All language subtitles for a_bottle_in_the_gaza_sea_2011

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English Download
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

Un peu de retard, ils vont venir, t 'en fais pas.

Les voilà, là -bas ! Papa !

Papa ! Ça va, mon joli ? Je suis

contente.

Bonjour. Salut.

Ça va ? Regarde, là -bas, regarde -le.

Il est mignon.

Prêt ?

Bon, vous ne vous traînez pas ? Oui, attendez, j 'ai un numéro.

Je ne rentre pas à Chicago, je vais une semaine à Cape Cod.

Même hôtel que l 'an dernier ? Ça va, j 'ai gardé le numéro.

Allez Jason, dis au revoir à maman. Au revoir chérie.

Au revoir maman.

Téléphone -moi, quand tu voudras.

Bonnes vacances. Au revoir maman. Au revoir.

Toutes mes excuses pour cette attente.

Conseiller financier.

Divorcé depuis peu.

Tu as observé sa manière de manger ses crèches ? Il savoure chaque bouchée, ça

fait plaisir.

J 'ai reçu le message.

Tu t 'es bien rendu compte qu 'il ne cesse de te manger des yeux.

Grand bien lui fasse.

Bonjour.

Il m 'a dit qu 'il allait au théâtre aujourd 'hui, en matinée.

Je crois que j 'irai visiter le port.

Sous -titrage ST' 501

Chère Catherine, pardon de ne pas t 'avoir parlé depuis si longtemps.

J 'avais le sentiment d 'être perdue, sans repères ni boussole.

Je n 'arrêtais pas de me cogner partout, j 'étais devenue un peu fou.

Jamais encore je n 'avais été perdue.

C 'était toi qui m 'indiquait le nord.

Je retrouvais toujours mon chemin car tu étais mon chemin.

Pardonne la colère que m 'a causé ton départ.

Je pense encore qu 'une erreur a été commise et j 'attends de Dieu qu 'il la

répare.

Je vais mieux maintenant.

Le travail me soutient.

Mais par -dessus tout, c 'est toi qui me soutiens.

Tu m 'es apparue en rêve cette nuit et tu avais ce sourire qui est comme l

'étreinte des amants et qui me berce comme un enfant.

Tout ce que j 'ai gardé du rêve, C 'est un sentiment de paix.

Je l 'éprouvais encore à mon réveil et je me suis efforcée de le prolonger

longtemps que possible.

Je t 'écris pour te dire que je m 'embarque à la recherche de cette paix.

Et pour te demander pardon pour tant de choses.

Pardon de n 'avoir pas mieux veillé sur toi pour que tu n 'aies jamais froid,

jamais peur.

Que tu ne sois jamais malade.

Pardon de n 'avoir pas su trouver les mots pour exprimer ce que je ressentais.

Pardon d 'avoir tant tardé à réparer la porte.

C 'est fait aujourd 'hui.

Pardon pour les fois où nous nous sommes disputés.

Pardon de n 'avoir pas su m 'excuser.

C 'était par orgueil et pour tous les compliments que je ne t 'ai jamais fait.

Sur tes coiffures et les vêtements que tu choisissais.

Et par -dessus tout, de ne t 'avoir pas serré si fort que Dieu n 'aurait pu t

'emporter.

Avec tout mon amour, j 'ai... C 'est d 'une tristesse.

C 'est pas ça, c 'est surtout... Si honnête.

Et peut -être que ça a passé des siècles dans l 'eau.

C 'est dactylographié, Alba.

Pas dégueu.

Pas dégueu, dis plutôt que t 'aurais aimé l 'écrive, toi.

Mais moi, je l 'aurais mise sur Internet.

Je sais ce que t 'aurais aimé, toi.

Toi, t 'aurais voulu qu 'elle commence par « Cher Teresa ». Ah, tu peux pas

comprendre. Quelle est la femme qui ne voudrait pas recevoir une lettre comme

celle -là ? T 'imagines ? Être à la boussole de quelqu 'un. Tu veux rire, c

'est... Une femme seule, peut -être ? Ah, c 'est l 'idée que tu te sens de moi

Tes petites vacances se sont bien passées ? T 'as fait des rencontres ? Y

à dire.

Ah bon ? Et tu rentres un jour plus tôt.

C 'est parce que j 'aime mon boulot.

Au lieu de te raconter des histoires, tu devrais écrire.

Tu devrais prier pour que je reste à la doc, Charlie.

Tu n 'aurais rien à écrire si tu ne m 'avais pas.

Je te rappelle qu 'ici, la plupart des gens s 'adressent à moi en m 'appelant

Monsieur Toski. Question de respect.

D 'accord, mais moi, quand je t 'ai connue, tu bossais à la pige.

Quand tu allais d 'une démarche altière, le cœur bondissant.

Alguidon, devant le lac en hiver, Harcourt Brace, 1948.

Allô Jason, ça va mon chéri ? Ah, Lina, c 'est toi.

Non, excuse -moi.

Il ne m 'a toujours pas appelée.

Non, je ne suis pas inquiète. Je suis malheureuse.

Je sais.

Quoi ? Non, je viens de le recevoir. Pourquoi ?

Quoi ?

Une bouteille à la mer ? Ah non,

Charlie n 'avait pas le droit de faire ça.

Non, il n 'avait pas le droit.

Mais qu 'est -ce qui se fait dans cet état ? Il n 'avait pas le droit de

ça. Ça ne se fait pas, c 'est privé, c 'est les pensées les plus intimes de

quelqu 'un. Teresa, Teresa, Teresa, elle n 'est pas à toi cette lettre. Je sais

qu 'elle n 'est pas à moi.

C 'est moi qui l 'ai trouvée.

Ah, elle te touche personnellement, c 'est pour ça que tu pètes les plombs.

Je ne pète pas les plombs, non, je ne pète pas les plombs.

Si, je pète un peu les plombs.

Hé, lâche -moi, t 'as eu ta chance, le soir du réveillon, fallait la tenir.

Bonjour, toi.

Thérésa.

Regarde ça, regarde.

C 'est le courrier qu 'on a reçu à propos de l 'article sur la bouteille.

Regarde ça.

Quoi ? Et il y en a encore deux cartons. Va chercher les autres.

J 'en reviens pas qu 'il y en ait tellement.

Je lis plus.

Charlie veut qu 'on laisse tomber tout le reste.

Et on doit tout lire et y répondre.

On les lit seulement pour se trier les pour et les contre. Les lettres de

on les jette et ensuite on choisira des extraits. Le canard veut exploiter ça.

On va mettre le paquet. C 'est plus gros que le scandale des biscuits allégés,

plus gros que le maire et l 'article. Une campagne énorme.

Votre article est nul à chiner.

Con, qu 'on dirait.

Si seulement les hommes avaient la sensibilité et le courage d 'exprimer ce

'ils ressentent au lieu de s 'exciter en zappant d 'un match de foot à l 'autre

avec leur télécommande. Ma nièce me l 'a envoyé l 'an dernier, je pense qu 'il

faudrait s 'agir du même auteur et je la joins à cette lettre.

Quoi ? Quoi ? Chère Catherine.

Non, sans blague, c 'est vrai ? À haute voix, Lila à haute voix.

Chère Catherine, il n 'est pas un instant de ma vie où tu ne sois

répare les bateaux, je les teste et pendant tout ce temps, les souvenirs

affluent comme la marée.

