All language subtitles for [ Torrent911.ms ] Super.Papa.2024.French.WEBRIP.fre

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Original subtitles

[thème léger à la guitare]

[le public rit et applaudit au loin]

[Tom] Là, c'est mon ex. qui était végétarienne.

C'est pas grave, c'est pas une maladie, tu vois ?

Mais chaque fois qu'il y avait du poulet dans mon assiette,

elle me disait : "Il y a deux semaines, ce poulet, il gambadait."

"Hé, s'il est là, c'est qu'il courait pas assez vite."

[rires]

"Alors doucement, cocotte."

[rires]

Moi, j'ai un rêve, c'est de finir ma vie avec la même femme,

de vieillir avec elle.

Alors j'ai dit ça à ma mère, elle m'a dit : "Bah, rentre à la maison."

[rires]

Merci, c'est tout pour moi. C'était Tom Blondin !

[applaudissements]

Gardez la même énergie

pour Pablo !

[acclamations, applaudissements]

[Pablo] Ça va ?

Je les ai fait kiffer, là, aïe, aïe, aïe.

[rires]

Fais pas cette tête, on dirait que t'as pas digéré un truc.

Josette, j'suis en écriture.

Depuis cinq ans ?

La 1re fois que t'as fait la vanne sur le poulet, je faisais du 36.

- Ça marche toujours. - Je veux du neuf, je t'ai dit.

Franchement, là...

Écoute, je veux plus te voir ici si t'as rien de neuf.

- Josette, t'es pas drôle. - C'est pas à moi d'être drôle.

Alors prends ton argent et va vraiment travailler.

Tom, on n'a rien sans rien, alors sors-toi les doigts du...

[Pablo] "Qui nous en empêcherait ?" "Ma femme".

[rires, applaudissements]

[Étienne chuchote] Po, po, po !

T'étais chaud, gars, là ! C'est top.

Josette veut plus me voir si j'ai rien de neuf.

Mais tu t'en fous de Josette ! Et puis, c'est trop petit ici,

il te faut une grande salle.

- Écoute ton manager. - Arrête.

Mathilde, c'est toujours bon pour l'appart ?

Évidemment, t'inquiète.

Tu vas quand chez le notaire ?

Demain. Souhaite-moi bonne chance.

Merde, une avalanche de merde.

À demain.

À demain, mon pote.

[elle soupire]

Mme Claussmann, quand un parent décède,

l'autre parent, M. Blondin,

devient le représentant légal de l'enfant.

C'est ridicule.

Non, je suis son père.

C'est un lâche, il est parti quand ma fille est tombée enceinte.

J'avais que 23 ans. J'ai mûri.

[Sylvie] Gaby préfère être avec moi.

Dites-lui qu'on n'est pas père juste pour les vacances.

Faux, je l'ai vu tous les mois.

Et c'est la qualité qui compte.

De la qualité de contrefaçon, oui ! Ma fille est morte à cause de vous.

Elle a eu un accident de vélo.

Parce qu'elle gérait tout toute seule !

Allez stop, ça suffit ! Vous n'êtes pas là pour régler vos comptes.

Autre point,

Thomas Blondin devient le tuteur des biens légués à son enfant.

Autrement dit ici, une Triumph MK4

de 1971.

Dont voici les clés.

Qu'il récupèrera demain quand il viendra chercher

son fils, Gabriel.

- Je peux prendre le pull de maman ? - Bien sûr, mon lapin.

Je l'ai mis là pour toi.

[thème léger à la guitare]

Et Captain La Lose, tu le prends pas ?

- Ah, si, si ! - Alors.

Tu sais, maman veille sur toi,

et tu peux m'appeler quand tu veux.

Je sais, mamie.

T'en fais pas, je serai chez papa.

[dérapage, klaxon]

- [klaxon] - Ah, il est là.

Nickel.

Ils sont beaux, les géraniums, là.

Hé, salut champion !

Houlà, on a un problème, là, tu deviens plus beau que ton père !

- Tu as tout ? - On a limité.

A priori, vous n'avez pas 100 m2 à lui offrir.

J'ai un super plan appart.

On a hâte de voir.

Ça va être cool, à nous la vie d'artiste,

la vie de saltimbanque !

Tiens, je le connais pas celui-là.

C'est maman qui me l'a fait.

- C'est Captain La Lose. - Ah...

Le nom,

c'est pour la ressemblance.

Allez, on y va mon champion ?

Mamie, on peut prendre la voiture de maman ?

Je suis pas certaine que ton père ait encore son permis.

S'il te plaît, mamie.

Elle écoute ça, mamie Vivi ?

["Djadja", de Aya Nakamura]

Ça va pas ? C'est gênant.

Captain La Lose, c'est gênant.

♪ À c'qui paraît, j'lui cours après ♪

Moins fort, moins fort, moins fort. S'te plaît, arrête !

♪ Mais comment ça, le monde est tit-pe ? ♪

♪ Tu croyais quoi, qu'on s'verrait plus jamais ? ♪

♪ J'pourrais t'afficher mais c'est pas mon délire ♪

♪ D'après les rumeurs, tu m'as eue dans ton lit ♪

[Étienne] Si voulez bien me suivre.

Et voilà, bienvenue chez toi, Gaby.

- T'as grandi, toi encore. - Il arrête pas, hein ?

- Hé, Mathilde, regarde qui est là. - Salut.

Bonjour, madame. Vous êtes superbe.

- Et c'est pas fini. - Ah, c'est pas fini ?

Vous êtes entre de bonnes mains.

D'ailleurs, toi, t'es rayonnante, incroyable.

Te fatigue pas, j'ai déjà dit oui.

Il faut bien un adulte pour veiller sur lui.

Tu veux voir ta chambre ? C'est par là.

Les cheveux, t'as changé les cheveux.

Non.

Ça te va bien.

Ça te plaît ?

C'est la chambre du futur bébé.

En attendant

que tu le mettes en route, c'est chez nous, hop !

On va s'éclater !

T'inquiète, on va changer la déco.

Repeindre un coup,

enlever les peluches.

Tu préfères quel côté ?

On a un lit pour 2 ?!

Si tu ronfles, j'irai dans le canapé.

Très drôle.

[Étienne] Allez, je vous laisse.

J'ai des lumières à caler pour ce soir.

Pour qui ?

[Étienne] Bah, pour Pablo,

le petit nouveau.

Il est génial, Josette mise à donf sur lui, il est au taquet.

Ouais, non, après, ce qu'il fait, c'est pas fou fou.

Mais tu connais Josette, elle a plus trop le pif pour ce genre de truc.

T'inquiète pas, va. À ce soir.

- Salut, Gaby. - Salut.

Allez, pour fêter ça,

on va s'éclater le bide chez Quick, frites et ketchup à volonté.

Mamie Vivie veut pas que je mange fast-food.

Tu connais la règle : ce qui se passe avec papa...

- Doit être répété à mamie. - Depuis quand ?

Depuis toujours.

C'est la vie.

[ballade à la guitare]

Eh ben... tu peux pleurer, tu sais.

Ça fait du bien.

Je pleure pas, je suis grand.

Mais les grands, ça pleure aussi.

Eux non plus ne veulent pas que ça se sache.

Étienne, par exemple,

si je le chope la larme à l'œil, il dit : "C'est à cause du vent".

Même en intérieur.

[elle chuchote] Il croit que j'ai pas compris, donc chut.

Ça reste entre nous, c'est notre secret.

[Tom] Au lit.

Allez, bonne nuit Gaby.

[Gaby] Bonne nuit.

[il chuchote] Merci.

Je t'ai apporté un petit verre d'eau

si t'as soif pendant la nuit.

- Tu fais plus pipi au lit, hein ? - C'est papy qui faisait pipi au lit.

C'est papy.

Tu veux une histoire, un bisou, une chanson ?

Tu chantes faux.

Je chante faux ?! Non...

[en chuchotant] OK.

J'te laisse.

Bonne nuit, champion.

Alors, il fait dodo ?

C'est incroyable, il a la même tête que sa mère.

Eh oui.

Tiens.

- Faut que j'assure, maintenant. - Ça, c'est sûr, oui.

- Mais faut pas tout lâcher. - T'inquiète, paupiette.

Je vais me remettre à écrire, et je vais tout défoncer.

Ça, c'est bien.

À ce propos, j'ai fait un pur "moove" de manager.

- Arrête, t'es pas mon manager. - Quand même un peu.

