All language subtitles for Law.and.Order.Special.Victims.Unit.S11E06.Spooked.1080p.AMZN.WEB-DL.DDP2.0.x264-NTb

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Original subtitles

Dans le système judiciaire,

les crimes sexuels sont considérés comme particulièrement monstrueux.

À New York, les inspecteurs qui enquêtent sur ces crimes

sont membres d'une unité d'élite appelée Unité spéciale pour les victimes.

Voici leurs histoires.

Joyeux putain de Noël. Il manque plus qu'un petit nœud.

Il y a un cadenas. Il doit y avoir un truc de valeur.

Je vois pas le chauffeur. Il dort peut-être au volant.

Je me fiche du chauffeur. Attrape les tenailles.

Le chauffeur est parti. Ce crétin doit être en panne d'essence.

Il va se retrouver en panne de marchandise.

Faut appeler les flics.

Faut se tirer de là, oui !

La patrouille les a trouvés suite à un appel anonyme.

Ils sont morts depuis...?

Peu de temps. Pas plus de deux heures.

- Cartes d'identité ? - Aucun n'en a une.

On a un jeune homme d'à peine 20 ans,

une femme dans la vingtaine. Tous les deux hispaniques et égorgés.

On a trouvé leurs fluides.

Le tueur les a surpris en plein coït.

Mais l'éclaboussure montre que monsieur n'était pas au-dessus

quand le tueur a agi.

Il voulait un effet dramatique.

Il lui a lacéré les seins avant ou après son décès ?

Après.

Son cœur ne battait déjà plus

quand il l'a découpée.

Mais elle était en vie quand il l'a égorgée.

On saura s'il l'a violée au retour des tests ADN.

On amène la lumière, les gars.

C'est bizarre.

Elle n'a accroché que sa lingerie ?

Une mise en scène du tueur, je parie.

Il l'a violée et voulait s'assurer qu'on le sache.

Il agite son drapeau.

Sous notre nez.

NEW YORK UNITÉ SPÉCIALE

- Des noms ? - Leurs empreintes sont inconnues.

- Des éléments de preuve ? - Peut-être au retour du test ADN.

Les cheveux trouvés sur elle

correspondent aux siens.

- Le violeur a été soigneux. - Comment ça ?

Elle a des marques de lutte sur les bras.

Mais rien sous les ongles. Il a sans doute mis un préservatif.

Donc elle et lui faisaient l'amour quand notre tueur les a interrompus.

Il l'écarte pour violer la fille.

Le tueur avait prévu son coup de A à Z.

Ils n'avaient aucune chance.

Seins lacérés, gorge tranchée, lingerie exposée.

Le tueur est loin d'être un débutant.

Dites ça au VICAP.

Rien ne correspond au mode opératoire de ce type.

Alertez les unités voisines, tous les commissariats du Nord-Est.

À qui est ce camion ?

Des pièces ont été remplacées, on a cinq numéros différents

sans parler des plaques volées.

J'y travaille.

Vous foutez quoi ?

J'installe vos téléphones.

Le tout nouveau GreenTech 8800.

Je maîtrise tout juste l'ancien.

John, utilise celui de la salle de presse.

Et chez les portés disparus ?

Personne ne correspond à nos victimes.

Et l'appel anonyme ?

Depuis une cabine téléphonique proche du site.

Sûrement les crapules qui ont forcé le camion.

Pas d'empreintes.

La police les a cherchés, mais en vain.

Donc on n'aura rien sans une autre boucherie.

On ne les a pas charcutés.

C'est l'œuvre d'une fine lame incurvée

d'environ quatre centimètres.

Un rasoir ?

Ou un scalpel. On en trouve facilement en boutique.

Simple à cacher, à utiliser et à jeter.

Et c'était l'idéal pour retirer ses implants mammaires.

Comment savez-vous ça ?

J'ai trouvé des cicatrices de quelques semaines.

Il a pris le temps de voler ses implants ?

Le gars voulait un trophée.

Ou il est malin. On aurait pu l'identifier avec le numéro de série.

Le chirurgien se souviendrait d'elle.

Envoyez la photo de la fille à tous les chirurgiens

dans un rayon de 160 km.

On a aucun signe distinctif ?

Un tatouage sur le bras droit et des initiales. "LZ".

On dirait une faucheuse en voile de mariée.

Santa Muerte. La mariée cadavérique. La patronne des dealers mexicains.

