All language subtitles for Rain Man_1988_vf

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English Download
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish Download
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

Sous -titrage MFP.

C 'est parti.

Sous -titrage Société Radio -Canada

Ça fait trois fois ?

Bravo, on avance à grands pas, 4 voitures recalées, 3 fois de jacques

fait 12 bits, vous êtes quoi, un mécano ou un ingénieur à la NASA ? Écoutez, je

vous ai dit que je n 'avais jamais importé de Lamborghini de ce modèle et

'avez affirmé que pour les délais de livraison, il n 'y avait aucun problème.

Non, monsieur, non, pas la peine de dire ça, c 'est pas ce que j 'ai envie d

'entendre. Non, monsieur, je vous assure que ce ne sera pas nécessaire.

Oui, je vais expliquer ça à mon banquier, c 'est un mec sympa, il

sûrement, je suis dans le rouge de 200 000 dollars, 1000, vous voyez, avec 3

zéros, j 'ai mis tout mon fric dans ces bagnoles et si je ne récupère pas cet

argent, je mets la clé sous la porte, je suis fini, foutu,

Vous devez comprendre dans quelle situation on se retrouve. Vos problèmes,

'en fous. J 'ai les mâchoires des requins qui claquent sur mes talons. Il

dix jours, ils ont failli bouffer mon affaire et ma voiture avec.

Une caution, il faut un fouet et un tabouret pour les tenir en respect. Je

que le délai de livraison est passé depuis longtemps.

C 'est un enfoiré de bureaucrate.

La pollution asphyxie toute la planète et eux, ils vont tout régler en

nos quatre malheureuses voitures de rouler ? Oui, naturellement, bien sûr.

Ma bite automobile.

Vous avez essayé de l 'empresser là -bas ? Combien ça gagne un mec qui travaille

à l 'environnement ? Je suis sûrement touché de moi -même.

C 'est pour le prêt.

S 'il n 'a pas l 'argent à 5h30, il vient ici, il fait saisir toutes les

voitures. On me demande, je vous rappelle.

Je crois que vous devriez en parler à monsieur.

Dis -lui que tu es très étonné que j 'ai signé le chèque lundi, tu m 'as vu toi

-même le signer et tu l 'as donné à la fille qui ramasse le courrier. C 'est

super important, allez.

Non, je ne peux pas faire ça tant que vous ne lui avez pas parlé en personne.

peut vous rendre quelque part ? Non, il ne va pas tarder.

Il veut que tu le rappelles tout de suite.

Dis -lui que je suis parti au barbade et que je reviens à une heure du matin qu

'il laisse un numéro. Charlie ! Je suis là devant toi, Lenny. Qu 'est -ce qu 'il

y a ? M. Batman annule son option sur sa voiture et il a demandé à M.

Webb de faire la même chose. Ils veulent reprendre leur blé. Ils ont trouvé deux

voitures livrables tout de suite chez Valet Motors.

Dis -lui que j 'ai appelé sur l 'autre ligne, que la protection de l

'environnement a donné son aval, que les papiers arrivent d 'une minute à l

'autre. Tu m 'écoutes, Lenny ? Oui, bien sûr. Est -ce que tu fais attention à ce

que tu dis ? Oui, bien sûr, je fais attention.

Bon, dis -leur aussi que leur féminerie se tourne de 5 000 dollars pour les

reverser de leur patience. Est -ce que c 'est enregistré ? Oui, oui,

Ah, M. Bettman, c 'était M.

Babit sur l 'autre ligne. Oui, les véhicules vont être agréés par la

protection... Je veux dire, c 'est fait. Ils viennent d 'être agréés par la

commission et il ne manque plus qu 'un tampon sur les papiers.

Ce sera fait d 'une minute à l 'autre.

Et pour vous prouver notre reconnaissance, vous avez été très

nous vous faisons une ristourne de 5 000 dollars sur chaque voiture.

Ah oui, vous avez été très aimable.

Nous vous remercions infiniment de... Oui, de votre patient... Non, c 'est

Merci encore.

Prêt pour Panspring ? Avec tous les problèmes, Ponna, tu veux y aller comme

En deux secondes, emballez ces pesées, la fleur est dans le sac.

75 000 dollars de BNF, pas dégueu pour deux coups de téléphone.

Hein ? C 'est pas dégueu du tout.

Tu te souviens où tu peux nous joindre ? C 'est noté.

J 'ai la situation en main.

Je ne voudrais pas te paraître exigeante, mais est -ce qu 'il te serait

de dire, je ne sais pas moi, dix à douze mots avant qu 'on arrive à l 'hôtel ?

Dis -toi que c 'est les préliminaires.

Tu n 'as pas une petite place pour moi dans tes pensées ?

C 'est pas... Je réfléchissais à rien de spécial. Je pensais à des trucs.

Il y a peut -être des trucs auxquels tu penses qu 'on pourrait discuter. Ça nous

ferait un sujet de conversation.

Si je pensais à quelque chose qui mérite le détour, on en parlerait. Mais là, je

réfléchissais. Ça peut embêter tellement que je réfléchisse. J 'en sais rien. J

'avais l 'impression d 'être partie passer quelques jours avec quelqu 'un,

seule. Je suis peut -être idiote. D 'accord. Tu veux discuter ? On va

Ça va ? Je ne veux pas discuter.

C 'est comme si tu me tenais complètement à l 'écart de tout.

C 'est pas vrai. Je veux discuter.

C 'est reparti. Allez, on va quand même pas remettre ça.

Je ne veux pas...

Je me demande pourquoi je supporte tout ça.

Mais tu voulais aller à Palm Springs, et on va à Palm Springs. Oui, mais je ne

voulais pas y aller seule.

Ça fait plus d 'une heure et demie que tu me laisses en garage. Discutons,

discutons. Ce n 'est pas une discussion, tu es toujours en... Oui ? Charlie,

c 'est Lénie.

Ça fait un moment que j 'essaie de te joindre.

Je viens recevoir un coup de fil d 'un certain monsieur Mounais. Tu sais, l

'avocat de mon père.

Il voulait te parler.

Il a dit que tu serais où ? Il m 'a laissé son numéro ? Non, ça va, c 'est

inutile. Il y a autre chose ? Non, c 'est tout.

Si tu as besoin de moi, excuse -moi.

Désolé pour le week -end.

Charlie, le week -end ? On en a déjà parlé, ça faisait très longtemps qu 'on

se parlait plus.

Ma mère est morte, j 'avais deux ans, on est restés plus et moins et on n 'a

jamais réussi à se rendre.

Tu vas à l 'internat ? Oui.

Je viens avec toi.

Tu es gentille, mais ce n 'est pas la peine.

Je veux venir, donc c 'est la peine.

D 'accord.

J 'avais oublié à qui j 'avais appelé.

et le respect que nous lui portions resteront vivants longtemps après son

sur cette terre.

Efforçons -nous de suivre son exemple d 'amour de la vie, de dévouement à sa

famille et de charité envers son prochain.

Et maintenant, parce que nous croyons à la résurrection et en la vie éternelle,

nous te confions, Seigneur, l 'âme de cet ami qui vient de nous.

Je n 'ai plus qu 'à aller le voir pour la lecture du testament et ensuite on s

'en va.

Si tu veux, je vais t 'attendre dans la voiture.

Il faudrait arroser ces rosiers. Ils sont en train de mourir.

Je connaissais la voiture depuis toujours.

Je ne l 'ai conduite qu 'une fois.

C 'est une Bic Roadmaster décapotable, modèle 1949.

Elle n 'était fabriquée qu 'en 8000 exemplaires, 8 cylindres en ligne, arbre

cas monté.

C 'était la première année des boîtes de vitesse automatique d 'Inaflo.

J 'avais bûché la notice.

Tu étais son seul enfant.

Tu es né, il devait avoir 45 ans dans ces eaux -là.

Il s 'était peut -être dit qu 'il n 'aurait jamais de fils. C 'était obligé

'il t 'aime.

Je suis sûre que tu exagères.

Tu étais son enfant, son fils. Vous étiez du même sang.

En tout cas, sur cette photo, il n 'a pas l 'air d 'un homme qui n 'aime pas

fils. Est -ce que tu as regardé cette photo ? Pose -la. Non. Mets -la où elle

était.

Tu veux que je te raconte une histoire ? Je vais t 'en raconter une. Je ne la

veux pas.

C 'est simple. La décapotable dans le garage. C 'était son bébé. Taille ses

rosiers de merde. La buique ? La bagnole.

Défense y toucher une pièce de collection. Il disait, il faut savoir la

respecter. C 'est pas pour les enfants. Je devais avoir 16 ans. J 'étais en

seconde. Et pour une fois, je rapporte à la maison un bulletin où il n 'y avait

pas une note en dessous de 18.

Je vais voir mon père. Je voudrais la voiture ce soir.

Histoire de faire un tour dans la buique avec les copains pour fêter l

'événement. Il dit non.

Je la prends quand même. Je lui tire les clés et je file en douce. Tu as pris la

voiture sans ta permission ? Oui. Pourquoi ?

Pourquoi tu l 'as prise ? Parce que je l 'avais méritée.

Quoi que je fasse, il n 'était jamais content. Il fallait qu 'il trouve à

redire. Tu trouves ça normal ? On arrive sur Columbia Parkway.

Quatre jeunes, on se fait prendre en chasse.

On s 'est tiré dessus ? Pris en chasse.

C 'est quoi pris en chasse ? La police ? Oui, la police.

Je peux continuer ? Il avait dit aux flics qu 'on avait volé sa voiture. Pas

son fils en était servi sans sa permission.

Non, volé.

Les trois autres, leur père est venu les chercher au poste au bout d 'une heure.

Lui, il m 'y a laissé deux jours.

Il t 'a laissé en prison pendant deux jours ? Deux jours.

Est -ce que t 'as eu peur ? Oui, j 'étais mort de trouille.

Je suis parti de la maison et je n 'ai jamais revu.

Charlie, ça fait un an que nous sommes ensemble et c 'est la première fois que

tu me racontes ça.

C 'est bizarre, non ? Je ne comprends pas comment tu peux garder tout ça pour

moi.

Quand j 'étais gosse et que j 'avais peur, Rain Man venait chanter une

pour moi.

Rain quoi ? Rain Man, l 'homme de la pluie, un copain comme ceux qu 'on

quand on est gosse.

Qu 'est -ce qui lui est arrivé ? Rien du tout, j 'ai grandi.

Pas tellement.

Je me souviens aussi du jour où tu as quitté la maison, plein d 'amertume et

rêve de grandeur, si plein de toi -même.

Je me disais que tu avais à peine connu ta mère et que cela expliquait sans

doute ta dureté de cœur.

Ton refus obstiné de me témoigner amour ou respect ou seulement de faire

semblant, je te le pardonne. Mais ton acharnement à ne pas m 'écrire ou me

téléphoner ni à refaire partie de ma vie en quelque manière, que ce soit ma

prélevée d 'un fils, je te souhaite tout ce que j 'ai toujours espéré pour toi,

tout ce qu 'il y a de mieux sur terre.

Je lègue par la présente à mon fils Charles Sanford Babbitt une certaine

décapotable, celle -là même qui, hélas, a provoqué notre séparation. Je lui

lègue aussi le soin de s 'occuper de mes rosiers hybrides primés à de nombreux

concours, puissent -ils lui enseigner l 'aspiration à l 'excellence et le goût

de la perfection.

Pour ce qui est de ma maison et de tous mes autres biens mobiliers et

immobiliers, ils seront placés en dépôt conformément aux dispositions de l 'acte

notarié dressé concurremment à celui -ci. Qu 'est -ce que ça veut dire, à la

dernière partie ? Ça veut dire que la succession, évaluée à plus de 3 millions

de dollars une fois les impôts et tous les frais déduits, sera placée dans un

fonds de dépôt dont le bénéficiaire est la personne mentionnée dans ce document.

Qui, c 'est qui ?

Je ne peux pas vous le dire, hélas.

Cet argent, c 'est vous qui l 'avez endetté ? Non, il y a un administrateur.

'est qui ça ? Comment ça se passe ? Comment ça se passe ? Pardonnez -moi,

'est tout ce que je peux vous révéler.

Désolé, mon garçon, vous êtes déçu et je le comprends.

Déçu ? Je ne vois pas pourquoi je serais déçu. J 'ai eu quatre vieux rosiers,

une voiture de case et le... Je ne sais pas quoi. Comment vous l 'appelez ? Le

bénéficiaire. Oui, le bénéficiaire. Lui, il a trois millions de dollars, mais

les rosiers hybrides, ça, il ne les a pas. C 'est moi, évidemment, qui les ai,

les rosiers.

Évidemment, les rosiers, c 'est pour moi.

Évidemment, la rosée, c 'est moi qui disais... Il n 'y a aucune raison de...

quoi ? De mal le prendre ? De mal le prendre ? Si l 'enfer existe,

mon père est dedans, et je suis sûr qu 'en ce moment, il me voit, et il doit se

fendre la gueule dans son coin.

Sans le fort, David, vous auriez envie d 'être son fils, ne serait -ce que cinq

minutes. Vous avez écouté ce qu 'il y avait dans cette lettre ? Oui, j 'ai

écouté. Et vous ? Non, voulez -vous me la relire ? Je n 'arrive pas à en croire

mes oreilles.

Je me demandais où tu étais.

Comment ça s 'est passé ? Je n 'ai pas été déçu.