Tom...

je t'ai eu l'Olympia.

T'es con, toi.

Dans deux mois, tu fais l'Olympia.

- Redis ça parce que j'ai mal... - L'Olympia !

L'Olympia.

- Le vrai ? - Oui, le vrai.

Tu te fous pas de ma gueule ?

Regarde, est-ce que là, je me fous de ta gueule ?

Signature, tampon. Voilà.

Mais c'est énorme !

- [Mathilde] Étienne ? - Chut !

[il chuchote] L'Olympia, mec !

L'Olympia se loue.

C'est un peu cher, mais on peut se refaire vite,

même si on vend 50% des billets, tout le reste, c'est du bénef.

- Et puis Mathilde n'en saura rien. - Quel rapport ?

Eh ben parce qu'il y a un petit... montage financier à faire.

Pour l'avance sur recettes, j'ai mis les économies de Mathilde.

Putain, t'es... combien ?

Oh, pas beaucoup.

[il chuchote] Combien ?

- 25 000. - "25..." !

Non, arrête.

T'inquiète pas, elle en saura rien.

- Étienne, tu viens te coucher ? - Oui, j'arrive.

Tu vas tout défoncer, on va tout défoncer.

Et ton petit Gaby, il sera fier de son père.

Bah, merci mon pote.

Merci à toi.

Vraiment, merci pour tout.

Sans toi, j'aurais pas rencontré Mathilde.

Je serais pas devenu manager.

T'es le meilleur, oublie jamais ça.

[Mathilde] Étienne !

Allez, je te laisse bosser. On gratte, on gratte.

L'Olympia, putain.

[la voiture a des ratés]

Allez, descends, vite, vite, vite.

Ouh ! Allez. Dépêche-toi, allez.

- Bonjour. - Bonjour.

Désolé, on s'est arrêtés pour mettre de l'essence dans sa voiture.

- Vous avez vu le prix de l'essence ? - Bah ouais.

Incroyable. J'ai hésité à venir en la poussant, on y serait encore.

Voilà.

Vas-y, file.

Bisou champion ! Amuse-toi bien !

Je te récupère à...

- 16h30. - À 16h30 !

J'allais le dire.

- Merci, bonne journée. - De rien.

- Enchantée. - Madame... ?

Jeanne. La directrice.

Voilà. Tom.

Hé !

Tu fais quoi, là ?!

Bouge !

- J'y vais. - À tout à l'heure.

- 16h30 ? - Oui, n'oubliez pas.

[téléphone]

[Tom] Vous n'avez pas d'enfant, vous.

[Jeanne] Bonne journée !

Oui ?

Vous allez me dire comment on s'organise pour ce soir.

Ce soir ?

Vous avez oublié son anniversaire ?

- [il pile] - Merde.

[klaxon]

Alors, je suis...

ma...

dame...

- Tiens. - Merci.

[elle chuchote] Bon anniversaire.

Je suis remplaçante,

alors vous allez essayer

de me faire craquer, hein ?

Alors je vous préviens,

le premier qui ne m'écoute pas,

c'est punition.

Oui ?

- [Gaby] Merci. - Qui a parlé ?!

Hein ? Qui a dit quoi ?!

[on frappe à la porte]

Entrez !

Désolée de vous interrompre, j'ai juste une chose à leur dire.

Je... Je vous en prie.

Allez, on se tait et on écoute madame la directrice !

J'ai mis une boîte à idées dans le couloir,

glissez-y des suggestions pour le spectacle de juin.

Et soyez sages.

Merci.

[Gaby chuchote] Je veux pas faire le spectacle

parents-élèves.

Obligé. Demande à ton père.

il est acteur.

Comique. Et mamie dit qu'il est pas drôle.

Oh, tu me prends pour une idiote ?!

- Moi ? - Oui, toi !

Pas de récré, punie !

C'est pas juste !

Eh ben, puni aussi !

Punie toi aussi, puni, puni, puni, puni, vous êtes tous punis !

Ça passe toujours pas.

C'est la puce qui...

Non, ça passe pas.

Je vous la paye demain.

[elle rit] Non, impossible.

- Vous m'attendez ? - Faites vite.

Pardon, mesdames.

Je suis désolée, madame.

Allez...

Ça, c'est bon, voilà.

Pardon.

- Je prends ça. - Super.

- 7,50 euros. - Vous avez

un papier cadeau ?

Non, un sac à 20 centimes.

- Je peux en prendre deux. - Deux ?

Non, un, ça suffit.

- J'suis écolo. - OK, je comprends.

Voilà.

C'est pour mon fils.

- Et voilà. - Merci.

- Au revoir. - Au revoir.

- Bonjour. - Bonjour.

Hop. Tiens, dis-moi Étienne, là.

[voix métallique] Nickel !

Faudra qu'on en rachète pour notre fils !

C'est tellement ring', l'hélium.

- T'es enceinte ? - Ça viendra quand ça viendra.

Ça va... attends, j'essaye.

En tout cas, t'inquiète pas, Étienne sera un super papa.

Merci mon pote, ça me touche !

[sonnette]

[ensemble] Surprise !

[Tom] Bienvenue à la maison.

Joyeux anniversaire ! J'avais pas oublié.

[ensemble] ♪ Joyeux anniversaire ♪

♪ Joyeux anniversaire ♪

♪ Gaby ♪

♪ Joyeux ♪

♪ anniversaire ♪

[il souffle]

[ensemble] Ouais !

T'as fait un vœu ?

Ça marche jamais.

Tiens, mon chéri.

Bon anniversaire.

T'as réussi à l'avoir !

Merci, mamie !

De rien, tu le mérites.

Tu vas avoir plein d'autres beaux cadeaux.

Joyeux anniversaire.

Merci.

Oh...

- C'est la tienne ? - Oui.

Mais maintenant, elle est à toi.

Bon, à moi. Tiens.

Je me dis qu'à 8 ans,

avec 20 euros, on peut faire des trucs de grand.

Merci, Mathilde !

Eh ben, c'est à moi.

Le meilleur pour la fin.

Voilà, mon petit champion.

C'est plus recherché.

Un vélo ?

Hé, hé, alors ? C'était mon livre préféré

quand j'avais ton âge.

- [Gaby chuchote] Y a rien. - Tourne les pages.

Y a même pas d'histoire.

- Ah, il n'y a pas de... t'es sûr ? - Non, il n'y en a pas.

Oui, c'est un bloc-notes, quoi.

- Non, c'est pas "un bloc-notes quoi". - Si.

C'est bien plus que ça, je veux dire...

Si on regarde bien, les pages sont blanches,

mais tout est à faire.

Ah, c'est super.

La vraie aventure, c'est la vie.

Très bonne idée, regarde.

Eh oui,

c'est ce que raconte ce livre.

Vous pouvez pas comprendre.

"On ne voit bien

"qu'avec le cœur,

"l'essentiel est invisible

"pour les yeux."

De toute façon,

c'est entre mon fils et moi.

Hein ?

Voilà. Hé, hé, hé.

Du gâteau ?

Hé, c'est quoi, tout ce délire, une colocation à votre âge ?

- Gaby n'a même pas de chambre. - Si, c'est juste qu'on la partage.

C'est pas facile de se loger à Paris quand on est artiste.

"Artiste" ? Ah oui, c'est pas la modestie qui vous étouffe.

[il souffle]

Je suis sur le coup, je vais trouver bientôt.

Hum. Je vous préviens, je demanderai sa garde si c'est dans son intérêt.

J'ai l'autorité parentale.

On n'en serait pas là si vous n'étiez pas parti comme un lâche.

[Tom] Ça va ?

Maman était toujours là à mes anniversaires.

Je sais.

Elle me manque.

Moi aussi, elle me manque.

Beaucoup.

Je serai plus jamais heureux.

Non, faut pas dire ça.

Ta maman voudrait que tu sois heureux tout le temps.

Hum ?

Bah...

Comment il a fait

pour atterrir dans la poubelle, "Le Petit Prince" ?

Encore un coup de mamie Vivie.

C'est moi qui l'ai jeté.

Tu sais que c'est un exemplaire hyper rare, ça ? Très dur à trouver.

Ouais.

Parce qu'en fait, c'est...

Un livre magique.

Si je l'avais dit devant tout le monde, ils te l'auraient piqué.

Je te raconte comment je l'ai eu ?

Je suis allé à dos de cheval comme ça,

en pleine forêt tropicale.

