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Zulu
-Tu veux la photo ?
-Oui, allez-y.
On commence avec la photo de la jeune fille.
Le lieu où se déroulent les recherches est
un site industriel abandonné,
appelé dans le quartier "La petite Bucarest".
Au moment où je vous parle,
l'affaire de la disparition de Sara vient de se résoudre tragiquement.
-Vous croyez que M. Castelli a tué ma fille ?
-On ne sait pas.
-Il y a 2 mois, Sara
est venue me voir à la piscine.
Elle m'a demandé d'être
son entraîneur.
-Tu n'as aucun respect pour ta soeur ?
-Ca va durer combien de temps encore ?
Hein ?
Que voulais-tu
qu'on fasse ?
-Entre.
-T'es pas couchée ?
-Non, je travaille encore.
-Elle m'a réclamée ?
-En permanence.
-Menteuse.
-Attends. Mets-lui ça.
-Merci.
-Ah... Michela.
Qu'est-ce qu'il a, Giacomo ?
-Rien. Pourquoi ?
-Il est bizarre.
-Il m'a rien dit.
Mais en ce moment, on se croise juste
5 minutes.
Merci. Bonne nuit.
Vidéo de Sara
Ministère de l'Intérieur Affaire Damiano
...
-Il faut que tu lui dises.
-Je le ferai.
-Quand ?
Tu m'obliges à lui mentir. C'est insupportable.
-Je lui en parlerai. J'attends le bon moment.
-C'est maintenant, justement.
Avant qu'elle le découvre toute seule.
Tu t'en rends pas compte ?
-Je sais.
Simplement, j'ai peur de sa réaction.
-Salut.
-Coucou. -Bonjour.
-Je l'emmène à l'école. -Merci. Alors...
t'es contente d'aller avec tata ?
Sonnerie de portable
-Attends-moi là.
... -Viens dire bonjour à maman.
Hop là !
-Andrea ? *-T'as lu le journal ?
-Non. Pourquoi ?
*-Castelli, ils ont publié l'info.
Je t'ai envoyé un PDF.
-J'arrive tout de suite.
"Affaire Damiano, le tournant"
"Sara avait une liaison avec un homme marié"
Qui a fait ça ?
Qui a laissé passer cette merde ?
Alors ?
-Capitaine...
Je n'ai pas parlé à la presse. Mais hier, au bar,
j'ai croisé le capitaine Catricalà.
Il m'a interrogé
sur l'enquête. -Vire-le d'ici.
-Attends. Où tu vas ?
-On va faire le nécessaire.
Ca va pas ? -T'avises pas de recommencer.
-Quoi ? -Tes journalistes t'ont payé ?
-Coucher
avec le chef t'autorise pas tout.
-Je vais te défoncer ! -Vas-y !
Ah !
-Tête de noeud.
-Je me suis tapé 2 h de réunion avec le préfet
pour vous éviter une sanction.
-Andrea a voulu nous séparer.
-En le frappant ?
-Il avait levé
la main sur elle. -On est où ? A l'école
maternelle ?
-Catricalà s'est vengé d'avoir été exclu de l'enquête.
-C'est toi qui l'as exclu, sans mon accord.
-Maintenant, les gens pensent que Sara l'a bien cherché.
On perd notre temps à vérifier des ragots.
-T'as fini ?
-Non. Ce gros con a compromis l'enquête.
C'est lui qui devrait avoir
un blâme.
Maintenant, j'ai fini. C'est bon ?
-Non.
T'as parlé au père de Sara ?
-Non.
-Tu t'y mets quand ?
-Il est pas prêt.
-Castelli l'était ?
Tu lui as bousillé la vie sur les dires d'une gamine.
-Rien à voir.
-Oui, il est
innocent.
-C'est trop tôt pour lui parler. -Pourquoi
tu le protèges ?
-Je le protège pas.
-Alors convoque-le.
-Fais-le si tu y tiens à ce point.
Soupir
Porte qui se referme
...
-Salut.