Vous savez ce que veut dire "LZ" ?

Ça ne correspond à aucun gang mexicain des bases de données.

Ce sont peut-être les initiales de notre inconnu.

Envoyez le tatouage et les empreintes au FBI.

Si c'étaient des clandestins,

les Fédéraux obtiendront leurs identités.

D'après moi, ce sont deux Américains.

Pourquoi ?

L'orthodontie. Ça vient de chez nous.

- On a autre chose ? - Le labo, oui.

Des centaines de fibres mélangées au sang trouvé dans le camion.

D'après le laboratoire, du polyester.

- Issu des vêtements ? - Trop bas de gamme.

Plutôt d'oreillers ou de peluches bon marché.

Donc ça vient de la marchandise du camion

avant qu'il ne devienne un abattoir.

Et le camion ?

- Je peux garder l'ancien téléphone ? - Il n'est pas compatible.

Les cadrans rotatifs me manquent.

Je demande de nouveaux téléphones

depuis l'élection de Clinton.

Alors, fais avec.

Tenez. Les premières pages comportent le guide pratique.

Munch.

Tu as trouvé d'où vient le camion ?

Un fax vient d'arriver.

Il appartient à une agence de location dans le Bronx.

On l'a loué la semaine dernière.

Il aurait dû nous être rendu hier soir.

Carlos Martinez. Domicilié à Laredo, au Texas.

Né en mars 1991. On tient enfin notre inconnu.

Minute. Votre assurance vous laisse louer à des ados ?

J'emmerde l'assurance. Le môme a laissé une caution.

Regardez-moi ça.

Ma première voiture était une épave. Vous êtes sûr qu'elle est à lui ?

Le numéro correspond à son permis. Vérifiez vous-même.

Cette bombe va faire son effet dans mon allée.

Cette bombe va être saisie.

C'est une pièce à conviction.

Inspectrice, on a passé un accord.

Comment je vais louer

un camion qui ressemble au frigo de Dracula ?

Passez le tuyau d'arrosage.

Alors ?

La dernière destination que Carlos a cherchée dans son GPS.

Une maison excentrée de South Ozone Park.

133-15 127E RUE 24 OCTOBRE

Un môme de l'âge de Carlos qui conduit un tel engin

ne vient par ici que pour une raison.

La drogue.

Salut, mon grand. Hé, toi.

- Police, arrête-toi. - Petit.

- Tu vas où ? - Lâchez-moi !

- Tu t'appelles comment ? - Eduardo.

- Tu habites ici ? - Non, en face.

Tu faisais quoi là-dedans ?

Je regardais s'il restait des bons trucs. Juste ça.

Je passe par-derrière.

Quand sont-ils partis ?

Hier soir. Ils chargeaient un camion.

C'étaient eux ?

Oui. Il conduisait, et elle lui donnait les ordres.

- Ils sont restés longtemps ? - Une semaine.

Des gens venaient chaque soir. Ils repartaient le matin.

El !

Je récupère ça. Allez, va-t'en d'ici.

D'accord.

- Un feu de camp ? - Une couverture.

La pluie a dû éteindre leur petit feu de joie.

Balances, sachets en papier cristal.

Une vraie petite usine.

Ils ont dû s'installer, vendre un peu de came et se séparer.

Pourquoi quitter un si bel endroit ?

Pourquoi la fille a-t-elle brûlé son permis ?

Elle s'appelait Ramona Rodriguez.

67e, East Street.

Oui, Ramona habite ici.

- Il y a un problème ? - Elle a été assassinée.

Je vous demande pardon ?

Vous savez ce qu'elle faisait, hier soir ?

Non, je la connaissais à peine.

- C'était votre colocataire, non ? - Plus ou moins.

Elle louait l'autre chambre mais n'était jamais là.

- Comment l'avez-vous connue ? - Par internet,

elle m'a versé six mois d'avance en liquide.

J'avais perdu mon job, j'avais besoin d'argent pour ne pas perdre l'appartement.

Ne le dites pas au propriétaire.

- On peut jeter un œil ? - Allez-y.

Sa chambre est juste là.

Deux fois rien.

Ou elle a tout renvoyé au Mexique.

Son passeport est là. C'était une femme très occupée.

Regarde ça.

Kennedy la semaine dernière, Mexico deux jours plus tôt.

Avant ça, Bogota.

Mexico, et encore Bogota.

Elle se débarrasse de son permis

et elle se met à traîner dans les affaires de drogue.

