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Sous -titrage ST' 501
Sous -titrage
Société Radio -Canada
Rassemble mon amour, guide -moi vers
les tendres réveils qui bientôt nous verront
ensemble.
La douce et violente de notre
amour.
Nous ne nous reverrons plus.
Plus jamais ! Bravo, mes enfants.
Soyez aussi bien demain et ce sera un triomphe.
Tu t 'es épatante là -dessus.
Terminé pour aujourd 'hui.
Merci, c 'était très bien.
A propos, Garcia... Robert, toi encore ? Mais décidément, tu me suis partout.
Partout. S 'il vous plaît.
Ton canard doit avoir de l 'argent à perdre. Mais mon canard est riche et
puissant.
Sérieusement, parle -moi de cette pièce. Non, sérieusement, je suis morte.
Je te demande cinq minutes.
Mademoiselle. Dans un minute.
J 'ai dit cinq minutes.
Oh, c 'est toi ? Toujours très entourée.
J 'étais là.
J 'ai aperçu Robert.
Il est là à titre professionnel. Oh, que tu es bête. Robert.
Robert, nous connaissons depuis... Enfin, passons.
Fatigué ? Fatigué de quoi ? Je vois, je vois. Mon petit frère a encore besoin d
'argent.
Même pas.
C 'est grave alors.
Amoureux.
Non.
Non, le moral.
Nous y voilà.
Et la crise continue.
Moi qui pensais que ce voyage sur la côte te changerait les cités. Mais
tu ne comprends donc pas ce que je veux dire. Je ne comprends qu 'une seule
chose. Je suis trop faible avec toi. Je te passe tous tes caprices. Et en guise
de remerciement, monsieur, je voulais... Les cinq minutes sont largement
écoulées.
Parle -nous un peu de ta pièce.
C 'est un chef -d 'oeuvre.
Je ne joue que des chefs -d 'oeuvre. S 'il vous plaît.
Merci.
Non, sérieusement, c 'est une création très intéressante. Le personnage d 'une
femme déchirée, complexe.
J 'aimais quand même le soleil par -dessus les forêts, glissait parmi les
branches et parmi les cyprès.
Ces mille bras vermeils, éclatants et dorés, qui fouillaient en
silence, l 'immobile silence.
Eh bien, le silence de la forêt est bien compromis.
Excusez -moi.
Olivier. Barbara.
Vous ne m 'en voulez pas trop, Barbara ? Non, bien sûr.
Alors, je recommencerai demain soir à la générale.
Vous répétiez ? Oh non, je travaille mon accent.
Mais il est charmant, votre accent.
Italienne ? Actrice voulant faire carrière en France.
De toute façon, je n 'ai qu 'un petit rôle dans la pièce.
Oh, je sais.
Il n 'y en a que pour Claire.
C 'est comme ça à chaque fois qu 'elle joue.
Vous ne l 'aimez pas ? Il le faut bien.
C 'est ma sœur.
Vous êtes un garçon bizarre.
J 'espère que vous ne le prenez pas mal.
Non.
Et comment faut -il le prendre exactement ?
Je
ne
vous ai jamais vu aux répétitions.
Vous n 'aimez pas le théâtre ?
Qu 'est -ce que vous aimez ? Je ne sais pas.
Enfin, je ne sais plus.
J 'aurais aimé être marin ou ingénieur.
Écrivain peut -être.
Mais c 'est trop long tout ça.
Et vous, qu 'aimez -vous ? Oh, beaucoup de choses.
Dites -moi.
C 'est difficile.
Apprenez -moi à aimer ce que vous aimez.
Trop long.
Et vous avez l 'air pressé.
Moi ?
Je n 'ai rien à faire de ma vie.
À quoi pensez -vous ? C 'est là -haut que j 'habite.
Attention, c 'est au prochain croisement.
Une maison au -dessus de la mer ? Ça doit être agréable.
Où allez -vous ? Ce n 'est pas par là ? Je sais.
Mais vous avez soif, et moi aussi.
Alors ? Alors, allons voir un peu.
Elle est
avec un
beau garçon.
Deux pigeons s 'aimaient d 'amour tendre.
Bonjour. Bonjour.
Des amis à vous? Je les connais.
Dis donc, Barbara, tous les présents, on flirte?
Le couple idéal.
