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-Un banco de 2 000 louis, 40 000 F. Qui le paye ?
-Quelques cheques oubliés dans cette poche, mon cher directeur.
-Faites vos jeux.
-Les signatures vous conviennent ?
-Elles honorent l'établissement.
- Le banco est fait. - La table ne marche pas.
-Avec ça, vous allez refaire.
-Un banco de 150 000.
-Pierrepont-Knight de Chicago, le roi du CLCM?
Hisgolding e Londres ?
Javorska de Budapest ?
Assada de Tokyo, le roi des perles japonaises ?
-Durandal, des acieries de Bretagne ?
Il y a tout gratin
Curieux, n'est-ce pas ?
-M. le comte a la cerise., ce soir.
-Mais nous avons des noyaux. Ça fait combien ?
-Nous lui en avons déja escompte 150,
70 la, 80 ici ...
300 000 pour le moment.
-Un banco de 4000 louis, 80 000 F.
Qui fait le banco ? 80 000 F au banco.
-La voiture de M. le comte est avancée.
-M. le comte rentre au petit matin.
-Je vais pas pouvoir dormir.
-Les oiseaux de Paris
Me réveillert, le nuit Par leurs cnants et leurs cris
Ils font bien Plus de bruit Que les autos, les oiseaux
Chaque soir, a minuit
Dans mon ile Saint-Louis
Tout le monde les maudit
Mais moi, je les trouve gentils Les oiseaux de Paris
-D'ou sors-tu ?
-De la lune.
Mon oncle aimez-vous ma chanson ?
-C'est idiot, Descends de la !
-Vous voulez que je me tue ?
-Je veux que tu descendes. En voila des façons !
Sortir d'une banquette et venir me surprendre
pour me demander... Pour me demander quoi ?
-De vos nouvelles. Vous m'interdisez, maintenant, de venir au chateau.
-Ah oui. Et tu sais pourqua -Non. Pourquoi ?
-Tu as 20 ans, ce n'est pas ta place.
Je te permettrai de venir au chateau le jour ou tu me diras :
"J'ai trouvé une situation."
Mon Oncle, j'ai trouvé une situation.
-Ah oui ? Laquelle -Musicien.
-Ah oui, j'ai entendu ça. Mon ami, je t'en prie.
Et puis laisse-moi, je suis trés préoccupé en ce moment.
-Qu'est-ce qui ne va pas ? -Les jeux sont faits
Au revoir. Arretez.
-Moi, c'est formidable, au contraire, tout me sourit.
Les oiseaux de Paris
Me réveillent, la nuit
Par leurs chants et leurs cris
lls font bien plus de bruit Que les autos, les oiseaux
--- Chaque soir, a minuit
-Dans mon ile Saint-Louis
Tout le monde les maudit
Mais moi, je les trouve gentils les oiseaux de Paris
Vous croyez peut-étre Qu ils ont entre eux
D'innocents bavardages
Non, mesdames L'amour, ils font Joyeux
Ah, quel beau tapage
Je ne dors plus la nuit
Je me remue dans mon lit
Et je réve, c'est inoui
Que Je suis un oiseau de Paris
-Voles. On nous a volés. -"Volés" quo
-Tous les chéques. -Non, ce N'est pas un v
Le terme n'est pas exact. C'est plutot un prélévement,
un déplacement pour un placement.
-Pour un placement malheureux.
-Trés malheureux. Je dirais meme irrécupérable.
-Alors ?
-"Alors" -Que comptez-vous faire ?
-Je ne sais pas. J'allais vous le demander.
_A moi ? -Oui. Enfin, nous entendr
On pourrait payer les plus pressés . Qui sont-ils ?
-Tous. -Ah oui. Le bouche
Combien lui doit-on ?
-2 7 000 F. L'epicier, 42 000. La blanchisseuse, 20 000.
Et les domestiques. -Oh, eux
-Et nos filles ? Comment vais-je les nourrir, nos filles ?
-J'ai faim. -Et moi alor
-Avant la piscine, je mangerai 2 croissants.
-Le directeur ne voudra pas.
-C'est dangereux. -Pour lui.
-Je paye cher, moi.
-Le directeur ne nous prive de rien. Il est trés généreux.
-Son collége est le plus luxueux d'Europe.
-Sur les prospectus.
-Debuit, les filles. Voici ma trouvaille
pour notre cher directeur.
Notre pere Le Roy, qui étes capricieux,
protecteur fantasque de cet asile tutélaire,
donnee-nous aujourd'hui notre bain quotidien,
pardonnez a l'economé ses économies, multipliez les petits pains.
-Et les croissants.
-Si tu veux. Et ramenez l'enfant de la maison,
Charles, notre neveu bien-aimé.
-Ainsi soit-il. -Ainsi soit-il.
-Barbara, n'en parlons pas.
Pierrepont-Knight est le 1er a envoyer son chéque.
Amsterdam, c'est payé.
-Et dilapidé -Oui. Enfin
Comme les autres. Reste Denise.
Ça ne fera pas 300 000 -Ah non.
-Ça fera ce que ça fera.
-Ça fera 15 000. -Oui,pas plu
Elle est charmante, la petite Denise.
Dommage que sa tante soit si instable.
On ne sait jamais ou l'atteindre.
Je vais l'appeler.
-Pourquoi a-t-on appelé Denise?
-Pas d'espérance pour un héritage ni pour un mariage.
-Je crois que Mathilde a fouilla dans son tiroir
et a trouvé la photo.
-Quelle photo ? -Celle de Charles ?
-On a toutes cette photo. -Il ne pense a aucune de nou
-Pauvre petite. -Petite pauvre.
-Ça, c'st béte et méchant.
-Vous les entendez ?
-Toujours a faire des commérages, ces vieilles.
-Je sais que ma tante n'a pas paye.
Elle était a Florence et devait aller en Egypte.
Votre lettre ne l'aura pas touchée ?
-Elle était pourtant touchante. -En voyage, la poste
La facture et ma tante finiront bien par se rencontrer.
-Je le souhaite. Mais votre tante est insaisissable,
Elle ressemble aux papillons. -Ma tante
-Si jamais vous avez son adresse, n'oubliez pas de nous rappeler
au souvenir de ce charmant papillon.
-Je n'oublierai pas.
- L'exactitude, mademoiselle Rouvier, c'est la base de l'enseignement.
J'y tiens énormément,
sans parler de la tenue morale et de l'honorabilité?
de cette maison, dont je suis le 'tivant exemple.
C'est bien. Vous pouvez sortir.
Oh, c'est curieux. C'est trés curieux.
Mais voila ! Voila mon affaire.
-Allo ? Oui. De la part de qui ?
Ne quittez pas, M. le comte. Je vous passe le service.
Vite, au téléphone.
C'est un client, un comte.
Dites donc, ça rend, vos annonces. C'est formidable.
-Parfaitement, M. le comte.
Un pret hypothécaire en 24 heures ? Chateau de Clairfontaine ?
Parfaitement, M. le comte. C'est trés possible.
J'arrive dans 1 heure.
-Comment ça va ?
-Un créme bien blanc pour monsieur Charles.
-Et 3 sucres. -Comme d'habitude.
-Une belle affaire, un chateau. Il faut trouver quelqu'un.
Le grand Georges n'est pas la, Sigismond est a sec.
Il faut trouver un maous, un malabar.
Je vais appeler le baron. -Il en demandera 25.
-on n'aura plus de commissior
-Alors faisens-la seuls.
Seulement, il faut s'appuyer 5 louis de taxi au moins.
-Clairfontaine, c'est aprés Marly, 6 hectares.
Un prét d' 1 million, au moins. Ça vaut le coup.
