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Tu as toujours le mal de mer ?
Oui, un peu.
Je d�pose ce film puis on ira chez moi,
tu pourras te reposer avant le d�ner. Ce soir je te fais visiter Londres.
Pat, si tu t'inqui�tes de rester chez moi
on peut te trouver un h�tel jusqu'� ce qu'on se marie.
Non, ce n'est pas �a.
- C'est la m�re de Stephen. - Mme Trefoile ?
Je voulais t'en parler depuis qu'on a quitt� New York.
Avant le d�part elle a voulu savoir si je venais en Angleterre.
Et alors ?
Je lui ai r�pondu que c'�tait le cas
- mais je n'ai pas parl� de toi. - Merci.
Je ne voulais pas la mettre en col�re.
Tr�s bien. Tu lui as r�pondu et apr�s ?
- N'�l�ve pas la voix. - Je n'ai pas �lev� la voix.
Je lui ai dit que je passerais la voir.
Je veux y passer avant qu'on s'installe ensemble.
Alan, je veux recommencer ma vie avec toi
et je ne veux pas que ces souvenirs p�sent sur nous
et ce sera le cas si je ne vais pas voir la m�re de Stephen.
- Maintenant ? - Tu vois, tu as �lev� la voix.
Allez, descends. Je vais te pr�senter mon producteur, Oscar.
Alan, tu ne m'�coutes pas.
Je ne t'�coute pas parce que tu d�lires compl�tement.
- Pas du tout. - Tu peux prendre ma mallette ?
Alan ?
J'ai �t� fianc�e � son fils.
- Apr�s son d�c�s c'est normal... - C'est normal qu'il sorte de ta vie.
Il ne pourra pas sortir de ma vie, pas tant que je n'aurai pas vu sa m�re.
- Bonjour Alan ! - Bonjour !
Content de te revoir. Attends, je vais t'aider.
Bonjour, vous devez �tre Patricia.
- Bonjour. - Enchant�.
- Tu as toujours aussi bon go�t. - Viens ch�rie.
Alan, je t'ai bien dit que...
- Allons, mon amour. - Je m'occupe de �a.
Qu'est-ce que tu fais ?
Je vais rendre visite � Mme Trefoile.
Si tu me donnes les clefs je serai de retour ce soir.
C'est loin, tu devras passer la nuit l�-bas.
Je ne dormirai pas chez elle, je me prendrai une chambre d'h�te.
- Je serai rentr�e demain midi. - Et si je t'ordonne de rester ?
Tu me donnes les clefs ou je dois prendre un bus ?
- Tu sais conduire j'esp�re ? - Oui, aussi bien que toi.
Ce n'est pas une automatique. Appuie sur la p�dale d'embrayage !
- Je suis Patricia Carroll. - Entrez.
Mlle Carroll est ici Mme Trefoile.
Mme Trefoile ?
Ma ch�re Mlle Carroll, c'est un plaisir de vous rencontrer.
- Merci. - Vous avez trouv� facilement ?
On m'a indiqu� le chemin.
Votre compagnon et votre gouvernante ont trouv� un h�tel ?
- Mon... - Anna, assurez-vous-en.
Ce n'est pas n�cessaire, je suis venue seule.
Seule ? Mais voyons, c'est dangereux
et ce n'est pas raisonnable. Allez nous faire du th� Anna.
C'est tr�s gentil � vous d'�tre venue me rendre visite.
J'approuve le choix de Stephen.
Vous �tes tout � fait le genre de jeune femme qu'il aimait.
Nous avons tant de choses � nous dire ma ch�re. Tant � partager.
Mon pauvre Stephen.
Je peux seulement me r�jouir qu'il soit mort vertueux.
C'�tait une �me vierge.
Il �tait tellement ador� par le Tout-Puissant.
En effet.
J'ai pri� pour lui
et je sais que vous avez pri� vous aussi.
Je suis convaincue qu'il a �t� glorifi� � l'heure de sa mort.
Son �me �tait si pure.
On devrait aller � l'�glise ensemble demain
et prier pour lui.
- Je crains de ne pas pouvoir... - Du lait ?
S'il vous pla�t.
Nous n'assisterons pas � l'office, je n'approuve pas le nouveau pasteur.
Parlez-moi de vous ma ch�re.
Vous �tes jeune, de bonne famille et vous avez travers� l'Atlantique
sans compagnon. Vous ne vous �tes pas sentie trop seule ?
- Non, �a s'est bien pass�. - Vous allez � l'�glise ?
Pas tr�s souvent.
Pas aussi souvent que je le voudrais.
Comme c'est �trange de dire �a.
Si vous aimez y aller, pourquoi ne pas y aller souvent ?
Je veux seulement dire que je n'ai pas souvent le temps.
Pas assez de temps pour prier ou pour chanter les louanges du Seigneur ?
Notre devoir envers le Seigneur doit passer avant tout le reste.
Patricia, je suis tr�s �tonn�e.
