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Vous avez vu comme il s'est envolé ?
- Il s'est littéralement envolé. - Terrible !
- Il devait faire du 130 km/h. - Appelons une ambulance.
- Regardez la voiture ! - Il vous a doublé à 150.
Je ne... il m'a doublé.
- J'ai jamais vu un fou pareil ! - On y va !
- On descend. Restez là. - Russell, tu as la santé fragile !
Il s'est littéralement envolé !
Attention !
Il n'y a personne.
- Comment ça ? - Il est là !
Mince alors !
- Incroyable. il est vivant. - Il est blessé ?
Appelons une ambulance !
Il a survécu, alors qu'il s'est littéralement envolé !
Je suis pas médecin, mais j'ai quelques rudiments. Je suis dentiste.
Vous avez très mal ?
Il blague ?
On va aller à l'hôpital.
Si vous me déplacez, je vais me briser en mille morceaux.
Quelle histoire !
Il y a de l'oseille.
Un énorme paquet. 350 000 dollars.
Vous entendez ?
350 000 dollars.
Au parc forestier de Rosita Beach.
Au sud de Dago à Santa Rosita.
Il y a une caisse, enterrée...
enterrée sous un grand W.
Pouvez pas la louper. Elle est sous...
sous un grand W.
Pouvez pas la louper. Un grand...
un grand W.
Elle est là depuis... depuis 15 ans.
- Sortons-le de là. - Ça pourrait le tuer.
Écoutez-moi. Je vous le donne.
Vous faites pas rouler.
Vous laissez pas faire. C'était mon fric et j'ai payé.
J'ai payé pour chaque dollar. Pigé ?
Faites gaffe à la volaille.
Ces pourritures de flics sont partout.
Ça grouille de flics.
Alors, allez creuser !
Creusez bien !
Et faites-vous plaisir. Faites-vous bien plaisir.
Arpenter les rues comme un prince, retourner voir les voisins.
Allez voir les gars, les mignonnes...
Elles disent toutes bonjour...
bonjour au vieux Smiler.
"Ce bon vieux Smiler."
"L'ami de tous."
l'ami...
- Tante Belle, je voulais pas ! - Zut, alors ! Doucement, l'ami.
Je t'en prie, dis-moi que c'est pas grave, tante Belle.
Je t'en prie !
Dis-moi que c'est pas grave.
Dites-le, bon sang !
C'est pas grave.
Il est mort. Croyez-moi.
Je vous crois. Mais s'il refait le coup de tout à l'heure, je me tire d'ici.
- Quelle fin ! - Quelqu'un devrait le couvrir.
Pas moi. J'ai que ce pull.
J'ai une couverture là-haut.
- Dites-moi... Vous croyez ce qu'il a dit ? - Il divaguait. Il a perdu la boule.
Ce doit être la police. On répète ce que nous a dit le type ?
Non ! Avec leurs questions, on en a pour la journée.
- On est attendus à Las Vegas. - J'ai des meubles à livrer à Yuma.
C'est ma deuxième lune de miel et...
Ma femme et ma belle-mère sont là. On va au lac Mead.
Inutile de discuter. On la ferme,
et comme ça on est libres.
Vous êtes policier ? Je...
Oui !
- C'est arrivé quand ? - Il y a 5 minutes, monsieur l'agent.
Il y a un témoin ?
- Il m'a doublé dans un virage et... - Ya-t-il un témoin ?
Il m'a doublé avant de s'envoler littéralement.
- Qui l'a trouvé le premier ? - On est arrivés en même temps.
Il était mort ?
Il était déjà mort ?
J'ai demandé s'il était mort quand vous êtes arrivés !
Presque.
Il vivait. Il a parlé ?
Il a parlé avant de mourir ?
- Parlé de quoi ? - Comment ça, de quoi ?
Il a parlé ou il a pas parlé ?
Eh bien...
- Il... - Il délirait !
- C'est-à-dire ? - Il a dit... Ce qu'il a dit était...
- C'était assez... - Gênant.
Comment ça ? Allez !
Il croyait que cet homme était sa tante.
- Sa tante ? - Sa tante Belle.
Il devait avoir une tante Belle.
C'est bon !
Il a fait une déclaration, transmis un message ?
- Ce qu'il disait n'avait pas de sens. - Non. Aucun sens.
- On peut y aller, M. L'agent ? - Un instant.
Je veux vos coordonnées, au cas où.
C'est ma deuxième lune de miel.
On ne peut pas s'attarder. On va à Las Vegas.
On ignore pour combien de temps.
J'ai un camion plein de meubles à livrer à Yuma.
Soyez raisonnable ! On a voulu aider, il était trop tard.
- Laissez-nous partir ! - On a des choses à faire.
- On n'a même pas petit-déjeuné ! - C'est bon. Du calme !
Je vais prendre votre nom.
Pas si vite !
Le mien ?
- Pourquoi ? - Pour une éventuelle déposition.
J. Russell Finch, 2790 Penrose Boulevard, à Fresno.
Je serai absent deux semaines, mais mon bureau sait où me joindre.
- Où est votre bureau ? - C'est la Cie des algues comestibles.
À Fresno. Ma secrétaire transmettra.
- L'ambulance arrive. - C'est ça.
- Il est mort ? - Oui.
Il faut sortir les voitures de là.
On ne tirera rien de plus de ce groupe. Merci, messieurs.
Eh bien...
Tu t'attendais pas à ça, hein ?
Ils vont pas aimer ça, à Santa Rosita.
- Culpeper va hurler. - Oui.
- Accordons nos violons. - Comment ça ?
Il s'est levé, a pris sa voiture, s'est arrêté pour petit-déjeuner
et s'est enfui par les W.-C
Culpeper ne nous reprochera pas de pas l'y avoir accompagné.
J'en reviens pas. Il s'est littéralement envolé !
Un pas de plus, et je le rejoins en bas.
Pauvre homme !
Melville, que s'est-il passé ?
On n'a rien pu faire. Rien. Viens.
Eh bien ?
- C'était affreux ! - Je me sens mal.
- Ce sont des choses qui arrivent. - Qu'est-ce que ça veut dire ?
Notre pays est plein de gens qui disent que ce sont des choses qui arrivent !
C'est de leur faute, si elles arrivent !
- Ne nous énervons pas. - Allons-y, Russell.
On doit contrôler les événements !
Si ça ne tenait qu'à vous, on y serait encore.
Vous avez raison.
Et vous savez ce que les gros bonnets de Sacramento font face à ça ?
Ils restent là, les pieds sur le bureau,
à magouiller et à exploiter 15 millions de gens.
Désolé de vous interrompre, j'ai quelque chose à dire.
- Qu'y a-t-il, Melville ? - Je regarde quelque chose.
Benjy, retourne-toi. Fais comme si de rien n'était.
C'est sûr, ils y vont tous.
Vous faites quoi, maintenant ?
Répétez-moi tout ce que cet homme vous a dit. Mot pour mot.
Tu crois que c'était vrai ?
Monica, j'ignore ce que pensent les autres. Certains y ont cru,
comme eux, là.
Ne te retourne pas !
Je sais où c'est : sous un grand W. Il l'a dit.
Comme un wapiti ou un wallaby !
Oh non, pas d'animaux !
Quelque chose qui commence par un W.
W.-C.
Water-polo.
Whisky. Oui, j'en prendrais bien un pour me motiver !
Le Dr Carroll a dit que Russell ne devait subir aucun stress
à cause de sa santé fragile.
On est là pour ça, qu'il se repose.
- Il aurait dû le dire à la police. - Quel rapport ?
- Maman, ils poursuivaient cet homme. - Normal, il était en excès de vitesse.
- L'état de Russell m'inquiète. - Son état financier ?
Moi aussi, il m'inquiète.
Emmeline, tu sais pourquoi ton mari a fait une dépression nerveuse ?
Parce qu'il a englouti 40 000 $, dont 15 000 m'appartiennent,
dans une fabrique d'algues en conserve !
Personne n'aime ça et ça coûte 4 $ la boîte.
- Oui, mais... - Mais quoi ?
La plupart aiment, moi le premier, et je m'emploie à réduire les coûts.
C'est ça ! En sortant de votre bureau et en allant hurler dans la rue ?
- Maman ! - La ferme.
- Mais, belle-maman... - Vous aussi.
Il vous a peut-être joué un tour à tous.
C'était peut-être un farceur.
Faudrait vraiment être fou pour jouer un tour à des inconnus
à l'heure de mourir.
- Wagonnet. Wagonnier. - Non !
- Waters. Water-closets. - Non et non !
- White-spirit. - Non !
- En bouteille. - Non !
Pourquoi on stagne à 60 ? Mettez la gomme !
- Maman. - Ils vont comprendre.
- Allez ! Qu'avez-vous à perdre ? - Maman, c'est pas un as du volant.
Vous voulez semer le gros ?
Pourquoi vous ralentissez ?
Ça sert à rien. On les sèmera pas.
Oh, mon ventre...
Il fait quoi, cet idiot de camionneur ?
Il fait quoi, là-bas ?
Il est en panne. Super !
- Qu'est-ce qu'il y a ? - Un problème de moteur ?
- D'essence ? - De pot d'échappement tordu ?
Non. C'était un des pneus.
Je pensais... Et zut !
D'accord, je voulais... Oh, mince !
Je crois qu'on fait une grave erreur.
- Je suis d'accord. - Alors ?
- Arrêtons de nous affoler. - On n'arrivera à rien.
Il a raison.
Pourquoi ne pas discuter et prendre une décision calmement ?
- Je suis d'accord. - Bien. Trouvons un compromis.
Bonne idée.
Oui. Comme ça personne ne sera privilégié, ni lésé. C'est juste.
- Sortons les voitures du virage. - Oui. Allons discuter là-bas.
- Bien. - Rendez-vous là-bas.
Là-bas.
Ici, les homicides.
Commissariat de Santa Rosita.
Police judiciaire. Je vous transfère.
Commissariat de Santa Rosita.
Ici, l'inspecteur Matthews.
Non, shérif, le commissaire n'est pas là. Il est en retard.
- Ça va, j'irai au coin. C'est qui ? - Le shérif du comté de Crockett.
C'est là que se trouve Smiler.
Gertie, passez-le-moi.
Un petit café, Schwartz.
Shérif ? Ici, Culpeper.
- Il s'est échappé ? Qu'y a-t-il ? - J'ai une mauvaise nouvelle.
- Grogan a mouché sa chandelle. - Quoi ?
Il a eu un accident, il y a 20mn.
Il était effectivement en fuite.
Que s'est-il passé ? Où ça s'est passé ?
Route 39, 30 km à l'est du carrefour de Danby
et 15km à l'ouest de ValleyCenter.
Il y a des témoins ?
Des gens ont tenté de l'aider.
- Il est mort sur le coup ? - Je peux me renseigner.
Oui, faites ça.
