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CHARLESTON, 1865 À LA FIN DE LA GUERRE
Clay, mon cher, tu es habillé ?
Je suis prêt, Mary Elizabeth.
Entre.
- Dépêche-toi, j'ai tellement hâte. - Laisse-moi un peu te regarder.
Tu sais quoi ?
Tu es ma plus jolie sœur.
Tu n'as pas d'autre sœur que moi.
Clay, tu ne portes pas ton uniforme.
Et moi qui comptais t'exhiber ce soir.
Mais je ne veux pas être exhibé.
Juste cette fois, s'il te plaît.
J'ai la chance d'avoir un frère qui est capitaine
et tu es si beau dans ton uniforme.
Personne ne me croira si tu ne le mets pas.
S'il te plaît, Clay, mon cher. Pour ta petite sœur ?
Une petite coquette, tu veux dire ?
Tu sais obtenir ce que tu veux.
Juste pour cette fois.
Oh, merci, Clay, tu es un amour.
Oh, Clay, tu es absolument superbe.
J'aimerais qu'on sonne le clairon quand nous arriverons ce soir.
Je pensais qu'on allait à un bal, pas à un défilé militaire.
Tu ne me présentes pas ?
Oh, oui. Ce sont mes meilleures amies.
Je voulais te partager avec elles.
C'est généreux de ta part.
Voici Ellen Francis Goodhue
et Francine Maylen, la nièce du colonel Maylen.
J'ai rarement eu le plaisir d'escorter 3 jolies filles
à une même fête.
Je vais d'abord dire bonne nuit à grand-père.
Je vous l'avais dit, n'est-il pas merveilleux ?
Oh, oui.
Clay, tu es pile à l'heure.
- Tiens. - Merci.
- À ta santé. - Merci, grand-père.
M. Seaton, Mme Seaton.
Je suppose que vous avez hâte de reprendre le droit ?
Bien entendu, mais...
Vous devez avoir vécu des choses fascinantes, M. Clay.
Racontez-moi tout sur la guerre.
- Toute la guerre, Mme Seaton ? - Oui, absolument tout.
Quand vous aurez 5 ans à m'accorder, faites-moi signe.
Si vous voulez bien m'excuser, 3 jeunes filles m'attendent.
Je suis leur escorte ou leur chaperon, je ne sais pas.
- Excusez-moi, juge Fletcher. - Oui, Clover ?
M. Howe est là pour l'affaire Jeffers.
Oh, oui, bien sûr.
Excusez-moi.
Grand-père, Clover parlait de Henry Jeffers, non ?
Oui, Clay. Tu le connais ?
J'ai entendu parler de lui.
C'était un des avocats les plus doués dans le sud.
Je crois qu'il a une fille. Susan.
Vous croyez qu'il a une fille ?
Vous n'aviez que son nom à la bouche après la guerre.
Allons, Mme Seaton.
Que leur est-il arrivé ? Où sont-ils allés ?
Je ne connais pas vraiment les détails, Clay.
Ils sont partis assez vite, sans dire un mot.
Et ça n'a été découvert que récemment.
Pour régler la succession, qui concerne Susan Jeffers,
nous avons lancé des recherches
et nous les avons retrouvés dans une colonie du nom d'El Paso.
- Qu'y a-t-il, Harvey ? - Désolé de vous déranger,
mais Chase Burroughs, qui était sur l'affaire, est tombé malade.
Devons-nous annuler ou alors envoyer quelqu'un d'autre ?
Envoyer quelqu'un d'autre, mais...
Qui pouvons-nous envoyer ?
Pourquoi pas Judson ?
- Grand-père. - Oui, Clay ?
Laisse-moi aller à El Paso.
Oh, non, Clay, tu viens à peine de rentrer.
Grand-père, tu dois refuser.
Pourquoi diable veux-tu aller là-bas ?
C'est difficile à expliquer, grand-père.
Je ne me sens pas encore prêt à exercer le droit.
- Quelle est l'heure du départ ? - 21 h.
Il va falloir que tu te dépêches.
- Oh, non. - Merci, grand-père.
Quant à toi, sœurette,
je t'accompagnerai à une autre fête.
Je vous accompagnerai.
Mon adversaire avait deux 10 contre mes as,
mais il pariait comme s'il en avait un troisième.
J'hésitais vraiment, c'était un cruel dilemme.
- Et qu'est-il arrivé, monsieur... - M. Key.
Peskaloosa Wahooie Key,
mais appelez-moi Pesky, Clayton.
- Bon, où en étais-je ? - En plein dilemme.
Vous auriez dû y rester.
Des soldats, toujours plus de soldats.
Je me demande où ils vont.
Ils rentrent chez eux. La guerre est finie.
Vous ne le saviez pas ?
Et le voilà, mes amis.
Je ne vois rien. Mais il y a beaucoup de rien dans le coin.
Ce bon vieux Rio Grande.
Plus d'1 km de large et 30 cm de profondeur.
Impossible de boire cette boue et impossible de la cultiver.
- C'est quoi ça ? - On dirait des Indiens.
On dirait bien. Je préfère ne pas prendre de risques.
J'espère qu'ils ne sont pas de ceux qui scalpent.
Je ne suis pas pressé de perdre cette superbe chevelure.
Moi non plus, je viens de payer 50 dollars pour ça.
Non, ils sont blancs. On dirait un hold-up.
Donnez-moi votre argent.
Ils ne rançonnent pas les femmes.
Attends un peu. La diligence est là.
On finira ça plus tard.
Des Indiens ?
On s'est fait avoir.
Calmez-vous, messieurs. C'est El Paso ici.
Voici nos 2 meilleurs marchands :
Joe le Mexicain et Piute Pete.
Salut.
Allez, tout le monde, il va falloir descendre vous-mêmes.
Ah oui, Ben ?
Tu ne vas pas me porter ?
Bon sang, je ne peux pas laisser passer cette offre.
Viens voir papa !
Tu as encore de la ressource.
Ça c'est sûr. On se reverra, Nellie.
Faites attention avec ça, voulez-vous ?
Vous tous, j'ai une surprise pour vous.
Des couverts en argent recouverts d'étain
tout droit venus de Philadelphie, la ville de l'amour fraternel.
En vente dès l'aube, demain matin.
Pas touche à la marchandise.
Voilà pour vous, monsieur.
- Vous savez où se trouve l'hôtel ? - Bien sûr.
Vous descendez la rue et il est au bout.
Un problème ?