Vous voulez s�rement vous reposer apr�s ce long voyage.
Anna. Suivez-moi, je vais vous montrer votre chambre. Anna ?
- Oui Mme Trefoile ? - Allez laver le service � th�.
- Mlle Carroll reste pour le d�ner. - Bien Mme Trefoile.
- Nous mangerons � l'heure habituelle. - Bien Mme Trefoile.
- Je ne comptais pas... - Suivez-moi.
Je suis d��ue que vous n'alliez pas plus souvent � l'�glise.
Mon d�funt mari �tait un homme de foi.
Il �tait plus fervent que certains pasteurs.
- Quand est-il... - L'ann�e de la naissance de Stephen.
- Harry. - Oui madame ?
- Mettez la voiture au garage. - Bien madame.
C'�tait sa chambre.
� qui ?
� Stephen.
Et voil� votre chambre ma ch�re.
Je pense que vous serez � l'aise.
C'est une demeure modeste mais il faut faire attention � son argent
mais si vous voulez quoi que ce soit...
Mon pauvre petit, vous, l'amour de mon Stephen.
- Mme Trefoile... - Reposez-vous maintenant.
Nous nous reverrons pour le d�ner.
Oui Alan, je sais. Ne te mets pas en col�re.
C'est moi qui l'ai cherch�.
Stephen.
Elle est ici, dans cette maison mon ch�ri
mais �videmment, tu es au courant.
Tu le sais bien.
Mme Trefoile ?
Un instant.
Entrez.
- J'esp�re ne pas vous d�ranger. - Non, pas du tout, je...
Vous avez besoin de quelque chose ?
- Vous auriez un miroir ? - Un miroir ?
C'est pour vous faire belle ou pour vous admirer ?
Les miroirs ne sont que le reflet de la vanit� Patricia.
La vanit�, la sensualit� Patricia. La Bible parle de nos corps impurs.
Je savais que vous comprendriez.
Comme c'est joli. Il s'agit d'un costume ?
Mme Trefoile, vous avez �t� actrice ?
Dieu a �t� bon avec moi.
Il m'a sorti de ce monde diabolique.
- Un monde diabolique ? - Oui.
Un vrai gouffre. Un endroit pour les �mes perdues et les damn�s.
C'est le divertissement du diable, l'abomination de Dieu.
Ce sont des souvenirs douloureux pour moi.
Mais gr�ce � la piti� de notre Seigneur
et l'illumination divine de mon d�funt mari
ce n'est plus qu'un lointain souvenir.
Je garde cet album comme un souvenir douloureux
de ce que j'�tais.
De ce � quoi j'ai r�chapp�.
Je pense que je vais aller m'allonger un moment.
Le voyage a �t� long.
Je vous reverrai au d�ner Mme Trefoile.
Et moi qui ne voulais qu'un miroir.
- Qu'est-ce qu'il y a ? - C'est le service.
Le service ?
Tr�s bien, je descends tout de suite.
Jolie.
Allez, viens avec moi Joseph.
Jolie.
Vous �tes en retard Patricia,
vous devez apprendre la ponctualit�.
Je vais lire le Deut�ronome. Chapitre 1, verset 1 :
"Voici les paroles que Mo�se adressa � tout Isra�l
de l'autre c�t� du Jourdain dans le d�sert, dans la plaine,
entre Paran, Tophel, Laban Hats�roth et Di-Zahab."
Verset 2 : "Il y a onze journ�es depuis Horeb
par la montagne de S�ir, jusqu'� Kad�s-Barn�a."
Amen.
Nous te prions Seigneur.
Verset 3 :
"Dans la quaranti�me ann�e,
au onzi�me mois, le premier du mois,
Mo�se parla aux enfants d'Isra�l
selon tout ce que l'�ternel lui avait ordonn� de dire."
Verset 4 :
"C'�tait apr�s qu'il e�t battu Sihon, roi des Amor�ens qui habitait � Hesbon
et Og, roi de Basan."
Verset 5 :
"De l'autre c�t� du Jourdain,
dans le pays de Moab, Mo�se commen�a
� expliquer cette loi "L'�ternel, notre Dieu, nous a parl� � Horeb..."
Verset 20 :
"Tu le mangeras chaque ann�e toi et ta famille,
devant l'�ternel, ton Dieu, dans le lieu qu'il choisira."
- Nous te prions, Seigneur. - Verset 21 :
"S'il a quelque d�faut, s'il est boiteux ou aveugle
ou s'il a quelque autre difformit� tu ne le sacrifieras point � ton Dieu."
Verset 22 : "Tu le mangeras dans tes portes ;
l'impur et le pur en mangeront comme de la gazelle et du cerf."
Verset 23 :
"Seulement tu n'en mangeras pas le sang,
tu le r�pandras sur la terre comme de l'eau."
Anna ! Vous pouvez servir le d�ner.
J'ai des fourmis dans les pieds.
Nous vous remercions, Seigneur pour ce repas que nous allons partager.