-Ces types, qu'est-ce qu'ils font -Comme toujours. une combine.
-Pardon. Je vous entends parler du chateau de Clairfontatne.
et comme j'ai ma voiture, je peux vous y conduire.
C'est pas de refus. Seulement ... Combien ?
-Rlen du tout. Il fait beau, profitons.
-Tape-la, mon vieux. C'est pas de refus.
On visitera le palace. Pas comme chauffeur.
Présentez-moi comme votre collaborateur.
-Pour le directeur, si ça vous fait plaisir.
-Eh ben, celui-la, il tombe du ciel.
-Je téléphone au baron -Oui. On alerte la succursa
-lnstallez-vous la.
Je vais régler ma note .
-Vous avez uné jolie stuation.
-Ah...Patron !
-Oui, voila.
-Pour ma semaine.
-Vous avez rodé 2 Chrysler, la packard et une Talbot.
Voila ce que je vous dois. Pardon.
Voila. Ça va ?
-ça va. Je prends la voiture américaine, aujourd'hui.
Les freins sont durs, mais ça ira.
-A 14 h, les Suédois seront -Pourquoi ?
-Pour les promener a Fontainbleau.
Ce n'est pas sérieux, ça.
-Et que ça brille, et que ça saute,
et que ça reluise.
-Les chambres sont pretes -Oui, Mlle Mathilde.
-Dites-moi, Benoit, vous avez bien ratissé les allées ?
Je ne veux pas une seule feuille qui traine par terre,
-Bien, M. le comte.
-Les éléves, elles sont au courant.
-Vaguement. Elles se méfient.
-Ah, elles se méfient ?
-Elles ignorant le but de la visite.
-Je l'espére bien.
Mademoiselle Barbara, j'ai un gros secret ? vous confier.
Je connais- votre discrétion, c'est pour ça
Nous attendons la visite d'un inspecteur.
Un inspecteur d'académie.
C'est pour un enquéte. -Académique
Vous pouvez rejoindre vos camarades.
Et attention a l'alignement.
-Tout le collége va savoir que nous attendons un inspecteur.
Un inspecteur de l'enseignement.
-ça m'apprendra a retourner en voiture avec ce fou
qui a disparu.
C'est pas une auto, ça. C'est un boulet de canon.
Ben moi, pour rentrer a Paris, je prendrai le train.
Oh, mes cotes.
Rires.
-Silence !
Vous nous prenez a l'improviste, M. inspecteur.
Vous nous prenez a l'improviste, M. inspecteur.
-Nous n'avons rien prépare.
-Julien Loretta, inspector assermenté.
de la Banque internationale.
-Enchanté, M. l'inspecteur. -Je vais vous présent
un de nes principaux collaborateurs, monsieur..
Monseieur Charles
Moneveu.
-"Moneveu."
Mon neveu ?
-M. Moneveu.
-Il me semble que je vous ai déja rencontré.
-Il me semble que je vous ai déja rencontré.
-Moi non plus, monsieur.
-Et si nous commencions la visite ? M. l'inspecteur, suivez-moi.
-C'est Charles. -Que fait-il avec l'inspecteur ?
-M. Moneveu ! Qu'est-ce que tu fais avec ce financier?
-Je fais résoner son or en musique
-Fiche-moi le camp.
-Vous ne voulez pas de mes capitaux ?
- En ai-je besoin ?
-Il est d'époque -Pur XVIII
-On s'en va. -Et le chateau ? Et l'hypothéque ?
-Ne prononcez pas ce mot. Vous étes inspecteur d'académie.
-Ils sont affreux Ils sont tous fous.
-Monsieur désire ? -Je suis L'inspecteur.
-Inspecteur quoi ? Inspecteur d'incendie ?
-Est-ce que j'en ai l'air ? Je suis inspecteur de l'enseignement.
-Vous allez inspecteur les jeunes filles ?
-Precisément -Vous tombez moi.
L'inspecteur, le vrai il est ici.
-Comment ça ? Alors décampez vit
-La meilleure qarantie, c'est le corps enseignant du college.
Je vous le présente.
-Mes compliments. L'immeuble est en bon état,
et le personnel est sympathique.
-Ç Béranger, professeur de langues Mortes.
M. Bourdin, professeur de langues vivantes.
-Quel drole de bonhomme ! -Il est bizarre
-Que fait Charles avec lui ?
-Mlle Duval, professeur de litterature.
Mlle Madeleine, professeur de gymnastique.
-Pouvons-nous visiter les immeubles -Certainement.
Je vais vous présenter les élaves.
- J'ai quelques questions a poser a certaines d'entre vous.
Vous, mademoiselle. Au hasard.
-Pourquoi cette revue ? Je viens inspecter l'immeuble.
Ces Jeunés filles sont charmante - Elles font partie de l'immeuble.
-On ne peut pas hypothéquer ces demoiselles.
-Pas ce mot-la, ici. ,
Je vous en prie, terminons la visite.
Je vous en prie, terminons la visite.
-Enfin, quel role jouez-vous ?
-On m'interdit de venir, alors Je suis venu inspecter.
-Vous inspectez quo ? -Tout.
Le chateau, les classes, mon oncle et vous.
-Tout le monde vous regrette, i -Personne en particulier ?
-Tout le monde en particulier. Et ma chanson ?
-J'ai pas la téte aux chansons, maintenant.
J'ai plein de soucis. Pour faire des chansons.
il taut etre heureux. -Et vous n'etes pas heureux.
-Non.
-Tu vois ? Regarde-les dé -C'est un vrai scandale.
-Son? oncle a bien fait de nous en débarrasser.
-Il était insupportable.
-Vous vous rappelez ce fou de Bengale. dans mon pupitre ?
-Et le canard dans ma baignoire ?
-Mais il av ait 14 çans . -La, c'est le loup dans la bergerie.
-Combien voulez-vous ? -1 million, ni plus ni moins.
-Monsieur ?
Je vous en prie, Je ne veux pas qu'on me dérange.
Les offres de service sent reçues le vendredi, a 10 h.
Au revoir, monsieur.
C'est insupportable. Ce sera 1 million.
C'est insupportable. Ce sera 1 million.
-L'immeubleet la propriété sont libres de toute hypothéque ?
-Certes. -Aucune dette sur la propriéte
-Aucune. En tout cas, peu de chose.
- II y a un prét du Crédit foncier sur le chateau.
-C'est tout ?
-Un prét hypothécaire sur le parc,
un autre sur les communs et les écuries. Presque rien.
-Ce sont nos premiéres hypothéques.
Le pavillon du concierge et le petit jardin qui l'entoure
sont libres de toute dette, ainsi que la maison du jardinier,
la ou il range ses outils.
-C'est votre Bouquet, monsieur.
Ce sont nos élaves qui l'ont enveloppé.
-L'affaire est morte, bien morte. Ni fleurs ni couronne.
-Quelle histoire de banque ?
-C'est une blague.
Ma seule vocation, c'est la chanson. Et mon réve, c'est la musique.
- Si tu as du talent, Il s'agit pas de le dire,
Il fout le prouver.
-Charles ne demande qu'a le prouver. Il faut lui faire confiance.
Moi, je crois en lui. -Je le bien, moi aussi.
Mais il ne fait que fredonner Il n'a jamais chanté.
-Pour chanter, il me faut de la joie,
il me faut.. -Combien ?
-Il me feut 2 000 F
- Je reqrette de ne pas les avoir.
-Moi, je te les aurais demandes. -Je ne vous demande rie
-Monsieur Charles, permettez-moi.
J'avais mis de coté, en prévision d'une fatalité,
ces deux billets.
-Merci.
- Je te les fais au poker d'as.
-Toutes vos affaires sont du flan. Moi, j'en ai une.