J'ai donné mon portefeuille à la demoiselle qui était là.
Quoi ? Moi aussi !
- J'ai dit quelque chose de drôle ? - Ça c'est sûr !
On se demande tous comment tout le monde se fait avoir.
- Se fait avoir ? - Bien sûr.
On l'appelle Nellie de la diligence ici.
Elle fait le trajet une fois par semaine.
Elle a l'air de bien se débrouiller.
Vous auriez pu nous le dire.
Au Texas, chacun s'occupe de ses affaires.
Par ici, c'est chacun pour soi.
"Chacune pour soi" aussi.
Allez, viens par-là.
Oui, shérif ?
On a chopé le tueur de Buddy Morris.
Je veux un procès, Donner.
Peu importe le verdict, je veux pouvoir me défendre.
Bien sûr, ça me va. Il veut un procès et il l'aura.
Ouais, on va faire ça dans les règles de l'art.
Allez.
Debout, M. le juge.
Quoi ? Oh, c'est vous, Burt.
Je faisais une petite sieste.
Allez, un procès vous attend.
Quoi ? Un procès ? Oh oui, bien sûr.
Venez, le juge va rendre un verdict.
Hé, monsieur.
Regardez ça.
- Je parie un dollar. - Pari tenu.
Celle-ci.
Vous avez gagné.
Le procès est ouvert.
- Enlevez vos chapeaux. - Enlevez-les.
Vous avez entendu le juge, enlevez vos jolis chapeaux.
Silence dans la salle.
- Où est le prisonnier ? - Il est là, M. le juge.
Eh bien...
Il faut un jury. Il n'y a pas de procès sans jury.
Qui veut faire partie du jury ?
Vous, M. Donner ?
Vous êtes un citoyen exemplaire.
Et vous, M. Wilkes et M. Ritter,
vous êtes aussi des citoyens exemplaires.
Vous comptez bien faire votre devoir civique, non ?
Oui, faire partie d'un jury est un devoir.
Allez les gars, il nous faut un jury.
Bon...
Bref...
- Quel est le chef d'accusation ? - Meurtre, M. le juge.
Il a tué un de mes hommes en voulant s'enfuir.
C'est... c'est grave.
C'est vraiment grave.
- Pourquoi avoir fait ça ? - Légitime défense.
Mais bien sûr. Vous avez entendu l'accusation.
M. le shérif, vous devez bien avoir des preuves.
Vous avez vu son corps à l'enterrement, hier.
- Qu'en dites-vous ? - Ce n'est pas à moi d'en décider.
Quel est le verdict du jury ?
Coupable, M. le juge.
Nous recommandons la peine maximale. La pendaison.
Si je ne l'avais pas vu, je n'y croirais pas.
Moi, je l'ai vu, mais j'ai encore du mal à y croire.
Vous avez entendu le verdict.
- Emmenez-le. - Avec plaisir.
La séance est levée.
Bon travail, M. le juge.
Attendez.
Vous appelez ça un procès ?
Cet homme n'a même pas pu se défendre.
Vous voulez vous mêler de nos affaires ?
Je me mêle des procès. Je suis avocat.
Vous entendez ça, M. le Juge ?
L'étranger critique votre façon de faire.
C'est un outrage à la cour.
Bien sûr, Burt, tout ce que tu diras.
50 dollars d'amende pour outrage à la cour.
Je paierai 100 dollars si ça vous chante,
mais cet homme mérite un procès équitable.
Vous l'avez entendu.
Faites lui payer 100 dollars et une tournée générale.
100 dollars et une tournée générale.
- J'ai bien peur... - Vous n'avez pas d'argent ?
On trouvera un moyen de vous faire payer.
On commence avec le chapeau, faites vos offres.
- Il est trop grand. - Laisse-le-moi. Il me va, Donner.
Vendu à ce monsieur pour 10 dollars.
Prenons son manteau, shérif.
- Emmenez le criminel. - Ouais.
Messieurs,
un manteau en popeline cousu par les meilleurs tailleurs.
Quelle est votre offre ?
Une moitié, c'est mieux que rien.
30 dollars pièce. Payez le juge.
Il nous manque 30 dollars. Prenons sa veste.
Venez la chercher.
Vous ne me laissez pas vraiment le choix.
Attention, Clay !
Très bien, juge Jeffers, prenons donc cette veste.
Vous ?
Henry Jeffers ?
Il nous manque 30 dollars. Prenons son pantalon, les gars.
Un instant, messieurs.
M. Nacho Vasquez.
Vous me surprenez, M. Donner.
C'est comme ça que vous accueillez un étranger ?
On s'amuse juste un peu, Vasquez.
- Prenez son pantalon. - Attendez !
J'éviterais, à votre place.
C'est moi qui donne les ordres.
Souvenez-vous, monsieur,
vous avez toujours un temps de retard.
Vous devriez peut-être lui rendre ses vêtements.
Envoie les chopes, Burt.
Je te défie pour garder ses vêtements.
Si vous voulez.
Reculez, les gars.
Après vous, monsieur.
Allez Sam, envoie-les.
À toi, Vasquez.
Allez-y, M. Sam.
Je vous suggère de lui rendre ses vêtements.
OK, les gars.
- Merci beaucoup. - C'était un plaisir.
Au revoir, messieurs.
- Merci, Pedro. - À votre service.
Je suis Fletcher.
Ravi de vous rencontrer, M. Fletcher.
Pouvez-vous me dire qui vous êtes et pourquoi vous m'avez secouru ?
Je suis Nacho Vasquez
et j'ai un ranch de l'autre côté de la frontière.
Je viens voir ma sœur, Lupita Montez, de temps à autre.
Elle tient une auberge à Del Norte.
Quand j'ai vu un homme défendre la vérité,
j'ai eu envie de l'aider.
Peu de gens oseraient s'opposer à Donner par ici.
Je vous assure que je n'en avais pas conscience.
Qui est-ce Donner ?
C'est le propriétaire de l'hôtel, mais ce n'est pas tout.
Il est aussi président du Comité de Développement des Terres.
Un peu pompeux. C'est quoi ?
Des hommes qui ont pillé et volé jusqu'à posséder toutes les terres
à une centaine de kilomètres à la ronde,
excepté au sud.
Les troupes mexicaines combattent Maximillian,
donc je fais en sorte de m'assurer
que Donner ne traverse pas la frontière
pour persécuter mon peuple.
Et le juge Jeffers ?
C'est une "farsa", mon ami.