Je pensais aujourd 'hui à ce moment de notre jeunesse où tu avais quitté notre

village pour voir le monde.

Sans me l 'avouer, je ressentais une peur panique.

J 'ai su vaincre ma frayeur en me répétant que tu finirais par rentrer au

et en réfléchissant à ce que je te dirai le jour où je te reverrai.

J 'ai bien envisagé une centaine de possibilités.

Pour dire quoi quand tu es rentrée ? Oh, pas grand -chose. Ma bouche ne pouvait

que t 'embrasser, c 'est tout.

Et après, quand tu m 'as dit je reste, tout est rentré dans l 'ordre.

Et je recommence aujourd 'hui.

Nuit et jour, j 'imagine ce que je te dirais si jamais tu réapparaissais.

Bob ! Salut, c 'est Teresa du tribune.

Oui, t 'as raison, ça fait une paye.

Dis -moi, j 'ai une question à te poser.

Deux questions, en fait.

L 'origine d 'un papier à l 'aise, avec un logo, et à qui je m 'adresse pour

identifier une machine à écrire ? La machine que vous recherchez est une

Olympique Herzfogen 1980.

Une allemande, un vieux coup.

Et ce genre de machines, on pouvait les trouver dans le commerce aux Etats

-Unis, il y a quelques années ? Les caractères ont été remplacés.

Les amateurs de vieilles bécanes les achètent reconditionnées.

Il y a des chances pour que cette lettre ait été tapée depuis moins de cinq ans.

Alors on peut retrouver l 'auteur.

Il est jeune, peut -être.

Teresa, ça devrait t 'intéresser. Quoi ? L 'expertise que tu m 'as demandé, l

'analyse du bouchon.

Apparemment, il a séjourné dans l 'eau de mer environ deux ans.

Pas plus, t 'en es sûr ? Deux ans.

Oh, je t 'adore.

Même pas en rêve. Du vert teinté, bleu, 89.

On dirait un A.

Mais je t 'envoie quelques polaroïds.

Comme tu peux t 'amuser.

Harry, tu t 'entends bien avec le pied, là ? Teresa.

Il y a toujours plein de choses à faire. On ne se parle jamais plus de deux

secondes.

Tu le rappelles ? Quitte pas, mon chéri.

Quoi encore ? La lettre trouvée dans une bouteille qu 'ils ont mise au mur dans

ce petit resto en Virginie.

Tout ça concorde. Le logo, la machine, le papier.

Raccroche et prends la 5.

Il n 'a personne besoin de parler. Pour une fois, j 'ai le temps de lui parler.

Tu le rappelleras, Jason ?

Le faxé ? C 'est en Virginie, un resto de poissons sur la plage. Ils n 'ont

jamais vu un fax, Lance Bled. Dis -le, quel le fax ? Quel le fax ? Tu es là ?

Oui, non.

Raconte -moi ton excursion.

Alors... À tous les navires au large, à tous les ports d 'attache, à ma famille,

à tous les amis et à tous les inconnus. Pas de chère Catherine ? Non.

Pas cette fois.

Mais la machine, le papier, tout le reste concorde. On se dit que ça

être la première lettre ou alors la dernière. C 'est ça.

Ceci est un message et une prière.

Le message, c 'est que mes voyages m 'ont enseigné une grande vérité. J

déjà ce que tout le monde recherche et que très peu arrivent à trouver.

La seule personne au monde que je suis née pour aimer toute ma vie, une

comme moi, originaire des Outer Banks, au bord de l 'Atlantique. Les Outer

Banks, c 'est en Caroline du Nord, ça ? Oui, mais il y a...

Une bonne dizaine de villes, dont quatre seulement où on peut trouver plusieurs

chantiers navals. Alors on tient.

Avec les attaches qu 'on a dans le coin, nos correspondants à Wilmington, je

vous garantis qu 'on leur a retrouvés avant la fin de la semaine.

Vous voulez parier ? Quoi encore ? Charlie, j 'ai envie d 'y

aller. Il faut qu 'elle y aille, Charlie.

Bon, tu le retrouves et puis quoi ? J 'en sais rien, je sais pas du tout, mais

il faut que j 'aille voir.

J 'ai besoin de toi, ici à la toque.

Écoute, tu m 'as bien envoyé jusqu 'en Inde pour ton papier sur les cheminées,

alors bon.

Tu l 'as envoyé trois jours au Texas à disputer avec des marines. Ça, ça n 'a

aucun rapport.

Pourquoi est -ce que tu tiens à y aller en personne ? Quoi en personne ? Oui, d

'accord, ça m 'intrigue. Et alors ? Ça t 'intrigue. Mais si ce gars -là est

couvert de tatouages, si c 'est un repris de justice, s 'il est dangereux,

vas -y, dis -lui, toi.

La seule chose qui m 'effraie, c 'est que tu espères trop de cette histoire.

J 'espère rien du tout.

C 'est qu 'une enquête.

Tu t 'attends à Heathcliff ? Tu t 'attends à Hamlet ? Ça doit plutôt être

genre capitaine à cab.

Tu refuses que j 'y aille, donc.

C 'est ce qu 'on appelle un risque à prendre.

Tu me le répètes tous les jours depuis qu 'on s 'est rencontrés. C 'est ça, le

métier.

Tu sais, les papeteries que tu m 'avais chargé de contacter dans les Outer Banks

et la région. Oui. D 'ailleurs, j 'ai d 'autres noms à te donner. Attends une

seconde. Je l 'ai.

Quoi ? Tu as quoi ?

J 'ai téléphoné à une boîte de Moray City.

J 'ai eu quelqu 'un qui se rappelait du logo, le bateau, dans un rond.

Il a dit que c 'était les clients eux -mêmes qui l 'avaient dessiné.

C 'est eux ? Pas un mot à Charlie. Je suis sûre qu 'il t 'obligerait à leur

téléphoner.

Cette fois, tu le tiens.

T 'as plus qu 'à aller frapper à sa porte.

Sous -titrage MFP.

Un renseignement ? Non, non, j 'admirais ces vieilles

maisons. Agent immobilier ? Non.

Vous croyez que ce serait possible de faire deux ou trois photos de celle -ci

pour une publication ? Témoin de Jéhovah ? Non.

Des photos, voilà une drôle d 'idée.

Je dirais ni oui ni non.

Pourquoi ça ? C 'est à mon fils, cette baraque.

Moi, j 'habite derrière.

En bas.

C 'est à lui qu 'il faut demander.

Vous le trouverez sur le port. Garrett Blake.

Il ne porte jamais de chapeau.

Bien. Merci.

Alors, c 'est Playboy, hein ? J 'admire toujours vos couvertures. Sans jamais l

'acheter, d 'ailleurs.

Un de ces jours, qui sait ?

Excusez -moi.

Allez,

on y va.

Bonjour.

Ah oui, bonjour.

Belle journée.

Tellement belle qu 'on serait mieux en mer.

Il est beau ce bateau, vous le restaurez ? Oui, est -ce que je peux en tout cas

? Et restaurer les bateaux, c 'est votre métier ? Oh non, moi je suis un

bricoleur du dimanche.

Ça vous intéresse ? Vous avez un bateau à restaurer ? Non, mais c 'est -à -dire

que... Il y a un pro là en ville, il a un chantier.

Garret ! Travaille sur le schooner en bois, le 12 mètres.

Une sacrée ligne ce bateau.

Rien de vous, les vieilles coques en bois.