Mais il faut pas se laisser griller. C'est du tout frais.
Avec nous, on est en confiance ?
-Allez, accouche. -Il y a que moi qui l'aie, celle-la.
C'est un domaine. 50 hectares ...
De l'élevage ... De l'élevage de jeunes filles.
-Clairfontaine ! -Clairfontaine !
Clairfontaine !
-C'est pas de la camelote Rodez ça doucement.
-Bien patron. -Pas plus de 60 au dépa
-60 ou 70. -Si tu veux. Allez, fi
-Plus de croissants ? Ça continue.
-Plus de marmelade. - Demain, du pain noir.
-Un regime de cachot. Vous avez vu le service de ce matin ?
-Ces gens n'y peuvent rien.
-Le maitre d'hotel n'a pas été payé.
- Nos parents payent pour ça . -N'exagérez pas.
-Tu vas nous précher l'indulgence ?
-Rapelle-toi les bons souvenirs pour oublier les mauvais.
Philosophe par-dessus le marché.
-Je vais écrire a mon pére.
-Tu mourras de faim avant .
-J'irai au consulat pour me faire rapatrier.
Ce pain est rassis. -Sonnons la valétaille.
Sonnette.
-Non, mademoiselle . maintenant c'est fini.
Si on n'est pas payés ce soir.. -Avec un mois d'avance
Si on n'est pas payés ce soir.. -Avec un mois d'avance
Si on n'est pas payés ce soir.. -Avec un mois d'avance
Plus de travail.
-soyez patients.
-C'est la qualité du domestique, mais pas dans les fins de mois.
-J'ai la dent. -Dur pour la fille du roi du jambon.
- Et si papa nous en expédiait une tonne ?
-Faudra penser a nous.
-Du chocolat !
-Je l!ai acheté a la concierge. Je survis grace a ça.
-vous étes des dégonflées. Cette situation est fantastique.
Au lieu de demander des explications, vous pleurez comme des gamines.
-Comment ? Le téléphone est coupé.
Allons protester a Mlle Mathilde.
-Non. Il vaut mieux s'adresser au directeur.
-Je vous promets que demain ...
-Toujours demain. -Il faut payer maintenant.
-Je paye ma marchandrse, moi.
-Vous croyez qu'on me donne mes nouilles ?
-Je transmettrai vos doléances a M. Le Roy.
-Des condoléances ? On s'en fout, des condoléances.
Il faut nous payer.
-Laissez ces fournitures. Je dois travailler.
-Non, non. Pas d'argent ... -Pas de petits-suisses.
-Il faut alerter l'académie. -Certainment.
-Non. Essayons de nous entendre avec M.Le Roy.
-Calmez les éléves.
-Les bons cernptes font les bons amis.
-Un peu d'indulgence. Esseyez de comprendre la situation.
-Je pense surtout a la mienne. Elle est intenable.
-Il faut en finir.
-C'est une révolte , Le collége a ses réglements.
-Difficiles. -C'est le mot juste.
-Nous n'avons pas les notres, -Exigeons-les du directeur.
-Tous chez le directeur.
-Venez, mademoiselle.
Ils crient.
-Ça vous fait plaisir, de rester 2 jours sans bouffer ?
-NON.
-Cette plaisanterie a assez duré.
Toutes chez le directeur.
-Et nous, qu'est-ce qu'on fait ?
-On y va.
-Qu'y a-t-il ?
-Pourquoi cette toge -Pour leur imposer le respect.
J'ai pas eu le courage.
On frappe a la porte.
-Vous auriez du les recevoir, M. le directeur.
Maintenant, ils sont déchainés. Ils veulent vous faire arréter.
Quel scandale !
Oh ! C'est honteux, ça.
Ah, mais c'est pas mal, ça.
C'est méme assez ressemblant.
-Toi aussi, tu pars ? -Tout le monde s'en v
Allez, fais ta valise.
-Tout de suite.
-Tout de suite.
-Ou vas-tu ?
-A l'ambassade, chez mon oncle. Et toi ?
-J'ai personne, ici. J'irai a l'Armée du salut.
-Moi, je vais rester. -Je reste avec t
-Il reste des poules. Et c'est bon, les Oeufs.
-Rien a faire. -On fait comment ?
-Attends, je lui regarde l'estomac.
-On ne partira pas, tu sais.
- Il n'y a plus d 'essence dedans. Evidemment.
On prend le cheval et la voiture jusqu'a la gare.
-J'ai du écraser un rat.
-Vous avez tort de vous enfuir.
-Ce souterrain est interminable.
-Savez-vous ou il abouti -Non.
Je sais qu'il y a des oubliettes. Allez.
-Vous pouvez passer, mais seulement pour les mandats.
Il n'y en a pas beaucoup.
-Mettez-vous la. -Bien.
-Et vous, vous ne bougez pas de la.
Et que personne ne sorte. Compris ? Personne.
-Personne ne passera.
-Nous avons 50 filles de milliardaires comme otages.
Qui c'est ? -Le neveu du patron.
Un otage de plus. -Fermons les portes.
Et ouvrons l'oeil.
Et.que personne sorte. -Qu'est-ce qui se passe, ici ?
"La vie qui va".
-C'est la vie qui va toujours
Vive la vie Vive l'amour
La vie qui nous appelle
Comme l!amour, elle a des ailes
Oui, c'est elle Qui fait chanter la joie
Quand tout vit C'est que tout va
Quand tout va La vie est belle
Pour vous et pour moi
Je sais bien que demain Tout peut changer
Je sais bien que demain Tout peut changer
Je sais bien Que le bonheur est passager
Mais apres les nuages
Mais aprés l'orage
On voit se lever joyeux
L'arch-en-ciel dans vos yeux
Tout est beau comme un mirage
Quand la vie va mieux
Vous qui révez d'un désir fou
Vois qui chantez la jeunesse
Vous qui pieurez d'un air tres doux
le coeur empli de tendresse
Stop ! Arrétez-vous un instant
Ecoutez la marche du temps
Voici la vie
La vie qui va toujours
Vive la vie Vive l'amour
La Vie qui nous appelle
Comme l'amour, elle a des ailes
Oui, est elle Qui fait chanter la joie
Quand tout vit C'est que tout va
Quand tout va La vie est belle
Pour vous et pour moi
Je sais bien que demain Tout peut changer
Je sais bien Que le bonheur est passager
Mais aprés les nuages
Mais aprés l'orage
On voit se lever Joyeux
L'arc-en-ciel dans vos yeux
Tout est beau comme une image
Quand la vie va mieux
La vie va mieux La vie va mieux
Pour vous et pour moi
C'est la vie qui va
Cest la vie qui va toujours
-VIVE LA VIE VIVE L'AMOUR
LA VIE QUI NOUS APPELLE
COMME L'AMOUR, ELLE A DES AILES
OUI, C'EST ELLE QUI FAIT CHANTER LA JOIE
QUAND TOUT VIT C'EST QUE TOUT VA
QUAND TOUT VA LA VIE EST BELLE
POUR VOUS ET POUR MOI
-Une araignée ! -C'est rie
Eboulement.
Ça y est. Ça y est, tout s'écroule.
-Qu'est-ce qu'on entend ?
-C'est un ballet de gnomes.
Nous descendons dans les profondeurs de la Terre.