Nous vous remercions pour votre bienveillance, votre gr�ce �ternelle
et votre r�gne perp�tuel
sur la terre comme au ciel.
Nous vous remercions, Seigneur notre Dieu.
Vous n'avez pas faim mon enfant ?
Mme Trefoile ?
Vous avez du sel ?
Nous n'utilisons aucun condiment d'aucune sorte ici.
La nourriture de Dieu se passe d'artifices. Nous sommes v�g�tariens.
Ce p�t� par exemple ne contient pas de viande.
Il se compose de pain, de flocons d'avoine et de germes de bl�.
C'est d�licieux.
- Anna ! Venez tout de suite ! - Oui Mme Trefoile.
Vous n'avez pas bien nettoy�, il y a une marque sur ce verre.
Ce n'est que mon rouge � l�vres Mme Trefoile,
�a partira, ne vous en faites pas.
Montez et enlevez �a sur-le-champ.
- Je suis navr�e mais... - Allez m'enlever cette souillure.
Oui madame.
C'est vraiment n'importe quoi !
Du rouge � l�vres.
Tr�s bien, tr�s bien !
Mais seulement pour ce soir.
Et apr�s...
Approchez ma ch�re.
C'est beaucoup mieux. Parfait.
Mais �a se sent encore.
Je ne peux pas m'en d�barrasser comme �a.
Ne m'en voulez pas si j'essaie de vous remettre dans le droit chemin.
Ma tr�s ch�re, vous �tiez l'amour de Stephen.
Je dois vous parler de mon histoire avec votre fils.
J'avais si peur pour lui, j'ai tant pri� pour lui.
Il n'aurait pas d� quitter son foyer.
Il connaissait les tentations qui le feraient partir de chez lui.
Il savait que le mal pouvait rev�tir plusieurs masques
et malgr� tout �a il m'a laiss�e seule ici.
Il ne serait pas mort s'il �tait rest� aupr�s de moi.
Maintenant je m'inqui�te aussi pour son �me
s'il vous a choisi, vous,
si �gar�e du droit chemin et pourtant si innocente.
Ce n'est pas parce que je porte du rouge � l�vres que je suis �gar�e.
Je vais tout faire pour vous sauver pour Stephen.
Je continue � croire qu'il n'a pas �t� bafou�, qu'il est mort pur.
Nous commencerons demain seulement, il se fait tard.
Mme Trefoile, je crains de ne pas pouvoir rester.
- Vous voyez... - Vous deviez rester quelques jours.
Mais j'ai convenu de retrouver une connaissance � Londres.
- Une jeune femme. - Je vois.
Je dois me rendre � ce rendez-vous.
Tr�s bien, mais pas avant demain matin.
Vous devez m'accompagner au temple pour prier pour l'�me de Stephen
et pour la v�tre aussi. Faites-moi plaisir, restez jusqu'� demain.
Tr�s bien.
Mais je dois appeler mon amie pour la pr�venir.
Je crains que ce soit impossible Patricia,
nous n'avons pas le t�l�phone ici.
Vous ne regretterez pas d'�tre rest�e, je vous le promets.
- Patricia ? - Oui ?
Vous �tes vierge, n'est-ce pas ?
Vous �tes bien vierge ?
Eh bien oui, mais...
Merci mon Dieu !
Si je suis vierge...
Entr�e interdite Pas de porte-�-porte
Le service aura lieu � 7 heures. Ne soyez pas en retard.
Le petit d�jeuner sera s�rement servi � 10 heures.
Bonjour.
Mais que portez-vous l� ? C'est la couleur du diable.
- Mais... - Allez vous changer sur-le-champ !
- Bien Mme Trefoile. - Il est presque 7 heures,
ne nous mettez pas en retard.
Patricia, comme je vous le disais, m�me si
ce pasteur, par son erreur, m'oblige � me tenir � l'�cart de son temple
j'ai r�ussi � maintenir un service religieux dans ma demeure.
Comme il est dit dans l'�vangile selon Matthieu, chapitre 20
"Car l� o� deux ou trois sont assembl�s en mon nom
je suis au milieu d'eux."
Je lis des textes sacr�s chaque matin et chaque soir
et lorsque j'ai termin� un livre, j'en commence un nouveau.
Naturellement �a s'ajoute � mes pri�res quotidiennes.
Naturellement.
Depuis que j'ai arr�t� d'aller au temple
j'ai lu la Bible neuf fois... non, dix fois.
J'ai beaucoup pri� pour que le pasteur retrouve la raison.
Mais il reste obstin�, restant dans l'obscurit�...
Bonjour Mme Trefoile.
C'est un impur. Il laisse boire Harry. Je m'en suis plaint au juge.
Mais le juge n'est pas beaucoup mieux.
J'ai interdit � Harry d'y aller. Il dit qu'il n'y va pas
mais �videmment il ment.
Je l'aurais renvoy� depuis longtemps
s'il n'avait pas �t� de la famille de mon d�funt mari
mais je pourrais bien le faire un jour.