C'était une mule.

Elle faisait peut-être passer de l'héroïne grâce à ses implants mammaires.

De la contrebande cachée dans un gros bonnet ?

Attends une seconde.

Munch a dit quoi sur les fibres retrouvées ?

Elles venaient d'oreillers ou de peluches bon marché ?

Quelqu'un essaie d'entrer.

Allez vous allonger dans la baignoire. Restez-y.

Lâchez votre arme, tout de suite.

Benson.

Agent Porter ?

- Vous foutez quoi ici ? - On résout deux meurtres.

À toi. Où est ton mandat ?

Le propriétaire m'a laissé entrer, vu les circonstances.

Teddy transportait un demi-kilo d'héroïne mexicaine.

Notre informateur nous a dit que Carlos se cachait là.

Votre informateur vous doit un verre. Carlos Martinez est mort.

- Quand ? - Hier soir.

On lui a fait une cravate colombienne avant de violer et de tuer sa copine.

Elle ne me dit rien.

Mais Martinez était recherché.

Pour quoi ?

Tiens, voilà Ramona.

Lâche-moi, gamin. Je veux pas finir sur YouTube.

C'est moi, le gamin ? Moi, c'est James Bond, poupée.

Je vis de sexe et de danger.

- Tu es bien vantard. - Ouais.

Fais-moi voir ça.

On s'attendrait à mieux du meilleur sicaire du Cartel du Golfe.

Ce gamin de 18 ans est tueur à gages ?

Les initiales sur le tatouage de Carlos

veulent dire Los Zetas.

Ce sont les assassins du Cartel du Golfe.

Carlos Martinez a tué 22 personnes au Mexique,

et quatre ici.

De ce qu'on sait.

Faut être stupide pour se filmer.

Carlos est la partie émergée de l'iceberg.

Le Cartel les cueille dès 13 ans à la frontière, à Laredo par exemple.

Il leur promet la fortune, les bagnoles, les nanas.

Une vie à la Escobar.

Une fois embrigadés,

ils vont où on les envoie.

Ils ont envoyé Carlos pour qui ?

Personne.

Il protégeait Ramona

et ses peluches remplies d'héroïne.

- De ? - La concurrence.

Et il s'est fait pincer en pleine action avec Ramona.

Leurs rivaux les égorgent,

récupèrent l'héroïne dans ses implants,

le reste de la cargaison, et les laissent pourrir.

Et cette théorie farfelue, vous la sortez d'où ?

De votre arbre à viol.

Arbre à viol ?

Ceux qui font passer les clandestins mexicains

violent souvent les femmes en groupe

et accrochent leur lingerie aux arbres en signe de victoire.

Tu insinues que le viol n'était pas le but ?

En effet.

Les tueurs ont fait passer ça pour un viol,

en signe de victoire sur le territoire du Cartel.

Et ces meurtres sont sur notre territoire. Ne nous faisons pas la guerre.

Pas de souci. Prenez les corps, je m'occupe de la drogue.

- On se tient informés. - Ça me va parfaitement.

On aura besoin d'aide.

Elliot, appelle les Stups.

Trouve qui fait circuler de l'héroïne noire.

- Olivia. - Capitaine, accordez-moi un moment.

Ils mettent du temps, le soir.

Ça fait un bail.

En effet.

Comment vas-tu ?

Je suis pas à plaindre. Et toi ?

Moi non plus.

- Tu as mon numéro. - Comme nous tous.

- Lâche-le. - Qu'il nous lâche d'abord.

- Tu as eu les Stups ? - Oui.

Il nous faut un mandat pour finir la fouille chez Ramona.

DOMICILE DE TERRI BANES 25 OCTOBRE

Vous cherchez quoi maintenant ?

N'importe quoi qui nous mène

aux tueurs de Ramona.

Ils pourraient venir ici ?

Pas si on les trouve en premier. Mais pour votre sécurité,

pourriez-vous aller vivre chez quelqu'un

le temps que les choses se calment ?

- Oui, je vais faire mon sac. - Très bien.

Votre victime avait le mal du pays.

Pourquoi ça ?

Elle écoutait pas la radio américaine.

C'est un récepteur à ondes courtes.

Ça capte les stations du monde entier la nuit.

Il est tout neuf.

Vous avez un tournevis ?

- Pourquoi ? - On a trafiqué cette plinthe.

Je vais juste la...