C'est un bouffon.
Il fait ce que lui dit Donner, en général.
Et le reste du temps ?
Il boit.
Il n'y a personne pour guider les bonnes gens d'El Paso.
Mais tout ça va changer, non ?
Vous serez avocat ici, pas vrai ?
Non, ce n'est pas vrai.
Je suis venu ici pour voir le juge Jeffers et sa fille Susan.
C'est bien dommage...
que vous ne souhaitiez pas être avocat.
Les gens ont besoin d'un défenseur.
Si je suis avocat, qui me défendra moi ?
Vous savez où vit Mlle Jeffers ?
Bien sûr. Mlle Jeffers est très jolie,
on ne l'oublie pas facilement.
Elle possède La Sombrereria,
la boutique de chapeaux.
Vous voulez y aller ?
Pas tout de suite, il me faut un nouveau manteau.
Ma sœur vous en donnera un.
Son mari n'est plus là pour le porter.
Navré d'entendre ça.
Oh, M. Montez est mort en héros.
Il est mort en protégeant les siens de M. Donner.
La loi est expéditive par ici.
Il n'y a qu'une seule loi ici.
Si vous voulez vivre, vous devez apprendre à tirer vite.
Je vous conduis à l'auberge.
LA SOMBRERERIA CHAPEAUX DERNIER CRI
Excusez-moi, pouvez-vous...
Ça alors ! Nellie de la diligence.
Je vous cherchais.
Quelle coïncidence.
Je vous cherchais moi aussi
pour vous rendre votre portefeuille.
- Tenez. - Merci.
C'est du beau cuir.
Mais il est vide.
Vraiment ? C'est vraiment dommage.
Il y avait de l'argent dedans.
Vous aurez du mal à le prouver.
Au revoir.
Tu me parlais, Nellie ?
Clay !
- Clay Fletcher. - Susan.
Tu ne m'as pas oublié.
Bien sûr que non. Je suis si contente de te voir.
Comment vont ton grand-père et Mary Elizabeth
et tous ceux de Charleston ?
Ils vont bien, merci.
Où est passée ma cliente ?
Nellie de la diligence ?
Elle est partie à la hâte après m'avoir rendu un portefeuille vide.
Oh non, pas toi aussi !
Je ne vois pas ce qui est si drôle.
- Désolée, c'est juste que... - Je sais.
Ça doit être dur de rire dans le coin.
C'est plus comme une blague récurrente.
Laisse-moi te prouver
que je n'ai pas oublié mes bonnes manières.
Viens prendre le thé.
Ce n'est pas risqué ?
Ces gens ne sont pas du genre à apprécier le thé.
La santé de père s'est détériorée
et le docteur a recommandé un climat sec,
donc nous sommes venus ici.
- Du lait ? - Non merci.
Bien sûr, après Charleston, tout semblait
si spontané et décontracté, presque primitif.
Les gens étaient gentils et généreux.
Peut-être un peu impulsifs.
J'avais remarqué.
En fin de compte, c'est palpitant, j'adore ça.
C'est mieux à Charleston, non ?
Pourquoi donc ? Tout est si nouveau ici.
Une région vaste, libre et pleine d'opportunités.
Père et moi nous plaisons beaucoup ici.
C'est...
C'est quelqu'un d'important ici.
C'est le juge.
Oui, je sais.
Ça a l'air si bien, à t'entendre.
Je serais presque tenté de rester.
Pourquoi tu ne m'as pas écrit ?
Ton unité était toujours en mouvement.
Tu aurais pu demander à ma famille.
Je t'avais demandé de m'écrire.
Capitaine Fletcher, une fille ne va pas croire
tout ce qu'un officier lui chuchote à l'oreille.
En particulier quand il a une permission de 6 h
sous la lune, avec de la musique romantique.
Tu savais que je t'aimais, Susan.
Clay, je préfère ne pas en parler.
Susan.
Susan, ma fille.
Oui, père, je suis là.
Susan.
Merci, ma chérie.
Merci.
Tu sais tout maintenant.
Je le savais déjà.
Je l'ai vu faire un procès aujourd'hui au Casa Grande.
Alors il n'y a rien de plus à dire.
Quand nous avons quitté Charleston,
il a été normal pendant des semaines, mais maintenant...
Tu comprends pourquoi je ne peux pas rentrer.
J'aimerais pouvoir t'aider.
Vous aider.
Tu peux, Clay.
À Charleston, ne dis à personne ce que tu as vu ici.
Je te le promets.
Le juge doit signer ces papiers.
Quand le pourra-t-il ?
Demain midi. C'est l'heure à laquelle il se lève.
Je serai là.
La diligence ne part qu'après-demain.
- Clay ? - Oui ?
Je n'ai jamais aimé être ici.
Je déteste El Paso.
Je sais.
Hé, bas les pattes.
Posez-moi ça ici.
Attention, ce truc vaut son poids en or.
Je l'ai fait venir de La Nouvelle-Orléans.
Voilà pour toi ma chérie.
Un petit cadeau pour faire ressembler El Paso à Charleston.
Que faites-vous ici ?
Je n'ai pas besoin de demander, apparemment.
Vous vous connaissez ?
Nous nous sommes vus brièvement.
Vous avez trouvé un nouveau manteau.
Oui.
Le manteau d'un homme mort pour défendre les siens.
Il y a deux trous à l'arrière.
M. Montez, ça vous parle ?
Montez a essayé d'interférer avec la loi.
Évitez de commettre la même erreur.
Si ça m'arrive, j'éviterai de vous tourner le dos.
Au revoir, Susan.
Tu vends des fourrures maintenant ?
Ça c'est sûr, partenaire.
J'ai fait une super affaire avec ces deux idiots.
Ils n'ont aucune idée de la valeur de ces peaux.
Et toi, oui ?
Je peux les vendre 10 dollars pièce à la Nouvelle-Orléans.
Malin, hein ?
Je suppose.
Je te verrai à l'auberge, Pesky.
Et si Nellie te demande tes peaux, la réponse est non.
Bien compris.
Arrêtez, vous allez le tuer.
J'aime pas qu'on me traite de voleur et de menteur.
Ta maison sera saisie demain, comme je l'ai annoncé.
Un représentant de la loi maintient la paix.
- Il ne la met pas en danger. - Petit...
Je veux vous parler, à l'intérieur.
Johnny...
Vous êtes le sergent Johnny Elkins.
C'est bien moi.
Vous vous souvenez de moi ?