-C'EST LA VIE QUI VA TOUJOURS
VIVE LA VIE VIVE L'AMOUR
LA VIE QUI NOUS APPELLE
COMME L'AMOUR, ELLE A DES AILES
OUI, C'EST ELLE QUI FAIT CHANTER LA JOIE
OUI, C'EST ELLE QUI FAIT CHANTER LA JOIE
QUAND TOUT VIT C'EST QUE TOUT VA
QUAND TOUT VA LA VIE EST BELLE
POUR VOUS ET POUR MOI
JE SAIS BIEN QUE DEMAIN TOUT PEUT CHANGER
JE SAIS BIEN QUE LE BONHEUR EST PASSAGER
MAIS APRES LES NUAGES
MAIS APRES L'ORAGE
C'est la vie qui va toujours
Vive la vie
Vive l'amour La vie qui nous appelle
Comme l'amour elle a des ailes
OUI, EST ELLE QUI FAIT CHANTER LA JOIE
QUAND TOUT VIT C'EST QUE TOUT VA
QUAND TOUT VIT C'EST QUE TOUT VA
-Charles a sauvé la situation avec sa chanson.
-Quelle chanson ?
JE SAIS BIEN QUE DEMAIN TOUT PEUT CHANGER
JE SAIS BIEN QUE LE BONHEUR EST PASSAGER
MAIS APRES LES NUAGES
MAIS APRES L'ORAGE
C'EST LA VIE QUI VA TOUJOURS
C'EST LA VIE QUI VA TOUJOURS
C'EST LA VIE QUI VA TOUJOURS
VIVE LA VIE VIVE L'AMOUR
LA VIE QUI NOUS APPELLE
COMME L'AMOUR, ELLE A DES AILES
OUI, EST ELLE QUI FAIT CHANTER LA JOIE
QUAND TOUT VIT C'EST QUE TOUT VA
QUAND TOUT VIT C'EST QUE TOUT VA
QUAND TOUT VIT C'EST QUE TOUT VA
QUAND TOUT VA LA VIE EST BELLE
POUR VOUS ET POUR MOI
JE SAIS BIEN QUE DEMAIN TOUT PEUT CHANGER
JE SAIS BIEN QUE DEMAIN TOUT PEUT CHANGER
JE SAIS BIEN QUE LE BONHEUR EST PASSAGER
MAIS APRES LES NUAGES
MAIS APRES L'ORAGE
-Mes amis, arretez.
En l'honneur de mon magnifique, de mon génial neveu,
j'offre le champagne. Alle, tous au chateau.
Tous chateau, et vive la vie !
-Denise, grace a vous, tout s'est arrangé.
-Grace a moi ? -Je vous expliqu.
Une auto, une route, un ciel bleu, des oiseaux,
une cahanson, vous, et puis tout ça.
-Vous etes compliqué. C'est une belle journée.
-Vous etes contente -Non.
-Comment ?
-Je suis heureuse parce que vous etes la.
-Et ce champagne ?
-Pardon. Ce n'est pas contre vous,
-Pourquoi ? mais on ne le montera pa
-C'est bien joli, les chansons, mais on s'en va.
-Vous partez tous ?
A moins que votre oncle ne nous paye, plus un mois d'avance.
-Eh bien, mes amis, que voulez-vous que j'y fasse ?
Partez. Justement, mon oncle voulait faire des économies. ça tombe a pic.
-Et l'arriéré ?
-Ah oui, l'arriéré. Il y a L'arriéré.
Attendez.
-Ce sont nos gages ? -Non. C'est l'adresse de M. Catala.
Il se dit éditeur de musique, mais il est alchimiste.
C'est-a-dire qu'il fait de l'or avec mes chansons.
Ma chanson vous a plu ? -OUI.
-Je vous la donne. Je fais comme Beethoven.
Il payait avec sa musique.
-Je ne comprends pas. Mais si ça ne va pas, on reviendra.
Au revoir.
-Quel service ! Ou est le champagne ?
-s'il en reste.
- Il reste peut-étre du cidre bouché.
-Peut-etre. -Voila le champagne.
Venez.
-Du sont les domestiques ? -Partis, résiliés, balancé.
-Par qui ? -Par moi.
-Malheureux ! -Venez vite.
Cris de joie.
-Merci.
Nous sommes redevenus des petits enfants.
-Comment ?
-Mon oncle m'a rendu ma chambre dans le chateau.
-Alors buvons a votre retour en classe.
-le vous l'ai toujours dit : "Charles a du génie."
Quels domestiques ?
- Impossible. Ils resteront. J'en f ais mon affaire.
-Laissez-moi tourner. M. le comte ne peut pas.
-Laissez, mon ami.
Cincinnatus a tenu la charrue, je peux bien prendre le moulin.
-Bonjour. J'ai dormi comme un dieu. Et vous ?
-Nous ? Voila, regarde. -Et bientot, elles se reveilleront.
-Dans un quart d'heure, tu vas voir, ce tableau ...
-Alors enlevons-le.
-Non ! Mais au fait, tu as raison.
-Vous souvenez-vous de Roland ?
-Celui de Roncevaux. -Celui de la chanson.
-Ah ! Non.
-Il avait un oncle. -Pauvre garçon.
-Charlemagne et les Sarrasins, nous et les créanciers.
-Ses preux étaient morts. -Ses serviteurs l'avaient abandonné.
-Alors il prit son cor et sonna. Son oncle fut sauvé.
Charles, tu seras mon Roland. Tu vas nous sauver.
-Mais. tu sais chanter. Sauve-nous.
-Roland est mort. Moi, je ne veux pas mourir.
-Sauve- nous, mon petit Charles. Sauve-nous.
-Sauvez-vous...
Vous sauver, vous sauver ... J'ai une idée.
-Il va renvoyer les éléves. Charles !
Le téléphone sonne
J'oubliais, elles ont le téléphone.
Allo ? Oui, oui. C'est moi, Alfred.
L'eau chaude est froide ? C'est a cause des chaudiéres.
On va les forcer.
-Comment ? Oui. C'est moi, Jeanne.
C'est moi, la petite Jeanne.
Les fers sont sur le feu. J'y vais.
Quel est, dans le bois? Ce lumineux Coquelicot ?
C'est le soleil plus matinal Que tes jolis yeux, ma chérie
Quel est, dans le ciel Cet echo ce cocorico ?
C'est la chanson d'un jeune coq Qui chante sur une prairie
Quelle est cette goutte Sur la joue de cette fleur ?
C'est la rosée qui met partout Qui met des larmes de bonheur
Quelle est cette ardeur Qui viant avec le gar printemps ?
Ouvre les yeux, réveille-toi La nature a 20 ans
Ouvre ton coeur a l'amour Ouvre ta fenétre au Jour
Laisse entrer dia toi le gal soleil Et dis, ah dis, ah dis, ah, bonjour
Cueille la fleur la plus belle
Chanté une chanson nouvelle Et va t'en courir sur les chemins
Prends un bain dans la riviére
Séche-toi dans la clairiére
Et n'assieds pas ton derriére Sur les orties familiéres
Dis-toi que le temps est court
Qu'il faut penser a l'amour
Ouvre ton coeur et ta fenétre au jour
Et dis, ah dis, ah dis, ah, bonjour
Et dis, ah dis, ah dis, ah, bonjour
Ah dis, ah dis, ah, bonjour
Prends un bain dans la riviére
Séche-toi dans la clairiére
Et n'assieds pas ton derriére Sur les orties familiéres
Dis-toi que le temps est court
Qu'il faut penser a l'amour
Ouvre ton coeur et ta fenétre au jour Et dis, ah dis, ah dis, ah, bonjour
-Denise !
Clarita !
Nicole !
Ouvre ton coeur et ta fenétre au jour Et dis, ah dis, ah dis, ah, bonjour
-C'est curieux, elles n'appellent pus.
C'est inquiétant.
-Vous, par ici. Vous, par la.
Mesdemoiselles...
L'astronomie, la geométrie, la philosophie,
tout ça, c'est trés gentil.
Mais il y a une chose plus belle : la liberté
Vous allez etre libres -Il les renvoie.