Allons -y. Sinon, ils vont nous ennuyer jusqu 'à ce qu 'on leur cède.
Bonjour.
Bonjour. Bonjour.
Bonjour. Asseyez -vous.
Barbara !
Il
a l 'air de plaire, celui -là.
Qu 'est -ce que ça peut te faire ? Rien.
Rien ne peut rien me faire.
Tant mieux pour toi.
C 'est très simple.
Celui -là, c 'est Charlie.
Il aime shoot.
Elle, elle s 'en fiche.
Lui là -bas, c 'est le flamand.
Il ne dit jamais rien.
C 'est commode.
Ces deux -là, ils s 'aiment.
C 'est merveilleux.
Et que font -ils dans la vie ? Étudiants.
Signe particulier, fils à papa.
Vous aussi.
Moi, étudiante allemande inscrite à la faculté des lettres de Paris.
Je n 'aime personne.
Il paraît que c 'est dans ma nature.
C 'est Maître qui l 'a dit.
Maître, c 'est celui qui est avec Barbara.
Dernière année de Sciences Po.
Il sait tout.
De nouveau, on se rencontre par hasard en voiture.
Cela leur a provoqué un tel choc qu 'ils ne veulent plus nous quitter.
Mais j 'aimerais bien.
Quoi ? Aimer.
Toujours aussi expéditive, notre Elke.
Jaloux ? La jalousie est un sentiment.
Interdit chez nous.
Où veux -tu en arriver ? Nulle part, et toi ? Dommage que tu sois si réservée.
Tu aurais pu me plaire.
Il a rougi. C 'est merveilleux. C 'est formidable.
J 'adore les hommes timides.
Mick est en retard.
Je n 'aime pas attendre.
Elle doit nous emmener sur son yacht faire un tour.
Champagne, whisky, gaieté, musique.
Ça t 'intéresse ? Non.
Je n 'ai pas l 'instinct grégaire.
Ma pauvre Barbara.
On n 'est jamais aussi seul comme il y a de la foule.
Tu me promets, shoot ? Dis, tu me promets ? Oui, dame.
Alors, vous venez.
Tu viens aussi ? Non, allez sans moi.
Il faut que je vous raccompagne ? Je connais le chemin.
Allez -y, nous nous reverrons.
Mais, elle qu 'est ?
Là
-bas, tu montes avec le nouveau.
Oui. Vas -y.
Bon, on les laisse tomber, on les rejoindra ce soir.
... ... ... ...
J 'entends ! Go, go, go ! Go
!
Par où elle commence, d 'où elle vient.
Il fonce sur l 'amour, l 'amour, l 'amour, l 'amour, après le corps.
Il donne tout son être, il donne tout son être, et même plus encore.
Il veut sa vie, car elle passe.
de toi montre ta caractère et tu ne comprends pas que ceux qui ont 20 ans
la même erreur que toi tu pines un caire et tu as l 'impression d 'avoir perdu
ton temps je dois avoir ma chance coûte que coûte je dois
avoir ma chance pour que demain je ne la délivrante
et que mes doutes dégraissent d 'espérance en chemin
Je veux lancer au ciel comme un défilé le cri de Belbaton.
Le cri de la jeunesse, le cri de la jeunesse qui veut défier le temps.
Je veux mourir après ma chance, marchant la route, oui, de peu de l
'expérience. Pour m 'envoler, pour m 'envoler, pour m
'envoler.
Je te déteste.
Je t 'aime.
Tu es heureux ? Heureux ? Ça veut dire quoi, heureux ?
Je suis bien, ça suffit.
Ah, mais dis donc, tu rêves en haut, toi.
Ça te va mal.
Ça nous va mal.
Oh, et puis le bonheur, c 'est un truc de midinette.
Moi, je suis libre.
Je ne dis pas je suis heureux ou je suis malheureux.
Je prends ou je laisse.
Mais je ne me laisse jamais prendre.
Ah oui ? Ni même surprendre
? Je voudrais bien savoir par qui.
Mais moi aussi, tu sais, je suis libre.
Libre d 'éblouir le dernier venu de la bande.
Un peu facile, non ? Olivier, ça te nuit ?
Non.
C 'est distrayant.
Il a l 'air de venir d 'un autre monde, celui -là.
Un bon petit jeune homme.