Oh oui, capitaine Fletcher.
Ma femme.
Merci d'avoir secouru Johnny.
Que vous ont-ils fait ?
Ils m'ont enfoncé les côtes.
Allons chez un docteur.
Il n'y a que le médecin militaire et il est absent.
Ça va aller, capitaine.
Aidez-moi.
Où allons-nous, sergent ?
À la maison, je suppose.
Mon chariot est au coin de la rue.
Je vous ferai un bandage.
Allez-y doucement.
- Ce n'est pas trop serré ? - Non.
On apprend des choses utiles à la guerre, pas vrai ?
Remettez votre chemise.
J'ai entendu le shérif dire qu'il allait saisir vos terres.
Il ne va pas oser ?
C'est comme ça que Donner a acquis ses terres.
Et le shérif aussi.
Mais vous ne pouviez pas payer à l'armée.
Pour eux, ça ne change rien.
Ils ont volé des terres à des dizaines de soldats.
S'ils veulent me voler, je me battrai.
Sois prudent, Johnny.
Détendez-vous, sergent.
Que faites-vous ?
Je vais conduire, si ça ne vous dérange pas.
Pas du tout, capitaine.
Où allons-nous ?
Tout droit, puis à gauche à la rivière.
Hue !
Les femmes et les enfants avaient peur
que les hommes de retour de la guerre ne les trouvent pas.
Ils sont venus vivre ici,
dans le lit de la rivière.
J'ai eu de la chance.
Je suis rentré avant qu'ils attaquent
ma femme et mon fils.
Quand ils viendront, je serai prêt, capitaine.
Johnny.
Johnny.
Jack est ici.
Donner et La Farge arrivent.
Ils ne sont pas loin.
Les voilà !
Non, Johnny, non.
Déposez les armes, sergent, ils n'attendent que ça.
Restez là, je m'en occupe.
- Ouvrez le portail. - J'aimerais vous parler d'abord.
Et de quel droit ?
En tant qu'avocat de M. Elkins.
Elkins était à la guerre quand les impôts sont tombés.
Il a droit à un délai pour payer.
Aucune exception, shérif.
Ouvrez ce portail, Dutch.
Elkins a des droits.
Hors de ma route !
Vous avez de quoi payer, Elkins ?
Oh, Johnny, mon jardin.
J'ai dit que je paierai quand j'aurai l'argent.
Dégagez. Sortez tous de mes terres.
Vos terres appartiennent à l'état désormais.
Prenez son fusil.
- Vos 80 hectares seront vendus... - Partez !
Emmenez-le.
Je vous avais prévenus. Je l'avais dit.
Quittez mes terres.
Partez tous.
Donne-moi ça, Johnny.
Pose donc ça.
- Ils vont le tuer. - Tu dois fuir, Johnny.
Vous savez où il va ?
Sans doute à la rivière. Il doit traverser la frontière.
Au sud, après les montagnes. Ils feront demi-tour à la rivière.
- Va au ranch de Don Nacho. - Oui, capitaine.
- Dégagez le passage. - Reculez, messieurs.
Vous allez devoir me laisser passer.
Mon cheval ne veut plus bouger.
Je débute un peu.
Vous avez fait vite pour venir ici pour un débutant.
Dégagez le passage.
- C'est la dernière fois que... - Arrêtez ça.
- J'en ai marre, Donner. - Arrêtez-le.
Très bien, suivez-nous.
C'est Elkins que vous voulez. Vous savez quoi ?
Vu que je suis son avocat, il sera avec moi à son procès.
- Ça vous va ? - Nous avons un accord.
D'accord.
N'essayez pas de quitter la ville avant de nous l'amener.
On va vous accompagner jusqu'à la ville.
Quand j'ai emprunté ce manteau, il n'avait que deux trous.
J'aimerais le rendre dans le même état.
Après vous, messieurs.
Donner, c'était quoi ça ?
On ne peut pas l'abattre sans provocation
ou maquiller ça en accident.
Susan.
- Susan ! - Oui, père, j'arrive.
Mes rhumatismes me font souffrir en ce moment.
- Bois ça, ça ira mieux. - Merci, ma chérie.
Tu pourrais m'aider à écrire ?
Doucement.
Et voilà.
J'ai été ravi de vous rencontrer, jeune homme.
Saluez votre grand-père de ma part.
C'est un grand homme.
C'est vraiment... un homme d'exception.
Si vous voulez bien m'excuser,
je dois m'absenter. J'ai un procès à présider.
Je suis juge, vous savez.
Je sais. Vous me verrez souvent.
Que veux-tu dire, Clay ?
J'ai vu ce que tu voyais en El Paso, Susan.
Un monde de possibilités, surtout pour un avocat.
Nous serons opposés de temps à autre.
Vous faites une erreur. Un grosse erreur.
C'est un nouveau pays, sauvage et primitif.
Je vous conseille de partir.
Partez avant que...
Avant que...
Père a raison, cet endroit est primitif.
Si tu veux garder ta dignité, pars dans la prochaine diligence.
- Tu me suivrais ? - Je ne peux pas.
Je vais partir quelques jours.
Je reviendrai pour le procès de M. Elkins.
Au revoir.
Pesky, j'ai besoin d'aide.
Pas la peine de chercher plus loin.
Y a pas plus digne de confiance et honnête que moi.
Et j'en sais quelque chose, tu peux me croire.
Regarde donc ces peaux.
- Tu en as changé. - Bien sûr.
Ce sont des peaux de vache.
Je viens de sceller un accord extrêmement profitable
avec la concurrence locale.
- J'ai presque honte de les rouler. - Je vois.
J'ai dû donner mon manteau, mon chapeau, ma montre
et d'autres trucs, mais regarde ce que j'ai eu.
On va rentrer en première classe, partenaire.
Je voulais te parler de ça. Je ne rentre pas tout de suite.
Ah non ?
Le procès de M. Elkins aura lieu le 16,
dans une semaine.
Si le juge est soûl, on n'a aucune chance.
Il doit être sobre pour le procès.
Voilà ce que tu vas faire.
C'est un peu piquant, M. Elkins.
- Mais c'est... - M. Nacho !
M. Nacho, deux hommes à cheval arrivent.
Excusez-moi.
Ernesto ! Roberto ! Garcia !
M. Fletcher, Que... Qui est-ce ?
Le serviteur de votre sœur, Arturo.
Il a pris une balle qui m'était destinée.
Emmenez ce pauvre garçon chez le docteur de Del Norte.