-Je peux pas accepter.
-Heu...
Garde-le, je l'ai payé.
-Mon père me laissera jamais y aller toute seule.
-Tu peux y aller avec lui.
-C'était un cadeau pour Sara ?
-Oui, une surprise pour après le concours.
J'étais sûr qu'elle aurait gagné.
-Moi, je ne gagnerai pas.
Je suis pas aussi douée qu'elle.
-C'est pas vrai. De toute façon, peu importe.
Fais de ton mieux, c'est tout.
Ecoute...
Ca, c'était le programme qu'on avait établi.
Avec les figures obligatoires
et les libres.
-Ca, c'est trop difficile pour moi.
-D'accord.
On va faire autre chose.
Qu'est-ce que tu en dis ?
Tu fais quelques plongeons pour t'échauffer ?
-Je veux bien.
...
-Je suis passée pour une idiote. -Je suis désolé.
-Tu savais que ta mère allait
rentrer. -Non.
-Arrête.
-J'avais un truc à te dire.
Sur le pharmacien.
Mais ma mère est arrivée sans prévenir.
Le jour où Sara a disparu, je l'ai vue monter
dans sa voiture. -T'en es sûr ?
-Hmm.
-Pourquoi tu l'as dit à personne ?
-J'en sais rien.
Je te le dis à toi aujourd'hui.
-Bonjour.
-Bonjour. -Je suis le Capitaine Ferro.
J'ai une question à vous poser.
Le jour où sa fille a disparu,
M. Damiano est resté ici désinfecter la piscine.
Vous vous en souvenez ?
-C'était quel jour ? -Mardi 13.
-D'habitude, on désinfecte le samedi.
-Pourquoi ? -Le dimanche, on ouvre plus tard.
Bip de messagerie
"Lombardi a envoyé une voiture chercher le père de Sara."
-Merci.
-De rien.
-Salut.
-Salut.
-Tu es une des élèves ?
Je suis de la police.
-Vous l'avez arrêté ? -Non.
-Il m'a dit de l'attendre ici.
-Il ne viendra pas.
-Au revoir.
C'est à M. Damiano.
-Merci.
-Il paraît que Sara voulait changer d'entraîneur.
On a demandé à des tas de gens,
personne n'a su nous dire pourquoi.
Vous pouvez nous répondre ?
-Vous avez refusé de vous présenter
à notre convocation
et de répondre
aux questions du capitaine Ferro.
-Monsieur Damiano,
vous étiez au courant de la liaison entre Sara et Castelli, non ?
Vous étiez jaloux, c'est ça ?
C'est pour ça que vous l'avez tué ?
Vous abusiez de votre fille ?
Elle a été vue pour la dernière fois avec vous,
avant d'en arriver là.
-Que s'est-il passé ? -Il l'a frappé.
-Tu lui as fait quoi ? -J'ai plus de nez !
-Il a pas supporté la photo du cadavre.
-Il lui a réservé un vol 4 jours après sa disparition.
C'est pas lui. -Ou il est malin.
-Les clés.
-Je suis désolé,
je voulais pas lui faire de mal.
-Monsieur Damiano,
j'ai besoin de votre aide.
Je sais que vous n'auriez pas pu faire de mal à Sara.
Faites-moi confiance.
Sara vous avait dit qu'elle arrêtait
de s'entraîner avec vous
le jour où elle a disparu.
C'est pour ça qu'elle est rentrée seule.
-Je peux partir maintenant ?
-Oui.
...
-Anna.
Viens me voir une seconde.
Non, laisse ta blouse ici.
Sonnerie de portable
...
Maison
...
-Salut. -Salut.
-Comment tu me trouves ?
-Belle.
-Ca t'a fait une trace
sur la joue.
Regarde-les.
Va savoir les idioties qu'elles racontent.
Alors que nous, on aurait
plein de choses à dire. -Viens, on va lui dire.
*-Raconte-nous ce que tu as vu.
*-Sara est montée dans la voiture
du pharmacien. *-Lequel ?