Merci, shérif.
La journée commence bien !
J'attends 15 ans pour clore cette affaire, et juste quand j'allais...
Pas de souci, chef. J'y vais.
Et rebelote !
Prenez son numéro !
Prenez son numéro d'immatriculation !
Description : un camion de déménagement, une Volkswagen rouge...
- C'est eux. - Préviens le QG.
2-1-6-2, 2-1-5-8. On les a repérés. Ils sont sur le bord de la route.
Ils discutent. À vous.
Sammy, suivez l'ambulance et attendez les instructions.
Il a dit que de l'argent était enterré dans un parc.
Exact. Sous un grand W.
- C'est quoi, ce W ? - Dès qu'on le sait, on envoie un warrant.
Cet homme n'a pas forcément dit la vérité.
Mais s'il l'a dite, alors c'est un fait : cet endroit est à 320 km d'ici.
Je propose de regagner nos voitures
et de rejoindre cet endroit en conduisant normalement,
sans se perdre de vue.
Une fois là-bas, on déterre l'argent, si argent il y a.
Et si on le trouve, on partage.
- Il a raison. - On devrait prévenir la police.
- Quoi ? - Elle est avec nous.
C'est quoi, cette histoire de partage ?
Écoutez, madame. On est quatre véhicules, on partage en quatre.
En quatre ? Comment ça ?
Chacun de vous trois reçoit un quart. Benjy et moi, on se le partage ?
- Exact. - C'est quoi, ce plan ?
- Je trouve ça équitable. - Pour vous, oui !
- Mais nous, on l'a dans l'os. - 350 000 divisé par quatre...
- Ça fait 87 500 $. - Oui, c'est ça.
Vous recevez chacun 87 500 $. Benjy et moi, on se les partage ?
On était cinq sur les lieux, on partage en cinq.
- Il a raison. Partageons en cinq. - Je suis partant. Va pour cinq.
Si on partage en cinq, ça fait 70 000 chacun.
70 000 dollars ? Mince, alors !
Vous savez combien ça fait de voyages entre Modesto et Yuma, ça ?
- Vous oubliez un détail. - Oui.
- Quel détail ? - Oui, lequel ?
Comptez. On était huit là-bas.
- Oui. On était huit. - Ma femme et moi, on a assez avec...
Avec 2/8 au lieu d'1/4 ? Quelle générosité !
Attendez. Revenons en arrière.
Un quart par véhicule, camion compris, ou 1/5 par personne.
- 1/4 ou 1/5. - Si cette vieille peau...
Comment osez-vous ?
Chef, la situation est tout bonnement incroyable.
- Smiler Grogan... Connaissez ? - Oui.
Smiler Grogan a dormi ici.
Il a pris la fuite ce matin, en suivant cette direction.
Arrivé ici, il a eu un accident et s'est tué.
Avant qu'il ne meure, des gens l'ont aidé.
Maintenant, ils discutent ici.
Ils se disputent à propos de quelque chose.
Une unité du comté de Crockett les a à l'œil.
On alloue une part à chacun et à chaque chose.
On était huit. Ça fait huit parts pour ça.
Quatre véhicules, ça fait quatre parts. Ça fait déjà douze parts.
Cinq d'entre nous sont descendus. Ça fait cinq parts.
17 parts en tout.
On ajoute autant de parts qu'il y a de passagers par véhicule.
Trois pour vous, deux pour vous, deux pour nous et une pour vous.
25 parts au total.
25 parts et 350 000 $ : ça fait 14 000 $ par part.
Vous devez donc recevoir trois parts, parce que vous êtes trois,
une pour la voiture, une pour être descendu,
trois pour les trois passagers,
ce qui fait huit parts au total, soit 112 000 dollars.
Ça couvre tout, même l'émancipation des femmes !
Voyons voir.
J'ai une part pour ma personne, une pour être descendu,
une pour le camion, et une car je suis le seul passager.
Peu importe le mode de calcul, j'aurai toujours moins que les autres.
Bon, je recommence.
Leur groupe comprenant trois personnes, ils reçoivent 112 000. Vu ?
Eux, là, ils reçoivent 97 000.
Nous, on reçoit 84 000.
Et vous, vous recevez 56 000 dollars à vous tout seul.
- Le tout, exonéré d'impôts. - Comment ça ?
Si on va jusqu'à ce parc, qu'on découvre l'argent et qu'on...
Je parie qu'il va rien déclarer. Je sais que lui non plus.
Je vais rien déclarer...
Comment ça, déclarer ?
C'est un revenu non imposable. C'est comme un cadeau.
Si on trouve cet argent, on avertit les impôts.
Sinon, on vole le gouvernement !
J'abandonne. Allez-y, vous.
Moi ? Eh bien, voyez-vous, si on trouve l'argent,
il ne devrait pas être imposable, vu qu'on l'a trouvé.
- Il voulait dire que... - Tout le monde paie des impôts.
Même les hommes d'affaires qui exploitent le monde entier.
Ils paient des impôts.
Je renonce. Trouvez mieux.
On était huit là-bas, ce qui fait donc huit parts.
- 3 pour nous, 2... - On n'y arrivera jamais.
Arrêtons d'écouter cette vieille peau.
Vous voulez semer la pagaille pour que ce soit chacun pour soi ?
- Et chacune pour soi ? - Un mot de plus, mon gars...
- On s'en va. - Calmez-vous !
On a envisagé 17 manières différentes. Ça a cloché à chaque fois,
parce qu'il y en a toujours un qui n'est pas d'accord.
Je ne vois plus qu'une solution :
chacun, y compris la vieille peau, pour soi.
Et que le meilleur gagne !
Enfin, sauf vous. Vous, vous pouvez crever sur place !
On est tous d'accord là-dessus.
Essayons de raisonner.
Il y a de l'argent pour tout le monde.
Il y en a assez pour vous, assez pour vous,
pour moi, pour vous. Il y en a assez pour...
- Melville, ma chaussure ! - Monte !
2-1-5-8, 2-1-6-2. Les quatre véhicules ont dépassé le poste de contrôle.
Le break Plymouth est en tête, suivi du camion Ford,
de la Volkswagen et de l'Imperial. Ils vont à 80km/h.
- Ils sont en route ! - Ils vont tous dans la même direction ?
Exact. Et ils sont déjà passibles d'une amende pour conduite imprudente.
Ils ne doivent pas se douter qu'on les surveille.
Voyez avec le commissaire Hardesty combien d'hélicoptères sont libres.
Je me renseigne et je vous rappelle.
Où j'ai toujours dit que Smiler cachait l'oseille ?
- Oui, je sais. - Où ?
Là.
C'est vrai.
Si ces farceurs décident d'y aller,
arrivés à l'intersection, ils prendront vers le sud.
Pourquoi Smiler fuyait vers l'est si son argent est caché là-bas ?
Aloysius, c'était une ruse !
Deux contre un qu'à l'intersection ils mettent cap vers le sud.
Ça marche.
Mont Shasta. On est près de...
T'es tout en haut. Regarde vers le bas.
- On est près de l'Oregon ? - C'est à 1 200 km d'ici !
Ne le double pas, Ding !
On va te retirer ton permis.
On a une Imperial, et on est derniers ?
On est en plein virage !
Allez-y ! Vous avez de la place.
Vous voulez prendre racine, ou quoi ?
Pousse-toi !
Je l'ai dit et je le dirai encore :
je voulais pas déménager en Californie.
- T'as trouvé ? - Nulle part.
Prends le volant, donne-moi la carte.
Ça doit être là. Juste là. Valley Center. Il y a un aérodrome...
Melville !
- Enlève ça. - Vas-y, toi !
Pas par là ! Sur le côté. Attention !
- Enlève ça. - Vas-y, toi !
J'en ai assez.
AÉROPORT
- Ils louent des avions. - Non, on continue !
- Mais ils vont arriver avant... - J'ai dit on continue !
Je ne vole pas, moi.
Je voulais partager équitablement. Ils veulent la jouer chacun pour soi.
Ils vont voir à qui ils ont affaire.
Elle a calé. Le carburateur est plein de poussière !
Quand les propriétaires verront ça, j'ose pas imaginer...
C'est rien.
Prenez ce vélo. Trouvez un téléphone et louez une voiture.
C'est un vélo de fillette.
C'est pour une petite fille.
Je dois tout ranger et fermer le camion.
On s'en occupe. Dépêchez-vous !
D'accord.
Je dois avouer...
Que je me sens bête.
Vous me comprenez ?
Vous nous emmenez ?
- Pour 250 $, oui. - Bien. Occupez-vous de l'avion.
On récupérera notre voiture demain. Voici un chèque.
- Un chèque ? - Oui, un chèque de voyage.
- Vous êtes pilote ? Vous avez un avion ? - Oui et oui.
- Où sont les avions ? Je vois rien. - Il y en avait un. On l'a affrété.
- Vous avez fait affaire ? - Oui.
On peut affréter un avion autre part ?
- Oui, à North Valley. - C'est où ?
De l'autre côté de Valley Center, à environ 20 km. Permettez ?
Espèces de magouilleurs !
Venez donc nous voir décoller !
Vous, ça va. Je hais les dentistes.
Je vous hais tellement que je trouve pas les mots devant votre femme.
- Et vice versa. - Espèce de...
Venez par ici.
- Bonjour. - Bonjour.
C'est un accident ?
- Des blessés ? - Non, mais il nous faut un téléphone.
- Vous nous emmenez ? - Pardon ?
Bien sûr. J'en serais ravi !
Hop là ! Vous me prenez au dépourvu.
Madame, prenez garde aux cactus...
Je suis terriblement confus.
J'ai ramassé des échantillons de flore du désert.
Je mets ça où ?
Oh, mon Dieu.
- Bonjour. - Bonjour.
C'est ça. Vite, on doit téléphoner.
Bien sûr. Avec plaisir.
Sacré accident que vous avez eu. Vous êtes rudement chanceux.
D'où vous sortez ce drôle d'accent ? D'Harvard ?
Harvard ? Du tout. Je suis anglais.
- Ça sonne bizarre. - Ah oui ?
Nous ne nous sommes pas présentés. Algernon Hawthorne. Colonel.
- Vous êtes colonel ? - Lieutenant-colonel, en fait.
Moi, c'est Finch. Voilà ma femme et ma belle-mère, Mme Marcus.
Mettez donc ça dans le fond.
Les cactus, c'est mon hobby.
J'ai passé 10 jours à en ramasser pour ma collection,
certes, modeste.
Cereus, Echinocactus, Opuntia, et tout le tralala.
Je profite d'avoir quitté Vandenberg.
- Quoi ? - Vandenberg. Là où il y a les missiles.
On m'y a envoyé dix mois. Travail de liaison.
C'était "chut, chut !" ou "zut, zut !".
Enfin, vous comprenez.
Vous pouvez regarder la route ?
Oui, "zut, zut !"