-Non. Laissons-le faire. -Hier encore,
vous étiez enfermées, prisonniéres.
Mais aujourd'hui, j'ouvre les portes de vos classes,
je brise vos chaines et je vous dis : "Pigeon, vole."
(Rires.)
Une jeune fille moderne,
pour étre vraiment indépendante, doit tout savoir.
Est-ce que vous savez traire une vache, Barbara ?
-Une vache ? -Oui. Une vache qui fait meuh.
Silence.
Et vous, Nicole ? Savez-vous trier les lentilles ?
Savez-vous faire un lit ? Savez-vous cirer un parquet ?
-Il y a les bonnes.
-Vous verrez ou cette morale vous ménera. Silence.
Et vous, Denise ? Savez-vous faire une omelette ?
Pour faire une omelette, vous cassez les oeufs avant ou aprés ?
-Avant. Et pour les oeufs durs, aprés.
-18. Silence. Clarita, mauvaise éléve.
Un coq en pate, qu'est-ce que c'est ?
-Un quoi ? -Vous ne savez pas. Zero.
Elles ne savent rien.
Eh bien, un coq en pate
est un volatile servi dans son jus et cuit dans sa croute.
Autrement dit, un poulet.
-Tu as laché les poulets.
-Je les rattraperai. (Rires)
Silence.
Je vous rappelle la phrase celebre de Moliére :
"Je vis de bonne soupe et non de beau langage."
-Moliére ? -Il s'occupait de cuisine.
Eh bien, Moliére avait raison.
C'est pourquoi nous avons ajouté au programme de cet enseignement
des cours complamentaires et essentiellement pratiques.
Notre directeur m'en a confié l'organisation.
Au cours du jour : petit déjeuner.
Préparation, ébullition ...
Consommation et digestion.
-C'est génial, ce qu'il a trouv -Qu'est ce que je vous disais.
--C'est génial, ce qu'il a trouv -Qu'est ce que je vous disais.
-Cher monsieur, chére madame.
-Cher monsieur, chére madame.
J'ai l'honneur de vous aviser
que notre collége, désireux de s'adapter
a la vie moderne,
a décidé d'ajouter a son enseignement,
déja si complet ..
son enseignement d'éducation -Morale.
-..morale, physique et sportive,
des cours pratiques de cuisine,
de ménage, dé culture,
de traite des vaches. -"Traiite des vaches."
Ce n'est pas l'expression exact -C'est un détail.
Mettez "travaux? de ferme -? et de laiterie"
-Masdemoiselles, c'est terminé. Rendez-vous a la cuisine
pour le petit déjeuner.
-Avec lui, moi, je marche.
(Brouhaha)
-La création de ces cours nécessite une organisation nouvelle
et des frais considérables.
Nous vous prions donc de participer a nos efforts
et.de. vouloir bien nous envoyer la somme de...
Combien ? 5 000 F ? 5 000 F, c'est bien.
La somme de 5 000 F
par courrier, par retour du courrier.
Et a l'ordre de l'économe. -Absolumer
-Alors plus de grec, plus de latin ?
-Non. Le chant du coq.
Pl us rien de mort, ici.
La vie. A partir d'aujourd'hui, la ferme. Enfin, les travaux :
porcherie, étable et poulailler. Il imite une poule.
Madame Caffe, vous étiez surveillante.
Maintenant, vous ferez la classe de lessive,
de cusine et de repassage.
Mademoiselle Madeleine,
vous vous occupiez de la classe de danse rythmique.
-Et de gymnastique.
-Maintenant, vous ferez la classe de cirage rythmique.
Compris ? Ça va.
-Durandal...
Assada...
Fontal...
Pierrepont-Knight...
Les filles chantonnentç
-Ouvre ton coeur a L'amour
-Ouvre ta fenétre au jour
Laisse entrer chez toi le gai soleil Et dis, ah dis, ah dis, ah, bonjour
Cueille ls fleur la plus belle
Chanté une chanson nouvelle Et va t'en courir sur les chemins
Qui sont de la nature Les lignes de la main
-Ouvre ta fenétre au jour
Ouvre ton coeur a l'amour
-Laisse entrer chez toi la gai soleil Et dis, ah dis, ah dis, ah, bonjour
-Dis-toi que le temps est court
Qu'il faut penser a l'amour
-Ouvre ton coeur et ta fenétre au Jour
-Et dis, ah dis, ah dis, ah, bonjour
-Combien d'eau de Javel ?
L'eau de Javel ? L'eau de Javel...
Synthése du chlore,
HCL, H2O, par catalyse...
Pour les mouchoirs, j'ignore complétement.
-Attention a la vaisselle.
-Une, deux !
-Une, deux !
Musique classique.
Il y en a assez comme ça. Ils n'y verront que du blanc.
-Nous allons passer a la 3e leçon d'économie ménagére.
Vous y etes ? Il s'agit du crédit.
Voici un exemple:
vous etes mariée, un fournisseur attend d'étre payé,
mais votre mari ne vous a pas laissé d'argent.
On frappe a la porte.
c'est pour mes factures.
c'est pour mes factures:
-C'est le ciel qui vous envoie.
Yvonne, venez ici.
Vérifiez et répondez.
-Monsieur, je vais vérifier. Laissez-moi ça.
vous seriez qentil de repasser, pour las factures, dans 5 jours.
Je suis un peu démunie en ce moment.
Posez ça la. Les factures, mettez-les en compte.
-Non, je ne marche plus. Les factures, qardez-les.
Je ne rends pas ma marchandise.
-Attendez, monsieur. Vérifions les factures.
4 000 ... 6 700.. 13 300.
Mais cela fait 24 000 F et non 27 000.
Il y a une erreur de 3 000 F.
-C'est grave. C'est du vol.
Me femme a du se tromper.
Ça fait 3 000 F de moins ? Mettons 24 000.
-Vcus avez dit 27 000, ce sera 27 000.
Mademoiselle... Par conséquent,
vous nous devez 3 000 F de marchandises.
Mademoiselle, passez la commande.
ous nous livrerez 4 gigots de mouton,
6 kilos d'entrecotes et 3 kilos de veau.
Je vous dirai le reste aprés.
-0n vous le dira ce soir. Au revoir.
Ah, mademoiselle. Trés bien, mademoiselle.
voila une excelle rite l'l!lon pratique.
Excellente pour tout le monde. mademoiselles.
-J'ai une affaire pas trop mauvaise a vous proposer.
-Surtout pas Clairfontaine. -Et pourquoi pas Clairfontaine ?
Il y a quelque chose d'étrange la-dessous.
Moi, je suis un coriace.
Et j'en aurai le coeur net
-Qu'est- que c'est ?
"L'amour, c'est facile."
Sans aucun doute, l'amour. c'est facile.
"Je vous aime et j'en meurs."
100 petits formats pour Budapest.
Budapest...
"Si vous voulez que je vous aime ... "
Qu'est-ce que c'est ?
-M. Catala -C'est moi-méme. Vous désirez ?
-C'est pour une chanson a vendre.
-Ah oui ? Alors asseyez-vous. monsieur.
-C'est que je ne suis pas seul.
-Ah oui ? Alors faites entrer, monsieur.
Qu'est-ce que c'est que ce ... ?
Mesdames, messieurs ..
Ce sont vos collaborateurs ? Justemen
-Si la beauté de l'enfant dépend du nombre de ses péres,
ce doit étre un chef-d'oeuvre.
Vous avez un manuscrit ? -Ah, No.
Nous la chantons les yeux fermés.
Voulez-vous qu'on vous la chante -Tous ?
-OUI.
-Alors c'est un choeur, c'est une cantate.