On dirait bien que notre victime avait un coffre.

Banque de Commerce de Manhattan.

Quand Mlle Rodriguez est-elle venue ?

Il y a environ 15 jours, d'après notre registre.

Sans doute pour déposer ce billet d'avion.

Il est à son nom. Un aller-simple pour Mexico, ce soir à 18 h.

C'est tout.

On vous donnera un reçu.

La propriétaire est décédée.

Les deux ?

- Cet homme est-il déjà venu ici ? - Non. Un autre homme, il y a deux jours.

Comment s'appelle-t-il ?

Juan Pablo.

Un monsieur X à la mexicaine.

Je trouverai son nom s'il est dans notre système.

On a de belles empreintes.

Attends, il y a des inscriptions.

"MIA", 256, "J.F.K." 15h16. Cet après-midi.

MIA. C'est l'abréviation de Mexican International Airways.

La Mexican International Airways a une liaison avec Mexico.

256. Le vol est à l'heure.

Avec Olivia, rendez-vous à Kennedy.

- Porter vous rejoint. - Noté.

Appelez la compagnie.

Obtenez le manifeste du vol MIA 256. Ensuite, informez la douane.

Demandez-leur de laisser passer tout bagage suspect.

AÉROPORT JOHN F. KENNEDY

TERMINAL 4 25 OCTOBRE

On a cinq boîtes en carton qui arrivent.

Tu les vois sur le manifeste ?

Cinq cartons de jouets. Des ours en peluche ?

Ça a marché la première fois.

Attends.

Quelqu'un les récupère.

Un Hispanique, la vingtaine. Veste noire.

Chemise rayée bleue, pantalon noir. Il les met sur un chariot.

Je sors, je le tiens.

Entendu. Je t'appelle quand la cargaison part.

Oui, capitaine ?

On a analysé l'empreinte sur le coffre.

Le vrai nom de Juan Pablo est Manuel Rojas.

Un lieutenant du Cartel du Golfe.

Toi et Elliot avez dû recevoir sa photo.

Je l'ai.

Notre gars et son compère chargent les boîtes dans un monospace rouge.

Pas de Rojas. Porter, tu es en place ?

Affirmatif. Appel à toutes les unités.

La cargaison va partir. Stabler, retrouve Olivia.

Entendu.

Liv, attends.

Que se passe-t-il ?

Rojas. Il est ici.

Maintenant ? Ils ont la cargaison.

Il veut voir la came

avant de partir.

Avec le vol pour Mexico que Ramona devait prendre.

Je me demande s'il sait qu'elle ne viendra pas.

Tu l'as à l'œil ?

Non, il a dû me griller. Rejoins-moi vite.

Au comptoir. Renforts en route.

Gracias, señorita.

Excusez-moi.

Est-ce que vous pourriez m'aider ?

Mon téléphone est une arme calibre 22.

Suivez-moi, ou je commence à tirer sur des innocents.

Police à la sécurité. Ma coéquipière est repérée.

Ils vont à l'étage du dessous.

Il n'y a pas d'issue.

Tais-toi, avance. Prends cette porte.

Attention !

- Ils arrivent. - Pas tant que je te tiens. Avance !

Police. Tout va bien ?

Oui, j'avais un gilet.

Il a une otage.

- Ma coéquipière. Demandez de l'aide. - Entendu.

Envoyez les renforts.

Au parking du terminal 4.

Suspect à pied, armé et dangereux.

Police ! Lâchez votre arme !

- Manuel ! - Recule !

Manuel ! Doucement, d'accord ? Du calme !

Renvoie les flics.

D'accord, mais relâche-la.

- Tu me prends pour un con ? - Non.

Pas du tout.

Écoute.

Relâche un peu la pression.

- Tu veux quoi ? - On s'en va !

Tu ne peux pas l'emmener. Tu le sais.

Quoi d'autre ?

Une voiture avec ma marchandise à l'intérieur.

Ou je la tue.

- Comme Ramona et Carlos ? - Ferme-la, sale menteuse.

Vous me pointez une arme sur la tempe, Manuel.

Pourquoi vous mentirais-je ?

Je pense que c'est vous, qui me mentez.

Tu as vu Ramona avec Carlos, et tu leur as tranché la gorge.

Quoi ?

Liv ! Appelez un bus !

Liv, tu es touchée ?

Non, c'est son sang.

Cet engin tire des balles de calibre 22

à travers l'antenne.