Je vous remercie. De rien. Et bonne journée. Vous aussi.

Bonjour. J 'adore ces vieilles coques en bois.

Et c 'est quoi ? C 'est un 12 mètres ? Un schooner, c 'est ça ? Un Alden.

1922, la Chantier du Maine.

Il est à vous ? Non.

Pas à moi, je le retape.

Sacrée ligne.

Vous voulez monter à bord ? Oui.

Attention, c 'est mouillé.

Est

-ce

qu 'il est beau ? Il était très abîmé ? Négliger.

Assez maltraité.

Oui, je connais ça.

Sans doute.

Tourie ? Je fais un peu connaissance avec la région et les habitants.

Je me présente.

Teresa Osborne.

Garrett Blake.

On dirait que vous êtes du Nord.

Ah oui ? Oui.

Chicago. Je fais des enquêtes.

Sur quoi ? Pour un journal, un peu sur tout ce qui se présente.

Vous savez pas où je pourrais m 'adresser pour faire de la voile pendant

séjour ? Je crois qu 'on peut louer des bateaux, là, sur le quai. Oh non, j 'ai

pas assez d 'expérience.

J 'en ai aucune.

Je voudrais bien apprendre, d 'ailleurs.

Non, moi, je suis plutôt terrienne. C 'est pour ça.

Je suis nulle sur l 'eau.

Bon, je veux pas vous déranger plus longtemps. Merci, un de ces jours.

Je le sors demain matin pour l 'essayer.

Voir comment il se comporte.

Jusqu 'à la pointe et retour.

Une petite heure.

Si vous voulez venir... Ah, oui.

Avec plaisir.

Sept heures.

Très bien.

Si vous arrivez plus tôt, je serai au snack qui est en face.

Plus tôt que sept heures ? Bon, alors, je vous retrouve ici.

D 'accord.

Ou...

Au snack !

Salut, Chet, ça va comme tu veux ? C 'est fou, hein, Chet ? Tous les matins

tous les soirs, t 'as les mêmes têtes qu 'on voit ici. Ça te change jamais.

Les touristes, ils vont tous à la crêperie, hein.

Et après... Et toi, t 'as droit à quoi ? La même bande de pêcheurs.

Un bricolo qui dit menidier, un mécano myope comme une poupe, et un voleur qui

se prétend charpentier.

Tu vas pas encore me foutre la merde ?

Et alors ? Le voleur, c 'est bien le type qui prend pour lui ce qui

un autre. Tu n 'as pas raison. Non, tu n 'as pas raison. Si le juge dit que tu

as tort, tu n 'as pas raison, d 'accord ? Eh bien, je n 'aime pas les grandes

gueules. Qu 'est -ce que tu as dit, toi ? Tiens, tu t 'es reconnu, Johnny.

Très bien, je l 'appelle le chef.

Si vous recommencez à me bousiller le matériel, je vous garantis que je porte

plainte. Cette fois, ce n 'est pas de la blague, Johnny, je te préviens.

Moi, tout ce que j 'ai à te dire, c 'est qu 'un voleur, sa place est en boule.

Je n 'ai jamais rien volé de ma vie, ni à toi, ni à personne d 'autre.

Je ne suis pas de ton avis.

La vie d 'un malade, je n 'en ai rien à foutre. Tu vas voir, tu n 'as rien à

foutre ! Arrêtez ! Arrêtez les mecs ! Arrêtez !

Arrêtez ! Arrêtez ! Arrêtez !

Arrêtez ! Arrêtez ! Arrêtez ! Arrêtez !

Laisse tomber, tu veux.

Sois raisonnable une fois dans ta vie.

Ça vaut pas le coup.

Allez, Johnny, fais -toi maintenant.

Arrête pas de me péter de malade.

Vous êtes venue quand même ? Oui, mais je suis venue pour vous dire que je ne

viens pas.

Parce que disparaître sans rien dire, ce n 'est pas mon genre du tout.

Je regrette que vous ayez assisté à ça.

C 'est fréquent, ces distractions, ça remplace le bowling.

Alors un de ces jours peut -être.

De toute façon, je dois faire un essai.

Je n 'irai pas loin.

Et si je vous énerve, je ne sais pas me battre.

C 'est un petit bateau.

Je n 'aime pas la violence, Teresa.

Ni le bowling, d 'ailleurs.

Avant de partir, vous pouvez détacher la mare, là.

C 'est très gentil.

Voilà.

Où je me mets pour pas gêner ? Je ferai le tour.

Si je dérange, je peux rentrer à la nage ? Excusez -moi, j 'étais plus sociable

cette fois.

Ah, vous étiez charmant autrefois.

J 'arrive un peu tard.

On peut savoir pourquoi vous battez ?

C 'est victoire ancienne.

Oh, ça me regarde pas.

Très ancienne ? C 'est vrai, c 'est votre truc.

Faire des enquêtes.

Non, là j 'essaie de faire la conversation.

J 'ai un diplôme, je peux vous apprendre si vous voulez.

Alors, vous lui avez piqué sa copine en cinquième ? Non.

J 'ai épousé ta soeur.

C 'est votre tour, je crois.

C 'est vrai.

Toujours marié ? Non.

Et vous ? Non.

J 'ai un fils.

Je suis fière de lui.

Des copines ? Non.

Et vous ? Vous voyez, ça rentre.

Attention à la boum !

Des nouvelles de ta maman ? J 'ai reçu une lettre.

Elle te déteste toujours ? Rien à foutre.

Elle est pas un peu trop petite pour toi ? Quoi ?

Le blouson.

Le blouse.

Et t 'as elle ? À qui ? La femme dont je t 'ai parlé.

Elle l 'a oubliée à bord.

Bon, tu le lui as dit ? Tu lui as téléphoné ? Non.

Je me suis dit que tu pourrais passer le déposer en ville, à son hôtel.

Je n 'ai pas à déposer ce blouson. C 'est à toi de t 'en charger.

Quoi ? Tu n 'as pas envie de la revoir ? Parce que... Et alors ?

Et alors ? Tu crois peut -être que c 'est facile ?

Très bien. Toi, tu es elle. Et moi, je suis toi.

Je vous rends ça.

Tu l 'as regardé ? On ne voit pas tous les jours des blousons comme ça.

Une seconde.

Bonsoir. Vous l 'avez oublié. Ah, merci, c 'est... Si j 'étais sortie, je m 'en

serais rendue compte.

C 'est gentil.

Merci.

Vous voulez entrer ? Oui.

Joli, ici.

Style victorien, 1911.

Transformé en auberge en 44.

Mais... Je ne pense pas vous apprendre grand -chose.

Je ne suis jamais venu.

Ça va de soi.

Pourquoi venir à l 'auberge quand on habite ici ? Je veux dire, vous êtes de

région.

C 'était très sympa, cette balade.

Et le bateau s 'est bien tenu. Je n 'ai pas eu à écoper ni à rentrer à la nage.

Non.

pour le blouson. Merci encore.

Il n 'y a pas de quoi.

Je sais, je sais. J 'ai dû vous remercier une dizaine de fois parce que

sais pas du tout quoi vous dire.

Je me demande ce que vous faites là puisque vous ne dites rien non plus.

Moi non plus, je sais pas quoi dire.

Dites -moi.

Oui ? Vous aimez la viande ?

Il m 'arrive d 'en manger.

Je suis le spécialiste de la viande grillée.