*-Battistini, il est à côté
de l'école.
*-Pourquoi tu as attendu aujourd'hui pour le dire ?
*-Je pensais pas
que c'était important.
Mais comme le pharmacien a aussi dragué Chiara.
*-C'est vrai ? *-Oui.
Il m'a touché les jambes.
Elle arrête la vidéo.
-Ces enfoirés voulaient diffuser ça à la télé.
...
-Trouve-moi quand elle a été prise.
-La Providence, le bateau sur lequel ils vont pêcher,
est considéré par l'auteur lui-même...
Légers coups
-BONJOUR, MADAME LA DIRECTRICE.
-Paolo et Chiara,
vous voulez bien venir un instant ?
-Oui.
-Merci.
-Merci.
Bonjour, Paolo.
Toi, tu es Chiara.
J'ai vu ton interview.
Ce que tu as dit
est très grave.
Je vais devoir convoquer ce monsieur.
C'est pas très agréable d'être accusé de meurtre.
Tu t'en rends compte ?
-Mais on a dit la vérité.
-Paolo,
regarde-moi.
Tu as dit la vérité ?
-C'était un mensonge ?
Moi, mon histoire est vraie.
-Doù vient ce rouge à lèvres ?
-Il me l'a donné.
-Il était à ta soeur ?
-Hmm.
-Je peux l'avoir ?
-De toute façon, j'en veux plus.
-Vous allez me faire quoi,
maintenant ?
-Rien.
Mais tu vas me rendre
un service.
-Il était là-dedans.
-Merci.
Au revoir, madame.
-C'était 10 jours avant le meurtre.
-Le numéro de Castelli.
-Celui qui l'a tué aurait pris
cette photo ?
-M. Castelli. Capitaine Ferro. Avez-vous offert
un rouge à lèvres violet à Sara ?
OK. Merci.
Il ne lui a pas offert.
Regarde-la, elle est tendue, mal à l'aise.
Celui qui a pris la photo pourrait l'avoir offert.
Envoie quelqu'un à ce magasin.
Récupérez les preuves d'achat du jour
où la photo a été prise jusqu'à 2 mois en arrière.
-Il ne faut pas juste penser à entrer dans l'eau.
Reste concentrée pendant le saut.
Tes jambes n'étaient pas alignées. -Pardon.
-Ne t'excuse pas.
On va faire une pause.
Le temps d'une histoire. -"C'est de l'eau" ?
-Exactement, tu t'en souviens ?
Deux jeunes poissons nagent dans la mer.
Ils croisent un poisson plus âgé qui leur dit :
"L'eau est fraîche, non ?" Ils font semblant d'avoir compris
et quand le poisson âgé s'en va, l'un dit à l'autre : "L'eau,
tu sais ce que c'est ?"
-Les filles comprenaient pas cette histoire.
-Y a rien à comprendre. Maintenant, tu vas faire
un plongeon parfait.
-Papa ?
-Va t'habiller.
-Mais papa... -Allez !
-Pourquoi vous faites ça ?
-Vous approchez pas de ma fille.
Elle n'a rien à voir avec la vôtre.
-Monsieur.
-Je vous tiens au courant. -Merci.
-Tu t'en vas ?
Toujours fâché contre moi ?
Soupir
-Tu peux pas continuer à te conduire comme ça.
-J'aurais dû parler au père de Sara.
-Ton entêtement me met dans la merde.
-Je me fous de ce que disent les autres.
-Pas moi. -J'ai toujours été comme ça.
-Je sais et je te demande de ne plus le faire.
-Excuse-moi.
-Tu viens chez moi
ce soir ?
-On va passer la nuit là-dessus.
-Tiens-moi au courant.
-Là-dedans,
il y a les deux derniers mois.
-On va trouver qui a acheté ce rouge à lèvres.
Qu'est-ce que tu fais planté là ?
Non.
-Rentre chez toi, Martina. Allez.
-Je peux gagner le concours ?