- Continuez ! - Maman.
- On devrait pas... - Ce voyou nous a emboutis !
Continuez !
Melville, je ne monterai pas dans ce vieux... Écoute.
Il vibre !
Profitons de notre lune de miel et oublions tout ça !
Chérie, je t'en prie. Crois-moi, ça va aller.
Je ne risquerais jamais ta vie.
S'il y avait le moindre danger... On voit que cet avion...
Il date de quand ?
- 1916. - 1916.
1916. Je veux dire... Ce genre d'avions, c'est du solide !
C'est pas un modèle expérimental.
Partons à l'aventure !
Viens. Monte et détends-toi. Voilà.
Vous n'avez pas une autre voiture... Quoi ?
D'accord. Merci.
Vous êtes sûr, pour la camionnette ? Je paye.
Je vous le répète : c'est impossible. On vient d'ouvrir.
On va faire comment, sans camionnette ? On travaille.
Si on parlait à l'Anglais...
Tu avouerais ton implication dans cette histoire ?
- Il voudra une part. - Il l'aura, s'il nous emmène.
Si on ne lui dit pas tout, il ne nous emmènera pas.
Quel génie vous faites !
Écoutez. 10 %, c'est tout. Il n'y a pas de raison qu'il ait plus.
Merci de vous être arrêté. Vous pouvez me prendre ?
Pourquoi ce vélo de fillette ? Vous êtes un original ?
Non. J'ai eu un accident. Je dois rejoindre Santa Rosita.
- Désolé. Je tourne bientôt. - Attendez. Je réfléchis.
J'ai besoin d'en parler. Vous avez deux heures à tuer ?
Deux heures ? Le soleil vous a tapé sur la tête. La crise approche.
Non, attendez ! Écoutez-moi.
Ce que je vais vous dire, vous allez avoir du mal à le croire.
Il y a eu un accident, là-bas, à 30 km d'ici.
Il y a 350 000 $ en jeu.
Je vous le répète : ce que je vais vous dire, vous allez pas le croire.
Essayez voir. Je suis du genre crédule.
Ce qui me chiffonne, c'est ce grand W. Vous m'avez vraiment tout dit ?
Vous savez pas ce qu'il a voulu dire ?
Non, les autres non plus. C'est à qui arrivera le premier.
Alors ? Marché conclu ?
Marché conclu !
Vous devriez sortir ce vélo de là. Quelqu'un va déraper dessus.
GARAGE RAY & IRWIN
Ravi de vous voir ! J'ai besoin d'aide.
Un des pneus a éclaté. Celui de secours est peut-être à plat.
Y a un aéroport pas loin ?
S'il est à plat, ne réparez pas. Mettez-en un neuf.
Y en a pas de neuf ? Alors, réparez. Arrêtez de me regarder.
Faites le plein, pendant ce temps. Vous voulez ma photo ? Du nerf !
La retraite des employés de mon grade n'a pas augmenté depuis 1934.
Al, si le maire voulait bien prendre une résolution...
Je ne peux pas faire pression sur le maire !
Si, vous le pouvez, Al. Justement !
Je clos cette affaire ce soir. C'est la plus importante qu'on ait eue.
Dites cela au maire.
Dites-lui que l'argent est là où j'avais dit qu'il était.
Dans cette zone.
Parlez-lui du mérite qui va revenir au service.
Allez, Aloysius. Allez donc plaider ma cause !
Je vais essayer.
Bien. Il vous écoutera.
S'il la défend lui-même, cette résolution sera prise.
Vous savez, Al, ça va arriver vite.
Je ferai ce que je peux.
- Vous le savez, n'est-ce pas ? - Oui.
Encore une chose. Presque rien... C'est à propos des vacances.
Une fois l'affaire Grogan bouclée, je mets les voiles.
Je voudrais prendre trois semaines, offrir de vraies vacances à Ginger.
- C'est d'accord ? - Évidemment !
Elle va être si contente !
- Vous n'oubliez pas le maire ? - Non. Je ferai mon possible.
Je vous le promets.
Je vous revaudrai ça.
Al, en me levant ce matin, j'ai su que ce serait mon jour de chance.
Sylvester !
- Qu'est-ce qui vous prend ? - Maman.
Ça va pas de nous donner des sueurs froides comme ça ?
J'aurais dû y penser plus tôt ! On court comme des fous depuis le début...
J'aurais dû penser à Sylvester ! Il habite à Silver Strand Beach.
- Mais bien sûr ! - Mais qui est Sylvester ?
Mon fils. Le frère d'Emmeline. Il est maître nageur.
Vous avez peut-être endommagé la voiture.
Inutile de l'astiquer. J'en ai d'autres.
C'est du bon boulot. Payez-vous un verre en mon honneur et gardez la monnaie.
- Laissez-moi partir, maintenant. - Toi !
Oh, non ! Le fou qui s'est échappé de l'asile !
Faites gaffe ! C'est un assassin.
Appelez au secours !
Écoutez-moi. Je suis psychiatre. Cet homme est fou.
Je ne suis pas votre infirmier ! Il hait les gens. Calmez-vous.
Alors, quelqu'un va déraper sur le vélo dans la nuit ?
Quand je t'aurai fait ton affaire, c'est surtoi qu'on va déraper.
Appelez vite !
Je plaisantais.
Attendez. Vous vous trompez ! Arrêtez... Appelez...
- Je vais te tuer. - Je vous achèterai un nouveau vélo.
C'est un malentendu...
Ne vous énervez... Aidez-moi...
Arrêtez... J'en peux plus.
De l'air ! il est fou.
Ça suffit !
Arrêtez ! il est fou.
Félicitations ! Je suis fier de vous.
Ficelez-le bien. Je vous envoie des infirmiers avec une camisole.
- Bravo ! - J'ai jamais rien vu...
- Il en a tué combien ? - Peu importe.
Ficelez-le et attendez les hommes en blanc.
Vous avez fait du beau boulot. Je suis dans l'annuaire à Dr Zilman.
- On doit absolument aller à Santa Rosita. - C'est un club, pas un aéroport.
À qui est cet avion ?
Il appartient à Tyler Fitzgerald. Mais il ne vole pas aujourd'hui.
- Il est ici ? - Dans la salle de billard.
Il dort et ne peut être dérangé.
On peut lui poser une question ?
Impossible.
Allô. Un instant !
Vite, Benjy. Ce doit être M. Fitzgerald là-bas.
- Ne le dérangez pas. - On veut juste lui parler.
- Il se repose. - M. Fitzgerald.
Quoi, "chut" ? On doit lui parler.
Pas longtemps. Réveillez-vous, M. Fitzgerald.
Il a l'air d'avoir un rhume.
Non, M. Fitzgerald, écoutez-moi. Je vous en prie.
Désolé de vous déranger, mais c'est une urgence.
Vous n'avez pas le droit d'être ici.
- C'est un rhume de cerveau. - M. Fitzgerald.
Vous connaissez Rosita Beach ? Emmenez-nous là-bas.
- C'est une question de vie ou de mort. - Tout à fait !
- Notre grand-mère est mourante. - Qui ?
Notre grand-mère nous veut à son chevet.
Oui. Elle est à Rosita Beach. Elle est mourante. Nous, on est ici
et elle voudrait nous voir avant de mourir.
Sinon, elle ne mourra pas.
- Enfin, si, mais... - Désolé, ils sont entrés de force.
C'est faux. Je me présente : Dingy Bell. Et voici Benjy Benjamin.
- Enchanté. - Commence pas, toi !
On a besoin de votre aide. Pouvez-vous nous emmener...
- Que se passe-t-il ? - Attendez un peu.
- Je ne vois plus. - Quoi ?
J'ai quelque chose aux yeux. Je ne vois plus !
- Il ne voit plus. - C'est un rhume d'œil.
- George, je ne vois plus. - J'arrive, M. Fitzgerald.
Je ne vois plus. George, je...
M. Fitzgerald !
Il ne faut pas qu'il s'échappe.
Je vais me faire ce sale minable dès que je l'aurai attrapé.
Qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi je suis attaché ?
- Ne bougez pas. Tout ira bien. - Des amis vont venir vous chercher.
Quels amis ? De quoi vous parlez ?
- Enlevez-moi ça. Détachez-moi ! - Du calme. Vous avez été malade.
Qui a été malade ? Et où est le trouduc à lunettes ?
Restez tranquille. Le docteur envoie de l'aide.
Quel docteur ? Je connais pas de docteur. Vous êtes fous ?
Je vous préviens, vous allez m'enlever ça, compris ?
- Surveille-le, Ray. - Je vous préviens...
M'obligez pas à recommencer !
Mon bras. Tu me l'as cassé !
Continuez comme ça et ça va barder.
Si c'est ce que vous voulez, eh bien, vous allez l'avoir.
- Lâchez-moi. - Je vais vous tuer.
- À l'aide ! - Il casse tout !
Vas-y, Ray.
- Sortez de là ! - Laissez-nous tranquilles.
- Vous voilà ! - On fait quoi ?
Dr Zilman !
Au secours ! Faites-moi descendre.
Faites-moi descendre !
Si c'est ce que vous voulez, vous allez l'avoir.
- Ray. Ça va ? - Oui, ça va.
Écoutez, vous dépassez les bornes. J'en ai assez.
Irwin, on va devoir le tuer.
- C'est bon ? - Oui.
- Prêt ? - Prêt.
Partez !
- Il devient fou. Complètement fou ! - Partez !
Je vous conseille de partir, monsieur.
Je suis sérieux. Me faites pas...
Et maintenant ?
Sortez d'ici !
Vas-y, chérie.
Vas-y !
Vas-y, chérie. Continue !
Il est chez lui. C'est un lève-tard. Pourquoi il ne répond pas ?
Si je peux me permettre, quel genre de personne est votre beau-frère ?
Un taré. Pourquoi ?
J'espère qu'il n'est pas comme le mien.
- Il travaille au golf de Pangbourne. - Et ?
Je me disais juste que si Reggie, mon beau-frère,
si Reggie apprenait quelque chose de la sorte,
ce serait la dernière fois
que quiconque entendrait parler du bon vieux Reggie.
Je doute fort que ce bon vieux Reggie nous attendrait à Santa Rosita.
Santé !
Tyler doit encore être sous la douche.
Tyler ! Il est là.
- Tyler ! - Vous avez promis.
Je vais le réveiller.
Tyler !
Réveillez-vous. Tyler !
Allez !
Sortez de là !
M. Fitzgerald !
Je ne laisserai pas un étranger dire du mal de la chair de ma chair !
On va voir ça. Arrêtez la voiture !
- Enfin, madame. - C'est terrible !
- On va voir ça. - Belle-maman, que faites-vous ?
Vous ne faites pas confiance à votre beau-frère !
- Ce sera avec lui, ou ce ne sera pas. - C'est même pas notre voiture !