-Non, c'est un solo. Un solo a plusieurs voix.
-Ah oui, c'est un solo ...
Et veus en demandez combien, de votne solo a plusieurs voix ?
-Combien est-ce qu'on en demande ?
-Dis notre compte.
-OUI, NOTRE COMPTE.
NOTRE COMPTE... -Oui, votre compte.
-Eh bien, voila, ça fait 10 875,75 F.
-Oul, 10 875 ...
"Ernest le chauffeur, lavage du car : 380 F.
"Marguerite,
''lessive de mai, mars, avril : 990 F."
-C'est exact.
-Oui, c'est exact.
Eh bien alers, je vais consulter mon associé. Merci.
Ce sont des fous. Des fous !
Appelez-moi police secours. -Police secours ?
-Le 17.
-Vous voyez, ça a réussi. -J'aurais pas cru que ça marcherait .
-Allez, on va lui chanter.
-Police secours ?
Oui, c'est épouvantable.
Ma maison est envahie par des fous, des fous.
-C'est la vie qui va toujours
Vive la vie Vive l'amour
-LA VIE QUI NOUS APPELLE
COMME LAMOUR, ELLE A DES AILES
OUI, C'EST ELLE QUI FAIT CHANTER LA JOIE
QUAND TOUT VIT C'EST QUE TOUT VA
POUR VOUS ET POUR MOI
-Je suis bien que demain Tout peut changer
-Je sais bien Que le bonheur est passager
-MAIS APRES LES NUAGES
MAIS APRES l.ORAGE
-On voit se lever Joyeux
L'arc-en-ciel dans vos yeux
-TOUT EST BEAU COMME UN MIRAGE
QUAND LA VIE VA MIEUX
-C'est pas mal du tout.
C'est méme trés bien.
- Je sais bien Que le bonheur est passager
-MAIS APRES LES NUAGES
MAIS APRES L'ORAGE
-Arrétez. Je vais leur acheter la chanson. Arrétez.
C'est la vie qui va, qui va..
-Encore un qui chante !
-Mais laissez..
"Pourquoi limiter a 3 mois ces cours pratiques ?
"Vous pourriez les prolonger pendant les vacances.
"Veuillez trouver inclus un chéque de 15 000 F."
-Voila des parents intelligents.
-Nous avons 100 000 en banque.
-Banco !
Pardon.
-Mais, et leurs examens ?
-Quels examens ?
-Les examens de fin d'anné. -Oh !
Elles redoubleront leur classe. J'ai bien redoublé, moi.
(Vocalises)
-Vous entendez ces roucoulements ?
Ce n'est plus un cours particulier.
-Et nous : "Apprenez le chant-toutes seules."
-Et vos parents payent.
-Plus de piano. -Il a mis la pédale sourde.
-C'est trop fort. Il faut que ça finisse.
-C'est parfait, ces vocalises. Vous avez fait des progrés énormes.
Il y a une chose plus belle que les vocalises
et que les leçons de musique, ce sont les souvenirs.
Oublions le solfége
Pour des réves meilleurs.
Les murs de ce collége
Sont les murs de mon coeur
Quand j'etais petit
Je vous aimais sans rien vous dire
Je vaus voyais soir et matin
Je vous aimais
On s'amusait avec des riens
N'importe quoi nous faisait rire
La barbe de parrain Le nez du pharmacien
Je me souviens des soirs d'hiver
Seul dans la grange
Ou je attendais les yeux fermés
Colin maillard
Colin maillard
L'amour venait faire ses vendanges
Nos coeurs étaient des raisins verts
On s'est aimés a la folle
Quand j'etais petit
Quand j'etais petit
Mais ces mots, enfin, ces paroles, vous les pensez
ou bien c'est la chanson ?
-Pourquoi ça ? -J'aimerais le savo.
-A ton avis,
pourquoi certaines chansons ont beaucoup de succés ?
-Elles sont jolies.
-Et elles sont écoutées dans le monde entier
par des filles sages, ar des mécanos,
par des petits fermiers ...
-Et c'est la seule raison -Ah non.
Certaines personnes ne savent pas parler et d'autres n'osent pas.
Alors le petit fermier, assis sur la meule,
prend la main de la ferrmére et lui chante ...
A preent, j'ose vous dire
Puisque nous sommes agés
Je t'aime Allez-vous rire?
Moi je n'ai pas changé
Quand j'étais petit
Je vous aimais sans rien vous dire
Mais a present, dans ma chanson
Vous trouverez
Tous les aveux, les souvenirs
Et tous les réves qui soupirent
Tous les projets, tous les serments
Tous les romans
Toutes les joies Tous les désirs
Toutes les larmes
La jalousie, les cris, les pieurs
Quand J'etais petit
Mais aujourd'hui
li y a plus de gendarmes
On peut s'aimer a la folie
On n'est plus petits
On peut s'aimer a la folie
On n'est plus petits
On n'est plus petits
.-J'en ai beaucoup d'autres pour toi.
-C'est loin, demain. Comment s'appellent-elles ?
-Je ne sais pas. Donne-moi des titres, des idées.
-Appelle-les toutes "Je t'aime".
-Ah, Denise, cette leçon. de chant. Reprenons.
(Piano)
-Mlle Mathilde veut voir Denise. -Laisse, j'y vais.
Je m'en veux d'interrompre ce deux entretien,
mais Mlle Mathilde te demande.
-Moi? -Toi, en personne.
C'est important. Elle te demande tout de suite.
-Alors j'y vais.
-Vous désirez quelque chose ? -Ma leçon. C'est l'heur
-Alors asseyez-vous.
-Celle- -Elle ne figure pas dans le cours.
-Pourquoi ? Je veux chanter celle-la.
Vous croyez que je ne pourrais pas -Cette chanson n'est pas terminée.
-Et vous la réservez pour vos leçons particuliéres.
Je veux aussi une leçon particuliére.
Nous avons toutes les memes droits.
-Pourquoi celle-ci précisément ?
-Parce que je l'aime.
-Je comprends votre chagrin.
Mais la lettre de votre tante est explicite.
La charqe est trop lourde pour elle. -Je m'en douta
-Elle ne peut pas s'imposer ce sacrifice,
Pour les cours pratiques, on se serait arrangés
mais elle ne peut plus payer votre pension.
-Mais qu'est-ce que je dois faire ?
-Elle nous envoie l'adresse de votre tuteur. Vous irez chez lui.
Il y a un petit mot pqur vous.
Du couraqe, mon petit.
-Du courage, j'en ai et j'en aur -Je sais.
-Je partirai a la fin du trimestre.
Je vous demande seulement de ne le dire a personne.
-A personne. C'est promis. -Merci.
-Ne faites pas cette tete-la, Charles.
-Qui nous a vus ? -Je n'ai pas eu le temps de vo
Le ver -C'etait pas le vent.
Quelqu'un est entré vite et est ressorti vite.
C'était Denise. -Denise, toujours Denise
Ou allez-vous -Non, Nicole. Laissez-moi.
C'est une bétise. Ne parlons plus de ça.
-Idiot !
-Je partirai ce soir, a 21 h.
-Attends jusqu'a demain -Je veux m'en aller tout de suite.
Je ne veux plus revoir ces figures.
Je veux m'en aller. -Mais ou
-Je ne sais pas. N'importe ou, loin d'ici, loin de ces gens.
-Et ton tuteur -Oh non.
Il me raménerait ici demain ou meme ce soir.
-Attends...Linda.
Tu vas aller de ma part chez Linda.
-Linda ? -Une cousine, une artist
Elle habite a Montparnasse.
Je vais te faire un mot pour elle, tu verras.
-Tu crois qu'elle voudra
On frappe a la porte (-Tais-toi.)
