cette arme n'a pas tiré. C'est un meurtre.

Un meurtre !

Pas de bonus.

Haley, sortez et vérifiez toutes les portes.

- Entendu. - Allison.

- Vous avez vu quelqu'un ? - Non.

Restez là. Les fenêtres.

Regardez.

Barbara Borden.

Appelez une ambulance.

- Tout ce que vous allez dire... - Je sais. "Sera retenu contre moi."

Je vais quand même vous le dire.

Evans ne vous a pas dit que j'ai tué Dilling.

Il n'en a pas été capable.

Il savait que vous aviez tué Dilling ?

Il était avec moi.

J'ai une dernière question.

Pourquoi ?

J'aimais Steve Maitland.

Il voulait m'épouser.

Dilling voulait lui montrer mes lettres.

Elles ne signifiaient rien pour moi.

Mais Steve était très jaloux.

- Emmenons-la à l'hôpital. - Le médecin ne va pas tarder.

Qu'est-ce qui se passe ?

Qu'est-ce qui s'est passé ? Vous allez bien ?

Chef, c'était un meurtre, pas un suicide.

Je sais. Et laissez-moi deviner.

L'éléphant rose a tué Blanche Neige.

Haley, je vous rappelle que je ne suis pas idiot.

C'était Barbara Borden, celle qui a joué le rôle principal dans Menace.

Elle a tué Dilling. Puis Mark Evans.

Vous avez encore bu ?

Arrêtez de dire ça. Je ne suis pas ivre. Je suis sobre.

Non, même pas un verre !

Sentez mon haleine.

Qui est Harry ?

Mon patron veut savoir qui est Harry.

On vous l'a déjà dit. Harry est mon taxi.

Harry est le nom du taxi.

Harry est le nom du taxi.

Il s'est évanoui.

Mlle Mitchell !

CERTIFICAT DE MARIAGE

NE PAS DÉRANGER

Sous-titres: Simona Torelli

Sous-titrage: C.M.C.

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