On tire en appuyant sur les touches 5 à 8 du clavier.

- Une invention du Cartel ? - Non, d'ex-Yougoslavie.

Elle est apparue à Amsterdam et en Slovénie

très récemment.

Elle a dû se frayer un chemin jusqu'ici.

Il avait une arme.

Il a menacé de tuer des innocents si je ne le suivais pas.

- Comment t'a-t-il grillée ? - Aucune idée.

Et la drogue ?

Les gars du monospace nous ont repérés. On les a coincés à la sortie.

Puis j'ai entendu la sécurité à la radio.

Je leur ai dit de revenir.

Vous ferez une déposition. Ça sera pas long.

Je commence.

Merci.

Joli tir.

- Ça va ? - Ça va aller.

Tu tiens ton meurtrier.

Je ne comprends pas pourquoi Rojas a trahi puis tué Ramona et Carlos.

Ce n'était pas Rojas, le traître.

Qui te l'a dit ?

Notre informateur. Ramona et Carlos ont été trop gourmands.

Donc pas de gang rival.

C'est leur propre clan qui les a punis.

Ramona a volé l'ours de l'une des cargaisons.

Carlos et elle ont vendu l'héroïne qu'il renfermait.

Rojas les élimine

avant qu'ils récidivent aujourd'hui.

Ils avaient les ours.

Pourquoi Ramona cacherait-elle la drogue dans ses implants ?

Ces gens font des sous-marins jetables pour faire passer la drogue.

Ils trouvent toujours de nouveaux moyens.

Ça, c'est votre domaine. Notre unité a fini son travail.

Je vous envoie mes rapports, capitaine.

Je vous remercie.

- Je te ramène ? - Ça ira, je te remercie.

Vous n'allez nulle part.

Le chef veut vos rapports au plus tard à 8 h.

À vos claviers.

Le petit-déjeuner des champions est servi.

Tu es un dieu.

Savourez. Vous vous prosternerez plus tard.

- Comment ça va ? - Bien mieux.

On s'est accordés.

Mais on a une histoire à trous.

Contente de voir que vous avez aussi passé la nuit.

J'ai trouvé un troisième ADN dans le sang prélevé du camion.

Pas si minutieux, ce tueur.

Mais Rojas est mort.

Et sans doute en chambre froide.

Le coupable n'est pas un homme.

Il était contre moi. J'ai pas senti son entrejambe, mais c'était un homme.

Il a dû changer de sexe, alors.

L'ADN appartient à une femme. Son sang était mêlé à celui des victimes.

Rojas ne les a pas tués ?

Il n'est jamais monté dans ce camion.

Une autre femme ?

On a trouvé des cheveux.

J'ai cru qu'ils étaient à Ramona, ils étaient aussi bruns.

J'avais tort.

Quel genre de femme abat des trafiquants de drogue ?

Le genre à nous convaincre qu'elle connaissait à peine Ramona

et qui a le même type de cheveux.

Sa colocataire, Terri Banes.

Trouvez-la.

Munch va trouver ses comptes et tout ce qu'il peut sur elle.

Tu joins Porter ?

On doit le tenir informé.

On a une piste. Voyons ce qu'elle donne.

Terri ? Elle rentre du boulot vers 18 h, généralement.

- Appelez-nous quand vous la voyez. - D'accord.

Je peux vous aider ?

Oui, Satellite TV.

Je viens récupérer l'équipement de Terri Banes.

Elle part sans préavis de 30 jours.

Elle peut dire adieu à sa caution.

- J'arrive. - Pas de souci,

j'ai oublié un truc.

El, tu vas où ?

M. le technicien ! Le foot, c'est combien ?

Police ! Arrête-toi.

Il a fait quoi ?

Il a installé nos nouveaux téléphones.

On nous a piégés.

Fouillez chaque recoin de l'immeuble. Deux fois.

- Cragen. - On a trouvé un 4e micro

dans la ligne fixe de la cuisine.

Je vous rappelle.

Ça vient d'où ?

D'internet ou de la boutique d'espionnage du coin.

Ça capte tous les échanges à bonne distance

selon le bruit ambiant.

- Et pour communiquer ? - La ligne téléphonique.

On peut tracer ces micros ?

N'attendez rien des numéros de série.

Alors il reste que lui.

On a relevé ses empreintes.

Michael Garcia, 38 ans. Quinze ans dans la police d'El Paso.

Dont trois en assistance technique.