Je me bats contre beaucoup de choses et je ne flanche pas.
Assurez-vous de bien couvrir votre t�te.
Bien madame.
Nous devons prier pour l'�me de Stephen et pour la v�tre.
Venez.
- Nous devons partir. - Ce n'est pas la peine Mme Trefoile.
- C'est un homme mauvais. - Qu'est-ce qu'il a fait ?
- Il a bafou� ses v�ux de mariage. - Vraiment ?
- Et il a pu rester ? - Oui.
Voil� o� cette �glise en est arriv�e.
Il s'est remari� Patricia.
Deux ans apr�s la mort de sa femme il s'est remari� dans cette �glise.
C'est ce que vous vouliez dire quand vous disiez
qu'il avait bafou� ses v�ux, c'est parce qu'il s'est remari� ?
- Vous n'approuvez donc pas... - Approuver ?
C'est monstrueusement inconcevable. Le jour de la r�surrection
se retrouver avec deux femmes ?
Aucune �glise n'interdit le remariage apr�s la mort d'un des �poux.
- Certaines permettent m�me... - Vous excusez cet acte mal�fique ?
- Le remariage serait mal�fique ? - C'est contre la volont� de Dieu.
Vous �tes tomb�e
bien plus bas que je l'imaginais.
J'esp�re que ce n'est que par innocence
pour ne pas bafouer Stephen dans la r�demption.
- Vous, une femme mari�e ! - Mari�e ?
Vous n'allez pas me dire que vous n'en aviez pas conscience ?
Vous �tes la femme de Stephen.
Des fian�ailles, un mariage, c'est la m�me chose aux yeux de Dieu.
- Sa femme ? - Vous �tes la femme de Stephen.
Vous devriez �tre reconnaissante
d'avoir eu la chance d'�chapper
� un mariage consomm�.
Vous pourrez vivre votre vie en restant vierge
jusqu'� ce que Dieu vous appelle aux c�t�s de Stephen.
Mme Trefoile.
Je ne me consid�re pas comme sa femme, et je dois vous dire
que si Stephen n'�tait pas mort,
je ne l'aurais pas �pous�.
Vous pouvez sortir ma voiture ?
Maintenant mademoiselle ?
Oui, maintenant.
Mme Trefoile.
Je sais que vous �tes l�.
Ouvrez cette porte, vous m'entendez ?
Mme Trefoile. Ouvrez cette porte, je vous prie.
Je ne sais pas ce que vous essayez de faire.
Elle est folle.
Joseph ! Joseph ! Joseph ! Je me suis enferm�e.
Enferm�e.
J'aimerais seulement que vous...
�coutez-moi bien, Mme Trefoile.
Vous ne partirez pas, je dois vous sauver pour le bien de Stephen.
Je vous comprends maintenant.
Vous n'avez jamais eu l'intention de rester fid�le � mon cher Stephen.
Je dois donc vous garder ici.
Madame... Mme Trefoile ?
H�, attendez !
Vous pouvez venir m'ouvrir ? Mme Trefoile m'a enferm�e.
Je ne voudrais pas devoir appeler la police
mais si je ne sors pas d'ici sur-le-champ...
Je vous en prie.
H�, vous n'avez pas entendu ?
Vous allez avoir de gros probl�mes si vous ne me...
Ils sont tous fous.
Tous autant qu'ils sont !
Mme Trefoile !
Mme Trefoile, j'ai �t� tr�s patiente avec vous mais si vous ne...
� l'aide !
Laissez-moi sortir d'ici !
Laissez-moi sortir d'ici !
Cette situation est des plus honteuses.
Je suis bien d'accord avec vous.
Maintenant,
si vous pouviez reculer
et me laisser sortir de cette maison de fous...
Vous devez rester Patricia.
Vous ne savez pas � quel point je suis chagrin�e que �a se passe comme �a.
Si vous n'�tiez pas aussi r�ticente ce ne serait pas n�cessaire.
Cette arme est dangereuse.
Vous savez que vous commettez un crime ?
Anna.
Suivez-moi mademoiselle.
Ne me touchez pas !
Anna, qu'est-ce que vous croyez...
Ne faites pas �a.
Anna !
Pourquoi vous me faites �a ?
Arr�tez !
Arr�tez ! Anna ! Non !
Je vous en prie ! Vous me faites mal !
Mme Trefoile, je l'ai mise...
Mme Trefoile ?
Oui...
Montez son sac � main et ses bagages l�-haut.
Bien Mme Trefoile.
Tu devrais porter du rose plus souvent Anna, �a te va bien.
Monte-lui ses affaires.
- O� elle est ? - En haut, dans l'antichambre.
- C'est toi qui l'as mont�e ? - Tu n'es pas venu nous aider.
Fais bien attention, il ne faut pas que la police soit au courant.
La police en a apr�s toi ?
Tu crois qu'ils ne se souviennent pas de moi ?
Quoi, 16 ans apr�s pour un ch�que falsifi� ?