Il y a longtemps qu 'un spécimen pareil ne nous était pas tombé sous la main.
Je me demande s 'il est seulement récupérable.
En tout cas, son éducation est à faire.
Ça tente, je parie.
Pourquoi pas ? Un capri son du mental.
C 'est douissant, non ? Et rafraîchissant.
Eh bien, je te l 'offre.
Si tu sais l 'apprivoiser.
Mais j 'ai peur que tu lui fasses peur.
Et moi ? Je te fais peur ?
Yannicka, c 'est Yannicka.
C 'est
Yannicka,
c
'est
Yannicka.
Mais jamais au whisky.
Bois. Non, je n 'ai rien à oublier.
Ici, on ne boit pas pour oublier, mais pour boire.
Allez, bois.
Tu m 'as tendri.
Moi aussi, je suis passé par là.
Par quoi ? Vivre.
Comment, pourquoi, où ? Toutes ces questions, je me les suis posées moi
Et maintenant?
Maintenant, j 'ai compris.
Il n 'y a pas de but.
Il faut ne plus penser.
Ne même plus penser qu 'on ne pense pas.
Mais que reste -t -il alors ? Tes instincts, qui sont la seule vérité.
Ta morale a voulu les classer en bons et en mauvais.
Ce qu 'il faut, c 'est les satisfaire.
Tous.
Il faut tout pour faire un homme libre.
Aujourd 'hui, il n 'y a plus guetté.
Il n 'y a plus femme.
Plus femme, tu exagères, papa.
Il n 'y a plus femme.
Ça aussi ? Tu préfères l 'autre côté de la vie ?
L 'ordre, la routine des sentiments ? Non. Alors ? Mais quand on sort de tout
et qu 'on découvre l 'autre côté, on doit quand même se sentir écoeuré. Non.
qu 'il faut, c 'est ne pas en sortir.
Alors c 'est encore la routine. Non.
Si on va toujours plus loin.
Si on veut aller jusqu 'au bout. Jusqu 'au bout de quoi ? De ce qu 'on aime.
Qu 'on en crève.
Reste à savoir ce qu 'on aime.
Mais tu es belle femme, toi.
Moi, faire avec toi, comme Cossac Dudon.
Une, deux, trois, à la russe. Papa, laisse -moi t 'en.
Oui.
A la Sainte Russie !
Mais qu 'est -ce que c 'est pour toi ? Tu aimes mettre et tu cherches à le
rendre jaloux ? J 'aime ta peau.
Tes yeux.
Qui est ? Les mots ça ne sert à rien.
Alors fais -toi.
Et embrasse -moi mieux que ça encore.
Bien. Et après ? Après ? Rien.
Ça te suffit ? Pas à toi ? Ce qu 'il faut, c 'est aller jusqu 'au bout.
ne te l 'a pas appris ? Quand il n 'y a rien après, ce n 'est pas aller jusqu
'au bout.
Bien quand même.
Non ! Je veux quelque chose qui dure.
Toujours.
Je ne te plais pas ? Mais je ne peux pas.
Je me raccroche à un rêve, peut -être.
Elke, Elke, si tu pouvais comprendre.
Je ne comprends qu 'une chose.
Je perds mon temps avec toi.
Ce n 'est qu 'un pauvre type.
Tu veux parler?
Eh bien, parle!
Parle jusqu 'à ce que la mer et les poissons t 'y répondent.
Je prends l 'air.
C 'est défendu ? Tu es sur notre territoire. Ta place est avec les
bas.
S 'il te
plaît.
Embrasse -moi si tu veux.
Là.
Il faudrait savoir à qui tu es ce soir.
Tu m 'avais pourtant promis. Oh, rien du tout.
Tu me fatigues avec ton amour.
L 'amour, c 'est bon pour les vieilles lunes.
Bravo, Souk. Elle a raison.
Ça ne lui plaît pas.
Les filles, mon vieux, il ne faut pas y attacher n 'importe un.
Mais qu 'est -ce qui te prend ?
Tu es complètement idiote.
Charlie, il t 'aime.
Mais Charlie est trop jeune. Il m 'agace. Et puis c 'est un sentiment
Il m 'agace.
Et j 'ai pas de temps à perdre.
... ... ...
...
... ...
S 'il a tous vos désirs, il est attentif à vos moindres capricieux.