Tagada, tagada, tagada !

Il y avait de la tempête, mon épée est tombée, je l'ai récupérée.

Tagada, tagada...

Hiiii... !

On s'est arrêtés pile devant un arbre.

Et là, perché en haut de l'arbre, dans une cabane,

il y avait un petit Tibétain.

C'est lui qui l'a fabriqué.

Ça, c'était il y a environ...

un siècle, à peu près.

Le livre est tout neuf.

Non, il paraît neuf comme ça, mais si tu regardes bien,

toutes les pages ont été faites avec des arbres magiques.

"Des arbres magiques" ?

Ouais. Je t'explique.

En fait, à chaque fois que tu écris un souhait, possible,

eh ben, il se réalise.

Bien sûr.

À condition d'en parler à personne, évidemment.

Ça n'existe pas la magie.

Si t'essayes pas, tu sauras jamais.

Laisse tomber, il raconte que des salades, lui.

Je te le pose là quand même.

Bonne nuit.

"Livre magique,

"tu peux changer

"la remplaçante, s'il te plaît ?"

[cohue]

Hé, hé ! Les enfants, du calme, s'il vous plaît. Non, on arrête.

Madame Lancia, votre maîtresse remplaçante, a eu un souci.

Elle ne reviendra pas.

[ensemble] Ouais... !

Ouais... !

Je vous présente

son remplaçant...

Monsieur Trouduc.

[ils éclatent de rire]

Appelez-moi François.

Bien,

je vous laisse.

[Jeanne] Ça va aller ?

Oui, oui, oui.

Enchanté, les enfants.

On va pas s'ennuyer, j'ai déjà hâte d'être au spectacle de fin d'année.

Ça va être super.

[Tom] Vous avez fait tomber

ceci derrière vous.

Bonjour, madame.

Petit spectacle ? Non, OK. Monsieur ?

- Merci. - Voilà !

Allez hop,

dans le sac de courses.

- D'accord. - Bonne journée, merci.

Hé, hé,

c'est mon champion !

Oh là, qu'est-ce que c'est ?!

Une espèce en voie de disparition qui essaie de s'échapper, on dirait.

Calme-toi !

C'est un pain au chocolat.

J'ai tué la maîtresse.

- Je crois. - Hein ?

[Gaby chuchote] Le livre magique.

J'ai demandé à changer de maîtresse et elle est morte à cause de moi.

Attends, bouge pas.

- Bonjour. - Bonjour.

Que s'est-il passé avec sa maîtresse ?

Burn out. En deux jours, j'ai dû lui trouver un remplaçant.

- Merci beaucoup, c'est très gentil. - De rien.

Ça va, elle n'est pas morte.

Ouf.

Mais c'est génial ! Le livre est vraiment magique, alors ?

Et tu me croyais pas.

Alors je peux tout lui demander ?

Non, pas tout.

Le vieux Tibétain dont je t'ai parlé était un homme de cœur.

Le livre magique ne réalise que des rêves utiles et pas chers,

donc vas-y doucement.

Gaby, t'oublies pas ce que je t'ai dit !

Ah...

- "Ah..." - T'es enceinte.

- Si. - Non.

Non, encore mieux.

- Mieux que ça ? - Oui.

J'ai trouvé le local pour ouvrir mon salon, ça y est, j'achète.

Génial !

Génial.

Oui, depuis le temps que j'économise,

le rêve se réalise. Hiii !

"Hum..."

Des années coincée

entre la téloche et le canap',

en plus de ce taf de merde chez "Attrac'tif", quel nom pourri !

On a connu pire : "Évolu'tif". Hein ?

C'était pas mal.

Et dans la rue : "Vision'Hair". Ils vont trop loin.

Faudrait pas non plus claquer dix ans d'économies

comme ça, sans réfléchir.

"Dix ans" ?

- Oui. - Quand même !

Prends le temps sur le local.

Fais une contre-visite, mûris le projet.

Je fais que ça, mûrir,

contrairement à vous.

Mais c'est fou, ça !

Je peux enfin envoyer paître ma patronne, et ça m'encourage

même pas ?!

Mais si, tu...

On dit ça pour discuter.

Évidemment qu'on te soutient !

Hein ? Hein ?

Hé.

Mais oui, mais fonce mon amour !

Oui, allez, je fonce !

Allez !

Eh ben, je vais foncer.

Je vais chercher du champagne.

C'est parti ! Guili !

Hé !

Wouh ! Ouh ! Vas-y !

J'étais sûr que ça irait.

Le salon, tu savais ?

Elle m'en a vaguement parlé depuis dix ans, je savais pas.

T'inquiète pas, on a de la marge.

On a deux mois devant nous.

Elle le verra avant !

J'en fais mon affaire.

On passe à autre chose.

- Le petit, alors, il va bien ? - Oui, ça va.

Je lui ai dit que "Le Petit Prince"

était un livre magique qui réaliserait ses rêves.

C'est génial comme idée !

Non, c'est pas génial, je pensais pas que ça marcherait.

C'est-à-dire ?

Il a demandé que sa maîtresse disparaisse et elle a disparu.

Tu en as fait quoi ?

Mais non, c'est un hasard.

- Ah... oui, oui. - Sauf que maintenant, il y croit.

Et moi, j'ose pas lui dire la vérité, je veux pas... le décevoir.

Je sais absolument pas ce qu'il va demander.

Toi, t'es dans la merde.

[quelqu'un entre]

- Chut ! - J'ai rien dit.

[thème jazzy à suspense]

[Gaby a le sommeil agité]

Alors ?

Hum.

"Si tu es vraiment magique..."

[voix de Gaby] Je veux un super pouvoir !

[il chuchote] Sérieux ?

[Thème pop rock "Feel It Still", de Portugal, The Man]

Allez !

[l'instituteur dicte] "Il me semblait alors..."

Tu fais quoi ?

J'essayais un truc.

Partez !

[la voiture a des ratés]

[la voiture cale]

[il tente de redémarrer]

Je vais la faire réparer.

- Elle est cassée. - Mais non, c'est juste que...

C'est juste que c'est une vieille voiture, ça.

Le livre magique, il marche plus.

Ah...

- Faut que je te dise un truc. - Mon vœu s'est pas exaucé.

Un vœu met combien de temps à se réaliser ?

- J'ai combien de vœux ? - Pop, pop.

Doucement, le livre magique avance à son rythme.

Faut pas le brusquer, tout est encore possible.

Faut lui laisser un peu de temps, laisse-lui 24 heures.

24 heures, c'est bien.

[le moteur vrombit]

Hé, tu vois ?!

Quand t'es patient, ça marche.

[Tom] Chocolat noir ou au lait ?

- Il n'est pas cassé, alors ? - De quoi ?

- Le livre magique. - Bah non.

Ça casse pas, ça disparaît pas comme ça, la magie.

Pourquoi il y a des gens

- qui disparaissent comme ça ? - Bonne question.

Des chips pour l'apéro.

Et ça pour le moral.

[vendeur] La pizza Cutoni !

La pizza qui sent l'Italie ! Con la mozzarella de la mamma !

"De la mamma". S'il est italien, moi, je suis suédois.

Faut bien becter, connard.

Il est pas italien,

il est vulgaire.

Il est comédien, surtout.

Mon père aussi, il est comédien.

Bientôt à l'Olympia.

"Mamma !"

Mamma, ouais... Cotuni, pizza Cotuni !

Dis-moi, qu'est-ce que tu penses de celle-là ?

"C'est un spectacle écolo, il y aura des bonnes et des mauvaises vannes,

"à vous de faire le tri."

Non... pssst !

On mange quoi ?

Hein ?

Gaby ?

T'es où, t'es caché ?

J'suis là, devant toi.

Hé, oh ?

OK, c'est bon, tu me fais une blague ?

Ça va, t'as gagné.

Sors de là. T'es où ?

Mais ici !

Oh, je sais.

T'as caché un micro, hein ?

- Tu me vois pas ? - Bah, non.

Vraiment ?!

Oui, j'te le dis !

C'est trop fort !

Ah ouais, c'est trop fort.

Je te crois pas,

tu me fais une blague, t'es où ?

Je vais te trouver. Gaby ?

T'es caché où, hein ?

Gaby, on va passer à table !

- Crie pas, je suis à côté. - J'ai entendu un truc.

Moi aussi, oui.

Comment c'est possible, ça ?

[Gaby pousse un cri]

Il y a un problème,

champion ?