Non, c'est la fille le probl�me.
- Et si la police l'apprenait ? - Elle ne doit pas l'apprendre.
Comment faire ? Madame ne va pas la garder ici �ternellement.
Et pourquoi elle veut la garder ici ?
Pour le bien de son �me, c'est ce qu'elle a dit.
- Elle est vraiment maboule. - Et si c'�tait vraiment le cas ?
C'est son affaire.
�videmment.
Je ne l'ai pas laiss�e me tyranniser
pendant 16 ans pour tout foutre en l'air maintenant.
Je suis son seul parent,
quand elle partira, tout ce qu'elle a sera � moi.
� nous.
Tu peux lui monter ses affaires ?
Tu es aussi impliqu�e que moi, tu es ma femme.
Oui, je suis ta femme.
Ne l'oublie pas quand tu seras l�-haut.
Je vous apporte vos bagages.
Vous ne vous rendez pas compte de la situation.
Qu'est-ce que vous voulez dire ?
On me retient ici contre ma volont�.
C'est un acte criminel.
Vraiment ?
Vous feriez bien de me laisser partir.
- Vous feriez bien de me faire sortir. - Comme �a ?
- Quand la police l'apprendra... - Je suis un simple employ�.
C'est la vieille dame qui vous a enferm�e.
Vous �tiez au courant, vous �tes donc...
Quoi ?
Vous �tes complice.
Comment... ma douce ?
�coutez, je...
Je vous paierai si vous me lib�rez.
De quelle mani�re ma douce ?
Arr�tez !
Vous �tes plut�t jolie.
Tr�s jolie m�me.
Je viens juste
de lui monter ses bagages. Anna m'a dit de le faire.
- Je reviendrai vous voir plus tard. - Je pars maintenant !
J'ai trouv� la libert� dans la religion
C'est �trange,
je n'�tais pas venue dans la chambre de mon mari en 24 ans.
Qu'est-ce qu'il y a de pr�vu ?
Un cours sur la religion primitive ?
Vous fumez en plus.
�teignez-moi �a.
Vous voulez qu'Anna s'en charge ?
J'applique � la lettre les instructions de Dieu.
C'est pour �a que �a me semble normal de devoir faire �a.
Vous vous �tes tellement �gar�e.
Anna, ouvrez ses bagages.
Laissez mes affaires.
Restez o� vous �tes Patricia. Cette destruction est n�cessaire.
Je prie pour que vous l'acceptiez comme la premi�re �tape de votre salut.
Encore du rouge. D�truisez-moi �a !
Patricia !
Laissez mes affaires !
Vous �tes bless�e ?
Je ne voulais pas que �a arrive.
Mais vous comprenez bien que vous devez rentrer au bercail.
Vous devez �tre sauv�e.
C'est un devoir que je me suis impos� pour mon Stephen.
Les sacrifices.
C'est n�cessaire de faire des sacrifices.
C'est parfois la seule chose � faire.
C'est tout ?
Mme Trefoile, je n'ai rien aval� depuis pr�s de 24 heures.
Pas que nous ne vous ayons rien offert,
c'est votre palais qui est alt�r�.
Qu'est-ce que vous essayez de faire ?
M'affamer pour me punir ?
Si c'est n�cessaire.
Le je�ne est excellent pour renforcer l'esprit.
Je vais vous lire un extrait du Livre des Juges.
Chapitre 1. Verset 1 :
"Apr�s la mort de Josu�,
les enfants d'Isra�l consult�rent l'�ternel :
"Qui de nous affrontera les Canan�ens..."
Anna ?
Je vous donne 1000 livres si vous me lib�rez.
Ce n'est pas une offre en l'air, mon p�re est tr�s riche.
Vous perdez la t�te mon enfant. Taisez-vous et �coutez.
L'argent serait � vous en une semaine.
Je vous pr�viens, plus vous vous battrez contre la gr�ce de...
Deux mille livres. Deux mille livres Anna.
Dans une semaine.
Vous devez travailler combien de temps pour gagner cette somme ?
N'ayez pas peur.
Vous imaginez Anna ?
Si Harry avait 2000 livres � sa disposition.
Je suppose que vous ne le reverriez jamais.
N'est-ce pas ?
Maintenant taisez-vous et �coutez.
Verset 3 "Et Juda dit � Sim�on, son fr�re :
"Joins-toi � moi dans mon combat contre les Canan�ens
et je me joindrai � toi dans le combat qui t'est �chu."
Tr�s bien.
Je vais garder l'argent de mon p�re.
Oubliez �a Anna.
Je ne sais pas pourquoi je vous ai fait cette offre, c'�tait inutile.
Je vous ai dit que je devais retrouver une connaissance � Londres.
Quand il ne me verra pas il saura qu'il se passe quelque chose.
Il ?
Vous avez bien entendu.
- Un homme ! - Vous m'avez dit...
J'ai menti Mme Trefoile.
J'ai menti ! Il s'agit d'un homme.