Je suis preneur. J 'achète. À combien?
Non, mais je ne vous demande pas d 'argent.
Je suis sûr d 'assurer son avenir. Je ne l 'assèderai qu 'à celui ou celle
qui... Ah, mais je n 'ai aucun préjugé. À celui ou celle qui m 'offrira les
garanties les plus sûres.
Alors, qui fait une proposition?
Je lui offre mon cœur.
Donnerai sa valeur à un autre.
Moi, Frédère, dame d 'honneur de l 'impératrice.
Frédère, la mère de mes enfants.
On est trop nombreux sur cette coquille de noix.
Regagne ton yuyu à la nage !
Vous êtes chevaux, Olivier.
Excusez -moi le temps de transformer le peintre en une jeune fille présentable.
Je ne vous parle pas de notre dernière répétition.
Je sais que vous n 'aimez pas le théâtre.
Je lis les journaux, comme tout le monde.
Une bande de jeunes dévoyés incendie un yacht.
Vous allez me faire la morale.
Je ne suis pas claire, moi.
Claire ? Oh, elle ne m 'a pas fait la morale.
C 'est pire.
Elle n 'a qu 'une peur, voir son précieux nom mêlé à un pareil scandale.
D 'ailleurs, je l 'ai quittée furieuse.
Et puis...
Brusquement, j 'ai eu envie de vous voir, de vous parler.
Alors je suis venu.
C 'est idiot, non ? Complètement.
Merci.
Et comment va Elke ? Elke ? Elle ne comprend rien.
Tandis que moi, je suis accueillante.
Compréhensive, celle à qui on peut se confesser.
Faux.
La preuve, c 'est que j 'ai surtout envie de...
Pourquoi ? J
'étais heureux pour la première fois.
Vous m 'en voulez ?
Tu ne veux pas ? Je ne te plais pas.
Si, mais il n 'y a pas que cela.
Quoi d 'autre ? L 'amour.
Quand je regarde autour de moi, j 'ai du mal à y croire.
Alors ne regarde pas autour, mais en toi.
Tu as peur ?
Je suis gauche,
irritable, prétentieux. Je sais.
Ambitieux, violent comme tous les hommes sans caractère.
Je sais.
Mais surtout, je ne sais pas ce que je veux. Je ne sais rien.
Un homme sur deux lieux à ton âge est un homme fini.
Mais je n 'ai rien à t 'apporter.
Et moi ? Sûrement.
Mais il faut que ce soit réciproque.
Essayons.
Qu
'est
-ce que tu fais là ? Je viens d 'accompagner ma grand -mère qui prend l
pour Paris.
Des cinémas de nos jours, les vieux n 'ont plus de complexe.
T 'en fais une tête.
Ça va mal avec ma sœur.
Histoire de yacht ? Oui.
Elle a piqué une colère terrible.
Tu n 'as pas honte après tout ce que j 'ai fait pour toi, etc., etc.
Enfin, elle ne veut plus me voir.
C 'était révocable ? Penses -tu ? J 'étais très jeune à la mort de mes
et c 'est elle qui m 'a élevé.
Un peu comme ma mère, quoi.
Alors, tu penses, elle reviendra sur sa colère. Mais en attendant... Bon, ben,
en attendant, tu vas venir chez Mick. C 'est assez grand chez elle pour loger
tout l 'eau nue. Allez, viens.
Je viens de chez Barbara.
Elle t 'a proposé le grand amour ? Quelque chose d 'approchant.
Avec elle, c 'est ça ou rien, méfie -toi.
Je n 'ai pas marché, tu penses.
L 'amour, la fidélité.
Un enterrement de première classe, crois -moi.
J 'ai toujours détesté les enterrements.
Dis -donc, vous n 'avez pas vimé ? Non.
C 'est sa
façon de souhaiter la bienvenue aux nouveaux arrivants.
Tiens, je t 'amène un réfugié.
Sa soeur l 'a foutu à la porte. Oh, pauvre chou.
On va s 'occuper de lui.
Dis -donc, ton père fait des nouvelles ? Oh, on s 'est raté ce matin.
Il m 'appelle ce soir de Los Angeles.
Ah, laisse -moi faire.
Non, toi, Henri.
Qu 'est -ce que tu préfères comme style ?