- Vous êtes blessé, mon ami. - Je vais bien.
J'ai de la peine pour ce jeune homme.
J'ai dû échanger mon cheval avec le sien.
Vous n'aviez pas le choix.
Allez, asseyez-vous. Il vous faut à manger et à boire.
Ernesto, une bouteille de notre meilleur vin.
Je ferai préparer des vêtements et une chambre pour vous.
Merci.
- Comment ça va, Johnny ? - Bien, capitaine.
Vous rentrerez avec moi.
Rentrer ?
Vous viendrez à votre procès.
Vous ne savez pas ce que vous dites.
Tant que Donner n'aura pas été battu au tribunal,
personne ne sera en sécurité.
Au tribunal ? Vous avez vu le juge, je n'ai pas mes chances.
Je pense que ça ira.
Vraiment.
Il faut au moins essayer.
Vous devez me faire confiance.
Très bien, capitaine.
J'irai au procès.
Ça te plaît, mon petit ? Bien.
Une autre assiette, Fernando.
Tu es content ? Non ? Tu en veux encore, hein ?
Attends, ça va être joli.
Regarde ça. Tu aimes ça, hein ?
Tiens, Fernando.
Excellent. Excellent.
- Vous tirez bien. - J'ai un bon pistolet.
À l'armée, c'est tuer ou être tué.
Tirer juste, c'est une chose, mais tirer vite en est une autre.
Rengainez votre arme.
Bien...
Voyons votre vitesse de réaction.
Comme ça.
Dégainez quand vous voulez.
Une assiette, Fernando.
Vous n'avez pas réagi assez vite.
Vous avez raison.
Essayons encore.
Une autre assiette, Fernando.
Mes assiettes ! Mes assiettes !
Vous volez mes meilleures assiettes pour vous entraîner à tirer !
Honte à vous !
Oh, mes assiettes.
Rentre ! Ne reste pas ici avec le petit.
Et vous aussi, M. Nacho.
Dois-je aller dire à madame
que vous cassez toutes les assiettes ?
Ah, les femmes !
Elle pense que les assiettes ne sont pas des cibles.
Venez, je vais vous trouver des armes
et on va aller tirer ailleurs.
Viens, Fernando.
Encore une autre, Fernando.
Encore une, Fernando.
Encore une fois.
Une autre.
Commencez à appuyer sur la gâchette en dégainant.
Encore une autre.
Une autre.
Encore une, Fernando.
Et encore une.
Encore une fois.
Très bien.
Je vous l'avais dit.
Vous m'avez même battu, moi, le meilleur tireur de Chihuahua.
On continue demain ?
Impossible, M. Nacho, nous partons pour El Paso ce soir.
Le procès a lieu demain.
J'espère que Pesky a réussi.
Tout repose sur lui maintenant.
Allez, M. le juge, vous vous débrouillez bien.
Ce n'est plus très loin.
Vous avez dit ça toute la journée.
Je veux un verre.
Bien sûr, bien sûr.
Je vous offrirai un verre dès qu'on sera arrivés.
Allez, vous vous débrouillez très bien.
Allez voir cette concession tout seul.
Je rentre à la maison.
Vous avez envie de boire ? Attrapez-moi.
Ce n'est plus très loin.
Je vois un des repères là-bas.
Cette pile de rochers. Allez, M. le juge.
M. le juge, voilà le repère.
Regardez, notre fortune est assurée.
Regardez.
Juste à côté des arbres, comme le disait la carte.
Il n'y a pas d'arbres ici.
Quelqu'un a dû les couper pour faire un feu, c'est tout,
mais le repère est toujours en place.
Ce n'est pas un repère,
c'est juste quelqu'un qui a fait un feu.
- Donnez-moi ça. - Oh oui.
Imbécile maladroit !
Oh bon sang, M. le juge, je suis désolé.
Il m'en reste une autre dans mes fontes.
Je vais aller la chercher, ne bougez pas.
Arrêtez ça, espèce d'imbécile.
Que faites-vous, vous êtes fou !
Vous avez fait peur aux chevaux.
Espèce d'irresponsable, pourquoi avoir fait ça ?
Il va falloir rentrer à pied.
Vous avez raison, il faut marcher. Ça va bien nous prendre la nuit.
Oh. Moi ? Marcher ? Oh, mon Dieu.
Petits, petits. Revenez.
Petit cheval !
Vous avez gagné, M. le juge.
Allez-y, tuez-moi.
Vous êtes assis sur un cactus, ça ne vous fait pas mal ?
Bien sûr que ça fait mal, mais j'ai pas la force de me lever.
Et moi, j'ai pas la force de vous tuer.
On est encore loin ?
J'en sais rien, on devrait être à El Paso au matin.
Sucez ce bouton pour garder votre bouche humide.
Hé, c'est une bonne idée.
Bon...
On devrait y aller avant de ne plus pouvoir nous lever.
Maintenant que je n'ai plus
ni la force ni l'envie de vous tuer,
vous pouvez m'expliquer pourquoi vous avez chassé les chevaux ?
Ouais.
Je vous dessoûle pour votre procès de demain.
C'est l'idée de M. Fletcher.
Il veut être sûr que le procès sera juste.
Oh, oui.
Oui.
Le procès de Johnny Elkins.
Vous m'en voulez pas ?
Non, non, bien sûr que non.
Je vous ai dit de les sucer, pas de les mâcher.
Autant essayer de manger en prime.
"POUR GAGNER DU TEMPS, LE PROCÈS DE JOHN ELKINS
"AURA LIEU SOUS CET ARBRE, MARDI PROCHAIN.
"LE PUBLIC POURRA ASSISTER À LA PENDAISON."
Tous les gens du coin sont venus voir ça.
On voudrait pas les décevoir, shérif.
Je pensais pas que ça attirerait tant de monde.
Ils sont venus le voir gagner, pas être pendu.
Ils pourront récupérer leurs terres s'il gagne.
- Pas vrai, Mahoney ? - Oui.
Vous pensez qu'ils viendront ?
Il paraît que l'avocat a eu un accident
en traversant la frontière.
Oh, je vois.
Le voilà, maman ! C'est papa !
Les voilà ! L'avocat et M. Elkins ! Et M. Nacho !
C'est incroyable.
Vous aviez dit...
La ferme. Trouvez comment régler ça.
On a toujours le juge.
Il doit être caché avec une bouteille.
Envoyez vos hommes et quadrillez les environs.
Vous l'avez entendu. Allez-y.