Comprenez-vous vos droits ?

Je connais mes droits. Je n'ai rien à dire.

Dis, petit génie.

Chaque micro et chaque conversation enregistrée,

c'est cinq ans de prison ferme.

Tu es parti pour trente ans, mon pote.

Balance ton patron.

Le procureur peut te proposer un accord.

Sans façon, merci.

On assassine Ramona et Carlos.

Puis on a de nouveaux téléphones.

On nous a grillés.

Et maintenus à distance de l'héroïne.

Le Cartel recrute des flics du Texas. Ils l'ont pris pour nous piéger.

Pour tout entendre.

Y compris qu'on suivait leur marchandise.

Le Cartel a prévenu Rojas. On était forcément grillés.

Et Terri Banes, dans tout ça ?

Je vous le dirai.

Elle doit faire partie du cartel.

C'est de mon ressort.

Chez nous,

Banes est suspectée d'homicides.

Vous avez fait un excellent boulot.

On vous la livrera si elle est impliquée.

"Si" ? Son ADN a repeint le camion.

On s'en occupe.

On peut s'en occuper.

Du calme. Le Cartel a piégé vos téléphones.

Vous voyez comme ils ont le bras long ?

Vous comprenez, maintenant ?

J'aurai besoin de l'opérateur.

Garcia est à vous.

Donc le Fédéral nous félicite

et on courbe l'échine ?

Rentrez chez vous, tous les deux.

C'est quoi, ton problème ?

Porter dira que dalle.

Il nous informe.

Jusqu'à un certain point.

Il veut nous évincer et pincer Terri.

Hors de question. Allez, tu es avec moi ?

Selon toi, je me fais des idées sur Porter ?

Ne va pas chez Terri.

- Choisis ton camp. - Gare-toi.

Il y a du mouvement.

Je comprends qu'elle se méfie des téléphones.

Elle était partie quand on a trouvé les micros. Comment le sait-elle ?

Bonne question.

Elle n'a même pas dit un mot.

Pourquoi effacer des empreintes ?

On lui demandera au prochain arrêt.

De l'East Side,

elle part faire ses courses en voiture dans le West Side ?

Reste là, au cas où elle sort.

Monsieur, vous pouvez attraper l'ouvre-boîte pour moi ?

Oui, bien sûr. Avec plaisir.

Tenez.

- Merci. - De rien.

Une livraison. Elle a échangé les chariots.

Il a le sac. Je m'occupe de Terri.

Terri.

Elle sort par-derrière.

Coince le gars avec le sac. Je m'occupe d'elle.

Pardon, écartez-vous !

- Excusez-moi. - Je ne parle pas anglais.

- Non ? C'est votre sac ? - Non.

J'ai dû me tromper de chariot.

Donc ça ne vous dérange pas que je jette un œil ?

L'implant de Ramona.

Vous êtes en état d'arrestation pour meurtre.

Terri m'a semé.

Regarde le sac. Je parie qu'il sait où elle va.

Vous avez le droit de garder le silence.

Tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous.

Vous avez de gros ennuis. Vous êtes sûr de ne pas vouloir d'avocat ?

- Pour quoi faire ? - Ça, c'est un implant mammaire.

On l'a retiré à une femme assassinée.

Quelle horreur. Pourquoi vous me montrez ça ?

Il se trouvait dans le sac en papier que vous aviez dans votre chariot.

Non, ce n'était pas mon chariot. C'est cette femme qui me l'a pris.

Elle a volontairement échangé son chariot contre le vôtre.

Pourquoi ?

D'après le texte de la Constitution,

personne ne peut me forcer à parler. C'est écrit dans la loi.

Tout ce que nous voulons, c'est la vérité.

Je dis la vérité. Je le jure devant Dieu.

Le Dieu du baratin, oui.

- Alors rien ? - Ses empreintes n'ont rien donné.

Pas de pièce d'identité, il refuse de dire son nom.

Il n'existe pas.

Il ne nous donnera pas Terri.

Bouclez-le.

Allez à la TARU. Morales tient quelque chose et veut éviter le téléphone.

TARU 26 OCTOBRE

Un téléavertisseur a reçu l'appel de Terri.

- Localisable ? - Négatif.

C'était ça, le secret d'État ?

Non, on a trouvé un emballage hermétique à l'intérieur de l'implant.

Une carte SIM ?

J'en ai fait une copie.