Un homme.
Il s'agit de l'homme que je dois �pouser. Oui Mme Trefoile.
Il y a eu d'autres mensonges ?
Vous m'avez menti � propos de votre virginit� ?
Je ne suis pas quelqu'un de rancunier Mme Trefoile,
mais croyez-moi,
je vais prendre un malin plaisir � vous faire tous enfermer en prison.
Vous m'avez menti � propos de votre virginit� ?
Je vous laisse deviner.
Reprenez le plateau Anna.
Vous n'aurez ni th�, ni nourriture tant que vous ne m'aurez pas r�pondu.
C'est un trop grand prix � payer Mme Trefoile.
Je pr�f�re mourir de faim.
Tr�s bien.
Vous ferez quoi quand Alan viendra me chercher ?
Vous me demanderez gr�ce ? Vous pleurerez ?
Personne ne vous trouvera ici Patricia.
Personne.
Stephen ! Stephen !
Il y a un autre homme.
Oh mon pauvre ch�ri.
- O� tu vas comme �a ? - Tu le sais bien.
- J'ai termin� mon travail. - Pas moi.
Mais moi si.
Je vais boire quelques bi�res.
Tu vas au Three Horseshoes ?
Puisque c'est le seul pub de la ville, oui,
- c'est l�-bas que je vais. - Tu vas voir cette fille ?
Imagine que je le dise � Mme Trefoile.
Tu ne vas pas lui dire, n'est-ce pas ?
Tu m'aimes, n'est-ce pas ?
Harry !
Je ne vous emp�che pas de partir. Allez-y, fuyez.
Vous ne pouvez pas courir plus vite ?
Arr�tez, je vous en prie !
Vous �tes obstin�e mon enfant.
Vous ne voyez donc pas que je fais �a pour votre bien ?
Il va falloir apprendre le respect Patricia.
Peu importe le temps qu'il faudra.
Peu importe le temps qu'il faudra.
Alan.
Je t'en prie, viens Alan.
Je t'en prie.
Harry.
Ne vous �loignez pas, j'ai une mission pour vous.
Venez, j'ai quelque chose � vous faire faire.
- Donnez-moi � manger avant. - Vous devez vous nourrir l'esprit.
- M�me si mon corps se meurt ? - Un court je�ne
ne va pas vous tuer.
Et puis �a n'a pas d'importance
vu cette autre faiblesse que vous m'avez confi�e.
Vous parlez de mon fianc� ? Vous �tes inqui�te, hein ?
Non, pas du tout.
Vous allez lui �crire avec une excuse valable expliquant votre absence.
Vous �tes folle si vous croyez que je vais m'ex�cuter.
Vous allez le faire sur-le-champ.
Maintenant sortez d'ici !
C'est �a, allez-y ! Tirez !
Mais je ne serai jamais rachet�e aux yeux de Stephen.
Ce qui veut dire qu'il sera bafou� pour l'�ternit�.
Alors vous vous attendez quoi ?
Anna, aidez Mlle Carroll � se d�cider.
Ne faites pas �a !
Vous allez �crire ce mot ?
Je vous en prie, vous devez l'�crire !
Non ! Jamais, non !
Vous voulez peut-�tre que je vous d�figure ?
Vous voulez que je vous entaille ?
Aucun homme ne voudra plus de vous.
Vous n'appartiendrez � moi et � Stephen.
Je vous en prie, non.
Alors �crivez ce mot.
Alan Glentower, Studios de t�l�vision, Londres WI.
Vous voulez votre voiture ?
Vous voulez rentrer chez vous ?
Tr�s bien ma douce.
Je vais vous laisser partir.
Vous connaissez le prix � payer, n'est-ce pas ?
Vous savez ce que je veux en �change !
C'est tr�s vilain �a !
Vous pensiez me rouler, c'est �a ?
Vous pensiez que j'avais trop bu, que ma t�te �tait embrouill�e
- et que je me rendrais compte de rien. - Non !
Il ne faut pas r�veiller la vieille dame.
Il ne faut pas faire de bruit.
Elle essayait de s'�chapper, je voulais seulement...
Silence !
- Sortez d'ici. - Bien madame. J'y vais.
J'ai d�livr� le message madame.
- Descendez donc faire vos valises ! - Je sais que vous croyez que...
- Ne m'adressez pas la parole ! - Je vous dis...
Je vous donne 20 minutes.
C'est injuste, je ne m�rite pas �a !
- L�chez cette porte ! - Nous devons en parler !
Je vais vous faire enfermer en prison !
Ah vraiment ?
La police risque de s'int�resser de pr�s � votre invit�e.
Voyons, je ne comptais pas lui faire de mal.
C'�tait un accident. Je veux seulement rester ici et vous servir.
Sortez de ma maison.
- Sortez de chez moi ! - Je travaille ici depuis 16 ans.
16 ans que vous profitez de moi et de ma femme !
Vous pensez vous d�barrasser de nous aussi facilement ?
