Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
On appelle ?
Ici Alpha B�ta.
Bien re�u ! O� �tes-vous ?
Sur South Factory. Serons � la Monnaie dans neuf minutes.
� 11 heures.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Central ? Ici Alpha B�ta. � vous.
C'est les Arabes ! Comme � la t�l�.
Sales Arabes !
On nous descend !
Ben quoi ?
On est brouill�s.
Si on peut avoir personne, c'est foutu.
On est du Tr�sor Public, nom de dieu !
C'est pas un fourgon postal.
Merde, rien que du fric !
Les voil� ! On se tire.
NE TIREZ PAS SUR LE DENTISTE
Vince...
C'est idiot !
Ils n'ont pas besoin d'un autre lanceur.
Ils n'ont que �a.
Qu'est-ce qu'on fait ici ?
J'ai mes raisons.
Je ne fais rien pour rien.
Il y a toujours une raison.
Montre !
Des probl�mes ?
Aucun.
Bon travail.
Tu m'envoies une facture ?
Il veut 1 500 000 $.
- Facile ! - Pour demain.
- Quoi ? - D�sol� !
Il est compl�tement dingue.
Mon fils se marie dimanche. J'aurai jamais le temps.
J'ai �t� d�bord� par cette affaire.
J'ai m�me pas vu les parents.
S'il n'y avait que moi, tu pourrais avoir deux semaines.
Bon, je trouverai quelque chose.
Merci pour tout.
- Ta femme ? - �a va.
Elle s'est mise au tennis.
Sans blague.
Pas un sport pour moi.
Je sais pas...
C'est peut-�tre � cause des shorts.
- Faudrait nous s�parer. - Vas-y mollo.
Toi aussi.
Evita, appelez Andria au labo.
M. Hirschorn, ouvrez la bouche...
Baissez la main. Mettez la t�te en arri�re.
Ouvrez grand. Voil� !
Vous m'emp�chez de travailler.
Elle a soixante-douze ans cette dent, elle veut pas mourir.
C'est un bout d'�mail pourri et il faut l'enlever. C'est tout !
Soixante-douze ans, elle a m�ch� des steaks...
des haricots dans la d�che.
Elle a croqu� des femmes superbes...
une cousine � Sophie Tucker.
- Votre dent a... - Monsieur Kornpett.
- Votre femme. - J'arrive.
Votre dent a bien v�cu. Faut vous s�parer.
Ce n'est pas une dent ordinaire, vous savez !
�a me sera un honneur de l'arracher...
apr�s ce coup de t�l�phone.
�a va ?
La tente ?
Formidable.
Je suis impatient.
Et Barbara ?
Elle est ici, elle m'aide.
- Elle te dit bonjour. - Qu'il pense au vin.
Pense au vin.
Plus classe que du Beaujolais.
Un vin de Californie.
Un Cabernet.
Ta fille dit Cabernet.
Tu rentres t�t ?
� dix-neuf heures. Il a confirm� ?
C'est ce qu'on verra.
Je saurai me tenir.
Bon, je te quitte.
Moi aussi.
Ma fille se marie dimanche.
F�licitations. Mazel tov.
- Un brave gar�on ? - Oui, il fait son droit.
La famille ?
La m�re est bien, le p�re est conseiller international.
Je ne l'ai jamais vu. Il vient d�ner.
- Annulez tout ! - Pardon ?
D'abord voyez le p�re.
Annulez.
Elle �pouse le fils.
Le fruit vient d'un arbre, non ?
Croyez-en mon exp�rience.
Au fait, tenez.
Votre dent ?
Pendant que vous t�l�phoniez...
Vous �tes sympa.
Vous auriez pu vous faire mal � tirer dessus. �coutez...
On n'est pas en Russie, au XIXe si�cle...
mais � New York au XXe.
Je peux me tromper.
Bonne chance !
- Sans rancune. - C'est oubli�.
Fausse alarme.
C'est inqui�tant.
M. Ricardo a peut-�tre �t� retenu.
Je vais sortir le r�ti du four.
Laisse-le au chaud.
�a commence bien !
- Y a bien une raison. - Il peut appeler !
Pas s'il est dans un bouchon.
- Tu le d�fends ? - Je ne d�fends personne.
Tu es encore chez nous.
Papa, ne commence pas.
Un retard n'est pas un drame.
Une huile a un radiot�l�phone.
Une huile, lui ?
Il voyage tout le temps. M�me pas le temps de voir la belle-famille.
Un patient m'a conseill� de rompre.
�a, pour une solution !
Coup� de ville ?
C'est eux. Ne sois pas hostile. Je t'en prie.
Non, �a va.
Mille excuses.
Je vous en prie.
C'est ma faute. J'�tais au Canada et l�-bas, ils sont si bavards.
Et voici la charmante maman.
Barbara tient sa beaut� de vous.
Sheldon Kornpett, tr�s heureux.
Shelley, je suis ravi.
Le premier dentiste � utiliser une roulette qui gicle.
Parmi les premiers.
Entrez donc.
- Un ap�ritif ? - Pas de refus.
Une journ�e �reintante...
Il vaudrait mieux...
� table, ou le r�ti sera immangeable.
Prenez place, j'apporte les ap�ritifs.
Je suis p�trifi�.
Mon p�re encore plus.
Vous viviez au Guatemala ?
Une �ternit�.
La jungle, on appelait �a la brousse.
Pendant � peu pr�s neuf mois.
�a devait �tre quelque chose.
Incroyable.
J'ai vu de ces choses...
des mouches ts�-ts� comme des aigles.