Et ça valait la peine de tuer deux personnes pour ça ?

C'est un texto.

"RDV au musée à 17:00."

Il y a un code,

caché dans les deux points et le point final.

Une séquence binaire.

C'était mon avis.

En vérité, les séquences

correspondent aux lettres de l'alphabet.

Alberto San Miguel, Jovellar y Espada.

Juanita Perret, Clavel 906.

Carlos Ruiz, Flores 854.

Noms, adresses, et téléphones.

De quel pays ?

Fallait pas vous en mêler.

Tu passais par là ou tu nous suivais ?

J'ai un mandat

pour récupérer les preuves du meurtre de Ramona Rodriguez.

Il est signé par un juge fédéral.

C'est tout ce que j'ai.

C'est quoi, ce bordel ?

C'est pas votre problème.

Pour la dernière fois, restez en dehors de ça.

Je comprends mieux.

Tu comprends quoi ?

Tu comprends quoi ?

Sur les micros cachés dans les téléphones, on a poncé les numéros de série.

En temps normal, le Cartel ne s'embêterait pas à les effacer.

C'est une procédure typique du FBI.

C'est Porter qui a piégé nos téléphones ?

Il les a enlevés avant de venir ici.

Ce salopard nous a fait surveiller de très près.

L'installateur bossait pour Porter.

Il a inventé l'histoire du Cartel.

Il savait que Terri avait tué Ramona

pour que la SIM reste dans le pays.

Pourquoi l'a-t-elle donnée au type du supermarché ?

Demandons-lui.

Bonne chance, il a été relâché.

- Par qui ? - Le dieu de l'immunité.

Le département d'État.

Devinez qui touche 61 000 dollars par an

grâce à une entreprise fictive ?

Terri Banes.

Terri bosse pour une société-écran ?

Et pas n'importe laquelle.

Elle bosse à la CIA.

C'est le salaire d'un analyste intermédiaire.

C'est nous qu'elle "analyse".

Pour qui ?

Cuba.

Les noms sur la SIM

sont ceux d'agents de terrain

qu'elle allait vendre aux Cubains.

Mais d'où tu sors Cuba ?

Il y avait une radio chez elle.

C'est par là que les espions cubains

reçoivent leurs instructions.

Ils envoient des messages codés par cabine téléphonique

et font des coups comme celui du supermarché.

Comme Terri.

Pourquoi confier des informations confidentielles

à une fille qu'elle connaît à peine ?

C'est faux.

Elles étaient toutes les deux au Lycée Laredo, promo 98.

Porter nous écoutait pour ça.

Pour savoir si on tenait la vérité.

Ou Terri. Je parie qu'il sait où elle est.

Magnifique.

- Merci de m'avoir invité. - Merci d'avoir accepté. Entre.

- Tu es resplendissante. - Merci.

Dis donc, bel appartement aussi.

- La dernière fois, c'était... - Dans d'autres circonstances.

Tu ne veux pas sortir ?

Je n'ai pas l'occasion de cuisiner. Si ça te dérange pas...

Installe-toi, je nous sers un verre.

- Super. - Ça devient long.

Il doit se rapprocher pour installer le logiciel.

Ça y est. Encore une seconde. On est connectés.

Tout va bien ?

Bizarre. Le Bluetooth de mon portable vient de s'activer.

Vraiment ?

Tu comptes twitter notre rencard ?

Range-moi ça, plutôt.

Santé.

L'installation débute. Voyons si ça marche.

Tu as l'air bien plus détendue qu'hier.

C'est grâce à toi. J'ai deux dossiers en moins sur mon bureau.

Excuse-moi si je me suis mise en travers de ta route.

Tu m'as invité pour t'excuser ?

Non.

Tu m'as aidée quand j'avais des ennuis avec mon frère.

Tu m'as sauvé la vie il y a trois jours de ça.

Je pense qu'il est temps de te remercier comme il se doit.

ASSISTANCE TECHNIQUE POLICE DE NEW YORK

- C'est bon. - Vas-y.

À : CRAGEN VOUS POUVEZ APPELER.

- Ne réponds pas. - Je suis obligée, c'est Cragen.

Oui, capitaine ?

Attendez. Excuse-moi. Je vous écoute.

On a une piste sur Terri.

J'arrive.

J'ai compris.

Un viol suivi d'un meurtre à Chelsea. Je dois y aller, je suis désolée.

Moi aussi.

On remet ça à plus tard ?