Je suis invisible !

C'est à cause de notre secret, j'ai demandé un super pouvoir

mais je sais pas

c'est lequel !

Il faut être plus précis.

Ça va durer toute la vie ?!

Non. C'est arrivé

quand tu t'es douché ?

Reprends une douche

pour annuler le sort.

Oh non, pas encore.

Sinon, tu vas

rester bloqué.

N'hésite pas sur le savon.

Oui, oui.

J'adore. J'adore.

"Je ne veux plus de super pouvoirs."

[Gaby se douche]

Hum... pouh.

- Tu frottes bien, hein ? - Ben, oui !

[thème jazzy à suspense]

Ouais, super !

[Pablo] Tu vois, ce genre de collègues

qui disent : "Je réfléchis à voix haute."

Non, réfléchis, puis parle. Je dis ça, je dis rien.

Tu penses que tout le monde m'entend ou pas, Étienne ?

- Oui, parle plus fort. - Allez.

- Un peu moins. - OK.

Pouh ! Qu'est-ce tu fais là ?

Josette, ça va ? J'ai écrit un truc, tu vas golri.

Oui, tu t'inspires ?

Non, j'attends Étienne.

Tu veux dire ton manager ?

C'est n'importe quoi, toutes ses économies y passent.

On se rattrapera sur la vente des billets.

Déjà que t'arrives pas à remplir ici, alors l'Olympia...

Je dis ça, je dis rien.

Ici, je faisais complet toutes les semaines.

Ah, tu veux parler de ça ?

Quand tu étais le jeune prodige ?

Regarde, la relève est là. Ils sont nombreux et bons.

Vous êtes oufs, c'est le bordel dans vos têtes !

- Mais c'est lui. - Lui, il bosse.

Moi aussi, je me balade pas avec un carnet pour faire joli.

Justement, j'allais chercher du taf.

Bon Olympia.

[elle tchipe]

Laisse-la parler.

On n'y peut rien, le succès, ça fait des jaloux, c'est normal.

Bref, on va tellement tout défoncer à l'Olympia

qu'ils vont tous venir s'excuser.

Ils peuvent pas partager la date sur leurs réseaux sociaux, là ?

J'ai déjà demandé, mais ils veulent pas.

C'est ta faute aussi, tu fais bande à part.

- Tu leur parles plus. - Je peux plus.

Je suis papa à plein temps maintenant.

[Tom] Mange champion, faut prendre des forces pour demain.

Pourquoi tu manges pas, toi ?

J'ai pas faim.

Je mange jamais ce que je cuisine, c'est rarement bon.

T'es triste à cause de moi ?

Hé, tu penses jamais ça, d'accord ?

C'est juste qu'aujourd'hui, j'ai pas envie de sourire.

Mais je suis sûr que ça ira mieux demain.

Bon appétit.

[thème mélancolique]

[voix de Gaby] "Je veux que demain papa 'sourisse' toute la journée."

[Tom] Gaby !

Hum...

Tu m'expliques ?

Je peux savoir

ce que t'as demandé ?

Que tu "sourisses".

Que je "sourie", OK.

Comment je fais avec ce sourire omniprésent ?!

"Omniprésent" ?

Ça signifie "toujours là".

C'est mieux qu'hier.

C'est ça, oui. Go, l'escargot !

On va être

en retard à l'école !

Et ça me fait pas rire !

- Sérieux, toute la journée comme ça. - Oui.

Monsieur ? On s'en va.

Hein ?

Merci.

Oh merde, merde...

Fais chier !

J'ai laissé les clés à l'appart, vous m'attendez ?

Je reviens tout de suite.

Ah, vous la mettez ?

C'est vache ce que vous faites. En plus, elle est à moitié en panne.

Allez, viens vite.

T'as dit plein de gros mots !

Oui, je sais. Et t'as pas intérêt à les redire, sinon, je me fâche.

[thème pop léger]

Tu te fous de ma gueule ?

Pas du tout.

- Tu souris. - Non.

Tu souris pas, là ?!

Non.

- T'as mal ? - Pas du tout.

Il a de la chance que tu sois là, sinon, je lui pétais la gueule.

Ça va ?

Ça va ?

[voix de Gaby] "Je veux voir Captain La Lose en vrai, ça doit être génial !"

Vas-y ! Vas-y, démarre !

Wouh ! Ouh ! Ouh ! Ouh !

[le moteur vrombit]

["Djadja", de Aya Nakamura]

- ♪ Oh, Djadja... ♪ - ♪ Oh, Djadja... ♪

♪ J'suis pas ta catin, Djadja, genre, en catchana baby, tu dead ça ♪

[ensemble] ♪ Tu penses à moi, J'pense à m'faire de l'argent ♪

♪ J'suis pas ta daronne ♪

♪ J'te fais pas la morale ♪

Tu parles sur moi, y'a R

♪ Crache encore, y'a R ♪

♪ Tu voulais m'avoir ♪

♪ Tu savais pas comment faire ♪

♪ Tu jouais un rôle Tu finiras aux enfers ♪

♪ "T'façon, Nakamura, Je l'ai couchée" ♪

♪ Le jour où on se croise faut pas Tchouffer ♪

♪ Putain, mais tu déconnes, c'est pas comme ça qu'on fait les choses ♪

[Tom chante] ♪ Oh, Gaby ! ♪

[la voiture cale]

C'est quoi, ça ?

[il essaie de redémarrer]

Je vais encore être en retard à l'école !

Allez, messieurs-dames !

Le grand retour de Tom Blondin

- à l'Olympia ! - Belle journée.

Les gens préfèrent qu'on fasse la gueule.

J'ai adoré ce souhait.

- C'est l'heure de la sortie ! - Quelle heure il est ?

Houlà, 27. J'y vais.

- Oui, oui. Je gère le périmètre, là ! - Ouais !

Tom Blondin... d'accord.

[un enfant] Un par personne. Un par personne. Un par personne.

Bon, c'est pas grave.

Tu viens au parc ?

- Je peux pas, j'attends mon père. - Dommage.

[ballade mélancolique à la guitare]

[une dame crie] À l'aide !

À l'aide ! À l'aide !

Au voleur !

[thème rock]

Aïe !

Hop là !

Prends... ça !

- Voilà, madame ! - Merci !

À votre service.

Désolé champion, j'avais rendez-vous pour du travail.

J'ai couru, j'ai raté le bus, c'était une galère.

- Hé, tu fais une drôle de tête. - J'ai vu Captain La Lose en vrai !

[Tom ] En vrai ?!

Il a rattrapé un voleur qui avait

volé une dame.

Il a sauté

sur les voitures !

Attends, t'as vu Captain La Lose en vrai ?!

Houlà, ça va toi, t'as pas de fièvre ?

Il était pas trop musclé, mais génial !

- T'es sûr, "pas trop" ? - Oui.

Hum, hum.

OK, viens, on y va.

Mais tu te rends compte ? Captain La Lose !

Oui.

T'as mal ?

Non, je suis arrivé en courant, j'ai dû me bloquer un truc.

Mais regarde, ça va.

Mamie !

Oui !

Mon Gaby.

On avait rendez-vous ?

Vendredi, c'est parc. Je lui fais la surprise. Pas d'objection ?

Non, tout va bien.

Tiens, ta boisson préférée.

- Merci, mamie. - De rien.

- Une chouquette ? - Non.

Non, il a soif.

Allez viens, mon chou, viens.

[Tom] Voilà, c'est bien !

Restez mobiles ! Mobiles !

[Tom] Charlotte, c'est bien !

Monte sur le porteur.

Adam, va sur le porteur du ballon, muscle ton jeu !

Là !

Là !

Voilà, super, contrôle. Super, ça !

Mais oui, ça, c'est mon fils, ça !

Gaby serait tellement mieux avec moi.

Ça vous laisserait tout le loisir de faire vos petits trucs d'artiste.

Pour que ça marche, il faut se donner les moyens, il faut bosser.

- C'est comme tout dans la vie. - Ben, ouais.

Mon fils va très bien et je gère.

OK ?

Passez-moi la balle, je vous montre un peu.

Gaby, au goal.

Ah, voilà ! Regarde.

- Frappe à la Marc Landers. - C'est quoi, ça ?

Prêt, Gaby ?

Ah !

Mais vous êtes fou !

[Sylvie] Oh, mon Dieu !

Gaby, oh mon lapin, ça va ?!

Restez pas sans rien faire !