-Va-t'en. -Mon père savait pas
que je venais m'entraîner. Il s'en est pris à vous.
Il a toujours dit que j'étais pas douée.
C'est pour ça que j'ai arrêté.
Mais moi,
ça me plaisait.
Est-ce que je peux gagner ?
-Bien sûr que tu peux gagner.
...
Bien. Jusqu'ici,
tout est parfait.
Pour le dernier plongeon,
tu pourrais faire celui qui était prévu,
mais de face, c'est plus simple. Qu'en dis-tu ?
-Je me souviens quand Sara le faisait.
Elle seule pouvait passer un plongeon
avec ce coefficient. -OK.
Tu le fais de face.
Hein ? On essaie.
Je compte sur toi.
Prends tout ton temps. Reste concentrée.
Vas-y.
Non, attends...
Non, de face.
-J'y arriverai.
-Ne fais pas ça.
...
-Les médecins ont dit qu'elle était hors de danger.
-Tu voulais la tuer, elle aussi ? -Arrête.
Viens.
Gémissement
Sonnerie de téléphone
...
...
-Allô ?
Monsieur Damiano ?
-C'est vrai, vous aviez raison.
Ce jour-là, Sara m'a dit qu'elle ne s'entraînerait plus avec moi.
Mais on ne s'est pas disputés pour ça.
Parce que... avec ma fille, on se disait tout.
On ne se disputait jamais.
Il y a deux ou trois mois, je suis rentré à la maison
pensant qu'elle n'était pas là.
J'étais sûr qu'elle était sortie avec son copain.
Sinon, je ne serais jamais entré dans sa chambre à l'improviste.
Ils étaient en train de faire l'amour.
Ca m'a complètement saisi.
J'étais mal à l'aise.
Alors je suis parti, sans rien dire.
A cause de moi, elle s'est sentie sale.
Elle a changé à partir de ce jour-là.
Elle ne sortait plus.
Quand elle ne s'entraînait pas, elle étudiait.
Elle avait laissé tomber ce garçon.
Elle voulait me prouver qu'elle était une fille bien.
Je savais parfaitement
qu'elle était une fille bien.
Mais je n'ai pas eu le courage d'en parler et de lui dire
qu'elle n'avait rien fait de mal.
Vous allez le trouver ?
Le type qui l'a tué ?
-Oui.
Coups énergiques
-Faut que je sorte. Vous pouvez bouger ?
*-Allô ?
-Andrea, rejoins-moi au supermarché de Castelli.
*-OK. J'arrive. -On se retrouve là-bas.
Klaxon
-C'était toujours ici ? Jamais ailleurs ?
-Non. -Même pas le jour
où Sara vous a demandé
de la ramener ? -Oui.
-Je vais où ?
-A droite.
-Descendez.
Quand Sara vous a demandé de repartir, vous faisiez quoi ?
-C'est-à-dire ?
-Vous faisiez encore l'amour ou vous aviez fini ?
C'est quoi, ces questions ?
-Répondez.
-On était en train de faire l'amour.
-Comment ?
Sur les sièges avant ou à l'arrière ?
-Je ne suis pas obligé de vous répondre.
-C'est vrai.
Mais vous voulez savoir qui a tué Sara, non ?
-J'avançais les sièges de devant
et on s'installait à l'arrière.
-Comment ?
-OK.
Je crois pas que Lombardi serait d'accord.
-Laisse-moi me concentrer.
-Tu veux me parler
ou tu gardes tout pour toi ?
-Quelqu'un les regardait ce jour-là.
Il les espionnait d'ici.
Viens.
On va jeter un coup d'oeil.
-Hé ! Vous allez où ?
-Regarde, là-bas.
-Une aire de jeux.
Et ça, c'est du tartan.
-Appelle la Scientifique.
"Pour accéder au profil, envoyez-lui une invitation."
"Adieu, mon ange. Tu nous manqueras."
Sanglots étouffés
-Paolo ?
-Maman, Sara me manque beaucoup.