Je vais vous dire sale vip�re...
C'est bon. Faites attention !
Doucement madame. Ne faites pas �a ! Je m'en vais !
Faites attention ! Ne faites rien que vous regretteriez !
Stephen !
Qu'est-ce que je vais faire ?
Mon Dieu ! Elle est vraiment cingl�e !
La vieille sorci�re. Cette satan�e vieille sorci�re !
Pendant seize ans j'ai...
Pendant seize ans !
Et on me flanque � la porte.
Si quelqu'un verse le sang de l'homme
par l'homme son sang sera vers�.
Stephen !
Pourquoi tu m'as quitt�e ?
Oh Stephen, ne me regarde pas !
Ne me
regarde
pas.
Anna.
J'ai oubli� de vous dire qu'Harry ne reviendra pas avant trois ou quatre jours.
- Trois � quatre jours ? - Oui,
comme il devait aller � Londres je lui ai dit d'y rester
pour r�cup�rer des affaires dont j'ai besoin.
Vous devriez aller faire les courses maintenant Anna,
je vais apporter les flocons d'avoine � Mlle Carroll.
Bien Mme Trefoile.
Oui,
vous pouvez manger maintenant.
J'ai d�cid� de vous pardonner.
Vous pouvez manger.
Vous avez si peur de moi mon enfant ?
Vous ne voyez donc pas que je m'inqui�te vraiment pour vous ?
Et que je vous souhaite seulement d'obtenir la gr�ce de Dieu.
Ainsi que celle de mon fils.
La nourriture ordinaire offerte par notre Seigneur vous pla�t maintenant.
C'est bien, c'est bien.
Je reviendrai dans une demi-heure,
heure � laquelle nous reprendrons nos cours.
- O� tu vas Anna ? - Je vais faire les courses.
Je peux venir ?
Tu ach�teras du chocolat ?
Non. Finis ton travail et tu pourras entrer.
- Bient�t ? - D�s que je serais rentr�e.
- Harry est pas l� ? - Non, il est all� � Londres.
- � plus tard. - Oui.
APPELEZ LA POLICE
JE SUIS S�QUESTR�E CHEZ MME TREFOILE
Joseph !
Vous pourriez me rendre un service ?
J'aimerais envoyer cette carte postale.
Donnez-la au personnel de la poste.
Tenez, un peu d'argent pour le timbre.
Elle est jolie.
Eh bien !
� peine je vous ai pardonn� et nourrie que vous me faites �a !
�a !
Vous ne comprendrez donc jamais rien � rien !
Vous n'aurez � manger ni aujourd'hui, ni demain, ni apr�s-demain.
Vous devez vous repentir !
Si je dois vous laisser mourir de faim pour votre repentir, je le ferai.
Vous vous moquez de ma repentance, vous �tes avide de vengeance.
Vous cherchez seulement � vous venger
parce que je vous ai pris Stephen.
C'est du moins ce que vous croyez dans votre esprit d�rang�.
N'abusez pas de ma patience.
J'ai des choses � vous apprendre Mme Trefoile.
Personne n'a eu � vous arracher Stephen, vous l'avez fait fuir.
Oh mon Dieu, je comprends mieux !
Je comprends mieux pourquoi il s'est suicid�.
Qu'est-ce que vous avez dit l� ?
Qu'est-ce que vous avez dit l� ?
Vous ne le saviez pas ?
Je ne l'ai pas mentionn� dans ma lettre mais je pensais...
Ce sont des mensonges !
Ce n'est pas un mensonge. Il s'est suicid� !
Il est mort dans un accident de voiture !
Mais c'est lui qui l'a provoqu�.
Descendez.
Descendez !
- Excusez-moi. - Ce n'est rien.
Anna ma ch�re, comment allez-vous ? Vous �tes au courant je suppose ?
- 2,8 livres. - J'aimerais savoir
- o� se trouve... - Un instant.
- Ma femme vous doit de l'argent ? - Non, mais comment elle va ?
Oh, tout doucement mais �a va d�j� mieux.
Je ne l'avais pas vue aussi d�tendue depuis nos vacances � Bognor.
- Vous �tes... - Excusez-moi ?
Un instant monsieur.
Alors vous me devez...
Et elle avait de l'arthrite aux mains mais �a ne se voyait plus.
Ses mains et son visage �taient superbes.
Et voil�.
- Je vous �coute. - Je cherche Mme Trefoile.
Je dois rentrer.
Vous savez, je m'attendais au pire
mais ma m�re avait l'air tr�s en forme dans sa robe grise.
Eh bien je ne sais pas.
- Mme Trefoile ? - Oui.
- Je crois qu'elle vit pr�s du fleuve. - Je vous remercie.
Et le cercueil aussi �tait tr�s �l�gant.
Vous pouvez me dire o� habite Mme Trefoile ?
Cette femme est partie alors que je lui parlais de ma d�funte m�re.
- Elle vient de nous quitter. - Je suis d�sol�.
- Merci. - Vous pouvez...