- Vous n'avez pas le droit de faire ça. - Vous me parlez de droits, vous ?
- Belle-maman... - Vous osez me parler de droits ?
Vous avez des ennuis ?
Oui. Et on n'a pas besoin de vous !
Très bien.
Belle-maman !
C'en est trop ! Rendez-lui ses clés ou on n'arrivera jamais à destination.
- Dommage. - Je dois dire
que je trouve votre attitude un tantinet désobligeante.
Qu'est-ce que cette histoire a à voir avec vous ? Dites-le-moi !
Ma foi, si vous avez décidé de vous retirer de cette affaire,
j'apprécierais que vous me rendiez mes clés, que je puisse repartir.
Ne vous mêlez pas de ça ! Pour la dernière fois, on appelle Sylvester ou pas ?
Non. Et je vais vous dire pourquoi. Parce que votre fils Sylvester
est un bon à rien irresponsable, grande gueule et fainéant
qui n'a même pas assez de cervelle pour être un escroc !
Moi, je dis bravo.
Si vous voulez venir, tant mieux. Et sinon, tant pis.
Mais rendez ces clés
- ou on les prendra de force. - Bien dit !
Donnez-nous ces clés ! Peu importe où elles sont, j'irai les chercher.
- Vous osez ? - Donnez-les !
- Donnez-nous les clés. - Un pas de plus, et...
- Croyez-moi, vous allez le regretter ! - J'attends ça depuis longtemps.
Ça va barder !
- Emmeline ! - Emmeline, reste dans la voiture.
Russell, non ! Maman.
Lâchez-moi ! Vous allez le regretter.
Russell, tu ne ferais pas ça. Tu ne peux pas !
Lâchez-moi. Laissez-moi !
Je les ai. Les voilà.
Je suis désolé, mais on n'avait pas le choix.
Ne frappez pas Hawthorne !
Enfin, madame !
Vous nous y avez forcés.
Désolé, mais vous nous avez forcés. Maintenant, remontez en voiture.
- Laissez-moi ! Ne me touchez pas. - On était obligés.
- Tu as vu. - Ne me touche pas !
On ne frappe pas une femme respectable.
Vous irez en prison pour agression. Je vous plumerai jusqu'au dernier sou !
- Ne touchez pas à ma fille ! - Si on y va, c'est tout de suite !
- Comment as-tu pu ? - On était obligés.
- M. Finch. - Ne partez pas. On arrive.
On était obligés. Elle nous a forcés.
Revenons donc à la raison !
- Il part. Montez. - Certainement pas.
On perd du temps. Donnez-moi les clés.
Les voitures vont plus vite que nous ! Vous pouvez pas accélérer ?
À pleins gaz, si. Mais ça bouffe du carburant.
Allez-y ! C'est moi qui paie.
- Ça fera 50 dollars. - D'accord. Je paierai à l'arrivée.
- Maintenant ! - Je paie maintenant ?
- Oui. - Très bien, je paie.
- Melville... - Quoi ?
Une bête. Enlève-la !
- Calme-toi. - Tue-la !
- Vous cassez l'avion ! - Elle est là ?
Vous cassez le plancher !
- À l'aide ! - Melville !
Aucun des dix n'a de casier.
Et pourtant, on pourrait les épingler pour rétention d'informations, accidents,
conduite imprudente, vols, coups et blessures répétés...
- Commissaire Culpeper ? - Ma femme ?
Oui, commissaire.
Vous m'excusez ? Un autre appel.
Prenez le shérif.
- Je la prends là-bas. - Transférez chez le commissaire.
- Allô. Ginger ? - Papa ? C'est Billie Sue.
Tu me passes ta mère, mon ange ?
Oui ?
Chérie...
Dis-moi, Ginger, ça fait quoi d'être mariée
à la personne la plus intelligente du monde de la justice ?
Tu parles de toi ?
Ginger, prépare-toi à recevoir un petit choc.
- Quand je vais te dire... - Dis-le !J'ai un gâteau au four.
L'affaire Smiler Grogan est élucidée.
La quoi ?
C'est quoi, l'affaire Smiler Grogan ?
Le casse de l'usine de thon.
L'affaire dont je te parle depuis 15 ans.
Écoute-moi. Je veux juste que tu sois prête
pour partir à Hawaii, dimanche matin.
- C'est une blague ? - Pas du tout.
C'est sérieux, ce voyage à Hawaii ?
Vol 7, dimanche matin.
- On emmène Billie Sue ? - Non.
Rien que nous deux, pendant trois semaines.
On va fêter ça, Ginger.
J'estime qu'au bout de 27 ans, on l'a bien mérité.
- Qu'est-ce qui se passe ? - Vous pouvez m'emmener ?
Ma femme est malade. J'ai acheté des médicaments et je suis en rade.
D'accord. Montez !
Vous ?
- Attendez. On a des ennuis. - Tout le monde en a. Restez pas là.
On voulait pas vous laisser là-bas. C'était mon beau-fils et l'Anglais.
Quel Anglais ? Poussez-vous.
Écoutez. Si vous nous laissez ici, vous savez ce qui vous restera ?
- Rien. Ma fille et moi, on raflera tout. - Comment ?
J'appelle mon fils. Il vit à 16 km de Rosita Beach.
Il va chercher l'argent et on le récupère. Voilà comment !
Vous en auriez profité si vous nous aviez emmenées.
Vous vous en fichez, donc on trouvera quelqu'un d'autre.
On fait une grave erreur. Repartons chercher ma belle-mère.
- Repartir ? - Oui.
- Vous plaisantez ? - Réfléchissez.
Elle va téléphoner à mon beau-frère. Il sera le 1er sur place. On n'aura rien.
Croyez-moi.
Même si elle ramasse tout l'argent,
notre accord tient toujours.
Elle ne manquerait pas à sa parole. Je recevrais sans aucun doute mes 10 %.
Sans aucun doute.
Allons-y.
- Opérateur. - Santa Rosita 7-1-9-6-5.
Et puis, ce sale minable puant m'a doublé.
Quand j'attraperai ce prétentieux, je lui ferai sa fête...
Si vous êtes dans les parages, je vous conseille de ne pas regarder.
- Vous l'avez eu ? - Il a dû sortir acheter le journal.
- On rappellera plus tard. - Et s'il reste injoignable ?
On est peut-être les derniers.
Pas si vite !
Tout en bas ? C'est trop escarpé.
Je prends ce chemin tous les jours. En avant !
C'est ça, en avant !
Faites demi-tour ici. Et encore merci, monsieur.
Oui, oui. Super.
Salut, Eddie.
Je dois repartir. Demande à ton père de m'aider.
Y a pas une autre route ?
Allez. Dépêche-toi !
Je peux vous montrer. Il y a un autre chemin.
Un autre chemin ? T'en connais un autre ? Formidable. Grimpe !
Montre-moi comment sortir d'ici, t'auras 1 $.
- 3 $. - 3 ? Espèce de...
C'est d'accord. Trois dollars. Allez, en voiture !
Dépêche-toi ! Je dois sortir de là.
- Disparues ! - Elles ont fait du stop.
Elles n'étaient pas dans les voitures qu'on a croisées.
Elles ont dû repartir en arrière. Retournons là où on a téléphoné.
C'est à des kilomètres ! Et rien ne nous dit qu'elles y seront.
Je ne sais pas. Je dois retrouver ma femme. Que faire ?
Le mieux qu'on ait à faire, c'est de continuer.
Votre beau-frère n'a pas l'air d'être dans les parages.
Et s'il y était, encore faudrait-il qu'il trouvât l'argent.
Maintenant, je suggère qu'on mette les bouts.
C'est ça. On met les bouts.
Je doute qu'une quelconque rancœur n'arrange la situation,
si je peux me permettre.
Allez, viens. On y va !
On y est. On est arrivés les premiers.
Viens. Je te tiens !
C'est bien, chérie. On a réussi. On est les premiers !
Surveillez bien notre voiture.
Allez, viens. Viens, chérie !
Là-bas ?
Là ?
Tout en bas ?
Ça fait 2,90 dollars.
En voilà 3. Gardez la monnaie et attendez-nous.
Pas de problème.
Viens !
- C'est fermé. Il est midi. - Fermé.
Attendez ! Tout ce qu'on veut, c'est une pioche et une pelle.
- M. Dinckler est à l'intérieur. - Dinckler ! Allons trouver Dinckler.
OUTILLAGE
Au sous-sol. Allons-y. Ça doit être là.
Par ici.
Cherche une pioche et une pelle. Il doit bien y en avoir quelque part.
C'est tout ce dont j'ai besoin.
Pioche et pelle. J'ai trouvé !
Je les ai !
Ça y est, j'ai trouvé !
Je n'aime pas les querelles,
mais en tant que membre des forces armées de Sa Majesté, je suis outré.
Vous savez quoi ? D'après moi, les Anglais sont fichus.
Sans le prêt-bail et les milliards que vous avez reçus sans nous remercier,
cette civilisation bidon aurait été engloutie dans l'Atlantique.
Que faites-vous ?
- Sortez de cette voiture. - Pardon ? Mais je...
C'est ma voiture. Je fais ce qui me chante. Dehors !
Je suis navré. Je suis à cran, aujourd'hui.
Si j'ai critiqué l'Angleterre, je m'en excuse.
Ravi de vous l'entendre dire.
Si j'avais le malheur d'être un citoyen de ce pays ignorant,
je regarderais à deux fois avant de critiquer qui que ce soit.
Excusez-moi. Vous êtes en train de critiquer l'Amérique ?
La critiquer ? Peut-on seulement trouver une seule chose en sa faveur ?
C'est le pire matriarcat de toute l'histoire de l'humanité !
Regardez votre femme et sa mère. Elles vous mènent par le bout du nez.
Les hommes américains sont comme castrés. Ce sont de vrais esclaves.
Ils meurent d'infarctus, pendant que leurs femmes s'empiffrent de chocolats
et transforment un mardi sur deux en fête des mères.
Et cette préoccupation puérile pour leur poitrine !
Depuis mon arrivée dans ce fichu pays, je suis frappé
par cet intérêt grotesque pour les seins !
Ils sont au centre de la culture américaine.
Dans la littérature, la publicité, partout.
Je parie que si les Américaines ne portaient plus de soutiens-gorge,
l'économie nationale de votre pays s'effondrerait en un jour.
F-7. Les Crumps sont enfermés dans une quincaillerie. On les fait sortir ?
Qu'est-ce qu'ils ont fichu ? Sortons-les de là.
C'est pas juste.
Pas juste ? Comment ça, pas juste ?
Ils se sont mis dans le pétrin, ils doivent pouvoir s'en sortir.
Après tout, si vous les aidez, c'est injuste pour les autres.
Mais dès que l'un d'eux arrivera à destination, on l'arrêtera.
- Peu importe qui arrive le premier. - C'est une course, non ?