Pas d 'air, le Louis XV.
Je crois que son père va porter plainte.
Il le fait.
C 'est l 'histoire.
D 'accord ? D 'accord ?
Échec
et mat.
Bon,
écoutez les enfants.
On a décidé de la question avec Schutt.
Après tout, le grand responsable de nos malheurs, c 'est Charlie, non ? Avec ses
ridicules crises de jalousie.
D 'accord ? D 'accord.
Ce n 'est pas de cet avis ? Non.
Il ne l 'a pas fait exprès. A quoi sert de l 'accuser ? J 'estime qu 'il faut
marquer le coup.
Avec ou sans ton assentiment.
Voilà ce qu 'elle propose.
J 'ai beaucoup pensé à toi.
Ah oui ? Moi pas.
Merci.
Qu 'est -ce que tu t 'imaginais ? Que j 'allais te tomber dans les bras en t
'appelant mon sauveur ? La reconnaissance.
J 'ai horreur de ça.
C 'est pour hier, c 'est déjà loin.
Je ne me suis rien imaginé.
Salut tout le monde.
Viens, Monique, nous allons nous promener.
Non, on va se baigner.
Bon, qu 'est -ce qui te prend ? Enfin, qu 'est -ce qui se passe ? Chouette, je
'en supplie, explique -moi !
C 'est chic ce que tu fais là.
C 'est bête, hein ? Oh, s 'il te plaît.
Et pourtant.
Tu sais, il y a des moments où maître exagère.
Tu trouves.
Tu m 'as fait peur.
Tu trouves que j 'exagère.
Eh bien, oui.
C 'est bien la première fois que je t 'entends parler ainsi.
À quoi dois -je attribuer ce subi changement d 'attitude ? Tu m 'agaces
grandes phrases sarcastiques.
Laisse tomber.
Tu as ta carabine ? Tu vas aller la chercher, pourquoi ? On va à la chasse
pigeons.
Ok.
Il y a des moments où j 'étouffe.
C 'est terrible avec Maître.
On n 'est jamais libre.
Tu me plais.
C 'est simple ça, non ? Eh bien, pas du tout.
Il faut que je t 'envoie promener.
Sinon on me traite de molle et de sentimentale.
Tu comprends ? Hier soir sur le pont et tout à l 'heure là, je n 'avais pas
vraiment envie de te parler comme je l 'ai fait.
Mais que veux -tu ? Je comprends.
C 'est la première fois que je trouve ça.
Quoi ? L 'envie d 'être avec quelqu 'un, pas seulement pour...
Qu
'est -ce que tu penses de ce gibier ?
De vrais pigeons.
On leur lâche un peu de plomb ? Tu n 'y penses pas, voyons.
Après tout, ces aimables tourtereaux sont bien libres de recoller comme ils l
'entendent. Alors, on ne fait rien ? Rien.
Ne prenez pas froid, mes enfants.
D 'ailleurs, entre nous, pour faire ça, vous seriez bien mieux sur un bon lit,
non ?
Tu me déçois.
Ah oui ? J 'estime que tu t 'es dégonflée.
Est -ce que tu naïves ? Comme tous les américains, toujours le doigt sur la
gâchette ou le poing prêt à partir en direct du gauche.
Ma pauvre fille, il est beaucoup plus sûr et moins sale de démolir moralement
que physiquement.
Ce qui veut dire ? Wait and see.
Merci.
Alors ? Allô, Olivier ? Oui ? C 'est moi, Charlie.
Il y a du nouveau. Un coup de théâtre formidable.
Qu 'est -ce qui se passe ?
C 'est curieux.
Est -ce que mademoiselle et ses amis sont encore là ?
Chute, c 'est moi,
Charlie.
Chute, Chute, réponds -moi, c 'est Charlie.
Je suis là.
C 'est gentil d 'être venu.
Qu 'est -ce que vous me voulez ? Chute ! Je t 'ai dit que je pensais à toi.
Tu vois ? Tiens parole.
Alors Charlie, on regrette ce qu 'on a fait ? Je n 'ai rien fait.
Je vous l 'ai déjà dit.
Tu t 'es jaloux comme un dingue.
C 'est pour ça que t 'as foutu le feu au bateau.
C 'est faux !
C 'était un accident ! C 'est ton opinion ? Nous avons la nôtre.