- Papa. - Ça va, Johnny ?
Je vais bien, Stell.
Tout va bien se passer, tu verras.
- Occupe-toi bien de ta mère. - Bien sûr, papa.
Votre prisonnier, shérif.
Vous avez l'air surpris. Un problème ?
Vous ne m'attendiez pas ?
Vous êtes responsable de la sécurité du prisonnier.
Qu'il ne lui arrive rien.
Entrez à l'intérieur.
Bonjour, Susan, tu as reçu mon message ?
Le message à propos de ton père ?
Oui, Clay.
Un problème ?
Tu as changé, tu es différent.
Les vêtements sont à M. Nacho. Ils sont voyants.
Pas tes vêtements, tes armes.
À quoi ça rime ?
Des arguments juridiques supplémentaires, au cas où.
Où sont ses livres ? Je dois revoir les lois du Texas.
Par ici.
- Qu'est-ce que vous avez là ? - Le meilleur des coqs de combat.
- Champion du Texas. - C'est sûr.
Il m'a fait gagner 10 000 pesos en une semaine.
- On ne vous le vendra pas. - Je n'en veux pas.
Je dois trouver M. Fletcher.
Susan.
Si tout se déroule comme prévu,
et que Donner n'a plus d'emprise sur ton père,
partiras-tu avec moi ?
Oh, bien sûr, Clay.
Clay.
Partenaire.
Quoi ? Où est le juge ?
Je voulais te prévenir.
Quand je l'ai ramené, il était sobre, comme tu voulais,
mais ça va pas durer.
Les hommes du shérif
l'ont traîné au saloon pour le faire boire.
Servez-vous.
Je ne veux pas boire, j'ai un procès à présider.
Vous n'êtes pas en état. Il vous faut un remontant.
Vous ne pouvez pas arrêter aussi brusquement.
- Prenez un verre. - Je ne veux pas boire.
La vie d'un homme est en jeu. Je dois pouvoir me concentrer.
Buvez, je vous dis.
- Allez. - Attendez, M. le juge.
Lâchez-le. Faites ce que je dis.
Ça a mal fini pour vous la dernière fois.
Messieurs, M. Nacho dirait que vous êtes un peu trop lents.
Venez, M. le juge.
Pour dissiper tout malentendu,
on va envoyer les chopes.
Très bien. Dégagez le passage.
Commencez, Donner.
Vas-y, Sam.
OK.
À vous, Fletcher.
Quand vous voulez.
Vous êtes prêt ?
Le procès aura lieu sous l'arbre dans 20 min.
- Où est le juge. - Le voilà qui arrive.
Bon sang, regardez-le !
Enlevez-moi ça, vous faites peur aux chevaux.
- Père ? - Oui ?
Regarde-moi.
Je suis fière de toi. Tellement fière.
Merci, ma chérie.
Vous vous êtes déguisé pour le cirque ?
Non, c'est une robe de chambre.
Un peu de silence, le procès va commencer.
Merci, ma chérie.
Le prisonnier est là ?
Oui, M. le juge, je représente l'accusé.
Êtes-vous un membre assermenté du barreau ?
Oui.
Qui représente l'état dans ce procès ?
C'est moi.
Vous vous appelez John Elkins ?
Oui.
Connaissez-vous le chef d'accusation ?
- Oui. - Coupable ou non coupable ?
Non coupable.
Attendez un peu, Jeffers !
Respectez les usages de la cour et attendez votre tour.
Le procureur et l'avocat de la défense
peuvent sélectionner le jury.
L'accusé renonce à avoir recours à un jury.
Objection. Il faut un jury. J'insiste !
En accord avec la constitution,
l'accusé peut refuser de faire appel à un jury.
- Voulez-vous un jury ? - Non.
On peut laisser le juge décider s'il est coupable ou pas.
Je suis sûr que son verdict sera le bon.
Je vous remercie pour votre confiance.
Que le procureur présente l'affaire.
Voilà, M. le juge, je vais tout vous dire.
Cet homme a tué un représentant de la loi
devant de nombreux témoins.
Il doit être puni pour cet acte.
Voilà de quoi il en retourne.
Plus vite on en aura fini avec ces bêtises
et plus vite on pourra retourner boire.
Vous avez fini votre plaidoirie ?
Je crois bien qu'il n'en peut déjà plus.
Silence. Je vous prie de vous calmer.
Maintenant...
C'est au tour de l'avocat de la défense
de faire sa plaidoirie.
M. le juge, j'ai devant moi
un exemplaire de la constitution du Texas.
- Puis-je vous en lire un extrait ? - Faites.
"Nul ne saura être privé de sa vie,
"de sa liberté ou de ses biens
"sans procédure légale régulière."
Dans cette affaire, John Elkins
ne bénéficiait pas de protection légale.
Tandis qu'il combattait pour l'état qui lui octroyait ces droits,
la justice est devenue égoïste et corrompue.
Les shérifs et les juges ont été frauduleusement élus
et ont servi d'outils à des hommes qui souhaitaient piller et voler
en utilisant la loi à leur avantage.
Je n'ai pas besoin de les nommer.
Vous les connaissez tous.
Poursuivez.
John Elkins n'a pas commis de meurtre
dans le sens moral du terme.
Il est vrai qu'il a tué un homme,
mais il ne faisait que défendre sa propriété contre des voleurs.
Ce n'est pas M. Elkins qu'il faut juger,
mais la cour d'El Paso.
Les shérifs et les juges
qui n'ont pas su protéger cet homme.
C'est tout, M. le juge.
C'est à vous de décider qui est vraiment coupable.
Je...
J'ai examiné les faits avec attention
et par les pouvoirs qui me sont conférés
par l'état du Texas,
je déclare l'accusé, John Elkins...
non coupable.
Monsieur, merci d'avoir libéré Johnny.
Libérer Johnny m'a aidé à me retrouver.
En libérant John Elkins, la cour reconnaît la véracité
des propos de la défense qui a prouvé
que les vrais coupables sont ailleurs.
Par conséquent,
je compte quitter ma fonction de juge d'El Paso
et me soumets à un jugement pour mes fautes.
Non !
Pas maintenant !
J'aurai besoin d'un bon avocat, M. Fletcher.
Vous avez déjà été jugé par les habitants.
Vous les avez entendus.
Ils veulent que vous restiez.
C'est le peuple qui décide.
Tu sais ce que ça signifie.
Tout le monde va vouloir récupérer ses terres.