Je ne sais pas faire grand -chose d 'autre.

Vous vous vantez. Je sais.

C 'est la triste vérité.

C 'est très intéressant. Merci du renseignement.

Et si je vous le prouvais, demain soir ? Vraiment ?

Vous savez, pour moi aussi, c 'était sympa le bateau.

À quelle heure ? Six heures.

Six heures.

C 'est au 18, Foster Lane. Je sais.

Ah oui ? Je me doute que c 'est au bord de la mer, c 'est ça ?

C 'est ça.

Peut -être au bord de la mer, par exemple.

Bonsoir. À demain.

Bonsoir. Toi, vous avez trouvé ? Oui.

Entrez.

Finalement, ce n 'était pas si loin que ça.

En marchant vite.

Vous aimez le rouge, j 'espère ? Oui, j 'en ai déjà débouché une.

Eh bien, qu 'est -ce que je peux faire ? Oh, mais rien.

C 'est moi qui m 'occupe de tout.

Je vous faire un petit verre de vin ? Avec plaisir.

C 'est magnifique ici.

Il y a une lumière.

Oh, j 'adore ce tableau, cette marine.

C 'est incroyable. On dirait qu 'on entend la brise dans les voiles.

C 'est un artiste du coin ? C 'est de ma femme, Catherine.

Elle est morte il y a deux ans.

Pardon, je ne savais pas.

Vous peignez vous aussi ? Non.

Mon père est mort quand j 'étais à la fac.

Je me rappelle une de ces chemises que ma mère avait laissée.

Elle était posée sur un fauteuil dans la chambre de mes parents.

Je crois bien qu 'elle a dû la laisser là pendant... Peut -être qu 'elle y est

encore.

Gareth, comme j 'étais un peu tendue, je crois que j 'ai bu un peu trop de vin.

Mais écoute, il faut que je te dise quelque chose. Tu sais, je t 'ai tendue

aussi.

Il y a quelque chose.

Quoi ? Ça n 'a

rien de...

Je ne suis pas le genre qui... Arrête, je te rassure, tu sais, moi non plus, ce

n 'est pas dans mes habitudes.

Pour deux débutants, je trouve qu 'on s 'en tire pas mal.

Il fait assez froid pour faire du feu.

Oui.

Je croyais qu 'on s 'aimait toujours.

En fait, je ne me posais même pas la question.

Parce que j 'avais mon fils, mon travail, mon mari.

Un avenir d 'auteur devant moi.

Et David disait même qu 'on pourrait avoir un deuxième enfant si je le

Non, mais tu te rends compte ? Et puis un jour en voiture,

je les ai vus.

David avec cette femme.

Ils se baladaient dans le parc.

J 'ai dû les voir, je sais pas, l 'espace d 'une seconde, et j 'y suis

suite.

J 'ai laissé tourner le moteur, j 'étais pétrifiée, et je suis restée là, une

heure et demie sans rien faire.

C 'est drôle, il suffit d 'à peine une heure et demie, et tout ce à quoi on

croyait s 'effondre.

Ils se voyaient depuis un an.

C 'est pas très original ce que je raconte.

Pourquoi je te dis tout ça ? Ça arrive à tout le monde.

Oui, mais c 'est à toi que c 'est arrivé.

C 'est pour ça que ça me touche.

On connaît ces drames -là, à Sainte -Claire ? Oh oui.

Un jour ou l 'autre, on finit par tout connaître.

À Sainte -Claire.

Avec le temps.

Dis -moi, comment était Catherine ?

Ben...

On se connaissait depuis toujours.

Elle était, comment dire, on l

'aimait pour son sourire, pour sa bonne humeur, son enthousiasme.

Elle, sa seule présence illuminait toute une pièce, une ville entière.

Je lui disais, t 'es une sainte, t 'es Sainte Catherine.

De quoi est -elle morte ? Elle était malade.

Elle était fragile.

Pardon de remuer tout ça.

C 'est rien. T 'excuses pas.

Tu as passé toute ta vie ici ? Non, il en reste.

Ouais, ouais.

C 'est trop perdu.

Il n 'y a pas si longtemps, il n 'y avait que du sable, du marécage. C 'est

? Pour maman, c 'était l 'horreur. Elle m 'a emmené en Virginie quand j 'ai eu

10 ans.

Mais après, je suis revenu à 16 ans.

Et j 'y suis toujours.

J 'avais le mal du pays, je ne pouvais pas me passer.

De l 'odeur de la mer, tout ça.

Mon père me manquait.

Le silence.

Le vent.

Le vent ?

Ça, du vent ? Le vent, chez nous, à Chicago, en plein hiver, si on lui

pas le dos, il vous renverse.

Il vous coupe le souffle.

Ouais.

Bah, chez nous, on a un vieux chêne. C 'est même le plus vieux d 'Amérique.

Vraiment ? Je crois que là, on vous bat.

Je voudrais seulement être prête.

Elle a jeté un coup d 'œil sur mes plans. Elle n 'a pas dit un mot.

Une semaine plus tard, elle l 'arrêta.

Ça devait être le premier.

Dessiner et construire des bateaux.

C 'était le projet.

Ce serait mon chef -d 'œuvre.

Celui qu 'on ne vendrait jamais.

Et tu l 'auras fini quand ? Ça fait deux ans

que je n 'y ai pas touché.

Un de ces jours ? Oui, oui.

Peut -être.

Et tu m 'emmèneras sur ton bateau ? Faire le tour de la pointe où le vent me

terrorisera ? Ce soir, il n 'y aura pas de vent.

Qu 'est -ce que tu en fais ? Je suis fils de pêcheur. Non, tu as vu la météo

la télé.

Je t 'emmène avec moi ce soir ?

Je repars dans deux ou trois jours.

Jason rentre aussi. Je ne peux pas faire autrement.

Et puis, je me demande à quoi rime notre histoire.

Je crois que tu fais une connerie.

J 'ai dû faire goûter ton café.

Elle l 'a trouvé très bon hier soir.

Elle est polie.

Personne ne le trouve bon, tu peux me croire.

Sois sage.

Seigneur. Ce qu 'il y a encore ?

T 'énerves pas.

Ça va.

Restez où vous êtes. Laisse -nous passer.

On ne veut pas te voir ici. Tu vas nous laisser passer. Pareil pour toi. Je t

'ai encore débouté, je sais pas de quoi tu te mêles. J 'ai réglé.

Écoutez, on veut seulement l 'étoile.

Je les garde où elle a vécu, Martha.

On a autant le droit de les voir que vous.

On pourra peut -être les exposer.

S 'il vous plaît, Garrett.

C 'est tout ce que tu nous as laissé d 'elle.

Tu ne m 'avais encore jamais accusé de l 'avoir tuée, Hank.

En tout cas, pas en face.

Personne ne l 'a tuée, nom de Dieu. Il l 'a laissée toute seule quand elle était

malade et faible.

Et qu 'elle voulait revenir à la maison. C 'était chez nous, sa maison.

Non, c 'est sa mère qui l 'a tuée. Chaque jour que le bon Dieu fait, je l

'entends pleurer. Vous avez tout ce que j 'avais à donner d 'elle. Et la

peinture, Garrett ? On se fait une nouvelle femme, qu 'est -ce que ça peut

? Arrête ! Reste en dehors de ça.

Du balai, dégage ! Elle les a peintes à la maison.

Elle les a accrochées au mur.