[ballade à la guitare]

[Tom] Allez, mange. Elles sont bonnes.

J'en veux pas.

[Tom chuchote] Il veut pas manger.

Tsss... fais voir.

Je suis désolé, champion, j'ai pas fait exprès, j'ai tiré.

Hé, t'es gardien,

tu restes pas les bras ballants.

Quand t'es gardien, faut être solide sur les cuisses, faut être prêt.

Ancré sur ta ligne, t'es mobile. Lucarne gauche, lucarne droite.

Hein ?

Allez, m'en veux pas.

[Tom] Josette m'a demandé de remplacer un mec

au Comic Club, ce soir.

Je vais tester des vannes et annoncer l'Olympia.

Super, c'est bien mon pote.

Le seul hic, c'est Gaby. Faut le garder.

Tu crois que Mathilde...

Ma... Ah ben non, on peut pas lui demander ça, elle voudra jamais.

T'as vu comment elle est.

Je vais demander quand même ?

On pouvait pas en parler dans une heure ?

Non, je dois amener Gaby à l'école.

S'il te plaît.

Il va pas t'embêter longtemps.

En plus, Gaby est discret, tu le mets dans un coin, et ça ira.

Hein ?

C'est non.

Si tu veux que je rembourse...

[hoquet]

Que je déménage...

Il faut m'aider, là.

C'est tentant. Mais ce soir, je bosse.

Donc je ne ferai pas garderie.

[Mathilde] Voilà.

Elle sera pour moi, bon.

[valse]

T'es amoureuse d'Étienne ?

Oh oui.

Tu te rends compte ? Je pouvais avoir qui je voulais,

mais mon cœur l'a choisi, lui.

Entre nous, j'aurais préféré un mannequin.

Ou un chef étoilé.

Ou...

Ou un espion.

Ça fait craquer les filles, les espions.

- Comme James Bond ? - Tu le connais ?

- Maman disait qu'il était parfait. - C'est bien ça.

Il est beau, courageux bien habillé, il transpire jamais.

Et a priori, il embrasse bien.

[quelqu'un entre]

Hum, ça sent bon les crêpes, là.

Sers-toi, je vais me coucher.

Je suis claquée.

J'étais debout à 6 heures.

- 6 heures ? Waouh, c'est tôt. - Un peu.

- Après, on est fatigué. - Eh oui.

Ça s'est bien passé ?

Ouais, cool.

C'est pas un "cool" qui sent si bon que nos crêpes.

- Bisou mon Gaby, bonne nuit, chéri. - Bonne nuit.

- Salut. - Bonne nuit.

Je peux ?

Alors, vous vous êtes bien amusés ?

Comment on sait

- si on est amoureux ? - OK, direct, sans détours. Pas de...

Écoute, on ne le sait pas, on le ressent.

On pense tout le temps à l'autre, il nous manque.

Et ce qui est génial, c'est quand c'est réciproque.

Et ça arrive quand, ça ?

Ça, c'est la magie de l'amour.

Comment je dois faire pour que ça arrive ?

Déjà, faut que la personne le veuille autant que toi.

On force pas les gens.

Comment t'as su que maman t'aimait ?

Quand j'ai rencontré ta mère, j'étais un débutant dans l'amour.

J'arrivais pas à lui dire à quel point elle était belle.

À quel point elle était incroyable.

Et un jour, elle s'est mise face à moi,

elle m'a pris les mains,

elle m'a regardé droit dans les yeux, elle m'a souri.

[il chuchote] Et elle m'a embrassé.

Et j'ai ressenti

plein de petites fourmis comme ça, partout dans le corps.

Là, j'ai su que je l'aimais fort.

Pourquoi t'es parti ?

Allez, on va dormir.

Je termine ma crêpe.

Les dents d'abord.

[voix de Gaby] "Je veux être un espion comme James Bond !"

Je peux savoir ce que t'as raconté à Gaby, hier soir ?

- Alors, bonjour, déjà. - Oui.

Et je sais pas, on a parlé d'Étienne.

Oui, mais de quoi exactement ?

Je sais pas. On a parlé d'Étienne, de crêpes, de James Bond.

Voilà, aussi, là...

Oh, il t'arrive quoi, là ?

- T'as foiré ta scène hier, c'est ça ? - Non, j'ai cartonné.

- Avec mes anciennes vannes. - Tu n'y allais pas pour tester ?

Oui, mais j'ai pas le temps de bosser comme j'ai envie.

- Mais tu fous rien de tes journées. - Je fous rien, moi ?

Je cherche un taf et je fais tout pour redonner le sourire à mon fils.

- Et ça marche. - Tu fais comment ?

Je lui ai dit que "Le Petit Prince" était un livre magique.

Je réalise les rêves qu'il écrit dedans, sauf que là, à cause de toi,

son dernier rêve est irréalisable.

[Tom chuchote] Comment je fais ?!

C'est quoi, ces conneries ?

"Ces conneries" ?

Ces conneries lui font oublier que sa mère est décédée.

Et comment il va réagir quand il va découvrir que c'est du vent ?

- Tu comprends rien. - Réfléchis.

Il a besoin d'un père,

pas d'un affabulateur.

OK, viens voir. Viens.

Il fait plus aucun cauchemar.

Ça le rend heureux, je te dis.

Fais le taf pour une fois dans ta vie. Et grandis, bon sang !

[instituteur] Allez, on se prépare, les enfants.

On ne perd pas de temps, s'il vous plaît.

Allez Gabriel, en tenue hop, hop, hop, là.

Mon père a oublié mes affaires.

Quelqu'un prête un slip et un bonnet à Gabriel ?

[ensemble] Non.

Il a qu'à y aller nu.

Très drôle, Jules.

Gabriel, tu connais la règle,

si on n'a pas ses affaires...

[ensemble] On reste dans le vestiaire !

Tu nous attends.

Allez, on y va. On met les slips, les bonnets, on se prépare.

T'as pas ton bonnet, toi non plus ?

[téléphone]

Allô ?

[voix trafiquée] Ton nom de code est : Diplodocus.

Ta mission est de sauver le monde. Prêt ?

- Je suis vraiment espion ? - Affirmatif.

Ouvre le casier 523 en tapant ton jour

et ton mois de naissance.

Tu trouveras ta tenue.

Ainsi qu'une paire de lunettes qu'il ne faut jamais quitter.

Range ton téléphone

et mets les AirPods pour garder le contact.

C'est trop fort...

Ta mission doit être accomplie avant la fin du cours.

Ouvre l'enveloppe.

C'est une œuvre d'art

exposée dans un musée sécurisé.

Tu trouveras une clé USB sur le nounours.

Tu dois la récupérer

avant les méchants.

Cette clé USB

contient des informations secrètes qui protègent l'humanité.

As-tu des questions, Diplodocus ?

J'ai pas le droit de sortir et je sais pas comment aller au musée.

Une voiture est garée devant la piscine, elle t'y conduira.

Tu as un ticket dans ta poche...

- Gauche. - Gauche.

Il te reste exactement 50 minutes.

Acceptes-tu la mission ?

Sors sans être vu.

[thème funky à suspense]

Un, deux, trois !

Allez, vas-y.

Hé, il sort, il sort !

Bah oui, je vois.

Ah mais, oui.

[chauffeur] Bonjour.

Bonjour.

Diplodocus ?

- Oui, c'est ça. - Bien.

Direction : musée d'art contemporain.

[chauffeur] Tu veux écouter la radio ?

Il te parle de façon codée.

Réponds : "Non merci, le chemin le plus court, s'il vous plaît."

Non merci, le chemin le plus court, s'il vous plaît.

OK.

Étienne, rapproche-toi, je capte pas, là !

C'est une zone 30, on va se faire repérer !

C'est mon fils.

Accroche-toi.

Bonjour, monsieur.

Votre ticket.

Merci beaucoup.

L'heure tourne, Diplodocus. Trouve ta cible.

Hé, toi !

Arrêtez ce gamin !

[thème rock]

Sortie principale,

1,30 m, costume noir.

Arrêtez-le !

C'est bon, il est sorti.

J'envoie les trottinettes.

La prochaine à droite !

Il est où ?

Tu es bien parti, fonce !

Prends l'escalier,

et va vers le métro, à gauche.

Trop fort, mon fils.

Ton contact, Roxanne, t'attend avec sa moto.

Code : Petit Prince est dans la place.

Si ton contact

ne dit pas cette phrase,

- ne donne pas la clé, OK ? - Oui.