Assure-toi que ça n'arrive pas.
Je pense qu'on doit fêter ça.
Johnny, venez chez nous avec votre femme et Jack.
J'aimerais plutôt rentrer et m'occuper de ma famille.
Rentrer à la maison. Ça fait du bien de pouvoir le dire.
Nous comprenons. Bonne chance à vous.
Soyez bénis.
Allez, Stell.
Fils.
- M. le juge, peut-on vous parler ? - Bien sûr.
Rentre donc, je te rejoindrai.
- Ne sois pas en retard pour dîner. - Promis.
M. le juge, et nos terres ?
Je suis si contente que ces gens rentrent chez eux.
Et toi alors ?
Oh, j'irai là où mon mari voudra être avocat.
Susan !
Ma chérie !
- Clay, on nous regarde. - Hé, Clay.
Clayton, mon garçon.
Qu'est-ce que tu as là ?
Mon garçon, évite de parler de façon aussi irrespectueuse
en face d'El Furioso.
Donc, c'est quoi ?
C'est le champion du monde des coqs de combat.
Et le champion du Texas.
C'est un tueur.
C'est pour ça qu'il s'appelle El Furioso.
Une super affaire, partenaire.
Au lieu de trimballer 300 peaux, on a ce champion.
À nous la fortune.
Où l'avez-vous eu ?
- J'ai dû... - Attends un peu.
Oh non, pas encore !
Ouais.
C'était malin, hein ?
Ou peut-être pas.
Le meilleur coq de combat, hein ?
Comment je m'en sors, partenaire ?
Oh, mon Dieu.
Mlle Jeffers.
Mlle Jeffers, venez vite.
Il est arrivé une tragédie. Votre père...
Il est mort, Clay.
Ils l'ont tué.
Emmenons-le à l'intérieur.
Venez m'aider.
Je peux rester si vous voulez.
S'il vous plaît.
Une terrible récompense pour son acte courageux.
Plus personne n'osera s'en prendre à Donner et à ses hommes.
M. Fletcher !
M. Fletcher !
Venez vite, M. Fletcher. Ils s'en prennent à mes parents.
Reste ici, Jack.
Qu'est-ce qu'il y a ?
C'est notre maison !
La loi...
Elle est inutile sans représentant officiel.
À quoi sert la justice si on a peur de l'accepter ?
Vous avez vu ce qui arrivait quand une cour
était méprisée et ridiculisée.
Vous avez vu un juge mourir pour avoir rendu un verdict juste.
Vous avez vu un couple se faire tuer
pour avoir accepté ce même verdict.
La justice est meurtrie et déséquilibrée, ici à El Paso.
Il ne reste qu'une chose à faire : prendre les armes.
Il est temps de faire justice vous-mêmes.
- Me suivrez-vous ? - Ouais !
En route, pour venger Johnny !
Attendez mon ami, vous ne devriez pas faire ça.
Vous devriez être le premier à défendre la loi.
Il n'y a pas de loi qui tienne à El Paso, M. Nacho.
Juste les criminels locaux qui font leur propre loi.
Nous répondrons à la force par la force.
Nous suivrez-vous ?
Pour maintenir la loi, oui, mais pas pour la violer.
Je ne peux pas vous suivre.
Dans ce cas, au revoir, M. Nacho.
- Allons-y. - On te suit, Clay.
Un autre, Sam.
Que tout le monde se mette en rang.
Ceux qui sont au bar, tournez-vous, je veux vous voir.
- C'est l'avocat. - Et le fils Elkins.
Plus vite que ça !
Allez !
Jack, tu reconnais quelqu'un ?
Allez, Jack.
C'est lui.
Tu es sûr, Jack ?
J'en suis certain.
Je l'ai vu depuis le corral.
Il a menacé de brûler la maison si mon père ne sortait pas.
Sortez du rang et venez par ici.
Vous ne m'aurez jamais.
Tu en reconnais d'autres ?
Lui !
Il a traîné ma mère hors de la maison.
Il ment, je n'ai rien fait.
Non ! Il ment ! Il ment, je vous dit !
Il ment.
Il a quelque chose au poignet.
"Shérif La Farge, un autre de vos hommes est mort
"pour ce qu'il a fait subir à John Elkins et sa femme.
"Ce n'est pas le dernier."
Je n'ai jamais vu cet homme. Quelqu'un le connaît ?
Voilà pourquoi je vous ai fait venir, M. Fletcher.
C'est l'œuvre de Clay.
On ne peut pas le contacter ?
Excusez-moi.
Il a un ami dans cette ville qui l'approvisionne,
il pourrait vous conduire à lui.
Oui, essayons ça, je vous en prie.
Doucement, mon garçon.
Allez vous cacher derrière ces buissons.
Le capitaine Fletcher pourrait changer d'avis en vous voyant.
Dites, M. le juge, il aura peut-être besoin d'argent.
Vous me paieriez les 10 dollars que vous m'avez promis ?
Oui, bien sûr.
Oh, bon sang, ça me revient.
On a failli se faire voler dans la diligence
et j'ai laissé mon argent à une jeune fille.
Nellie de la diligence ! Elle vous a eu, vous aussi.
Pourquoi tant d'hilarité ?
C'est compliqué, je vais essayer de vous expliquer.
Dépêchez-vous, je les entends qui arrivent.
- Bonjour, Pesky. - Salut, Clay.
- Tu as pu tout acheter ? - Tout, sauf le savon.
J'ai supposé que tu préférais être sale plutôt qu'affamé.
Bien joué.
On commençait à manquer de munitions.
Mettez ça dans vos fontes et prenez un morceau de pain.
Comment va le formidable El Furioso ?
Tu as gagné des combats ?
Non, elle s'occupe de sa famille.
Elle a pondu 15 œufs.
Vous entendez ça ? Le meilleur coq de combat du monde
va être maman.
Clay.
Susan.
Grand-père, que faites-vous ici ?
Je suis venu te voir, Clay.
Mais je ne m'attendais pas à voir mon petit-fils
avec une récompense sur sa tête.
Tu devrais entendre les faits avant de me juger hâtivement.
Il connaît les faits, Clay, je lui ai tout dit.
Toi et ces hommes avez tué et pendu
et semé la désolation dans tout El Paso.
On ne fait que se défendre, mademoiselle.
Tim a raison. Nous n'avions aucune chance,
mais tout a changé grâce au capitaine.
Grâce au capitaine ?
Tu es avocat !
Tu dois faire respecter la loi.