Elle a été la dernière à les toucher.

Personne ne les coupera ! Très bien, c 'est ça que vous voulez, hein ? C 'est

? Si je la découpe, vous en aurez tous un morceau, nom de Dieu ! Merde, vous en

aurez tous un morceau ! Tu l 'as tout de suite ! Dégage !

Eh ben, dites donc, c 'est ça qu 'elle était pour vous ?

Rien qu 'un prétexte pour vous battre ? Regardez -vous, une bande de chiens

enragés !

C 'est pour Catherine que vous faites ça ? Ou pour le plaisir de vous frapper la

poitrine comme des singes qui se pavadent ? Dodge, pour l 'amour du ciel,

en dehors de ça. Je l 'aimais autant que vous.

J 'ai le droit aussi d 'avoir un objet qui me la rappelle.

Un bout de sa toile.

Papa ! Martha ! Martha ! Elle aurait eu

horreur de ça. Tu le sais bien.

C 'est Dodge qui a raison. Ça aurait été pire que la mort pour elle.

Quelle bande de malades.

Ils sont pas les seuls.

Tu les as vus ? Tu les as entendus, non ? Ouais.

Et toi, ce que tu as fait, c 'est pas plus glorieux.

Tout va bien ?

Je ne sais plus, Catherine.

Je ne pensais plus pouvoir me sentir aussi proche de quelqu 'un.

Bon.

Des fois...

J 'ai l 'impression qu 'elle est ici.

Tu vois ? J 'ai pas envie de te raconter d 'histoires.

J 'en ai un autre paquet.

Mais pourquoi est -ce que t 'as deux paquets de chamallow ? Des munitions.

Sous -titrage MFP.

J 'ai pensé qu 'on pourrait manger dehors. Ça ira ? Tu m 'avais bien dit

pouvais entrer.

Je sais.

On n 'a qu 'à déjeuner dans la cuisine, si tu veux, ça m 'est égal.

Et j 'ai pris un gâteau, j 'espère que ton père aime les gâteaux.

Je comptais le remettre à sa place.

Oh, Gareth, j 'ignorais où étaient les limites à ne pas franchir.

Moi non plus, je ne savais pas où elles étaient.

Attends, je vais l 'enlever.

Je m 'en occupe. Laisse -moi le faire. Je vais l 'éponger.

Je vais chercher un chiffon. Laisse, je te dis. Non, je vais le faire. Je m 'en

occupe, je dis.

J 'en ai pour une minute.

Alors, c 'est vous, le blouson ? C 'est moi, oui. On s 'était déjà rencontrés, j

'ai l 'impression, non ?

Vous avez trouvé ce que vous cherchiez ? Je n 'en sais rien.

Moi, c 'est Teresa.

Dodge.

Comme les camions.

Il a dit belle, il aurait dû dire magnifique.

S 'il avait hérité de votre charme... Vous vous êtes engueulée. C 'est bon

signe. J 'ai été plutôt maladroite.

J 'ai déplacé un objet. Je crois que je n 'aurais pas dû.

Faut pas que ça vous tourmente.

Il va toujours pas bien. Comme si un castone lui était passé dessus. Il a du

à s 'en remettre. Vous comprenez ? Des clams, les meilleurs du monde. Allez,

venez, on rentre.

J 'ai l 'impression d 'y être de trop.

On fait un petit tour ? Volontiers.

Comptez pas sur lui.

De quoi est -elle morte ?

Je pense que c 'est la grossesse qui l 'a épuisée.

Elle s 'est effondrée chez ses parents un jour. Ils n 'ont plus voulu qu 'elle

'en aille. Gareth est allée chez eux la chercher de force.

Il l 'a portée jusqu 'ici.

Elle était contente d 'ailleurs.

L 'habiller sur elle, il a fait tout ce qu 'il a pu.

Pendant un mois, je crois, jusqu 'à ce que... Et puis, un jour, elle a lâché la

rampe.

Maintenant vous savez pourquoi Garrett parle pas beaucoup.

Parce que son père est incapable de la fermer.

C 'est bon ? On va bouffer ? Oui.

Tu sais, tu devrais abattre quelques cloisons. On est à l 'étroit ici.

J 'ai pas les moyens.

On le ferait nous -mêmes.

Ça ressemblerait trop à un bateau.

Ajoute un niveau, il nous deux chambres.

Pourquoi ?

T 'as l 'intention d 'emménager ? Et puis quoi encore ? Ça

te ferait trop plaisir.

Tu m 'auras à l 'œil comme ça. Il a peur que je reprenne mes vieilles habitudes.

Quelqu 'un veut du gâteau ? Je buvais comme un trou, je me suis ruiné la

J 'ai pas honte de le dire, d 'ailleurs. Oui, ça va.

Y a pas de quoi se vanter non plus.

Deux bières par jour, voilà.

Je connais mes limites.

Change de sujet ? C 'est ça.

Le sujet, c 'est le changement. Tout le monde peut changer, même toi.

C 'est bien ça, le sujet.

Excellent repas.

Et ce que j 'ai préféré, c 'est vous. Si j 'avais un siècle de moins, il

faudrait faire attention parce que je ne répondrais plus de rien.

Où tu vas ? Je vais manger le dessert sur la plage.

Merci.

Je crois que je lui plais.

T 'es un type bien.

Il dit que t 'es un emmerdeur.

Je t 'ai taquine, c 'est moi qui le dit.

C 'est vrai ce qu 'il a dit.

Ce qu 'il y avait de mieux dans notre pas, c 'était toi.

Et dans cette journée...

dans cette année.

J 'aimerais que ce soit plus simple.

C 'est pas que j 'espère des fleurs, mais on se téléphonera ? Je t 'avoue que

moi, j 'espérais un petit bouquet de fleurs.

Je me plais bien ici.

T 'as cru que j 'étais sérieuse ? T 'as eu la trouille, hein ?

Tu viendras me voir chez moi ? Que j 'aille dans les terres ? Je refuse d

dans les terres.

Mais on a un lac.

Un grand lac.

Voilà. Je vais retourner au boulot, revoir mon fils.

Quant à toi, tu vas m 'oublier.

Oui, tous les jours.

J 'ai ton numéro au matelot.

Et toi, le mien.

Et ensuite, qu 'est -ce qui s 'est passé ? Plus tard, plus tard.

Tiens. Bonjour.

La voyageuse est de retour, comment ça va ? Ça va.

Oui. Alors, t 'as résolu le mystère ? Il n 'y avait pas de mystère.

Il est en deuil de sa femme, Catherine.

Elle était peintre et... Il est inconsolable.

Ah oui. En somme, circuler, il n 'y a rien à voir.

On peut dire ça, oui, il n 'y a rien à voir.

Ce serait pas un peu ce que j 'avais dit ? Oui.

Bon. Oui, c 'est ça.

Circuler, il n 'y a rien à voir. Pas tant.

J 'ai compris.

Aucun regret ? Aucun.

Ah, aucun. Bon, bon.

Continue. Comment elle était ? Très émouvante,

extrêmement belle et peintre talentueux.

Je l 'ai retrouvée partout.

Elle est dans toute la maison, dans chaque pièce, dans son atelier, dans

la ville. Il l 'aime encore, c 'est évident.

Elle est toujours là.

Documentation, Teresa.

Bonjour.

C 'est moi.

Gareth.

Je sais.

Excuse -moi, j 'étais très pris.