Vous désirez monsieur ? Bonjour, voilà, il s 'agit d 'un fond de dépôt, j 'ai du

mal à comprendre certains détails.

Votre tailleur est splendide, c 'est vrai ? Merci.

Mon père s 'appelle Alexandre, s 'il vous plaît.

Ici Walbrock.

Excusez -moi, je suis à Walbrock.

Excusez -moi.

On devrait peut -être pas se promener partout.

Bonne chance à tous les trois.

Vous avez chacun 20 dollars dans votre cagnotte. Et nous commençons. Dans quel

film sorti en 1980, Goldie Hawn se retirait -elle loin de tout ? Lisa. Les

malheurs de Benjamin.

Excusez -moi, je voudrais garder la télévision, s 'il vous plaît.

La résidence présidentielle de Camp David tire son nom du petit -fils d 'un

président, lequel ? Lisa.

Eisenhower. C 'était ça, le petit -fils, c 'était David Eisenhower. 5 dollars de

plus. Lisa mène de 10 dollars.

Autant je dis, que mettaient les corsaires sous leur oreiller ?

Je ne comprends rien à cette histoire. Pourquoi ça doit rester secret ? Le

bénéficiaire, c 'est une ancienne petite amie de mon père. Monsieur Babich, j

'ai connu votre père quand vous aviez deux ans.

L 'année où ma mère est morte.

Je suis administrateur de la succession, mais l 'hôpital ne reçoit pas un sou de

cet argent. Cela ne semble pas très juste. On pourrait peut -être en

'ai accepté cette mission par loyauté envers votre père. C 'est là que ma

loyauté s 'arrête.

Et moi, je n 'y ai pas droit à votre loyauté.

Vous avez l 'impression que vos droits légitimes ont été bafoués par un homme

qui avait du mal à exprimer son affection.

Et si j 'étais à votre place, je crois que j 'aurais la même réaction.

J 'espérais que nous pourrions parler, que vous pourriez m 'expliquer le point

de vue de mon père, m 'aider à comprendre ce qu 'il y a de juste dans

décision, faute de quoi j 'ai des responsabilités, moi aussi.

Et je dois y faire face.

Et s 'il faut se battre, je me battrai.

Excusez -moi, ce n 'est pas votre voiture, c 'est celle de mon ami.

Oui, mon papa me laisse conduire doucement dans l 'allée. Je suis un

conducteur. Vous êtes sûr que c 'est cette voiture que vous avez conduite ?

'y a que 40 kilomètres de plus au compteur depuis que je l 'ai conduite

dernier. Il devrait y avoir plus de 40 kilomètres.

Regardez, il y a mon ami qui revient.

On n 'est que lundi matin.

Je conduis toujours la voiture le samedi, jamais le lundi. Qui est ce type

'est -ce qu 'il fait là ? Je ne sais pas. Il est monté dans la voiture.

Oui, il peut descendre. Je suis un excellent conducteur. Allez, on se

Je ne veux pas qu 'il monte dans la voiture.

Pourquoi tu l 'as laissé monter là -dedans ? Il dit qu 'il a conduit cette

voiture. Papa me laisse conduire tous les samedis dans l 'allée. Avant, les

sièges étaient en cuir marron. Ils sont en rouge maintenant. Ce n 'est pas bon.

C 'est vrai, c 'était marrant, non ? Vous connaissez cette voiture ? Je

cette voiture.

Vous la connaissez d 'où, cette voiture ? Je la connais, c 'est sûr. Buck

Roadmaster 1949, 8 cylindres, arbre à cames en tête. Elle n 'a été fabriquée

'en 8000 exemplaires. Papa me la laisse conduire doucement dans l 'allée, mais

pas le lundi, ça c 'est sûr, pas le lundi. Votre père, c 'est qui ? Jean

Babitte. Qui ? Jean -Paul Babitte ? 1241, avenue des Platins, Cincinnati,

C 'est mon adresse, mais...

Qu 'est -ce que c 'est que ce type ? Votre mère, qui c 'est ? Elle est morte

5 janvier 1965 après une courte étude de maladie.

Attendez une seconde, où vous allez ? Dans 13 minutes, il y a le juge Wapner.

Attendez un peu, j 'ai une question à vous poser.

Je vous parle, vous êtes sourd ? Brunner ! Qui c 'est ce gars -là ? Raymond est

votre frère.

Mon frère ? Je n 'ai pas de frère.

Le tribunal populaire.

Bonjour,

ici Doug Whelan.

Bienvenue au tribunal populaire.

Qu 'est -ce qu 'il a ? Il est fou ? Non. Il est attardé ? Pas exactement. Il n

'est pas fou, il n 'est pas attardé. Il est ici.

C 'est un surdoué autiste.

Je ne sais pas ce que ça veut dire.

Autrefois, les gens comme lui étaient appelés crétins savants. Ils ont un

certain nombre de déficiences et aussi certaines aptitudes. Il en a tardé,

Autiste. En fait, il est très cohérent. Qu 'est -ce que ça veut dire ? Eh bien,

ça signifie qu 'il souffre d 'une déficience qui alterne ses facultés

sensorielles et ses capacités à les exploiter.

Non, non, traduisez -moi ça, ça me passe au -dessus de la tête.

Raymond a des difficultés à communiquer et à assimiler. Il est incapable de s

'exprimer et vraisemblablement de comprendre ses propres émotions d 'une

traditionnelle. Oui.

Et c 'est à ce moment que le chien l 'a mordi.

Je siffle mon chien, il se couche immédiatement.

L 'univers de Raymond est peuplé de dangers, des petites manies, des

'est tout ce qu 'il a pour se protéger. Les rituels, excellent ça.

C 'est sa manière à lui de fonctionner, de dormir, de manger, de s 'avérer mal,

de marcher, de lire, de parler.

À moindre entente, ça sent un train habituel de terrifier.

Il est ici depuis longtemps ? Attendez, je suis arrivé ici en 1960.

Quel âge a -t -il ?

A l 'époque, il avait 18 ou 20 ans.

Vous vous étiez ici longtemps ? C 'était mon premier poste ici. Ça fait 65, 75,

75, je devais avoir presque 3 ans. Vous saviez qu 'il avait un frère ? Vous

saviez que j 'étais son frère ? Vous voulez vous en venir ? Vous me demandez

je veux en venir, bordel ? Personne ne m 'a dit que j 'avais un frère, c 'est

normal ! Qu 'est -ce que vous auriez fait ? J 'en sais rien.

Est -ce qu 'il sait combien mon père lui a laissé ?

Non, la notion d 'argent lui est complètement étrangère.

La notion d 'argent lui est complètement étrangère.

Il vient d 'hériter 3 millions de dollars et la notion d 'argent lui est

complètement étrangère.

Enfoiré de poète.

C 'est pas votre avis ? Sacré papa.

Comment il s 'appelle ? Qui ? Mais qui joue en première base ? Qui ? Le nom du

type qui joue en première base ? Qui ? Qui joue en première dans l 'équipe de

Saint -Louis ? Qui ? Pourquoi tu me demandes ça ? Je ne te demande pas ce qu

dit. Quand il est nerveux, il récite qui est en première base. Le skate d

'Ablotte et Costello. Pourquoi ? C 'est parce que vous êtes en train de toucher

Philippe et ses affaires.

C 'est qui ? Le skate par cœur ? Qui ? C 'est son nom. C 'est comme ça qu 'il s

'appelle. Tu parles de qui ? Ted Klosowski.

Klosowski. C 'est Klosowski. Ted Klosowski.

Bacteur. Première base.

Il était dans l 'équipe des Sinfinettes. Mais ils l 'ont échangé contre Diff, on

dit, en 1957, moyenne de points marqués. Ce qu 'il a comme bouquin, il est

beaucoup, non ? Tout ce qu 'il tombe sous la main, il le lit, il s 'en

Verne, V -R -N, évidemment, ils vont rester là toute la journée.

Berne, c 'est une visite qui n 'était pas prévue. Ce qui est sûr, c 'est que

n 'est pas une visite de week -end. Il a une crise d 'anxiété. Tout va bien, Ray

? L 'anniversaire Raymond avait toute mon affection, papa.

C 'est une visite qui n 'était pas prévue. Il ne faut pas toucher au livre,

dit. Repose ça. Pas toucher au livre.

Tu aimes les pièces de Shakespeare ? Je ne sais pas.

Tu as lu tout ça ? Je ne sais pas. Tu as lu Macbeth ? Je ne sais pas.

Tu as lu Hamlet ? Je ne sais pas.

Tu as lu La nuit des rois ? Arrête de l 'embêter.

Oui. Tu as lu toutes les histoires qu 'il y a dans ce bouquin ?

Et tu ne sais pas si tu as lu le bouquin ? Je ne sais pas. Tu ne sais pas. Vous

devriez le remettre à sa place.

Tu ne sais pas. D 'accord, du calme.

Je ne toucherai à rien d 'autre. T 'inquiète pas.

Ça va, Ray.

Ça va, tout va bien. Mon pote à moi.

Oui, Verne, mon pote à moi.

Mon pote à moi, Verne.

Tout va bien, Ray.

Mon pote à moi. Mon pote à moi.

Tenez.

Tenez, voilà vos cartes. Excusez -moi, je ne savais pas où vous vouliez que je

les mette. Est -ce qu 'on vous a prescrit des médicaments?

Oui, plaisez, c 'est sa manière de vous le montrer.

Pourtant, tout à l 'heure, j 'ai voulu le toucher, il s 'est reculé. Là, ça ne

veut rien dire.

Il ne m 'a jamais touché.

Je suis sûrement la personne la plus proche de lui, il y a neuf ans que je le

connais.

Ça ne lui vient pas.

Si demain je partais sans lui dire au revoir, il ne s 'en apercevrait même

Vous n 'apercevez pas que vous êtes parti?

Je peux me tromper, mais à mon avis, sa préoccupation, ce ne sont pas les gens.

Hé, Ray, dis -moi, tu veux qu 'on aille se balader ? Ray ? Ray ?

Est -ce qu 'il entend quand il est comme ça ? Hé, bonhomme, tu amènes ton frère

voir tes canards ? Évidemment, dans 27 minutes, il y a le juste prix.

On revient tout de suite, t 'en fais pas, Raymond.

Plus que 26 minutes et ça commence.

Ça prendra pas longtemps.

Dans 26 minutes, le juste prix.

Non, je ne veux pas.

Je ne le ferai pas. D 'abord parce que tu prends cette voie d 'adjudant -chef,

de commandement. Tu t 'énerves, tu t 'énerves, calme -toi.

Raymond, non, non, il faut que je parle à Susanna.

Susanna, une seconde. Tu attends ? Je reviens tout de suite. Non, non, attends

-moi là.

Tu restes où tu es ? Non, Raymond, Raymond, Raymond, Raymond ! Reste ici,

bouge plus. Tu as compris ? Oui.

Très bien.

D 'accord, j 'accepte, à condition que tu me dises pourquoi. Pourquoi je te...

Quoi ? Pourquoi je dois prendre la voiture et pourquoi je dois aller t

à la grille ? Je veux que ça, je n 'arrête pas de t 'attendre. Pourquoi ? C

pour Raymond.

La voiture le perturbe.

C 'est pour ça ? C 'est pour ça.

Qu 'est -ce que c 'est ? Allez, Raymond.

Tu regardes quoi, là ?

Les canards sont de ce côté. Qu 'est -ce que tu regardes ? Je ne sais pas.

Écoute, mon père est mort. Ils t 'ont dit qu 'il était mort la semaine

? Je ne sais pas.

Tu ne sais pas s 'ils te l 'ont dit ou tu ne sais pas ce que ça veut dire ? Il

est mort. Ça veut dire qu 'il est parti. Il n 'est plus avec nous. Il est au

cimetière. Tu veux aller le voir au cimetière ? Je ne sais pas.

Ça veut dire peut -être ? Tu veux peut -être revenir ? Je ne sais pas.

Tu sais, j 'habite à Los Angeles.

Je me suis dit que tu avais peut -être envie d 'aller à Los Angeles.

On irait voir un match.

On irait voir jouer les Dodgers. Ça te plaît ? Il ne joue pas aujourd 'hui. On

'est pas forcé d 'y aller aujourd 'hui.

Lundi, il ne joue pas le lundi. Je me disais que tu avais peut -être envie d

'aller à Los Angeles avec moi. On aurait pu aller voir jouer Fernando

Valenzuela. C 'est samedi qu 'il a joué Valenzuela et ne jouera plus avant

mercredi. Quoi ? Il a fait un match mercredi ? Mercredi.

Justement. Je ne fais rien mercredi.

Oui, mercredi. Allez, on va à Los Angeles. Oui.

Viens.

Évidemment, la Californie, c 'est loin. Et ce qu 'il y a de sûr, c 'est que je n

'ai pas le droit de m 'absenter plus de deux heures.

Il faut absolument que je sois rentré dans deux heures. Tu vas voir que ce

génial. Je n 'ai pas le droit de m 'absenter.

Absolument que je sois rentré dans deux heures.

Je nous dépêche de la suite présidentielle. Et le dîner est à 6h et

gauche, c 'est la chambre de Raymond.

T 'as vu cette magnifique chambre, Raymond ? Ça te plaît ? Ça n 'est pas ma

chambre, ça, c 'est sûr, ça, c 'est pas ma chambre. C 'est juste pour une

minute. Évidemment, si je veux arriver à Walbrook... T 'as vu ça ? Oh, là,

attends, attends, attends, attends. Oh, ça va être super. Pour les frères, le

docteur Brunner veut qu 'on passe quelques jours ensemble, on va s

Oui. Quand il t 'a dit ça ? Il l 'a dit.