-Denise !
-Clarita !
-Il est parti ?
-Elle t'accueillera trés bien. Elle a un coeur d'or.
-Tu vas me jurer de ne donner mon adresse a personne.
-Pas meme a Charles -Surtout pas a Charles.
-C'est une gaminerie. C'est la musique qui est coupable.
Je n'aime pas cette Nicole. Je m'en moque.
-Denise ne s'en moque pas et ne veut pas vous voir.
-Je ne sais pas comment lui faire parvenir cette lettre.
-Pas par moi -Je vais demander a Yvonne.
-Quel idiot !
(Bruits de pas.)
Yvonne !
-C'est pour Denise. -Ah bon ? Viens avec moi.
Tu connais ce chandail ? Il devient un peu petit pour moi.
Alors essaye-le et s'il te va, je te le donne.
Je vais porter ta lettre.
-C'est gentil.
-TOUT EST BEAU COMME UN MIRAGE
QUAND LA VIE VA MIEUX
-Enfin, je vous ai retrouvé.
Je vous offre 20 000 F pour cette chanson.
-Non. -Vous en avez une autre
-Oh -Une autre comme celle-la ?
Non. Que Monsieur m'excuse, nous ne connaissons que celle-la.
-Alors bis. -Ah oui, bis.
-Je vous offre 25 000 F. -Rien a faire.
-Oh ! -Vous y etes pour le bis ?
-C'est la vie qui va toujours
Vive la vie Vive l'amour
La vie qui nous appelle
Comme l'amour, elle a des ailes
Oui, c'est elle Qui fait chanter la Joie
-QUAND TOUT VIT C'EST QUE TOUT VA
POUR VOUS ET POUR MOI
-Je sais bien que demain Tout peut changer
Je sais bien Que le bonheur est passager
-MAIS APRES LES NUAGES
MAIS APRES L'ORAGE
ON VOIT SE LEVER JOYEUX
L'ARC-EN-CIEL DANS VOS YEUX
TOUT EST BEAU COMME UN MIRAGE
QUAND LA VIE VA MIEUX
-Je sais bien que demain Tout peut changer
Je sais bien Que le bonheur est passager
-MAIS APRES LES NUAGES
MAIS APRES L'ORAGE
ON VOIT SE LEVER JOYEUX
L'ARC-EN-CIEL DANS VOS YEUX
TOUT EST BEAU COMME UN MIRAGE
QUAND LA VIE VA MIEUX
-Clarita, c'est vrai pour Denise ?
-Je ne sais pas. Laissez-moi.
-Pourquoi est-elle partie ?
-Je ne sais pas.
-Elle a vu Charles et Nicole s'embrasser ?
-Et c'était pas sur la joue ? -Denise ne reviendrait plus ?
-Je ne sais pas ! Je ne sais rien .. Laissez-moi.
-Qu'est-ce qu'elle a ? -Elle cache quelque chose.
Inexplicable !
On sert d'ici comme d'un moulin. Vous en étes responsable.
Si Denise ne rentre pas, Je quitte le collége.
-Calme-toi. Denise est partie passer la soirée chez son tuteur.
Nous la raménerons demain
Il sera la pour la féte du collége.
-Je le souhaite.
-Deux guitares attristées
Dans la nuit sanglotent
Leurs refrains Toujours aimés
Chantent, me dorlotent
Buvons une fois Et encore une autre fois
Buvons une fois Et encore une autre fois
Elle chante en russe.
-Qui peut sornner a cette heure-ci ?
Entrez, mademoiselle. N'ayez pas peur. Vous désirez ?
-Je viens de la part de Clarita. Elle m'a remis ce mot pour vous.
-Clarita ! voyons.
-Perrnettez, rnadernoiselle. -Merci.
-Entrez, mademoiselle. Entrez.
Asseyez-vous. la.
C'est trés déchirant. C'est épouvantable.
Pauvre petite.
C'est un Danois, un pianiste.
Il a une barbe, mais il n'est pas mechant.
Vous aimes les olives ? -Non, merci. Je voudrais ...
-Oh, c'est vrai, je bavarde. Vous n'avez pas diné ?
Nous mon plus. Nous dinerons tout a l'heure.
Monsieur Ferrera.
C'est un grand poéte dans son pays, le Portugal.
Et comments va Clarita ?
Quelle délicieuse cousine.
Vous aussi, vous étes charmante.
Je n'insiste pas, puisque vous étes fatiguée.
-Excusez-moi, je ne tiens plus debout.
-Toujours a cause de ce chagrin, un petit flirt qui a mal fini ?
-Ne vous moquez pas. J'ai beaucoup de peine.
-Pour un amoureux ? Mais ce n'est rien, ça.
Reposez-vous. Je viendrai vous chercher.
-Linda ! -Linda !
-J'oubliais... Vous avez faim.
Quel malheur !
-Je vais tenir compagnie a la petite.
-Non, moi. -Voyons, laissez-la tranquille.
Tu sais, toi, ou elle est, petite hypocrite
-Je ne dois rien dire. Je ne peux pas.
-Tu vas me dire ou est Denise, sinon je t'étrangle !
-Quoi ? -Elle sait ou est Denise.
-Elle ne veut pas le dire ? -Non.
-C'est effrayant. Me faire ça... Me faire ça a moi, aujourd'hui.
Mauvaise petite fille.
Si vouz ne me répondez pas, je vous renvoie a Mexico.
-Ce tuteur ne vous a rien dit ? Il n'a rien fait ?
-Un procés a votre oncle pour avoir laissé Denise s'enfuir.
-Vous n etes pas mauvaise ?
-Non. Je l'ai juré sur l'image de la Vierge.
Faites moi remettre mon serment.
-Et par qui ?
-Par l'archeveque de Mexico. Lui seul le peut.
-Ijl faut télaphoner a l'archevéque.
-Ne dites pas de betise.
Pour la délier de son serment ... Que dois-je faire ?
-Demandez a la Vierge de vous délier.
-La Sainte Vierge ?
-Oui -C'est vrai. J'y vais. J'y vais.
Si vous ne retrouvez pas Denise, je quitte le chateau.
Elle prie en espagnol.
-Alors, c'est fait ?
-Mlle Linda Flore. 20, rue Campagne-Premiére, 3e étage.
-Merci.
-Ah, vous voila.
Eh bien, pour une pensionnaire, vous apprenez vite a découcher.
Enfin, chez moi, tout le monde est libre.
Vous n'avez pas encore mangé ?
-Vous n'avez pas de veine. Le déjeuner s'est évanoui.
Ce n'était déja pas copieux.
Vous savez, les fonds sont bas. Trés bas.
Je sors. ça ira mieux ce soir. En attendant, reposez-veus.
-Je voudrais dormir un peu.
-Alors couchez-vous. A tout a l'heure".
-Dormir.
-Que faites-vous -Je coupe le gaz.
-Pourquo -C'est pas mes oignons.
Si j'ai l'ordre de fermer, je ferme. Tenez, lisez.
C'est apparemment Mlle Flore qui n'a pas payé sa quittance.
-Vous ne savez pas qui habite avec Mlle Flore.
-ça pourrait étre notre Saint-Pére le pape,
on m'a dit de fermer, je ferme.
-Je vais vous expliquer.
Ma fiancée habite ici. La, elle est sortie.
Et quand elle va rentrer, elle voudra faire sa cousine,
elle voudra manger son bifteck, faire cuire ses macaronis.
Si vous coupez le gaz, que va faire ma fiancée ?
Elle pourra pas manger. Vous devez avoir une fiancée.
-Non, monsieur.
Moi, je suis marié. C'est plus grave.