- Super, une trottinette ! - Non.

Non, non, pose cette trottinette !

Étienne, vas-y, fonce !

- Je fais demi-tour ici ? - Vas-y !

Accroche-toi !

[klaxons]

Youhou... Ouh ! Ouais !

[téléphone]

C'est Sylvie !

- Je réponds ? - Oui !

S'ils se sont aperçus que le petit n'était plus à la piscine,

on est grillés !

- Allô, bonjour. - Passez-moi Tom !

Désolé Sylvie, c'est Étienne qui joue avec mon téléphone.

Est-ce que j'ai vu Gaby,

seul sur une trottinette, sans casque,

ou j'ai halluciné ?

Sylvie, voyons ! Gaby est à la piscine avec sa classe.

- Putain ! Je vous laisse. - Pardon ?

Allô... ?

Avance, je le vois plus !

Le camion bloque la rue !

Merde !

[thème funky]

Gaby !

- Diplodocus ? - Oui.

T'as la clé ?

Oui. Mais donnez-moi le code.

Petit Prince est dans la place.

On a 7 minutes pour la piscine.

- T'aimes la vitesse ? - Ouais !

Alors ?

J'espère que Roxanne va y aller mollo.

[thème rock]

Allez, les enfants, on ne perd pas de temps. Un enfant par cabine.

Vous vous changez et on file à l'école pour le cours d'histoire.

Dépêche-toi. Un enfant par cabine.

Ça va ? C'est quoi, ces lunettes ?

Oh !

Je t'expliquerai plus tard, chut.

Allez hop, hop, hop !

Merci mon pote, je pensais pas qu'on y arriverait, là.

Merci à toi, je me suis bien amusé.

Super, merci pour les autres.

Tu lui fais du bien à ton gamin, tu mets de la magie dans sa vie.

Tu es un père exceptionnel.

Oui, mais je l'ai mis en danger.

Oui, il y a un moment où on a été un peu dépassés,

sinon, tout était sous contrôle.

Comme quoi, c'est utile d'avoir des potes comédiens désœuvrés.

- Oh, j'ai faim. - Comme d'hab.

- Vous tombez bien, vous. - Ouais.

J'ai pas compris le message.

Je vais vous faire voir.

Bon, alors, déjà :

le faisceau électrique est coupé au niveau de la colonne de direction.

L'embrayage, entièrement à refaire.

Et au niveau moteur, il y a des fuites partout.

Là, elle ne va pas redémarrer.

Je commande les pièces ?

Ça va chercher dans les combien, l'embrayage, le moteur... ?

Au moins, moi, je dirais 8 000.

8 000 ?

Eh ouais. Si vous les avez pas, il faut m'enlever le véhicule d'ici.

C'est 12 euros par jour, en plus des frais de gardiennage.

- Il n'y a pas une autre solution ? - Non... vendez-la.

Et à part ça ?

Eh ben, je sais pas, moi.

Je suis sorti du musée, et là, j'ai pris une trottinette,

j'ai semé les méchants !

C'était incroyable ! Mais faut en parler à personne.

Pourquoi ?

Ils seraient tous hallucinés.

- S'il te plaît, ne dis rien. - Bon, d'accord.

Pourquoi t'as rayé

ce rêve ?

Celui-là.

Parce que je voulais pas que ce soit grâce à la magie.

- Mais la magie n'existe pas. - Bien sûr que si.

Sinon rien ne serait arrivé.

C'est peut-être ton père.

- N'importe quoi, ça se peut pas. - Pourquoi ?

C'est bien lui qui a inventé le livre magique, non ?

Tu sais où il était à chaque fois qu'un de tes rêves se réalisait ?

Si c'est mon père,

ça veut dire qu'il m'a menti.

Attends.

J'ai une idée, viens.

On va le piéger.

Hé ? Qu'est-ce que tu fais ? Tu as l'air fâchée.

Je plie mes culottes, voilà ce que je fais !

Putain ! Je me tire ! Je me barre d'ici ! Putain, putain.

Dix ans d'économies

dans vos conneries !

Non mais l'Olympia, sérieusement ! Pourquoi pas le Parc des Princes ?!

Mais bébé, on va remplir la salle, on va faire du bénéf.

Mais non, vous n'allez rien du tout, rien du tout, réveille-toi.

Il y a dix ans,

vos envies de succès, c'était presque mignon.

Il y a 5 ans, c'était borderline, mais là... là... là... oooh !

Et tu suis ton pote dans ses plans foireux !

Non, c'était mon idée.

L'Olympia, c'était mon idée.

Nanou, ne fais pas ça. S'il te plaît, s'il te plaît.

- On peut parler. - Trop tard !

C'était avant qu'il fallait parler !

Tu parles d'investissement, mais t'es incapable de te projeter !

Ça te dit l'Italien ?

Incapable de... dans ton putain de cerveau de gamin à la con !

[Tom] Excellentes ces petites pâtes.

Hum...

T'as rien mangé.

Tu as eu une dure journée ?

Hum ?

Moi, j'ai eu une journée extraordinaire.

On peut rentrer maintenant ?

Tu veux pas partager un tiramisu ?

Non.

OK.

Excusez-moi, l'addition s'il vous plaît.

Per favore !

- [il claque la porte] - [Tom] Hé ? Oh ! Oh !

Il a pas dit un mot de tout le resto. Incroyable.

Avec la journée de dingue

qu'il a passée.

Ouh là, ça va pas, toi.

Elle est partie.

Attends, je vais l'appeler.

Non, laisse tomber.

J'aurais jamais dû utiliser sa thune, c'était son rêve.

Elle était folle de rage.

Et moi, je voulais... Je voulais lui rendre les 25 000 euros,

mais là, c'est mort, on ne pourra jamais se refaire sur les ventes.

Surveille Gaby, je reviens.

Ouais.

[voix de Charlotte] Demande-lui que le contrôle

soit annulé,

qu'on ait récré toute l'après-midi, qu'on fasse une bataille d'eau et...

[voix de Gaby] Que le Président arrive en hélicoptère à l'école

et chante du rap !

[voix de Charlotte] Trop bien, il n'y arrivera jamais, ça, ton père.

Je vous écoute.

J'ai pas les moyens pour la réparer.

J'ai checké vite fait, ce modèle-là, c'est 35 000.

Pas les modèles de 71,

et pas de cette couleur, en plus.

22, en cash.

25.

20.

Je déteste les clients qui essaient de négocier.

C'est à prendre ou à laisser.

[conversation dans la pièce à côté]

[Étienne] Je sens que je suis passé à côté de ma vie.

Je ne sais plus quoi faire.

[il chuchote] C'est quoi, ça ?

Oh, la vache. Où est-ce que tu as eu tout ce fric ?

J'ai vendu la Triumph.

- Oh... - Hein, t'as quoi ?

Pourquoi t'as fait ça ?

On va jamais se rembourser

avec l'Olympia, tu l'as vu.

Je l'ai pas vraiment vendue, je l'ai mise en gage.

J'ai pas les moyens de la garder, de toute façon.

L'essentiel, c'est que Mathilde revienne.

Voilà.

Merci mon pote. Ça me touche beaucoup.

Mais je sais pas si ça va marcher.

Et puis, t'as pensé à Gaby ? C'est sa voiture.

Je vais lui dire qu'elle est en réparation, c'est tout.

On a merdé, hein ?

On a merdé, oui.

[Gaby] Je le déteste !

[il chuchote] Je le déteste !

[quelqu'un entre]

[thème mélancolique]

[il souffle]

[thème funky]

- Ça va ? - Hum.

T'en prends soin, j'ai un show dans un EHPAD ce week-end.

Ouais, t'inquiète. Merci, mon pote. Tu me sauves la vie.

Tu m'as mis un masque de beau gosse ?

[Étienne] Moi, je serai garé devant l'école.

Tu remontes l'entrée principale, une fois dedans, tu prends à droite

pour accéder au toit.

Oh, j'ai le vertige !

Je sais, justement,

tu feras attention parce que c'est hyper dangereux.

De toute manière,

c'est la seule solution.

Tu as de quoi te camoufler ?

Bah, oui.

Mais Tom, tu rentreras jamais dans ce carton.

Houlà...

[interphone]

Bonjour.

Bonjour, rectorat de Paris, je dois contrôler les détecteurs incendie.

Personne ne m'en a informée.

Si on vous informe avant,

c'est plus un contrôle inopiné.