J 'ai pas mon gâteau de semoule.

On a du gâteau de semoule en dessert. Ah bon ? Évidemment. C 'est rien, le

gâteau de semoule, ça peut se ranger. Attends, j 'appelle Lénine.

Ah oui, ça, c 'est sûr, c 'est pas ma chambre, c 'est pas mon gâteau de

et le lit n

Près de la fenêtre ? Ah oui, j 'ai pas mes livres.

D 'accord.

Il n 'y a pas les étagères, oui, ça c 'est sûr. Tes livres ? Évidemment, j 'ai

pas mes livres, je me retrouve sans rien à lire.

Tiens, Roland Lee.

Oui. Roland Lee, c 'est un gros livre.

Tu as des mots, là, sur les plats.

Des croches, Denis, qu 'est -ce que t 'attends ? J 'ai 200 000 dollars qui

partir au chiotte et l 'autre, il répond pas.

Où il est ? Il est 16h ici et là -bas, il est 9h. Susanna ? Là -bas, il est 3h.

6h30, pile, c 'est l 'heure du dîner. Il est 3h ? C 'est ça. Il est 3h, il

répond pas au téléphone.

Brunner t 'a vraiment dit de l 'amener avec toi.

Mais ça n 'a pas de sens.

Je sais ce qui est bon pour lui.

V .R .N. C 'est pas vrai.

On va voir un peu ce qu 'il fabrique.

Qu 'est -ce qu 'il y a ? Qu 'est -ce qu 'il se passe, la lampe ? Rien, tout va

bien. Charlie, on va le ramener à Walbrock.

Il est bien ici.

On va lui commander un dîner, il sera content.

Qu 'est -ce que tu voulais, un hamburger ? Un hamburger, c 'est ça ? Évidemment,

on a de la pizza au poivron le lundi soir.

Pizza ? Ils nous donnent de la pizza au centre ? Le lundi soir, c 'est la soirée

italienne.

Passez -moi ce tout, c 'est Charlie Babita là -bas.

Puisqu 'il est, il faut que je lui parle d 'un problème juridique.

Bon, je le rappelle demain.

C 'est sûr. Oui, mais on peut regarder la télé si on veut. C 'est pas interdit

ici. Oui.

La roue de la fortune.

Ce soir, notre studio est rempli de merveilleux trésors ou de sombres

'un fabuleux bonus.

...de partir avec deux super voitures, des milliers de dollars en liquide. C

'est plus de 150 000 dollars de cadeaux qui attendent le couple vainqueur. Et

nous vous présentons le super pactole en liquide, ce soir, dans la roue de la

fortune.

Réception, ici la chambre 22. Je voudrais commander une pizza.

Avec des poivrons, c 'est ça ? Non, je ne veux pas de poivrons.

Euh, oui, une grande pizza aux poivrons.

Combien il faut attendre ?

Vous apportez aussi deux bières et un seul orange et puis un gâteau de

Vous en avez ? Bon, apportez -nous quelque chose qui ressemble.

Pierre.

Oui. Prends ça, le dîner arrive tout de suite. Oui.

Reviens immédiatement. Oui.

Oui, je vais habiter ici longtemps. Oui, très longtemps.

Oui, je suis parti pour de bon, parti pour de bon de ma maison.

Je crois que Raymond est dans la chambre.

Raymond, tu es là ? Charlie, Charlie Babbitt.

Fous le camp ! Fous le camp ! Allez ! Arrête.

Arrête. Il faut que tu ailles le voir.

Lève -toi et va le voir. C 'est ton frère. Pourquoi ? Il a peur.

C 'est quelque chose qui le dépasse.

Va le voir.

Qu 'est -ce que tu faisais dans ma chambre ? Raymond, qu 'est -ce que tu

dans ma chambre ? Je sais pas. Tu sais pas ce que tu faisais dans ma chambre ?

Parce qu 'il y avait des bruits.

Des bruits ? Eh bien, dis -toi que ces bruits, ce ne sont pas tes affaires. Tu

comprends ça ? Hein ? Bon, on pose ce livre maintenant. Va te coucher et

de faire l 'imbécile. T 'as entendu ce que je t 'ai dit ? Couche -toi ! Tu te

couches ? Il est 11h moins 9 et on éteint les lumières à 11h. Le règlement

changé.

Tu ne m 'écoutes pas.

Tu n 'écoutes pas ce que je dis.

De quoi tu parles ? Je t 'ai dit d 'aller demander pardon à ton frère. Tu y

allé et tu as été encore plus méchant. Ce que tu veux que je fasse ? Que j

'aille le border, peut -être ? Charlie, tu es son frère. Son frère.

On te dit aujourd 'hui pour la première fois de ta vie que tu es un frère. Et je

ne vois pas sur ton visage la moindre réaction. Je ne dis pas la joie, je dis

moins une trace d 'émotion.

Tu ne sais pas la couleur que j 'ai dû avaler.

Non, je ne sais pas la couleur que tu as dû avaler. Parce que je ne sais rien de

toi. Parce que tu ne me racontes jamais rien.

Je dois qu 'on m 'en songe. C 'est ça que je dois avaler, moi. Des mensonges ?

Mais lesquels ? Soit disant, le docteur Bonheur t 'aurait demandé de l 'amener

ici. Tu parles de conneries. Tu es un menteur. Pourquoi tu ne me dis pas

pourquoi ? Pourquoi il est ici ? Me fais chier, j 'en ai marre. De qui ? De mon

père. Ton père te fait chier et tu amènes Raymond ici. Pourquoi ? Je ne

pourquoi, j 'ai Raymond et ils le veulent. Ça ne veut rien dire.

Raymond a eu l 'argent et moi, je n 'ai rien du tout. Combien ? 3 millions de

dollars, tout l 'héritage et moi, que dalle.

Et alors ? Raymond reste avec moi tant que je n 'en ai pas la moitié, je la

mérite.

Mais qu 'est -ce qu 'il y a ? Hein, Susanna ? Qu 'est -ce qu 'il y a ? Ça

suffit, j 'ai eu ma dose. Mais comment ça, ça suffit ? Comment ça, tu as eu ta

dose ? J 'en ai marre, je m 'en vais.

Tu t 'en vas ? Oui. Tu t 'en vas au moment où j 'ai besoin de toi ?

J 'ai besoin de toi.

Tu n 'as besoin de personne.

Qu 'est -ce que tu veux dire ? Tu t 'emballes pas comme ça. Quel crime j 'ai

commis ? Tu te sers des gens. Tu te sers de Raymond. Tu te sers de moi. De tout

le monde.

Je me sers de Raymond ? Raymond, est -ce que je me sers de toi ? Je me sers de

toi, Raymond ? Tais -toi. Il répondait à une question qu 'on a dû lui poser il y

a une demi -heure. Qu 'est -ce qu 'il va en faire de ces 3 millions, lui ?

On va les laisser dormir jusqu 'à la fin de sa vie. Moi, cet argent, j 'en ai

besoin. Tu le sais que j 'en ai besoin. Oui, tu en as besoin. Alors, ça te donne

le droit de le voler. Et quand tu retournes, qu 'est -ce que tu feras,

? Je retournerai à Walbrook ou dans un meilleur endroit.

Avec l 'argent, je le mettrai dans un meilleur endroit. Dis -moi quelle

différence il y a pour lui. Ce sera du pari ou même... Sauf que tu lui auras

pris son prix. Son argent. Son argent. Son père, c 'était bien aussi.

Et ma part, qu 'est -ce que tu en fais de ma part ? J 'y ai le droit. La moitié

de l 'argent me revient. Tu as enlevé ton frère, non ? Je ne l 'ai pas enlevé.

Je ne l 'ai pas enlevé. J 'ai pris la part qui est à moi

et tu dégoulines et tu t 'en vas comme ça en pleine nuit.

Écoute -moi, une minute.

Mon père n 'a pas arrêté de m 'emmerder toute ma vie.

Dis -moi ce que tu veux. Qu 'est -ce que tu veux ? À

la fin du mois, quand on paye

le jour de première base, qui touche la paye ? Jusqu 'au mois de ressous, il a

bien mérité sa paye. Qui ? Oui.

Alors qui la touche ? Pourquoi il la toucherait pas ? Papa, c 'est sa femme.

passe pour la paye ? La femme de qui ? Oui. Il a pas volé son argent.

Qui ? Exactement.

Ce que je veux savoir, c 'est quel est le joueur en première base. Je ne crois

pas. Quel est le nom du joueur en deuxième base ? Je te demande qui joue

deuxième, qui joue en première.

C 'est ce que je te demande. Je ne change pas de joueur. Je ne change

Calme -toi.

Quel est le nom du joueur en deuxième base ? Quel est le nom du joueur en

première base ?

Bonjour, messieurs.

Café ? Oui, c 'est pas droit de plus.

Salut, Deep, Deep, salut.

461 -01 -92.

Vous connaissez mon numéro de téléphone ? Comment tu sais ça ? Tu m 'as dit de

lire le livre du téléphone hier soir, Deep.

461 -01 -92.

Il apprend par cœur des trucs. De temps en temps, ça lui prend.

Vous êtes des petits malins.

Choisissez, je reviens.

Comment tu fais ça ? Comment tu fais ? Je ne sais pas.

Tu as mémorisé tout le botin ? Non.

Tu l 'as lu depuis le début ? Oui. Jusqu 'où tu es allé ? G.

G ? G, Godsecker. William Marshall, Godsecker.

Tu as mémorisé jusqu 'à G ? Oui, G.

A, B, C, D, E, F, G. G, la moitié de G.

C 'était génial. Oui.

C 'est un jeune. Oui.

Alors, tu as faim ? Oui, le mardi, on a des pancakes.

Des pancakes, c 'est bon ? Oui, et avec du sirop d 'érable. Comment tu as deviné

? Comment tu as deviné ? Ah, ah ! Des pancakes, ils en savent ? Ah, ah ! Eh

oui, c 'est ça. C 'est sûr, il n 'y a pas de cure -dents.

Non, tu n 'en as pas besoin.

Hier soir, à l 'hôtel, ça ne faisait rien pour la pizza, mais au restaurant,

peut te pourcher. Eh oui, je n 'ai pas mes cure -dents. Écoute, tu n 'as pas

besoin de cure -dents. Le pancake, c 'est mou, ça glisse tout seul. Mange

ta fourche. Ils ont oublié mon sirop d 'érable et je n 'ai pas mon sirop d

'érable sur la table et pas de cure -dent non plus. Mais tant qu 'on a les

pancakes, on ne les a pas encore. Oui, oui.

Le problème, c 'est que sur la table, il n 'y a pas de sirop. Oui.

Si tu commandes des pancakes, on va t 'apporter en même temps le sirop d

'érable. On met toujours le sirop d 'érable sur la table avant les pancakes.

On n 'a pas encore commandé. Si on apporte mon sirop d 'érable après les

pancakes, c 'est sûr qu 'il arrivera trop tard.

Ce sera trop tard pour le sirop ? Pourquoi ? On n 'a pas commandé les

Comment ça peut être possible ? Oui, on va rester ici toute la matinée sans

sirop d 'érable pour les pancakes et sans cure -dents non plus. Évidemment,

'est sûr. Et oui, moi je ne vais pas avoir mes pancakes.

Arrête de faire ton sirop.

Arrête de faire la normale. Cinq minutes.

Qu 'est -ce que tu fais ? Qu 'est -ce que tu écris ? Qu 'est -ce que ça veut

dire, ces conneries ? Liste.

Liste des préjudices graves. Charlie Babi. Des préjudices graves. Oui. Tu te

fous de moi ? Oui.

Numéro 18, 1988.

Il m 'a fait mal en me tirant par le cou en 1988.

J 'ai fait mal en me tirant par le cou en 1988.

L 'autopreneur, c 'est Charlie Babi.

Oui.

Il est

toujours

resté ici de son plein gré, mais la question n 'est pas là.

S 'il est chez nous, c 'est parce que c 'est d 'ici qu 'il est le mieux suivi.

C 'est son équilibre.

Oui, oui, ça va, les conneries, j 'en ai assez pour aujourd 'hui. J 'ai le droit

d 'avoir ma part de l 'héritage de mon père. Si vous refusez de traiter avec

moi, je le ramène en avion à Los Angeles et je le mets dans un centre là -bas.

Et on peut se disputer la gare de Raymond. Mais si ça vous dit.

Mademoiselle, je crois qu 'il a besoin d 'une dent. Vous pourriez m 'en apporter

quelques -uns ? Ce serait gentil. C 'est un procès que vous voulez ? Vous pouvez

réfléchir.

Peut -être un bonheur. Réfléchissez.

Ou alors on peut s 'arranger à la mer.

Je ne pense pas que vous ayez eu de la gravité.

Là, les dents.

Des cure -dents. Il a besoin de cure -dents. On peut les lui apporter ? Oui.

Je ne pense pas que nous puissions convenir d 'un arrangement quelconque.

Excusez ça.

Rendez -vous au tribunal.

Une édition.

Excusez -moi, il m 'en fallait un.

82, 82, 82.

82 quoi, Ray ? Vous avez combien ? Cure -dents.

Il y en a plus de 82 par terre.

Il y en a 200.

46. Regardez la monnaie.

Mademoiselle, combien il y a de cure -dents dans la boîte ? 250.