Pourquoi aider le dentiste ?
Je suis pour l'autre type, Pike, le déménageur.
Le règlement, c'est le règlement. Sinon, c'est pas du jeu.
Poste pour F-7.
Non. On les laisse là où ils sont et on attend.
Surveillez les sorties, mais ne les aidez pas. Terminé.
Vous êtes content ?
J'ai soif. Il y a ce qu'il faut derrière. Servez-nous un bourbon.
- C'est vraiment une bonne idée ? - La ferme. Servez-nous à boire.
Appuyez sur le bouton "bibine".
Y a que ça de vrai !
SHÉRIF
Vitesse estimée à 280 km/h.
On ne peut pas le suivre.
Faites intervenir d'autres unités. À vous.
- Allô, Ginger. Quoi, encore ? - C'est Billie Sue.
Son petit ami Oscar avait prévu de venir de Pomona pour nous rencontrer.
Elle l'a appelé pour lui dire qu'on partait.
- Et alors ? - Tu oublies qu'une fille de 1m 95
a forcément des problèmes.
Ils se sont disputés, ils se sont criés dessus,
ils ont rompu les fiançailles et elle s'en va.
Comment ça ? Elle quitte la maison ?
- Je vais lui parler. Passe-la-moi. - Je vais essayer.
- C'est ton père. - Je ne lui parlerai plus jamais.
Ne sois pas ridicule. Malgré tous ses défauts, c'est ton père.
Oui !
Tu entends les cloches ?
- Oui ? - Qui êtes-vous ?
Et vous ?
Passez-moi mon fils !
Qui êtes-vous ?
Passez-moi Sylvester Marcus.
- Sylvester. - Oui, chérie ?
C'est ta mère.
Ma bonne vieille maman !
Allô !
Sylvester ?
- C'est toi, maman ? - Qui d'autre ?
- J'essaie de t'appeler depuis ce matin. - J'étais occupé. Je...
Je travaillais, j'ai pas entendu la sonnerie.
Attends, maman.
Chérie, tu m'apportes une bière ? J'ai envie de...
Il s'est passé quelque chose.
Il ya eu un accident, ce matin. Un homme est mort.
- Qui est mort ? Tu vas bien ? - Écoute. Concentre-toi.
- Et ma sœur ? - Écoute.
- Qu'est-ce qui se passe ? - Tu m'écoutes ?
Il y a une fortune ! Premier arrivé, premier servi.
- Tu dois te dépêcher. Pigé ? - Qu'est-ce qui se passe ?
- Tu vas bien ? - Bien sûr que oui. Sylvester !
- Russell et Emmeline sont avec toi ? - Oublie Russell.
Tais-toi et écoute-moi !
- Qu'est-ce qu'il y a ? Où est Russell ? - Ne me parle pas de Russell.
- Quand je te dirai... - Parlez-lui du fric, c'est tout.
Vous mêlez pas de ça, vous.
- Écoute. - Qu'a fait Russell ?
Il m'a agressée, si tu veux savoir. Sur le bord de la route.
Lui et un Anglais inconnu !
Maman, qui est avec toi et où es-tu ?
Je suis avec un camionneur au garage Peterson à Plaster City.
Tu te tais, que je t'explique ?
Écoute, maman. Écoute-moi bien. Ne bouge surtout pas, j'arrive.
- Tais-toi et écoute-moi ! - Tout va s'arranger.
Ton bébé vient te chercher. Reste où tu es. Calme-toi.
- Sylvester ! - J'arrive, maman.
Tout va s'arranger.
Alors ?
Il arrive et je ne dois pas m'inquiéter,
parce que tout va s'arranger.
Comme son père ! Un gros crétin musclé !
L'alarme antivol.
On la déclenche, quelqu'un arrive et nous sort de là.
N'aie pas peur, ça risque de hurler.
Prête ? J'y vais.
- J'entends rien. - Moi non plus. Ya pas de sonnerie.
Regarde-moi ça. C'est vide !
Attends.
Recule.
Une alarme antivol, ça ?
Le plus crétin des voleurs pourrait tout emporter, mais nous on est coincés là.
Voilà pour toi. Tiens !
Melville ? Melville !
Même si ça sonne et qu'on vient nous chercher,
t'as pensé aux dégâts ?
C'est eux qui nous ont enfermés !
Ça a intérêt à marcher.
Aide-moi, Monica !
Aide-moi !
- Moins sucré, cette fois-ci. - Vous en avez bu deux !
- Attendez qu'on soit au sol. - Très bien, je le ferai moi-même.
- Prenez les commandes. - Je ne sais pas piloter.
C'est pas sorcier.
- Benjy ne sait pas piloter. - Sornettes ! Tout le monde sait piloter.
Je vais vous montrer.
Les menottes sur le manche. Tenez-le bien.
Et les pieds sur le palonnier. C'est bon ? Voilà.
Qui a dit que ce garçon ne savait pas piloter ?
Je vais faire un bourbon comme mon père savait si bien le faire.
- Et s'il arrive quelque chose ? - Rien n'arrive à un bourbon.
Benjy, je sais que tu ne sais pas quoi faire, alors ne fais rien.
- Je ferai rien. - Je le savais, ce type est un pilote-né !
Arrête, Benjy. Benjy, sers moins fort.
- Je sers pas. - Sers moins fort !
Je fais ce que je peux.
Ça me fait pas rire, je suis...
pétrifié !
Accident à l'arrière !
Heureusement que le camion a fait un écart. J'en peux plus.
- Ressaisissez-vous ! - Vous mordiez de 3 m sur la ligne.
Vous voulez la bagarre ? En garde !
- Non. - Par ici, trouillard.
- Par ici, poule mouillée. - Ne me frappez pas !
Du sang !
Sans aucun doute.
Par ici, l'Angliche !
Où est votre fair-play ?
Coup bas !
Vous n'êtes plus rien sans votre sorcière de belle-mère, hein ?
Battez-vous !
Je vous tuerai !
Non, arrêtez. Je vous en supplie.
Non, je vous en supplie...
- Allô ! - Ne coupe pas le moteur !
Je ne vais rien couper du tout. Allô ! Vous m'entendez ?
- Moi, je t'entends. - Je me fiche que tu m'entendes !
- Je ne sais pas si on émet. - SOS ! Envoie un SOS !
SOS ! SOS ! On est là ! Vous nous recevez ? À l'aide !
- Benjy, parle. - À l'aide !
À l'aide !
Allô ? Billie Sue ?
- Billie Sue, où es-tu ? - À la gare routière.
J'appelle juste parce que maman...
Billie Sue, ma chérie, que fais-tu à la gare routière ?
J'attends le bus.
Votre femme est sur l'autre ligne.
Ginger ? Écoute-moi. Billie Sue est sur l'autre ligne.
Billie Sue, une seconde, d'accord ?
- Ginger ? - Je suis là.
Ginger, tu entends Billie Sue ? Elle pleure.
- Billie Sue ? - Elle est à la gare routière.
Elle attend que tu lui parles. Billie Sue, tu écoutes ?
- Billie ? - Tu écoutes ta mère ?
- Billie Sue, maman te parie. - Écoute ta mère, chérie.
- Billie Sue ? - Billie Sue, écoute ta mère !
Tout ce qui est arrivé à ma fille ou à moi, aujourd'hui, est arrivé
parce que vous étiez distrait et avez embouti notre voiture.
Vraiment ?
- Sortez ou je vous jette dehors. - M. Pike, ne vous énervez pas.
Vous n'en ferez rien. Reprenez le volant, gros balourd.
Maman, ne t'inquiète pas. Ton bébé est venu te sauver, maman !
- Attendez ! - M. Pike, s'il vous plaît !
- Lâchez-moi ! Laissez-moi ! - M. Pike, c'est pas gentil !
Maman !
Au secours !
Tu m'as eu pour ça, pour que je vienne te sauver !
Au secours !
Emmeline !
Et voilà !
On a presque transpercé. Quelques coups de masse et on est dehors !
Attends un peu !
Je ne peux pas traverser ici.
Tu as dit la grande route. C'est les chutes du Niagara !
Écoute. Tu es un petit garçon. Tu veux devenir un grand garçon ?
Où est la grande route ?
C'est non. La réponse est non.
Il est contre l'augmentation des retraites. Il refuse d'en parler.
Elles n'augmenteront pas. Vous savez pourquoi ?
Parce qu'une majorité de républicains et de démocrates ont décidé
que si la question des retraites était abordée, ils réduiraient la vôtre.
Pourquoi ? Parce qu'ils savent que c'est à vous qu'on doit la fermeture
des maisons de jeu.
Vous croyez que j'ai pu insister ? Qu'il m'a écouté ?
Vous êtes un flic honnête.
Et vous l'avez été toute votre vie.
C'est bien beau, mais ça ne vaut rien.
À quoi bon m'excuser ?
Je suis trop furieux et dégoûté pour m'excuser.
Tu ne m'écoutes même pas. C'est toujours pareil, dans cette famille.
Melville, ça sent le brûlé.
Au feu !
Par ici. Vite ! Descends.
Dépêche-toi.
- Éteins-le. - Comment ? Attrape quelque chose !
- Il y a des extincteurs. - Prends-en un !
- Je fais quoi ? - Tu t'en sers !
Pas sur moi. Sur le feu !
C'est profond. J'ai pas un canoë.
Venez ! C'est facile.
Si je n'y arrive pas... Pourquoi ?
Très bien. J'arrive.
C'est trop profond. C'est trop profond, espèce de traître !
Pourquoi tu ne m'as pas dit...
Reste pas là ! Va chercher de l'aide ! C'est pas fait pour une décapotable.
Je vous aurai !
Je saigne, Emmeline. Regarde !
Maman ! Qu'est-ce qu'ils t'ont fait ?
Benjy !
C'est de la faute de ton père. Tout est de la faute de ton père.
Qu'est-ce qu'il y a, chef ? Ça ne va pas ?
Maman, veux-tu m'écouter au lieu de hurler ?
Billie, tu ne m'écoutes pas.
ENTRACTE
Arrête. Arrête, Monica.
C'est juste de la dynamite.
Les bâtons sont à 20 m de nous, tout là-bas
et ce comptoir est solide. On ne risque rien, ici.
FEUX D'ARTIFICE HAUTEMENT INFLAMMABLE
Je t'en prie, arrête ça. Tu sais que je déteste les explosions !
Je veux juste faire un petit trou dans le mur, et on pourra sortir.
C'est le détonateur.
- Je me demande ce qui a pu... - Tais-toi !
Écoute.
Le détonateur s'est éteint. Je ne l'entends plus.
- Reste là. Ne te lève pas. - Je vais jeter un œil.
Je comprends !
C'est le liquide de l'extincteur. Il a dû noyer le détonateur.
Melville, n'y va pas. Tu vas te faire réduire en bouillie !
Monica, pour l'amour du ciel ! Je vais juste jeter un œil.