Je suis en train de finir le bateau.

Mon bateau.

Fallait que je te le dise.

Comment tu vas ? Calme plat ces derniers temps.

Je ne savais pas trop quoi dire.

Je ne sais toujours pas.

Tu veux que je t 'aide ? Je comptais sur toi.

Question.

Nous deux, c 'était un truc en passant ou le début d 'autre chose ? Tu n 'es

obligé de répondre.

Tu ne serais qu 'un playboy ?

Tu prends toutes les touristes dans tes filets ? Tu sais, il n 'y a que deux

femmes qui ont compté dans ma vie.

Catherine est ? Une fille de la ville.

Une grande gueule.

Rentre dedans.

Je la connais.

Elle a des téléphones pour parler du bateau.

Pourquoi tu ne viendrais pas me voir ? Une visite comme ça, sans engagement ?

Ça suffirait.

Tu sais, tu me prêtes des intentions que je n 'ai pas.

J 'ai aussi peur que toi.

Et toi aussi, tu me manques.

Quand est -ce que je viens ? Hein ? Quand veux -tu que je vienne ? Hier.

Tu viens pas en bateau, hein ? Non.

En jet -ski ? Planche à voile ?

Tâche

de pas faire de bêtises.

T 'as ton billet ? Évidemment, j 'ai mon billet.

Y a même mon nom sur mes vêtements. Et j 'ai aussi des sous pour téléphoner.

T 'as pensé à son fils t 'acheter un cadeau ? Achète -en à la boutique de l

'aéroport.

Et quand tu seras à la ville, évite les histoires.

Tiens, le voilà.

Toujours à l 'heure comme ton vieux père.

Ne fatigue pas trop.

Prends tes médicaments.

D 'après mes calculs, il devrait rester deux bouteilles de bière au frigo à mon

retour.

Tu es sûr que tu n 'as rien de mieux à faire que de compter mes bières ? Et si

'envoies Kenny ou des touristes t 'en acheter, ça me sera répété.

Je les indique dans deux comtés.

Il y a une chose dont je suis sûr, c 'est qu 'elle te tient.

Comment tu fais pour être si méchant ? À dans huit jours.

Ça, c 'est ce que tu crois ? Ça m 'étonnerait que tu partes ton billet sur

siège, là.

Je crois que c 'est lui, maman.

Oui.

La télé.

T 'es bien nerveuse. Tu trouves ? Mais je suis belle, non ? Ça peut aller.

Ah, ça peut aller, c 'est ce que je voulais dire.

Allons.

Tu as trouvé.

Ça va. Ça va.

Entre.

T 'étonnes ? Oui.

Toi ? Toi ?

Je crois qu 'il est un peu déçu que tu n 'aies ni casquette de capitaine ni sac

de marin. Maman ! Quoi ? C 'est bien ce que tu espérais ? Allez, entre.

Je ne sais pas si j 'ai bien choisi pour ton âge. Bon choix.

Merci.

C 'est gentil comme ça.

Il traverse une période comme ça, ça doit être un truc de garçon.

Gâteau.

Elle déteste le chocolat.

Elle est trop bizarre.

C 'est vrai ? Oui, mais c 'est l 'intention qui compte.

Jason. Excuse -moi.

J 'ai eu chaud. C 'est exactement ce que je voulais.

Tu dois être crevé, non ? Quoi ? J 'espère que ça te va.

Ça me va.

Ça me va très bien.

C 'est parfait.

Demain soir, Josephine a prévu d 'aller dormir chez un copain, alors... Alors ?

Alors quoi ?

Je sais, ça manque de romantisme. Mais c 'est comme ça, c 'est ma vie. Non, je t

'assure, c 'est très bien.

C 'est très bien.

C 'est très bien.

Je veux que tu me connaisses comme je suis.

Dans la vie de tous les jours, telle que je suis chez moi.

Et tu me connais, moi ?

Quoi ? Maman ? Quoi ? Non.

Maman ? Non mais attends, viens pas.

Je suis venu si loin pour te voir.

Teresa.

Je ne fais rien. Je ne sais plus.

C 'est bien que tu sois là.

Moi aussi, je trouve.

C 'est la prochaine.

Tant mieux.

Bon, l 'article est pas mal, on peut peut -être élaguer un peu.

Oui.

Je crois.

Regarde, c 'est lui ! Oui ! Oh merde, attention, pas d 'amour.

Mais alors bonhomme, qu 'est -ce que vous faites là ? C 'était cool le métro.

oui ? Tu me prêtes l 'ordinateur ?

Gareth. Ça va ? Jason voulait te faire la surprise.

C 'est pas gênant ? Au contraire.

Tu sais, on reste une minute et puis on va reprendre le métro aérien. Il y avait

une douce étrouille.

C 'est pas vrai, je n 'avais pas peur du tout.

Bonjour.

Annie.

Gareth. Bonjour.

Enchantée. Voilà, c 'est mon bureau.

Je vous en prie.

Oui, c 'est vrai. Ravie de vous connaître.

Maintenant, je pourrais t 'imaginer à ton travail.

Oui.

Alors, c 'est lui, le capitaine à câble ? Oui, c 'est lui. Mais il n 'a rien du

capitaine à câble. Tais -toi, fais bien sourire.

C 'est sympa l 'ambiance. Oui.

Allez, c 'est bon. Comme il lui sourit, c 'est trop bon. Un peu de dignité, tu

veux ? Est -ce que tu peux être rabat -joie, Charlie ? Tu ne te réjouis pas de

son bonheur ? Elle va puer la mort jusqu 'à la fin de ses jours.

J 'étais loin de voir ça comme ça.

Jamais je ne me serais douté que vous étiez très les unes des autres.

Alors là, tu vois, pour une surprise, c 'est une surprise.

Apparemment, c 'est le boule d 'eau qui est numéro un sur la liste.

Tiens, Gareth, je suis très heureuse. Moi aussi.

Salut, Lina.

Salut, Jason.

Jason l 'emmène faire un tour en ville.

Ils vont sur le lac tous les deux. C 'est vrai, déjà. Oui, enfin, si je ne le

perds pas dans le métro.

Je sais que le lac est quelque part par ici. Oui, bien. Il l 'a flairé. Il est

très sensible.

Si vous avez besoin de quoi que ce soit, n 'importe quoi, n 'hésitez pas à m

'appeler. Enfin, à appeler le journal.

Tu veux barrer ? Oui.

Toi, le capitaine, il faut maintenir le cap.

Compris ? Droit devant.

Amusez -vous bien !

Ça fait tout drôle que tu sois là.

Non, reste, ça va.

C 'est agréable d 'être au milieu de tes objets familiers.

Et ça ressemble à ce que tu imaginais ? On s 'y sent bien.

Je me sens un peu gênée, là.

Qu 'est -ce que tu regardes ? Teresa dans sa chambre.

Telle qu 'elle est dans la vie.

Teresa tous les jours.

Je voulais faire les choses bien.

Je voulais mettre des bougies partout et puis ranger.

Il faut que j 'aille prendre une douche.

Il faut que j 'aille prendre une douche.

Oh, non. Si.

Je te dis si.

Attends. Il n 'y a que une minute.

Il ne va pas croire ce qui est arrivé.

Oh non, Gareth.

Où est -ce que tu as eu ça ? Je l 'ai trouvé.

Comment tu l 'as trouvé ? Je l 'ai trouvé sur le rivage.