3 ,5 euros. Allez, viens.

246. Il en reste 4 dans la boîte.

Évidemment, il ne faut pas le manger.

Il ne faut pas oublier son sac à dos.

X -97.

Vivez le rock 'n 'roll du futur.

X. 97.

Vivez le rock 'n 'roll du futur.

97.

Vivez le rock 'n 'roll du futur.

97.

Vivez le rock 'n 'roll du futur.

Oui, oui, il suffit maintenant.

Change de station. 97.

Vivez le rock 'n 'roll du futur.

27. Bam ! Il fait le rock 'n 'roll du futur.

Léni, Léni, Léni, je m 'en fous de ton avis. Ils ont dit ça ? Il va falloir que

tu sois un peu moins coulant avec eux.

Léni, écoute, Léni, Léni, tu vas la fermer une seconde. Tu vois pas que je

dans la merde. Ils retiennent les voitures et l 'argent, je l 'ai pas. T

courant que je devais rembourser cet emprunt il y a 15 jours.

Léni... Non,

non, écoute -moi, tu veux juste à Los Angeles dans 3 heures.

Et n 'oublie pas que la buique est garée à les 4 au parking B. On va quelqu 'un

la prendre. D 'accord. Bon, à tout à l 'heure.

Allons -y.

Viens.

Allez, allez.

On y va.

Tu regardais ? Je ne sais pas.

Non. Oh, oh, évidemment, il y a un avion là -bas. Il y a un avion et tout le

monde embarque. Allons -y. Les voyages en avion sont très dangereux. Ne fais

l 'idiot, c 'est le moyen de transport le plus sûr. Tu vas adorer, crois -moi.

Oui. Allez, viens.

Oh, non.

Ouais. Oui.

On est à l 'aéroport. Dans les aéroports, les gens prennent l 'avion.

-ce qu 'on fait là ? Pourquoi on est venu ici ? L 'avion est très dangereux.

1987, il y a eu 30 accidents d 'avion, dont 211 mortels et 230 d 'entre eux, au

moins, étaient des passagers. C 'est ça, oui. L 'avion est plus sur les moyens

de transport. Crois -moi, il faut que j 'aille à Los Angeles et j 'ai pas le

temps de rigoler. Je sais. Tu ne sais pas.

Tu ne sais pas. Non.

C 'est cette compagnie. C 'est cette compagnie, c 'est ça ? Bon, très bien.

Il y a un vol américain Airways. Un avion américain Airways, vol 625, s 'est

écrasé le 20 avril 1973.

On n 'est pas forcé de prendre américain, il y a des tas de voies.

Oui, prends une autre compagnie.

Continental. Oui, un avion continental s 'est écrasé le 19 avril 1987.

Vol 1713, il y a eu 29 victimes.

Je risque gros là.

Oui, c 'est un gros risque. Je suis obligé d 'aller à Los Angeles.

Bon, alors cet avion, on va le prendre, tu es d 'accord avec moi ? Oui. Il faut

absolument qu 'on prenne l 'avion. Prendre l 'avion, oui.

Un avion Delta s 'est écrasé le 2 août 1985.

Toutes les compagnies aériennes ont eu à un moment ou à un autre un avion qui s

'est écrasé. Ça ne veut pas dire que c 'est dangereux de les prendre.

Jamais d 'accident.

Ça m 'aide beaucoup ce que tu me dis là.

Tu vois, Qantas n 'a aucun vol de Cincinnati à Los Angeles.

Il faut qu 'on aille à Melbourne.

À Melbourne, en Australie, si on veut prendre l 'avion qui va à Los Angeles.

Tu as compris ? La capitale, c 'est Canberra. 60 millions, 200 milles à l

'heure.

Très bien.

Toi et moi, on va prendre ce putain d 'avion. On y va. Non, non.

Allez.

On ne

prend pas l 'avion. Il va bien, il va bien.

Il n 'a rien. On ne prend pas l 'avion. Non, non, ne t 'énerve pas.

Décompresse un peu.

Laissez, fais -moi plaisir.

Il y a quelque chose qui t 'énerve.

On ne prend pas la viande, ne t 'en fais pas. On ne prend pas la viande.

La viande, non.

On ne prend pas la viande.

La viande, non.

Tu sais que tu peux aller ? Oui.

On va à Los Angeles sans voiture. On va en voiture jusqu 'à Los Angeles.

Ça va ? Allez, viens.

Allez. C 'est bien ? Oui.

Dépêche -toi.

La viande, non. La viande, non.

La

viande,

non.

Evidemment, il y a le juste prix à 5.

Je regarde juste le PS5.

Je vous écoute, 109.

La bouchonne, vous pouvez nous envoyer une autre patrouille ? Allez,

allez, allez ! Vous, vous êtes là.

Vous nous prenez encore.

Oh, oh ! Oh, oh ! Oui, ça ! On

remonte dans cette voiture, oui.

Allez, viens ! Viens là pour deux secondes.

Oui. Tout va bien, tout va bien.

Oui, on en a pour des secondes, on s 'en va, on s 'en va. C 'est bon, allez, c

'est bon.

Évidemment, il y a eu un accident fatal par là.

Alors, allez.

On n 'a pas besoin de vous ici, remontez dans votre voiture.

Petite minute !

Il y

a

beaucoup de circulation.

Oui. Ça c 'est sûr, il y a des tas de voitures.

Quoi ? Oui, j 'ai entendu ! J 'ai entendu ! Allez,

on y va, on y va, dépêchons ! Qu

'est

-ce qu 'on fait maintenant ? Qu 'est -ce qu 'on fait ? C 'est très dangereux

cette autoroute.

Comment je vais aller à Los Angeles ? Évidemment, c 'est très dangereux de

conduire sur cette autoroute. Bon, tu veux qu 'on sorte de l 'autoroute et tu

feras plus de drame ? Oui, oui. Bon, alors viens, crame dans l 'auto ! Et on

se sortir dans l 'autoroute.

186, 46 200 conducteurs de sexe masculin ont eu un accident fatal.

Regine, tu vas me dire ce que tu en penses. Tu vas marcher devant la voiture

jusqu 'à ce qu 'on ait quitté cette bretagne.

Tu monteras et on prendra une route où il y a moins de danger. Ça doit exister

quelque part.

C 'est une idée, non ? Oui.

Allez, stop là. C 'est génial.

Stop là.

Il est complètement parti du bocal, ce mec.

Avancez, avancez. Il n 'y a rien à voir.

Avancez.

Je te pose la question, qui est en première base ? C 'est comme ça qu 'il s

'appelle ? Qui s 'appelle comme ça ? Oui, alors qu 'est -ce que tu attends

me dire ? Le plus type en première base, c 'est qui ? Qui est le joueur qui est

en première base ? La femme de qui ? Oui, après tout, il n 'a pas volé son

Tu parles de qui ? Ce que je voulais savoir, c 'est quel est le nom du joueur

qui est en première base ? Non, non, quel est ton deuxième base ? Qui est ton

deuxième base ? Qui est ton deuxième base ? Bon, tu mens, mais...

Le monde dans la voiture, oui.

Évidemment, à 11h, ils étaient dans l 'université. Il faut que je regarde la

télé.

Évidemment, il est presque 11h19.

Il faut que je sois oublié à 11h.

On ne prend pas l 'avion. On est sorti d 'autoroute. J 'ai pris une petite route

secondaire. Il n 'y a que des tournants. Il faut rattraper le temps perdu.

Il faut que j 'arrive à Los Angeles très vite. J 'aurais dû y être hier après

-midi. J 'ai du boulot. Il faut que je rattrape le temps perdu.

Il faut que je regarde la télé. Mais je dois absolument être oublié à 11h. Il s

'est fait.

Oh, oh, 11h30.

C 'est la meilleure.

On ne sort pas quand il pleut. Elle est bonne, celle -là. J 'espère que ça te

plaît, ce truc -là, parce que mon affaire est en train de se casser la

Je devrais être à Los Angeles, et je suis au motel de la lune de miel à

Pézouille -les -Flots, dans le Missouri.

Parce que tu ne veux pas sortir quand il pleut.

Ça m 'achève. Tu veux que je te dise ? Ça m 'achève.

Alors, les nouvelles ? Bonnes ou mauvaises ? Les transports nous ont

ceux de la pollution refusent. Ça revient au même. Je ne peux pas

frais, clinique. Oui, monsieur, je suis bloqué à Cincinnati depuis les obsèques.

Il y a tellement de détails à régler, ma famille est... Est -il besoin de le

dire littéralement accablé par le chagrin ? Oui, c 'est gentil, ça me

beaucoup.

C 'est un choc. C 'est le moins qu 'on puisse dire.

Et croyez -vous qu 'il soit possible de reculer la date d 'échéance de mon prêt

de deux jours ? Ça n 'empêchera pas la terre de tourner.

Ne sors pas quand il pleut.

Hein ? Quoi ? Vas -y, parle, Lenny. Non, non, non, j 'ai pu obtenir un sursis,

mais ça ne va pas durer toujours. Je veux que tu ailles les voir. C 'est sûr,

est midi 10. Quoi ? Le déjeuner est à midi 10. Attends, qu 'est -ce que tu

manger ? Mais à 10, c 'est poisson frit.

Du poisson frit ? De la crème au citron, un dessert.

Mais à midi 10... De la crème au citron, tu veux un autre jus de pomme ? Je veux

un soda, un soda orange. Ah, il est midi 11.

Ça y est, il recommence à danser l 'oreille. Oui, il est midi 10.

Attends, non.

Il n 'y a que quatre morceaux de poisson dans l 'assiette.

Normalement, il y en a huit, il n 'y en a que quatre.

Il y en a huit.

Tu prends des douches ? Tu prends des douches, dis -moi.

Tu en prends ? Et ce n 'est pas pareil que la pluie ? C 'est un petit peu

mouillé.

Est -ce que tu trouves à répondre à ça ? Parce que la douche est dans la salle

de bain.

Conversation terminée.

Je dirais insonnée. Je dirais insonnée. Bravo. Je prends l 'aide double à 200.

Alors pour 200 points, quel est le dernier mot du traitement d 'investiture

Marie, je dirais nation.

Ah non.

Stouf, Stouf, Stouf.

Aucun document légal n 'a jamais été établi confiant la garde de Raymond à

Bruno. Il n 'a pas été nécessaire de régulariser la situation.

Il n 'imaginait pas qu 'on puisse se permettre de contester son autorité.

Si Bruno n 'a aucun papier, j 'aurais la garde de Raymond et les 3 millions, c

'est ça ? C 'est possible. Il faut que tu vois ça avec le juge.

Il faut prendre rendez -vous que la date de l 'audition soit fixée.

Surtout, je veux une date ferme et que ce ne soit pas dans 107 ans.

Léni, elle n 'est pas venue. Elle n 'a pas téléphoné.

Si tu la vois ou si tu l 'as au bout du fil, dis -lui de m 'appeler à ce numéro.

Tu vis ça ? Stuttgart -Goldenburg, 1957.

De 0 à 100 km heure, au moins 10 secondes, départ arrêté, moteur à

sous le capot, 200 chevaux.

Un petit bijou, je suis un excellent conducteur. Tu sais conduire ? Oui.

Quand tu as conduit, tu conduisais la buique dans l 'allée quand papa venait

voir à Walbrock.

Il était dans la voiture ? Dans la voiture avec toi ? Oui.

Il t 'a laissé conduire la buique ? Oui, doucement dans l 'allée.

Un de ces jours, je te passerai le volant.

Vraiment ? Non, je ne commence jamais à toucher le volant quand c 'est moi qui

conduis. Tu as compris ? Oui. Tu as compris ? Je n 'ai pas de slip aujourd

Quoi ? Je n 'ai pas de slip, je n 'en avais pas à me mettre.

Mais qu 'est -ce que tu me changes ? Je t 'en ai filé un des miens ce matin. Ce

n 'est pas mon slip.

Je t 'ai envoyé le mettre dans la salle de bain. Où il est ? Oui, il est dans la

poche de ma veste.

Où ? Voilà, c 'est celui -là. Il me sert.

Regarde -le, je n 'en veux pas. Celui -là, ce n 'est pas un caleçon. Et moi,

mien, c 'est un caleçon. Quelle est la différence ? C 'est des Anstreich 32.

C 'est des Anstreich 32.

Moi, mes caleçons, il y a mon nom à l 'intérieur. Ça va, ça va, ça va. Dès qu

'on voit un magasin, tu achètes un caleçon. Évidemment.

Évidemment, mes caleçons, je les achète chez Casport, à Cincinnati.

On ne retourne pas à Cincinnati, alors lâche -moi avec ça.

On ne retourne pas là -bas. Il n 'y a pas besoin d 'aller à Cincinnati pour

trouver des caleçons.

Pourquoi de Burnett et Oak à Cincinnati ? Qu 'est -ce que j 'allais dire ? C

'est Casport.

Tu m 'entends ? Je sais que tu m 'entends. Mes caleçons

Les tiens sont trop serrés. T 'as entendu ce que je viens de dire, oui ou

? La ferme ! Oui.

Cincinnati, on est déjà loin.

Plus on continue, plus on s 'éloigne de K -Sport.

Tu n 'es pas obligé d 'aller à Cincinnati pour t 'acheter des caleçons

-Sport. Tu dois aller chez K -Sport. Qu 'est -ce que j 'ai dit ? Il n 'est pas

question d 'aller à Cincinnati, point final.