Je m'attendais au pire.
Je ne l'avais pas vue aussi d�tendue depuis nos vacances � Bognor.
Le mal coule dans vos veines comme c'�tait son cas.
Vous devriez penser � vous repentir sinon vous conna�trez la m�me fin.
Maintenant �coutez-moi.
"Toutes ces mal�dictions viendront sur toi,
elles te poursuivront jusqu'� ce que tu sois d�truit
parce que tu n'auras pas ob�i � la voix de l'�ternel ton Dieu,
parce que tu n'auras pas observ� ses commandements et ses lois
qu'il te prescrit. Elles seront � jamais pour toi..."
- Il est ici Mme Trefoile. - Qui ?
Je l'ai vu au magasin, il vous cherchait.
- Alan. - B�illonnez-la et attachez-la.
Anna, pourquoi vous me faites �a ?
- Vous ne savez donc pas qu'Harry... - Utilisez votre foulard.
- Bonjour, vous �tes Mme Trefoile ? - Oui, c'est bien moi.
Je cherche Patricia Carroll, elle est venue vous voir.
En effet mais elle est repartie.
- Vous devez �tre... - Alan Glentower.
Son fianc� bien �videmment.
Vous voulez entrer M.Glentower ?
Merci.
Patricia est partie hier.
On �tait tristes de la voir repartir, c'est une fille bien.
Elle vous a dit o� elle allait ?
Je n'ai re�u que ce mot.
Je suis d�sol�e de ne pas pouvoir vous aider M.Glentower.
�a doit �tre une querelle d'amoureux.
Elle reviendra s�rement dans quelques jours en vous demandant pardon.
Anna.
Vous vous en �tes souvenu.
Cette ch�re Patricia a oubli� �a
- Rendez-lui quand vous la verrez. - Je le ferai.
Au revoir M.Glentower.
Quand vous reverrez Patricia, transmettez-lui mes amiti�s.
Merci, je n'y manquerai pas.
Alan !
Pervertisseur.
Corrupteur.
Stephen.
Oui.
Laissez-moi m'en occuper.
Retournez travailler.
Je viens d'entendre la voix de Stephen et je sais ce que je dois faire.
J'esp�rais purifier votre �me avant de vous lib�rer.
Mais maintenant c'est trop tard.
Cet homme pourrait bien revenir ici.
C'est comme �ai que Stephen et vous vous devez �tre r�unis.
Vous devez mourir.
Vous allez mourir ma ch�re enfant.
Il est ici.
Il vous attend mon enfant.
Il vous attend.
Je vais dire une pri�re pour vous.
"De David, �ternel, c'est � toi que je crie ! Mon rocher !
Ne reste pas sourd � ma voix de peur que si tu t'�loignes sans me r�pondre
je sois semblable � ceux qui descendent dans la fosse."
Vous ne devriez pas vous inqui�ter.
Elle essaie s�rement de jouer avec vos nerfs.
- Oui. - Merci.
Ce monsieur raconte que sa fianc�e �tait all�e chez Mme Trefoile.
Chez Mme Trefoile ?
Eh bien ?
Comment vous voulez que je sache ce qui se passe l�-bas ?
Allons Gloria.
Et cette broche alors ?
Si vous voulez tout savoir Harry ne m'a pas dit d'o� elle venait.
C'est tout ce que je voulais savoir.
Merci bien monsieur.
Votre fianc�e vous m�ne la vie dure ?
Comment ?
Je vous demande si votre fianc�e vous m�ne la vie dure.
Elles font toutes �a, non ?
Oui, mais �a en vaut la peine, vous ne trouvez pas ?
Vous �tes une petite effront�e.
"Que les m�chants soient confondus.
Qu'ils descendent en silence au s�jour des morts !
Qu'elles deviennent muettes les l�vres menteuses
qui parlent avec audace,
arrogance et d�dain contre le juste !"
Pat ?
Je n'ai pas peur. Il faut pas faire de mal � Anna.
O� elle est ?
- O� elle est ? - Ne me touchez pas !
Qu'est-ce qui vous prend ? O� elle est ?
Il ne faut pas faire de mal � Anna.
- Qu'est-ce que je fais de lui ? - Je ne sais pas.
Mets-le dans le garage.
- Il y a la voiture de la jolie femme. - Non.
- �a pourrait l'ab�mer. - Non, Harry a pris la voiture.
Mais non, j'ai vu la voiture ce matin.
Maintenant vous et Stephen vous devez �tre r�unis.
- Pat ! Pat ! - C'est ici.
Mon Dieu !
Non !
Je vais vous envoyer un m�decin.
Et je vais appeler la police.
Enfermez-la l�-dedans.
Stephen.
Ils m'ont bless�e.
Ils m'ont bless�e.
Stephen.
Ils m'ont bless�e.
Stephen.
Ils m'ont bless�e.
Ils m'ont bless�e.
Alan,
ne sois pas en col�re.
Tais-toi donc.
On rentre � la maison.
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