Attends, Gareth.

C 'est sur moi que c 'est tombé.

Il faut me faire confiance.

Confiance ? Oui, je voulais absolument rencontrer la personne. Il fallait que

te rencontre.

Je te l 'aurais dit bien avant. Tu m 'as retrouvé comment ? D 'abord, j 'ai

retrouvé tous les messages et avec les indices.

Et puis j 'ai... Comment tu as tous les messages ? Quand le premier a été

publié, les gens qui avaient retrouvé les autres, je te jure que j 'allais te

dire. Je te jure.

Gareth, attends.

C 'est que rien n 'a fait.

Pourquoi tu as fait ça ? Pourquoi ? Par curiosité ?

Non, parce que j 'étais en train de tomber amoureuse de toi.

Avec les lettres, déjà.

Et puis après, chez toi.

Et à partir de là, je ne savais plus quoi faire.

J 'ai peur de te le dire. J 'ai peur que tu me repousses.

Et tu vois bien que j 'avais raison.

Attends.

Je ne sais pas ce que tu penses de moi. Je ne sais pas ce qui va se passer. Mais

je veux que tu saches à quel point je tiens à toi.

Le reste n 'a aucune importance du moment qu 'on s 'est rencontrés.

Ces lettres, je les avais envoyées à Catherine, pas à toi, ni à tes copines

boulot.

Alors tout le monde au bureau était au courant.

Tout le monde sait qui est Catherine.

Ma vie tout entière a changé depuis ces trois lettres.

J 'étais contre leur publication dans le journal. Il faut que tu me crois. Je ne

lui ai envoyé que deux lettres.

J 'ai retrouvé toutes les lettres, les ai toutes les trois.

Où est la troisième ? Elle l 'est dans le tiroir ?

A tous les navires au large, à tous les ports d 'attache, à ma famille, à tous

les amis et à tous les inconnus.

Ceci est un message et une prière.

Le message, c 'est que mes voyages m 'ont enseigné une grande vérité.

J 'avais déjà ce que tout le monde recherche et que très peu arrivent à

La seule personne au monde que je suis née pour aimer toute ma vie.

Une personne comme moi.

originaire des Outer Banks, au bord de l 'Atlantique mystérieux.

Une personne riche de trésors tout simples, qui s 'est faite elle -même,

appris toute seule.

À Havre, où j 'étais toujours chez moi, et que nul vent, nul tempête, ni

même la mort ne pourront jamais détruire.

La prière, c 'est que tous les êtres puissent connaître un tel amour.

afin qu 'il les guérisse.

Si ma prière est exaucée, elle effacera toute faute, tout regret,

et apaisera toute colère.

S 'il vous plaît, mon Dieu.

Amen.

qu 'elle n 'ait plus jamais rentré chez nous.

Je l 'ai séchée pour qu 'elle n 'ait pas froid.

Je l 'ai emmenée à l 'hôpital.

Elle l 'avait.

Elle est morte trois jours après.

Je n 'arrête pas de me dire que si elle n 'était pas sortie, toujours là.

Ni même la mort ne pourrait détruire ce havre, elle le savait.

Je voudrais garder ces piètres.

Salut.

Bonjour.

Oh, excuse -moi.

Tu as peut -être envie d 'être seule.

Il a téléphoné ? Non.

Je lui ai laissé un message.

Et... J 'ai dit que je m 'excusais.

Et qu 'il appelle.

Il va le faire.

Lina, il faut que tu comprennes.

Tu sais, quand j 'arrêtais pas de me plaindre, tu te rappelles ? Toutes les

où j 'ai pleuré dans ton giron à propos de David, tu te rappelles ? Sincérité,

confiance.

Et... J 'étais théorisée.

Je crois... C 'était évident que j 'étais amoureuse de Gareth.

Une partie de moi voulait que je lui parle, une autre me disait de... qu 'il

comprendrait pas, que je devais attendre, qu 'il fallait attendre le bon

tu vois, trouver les mots justes, et alors... Je l 'ai perdu.

J 'ai tout gâché en faisant ce que je déteste.

Je lui ai menti. Non, t 'as pas menti.

C 'est pareil, puisqu 'il le pense.

Je sais qu 'il croira plus jamais ce que je dis maintenant.

Je sais bien qu 'on a tous nos petits secrets.

Des vérités qu 'on cache, des choses qu 'on ne dit pas.

Fais -lui au moins le crédit de croire qu 'il peut comprendre ça.

J 'en sais rien.

Est -ce qu 'il y arrivera ? Je le voyais.

Je voyais qu 'il avait si mal. Je le voyais tenir cette lettre, je le

lire.

Et ça lui faisait... tellement mal.

C 'est clair qu 'il l 'aimait très fort.

Martha ?

Martha

?

Oui. Tu m 'as toujours dit qu 'un jour, si je décidais de m 'y mettre

sérieusement... Non, sans blague.

Il est dedans ? Non.

Mais d 'autres choses.

De très bonnes choses.

Il n 'est jamais trop tard.

Ben... Après une blessure, on se renferme.

Oui. Jusqu 'à ce qu 'on n 'ait plus mal.

J 'en sais rien.

Je pense plutôt qu 'il faut le temps d 'apprendre à avaler tout ça avec le

reste.

Comme quand il y a des petits bouts de bouchons dans un très grand vin et qu

veut quand même le boire.

Et ça, c 'est là -dedans, ça ? Le bouchon et tout le bazar ? Non.

Tant mieux.

C 'est naze.

L 'histoire de la plupart d 'entre nous s 'écrit probablement à l 'improviste.

au fur et à mesure que nous parcourons le chemin de la vie, mais il est des

existences qui semblent tracées d 'avance, inéluctables, et qui forment un

cercle parfait.

Voilà.

À toi l 'honneur.

Doucement.

J 'ai le trac. Il y a de quoi.

Voyage miraculeux. En première phase du supplément. C 'est génial.

Ça fait plaisir.

Je peux le découper ? Bien sûr.

Salut. Salut, ça te va ça ?

Oui, très bien. C 'est parfait.

Merci beaucoup.

Le

courrier,

madame. Merci.

De rien.

Cher Teresa, je pense beaucoup à toi.

Sans toi, je n 'aurais jamais connu les dernières paroles de Catherine.

J 'ai tout mis dans ce bateau.

Je le lance le 25.

J 'espère que tu pourras le voir bientôt.

Tendresse, Garrett.

Alors là, alors là, j 'adore la décoration.

Franchement, c 'est très minimaliste. Très aimable à vous, monsieur, de passer

me voir. J 'apporte ma modeste contribution à cette somptueuse cabine

téléphonique. Je l 'accroche.

Oui, c 'est trop.

Tu ne devineras jamais qui c 'est.

Tu sembles carrément heureuse. Il y a quelque chose qui cloche.

Regarde.

Je peux.

Si tu devais décider de faire, je ne sais quelle bêtise, après tout, cet

endroit, ça ne prouverait qu 'une seule chose. Ah oui, laquelle ? Ce loup de mer

aura eu une sacrée chance.

Et celle -là, je suis sûr qu 'elle est de moi.

Tout le monde va croire que tu fais sécher tes caleçons dans les haubans.

C 'est très élégant.

Oui, mais c 'est dur.

Il est magnifique, Carré.

Merci, Martin.

Ils t 'attendent.

On y va ?

À Catherine.

À Catherine.

Comme je voudrais.