Raymond, j 'ai dit point final. Tu m 'entends ? Jamais assez de caleçons.

Jamais assez.

Lâche -moi !

Quelle différence ça fait ? Un caleçon, c 'est un caleçon ! Quel que soit l

'endroit où tu l 'achètes, c 'est un caleçon ! A San Silati ou n 'importe où

Tu sais ce que je pense ? Tu sais ce que je pense ? Je pense que ton autisme, c

'est de la connerie en branche. Parce que tu ne me feras pas croire que tu n

pas là en ce moment.

Des caleçons.

Des caleçons chez Kaka Sport, c 'est sûr.

C 'est sûr, c 'est un Hans Tide 32.

Moi, je porte des caleçons.

Faut voir s 'arrêter.

Et pour faire demi -tour, il faut aller à Cincinnati, au coin de Burnett et Oak

Street. Au coin de Oak Street et Burnett, il faut retourner à Cincinnati.

Ah oui, ça c 'est sûr, ton slip, tu l 'as mis sur la route. On retourne à

Cincinnati, chez Car Sport.

Vous avez un psy dans le trou, bonjour.

Raymond ?

C 'est bon, c 'est bon, c 'est bon, c 'est bon, c 'est bon, c 'est bon, c 'est

bon, c 'est bon.

Il disait vers l 'ouest, toujours vers l 'ouest, et c 'est comme ça que l

'expansion de notre pays s 'est faite, de la côte est vers la côte ouest.

Et c 'est durant.

Cette période faste que débuta cette aventure que tout le monde connaît sous

nom de Pony Express.

Je suis persuadé que vous êtes tous tombés sur un paragraphe concernant dans

livre d 'histoire. Je ne pourrais pas vous donner une date au jour à l 'année

près, mais je peux me vanter de connaître assez bien l 'histoire des

-Unis. Et mon sujet favori... Il est artiste ? Non, autiste.

C 'est un cas que je ne connais pas bien.

Quelle est la nature exacte du problème ?

C 'est -à -dire qu 'il vit dans un monde à lui.

Excusez -moi, mais dites -moi de quoi il souffre.

Vraiment, je lui fais un petit coup de qui est en première base. Qui est en

première et quel est le deuxième ? Ils ont ouvert une souscription nationale

pour financer le Pony Express.

Il était initialement prévu qu 'il roulerait à 30 km à l 'heure aussi vite.

Mais qu 'est -ce que je dois faire ? Il doit bien y avoir quelque chose que je

peux faire.

Je ne suis pas psychiatre, mais je peux vous dire que son cerveau ne fonctionne

pas comme le nôtre. Et ce qu 'il fait, il ne le fait pas pour vous embêter.

Quand il vous porte sur les nerfs, le mieux, ce serait de vous séparer.

Partez seul quelques jours, par exemple. C 'est ça, je le renvoie à l

'expéditeur.

Quoi ? Rien, c 'est pas grave.

Je rigole tout seul.

Alors vous me dites que je dois l 'accepter tel qu 'il est, qu 'il faut

le supporte. Il n 'y a rien à faire.

Oui, c 'est à peu près ça.

Simple curiosité, est -ce qu 'il a des aptitudes particulières ? Oui, il a une

assez bonne mémoire.

Il compte les cure -dents.

Quelqu 'un a renversé une boîte de cure -dents dans un café et lui, il les a

regardées une fois et il savait exactement combien il y en avait.

Ça lui a pris deux secondes.

Vraiment ? Vous êtes doué pour les chiffres ? Oui.

J 'ai lu un mémoire là -dessus, je vais tenter une expérience.

Qu 'est -ce que je t 'ai dit ? Après ?

On va faire une expérience, Raymond.

Oui.

Vous savez combien font 312, voyons, multipliés par 123?

3, 8, 3, 7, 6.

C 'est bien ça?

Quoi? C 'est exact.

Exact? Oui.

Ray?

4343 multipliés par 1234.

5, 3, 5, 9, 2, 6, 2.

C 'est un génie. Il n 'y a pas d 'erreur.

C 'est un génie. Ray?

Vous pouvez me dire quelle est la racine carrée de 2130 ? 4, 6, 1, 5,

1, 9, 2, 3, 0, 4.

2, 3, 0, 4.

Incroyable. C 'est vrai, c 'est dément, il devait travailler pour la NASA ou un

truc comme ça.

Si vous avez un dollar et que vous dépensez 50 cents, combien vous reste -t

? A peu près 70.

Soixante -dix -sept ? Soixante -dix -sept. C 'est mal barré pour la NASA.

Quatre points. On devrait aller jusqu 'à quatre points. Je t 'ai dit quand on

aurait fini. Ré, quatre cents. Vous savez combien coûte une tablette de

? Environ cent dollars.

Cent dollars ? Oui. Vous savez combien coûte la dernière Toyota ? Environ cent

dollars.

Dans son cas d 'espèce, il se débrouille bien.

Il a trouvé son mode de fonctionnement.

La plupart des autistes ne peuvent pas parler, ni communiquer avec les autres.

Ré ? Oui.

Vous savez ce que c 'est un autiste ? Oui. Vous connaissez ce mot ? Oui.

Êtes -vous autiste ? Je ne crois pas.

Non.

Non, ça c 'est sûr.

Non, Léni, attends. Tais -toi une seconde. Dis -moi si j 'ai bien compris.

'est tout petit, ici. Ça va me coûter 10 000 dollars de plus par voiture.

Évidemment, il y a un monde fou là -dedans.

On est comme des sardines.

Attends, attends une seconde.

Quoi ? Ils veulent démonter le pot d 'échappement et le carburateur pour

le pot catalytique ? Mais ce n 'est pas vrai.

Enfin, c 'est grotesque. C 'est n 'importe quoi. Qu 'est -ce que tu fais ?

un sac à dos ici, il n 'y a pas la place.

40 000 dollars pour être conforme aux normes antipollution ? Quoi, quoi ? Non,

non, non.

Donne -moi le numéro.

Donne -moi le numéro, je vais appeler l 'atelier de converse. C 'est évidemment

mon feutre. C 'est pas un préjudice grave. C 'est dans le cahier vert, celui

c 'est le bleu. Oh, excuse -moi Raymond, j 'ai perdu mon décodeur.

Le numéro 18. C 'est ça, je l 'ai.

Evidemment, c 'est mon cahier, c 'est mon feutre.

Oh, dans 12 minutes, le juge Wapner. Tu veux bien ? Petit et sûr.

Ce dont vous êtes témoin, c 'est la réalité.

Tu sais qu 'il va y avoir une fête en ton honneur.

À Los Angeles, il y aura une audition pour décider de ta garde, mon avocat s

occupe. Tu sais pourquoi il y a une fête, pourquoi ? Parce que tu vaux 3

millions de dollars. Ce dont vous êtes témoin, c 'est la réalité.

Eh, canard d 'or. Les protagonistes ne sont pas des acteurs. Charlie Babbit.

oh, pété.

Eh, Charlie Babbit. Oh, oh, pété.

Tu as pété ? C 'est pas vrai, tu as pété ? Pété.

Oh là là, bonjour.

C 'est dégueulasse. Ça me dérange pas. Hein ? Tu trouves pas ça dégueulasse ?

Oui, Ken.

Vous allez bien ? Oui, c 'est Charlie Babbit. Ah, évidemment.

Le tribunal populaire, oui, le tribunal populaire.

Vous me dites qu 'il faut que je sorte 40 000 dollars ? Ça va commencer,

évidemment.

Attendez, Ken, j 'ai un petit problème. Si vous voulez, je vous rappelle la

prochaine fois que je m 'arrête. On n 'arrivera jamais à voir les émissions.

Mais si, mais si, mais si. Dans 8 minutes.

Oui. Et où je vais trouver une télé, moi, dans ce bled ? Dans huit minutes.

commence. Huit minutes ? Oui.

Allez, allez ! Bon, tu veux vraiment l 'avoir, ton émission, hein ? Hein,

Raymond ?

Tu veux vraiment la voir ? Bon, écoute -moi.

C 'est la seule ferme de tous les environs.

C 'est bien simple.

Si tu fais l 'imbécile, ils nous laisseront dehors.

Tu écoutes ce que je te dis ? Oui.

Je veux que tu aies l 'air normal.

Aussi normal que possible. D 'accord ? Alors tu baisses les bras. C 'est

c 'est le roc.

Tais -toi. Tu te tais et tu ne bouges pas.

Oui. Ah bon ? Pas braqué le roc ? Oui.

Bonjour, Madame. Je suis Donald Clements, de la société Nilsson.

Vous connaissez notre société ? Vous faites des sondages ? Exactement,

'ai le plaisir de vous annoncer que votre famille a été retenue comme

représentative des téléspectateurs des trois comtés environnants. Mon mari n

'est pas là. Si vous le désirez, vous pourrez nous aider à établir les

grilles de programmes qui seront diffusées à l 'échelon national.

À titre d 'indemnité, vous recevrez un chèque d 'un montant de 286 dollars par

mois.

Qui est -ce ?

C 'est ça, ça. C 'est mon assistant, M.

Benbridge, qui est chargé.

Et voilà.

Bravo. Tu as gagné. Tu ne feras pas ton émission.

C 'est fini.

Ça commence dans une minute. Ça commence dans une minute.

Ça commence dans une minute. Tu as tout fait rater. Je te faisais entrer. Tu

serais déjà devant la télé.

Les avocats, les plaignants, tu voyais tout.

Ils sont en train de réinventer la justice de ce pays.

La justice de ce pays.

Mais qu 'est -ce que c 'est que ce cirque ? Excusez -moi, madame, je vous

menti. Allez -vous, Gérard. Non, vraiment, je suis désolé, mais l 'homme

vous voyez là, c 'est mon frère. Et s 'il ne regarde pas le tribunal populaire

dans 30 secondes, il va avoir une attaque devant votre porte.

Alors, à vous de choisir, vous m 'aidez, vous restez là et vous profitez du

spectacle.

Les enfants regardent des dessins animés. Vous croyez que ça lui irait ?

homme était lequel des deux jumeaux ?

C 'est vrai, il ne portait pas de chemise blanche. L 'autre en portait

Mais moi, je ne les distingue pas l 'un de l 'autre. Et puis, il y a l 'histoire

de sa main.

Normalement, ça aurait dû le brûler. Il faisait très froid ce jour -là.

Regardez, je mets ma main sur ce bloc de glace et instinctivement, je retire ma

main parce que c 'est très, très froid.

J 'avoue aussi que j 'avais peur de me brûler la main.

Chacun dit ce que prouve une chose. Non, non, non, écoutez -moi.

Rendez -moi ce service et ensuite, je vous prouve de tout. Non, je ne crois

qu 'on puisse l 'accuser de négligence.

Ma conviction est que c 'est la défense.

Nous nous retrouvons dans quelques instants pour entendre la réponse de l

'accusation, mais auparavant, une petite pause.

Merci.

Je ne sais pas quand je vais rentrer, ça va prendre du temps.

Ça, c 'est sûr, ça va être un long voyage.

Pour deux ou trois jours.

Oui, tu sais comment il s 'appelle ? Oui, alors, qui joue en première base ?

type qui joue en première base ? Alors, tu ne vas pas recommencer. Tu vas peut

-être comme les autres, tu ne vas pas faire ça à chaque fois.

C 'est comme ça qu 'il s 'appelle. Qui ça ? De qui tu parles ? Mais qu 'est -ce

qu 'il dit ? Je ne te demande pas, je te le dis. Qui est en première base ? Je

te demande qui joue en première base. C 'est ça son nom.

Ouais, écoute, c 'est pas une devinette. Tu sais comment il s 'appelle, oui ou

non ? Ce que je veux dire, c 'est que tu ne sauras jamais qui est en première

base parce que qui est en première base.

La blague, c 'est ça. C 'est un sketch comique. C 'est sa femme qui vient

toucher son salaire. La femme de qui ? Au dernier dollar, oui.

Il y a bien un joueur en première base.

Un numéro d 'Abote Costello. Quand tu le fais, t 'es pas drôle.

Abote Costello, les deux nigos, c 'est un duo.

Tu comprends ce que je dis ? C 'est sa femme qui vient toucher son salaire. La

femme de qui ? Oui.

Bref, écoute, tu ne trouveras jamais la solution.

Tu sais pourquoi tu ne trouveras jamais la solution ? Parce que ce n 'est pas

une devinette.

Et si tu arrivais à comprendre ça, si tu comprenais que c 'est comique, je crois

que ça te ferait du bien.

Ce que je veux savoir, c 'est quel est le nom du joueur qui est en première

? Quel est le nom du joueur en première base ? Non, quel est le nom du joueur

qui est en deuxième base ? Il y a bien un joueur en première base, oui. Alors,

'est qui ? Oui.

Qui est en première base ? Oui, tu sais comment il s 'appelle ? Alors, vas -y, c

'est qui ? Oui, le type qui joue en première base, c 'est ça.

Le titre qui joue en première base, c 'est qui ? En première base, il y a bien

un joueur.

D 'accord, ça va, ça va. On va mettre le lit près de la fenêtre, comme tu aimes.

On a du jus de pomme. On va sortir les feux de papier et on pose tout ça sur la

table.

Qu 'est -ce qu 'il y a ? Les boules au fromage. Ah oui.

Tu crois qu 'il faut absolument... J 'ai oublié les boules au fromage. Il faut

que j 'ai douze boules au fromage. Il faut que j 'ai mon dentifrice anti

-tartare. T 'en as acheté avant -hier. Oui, mon dentifrice anti -tartare.