Alors pouvez-vous m'ouvrir, s'il vous plaît ?

J'ai pas mal d'écoles à visiter.

- [téléphone] - Pardon. Allô ?

Ici la restauration scolaire, c'est au sujet de la grève des cantinières.

La grève ?! Qu'est-ce qu'ils ont tous ?

J'y vais, je connais le chemin. Merci.

Quelle grève ?

Je ne comprends pas, il n'y a pas eu de préavis.

[thème électro pop]

[alarme incendie]

Calmez-vous, s'il vous plaît !

Un peu de calme.

[sirène des pompiers]

Il est trop fort, ton père.

C'est pas un exercice !

En rang par deux dans le couloir.

Vite, vite !

Oh ! Là, là, là, là !

Oh, j'ai le vertige.

Il y a quelqu'un sur le toit, là !

OK. Contrôle d'histoire annulé.

Maintenant, bataille d'eau géante.

Tout va bien, les pompiers vont s'en occuper, calmez-vous.

OK, super.

Étienne ? Hélico Président dans 5 minutes.

OK. C'est parti.

Merci beaucoup.

Désolé, désolé.

[les enfants rient et crient]

L'hélico, rap, et on est bon.

[rap]

[voix d'Emmanuel Macron] Vive la République, vive la France.

Vive la République, vive vive vive la France.

Nous avons à construire le monde que notre jeunesse mérite.

Nous avons à construire le monde que notre jeunesse mérite.

- On rentre en classe. - Vive la République, vive la France.

[Charlotte] Génial, on a réussi.

- C'est mon père. - Retournez en classe.

Allez.

Regarde.

Hé, bonjour les enfants !

T'es qu'un menteur ! T'as vendu la voiture de maman !

Attends...

Je vais t'expliquer...

J'te déteste !

[sirène de police]

Gaby...

Je réalise les rêves de mon fils.

C'est super. Allez-y, continuez. J'adore, vous me faites ma journée.

Je suis un humoriste, j'ai pas une thune, je squatte chez lui.

J'ai un 3 pièces, ça me va.

- Mais non ? - Si, si.

On se dépanne.

Ça peut paraître fou,

mais il rêvait de voir le Président rapper dans un hélicoptère.

Bien sûr, c'est bien connu, il a un flow de malade.

C'est le seul moyen que j'ai trouvé pour me rapprocher de mon fils.

Oh putain, il va me faire chialer, ce con.

Ah, c'est trop tôt pour pleurer ? Désolé, j'ai pas l'habitude.

- Illiès ? - Oui ?

Test salivaire multi-drogues.

Pour les deux.

Tout de suite, chef.

- Merci, c'est gentil. - Ça me fait plaisir.

- Hé, j'ai droit à un coup de fil ! - Aux États-Unis, oui, pas en France.

Qui va aller chercher mon fils à l'école ?

Fallait y penser avant, grand prince.

Hé, doucement ! Vous serez responsable de ça !

Il est où, là ?!

Il est parti.

Une minute, pas plus.

[Illiès chuchote] Je vous ai vu sur scène, j'adore.

- Merci. - Merci monsieur, merci.

Oui Sylvie, c'est Tom. Il faut que je vous dise un truc...

Comment vous savez ?

Elle a raccroché.

[Illiès chuchote] On fait un selfie ?

[sirènes de police]

Mon lapin, je dois parler à ton délinquant de père,

- tu restes avec le monsieur ? - "Étienne".

Je suis désolé, je...

En tout cas, merci de nous avoir sortis d'ici.

Je veux pas d'argent.

Tant mieux.

C'est une convocation.

Gaby est d'accord, je demande sa garde.

- Non... - Il m'a tout raconté.

Les mensonges, le livre...

Et pire, la voiture de ma fille. Vous n'avez pas honte ?

Je peux tout expliquer : l'Olympia, Mathilde... je vais la récupérer.

J'espérais comprendre pourquoi ma fille vous aimait tant,

mais je sentais que rien de bon ne sortirait de tout ça.

On se revoit devant le juge. Gaby ?

Gaby, c'est pas ce que tu crois...

C'est une phrase de menteur !

- Qui t'a dit ça ? - Maman !

- Je viens bientôt te chercher ! - J'ai pas envie !

Je sais, j'ai merdé ! Je te demande pardon. On a bien rigolé quand même.

Je veux plus jamais te voir ! Plus jamais !

Laisse-moi une chance, champion.

Elle me manque, maman.

Vos cigarettes.

À moi aussi.

Je viens d'arrêter.

Je prends le briquet juste, merci.

[thème mélancolique]

Je suis désolé mon pote, j'ai fait n'importe quoi.

Faut que je récupère mon fils, il me manque.

Mathilde aussi.

Elle veut même plus m'adresser la parole, tu vois, alors.

- [il se gifle] - OK.

Etape 1 : je trouve un job à plein temps pour me faire des sous.

Etape 2 : Mathilde,

c'est une femme amoureuse.

Elle s'est sentie trahie,

mais elle résistera pas à une preuve d'amour.

Comme dans les films.

Oui, mais je suis pas Hugh Grant non plus, tu vois ?

Oui, pas Hugh Grant, mais à quelques détails près, ça passe franchement.

On va pas se mentir, tu l'as pas attirée avec ton physique.

- Après, je... - Étape 3...

Faut vraiment que je récupère Gaby.

[chanson rock]

Perque la pizza di buffala. La quattro fromagi. La margherita.

Et voilà ! Les œufs brouillés de monsieur.

Merci, mamie.

Picasso !

- Je vais vous prendre une permanente ! - [ils rient]

Suivez-moi.

Mathilde, vous vous occupez de monsieur ?

- Non, mais c'est que... enfin. - Un problème ?

- Aucun madame. - Bien.

Vous pouvez passer à la coupe, madame Mercer.

- Un problème ? - Aucun madame.

- Tu me fais juste un soin, hein ? - Oui, bien sûr.

- On est à l'aise, là. - Hum...

J'aime bien.

- Tu lui manques. - Arrête.

Dix ans d'économies, sans m'en parler.

Il voulait bien faire.

Vous allez bien ensemble.

Laissez pas les bêtises d'un gamin vous séparer.

- Aucun rapport avec Gaby. - Je parlais de moi.

En effet, tout ça est de ta faute.

Je suis désolé. Sincèrement, pardon.

- Tom ? - Hum ?

Moi aussi, je suis désolée.

C'est fini, là ?

- Hum, hum. - C'est rapide.

Allez.

- Compte jusqu'à 3. - Pour un shampoing ?

Un...

Deux...

OK.

C'est mérité.

C'est dégueulasse, hein ? Mais c'est mérité.

- Tu veux un bonnet ? - Je t'en supplie.

J'en ai pas.

C'est là.

- Quoi ? - Vas-y.

C'est quoi, ça ?

La moitié de ton rêve.

Le temps que t'aies de quoi t'offrir un vrai salon.

On n'a pas chômé, hein.

Pour le nom, on hésite.

On pensait à...

C'est toujours bien

d'être positif.

On sait jamais,

si tu veux t'ouvrir au marché international.

Et ça...

Tu me manques.

Ça te dit

qu'on reparte à zéro, toi et moi ?

On oublie tout. Et puis, on se dit tout.

Oui.

[thème romantique]

T'es relou. Des années après, tu me fais encore craquer avec ta tête, là.

Bon. C'en est où votre Olympia, alors ?

On essaye de se faire rembourser, je cherche un taf plus sûr.

OK, en tout cas,

c'est super.

Ça te plaît ?

Oh ! Là, là...

"Enjoy".

Ah ! Là, là.

Mais c'est pas confort du tout, ça.

Hein ?

C'est de la récup' ?

Il y en a, oui. Oui oui.

C'est vintage, quoi.

"Vintage" ?

J'adore.

J'adore !

C'est un peu cracra, mais j'adore.

Pardon, Thomas Blondin travaille ici, non ?

La jolie volaille, là.

- Ça ? - Eh oui.

♪ J'suis un poulet fermier élevé en liberté. ♪

- Merci. - Bonne journée.

♪ J'suis un poulet fermier élevé en liberté. ♪

Tom ?

- Tom ? - Hein ?

- C'est votre métier, poulet ? - Moquez-vous.

Gaby a disparu. J'ai essayé de vous joindre.

Ah, mon Dieu.

Il est pas à l'école ?

Je l'ai laissé devant, il n'est pas rentré.