Nous allons l 'exprimer par un vote.
Tu vois ? On se montre réguliers avec toi.
Aux urnes, les enfants ! Coupable ou non coupable ?
Coupable ! Coupable ! Coupable
! Coupable !
Coupable ! Coupable ! Coupable ! Coupable ! Coupable ! Coupable !
Coupable ! Coupable ! Coupable ! Coupable ! Coupable ! Coupable !
Coupable ! Coupable ! Coupable ! Coupable ! Coupable ! Coupable !
Coupable ! Coupable ! Coupable ! Coupable ! Coupable ! Coupable !
Coupable ! Coupable ! Coupable ! Coupable ! Coupable ! Coupable !
Coupable ! Coupable ! Coupable ! Coupable ! Coupable ! Coupable !
Coupable ! Coupable ! Coupable ! Coupable !
Coupable ! Coupable ! Coupable !
T 'attendais.
Don Quichotte.
J 'avais peur que tu ne viennes pas après mon coup de téléphone tout à l
Bravo, Elke.
Merci, Mick.
Alors, ton père, toujours rien ? On s 'est encore raté.
On passe notre vie à ça.
Merde. Oh, mais ne fais pas cette tête -là, voyons.
Je vous répète que mon père, j 'en réponds.
Quand même, un yacht bougié.
Oh, vous m 'agacez tous.
Je crois que Maître va la ramener. Ça serait moche.
C 'est fou ce que vous pouvez être pessimiste.
Mais bien sûr que Maître va la ramener. Olivier, ne fais pas le poids, voyons.
D 'ailleurs...
Pourquoi ça ? Tu sais, après ce qui s 'est passé aux arènes.
Quand je te vois encore, Olivier, Olivier, tu es blessé.
Tu étais parfaite, sublime, tout homme bête.
Voyons, voyons, Elke.
Faut pas revire de tes élans.
C 'est très beau, vraiment, ce que tu as fait là, tu sais.
La fière, l 'indomptable Elke, transformée en herbe.
Je ne suis la nurse de personne.
Mais personne ne te le reproche, mon lapin.
Dis donc, qui c 'est celui -là ? Un copain d 'Amérique.
Il est beau.
Mais... Vous feriez un couple superbe.
Tu crois ? On peut toujours essayer.
Charlie, qu 'est -ce que tu fous là ? On ne veut plus de toi, tu n 'as pas
encore compris, non ?
Viens.
C 'est ça.
Va rejoindre ton régulier.
Je suis occupée.
Tu ne vois pas ?
En
d 'autres termes, elle t 'a assez vue.
Et nous aussi.
Va jouer au boy scout avec Charlie.
Va, petit, va.
Toi, je vais te casser la gueule.
Tu perds ton temps, je ne me bats jamais.
Je laisse ce genre de passe -temps au chiffonnier.
Lâche.
Toutefois, si tu tiens absolument à jouer au dur, j 'ai une petite
te proposer.
Oui, la plateforme arrive à la hauteur du cinquième en 40 secondes. C 'est ça ?
Exact. Bon, il s 'écoule donc 40 secondes, entre l 'instant où la grue
et celui où vous devez sauter.
Oui.
Vous êtes prêts ? Prêts.
Regagnez vos places.
Fais bien attention.
Compte au même rythme qu 'à la première montée. Un, deux, trois.
Ça
va
? Moi, ça va.
Et l 'autre ? Quel coup ? Il sera moins détendu tout à l 'heure, au moment de
sauter.
Tu sais, Maître est entraîné.
Toi, pas.
Méfie -toi.
T 'en fais pas, Charlie.
Je m 'en tirerai.
Très bien.
Essayons.
Pourquoi lui as -tu donné la main ? Ça t 'étonne ?
Plutôt.
Déçu ? Intrigué.
C 'est tellement peu toi.
Tellement peu nous.
Crois -tu ?
Ma pauvre Elke.
Le mal pour le mal.
Jouer aux êtres supérieurs, aux esprits insensibles, c 'est un peu monotone, tu
ne trouves pas ? Il y a peut -être mieux à faire.
Quoi ? Être heureux, tout simplement.
Douce violence de nos premiers matins
Le monde immense soudain nous
appartient Et nos cœurs et nos lèvres voudraient
garder toujours La douce violence
de nos...
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