Raymond ? Dis, Raymond, tu te rappelles quand le docteur t 'a posé des questions

tout à l 'heure sur les chiffres ? Oui.

Comment tu as fait ? Je vois le résultat.

Je le vois.

Tu pourrais pas t 'arrêter une seconde ? Je le vois.

Pose cette brosse à dents, s 'il te plaît. Tu comprends pas que c 'est

? J 'essaie de discuter avec toi. Tu peux pas arrêter quand je te dis arrête

Tu peux pas arrêter ? Pourquoi tu te crois toujours obligé de faire l

'endouille, hein ? Hein ? Oui.

C 'est rigolo ? Oui, rigolo. Heyman, il a des dents rigolotes.

Qu 'est -ce que tu dis ? Il a des dents... Vas -y, frasse -toi.

Tu as dit... Avant des dents rigolotes... C 'est toi qui as dit qu

dents rigolotes, Heyman.

Rayman ?

J 'ai dit Raymond ? Oui, il est rigolo, Raymond.

J 'ai voulu dire Raymond et je t 'appelais Raymond ? Oui, il est rigolo,

Raymond.

Toi ? C 'est toi, Raymond ?

Qui a pris cette photo ? P .A .P .A.

Tu habitais avec nous ? Oui, 1241 Avenue des Platanes, Cincinnati, Ohio.

Mais quand est -ce que tu es parti ? À quel moment ? 21 janvier 1965.

Tu te souviens de ce jour ? C 'était un jeudi, il neigeait beaucoup. Il y avait

une couche de neige de 18 centimètres.

C 'était juste après la mort de maman. Oui, maman est morte le 5 janvier 1965.

Et tu te souviens de ce jour -là ? Tu te souviens du jour où tu es parti ? Tu te

souviens du jour où tu es parti ? Et moi, j 'étais là ? Où j 'étais ? Tu

la fenêtre. Tu me faisais des signes à la main. Au revoir, au revoir.

Alors c 'était toi qui me chantait des chansons quand j 'avais peur ? Oui.

Mais qu 'est -ce que tu chantais ? C 'était quoi cette chanson ?

Dis -moi, cette chanson, comment c 'était ?

Et quand tu me sentais ça, ça me plaisait ? Oui.

Et on sentait d 'autres pensants ? T 'aimais les victimes ? Oui.

Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh !

Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh !

Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh !

Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh !

Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh !

Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh ! Oh !

Pourquoi tu es peur? Au chaud de brûler bébé.

Au chaud.

Quel bébé? Moi? Oui.

Doucement. Au chaud de brûler bébé.

Je ne suis pas brûlé. Au chaud de brûler bébé.

Au chaud de brûler bébé. Je ne suis pas brûlé.

Je ne suis pas brûlé.

Je ne suis pas brûlé.

Je dis rien.

Oui.

Oui ? Je dis rien.

Oui.

Maintenant, à voile propre.

C 'est pour ça qu 'il faut m 'y aller ? Vous avez peur que tu me fasses du mal ?

Il est 11h, on va éteindre.

Oui.

Au

pied

du lit.

Bonsoir, c 'est moi.

Tu ne raccroches pas ? Ça veut dire qu 'on est fiancés ? Écoute, je

veux que tu me dises que ce n 'est pas fini.

Ça fait peur que ce soit fini.

Ne me demande rien maintenant.

Je ne sais pas quoi dire.

Laisse les choses se faire. Je ne suis pas très doué pour ça.

Il n 'y a pas que pour ça que tu n 'es pas doué.

Quand j 'arrive, je t 'appelle, d 'accord ?

A bientôt.

Tu as regardé ça ? J 'ai acheté une petite télé, j 'ai dépensé 200 dollars.

crois que c 'est pour que tu regardes le sèche -mâche ? Je ne sais pas.

Crois -moi, Ray, à l 'audition avec l 'EPSI, il va falloir qu 'on prouve que

aimes mieux regarder cette télé que cette machine.

Tu comprends ça ? Oui.

Ray, tu m 'écoutes ? Oui.

Alors tu les teins quand tu ne les regardes pas ? Oui.

Sinon, tu veux user les piles. Et comment tu vas faire à trois heures pour

tribunal populaire ? Le truc rouge, c 'est toujours de ce côté qu 'il tombe.

Pourquoi tu ne m 'écoutes pas ?

Tu veux pas m 'écouter, même ? Tu veux te retrouver à Walbrock, c 'est ça ?

? Faut que je passe un coup de fil.

Allô, Lenny ? C 'est moi, écoute.

J 'avais des trucs à faire, fallait que j 'achète des francs. Qu 'est -ce que tu

voulais ?

Attends, écoute, arrête de gueuler, calme -toi, tu veux, je suis à

'en ai juste pour quelques... Les voitures sont parties, on ne les a plus.

Bateman veut récupérer son accompte et les autres aussi.

Il y en a pour 80 000 dollars.

80 000 ? Je disais pas.

Il faut que tu les rembourses, sinon tout est fini.

On peut fermer la boîte.

Qu 'est -ce que je vais leur dire ? On sait rien.

C 'est quand même plus simple si tu me laisses remettre la capote. Ça t 'évite

pas de retirer.

Je te passe cette crème que tu m 'attrapes pas un coup de soleil. Non,

Si tu commences, je mets la capote, Raymond. Je préfère quand c 'est

Oui, ça je le sais. Et je veux pas que tu attrapes un coup de soleil. Oui, c

'est bien de décapoter en décapotable.

Oh, oh, oh. Je sais rien.

Calme -toi, calme -toi. J 'ai presque fini.

Alors, comment tu te sens ? Très glissant.

En troisième, Davis envoie notre retard.

Adelaide est à l 'abri sur son troisième poussin grâce au tir de Maldonado. J

'ai l 'impression qu 'à l 'extérieur du champ central, la balle n 'a pas circulé

assez vite contre Fredwell.

On revoit l 'action ralentie.

Fredwell, comme à son habitude, joue sur la droite.

Il bat et tire.

On revoit Davis.

Et c 'est bien là, effectivement, qu 'il conserve un peu trop longtemps la

balle.

... ... ...

... ...

Tu arrêtes de tripoter ce mâcheret ? Dis.

Arrête, Raymond.

C

'est

J7.

Pourquoi il sait ce que tu racontes ? C 'est J7.

C 'est quoi J7 ? Qu 'est -ce que c 'est J7 ? Ah, c 'est la chanson J7 ? Oui.

Viens de ce côté.

Non, non, non, par là. Oui.

18 wheels and a dozen roses, c 'est quoi ? Quel numéro ? 21.

Cheating Heart, Hank Williams.

Cheating Heart, c 'est Hank Williams Junior.

D1. D1.

Blue Moon and Kentucky, Bill Monroe.

Et les Bluegrass Boys, T5.

Combien de cure -dents sont tombées de la boîte, vraiment ? 246.

Oui, 246.

Bien attention.

Oui.

Regarde bien.

Oui.

C 'est bien vu, ça rentre ? Oui, c 'est tombé par terre.

Vas -y, dis -moi.

Quelle carte j 'ai dans les mains ? Un roi, deux valets, un huit, un six.

Un dix, un cinq, deux as, un neuf. Un neuf. Oui.

Tu es magnifique.

Oui.

Tu es un excellent conducteur. Tu ne peux pas conduire maintenant.

Bon, écoute -moi bien. C 'est très important.

Quand il y a beaucoup de 10 qui restent et de figures, alors là, c 'est bon pour

nous. Bon, répète. Les 10, c 'est bon. Les 10, c 'est bon. D 'accord. Et quand

tu mises, on a dit ? 1, ça va pas.

Mais 2, si c 'est bon. Très bien. 2, si c 'est bon. Si c 'est bon, tu en joues.

Les casinos ont leur propre règlement.

Oui. Le plus important, c 'est qu 'ils n 'aiment pas te perdre.

Et surtout, ne montre jamais que tu comptes les cartes.

Si on te voit compter les cartes, tu arrêtes.

signer ton arrêt de mort. Tu m 'écoutes bien. C 'est très, très, très important.

Oui, mais coter les cartes, c 'est mal.

C 'est ça.

Coter, c 'est mal.

J 'aimerais conduire doucement dans l 'allée.

Fais ce que je te dis et tu pourras conduire n 'importe où aussi doucement

tu veux.

Je suis un excellent conducteur.

Il n 'en veut pas. Il a déjà 18. Il veut une carte.

Vous avez 18, monsieur ? Il ne veut pas de carte. Il n 'en veut pas. Servez

-moi.

18, carte.

Il ne veut pas de carte. Servez -moi, servez -moi. Non, non ! Tu as pris,

Ray. J 'ai déjà un 10. Il me fallait cette dame. Je ne peux pas reprendre la

tienne. Monsieur, veuillez ne pas toucher cette carte.

J 'ai besoin d 'une dame.

Il y en a.

Il y a d 'autres dames ? Il y en a des dames.

Attendez, s 'il vous plaît. Attendez une petite seconde.

Je vous double la mise.

Dame.

Dame.

Dame.

Merci. C 'est cher, les gars. C 'est bon, il y a ça.

Ça m 'en a couleur.

Ça m 'en a couleur.

Qu 'en pense -t -on de l 'Universum ? De l 'Universum ? De l 'Universum ?

Secrets, les gars.

On crie.

Ici Sam.

Table 96 sur bande vidéo.

Environ 85 000. 95 000 ? Averti l 'œil du ciel.

Sam l 'a déjà fait.

Sam, d 'accord, je prends le film. D 'accord, vas -y.

Encore, faites -le encore.

Allez, faites -le ensemble.

Je suis content pour vous, la maison vous félicite.

Qu 'est -ce que tu vois ? Le tas de pâles hors des cartes, garde les mains

dessous de la table. Je ne vois pas utiliser d 'ordinateur de produit.

Il n 'en a pas. Il y a quelque chose qui ne tombe pas rond. Personne au monde ne

peut compter les cartes dans un tableau de 6 jeux.

Une seconde, une seconde.

Je reviens, vous pouvez surveiller mes jetons, s 'il vous plaît ? Je vous en

prie, monsieur.

Ré, qu 'est -ce que tu fais ? On est en plein milieu d 'une main, mais on ne s

'en va pas au beau milieu d 'une main. Ré, Ré, Ré, viens, on est vernis, on a

barraque à les frères Balut, c 'est de la terreur à Las Vegas.

L 'arme de la fortune. Tu as Cléopâtre et Jules César qui te réclament là -bas.

Allez, viens.

Des cadeaux sensueux, des fabuleux trésors. Un, ça ne va pas, deux, c 'est

Oui, 20. Tu as dit 20 ? Oui.

Je veux dire que le 20 va sortir.

Oui, 20, 20, ça c 'est sûr.

3000 dollars sur le 20.

20, ça c 'est sûr. 20, c 'est sûr ? Oui.

La roue, ça ne va pas ? Oui.

Tu viens de perdre 3000 dollars. Oui.

3000 dollars, foutu en l 'air. Allez, on va se refaire un petit blackjack.

Oh non, arrête, c 'est rien. C 'est pas la peine de te frapper pour ça.

On sera un petit blackjack plus tard.

Oui.

Je vais encaisser. Oui, encaisse.

Tu me fais de la peine, tu me fais beaucoup de peine. Oui.

20.

Oui, nous avons gagné 86 000 dollars et des poussières, c 'est bien ça.

86 500 dollars. 86 000 dollars pour rembourser les jacons des bagnoles.

Et je dois... Comment j 'ai dit ?

Je devais pour récupérer ma Rolex. 3 500 dollars, six mois pour payer.

3 500 dollars, la chambre. J 'ai déjà compté.

C 'est plus un soude net. Je vais pisser pour fêter ça.

Et ne t 'en vas pas.

Jusqu 'à ce que je revienne, elle signale. Attendez, piéton. Attendez,

Attendez, piéton.

Vous n 'avez pas rendez -vous ? Je ne sais pas.

C 'est quoi ton nom ? Raymond.

Moi, le mien, c 'est Eric.

Raymond, je te plais ? Je ne sais pas.

Quoi ? Si tu me donnes ma chance, je te plairais.

On pourrait faire connaissance.

Oui, faire connaissance.

Je ne dis pas mon chou, il n 'a pas d 'argent.

Ça ne fait rien, mon cœur. On fait la conversation.

Oui, la conversation.

Allez, on va monter dans la chambre.

On fait connaissance, on discute. Quelle chambre ? Je te remonte ? Non, c 'est

vrai.

C 'est ça que tu veux faire ? Tu veux rester ici et faire connaissance ? Oui,

faire connaissance et la conversation.

Ça doit valoir le coup, là ? Oui. Je préfère rester là, au cas où.

Oui.

On dirait qu 'il n 'a même pas beaucoup kiffé. C 'est mon père, on habite tous

les deux dans la même chambre. Il a l 'air bien jeune pour être ton frère. Il

est né le 12 août 1900.

1962, c 'était un dimanche.

Qu 'est -ce que vous faites à Las Vegas ? On compte les cartes.

Vous comptez les cartes ? On compte les cartes.

On compte les cartes. Et à part ça ? On compte les cartes.

Je sais, vous comptez les cartes. Mais à part ça ? Est -ce que le docteur vous a

prescrit des médicaments ? D 'accord.

Je remballe.

Le rendez -vous, c 'est à quelle heure ? Plus tard.