Pourquoi tu ne me crois jamais capable de rien ?
Tu crois que je suis stupide ? Aie confiance, pour une fois !
- Je pécherai plus ! - Il a dit que tu savais piloter !
Qu'est-ce qu'il te faut ?
- Continue comme ça ! - Utilise la radio !
Allô. Y a quelqu'un en bas ? On est là-haut. Vous nous recevez ?
Reculez. Reculez !
Ici, la tour Rancho Conejo. Vous me recevez ? Ici, la tour.
Je m'adresse à l'appareil qui a appelé la tourFancho Conejo...
Benjy, j'ai quelqu'un !
Allô, la terre ! C'est nous, dans les airs !
On a des ennuis. On est dans le pétrin ! Écoutez.
Allô ?
Benjy, je les ai perdus.
Vous utilisez mal la radio. Appuyez sur le bouton pour émettre.
Lâchez-le pour recevoir.
Vous comprenez ? ici, la tour Fancho Conejo.
Où êtes-vous et qui êtes-vous ?
Je sais m'en servir, mon Benjy ! Regarde.
Allô, la terre. C'est nous, dans les airs. Écoutez.
On est dans l'avion d'un type qui a perdu connaissance
parce qu'il a bu trop de bourbon et s'est cogné la tête.
- On fait quoi ? - Le bouton ! Lâche-le !
Essayez de nous donner votre position. Qui pilote l'appareil ? À vous.
Comment ça, qui pilote ?
Personne ne pilote !
Ici, la tour. On a une urgence.
Dites-lui qu'on les aide à atterrir.
On va les aider à atterrir.
C'est un Beech. J'en ai vu un ce matin. Qui en a un ?
Le colonel Wilberforce. Il était à la maintenance. Faites-le venir !
Ici, la tour. Ne parlez pas, écoutez.
On a la situation en main.
On a identifié votre avion, on vous voit et on va vous aider à atterrir.
Rancho Conejo. À vous.
Ici, les airs. On peut pas poser cet engin. On est dans le pétrin. À vous.
Tout se passera bien si vous suivez nos instructions.
Le pilote doit être à la radio.
- Tiens. Mets ça. - Non. Pas question.
Benjy, mets ça. Il a dit que le pilote devait être à la radio.
Je dois tout faire ? Piloter l'avion, parler à la radio...
Et toi ? T'es l'hôtesse ?
C'est à lui de s'en occuper !
- Qu'est-ce qu'il a ? - Il est raide comme un piquet.
S'il vous trouve là, vous, vous allez être raide mort.
- Il refuse qu'on le dérange. - Il fixe le mur.
On devra le déranger s'il y a du nouveau. Je vous parie qu'on pourrait...
On contrôle la situation, chef.
Ça va, chef ?
Oui, pourquoi ? Du nouveau ?
Ça ne saurait tarder. Venez voir.
Ceux du magasin ont mis le feu et fait péter des fusées, mais restent coincés.
Ceux de l'avion ont un petit souci : le pilote a perdu connaissance.
La tour de contrôle va les aider à poser l'avion.
Les autres ? Selon la patrouille aérienne, Otto Meyer a eu un accident.
En traversant une rivière, il a perdu sa voiture.
Il marche vers la grande route.
Pike est environ ici, sur la route 94, avec Mme Marcus et sa fille, Mme Finch.
M. Finch et Algernon ou je sais plus comment, l'Angliche,
sont 10km derrière, dans une Chevrolet louée chez Avis à Canyon City.
Sylvester Marcus, celui que la dame a appelé,
est ici, en route dans l'autre direction.
Ils devraient tous se retrouver dans 5 ou 10 mn.
MEXIQUE
Vous savez ce qui me ferait plaisir ?
Un sundae sauce chocolat, de la chantilly et une cerise sur le dessus.
Dingy, ne t'inquiète pas, mais on va mourir.
Ici, le colonel Wilberforce.
Ces messieurs m'ont demandé de prendre la situation en main,
alors j'ai immédiatement répondu présent à l'appel.
Avant de poursuivre...
Il va pas beaucoup nous aider, lui.
Mais si, Benjy. Il va nous aider. Aie confiance.
C'est un colonel. Écoute-le.
Attention, messieurs.
On me dit que vous n'avez jamais piloté.
Avant tout, je tiens à vous féliciter pour ce qui est une vraie performance,
Jusqu'à présent.
Tout d'abord, je vais vous expliquer en quoi consiste la manœuvre.
Vous ne vous poserez qu'après la procédure d'approche.
Procédure qui ne commencera
qu'après avoir fait un lent demi-tour en direction du sud.
On doit éclaircir quelques points avant d'entamer ce long et lent demi-tour.
Le manche à balai que vous tenez... Enfin, j'imagine que...
Vous tenez le manche à balai ? Quelqu'un le tient ? À vous.
Quel manche à balai ? Ah, le volant ! Oui. On le tient tous les deux.
Bien. Pendant un instant, j'ai craint que...
Bref. Je vous explique les commandes. Il faut que vous compreniez bien.
Parce que sinon, j'ai peur que...
- Je vous emmène ? - Merci beaucoup.
C'est très gentil de vous arrêter. Je vais juste au parc de Santa Rosita.
- Ce n'est pas sur mon chemin. - On gêne, là. Démarrez !
- Allez ! - Bien.
Voilà. Couche-toi derrière le comptoir, j'allume le détonateur.
Melville, tu peux faire une chose avant d'utiliser la dynamite ?
Essaie de défoncer la porte encore une fois.
Chérie, je me suis déjà explosé le dos. Elle est dure, cette porte.
D'accord. Où est la masse ?
Cet escalier est dangereux. Le feu a tout brûlé.
S'il te plaît !
D'accord.
Tu vas voir...
Melville ! Mon Dieu...
Melville !
Monica, maintenant on oublie la porte.
- Attention ! - Quoi ?
- On est repérés. - Quoi ?
- N'arrêtez pas la voiture. - Qu'y a-t-il ?
- L'hélicoptère. On est repérés. - Quel hélicoptère ?
- Un hélicoptère de police. - Ils s'en servent toujours.
- Qui ? - Qui croyez-vous ?
Écoutez. Je ne voulais pas en parler, mais ils m'ont coincé.
- Qui ? - Taisez-vous et écoutez !
Je vais enfreindre la règle de non-divulgation d'identité,
mais dans cette situation...
- Quelle situation ? - Taisez-vous !
Mon temps est précieux. Alors, si vous aimez votre pays,
écoutez bien.
Je dois trouver un téléphone. Vous allez appeler la CIA. Oui, la CIA.
- Qu'est-ce que... ? - Écoutez !
Dites-leur que vous avez des nouvelles de X-27. Pigé ? X-27.
X-27 vous a dit qu'ils avaient menacé sa vie par trois fois.
Vous voulez une arme ?
Écoutez. Voilà un café. Garez-vous. Allez téléphoner.
- Je ne veux pas m'impliquer... - La ferme. Vous ne risquez rien.
Trouvez un téléphone, dites "urgence" à l'opérateur et demandez la CIA.
Allez, courez !
Allez ! Vous n'êtes pas en danger. Ils ne vous connaissent pas.
Je planque la voiture et j'arrive.
Dieu du ciel, ne restez pas là ! Ils vont vous voir. Courez !
C'est Sylvester ! Faites demi-tour, idiot !
Pourquoi ? Il va dans la mauvaise direction.
C'est mon fils. Obéissez !
Ils sont fous ! Signalez que la dépanneuse a fait demi-tour pour suivre la Dodge.
2-1-7-1 pour 2-1-5-9.
C'est ça qui est idiot. Vous me traitez d'idiot ?
C'est vous l'idiote.
- Il va aller jusqu'à Plaster City. - Et alors ? Qu'il y aille.
Je fais demi-tour. Si vous voulez le rattraper, sortez et courez.
Finies les disputes. On est ensemble parce qu'il n'y avait qu'une voiture.
On va au bout, même si on arrive derniers.
Quoi qu'il arrive, je n'oublierai jamais
que vous m'avez frappé par surprise.
Oui.
Russell. Russell !
- Pourquoi vous allez si lentement ? - Vous commencez à me chauffer.
- Vous auriez dû tourner plus vite. - La ferme !
Russell ! Là ! C'est Russell et M. Hawthorne !
- Arrêtez-les ! Attrapez-les ! - C'est reparti ?
Accélérez ! Klaxonnez, andouille !
- Vous leur voulez quoi ? - Ne les perdez pas de vue.
Sylvester ! C'est Sylvester !
Arrêtez-le. Le laissez pas s'échapper !
Pourquoi il klaxonne, lui ?
Encore un chauffard qui se prend...
- Quoi ? - Quoi ?
J'ai une question à te poser. Attends !
C'est mon beau-frère. Qu'est-ce qu'il...
Faites attention. Il est pas normal.
Tu me rends... Qu'est-ce que tu m'énerves !
Quand je... Je te ferai ta fête... Je suis super énervé, là !
Si tu te ranges pas, je te tue ! Je te préviens : range-toi !
Arrête, je te dis ! Tu l'as cherché.
Arrête-toi ! T'es fou ? On va mourir. Range-toi !
Tu comprends pas ? Je te dis de t'arrêter !
Dès que je te tiens, Russell, je te tue.
J'ai jamais vu une bande pareille !
Il leur a foncé dessus. Il les a précipités dans le fossé.
- Sortez de là ! - Ce type est sur les nerfs.
Sylvester, que fais-tu ? Filons !
- T'as fait quoi à ma mère ? - On ne ferait rien à ta douce mère.
- Avancez ! - T'as fait quoi à ma mère ?
Rien. Je vais t'expliquer.
Écoutez voir.
Elle m'a appelé. Elle m'a dit des horreurs, je la croyais folle.
- C'était vrai, n'est-ce pas ? - Non. Elle a menti.
- C'est faux. - C'est vrai.
Écoutez-moi !
- Vous êtes anglais ? Répondez ! - Oui, en effet, je le suis.
Pourquoi ? Ne les aimez-vous pas ?
Elle a dit que toi et un Anglais... Je vais te tuer !
- Ne m'étrangle pas ! - Qu'est-ce que tu lui as fait ?
Emmeline !
- Sylvester ! - Maman !
Pourquoi t'as rien écouté ?
Tu pouvais pas te taire ? Je te demandais de m'écouter.
Prenez garde ! C'est un fou furieux !
Ils seront bientôt en position.
Vous serez bientôt en position.
- Beau travail, mon colonel. - Merci.
Pourquoi on ne les abat pas ?
Aucun d'eux ne doit se douter
qu'ils ont été surveillés à un moment ou à un autre.
Aucun d'eux ne m'a déjà vu, ni ne me connaît.
J'irai donc seul.
Dès que j'entame l'approche, je vous donne le signal.