Comme je voudrais qu 'elle soit là aujourd 'hui.

Et tous les jours.

Mon père m 'a dit que t 'étais là.

Fallait lui dire que tu venais.

Je voulais te faire la surprise.

J 'aurais peut -être pas dû.

Ah non.

Je suis content de te voir.

Je suis heureux que tu sois venue.

Moi aussi.

J 'ai vu le bateau. Il est magnifique.

Sacré ligne.

Je suis heureuse pour toi.

Tu peux pas entrer ?

Teresa.

Ce que j 'ai dit t 'a fait de la peine.

Non.

Non.

J 'ai entendu ce que tu n 'arrivais pas à me dire.

Ou que je n 'arrivais pas à entendre jusqu 'ici. Je comprends maintenant.

C 'est si beau l 'amour que tu as pour elle. Thérésa. Non, non, Gareth, ne dis

rien.

C 'est cet amour qui m 'a fait vouloir te retrouver.

Reste un peu avec moi, rentrons à la maison, viens.

Reste, reste aussi longtemps que tu voudras.

Gareth, j 'y ai pensé, j 'ai beaucoup réfléchi en t 'attendant ici.

Ça ne sert à rien que je reste.

Pourquoi ? Quand tu pourras, c 'est toi qui viendras. Le jour où tu pourras et

si tu n 'y arrives pas, je comprendrai.

Parce que je te jure que j 'ai pas le moindre regret.

Pas le moindre.

Au revoir.

Teresa.

Je n 'ai pas envie de te perdre.

Merci. Pourquoi tu te mets toujours à la même place ? Qu 'est -ce que t 'en as à

secouer, hein ? Simple curiosité. Tu t 'es toujours assis là depuis quoi ? 10,

11 ans ? Quelle emmerdeur, celui -là. Avant, tu t 'asseyais là.

Content ? Ouais.

Serre un café au gamin.

J 'en fais une gueule.

Ça va.

Tu as rattrapé ? T 'as fait le

con.

J 'ai pas envie d 'en parler. Dis Dieu voulait. Casse -toi.

D 'accord.

Elle a préféré partir.

Qu 'est -ce que tu veux que j 'y fasse ? Un peu de persévérance.

Faut te mettre en rogne, faut te défendre, nom de Dieu.

Tu l 'as vue qu 'une seule fois.

Tu ne sais même pas qui elle est.

Chicago.

Trois minutes, téléphone.

C 'est ta dernière chance.

Pas étonnant qu 'elle s 'en aille.

Tu crois qu 'elle est bête ? Tu crois qu 'elle essaierait de s 'immiscer entre

toi et... Je ne domine pas encore toute la situation.

Tu n 'es pas le seul. Tu crois que c 'est facile pour moi de voir une autre

femme chez toi ? Tu crois que c 'est facile pour moi ? Eh bien non, ce n 'est

pas facile.

Je donnerai tout ce que j 'ai pour que tu t 'accroches à cette fille.

Tu domineras ce que tu veux ensuite.

Tu laisses tomber.

Laisse tomber ? Oui, laisse tomber. Je t 'ai... Je t 'ai... Ça va.

Oublie ça.

Je ne peux pas oublier.

Ah oui, pourquoi ? Parce que tu es mon fils.

Ça ne te regarde pas.

Quoi ? C 'est ma vie, ce ne sont pas tes oignons.

Tourne -toi.

Hé ! Tourne -toi.

Bat -toi.

Fous -moi ton poing dans la gueule ! Fous -moi ton poing dans la gueule, sale

petit con ! C 'est pas mes oignons.

Mon fils, c 'est pas mes oignons.

Qu 'est -ce que j 'ai là ? Qu 'est -ce que j 'ai d 'autre ? Qu 'est -ce qu 'il

me reste ? Qui d 'autre au monde ? J 'ai battu pour moi.

Tu crois que je sais pas que t 'as mal ? Tu te trompes.

C 'est pas parti à cause de moi. Comment je pourrais l 'oublier ?

Quand elle est allée à New York, tu l 'aurais suivie si je n 'avais pas été

bourré comme un coin.

C 'est moi qui t 'ai retenu.

Peut -être qu 'à vous deux, vous vous en seriez mieux sorti. Papa !

Je suis resté, c 'est que je l 'ai voulu.

Je suis de ce pays.

Je ne suis pas resté pour toi, c 'est chez moi.

Elle est rentrée pour la même raison. Elle savait que sa place était ici.

C 'est elle qui a choisi cette vie.

Tu sais que je l 'ai aimé pour ça.

Moi aussi.

Alors choisis, choisis.

Tu peux choisir entre hier et demain, mais choisis.

Une bonne fois pour toutes.

Et je te fiche à la paix.

pour que jamais plus tu ne sois perdu et que tu retrouves toujours ton chemin.

Tu pars pour le grand bleu ? Tout juste.

Tu sais ce que tu fais.

Je domine la situation.

Debout.

Allez, paraissez.

Le jour est levé.

Il a le cœur sur la main. Il connaît tout le monde.

Il se trouve qu 'il va fêter ses 70 ans.

Le maire en personne a décidé d 'accepter... Je suis désolée de t

Teresa. Téléphone pour toi. Qu 'il laisse un message.

C 'est urgent.

Excusez -moi.

Allez dans mon bureau.

C 'est Jason.

à essayer de leur porter secours.

Mais c 'est grave, il a coulé.

Je comprends pas.

Il est allé à leur secours, il en a sauvé deux.

Mais il a coulé, Thérèse.

Je l 'ai retrouvé sur le bateau, dans Saint -Cyrée.

Chère Catherine,

Ma vie a commencé avec toi et j 'ai cru qu 'elle était finie quand je n 'ai pas

réussi à te sauver.

J 'ai cru qu 'en m 'accrochant à ton souvenir, je ne m 'attiendrais en vie

les deux.

J 'avais tort.

Une jeune femme, Teresa, m 'a montré que si j 'avais le courage d 'ouvrir mon

cœur, je pourrais aimer de nouveau malgré mon terrible chagrin.

Elle m 'a fait comprendre que je n 'y vivais qu 'à moitié.

Alors j 'ai eu peur et j 'ai eu mal.

Et je n 'ai su combien j 'avais besoin d 'elle que le soir où je l 'ai vue s

'envoler.

Quand cet avion a décollé, j 'ai senti en moi quelque chose se déchirer, et j

'ai compris que j 'aurais dû la retenir, compris que j 'aurais dû la suivre.

Aussi, demain matin, j 'irai à la pointe des vents, et je te dirai adieu.

Puis j 'irai trouver cette femme pour tenter de gagner son cœur.

Si j 'y parviens, je sais que tu me béniras, que tu nous béniras tous.

Et sinon, j 'aurais du moins connu la bénédiction d 'aimer deux fois dans ma

vie.

C 'est à elle que je dois.

Et si je te dis que je l 'aime autant que je t 'ai aimé, tu sauras tout ce qu

'il y a à dire.

Repose en paix, mon amour.

Gareth.

S 'il est des vies qui forment un cercle parfait, il en est d 'autres dont le

tracé est imprévisible et parfois incompréhensible.

Ce que j 'ai eu le chagrin de perdre au cours de ma vie m 'a aussi enseigné ce

qu 'il y a de plus précieux, comme me l 'a enseigné un amour qui m 'emplit de

gratitude.

Sous -titrage ST'

501

Sous -titrage ST' 501

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.