Le rendez -vous, c 'est à quelle heure ?

Évidemment, il faut que je sois au lit à 11h, c 'est l 'extinction des feux.

10h juste.

Attention, c 'est l 'heure d 'été.

10h juste.

10h juste, heure d 'été. S 'il te plaît, elle est trop jolie. Oui, elle est très

brillante. Oui, ça c 'est sûr. Elle est très brillante.

Première fois que je te vois en costume.

Oui, les retouches sont impeccables. Elles tombent drôlement bien. Tu sais

tu es beau comme ça.

S 'il te plaît. Ce n 'est pas un cas de sport.

Franchement, je vois mal comment ce costume pourrait être populaire. C 'est

super. Je vois mal comment tu fous. C 'est pas un costume casse -port. Je vais

te confier un petit secret.

Oui. Casse -port, c 'est caca.

D 'accord ? Oui.

Et voilà.

Oui. C 'est une suite pour flambeur de haute voltige.

Elle est pour toi.

Hein ? T 'as déjà vu une chambre comme ça ? Oui.

Et là -haut, tu as vu ici ? Ah, tu as vu là -haut ? Tu ne regardes même pas.

Oui, un lit.

Oui, un lit. Ton lit.

Je te fais mettre là -haut exprès pour toi, à côté de la fenêtre, à l 'endroit

qui te plaît. Vas -y, va voir.

Exactement comme tu l 'aimes.

Tu te vois au milieu de toutes ces lumières ? Monsieur Vegas, tu es

Vegas maintenant.

Qu 'est -ce que tu en dis ? Il y a beaucoup de lumière dehors. Ça brille,

clignote.

On a gagné beaucoup d 'argent aujourd 'hui. On en a gagné un sacré paquet.

Oubliant les 3000 dollars qu 'on a achetés à la poubelle à cette faute de

forté. Oui, la roue de la fortune.

Faut m 'excuser, je te demande pardon. Tout à l 'heure, je me suis un peu

emballé, mais je l 'avais mauvaise, tu vois.

Oui.

Je te demande pardon parce que je voulais que tu saches que je suis

désolé.

Toutes mes excuses.

Je me suis un peu emporté.

Cet argent, ça m 'a rendu mesquin.

Tu veux dire quelque chose ? J 'ai rendez -vous au bar à 10h avec Iris.

C 'est vrai, tu sais. Il faut que je te dise merci.

C 'est grâce à toi. T 'es tout fait. Moi, je ne fais que regarder.

Tu m 'as sauvé la vie.

C 'est toi qui conduisais. Moi, j 'étais assis à la place du passage.

Il faut que je sois au bar à 10h.

J 'ai rendez -vous avec Iris.

Oui, Iris. Ah oui, elle s 'appelle Iris.

C 'est important. Vous allez danser ? Oui, danser. Je dois y aller. J 'ai

-vous avec Iris au bar pour danser. Tu sais danser ? Je ne sais pas.

Tu ne sais pas danser ? Il faudra que tu apprennes. Oui, il faut que j 'apprenne

à danser pour mon rendez -vous. Il faut que j 'apprenne à danser pour mon rendez

-vous. Tu disais ça pour rire. Tu n 'es pas obligé d 'apprendre avant d 'aller à

ce rendez -vous. Je dois savoir danser avant le rendez -vous.

Apprendre à danser tout de suite.

Tu ne vas pas apprendre tout de suite. Mais écoute, je te promets qu 'un de ces

jours, je t 'apprendrai. C 'est sûr qu 'il faut que je... Non, enfin, ce coup

-ci, tu n 'es pas obligé de savoir. Il faut absolument que j 'apprenne à danser

pour mon rendez -vous. J 'ai tort d 'avancer sur le tapis. Excuse -moi, je n

'aurais pas dû. C 'est ma faute. Oui, 10 heures. Tu as devant toi la crème des

danseurs mondains de Las Vegas. Allez, mets -toi là.

Viens par ici. Oui.

Oui. Tu entends la musique ? Oui.

Regarde bien mes pieds.

Raymond, regarde mes pieds.

Fais comme moi.

Tu y es ? Maintenant, tu suis bien le rythme de la musique.

Bouge les pieds, comme ça.

C 'est ça.

Bon, c 'est toi le garçon, donc c 'est toi qui conduis.

Et moi, je suis ton rencard. Alors tu vas... Tu vas te...

Mettre ta main gauche, comme ça, ici.

Raymond, continue de bouger, t 'arrête pas. Tu m 'écoutes, oui ? Oui. Continue

de balancer, mets ta main gauche, là, bien dans l 'air.

Ta main gauche, comme ça. Ma main gauche.

Ne t 'arrête pas, continue à te balancer.

Voilà, c 'est parfait. Bon, maintenant, pas trop notre main derrière mon dos.

Là, comme ça.

Oui. Tu veux apprendre à danser ? Oui.

Parce que quand tu danses, il faut toucher les jambes. Oui. Je veux pas te

mal. Oui. Ça va ? Mets ta main, là.

Je prends ma main, et je la mets comme ça, en l 'air.

Regarde mes pieds, Raymond.

Regarde mes pieds, Eury.

Quand tu danses, ne pas regarder mes pieds tout le temps. Il faut regarder un

peu en l 'air. Oui.

Bon, je te le dirai.

Tu regardes en l 'air.

Voilà. On continue de balancer.

Allez, tu es prêt ? Oui.

Regarde en l 'air.

Oui.

Encore un peu. T 'arrêtes pas de danse.

Encore un peu plus.

Oui.

Je vais encore.

Et voilà.

Tu danses ? Oui, je danse.

Tu fermes la main.

Ah non ? Comme ça, tu vas me faire tourner dans ce sens.

Tu tournes, c 'est bien.

C 'est ça la danse. C 'est ça la danse.

Je ne sais pas toi, mais je commence à me sentir un peu ridicule.

Voilà, bravo, bravo, magnifique, mais un excellent danseur. Je peux te serrer

dans mes bras ? Oui. Oui ? Oui.

Je

voulais

te serrer dans mes bras.

Oh, mais qu 'est -ce que tu fais là ? Je suis au chômage.

Comment ça ? Lémy ne t 'a pas dit pour le boulot ? Oui, oui, je suis au courant

pour le boulot. Viens, viens, entre.

Ça va ? Je suis content de te voir.

Raymond, t 'as vu qui est là ?

Charlie, c 'est mal ce que tu fais à Raymond.

Il est bien, là.

Je sais qu 'il est bien. Il est à Las Vegas, en costume, dans cette immense

chambre. Je ne sais pas, ça me rend triste.

Dans six minutes, j 'ai mon rendez -vous. Dans six minutes, je vois Iris.

Il a un rendez -vous ? Raymond, ce serait bien si tu te remballais par

télé partout où tu vas.

Tu ne vas pas te radiner avec ta télé à la main pour un rendez -vous.

Monsieur Dan... Mais dis -moi, à quoi elle ressemble, ta fiancée, Raymond ?

Elle est très brillante. Elle est jolie comme des vacances.

C 'est là que je crois que je n 'avais jamais entendu.

M. Babi, M.

Kelso aimerait vous voir.

Je ne connais pas M. Kelso. C 'est le directeur de la sécurité.

Voulez -vous me suivre, s 'il vous plaît ? Oui, écoute, il y en a qui va rester

avec Rémi. Ah, si, je suis.

10 heures et une minute, elle n 'est pas là.

Elle viendra, j 'en suis sûre.

Félicitations, monsieur Babut.

Compter les cartes dans un sabot de six jeux, c 'est un exploit.

Je ne vois pas du tout à quoi vous faites allusion, monsieur. Nous faisons

cassettes vidéo, monsieur Babut.

Nous analysons ses enregistrements et nous échangeons même des informations

les autres casinos.

Alors, au vu de ces cassettes, nous vous conseillons de prendre vos gains et de

quitter cet état.

Monsieur Kelso, un de vos clients a de la chance à une table de jeu et tout ce

que vous trouvez à faire, c 'est l 'accuser de malhonnêteté ? C 'est comme

que vous traitez tous vos invités ? Tout ce que vous avez le droit de faire, c

'est de la fermer et de rentrer chez vous. Ça ne se rencontre pas tous les

une veine pareille.

Saisissez -la.

Tu voulais danser avec ta fiancée ? Oui.

Tant que pas, tes occasions tomberont d 'autres.

Ça manque pas les jolies filles qui auraient envie de danser avec toi. Oui.

C 'est pas grave.

Oui.

J 'aime cette musique, Ray.

L 'ascenseur est arrêté. C 'est rien.

Tu crois que tu pourras me montrer comment tu allais danser avec Iris ?

Oui ? Oui. Tu as envie de danser avec moi ? Oui. L 'ascenseur est à l 'arrêt.

fait rien. Donne -moi ça.

Oui.

Oui. Montre -moi. Tu sais comment on danse ? Oui. Charlie Babbit m 'a appris.

Charlie Babbit ? Oui.

Danser dans l 'ascenseur.

C 'est bien.

Tu as

déjà

embrassé une fille ? Je sais pas.

Je sais pas.

Ouvre la bouche.

Ouvre -la.

Oui. C 'est comme si tu goûtais quelque chose vraiment bon et de

très tendre.

Oui.

Comme ça.

Ferme les yeux.

Voilà, c 'est ça. Oui.

Comment c 'était ? Mouillé.

Alors, c 'est que c 'était bien.

L 'ascenseur est bloqué, c 'est sûr ? Non, il n 'est pas bloqué.

Tiens.

Voilà ça, Ginger Rogers.

Comme nous ? Oui, comme nous.

C 'est ce que je t 'avais dit, Ray. Tu m 'avais promis de te laisser conduire,

et bien voilà.

À voile broc, je roule doucement dans l 'allée.

Charlie, tu crois qu 'il peut conduire ? Monsieur, je suis un excellent

conducteur. Il est très fort dans les allées.

Ray, tu veux pas monter devant ? Tu m 'appelles après la réunion avec les

psychologues ? Ouais.

T 'en fais pas, ça va bien se passer.

Quoi ? Je suis nerveux.

Je sais. Écoute, c 'est bien ce qui s 'est passé.

Ça m 'a fait plaisir que tu viennes à la suite. Je sais.

Ray ? Merci pour la danse dans l 'ascenseur, c 'était très galant.

Ouais. Ciao. Ouais.

Mais c 'est pourquoi ? Quoi ? C 'est rien, on se comprend, c 'est entre nous.

Entre nous ? Oui, nous.

Nous, vraiment ?

Voilà,

on est arrivé.

Là -haut, c 'est ta chambre.

Évidemment, il n 'y a pas de lit. Il n 'y a pas de lit ici, c 'est sûr.

Ah non, non, non, ça, c 'est un lit magique.

Regarde, tu vas voir.

Ici, on a la table, on a la télévision.

Je suis passé au vidéothème. Je t 'ai apporté une surprise.

Qui ? C 'est pour une cassette.

Je te pose pas la question.

Je te pose pas la question. Je te dis, c 'est qui ? Si, c 'est pas n 'importe

où. Ici.

C 'est ma maison.

Ils appellent comment ? Non, qui ? Tu parles de qui ? Oui, qui joue en

base ? Qui est en première ? Qui joue le premier en première base ? Qui joue en

première ? Exactement. À la fin du mois, quand on paye le joueur de première

base, qui joue en première base ? Jusqu 'au moindre dollar, après tout. Il n 'a

pas volé son argent.

Oui. Mais qui le touche ? Et pourquoi il ne le toucherait pas ? Pour

quelquefois, c 'est sa femme qui vient sous son salaire. La femme de qui ? Oui.

Ah, on peut dire qui le mérite son argent. Qui le mérite ? Absolument.

Ce que je veux savoir, c 'est quel est le nom du joueur en première base ? Non,

non, quel est le nom du joueur en deuxième base ? C 'est amusant, dis

-ce que c 'est Thierry ? Oui, c 'est un Thierry.

T 'as vu ça où, la première fois ? Non, dans un livre sur le Facebook que papa m

'a offert. Papa ? Ça devait être moins drôle, papa.

C 'est moins drôle.

Oui, qu 'est -ce qu 'il y a ? Non.

Oui,

monsieur, je sais.

D 'accord.

Quand ?

Demain matin, vous allez voir le docteur Marston, qui est chargé de faire un

diagnostic psychiatrique sur Raymond. Oui, je sais. Je lui ai donné des

pleines de dossiers sur Raymond, des caisses pleines.

Quelle meilleure graine?

On n 'est pas là pour se battre en duel.

Je viens dans un but précis.

Votre frère a des handicaps très sérieux. Vous essayez de me dire que

se prononcer contre moi, c 'est pour ça que vous m 'avez fait venir? Non, j

'essaie de vous dire que c 'était une cause perdue d 'avance, Charlie.

Alors pourquoi vous m 'avez appelé? À quoi ça rime?

Que les choses soient bien claires, votre père a voulu que j 'administre sa

fortune, vous le savez.

Et que vous obteniez au nom de la garde de votre frère, ça n 'y changera rien.

Je ne suis pas tenu de vous donner le moindre sou. C 'est moi qui décide, pas

tribunal. Donc, vous ne pouvez pas perdre.

Je peux perdre.

Je peux perdre Raymond.

Et il se trouve que je me soucie de son bien -être et des soins qu 'il reçoit. J

'ai pris un engagement auprès de votre père il y a 20 ans et je n 'ai pas l

'intention de manquer à ma parole.