Quand vous passez le signal,
je ne veux pas un flic à des kilomètres à la ronde.
- Compris ? - Compris.
Je...
Ça me plaira pas, s'il y a un autre flic.
Je vous le jure : je voulais m'arrêter, ma femme aussi et lui aussi.
C'est ma belle-mère qui a refusé.
Quoi que vous disiez sur elle,
inutile de vous expliquer. Vous comprenez ?
Si elle avait le 1er rôle dans un film d'horreur minable, je le croirais.
Oui ! C'est lui, c'est lui !
Attends que je t'attrape ! Je te réduis en miettes, sale voleur !
Une connaissance ?
- Je conduis. Prêt ? - Prêt, chef.
- Ici, Culpeper. Prêt ? - Oui, chef.
Selon l'aéroport, ils entament la procédure d'atterrissage.
Bien.
Qu'y a-t-il ? Vous avez oublié quelque chose ?
Non. Je n'ai rien oublié.
Maintenant, les freins.
C'est très important. Je vous explique dans un instant.
Ne quittez pas. Patience.
La barbe, ce fil !
Restez à l'écoute !
C'était quoi ? Écoutez.
Détendez-vous. On y est.
Dans un petit moment, vous serez morts, enfin, au point mort.
Enfin, courage, messieurs ! On est tous avec vous, ici.
On est tous de votre côté.
Détendez-vous, messieurs. Ne vous énervez pas et ne faites pas de bêtises.
Restez calmes. C'est tout ce que vous devez faire. Restez calmes !
Pas aussi calme, crétin !
Redresse !
Ne t'inquiète pas. Reste calme.
C'est quoi ? C'est quoi, en face ?
C'est bon. C'est du ciment. C'est lisse.
Attends !
Qu'est-ce que tu fais, Benjy ?
- Tu veux me faire peur ? - Non !
C'est raté !
Juste quelques bâtons de dynamite, c'est tout.
Ça ne fera pas de bruit.
Boum, et c'est fini.
Rectifiez la trajectoire !
Le palonnier gauche ! Trop bas, remontez !
Non ! Le palonnier gauche !
Non ! Non, non, non !
À l'aide !
À l'aide ! Je suis le colonel !
À l'aide !
On va pas atterrir et on va y rester !
Comment ça, on va y rester ? Ne te bloque pas. Benjy, ne te bloque pas !
Cette fois, ça va marcher.
- Zut ! Réveille-toi ! - Tu m'as frappé !
Écoute ! Il faut... Attends un peu.
On est au sol !
On a atterri.
Un petit bruit, c'est tout. À l'autre bout.
- Freine. - Où sont les freins ?
Benjy ! Restaurant en vue !
On a atterri. Viens.
Viens ! Dépêche-toi.
- Viens. - Et lui ?
Laisse tomber. Je suis sûr qu'il y a une ambulance pas loin.
Taxi ! Taxi !
On est pressés. Vous connaissez le parc forestier ?
- Oui ! Qu'y a-t-il ? - On s'est posés en catastrophe.
Allez, vite. On y va ! Monte, Benjy.
Excusez-moi.
Excusez-nous. Tiens, ton sac.
La serrure ne marchait pas.
Allons-y.
Les propriétaires paieront. Le magasin d'à côté, il paiera pour tout.
Vous ! Revenez !
Espèces de vandales !
Ici, les flics sont des crétins. Des imbéciles !
J'ai affaire à des imbéciles.
Parce que ce nazi est de mauvais poil, il doit m'en faire voir ?
- Lâchez-moi. C'est pour quoi ? - Vous êtes libre ?
Vous voyez pas que je téléphone ? Donnez-moi deux minutes.
Écoutez-moi. Je...
On va au parc de Santa Rosita.
Qu'est-ce qui s'est passé ? C'est un bizutage ?
On a eu un accident. Vite !
Benjamin et Bell ont acheté pioches et pelles dans une jardinerie.
Attendez, chef. J'ai un rapport sur les Crumps.
Leur taxi a emprunté la 101 vers le sud et se dirige vers vous.
Attendez un peu. L'autre taxi est aussi... Il est sur la 101 et va vers le nord.
- Ils se dirigent tous vers vous. - Bien reçu. Tenez-vous prêts.
Ils seront là d'une minute à l'autre.
Regardez. C'est les deux idiots : le petit et celui qui bafouille.
- C'est le dentiste bidon ! - Oui.
- Doublez ! - Vous êtes pressés ?
- Pressés ? - Pressés, non. On a le feu au cul !
Ici, Culpeper. Maintenant !
Donnez l'ordre de démarrer.
Vite, Melville.
- J'attends ? - Non. Voilà 5 dollars.
- Pourquoi une pioche et une pelle ? - C'est pas vos oignons !
PARC FORESTIER DE SANTA ROSITA BEACH
- Et les autres ? - Je ne vois pas de voitures.
Pas si vite !
- Discutons. - J'ai rien à dire.
Pas si vite. Vous croyez qu'ils sont déjà passés ?
- J'en sais rien. Allez ! - Pas si vite.
Si on est les premiers, concluons un marché entre nous.
On ne sait pas où chercher, unissons-nous.
On trouvera avant les autres.
Au fait, où sont les autres ?
Pourquoi vous êtes pas arrivés avant ? Et l'avion ?
Qu'est-ce qui s'est passé ?
Ils manigancent quelque chose, j'en suis sûr.
Vous avez vu la blonde ?
Pleine de peinture, la robe déchirée. Ça veut dire quoi ?
Ouais ! Sans parler des pioches et des pelles.
Retournez au poste. Attendez mes instructions.
- J'aimerais vous accompagner, chef. - Non. Ça compliquerait les choses.
Merci pour tout.
Bonne chance, chef.
Benjy ! T'as trouvé quelque chose ?
Non, mais ça doit bien être quelque part.
- Vous avez quelque chose ? - Rien.
Il n'a pas dit autre chose que vous auriez oublié ?
Il a dit que c'était sous un grand W et qu'on ne le louperait pas.
- C'est forcément ici. - Je sais.
Si vous retournez sur nos pas, et nous sur les vôtres, on le loupera pas.
Attendez.
Vous retournez sur nos pas, on...
C'est ça. C'est bon, on y va !
Ce qu'ils cherchent est enterré sous un grand W. Je les ai entendus.
Moi aussi. Mais c'est quoi ?
- Du nouveau ? - Non. Et vous ?
Il l'a si bien caché, qu'il le trouverait pas lui-même.
- C'est qui ? - Je sais pas.
- Il avait une pelle. - Sûrement un prospecteur.
- Quoi ? - On perd du temps !
- Mieux ! On doit chercher mieux ! - Il faut qu'on cherche mieux. Allons-y !
- Et lui ? - Je sais pas. Il a pas de pelle.
Il est là. C'est sa voiture. Attendez que je l'attrape !
Ils sont venus en taxi. Dépêchons-nous !
- Dépêchons-nous ! - Ils doivent encore être là.
Ils ont intérêt. Allez, Emmeline. Tu ne vas pas rester là ?
- Tu ne vas pas rester là ? - Si.
Eh bien reste, Emmeline !
N'êtes-vous pas un tantinet intriguée ?
Non, je ne suis pas intriguée, M. Hawthorne. Je suis dégoûtée.
C'est vraiment dommage.
Désolé, le devoir m'appelle.
Vous reconnaîtriez même pas un grand W !
Je ne crois pas qu'ils soient arrivés.
Si, mais ils n'ont rien trouvé.
Vous êtes sûrs qu'il a dit "sous un grand W" ?
- En fait, je suis arrivé après. - Oui, il a dit ça, "un grand W" !
- Allons chercher par là-bas. - La ferme ! Suivez-moi.
- C'est qui ? Ils sont de ce matin ? - Oui.
- Et lui ? - Je sais pas.
- Et lui ? - Je sais pas.
Maman, combien de gens sont impliqués là-dedans ?
Et eux ?
Des chauffeurs de taxi ? C'est un congrès, ou quoi ?
Ça va, madame ? Je ne voulais pas vous effrayer.
Qui êtes-vous ? Vous êtes avec eux ? Ceux qui cherchent ?
- Si on veut. Pas vous ? - Non !
Je voulais rester en dehors de tout ça depuis le début.
Vous savez quoi ? J'ai trouvé.
Je suis la seule à avoir trouvé, sans même chercher !
- Vous avez trouvé ? - Oui. Je ne sais pas quoi faire.
- Sortez, vous tous ! C'est ridicule. - Je suis d'accord, Mme Marcus.
On sait qu'on est tous là, personne n'est dupe.
- Oui, et alors ? - Parlez pas à ma maman sur ce ton !
- Pigé ? - Pigé ?
- Taisez-vous ! - On n'est pas tout seuls.
- J'ai vu 4 ou 5 types. - Oui. Deux chauffeurs de taxi.
- Ils sont avec nous et ce dentiste. - C'est reparti ?
- Oui, c'est reparti. - Pourquoi perdre du temps ?
On sait qu'on est tous là et que si quelqu'un trouve l'argent,
il ne partira pas avant de l'avoir partagé !
Soyons sensés et réfléchissons.
- Vous avez entendu ma maman ? - Oui.
Viens, maman.
Attendez. Vous n'auriez pas... Vous n'auriez pas vu un bigleux
avec un rictus moqueur ?
Un type moche, mais alors vraiment moche.
Si vous m'aidez à creuser, on se partage la somme.
D'accord ? C'est équitable ?
Avec la moitié de la somme,
je pourrai aller quelque part où personne ne me trouvera.
Ni Russell, ni ma mère, ni Sylvester... personne.
Vous ne pouvez pas comprendre.
Si j'avais assez d'argent, je pourrais même vivre dans un couvent.
Un couvent ?
On sait donc qu'on est tous là.
Ça me paraît logique que chacun reçoive une part égale.
- Non ? - Il a raison.
On sait ça. Écoutez...
- Oh, non. - Oh, que si !
C'est lui !
Vous faites erreur. Je veux m'excuser.
Pardonnez-moi. Je suis votre ami.
Non, vous m'avez... C'est un névrosé !
- Aidez-moi ! - Je t'aurai !
- Il est névrosé. Je suis votre ami ! - Si je t'attrape, je...
Mais bien sûr !
Bien sûr ! Regardez.
C'est le grand W, je vous dis !
Le grand W !
Regardez ça. Regardez-le.
Désolé, Mme Finch. Je crains qu'il ne soit trop tard.
Ils l'ont trouvé.
C'est pas génial, les amis ?
Félicitations. Bravo !
Je suis d'avis qu'il reçoive une part supplémentaire.
Après tout, il a trouvé.
J'insiste. Il recevra une part de plus.
- Oui. Il la mérite. - Eh bien, je...
- Mettons-nous à creuser. - Si quelqu'un arrive, on dit quoi ?
On dit qu'on fait partie d'une expédition anthropologique.