On n'est pas à Charleston, grand-père.
Ici, c'est El Paso.
Les gens ont dû prendre les choses en main pour défendre les leurs.
Le pouvoir au peuple.
Le cri de ralliement des voyous depuis la nuit des temps.
C'est comme ça que tu justifies les horribles crimes
que vous avez commis ?
- Ça ne suffit pas ? - Non, Clay.
Il n'y a qu'une façon de défendre les gens...
De tous les défendre.
Et cela, en établissant des tribunaux parfaitement légaux
où l'accusateur et l'accusé peuvent s'affronter sur un pied d'égalité.
Votre grand-père a raison, mon ami.
Ne comprends-tu pas, Clay ?
Tu te mets au niveau de Donner et ses hommes.
Il suffit qu'un homme en accuse un autre
et vous le condamnez sans réfléchir.
On devait se battre. Juste retour des choses.
Tu trouves ça juste de punir des innocents aussi ?
L'homme que vous avez traîné jusqu'à El Paso
n'avait rien à voir avec la mort de M. et Mme Elkins.
Jack s'est trompé, cet homme n'était pas un adjoint.
C'était un pasteur qui venait ouvrir une église.
Je ne sais pas quoi dire.
C'était la seule solution.
Il y en a d'autres. Arrête avant d'aller trop loin.
Rien ne me retient plus à El Paso.
On pourrait s'en aller. Aller où tu voudras.
Je ne peux pas les abandonner.
On trouvera comment arrêter Donner et La Farge.
- Ah oui ? - Oui, Clay.
Tu es censé triompher par l'éloquence, pas par la force.
Assieds-toi avec ces hommes, peu importe qui ils sont,
et expose tes revendications en écoutant ce qu'ils ont à dire.
Fais ça pour moi ou pour Susan
si tu ne le fais pas pour toi.
- Qu'en dites-vous ? - Ça m'a l'air bien.
Je suppose que le vieux a raison.
Je veux bien essayer.
Je ne veux pas refaire une erreur.
Très bien, grand-père.
On va essayer ça.
- Bien, mon ami. - C'est mieux comme ça.
C'est la bonne décision.
Je vais arranger une réunion avec Donner et La Farge.
Videz ce chariot.
Pasky, raccompagne Mlle Jeffers et le juge
et ramène la réponse de Donner.
Partenaire, même Mercure ne serait pas aussi véloce que moi.
J'attendrai avec Clay, si ça vous convient.
Je comprends.
Allez, hue !
Tu pourrais les laisser pousser.
Ça serait mignon avec un ruban.
Arrêtez de rire. C'est vous, le prochain.
Hé, voilà Pesky. Il est de retour.
Alors, Pesky ?
C'est le juge Fletcher.
Oh, non. Clay.
Je suis désolé, Clay.
Ils m'ont obligé à vous le ramener.
Qui a fait ça ?
La Farge.
Rentre en ville.
Emmène Mlle Jeffers avec toi.
M. Nacho, assurez sa sécurité.
Oui, mon ami.
Pesky, dit à tout le monde de quitter la ville
avant demain midi.
Qu'est-ce qui se passe ?
Pourquoi est-ce que tout le monde va vers la rivière ?
Il s'enfuient avant la fusillade.
- Fletcher et ses hommes arrivent. - Fletcher ?
Pourquoi il viendrait ?
Vu ce qui est arrivé à son grand-père, il viendra.
Donner, tuer cet homme, c'était vraiment scandaleux.
La Farge est allé trop loin.
C'était un meurtre de sang-froid.
- Qui a tué le vieux Fletcher ? - Pourquoi ?
C'est bien ce que je veux savoir.
Pour montrer à l'avocat qu'on plaisante pas.
Depuis quand tu commandes ?
Depuis maintenant, j'en ai marre de tes ordres.
Comprends bien
que je ne me mouillerai pas pour te sauver.
Débrouille-toi.
Pas la peine de me sauver, je peux me défendre.
C'est quoi ça ?
Si c'est Fletcher et ses hommes, tu vas pas tarder à te défendre.
- Donnez-nous La Farge. - Et Donner.
Reste là et ne te montre pas.
Vous avez vu La Farge ?
Non.
Arrête de me suivre.
Cache-toi.
Hé, La Farge va vers la rivière.
Allez, suivez-moi !
Mme Montez, j'ai besoin d'aide.
Pourquoi est-ce que je vous aiderais ?
Je vous ai donné le manteau de mon mari,
parce que mon frère, M. Nacho
m'a dit que vous étiez digne de le porter.
Mais vous ne valez pas mieux que les autres.
Vous ne pensez qu'à tuer. Tuer !
Quand cela prendra-t-il fin ? Quand tout le monde sera mort ?
Peut-être que ça serait préférable pour El Paso.
Oh.
Ça ira, mon garçon.
Tirer sur des hommes et des femmes ne vous suffit plus ?
Vous blessez des enfants maintenant.
Prenez bien soin de lui.
Arrêtez. Détachez ces cordes.
Vous en aurez besoin pour rassembler vos bêtes.
Que faites-vous ?
On n'a pas fait tout ça pour rien.
- Ouais. - C'est vrai.
Pas du tout,
mais il est temps de se demander où tout cela nous mène.
Une énième pendaison.
Quel mal y a-t-il à ça ?
- Et Donner dans tout ça ? - Donner est mort.
Le Comité de Développement des Terres n'est plus.
La Farge est prêt à être jugé.
Jugé ? Lui ? La corde est trop douce pour lui.
- Ouais ! - Attendez, écoutez-moi.
On ne peut pas agir en criminels, peu importe la raison.
On a brisé la loi, nous aussi.
Vous avez pensé qu'on pourrait être jugés à notre tour ?
Hier, mon grand-père a dit qu'il n'y avait qu'une seule façon
de défendre les droits du peuple :
grâce à des tribunaux légaux
où l'accusateur et l'accusé ont tous deux leur chance.
Nous aurions tous notre chance dans un tribunal
et La Farge aussi.
Je suis prêt à tenter ma chance.
Et vous ?
- Ça me semble bien. - À moi aussi.
- Ouais. - Il a raison.
Détachez ces cordes.
On a du boulot.
C'est un grand jour pour El Paso mes amis.
C'est bien vrai, mon frère.
Nous sommes tous partenaires.
Oui, monsieur.
Désormais, la loi et l'ordre règneront dans notre belle ville.
Quelqu'un sait quand part la prochaine diligence ?
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