Qu 'est -ce que c 'est ? C 'est beaucoup d 'argent.

250 000 dollars ? Sans aucune obligation.

Vous le prenez et vous vous en allez.

Il ne s 'agit pas de régler des comptes.

Il ne s 'agit pas de perdre ou de gagner.

Il y a huit jours, je vous ai demandé pourquoi on ne m 'avait jamais dit que j

'avais un frère.

Vous n 'aviez pas de réponse.

Je ne sais pas.

Aussi bizarre que ça puisse paraître, je viens de m 'apercevoir que je n 'en

veux plus du tout à mon père de ne m 'avoir rien laissé.

Vous étiez son ami. Vous avez dû savoir qu 'il a essayé d 'entrer en contact

avec moi deux ou trois fois.

Je ne l 'ai jamais rappelé. J 'étais un petit con.

C 'est vrai, s 'il avait été mon fils et qu 'il ne m 'ait pas rappelé, je n

'aurais rien laissé non plus.

Mais il ferait que je m 'en fiche maintenant.

Ce n 'est pas ça.

Ce que je voudrais savoir, c 'est pourquoi il ne m 'a jamais dit que j

frère. Pourquoi vous, vous ne me l 'avez pas dit. Pourquoi personne ne m 'a

jamais dit que j 'avais un frère.

Parce que...

Ça m 'aurait fait plaisir de le connaître avant, et pas seulement ces

derniers jours.

C 'est fini.

C 'est fini.

Tout va bien.

Bon.

... ... ...

... ... ... ...

... ...

Bonjour ! Oui, si tu veux, tu peux aller tout de suite.

Il y a quelqu 'un ? Je vous entretiens, il n 'y a aucun caractère officiel, M.

Babette. Il n 'y a ni avocat, ni juge, seulement des gens qui se préoccupent du

bien -être de Raymond.

Bon, alors, asseyez -vous par ici. M. Babette, allez -vous de ce côté de la

table.

Raymond, n 'ayez pas, si vous avez une chaise. Oui. Voilà, asseyez -vous là.

Tu serais mieux si tu posais ton sac par terre.

Je crois que c 'est une bonne occasion de faire preuve d 'honnêteté les uns

envers les autres. Et la télévision ? Oui, la télé. Oui, par terre.

Pardon. Bon.

Voilà. C 'est assez difficile de vous dire ça, M. Babit, mais... Dire quoi,

? J 'ai perdu déjà, c 'est ça ? Non, vous n 'avez pas perdu. Je ne suis ni

ni juré. Je suis médecin. Je dois présenter des recommandations à la cour.

dois vous dire que le Dr Brunner est un praticien.

Le dossier médical de Raymond est un modèle du genre. Tout y est

analysé. Et Walbrook, un des meilleurs établissements que nous ayons dans le

pays. On dirait que vous avez déjà pris votre décision.

Personne n 'est votre ennemi. Mon frère a fait plus de progrès avec moi en une

semaine qu 'avec vous en 20 ans. Vous n 'avez pas à vous mettre en compétition

avec le docteur Brunet.

Dites -moi comment s 'est passée cette semaine, Raymond.

Comment s 'est passée cette semaine ? Qu 'avez -vous fait, Raymond ? Comptez les

cartes. Comptez les cartes ? Comptez les cartes à Las Vegas.

Votre frère vous a emmené à Las Vegas ? Il a perdu 3000 dollars à la roue de la

fortune. Il vous a donné 3000 dollars à jouer au casino ? Il a perdu 3000

dollars sur cet indécis de vin. Et qu 'avez -vous fait d 'autre ? Miser sur le

vin. Qu 'avez -vous fait d 'autre ? Danser avec Charlie Babbit. Danser avec

votre frère ? Je voulais apprendre à danser, alors je... Danser avec Susanna

dans l 'ascenseur. Embrasser Susanna.

Tu as embrassé Susanna ? Oui, dans l 'ascenseur. Ça vous a plu d 'embrasser

femme ? Je ne sais pas.

C 'était comment ?

C 'était mouillé. Mouillé ? Oui. Ah, ça fait des souvenirs. Oui.

Et ça vous a plu d 'être sur les routes ? Je suis un excellent conducteur. Vous

avez conduit ? Oui.

Votre frère vous a laissé conduire sur la nationale, sur l 'autoroute ? Oui,

doucement dans l 'allée. Il n 'a pas conduit sur l 'autoroute.

Il n 'a pas eu de crise émotionnelle pendant ces 8 jours ? Vous savez l 'état

dans lequel il se met quand il s 'inflige, il y a eu même des châtiments

corporels. Oui, c 'est arrivé deux ou trois fois. C 'est arrivé deux ou trois

fois ? Bon, d 'accord, c 'est vrai, il a eu ce que vous appelez une crise à l

'aéroport parce que l 'avion lui faisait peur. On n 'a pas pris l 'avion. Et la

dernière fois que ça lui est arrivé, c 'était quand ? Ce matin.

Ce matin ? Écoutez, tout ça, c 'est des conneries. Parce que je pourrais vous

dire tout ce que je veux. Si je voulais, je ne vous dirais rien. Vous n 'y

verriez que du feu. C 'est vrai, ce matin, l 'avertisseur d 'incendie s 'est

déclenché. Ça l 'a rendu nerveux, mais maintenant, ça va. On est allé manger

paquets. Personne ne vous fait aucun reproche.

On est allé manger des paquets.

Attendez, vous n 'avez aucune raison d 'être sur la défensive. Je ne mets pas

doute votre parole. Non, moi, je veux être honnête avec vous. Elle n 'est pas

question. Si, elle est la question. Je suis sincère, je vous dis la vérité. Ce

que j 'essaie de vous dire, c 'est que je n 'ai pas le moindre reproche à vous

faire. J 'ai un père

de temps avec lui. Je dois faire comme s 'il n 'existait pas. Mais personne n 'a

jamais dit ça. Ne réagissez pas aussi émotionnellement. Il ne me fait aucun

En quoi on vous gêne ? Pourquoi vous vous interposez ? C 'est ma famille. Je

m 'interpose pas. C 'est ma famille. Vous le comprenez ? Oui, je comprends. C

'est vrai. Vous avez un frère, mais le fait est qu 'il est incapable d 'établir

un contact avec vous.

Ça, c 'est ce que vous pensez. Est -ce que vous avez passé 24 heures sur 24

lui, 7 jours par semaine ? Vous avez déjà fait ça ? Écoutez, vous pouvez

la responsabilité de vous occuper de lui sans vous faire aider par un

spécialiste. Ça, c 'est ce que vous pensez, docteur. Oui, c 'est ce que je

pense. Il y a plusieurs détails que j 'aimerais tirer au clair. Le docteur

Bruner affirme que la semaine dernière, lors d 'une visite que vous avez faite

au centre, vous avez enlevé Raymond et que vous vouliez l 'échanger contre un

million et demi de dollars. C 'est vrai que j 'étais sous le choc de la mort de

mon père. Bon, d 'accord, j 'ai eu tort. Vous étiez sous le choc la semaine

dernière et cette semaine, vous vous découvrez une passion soudaine pour

frère et vous voulez vous occuper de lui jusqu 'à la fin de votre vie. Oui.

Au début, c 'était une sorte d 'enlèvement.

Enlèvement, c 'est un peu exagéré.

Je n 'ai pas enlevé mon frère. Mais au cours de la semaine, vous avez réussi à

vous entendre avec lui.

Oui.

Écoutez, c 'est... Oui ? Voilà, je sais que ça doit avoir l 'air très illogique.

C 'est vrai. La première fois que je l 'ai vu, c 'était... Ne vous croyez pas

obligé de vous justifier sur ce que vous avez ressenti ? Je peux continuer ? Je

peux ? J 'essaie de vous dire quelque chose. Allez -y. Je vous remercie

beaucoup. Personne ne vous accuse.

Allez -y.

Personne ne m 'accuse.

Il faut que vous compreniez que...

Au début, quand on s 'est retrouvés tous les deux, il n 'était mon frère que...

que de nom.

Ensuite... Et ce matin, on a mangé des pancakes.

Avec du sirop d 'érable. Le sirop d 'érable sur la... Le sirop d 'érable sur

table. Avec les pancakes.

Et Charlie Babbit a fait une blague.

Vous voyez, nous... J 'ai fait passer le courant.

Je trouve admirable que vous l 'ayez fait passer, mais le but de cette

conversation, c 'est de déterminer ce qui est le mieux pour Raymond.

Si oui ou non, il est en mesure de prendre sa place au sein de la

et ce qu 'il souhaite lui -même, si tant est qu 'on puisse le savoir.

Je suis entièrement d 'accord.

Raymond est incapable de prendre ce genre de décision.

Vous vous trompez. Charlie, vous savez très bien qu 'il ne peut pas décider par

lui -même. Il est capable de beaucoup plus de choses que vous ne croyez.

Nous n 'avons qu 'à le lui demander, ça nous éclairera peut -être.

Raymond, je peux vous poser une question ?

Oui, tu entends ? Le docteur te parle. Je peux vous poser une question ? Oui.

Est -ce que vous voulez rester avec votre frère Charlie ? Raymond, est -ce

vous voulez vivre à Los Angeles avec votre frère Charlie ? Oui.

Le docteur te pose une question.

Alors tu écoutes ce qu 'il te dit, s 'il te plaît ? Oui.

Raymond, voulez -vous rester avec votre frère Charlie ? Est -ce que vous voulez

rester avec votre frère Charlie ? Oui.

Vous le voulez ? Oui.

Vous voulez rester avec votre frère ? Oui.

Je veux rester avec mon frère, Charlie Babby. C 'est ce que vous souhaitez ?

Oui.

Vous voulez rester avec votre frère ? Oui.

Je peux vous poser une autre question, Raymond ? Oui.

Vous voulez retourner à Walbrook ? Oui.

Raymond, vous vous rendez compte qu 'il y a une différence entre Walbrook et

votre frère ? Oui.

Raymond.

Est -ce que vous voulez rester avec votre frère Charlie ici à Los Angeles ?

est -ce que vous voulez retourner à Walbrook ? Ce sont deux choses

Rester avec votre frère ou bien retourner à Walbrook. Il faut choisir

deux. Il y a votre frère. C 'est l 'un ou l 'autre. Vous devez choisir.

Retourner à Walbrook, rester avec mon frère Charlie. Non, ce sont deux choses

différentes. Il faut choisir entre les deux. C 'est l 'une ou c 'est l 'autre.

Retourner à Walbrook, rester à Walbrook.

C 'est retourner à Walbrook ou bien rester à Walbrook. Vous voulez ?

Vous avez prouvé ce que vous vouliez. Ça ne sert à rien de l 'humilier.

Restez. Ça va aller.

C 'est fini. Oui.

À Walbrock, avec mon frère Charlie Babbitt.

Restez. À Walbrock. C 'est fini.

Ramon. Oui.

Docteur Brunier, je peux vous parler une minute ? Bien sûr. Excusez -moi.

Tu veux plus qu 'on te pose des questions ? Non.

Non ? Je sais pas.

Tu veux plus qu 'on te pose des questions ? Non. Plus de questions ?

T 'en fais pas, c 'est fini, on t 'en posera plus des questions. Oui.

Plus de questions, tu peux me faire confiance ? Oui, pote à moi.

Quoi ? Non, pote à moi.

Je ne sais pas si je vais avoir l 'occasion de te reparler.

Tu sais, le docteur Brunner t 'aime vraiment beaucoup et à mon avis, il va

sûrement vouloir te reprendre avec lui.

Tu vois ? Oui.

Tu te souviens, quand j 'ai dit que je trouvais ça super d 'être sur les routes

avec toi, je pensais... On s 'est rejoints.

Je suis content que tu sois mon frère. Je suis un excellent conducteur.

Oui.

C -H -A -R -I -E C -H -A -R -I

-E

Bonjour, Charlie. Ça va bien, Raymond ? Vous n 'avez pas mis votre blouson

favori de chez Casport ? Vous seriez plus à l 'aise ? Casport, c 'est caca.

Je vois.

Bon, j 'ai les tickets.

Je vous attends dans le wagon. C 'est tout de suite à droite.

Vous me rejoignez dans quelques minutes ? Au revoir, Charlie.

Tu as fait une blague, Ray ? Oui.

Tiens, mon vieux, c 'est ton sac.

C 'est toi qui va le porter, maintenant.

Tes cahiers, tes crayons, ton pomme, tes beaux fromages, ta cassette qui est en

première base, celle que tu aimes. Qui est en première base, c 'est rigolo. Je

'avais dit que c 'était rigolo.

En voiture ! Bon, pour y aller ? Il est brillant, le train.

Oui, tu l 'avais dit.

Bon, écoute, tu as été confié à la garde du docteur Brunner, mais ça ne veut pas

dire que je ne peux pas te rendre visite.

Alors, je viendrai te voir dans deux semaines.

Ce qui fait qu 'on se retrouvera dans combien de jours ? 14 jours. À partir d

'aujourd 'hui, on est mercredi. Et d 'heures ? 336 heures.

Tu m 'achèves, ouais.

Ça, c 'est sûr, ça fait 20 000, 10 60 minutes, 1 209 209 600 secondes.

Ouais ? Ouais !

Donc 14 jours ? Oui.

Un, ça ne va pas. Deux, c 'est bon.

C 'est bon, on promise deux.

Oui.

Dans trois minutes, je vais y arriver.

Tu vas y arriver.

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.