On remet ça à plus tard.

Excuse-moi.

Il est parti.

- Il a entendu ? - J'espère, le volume était au max.

Le logiciel que j'ai installé

envoie son journal d'appels et les adresses.

Il vient d'appeler le MidTown Manor Hotel.

Il prévient Terri.

- Police ! Mains en l'air. - Ne tirez pas, je ne suis pas armée !

On vous arrête.

Pour le meurtre de Ramona Rodriguez et Carlos Martinez.

Non, je ne suis pas une meurtrière.

Vous les avez tués.

Et avez ouvert Ramona pour voler la carte.

On sait tout, Terri.

La carte contient les noms d'espions américains à Cuba.

Vous alliez les vendre.

Cragen ne vous sauvera pas.

- Vous avez trahi. - Non.

- C'est faux. - Vous mentez.

Ramona allait donner la carte aux renseignements cubains.

Non, à la résistance cubaine.

Pourquoi voudrait-elle le nom d'agents américains ?

Pour renseigner les Américains.

Pourquoi ne pas prendre la carte ?

Je suis analyste à la CIA pour Cuba.

Si on m'avait su là-bas, on m'aurait tuée.

Donc vous engagez une copine

pour faire le sale boulot ?

Elle avait de l'expérience.

Non, non. Je n'en avais aucune idée, d'accord ?

Ramona est venue me voir. Elle venait pour les affaires.

J'ignorais qu'elle travaillait pour le Cartel.

Vous envoyez votre amie jouer l'espionne, et on est censés gober ça.

Ramona voulait des implants. L'idée m'est venue comme ça.

Je lui ai proposé 50 000 dollars

plus les frais d'intervention pour mettre la carte dans son implant

et la faire passer à Cuba.

Elle a saisi sa chance.

Et comment est-ce que ça a pu autant dégénérer ?

Elle me faisait chanter, elle demandait plus d'argent.

Je n'en avais pas plus, mais elle s'en fichait.

Elle m'a dit : "Tu vas me les retirer ?"

- Et vous l'avez fait. - Il le fallait !

Avec cette carte, les Cubains auraient tué nos agents

et les renseignements auraient été compromis.

Mais Ramona s'en fichait. Elle voulait juste l'argent.

Alors, ce soir-là...

je l'ai suivie.

Il le fallait, d'accord ? Je n'avais pas le choix.

Vous avez confié la vie de gens à une arnaqueuse ?

J'avais une confiance aveugle en Ramona.

C'était pas une copine, mais ma cousine.

C'était... Elle était comme une sœur pour moi.

Puis elle s'est mise à tremper dans des affaires de drogue, à changer...

Je l'aimais. De tout mon cœur.

Je l'aimais.

Le type du supermarché, qui c'est ?

Votre plan B ?

Non. C'est un attaché cubain affecté à la mission sur East Side.

Un agent double.

Il pouvait faire remonter les informations à la résistance.

Dean Porter est au courant ?

Il sait tout.

Après avoir tué Ramona et ce type, je l'ai appelé.

Il m'a dit de placer les corps et d'accrocher la lingerie de Ramona.

Terri, ferme-la.

Trop tard, espèce de salaud.

Terri, on y va.

Vous n'allez nulle part.

Dean Porter, on vous arrête pour complicité de meurtre.

Je ne crois pas, non.

- Capitaine... - Laissez-le partir avec Mlle Banes.

Un escalier donne sur la rue derrière la station.

- Rejoignez-la. - Vous la laissez filer ?

C'est plus notre affaire. Emmenez-la.

Capitaine, elle a tué deux personnes.

J'ai reçu un ordre. Celui que je vous donne.

Laissez-les partir.

Écoute-le.

Va te faire voir.

Terri, viens.

Je suis désolée.

Est-ce qu'elle ment, Dean ?

Ou tu as couvert deux meurtres ?

C'est une question de sécurité nationale.

- Un meurtre. - Elle a fait son devoir.

Comme toi, avec Manuel Rojas ?

Il braquait son arme sur toi.

C'est pour ça que tu l'as tué ?

Ou pour l'empêcher de révéler la vérité ?

Tout mène à toi.

Quoi que je dise, tu ne me croirais pas.

Je te faisais confiance.

Pourquoi tu ne m'as rien dit ?

Pourquoi tu ne me faisais pas confiance ?

Nos sentiments n'ont pas d'importance.

CECI EST UNE FICTION.

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