...
-Je sais.
Elle me manque aussi.
SMS de Martina "C'est l'eau"
...
-Comment retrouver ce voyeur ? Ca peut être
n'importe qui. -Pas n'importe qui.
Un admirateur qui lui a offert ce rouge à lèvres.
-Ca a mené nulle part. -On a d'autres indices.
-Regardez.
-Comment il a su que Sara et Castelli venaient là ?
-Il les avait suivis.
...
Ils ont trouvé des résidus d'épiderme sous l'ongle.
On a l'ADN de l'assassin.
-On a même son nom.
-Bonjour, M. Damiano.
-Bonjour.
-Je vous en prie, asseyez-vous. -Oui.
-Vous accepteriez
de faire un test ADN ?
-Je peux savoir de quoi il s'agit ?
-Il s'agit des résultats du test ADN de votre frère.
Je vais vous le résumer.
L'assassin de Sara est le frère de Giancarlo.
C'est-à-dire vous.
-Qu'avez-vous dit à Giancarlo ?
-La vérité.
Que vous éprouviez une attirance morbide pour votre nièce.
Que vous l'espionniez quand elle faisait l'amour sur la colline.
Que ce jour-là, vous l'avez emmenée au même endroit.
Et que vous l'avez tuée parce que Sara
vous avait dit non. -Ce n'est pas la vérité.
Je n'éprouvais aucune attirance morbide pour Sara.
Vous devez dire à mon frère exactement ce qui s'est passé.
-Que s'est-il passé exactement ?
Pourquoi lui avoir fait ce cadeau
si elle ne vous attirait pas ?
Et pourquoi l'espionner quand elle faisait l'amour ?
-Je n'ai jamais vu ce rouge à lèvres,
je ne l'ai pas offert à Sara.
Oui, je l'ai suivie, mais une fois et pas pour l'espionner.
Quand ma fille m'a dit ce qui s'était passé
au supermarché,
j'ai voulu savoir si c'était vrai.
C'est pour ça
que je les ai suivis.
J'ai décidé de lui en parler et je lui ai dit que si...
si elle n'arrêtait pas de fréquenter Castelli,
j'irais tout raconter à Giancarlo.
Elle m'a dit qu'elle allait le faire.
C'est ça la vérité qu'il faut dire à Giancarlo.
Voilà ce qui s'est passé.
-Pourquoi vous l'avez tuée ?
-C'était un accident. Je ne voulais pas.
Ce soir-là, je rentrais chez moi et en passant devant le parc,
je l'ai vue qui embrassait un homme. Ce n'était pas Castelli.
Je me suis garé, et l'homme s'est enfui.
Je suis resté seul avec Sara.
-De quel homme s'agit-il ? -Je ne l'avais encore jamais vu.
Ensuite, j'ai demandé à Sara de monter dans ma voiture.
Et...
je lui ai dit que si...
que je ne pouvais plus garder ça pour moi.
Mais alors qu'on roulait,
Sara est devenue comme folle.
Elle m'a dit
que si je ne disais rien,
elle me ferait à moi ce qu'elle faisait à Castelli.
J'ai perdu la tête. Elle était si belle.
Mais quand on est arrivés là-bas
et qu'elle s'est approchée pour m'embrasser,
je l'ai repoussée, je suis descendu de la voiture.
J'avais envie de m'en aller.
Tout ce que je voulais, c'était résister à la tentation.
Mais elle a commencé à hurler.
Elle m'a menacé d'aller raconter à Giancarlo que c'était moi
qui avait essayé de la violer.
Et elle hurlait.
Je voulais qu'elle s'arrête de crier.
Je l'ai repoussée.
Elle est tombée, elle s'est cogné la tête.
Elle arrêtait pas de crier, de me menacer.
Alors moi...
j'ai pris cette pierre par terre.
Je voulais seulement qu'elle se taise.
-Il ment.
-On a son ADN et des aveux complets.
Que veux-tu d'autre ? -La vérité.