Emmenez votre fiancée au restaurant. -Ma fiancée, si vous la voyiez
-Moi, je fais mon métier. -Ce soir, je porterai plaint.
-Non, pas ce soir, demain. Parce qu'a 16 h, les bureaux ferment.
Je m'appelle Fusot.
laon Fusot, le releveur. Matricule 642. Salut.
-"Fusot."
Il chantonne.
-Mesdemoiselles, la fete a lieu dans une heure
et rien n'est terminé.
-vous avez le coeur de vous amuser ?
-La fete aura lieu ? -Pourquoi pas ?
-Denise s'est enfuie et Charles est parti.
-Ils seront ici dans une heure.
Charles est parti la chercher.
Je lui ménage une surprise au sours de vos réjouissances.
Je le nomme directeur artistique du collége.
-Celle-la alors...
-Ils parlent de lui.
-Le type dit que Charles a du talent.
-Et qu'il va devenir riche.
-Vous etes la premiére personne raisonnable
que je rencontre dans cette affaire.
-Vous avez raison.
Nous disons donc 100 000 F la premiére année,
plus 20 % sur les disques ?
-Oui. Il n'y a plus qu'a signer.
-J'ai rédige un petit projet que je vais vous lire ;
"Ces fiançailles consacrent nos efforts."
-Quelles fiançailles ?
-J'ai oublié de vous dire. Veuillez m'excuser.
Je le marie. -Excellente idée.
Les hommes mariés travaillent avec beaucoup plus d'application.
-C'est mon allocution. Vous me donnerez votre avis ?
-Bien sur.
-''Ces fiançailles consacrent nos efforts."
"Voila la récompense de mes sacrifices.
"Voila le couronnement de ma ma vie directoriale
"uniquement tendue
"vers le perfectionnement de vos ames,
"le sentiment de la dignité,
"le culte du devoir." Il toussote.
"le culte du devoir." Il toussote.
Que voulez-vous ?
-Communication trés importante -C'est pas le momer
-Vous auriez tort de ne pas m'écouter,
c'est une communication du ministére.
-Du ministére ?
Dans ce cas, nous allons passer dans mon bureau.
Le ministére C'est sans doute pour les palmes.
Je suis a vous, monsieur. Je vous laisse avec ces demoiselles .
Mon neveu ne va pas tarder.
-Ils devraient étre la.
-Profitez-en pour finir le travail. Il faut qu'on se change.
-Ote-toi de la.
-Non seulement que tu n'aides pas, mais tu déranges.
-Ça ne va pas ? -Je suis fatiguée.
-Cette sanction est définitive.
-Mais...
-Vous ne préparez plus vos éleves aux examens mais au ménage.
Une éleve s'évade, un jeune homme vit ici.
Et par-dessus tout, vous destinez les fonds que vous recevez
a des emplois pour le moins originaux.
-M. inspecteur cette interdiction, c'est ma ruine totale.
-Non. Votre collége ne sera ferm que pour 2 ans.
- D'ici 2 ans, ces jeunes filles seront mariées et méres de famille.
-Monsieur, j'ai bien l'honneur de vous saluer.
-Rien ne va plus.
-Mademoiselle Linda Flore ?
-Oui.
-Je suis venu voir Mlle Rouvier, mais personne ne répondant.
-Entrez, monsieur, je vous en prie. Elle doit dormir.
Excusez ce désordre.
Hier soir, j'ai eu des amis. Denise est certainement la.
Je l'ai laissée pour faire une course. Sa chambre est la.
-Elle dort ?
-Réveillez votre belle au bois dormant.
-Denise... Ma petite Denise.
-Charles, tu es venu me retrouver?
-Oui.
C'est fini.
-J'étais malade ?
-C'était un cauchemar, la fiévre.
-Ce n'est pas un reve ? -Non. C'est fini.
Apres un reve, on se réveille, tandis que maintenant,
toi et moi, c'est la vie.
-Nous sommes peut-étre allés un peu loin, M. le directeur.
-Beaucoup trop loin.
-Le monde n'a pas eu le temps de connaitre nos méthodes.
On frappe a la porte. Entrez.
-M. l'inspecteur de l'enseignement
veut vous parler, monsieur. -Qu'est-ce qu'il a pu oublier ?
Faites entrer. -Veuillez entrer, M. l'inspecteur.
-J'apporte le million.
-Quel million -De l'hypothéque.
-Ah, l'hypothéque.
-Non, pas tout a fait l'hypothéque.
Je suis coriace.
J'ai étudié le dossier. Il est bon, non pour une hypothéque,
mais pour un pret sur fonds de commerce.
Un collage de milliardaires ...
c'est une garantie.
-M. le directeur, taut-il aligner les élaves dans la cour ?
-Oh no -Mademoiselle, je vous en prie.
Reprenez vos occupations. -Tout est pré
Vous n'avez qu'a signer. Voici le contrat.
et mon petit bon de commission.
-Il n'y a plus de fonds de commerce.
-Comment ? C'est déja fait ?
Vous avez emprunté ?
Vous avez pris un nantissement ? -Non, une interdiction.
-Elle est morte. Elle est définitivement morte.
-ça valait tout de neme 1 million.
-Tu la donneras a Denise .
-De ta part ?
-Non. Une lettre égarée, retrouvée
et transmise avec les excuses de l'employé responsable.
-C'est exquis, ça.
C'est délicieux. Quel talent !
Il est bien en retard.
Quelle ingéniosité...
Ils en font une tete pour la féte de leur collége.
-Mes amis, mes chers amis,
ce coup qui nous frappe,
cette décision injuste,
inspirée uniquement par une cabale,
une cabale de nos rivaux jaloux ...
Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
Ah, voila. Voila, voila.
Voila la récompense de mes sacrifices.
Voila le couronnement de ma vie dlrectoriele,
uniquement tendue
vers le perfectionnnement de vos ames,
vers le sentiment de la dignité personnelle,
le culte du devoir... Quoi ?
-Pourquoi cette oraison funébre ?
-C'est celle du colllége.
-Ce ne sont pas les vacances. -On n'a pas aimé tes méthode.
Le ministére a suspendu notre activité pour 2 ans.
-Comme ça, vous vous consacrerez a la musique.
-Le collége est mort.
-Vive le collége ! -Tu es indéce
-Vive l'école de musique de Clairfontaine.
Un institut international de musique.
On y apprendra le solfége, l'harmonie...
-Le chant. -Avec quels professeurs ?
-Ceux que nous avons ici.
-Qui leur apprendra -Les éleves.
-En somme, l'école anormale de musique.
Musique classique.
-Tombe de mes aieux
D'une famille éteinte
Recueillez le dernier
L'infortuné débris
-Mais non, M. Béranger. Du rythme, du rythme.
-Tombe de mes aieux
Qui tant de fois tut pleine recueillez le dernier
L'infortuné débris
-Cet étang qui s'étend
Dans la plaine
Répéte au sein de ses eaux Les verdoyants ormeaux
Ou le pampre s'enchaine
-Cet étang qui s'étend
Dand la plaine
Répéte au sein de ses eaux Les verdoyants ormeaux
Ou les pampres s'enchainent
(Melodie rythmée.)
-Ça va, les classes ? -Ils commencent a comprendr
5 minutes de récréation.
-C'EST LA VIE QUI VA TOUJOURS
VIVE LA VIE VIVE L'AMOUR
- LA VIE QUI NOUS APPELLE
COMME L'AMOUR, ELLE A DES AILES
-OUi, c'est elle Qui fait chanter la joie
Quand tout vit C'est que tout va
Quand tout va La vie est belle
Pour vous et pour moi
La vie va mieux La vie va mieux
Pour vous et pour moi
C'est la vie qui va
Sous-titrage : Eclair Media
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