On leur dit de dégager, ou on leur explose la cervelle.
C'était un beau rêve.
Il a duré au moins 5 mn.
- Ça suffit ! - Dites-lui de creuser.
Plus vite. Allez, Sylvester. Creuse !
Plus vite. Plus vite !
Plus vite. Creuse ! C'est ça.
Plus vite !
Il n'y a pas assez de place.
Vous deux, sortez.
Ya pas assez de place
- et vous me dérangez. - Je vous dérange ?
- Giclez ! - Comment ça, "giclez" ?
- Dehors, mon coco. Dehors ! - Je suis pas votre coco !
Arrêtez de vous disputer !
C'était quoi, ça ? Hein ?
On aurait dit une caisse !
Grattez la poussière. Enlevez la poussière ! Avec vos mains !
C'est un cartable !
- Je l'ai. - Ouvrez-le.
Vite, allez !
- Et voilà ! - C'est ça.
Ne devrait-on pas se mettre à couvert ?
- Non ! Il n'y a personne. - Allez. Comptez !
- Vous attendez quoi ? - Une seconde.
Tout le monde aura sa part, calmez-vous. On va partager équitablement.
Il a raison. C'est la seule solution.
Une part par personne. On est combien ?
Un, deux, trois, quatre, cinq,
six, sept, huit,
neuf, dix, onze, douze,
treize, quatorze, quinze.
- On est 15. On divise par 15. - Espèce de traître !
- Tu t'es compté deux fois. - Ça se passera pas comme ça !
Attrapez-le ! Attrapez-le !
Ça vous retombe dessus : vous êtes hors circuit !
Écoutez. Écoutez !
Vous pouvez pas me faire ça après tout ce que j'ai enduré !
Très bien. D'accord.
Je vous préviens : si j'ai pas ma part, je vais direct à la police !
- La police ? - Écoutez, vieille crapule...
Cet argent sort de quelque part.
Il vient d'un vieillard mort dans les montagnes ce matin.
- Vous étiez pas là, alors la ferme ! - Bien. Vous l'aurez cherché.
Je vais à la police.
Ça l'intéresserait, M. Meyer ?
Vous plaisantez ? C'est évident !
Comment une telle somme...
- Vous me connaissez ? - Vous connaissez cet escroc ?
Je ne l'ai jamais vu, M. Pike, mais j'ai l'impression de le connaître.
Vous connaissez mon nom ? Je vous ai jamais vu.
Vous êtes qui ? On le croyait avec vous. Il n'est pas arrivé avec vous ?
Non. On croyait qu'il était avec vous.
- Non ! - S'il était ni avec vous, ni avec nous,
alors, vous êtes qui ?
Commissaire Culpeper, rattaché au poste de Santa Rosita.
- Que voulez-vous dire ? -J'y viens.
Je veux dire que j'ai assez d'éléments, dans mes dossiers personnels
sur des immeubles municipaux, des contrats routiers, des projets portuaires...
Assez d'éléments pour que vous, le procureur, moi et les 2/3 des officiels
passions 20 ans derrière les barreaux.
Je vous jure que c'est là que tout le monde va finir
si aucun changement n'intervient !
Quoi, par exemple ?
Je veux que la retraite de Culpeper soit triplée. Pas doublée, triplée !
Je veux qu'on lui rende les honneurs.
Je veux un document stipulant toutes ces modalités
et je le veux dans le quart d'heure,
ou j'appelle tous les journalistes de la ville dans 20 mn.
Vous savez ce que c'est, votre honneur. C'est du chantage.
Monsieur, vous croyez que vous pourriez être indulgent avec nous ?
Vous plaisantez ? Indulgent, lui ?
C'était déjà assez dur. On s'est couverts de terre, on est tombés d'un avion
et ma grand-mère est mourante à Oxnard.
On ne mérite pas de favoritisme,
mais aidez-nous et on s'emploiera tous à mener une vie meilleure.
J'ai une idée.
J'ignore si ça vous aidera ou pas.
Si je ne vous livrais pas à la police,
mais que vous le faisiez vous-mêmes,
les jurés voient parfois cela d'un œil favorable.
Vous nous laisseriez faire ça ?
Allons-y ! Livrons-nous à la police !
Vous avez un bon fond, car après tout, ça ne change rien pour vous.
M. Meyer, malgré ce que vous avez fait, vous n'êtes pas de vrais criminels.
Si vous voulez, sautez dans ces deux taxis, rendez-vous à Santa Rosita
et livrez-vous à la police.
- Faisons ça. - On ne rentrera pas dans deux taxis.
Les véhicules volés restent là. On viendra les chercher plus tard.
Allons-y avant qu'il ne change d'avis.
Soyez prudents. Ce sont peut-être vos derniers clients.
C'est drôle. Très drôle. C'est drôle, non ?
J'ai jamais vu un flic aussi marrant.
Ouais.
- Culpeper. - Oui, chef.
J'ai la situation en main.
Ça va être un peu long car il y a eu un petit rebondissement.
Oui, chef.
Ne bougez pas tant que je n'en donne pas l'ordre.
Oui, chef.
Pourquoi il est indulgent avec nous ? Il cache quelque chose.
- Je me suis posé la même question. - Il y a anguille sous roche.
- Comment il sait ce qu'on va faire ? - On a intérêt à lui obéir.
Il cache quelque chose.
- Attendez un peu. - Quoi ? Vous le voyez ?
- Qu'est-ce qu'il fiche ? - Pour être bizarre, c'est bizarre.
- Qu'est-ce qu'il fait ? - Il va dans l'autre sens.
Qu'est-ce qu'on fait là ?
Mince ! J'ai failli y rester.
Pas de flics alentour. Il a tout prévu.
On était les seuls à connaître la cachette. Il nous attendait.
Oui. Mais si on récupère le fric et qu'on le rend, on sera en règle.
On récupère le fric et on s'occupe du reste plus tard.
- Il ralentit. - Non. Il va tourner à gauche.
Qu'est-ce qui se passe ?
Désolé, Jimmy.
Faites marche arrière !
Il se dirige vers la frontière. On devrait appeler les flics.
Taisez-vous ! On va récupérer cet argent. Conduisez.
Cette femme est pas commune !
- Lâchez le frein ! - Ne me frappez pas. Je conduis.
- On n'a jamais de taxi quand il faut. - Ouais. Allez-y !
- F-14 pour poste. - Oui, 14. Qu'y a-t-il ?
Il y a quelque chose de bizarre, ici. On enquête sur un chien enragé.
L'ordre était de garder le silence. Culpeper veut cette fréquence de libre.
On le sait, mais on vient de voir le commissaire passer à 145km/h.
Je ne comprends pas, 14.
- Vous confirmez que c'était Culpeper ? - Oui.
- Il poursuivait quelqu'un ? - Non.
- Il aurait pu poursuivre quelqu'un ? - Le maire est là.
C'est ce qui nous a étonnés. Il y avait 15 hommes derrière lui.
- Ils semblaient le poursuivre. - Ils le poursuivaient ?
Qu'y a-t-il ?
- J'ai tout apporté. - La retraite ?
- Appelez le commissaire Culpeper. - Bien.
Commissaire Culpeper. Ici, le poste. C'est urgent.
On appelle le commissaire Culpeper. Commissaire !
- Cela n'arrive qu'en Amérique. - Vous remettez ça ?
Croyez-moi. Je vais vomir.
Ça va pas ? Vous voulez nous tuer ?
Ne me stressez pas !
Arrêtez-le ! Barrez-lui la route.
De l'autre côté !
Commissaire Culpeper. Ici, Aloysius.
Écoutez-moi, Culp. Tout est arrangé.
Ils ont débattu et tout est arrangé.
Arrêtez ces bétises et répondez.
Ici, Aloysius.
Je ne comprends toujours pas. Que se passe-t-il ?
Bon. C'est terminé.
À toutes les unités. Arrêtez le commissaire Culpeper.
Il est là !
Sortez-moi de là !
Restez pas là. Allez !
Venez ! Par ici.
C'est lui.
ACCÈS INTERDIT BÂTIMENT CONDAMNÉ
- Il est là. - Vite !
Arrêtez de pousser !
Attendez. On y va. Les femmes restent en bas.
Comment ça, on reste en bas ?
Vous l'avez entendu. Restez ici.
- C'est parti ! - Pourquoi vous poussez ?
Il est passé par là.
Il est là ?
Attendez. Arrêtez tout.
Attendez. Écoutez !
Oui !
Faites attention !
Attrapez-le !
Poussez pas ! Prenez la valise !
Regardez ! Regardez là-haut !
...à ce sujet. Il n'y a aucun doute...
Les échelles ne sont pas solides ! Elles ne sont pas solides ! Sortez de là !
Prenez-la-lui !
Sylvester, tu fais quoi là-haut ? T'as perdu la tête !
Attendez un peu. Attrapez la valise !
Attrapez l'argent !
Donnez-le-moi ! Ne touchez pas à cet argent !
Ne restez pas là ! Un filet !
Russell, tiens bon !
Attendez ! Un à la fois !
Vous entendez ? Un à la fois !
Parfait. Vous allez voir.
Vous allez voir !
Allons-y par ordre alphabétique. Benjy !
Pas si vite. Vous me marchez sur la tête !
Montez sur l'échelle !
Ne me laissez pas là. Vous pouvez pas me laisser là !
On ne peut pas la manœuvrer ! Ils sont trop nombreux !
Stabilise-la. Attention, elle se détache !
Maman !
Faites-nous descendre !
On est avides ! C'est ça, avides !
Je me fiche de l'argent !
Allez chercher un filet !
Descends ! Elle lâche ! Sors de là, Tom !
Emmeline !
Maman !
C'est de votre faute. C'est de votre faute depuis le début.
Vous savez, même pour un policier,
votre comportement a été scandaleux.
Vous auriez pu avoir une part, comme nous.
Mais non, il fallait que vous fauchiez tout le flouze.
On avait 350 000 dollars en main.
14 divisé par 350 000 dollars...
La ferme !
Si seulement on savait ce qui va nous arriver !
Peu importe ce qui va nous arriver, j'espère que votre sort sera pire !
Ne vous faites pas de souci pour ça.
Ma femme a demandé le divorce,
ma belle-mère me fait un procès pour dommages-intérêts,
ma fille a entamé une procédure pour changer de nom,
ma retraite a été révoquée,
et la raison pour laquelle vous autres idiots n'obtiendrez qu'une légère peine
est que le juge m'aura comme bouc émissaire.
Comme c'est triste !
J'espère qu'un jour, peut-être dans 10 ou 20 ans,
je pourrai rire de quelque chose. N'importe quoi.
Espèces d'imbéciles. C'est de votre faute ! Si vous n'aviez pas...
Maman !
Ne vous approchez pas de moi ! Lâchez-moi !
Sous-titrage Visiontext : Nathalie Diu
SubRip : Karat
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