- Il doit être avec sa copine. - Il a 8 ans.

Charlotte, sa copine de classe.

C'est atroce, j'étais sûre qu'il était avec vous !

On va le retrouver.

[Tom] Il a dû laisser un indice.

- Le livre. - Quel livre ?

"Le Petit Prince".

Je sais pas où il est...

- C'est pour ça qu'on cherche. - D'accord.

Je sais pas...

Je sais pas où il l'a mis, je sais pas où il l'a mis !

Ah !

Voilà.

[voix de Gaby] "Je voudrais revoir ma maman."

Oh, mon pauvre chéri.

J'essaie d'être un grand garçon comme tu me l'as appris,

mais c'est pas facile, tu me manques trop.

T'es la meilleure maman de l'univers,

je t'aimerai toujours.

Il va veiller sur toi.

Sylvie, attendez.

Vous pouvez l'emmener au Comic Club, demain ?

C'est tout ce qu'il vous reste, mais c'est mon fils aussi.

Oh mon lapin, j'ai eu si peur. Oh, je suis soulagée.

Comment t'es arrivé jusqu'ici ?

J'ai pris un taxi avec les 20 euros que m'a donnés Mathilde.

Je voulais parler à maman.

Oui, je comprends.

Tu nous manques beaucoup, ma chérie.

Et tu as un petit garçon...

incroyable.

Il te ressemble tellement.

[thème mélancolique]

Pourquoi on est là ?

Je suis comme toi, mon lapin, j'en sais rien du tout.

Merci.

Salut, champion.

Je sais que tu m'en veux encore, mais je voulais te montrer quelque chose,

si t'es d'accord.

Allez-y, installez-vous.

["George and Mary", de Lilian Renaud]

Là, il marche tout seul, allez.

[elles rient]

On espère que tu reviendras bientôt.

On souffle les bougies ?

Encore, encore ! Oui !

Bisous papa !

[Gaby répète] Bisous papa.

Tu pleures ?

Non, c'est à cause du vent.

Je te demande pardon.

J'étais trop jeune quand t'es né.

Et trop obsédé par ma carrière.

Alors que ma plus belle réussite, elle était là, juste sous mes yeux.

J'ai pas été un bon papa,

mais ça va changer.

Si tu me laisses une dernière chance.

Je serai le meilleur papa du monde,

je ne te mentirai plus.

Je veux juste que tu rentres à la maison,

enfin, chez Étienne et Mathilde.

Mais tu m'avais promis...

Justement, j'attends la réponse

pour un appartement.

Fini la scène.

Fini l'avenir incertain.

[applaudissements]

[Jeanne] Merci beaucoup, on finit ce spectacle

avec le gagnant de la boîte à idées.

Gabriel, à toi de jouer.

T'inquiète pas, ça va être super.

[applaudissements]

Vas-y, champion !

[piano]

Vous êtes prêts ?

[ensemble] Ouais !

[mélodie mélancolique]

Mathilde, c'est à toi !

[applaudissements]

[Gaby] Étienne... !

Lumières !

[ensemble] Ouais !

Mesdames et messieurs,

un maximum de bruit pour la maîtresse de cérémonie,

l'exceptionnelle, l'unique...

Josette !

[applaudissements]

Mais non !

Bonsoir Paris, bonsoir ! Est-ce que vous êtes chauds, ce soir ?!

[ensemble] Oui !

Un maximum de bruit pour celui pour lequel on est là ce soir !

Hum...

Vous êtes prêts ?

Maintenant !

Tom Blondin !

Je peux pas faire ça.

Vous allez encore vous débiner ?

Tu vas monter sur scène

et tu vas envoyer du lourd.

Mon petit-fils a tout organisé et tu as du talent.

Et moi aussi, j'ai envie de rire un bon coup !

Mon dernier souhait !

[ensemble] Allez ! Allez ! Allez !

Allez ! Allez ! Allez !

[il chuchote] Qu'est-ce t'as fait ?

- Josette... - Hum...

Ah...

Merci.

Bienvenue à l'Olympia !

J'ai une très bonne nouvelle,

je suis papa depuis deux mois.

[ensemble] Ouh...

Mon fils a 8 ans.

[rires]

Pas besoin d'être bon en maths pour comprendre que j'ai loupé un truc.

C'est pas facile d'être père, c'est pas facile.

Déjà, à la naissance, j'ai dû couper le cordon ombilical.

Heureusement que la sage-femme m'a arrêté, j'allais le circoncire.

Vraiment, j'allais lui voler son petit prépuce.

Si on m'avait dit qu'avoir un enfant, ça pouvait booster une carrière,

j'aurais fait des triplés.

Regarde.

[Tom] Avec la même femme.

[Étienne] Tu vois ce que je te disais, regarde, ils se marrent.

[Josette] Il va peut-être commencer à me faire rire.

Josette, merci pour l'Olympia.

J'ai juste décalé de six mois. Maintenant, c'est à vous de jouer.

Au pire, on fera une soirée Comic Club avec tous les artistes.

Et Tom, bien sûr.

Merci.

Mon manager, Étienne.

Il me dit tout le temps : "Tom, t'as plein de qualités", et c'est vrai.

Mais ce que je préfère chez moi,

c'est mon fils.

[ensemble] Oh...

Merci à tous. Merci.

[thème pop rock]

Bravo !

[il siffle]

Attendez quand même, un petit mot pour la régie. Bravo la régie !

À nous la vie d'artiste, à nous la vie de saltimbanque !

Merci.

Merci d'avoir racheté ma voiture, t'es le meilleur.

Je sais.

OK, on a dit : plus de mensonges.

Je l'ai empruntée, je la rachèterai quand j'aurai les moyens.

D'accord ?

Quand j'aurai 50 ans alors.

N'essaie pas d'être plus drôle que papa.

Prêt à découvrir le nouvel appart ?

Vas-y papa, fonce !

C'est parti !

♪ Oh, Djaja, y a pas moyen, Djaja ♪

♪ J'suis pas ta catin, Djadja ♪

♪ Genre en catchana baby, tu dead ça ♪

♪ Oh Djadja, y a pas moyen, Djadja ♪

♪ J'suis pas ta catin, Djadja, genre en catchana baby, tu dead ça ♪

♪ Tu penses à moi, j'pense à faire de l'argent ♪

♪ J'suis pas ta daronne, j'te ferai pas la morale ♪

♪Tu parles sur moi, y'a R Crache encore, y'a R ♪

♪ Tu voulais m'avoir, tu savais pas comment faire ♪

♪ Tu jouais un rôle, tu finiras aux enfers ♪

♪ "T'façon, Nakamura, je l'ai couchée" ♪

♪ Le jour où on se croise, faut pas tchouffer ♪

♪ Tu jouais le grand frère pour me salir ♪

♪ Tu cherches des problèmes sans faire exprès ♪

♪ Putain, mais tu déconnes C'est pas comme ça qu'on fait les choses ♪

♪ Putain, mais tu déconnes C'est pas comme ça qu'on fait les choses ♪

♪ Putain, mais tu déconnes C'est pas comme ça qu'on fait les choses ♪

♪ Oh Djadja, y a pas moyen, Djadja, j'suis pas ta catin, Djadja ♪

♪ Genre en catchana baby, tu dead ça ♪

♪ Oh, Djadja, y a pas moyen Djaja, j'suis pas ta catin, Djadja ♪

♪ Genre en catchana baby, tu dead ça ♪

♪ Oh Djadja, y a pas moyen, Djadja, j'suis pas ta catin, Djadja, ♪

♪ genre en catchana baby, tu dead ça ♪

♪ Oh Djadja, y a pas moyen, Djadja, j'suis pas ta catin, Djadja, ♪

♪ Genre en catchana baby, tu dead ça ♪

♪ Oh Djadja J'suis pas ta catin Djadja, non ♪

♪ Y a pas moyen, ouais, en catchana baby, tu dead ça ♪

♪ Oh Djadja, j'suis pas ta catin, Djadja ♪

♪ Y a pas moyen Djadja, ouais, ♪

♪ en catchana baby, tu dead ça, d'après toi ♪

♪ En catchana baby, tu dead ça. En catchana baby ♪

♪ En catchana baby, tu dead ça, en catchana baby ♪

♪ Oh Djaja, oh Djaja ♪

♪ Oh, Djadja ♪

[thème pop rock]

Sous-titrage : Emmanuelle LG pour Tri Track

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