Sara est morte pour l'avoir repoussé
et pas pour les raisons qu'il m'a racontées.
-Pourquoi mentir ?
-L'affaire n'est pas résolue.
-Ca ne change pas grand-chose.
Il a admis qu'il avait caché le cadavre.
Il va prendre la peine maximale.
-Je m'en fous.
Soupir
-Le juge d'instruction veut le rapport d'enquête.
Le préfet a prévu une conférence de presse demain à 8 h.
-Déplace-la. -T'as le coupable. Ca suffit.
Rentre. -Si je prouve qu'il a acheté
le rouge à lèvres... -T'as déjà essayé.
-Donne-moi encore une chance. -Non.
-Et les parents de Sara ?
Ils ont le droit de savoir la vérité.
-Je te laisse jusqu'à midi. Maximum.
Soupir las
-Ca sert à rien. On est remontés 6 mois en arrière.
-On continue quand même.
-Ca vient peut-être d'une autre boutique.
Une fois, j'ai acheté un chemisier à ma copine dans un magasin outlet.
Comme j'avais un peu honte,
j'ai utilisé l'emballage d'un autre magasin.
...
Relevés téléphoniques de Renzo Damiano
...
-C'est moi qui ai passé ce coup de fil.
J'ai appelé, on était inquiets.
Sara n'était toujours pas rentrée.
Mais Renzo n'a pas répondu. -Il ne pouvait pas répondre.
Il était avec elle.
-Trésor, va dans ta chambre. J'arrive.
-Vas-y, mon grand.
-Et...
vous avez essayé de téléphoner
chez lui ? -Oui.
Anna m'a répondu. Elle a dit qu'elle ignorait où était Sara.
-Vous avez demandé à parler à votre frère ?
-Oui.
-Qu'a répondu Anna ?
-Qu'il était en train de dormir.
Sanglots
-Non.
Renzo voulait la raccompagner chez elle.
C'est Sara qui l'a provoqué.
-Votre mari vous a menti.
Pour rendre son crime moins horrible.
Il vous a obligée à devenir sa complice.
Il a avoué ce qu'il avait fait dès ce soir-là ?
Et vous avez décidé ensemble de déplacer le corps dans le sous-sol.
-Maman.
Le garçon là-bas m'a poussé. -C'est rien, trésor.
Va jouer avec les autres.
-Vous avez quelqu'un pour garder vos enfants ?
-Je n'ai que Rosa et Giancarlo.
-Voilà ce que je propose.
Je peux parler à Giancarlo.
Venez me voir demain à la préfecture de police.
-Merci.
-Allez retrouver votre fils.
-Merci.
...
-Bonjour.
-Ah, bonjour. -T'es pas encore partie bosser ?
-Je suis en retard.
Si tu veux du café,
je viens d'en faire.
-Merci.
T'en veux ?
-Oui, merci.
-Et Giacomo ?
-Tu sais quel jour on est ?
C'est le jour des visites.
-Bonjour, maman.
-Bonjour, mon chéri.
Tu viens les mains vides ? Tu n'as pas de photos ?
-Pas de photos.
-Pourquoi ? -Tu n'en as plus besoin.
Notre recours a été admis. Tu vas sortir plus tôt.
-Valeria est au courant ?
...
Version Française : IMAGINE
Adaptation : Perrine DEZULIER
Direction Artistique : VINCENT VIOLETTE
Avec les voix de VALERIA FERRO : INGRID DONNADIEU
ANDREA RUSSO : FLORIAN WORMSER GIANCARLO DAMIANO : BERNARD GABEY
RENZO : JEAN-FRANCOIS KOPF GIORGIO : CONSTANTIN PAPPAS
MICHELA : CAROLINE MAILLARD GERARDO : JEAN-JACQUES NERVEST
ROSA : NATHALIE DUVERNE CASTELLI : MATHIAS KOZLOWSKI
GIACOMO : JEAN-MARCO MONTALTO
Sous-titrage télétexte IMAGINE
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