Le soir devant ma case, je regardais, horrifi�...
ces mouches g�antes soulever des enfants et les emporter.
Mon dieu !
Il a vu de ces choses !
Une vision apocalyptique.
Les paysans poursuivant les mouches, brandissant des balais.
Vous imaginez le spectacle path�tique de ces balais rudimentaires...
brandis contre ces mouches �normes...
emportant leurs enfants vers la mort.
Quelle horreur !
Des mouches, vous �tes s�r ?
Des mouches.
Les indig�nes les appellent...
Josegrecos de muertos...
danseurs de la mort.
Dire que tes diapos �taient rat�es !
J'aurais vraiment aim� les voir.
Elles �taient dans une veste au nettoyage.
J'aurais pu avoir le Pulitzer.
Le vol lourd des mouches g�antes vers le couchant...
des b�b�s bruns dans leur bec.
Des mouches avec un bec ?
Inoubliable !
Atterrant, horrifiant !
Qu'avez-vous fait ?
En tant que conseiller ?
Tr�s peu de chose � cause de la paperasserie dans la brousse.
La paperasserie ?
C'est effarant !
Prenez les mouches...
elles sont encore prot�g�es par le d�cret de Pa�Ila de 1917.
Je lis National Geographic...
et jamais je...
Un peu de vin.
Je propose un toast.
Bonne id�e !
Mon �loquence n'est pas l�gendaire...
mais ce d�ner est un bien heureux �v�nement.
Oh oui !
Et dimanche sera un jour encore plus beau, plus sacr�.
Je veux juste dire que...
je suis honor�...
�mu, d'entrer dans votre famille.
Nous vivrons les jours heureux...
ensemble dans la joie.
Quant aux jours difficiles, on s'en sortira...
mais ensemble.
Merci, M. Ricardo.
Merci, papa.
Quant � moi...
m�me s'il m'est p�nible de donner ma fille...
je suis heureux que ce soit � Tommy.
J'esp�re que les Kornpett et les Ricardo...
vivront, paisibles et heureux...
des ann�es de bonheur.
Bravo !
O� est le t�l�phone ?
Dans la cuisine.
Le plus �loign�, je dois appeler l'�tranger.
Parfois la ligne est si mauvaise, je crie comme un perdu.
Au sous-sol mais c'est...
�a ira. Par ici ?
- Je vous montre. - Non, je trouverai.
Les myst�rieux appels...
J'ai dit "les myst�rieux appels".
�a veut dire quoi ?
Rien. Vraiment.
Toujours ces appels bizarres de n'importe o�.
Petit morveux ! Ces appels paient tes �tudes !
Tommy ne voulait pas...
Je me suis �lev� � un poste qui me permet d'appeler des gens...
hauts plac�s et mon fils me d�pr�cie !
Je ne d�pr�ciais pas...
Peut-�tre.
Excusez-moi, la journ�e a �t� dure.
- Par ici ? - Premi�re porte � gauche.
Merci.
Il travaille beaucoup trop en ce moment.
Il est si tendre, si copain avec Tommy...
Je comprends son ressentiment.
Il a travaill� dur toute sa vie, et pas moi.
C'est Ricardo.
Oui, tr�s bien. Mais cette somme pour demain, c'est impossible.
Tu ne comprends pas.
C'est une affaire internationale, c'est pas comme vendre de la came dans la rue.
Tu ne les as pas toutes. J'en ai gard� une par prudence.
Des menaces ? Tu peux pas...
De quoi parles-tu ?
Cet homme est fou, voil� de quoi je parle.
Regarde-toi. Tu �cumes !
C'est du dentifrice. Je t'aime beaucoup...
mais cet homme est fou, tu n'�pouseras pas son fils !
Tu r�agis en vrai Sicilien ! J'�pouse Tommy, pas son p�re !
Il est le fruit.
Quel fruit ?
Le fruit de l'arbre, ma ch�rie. C'est un proverbe.
Il est vraiment significatif !
Pas de sarcasmes, tu romps !
- Je ne romps pas ! - Mais si.
J'annule le traiteur et les invit�s.
Ce sera humiliant et cher mais plus question de mariage !
On n'annule rien du tout !
On se mariera � Las Vegas s'il le faut, tant pis...
Mais on se marie !
Maman, dis-lui !
Tu es un peu illogique.
Je suis illogique ?
On me parle de d�crets de 1917...
de mouches emportant des b�b�s, et je suis illogique ?
Il brode un peu.
Il rit, il pleure, puis il gifle pratiquement son fils.
N'exag�re rien quand m�me.
Il l'a presque gifl�.
Puis il t�l�phone du sous-sol. Enfin quoi !
Et quoi encore ?
Je ne l'aime pas ! Je n'aime pas ses mani�res !
C'est assez pour annuler le mariage ?
Tu projettes, c'est d�ment.
- Cours de psycho ! - Laisse-la parler.
Un p�re prend mal le d�part de sa fille.
C'est une relation complexe... sexualis�e.
Mais non, pas incestueuse...
mais il existe une composante sexuelle dans cette relation.
Alors le mariage approchant...
tu deviens plus irritable, en te fixant sur le c�t� excentrique de M. Ricardo...
que je reconnais.
Et tu y vois la raison de rejeter le mariage.
Elle a raison.
6 000 dollars par an pour entendre �a !
- C'est ridicule ? - Mais non.
Excuse-moi.
Pourquoi t'excuser ?
Sois plus ouvert avec le p�re de Tommy.
Ne le rejette pas.
J'essaierai d'�tre plus ouvert.
Rends-toi compte comme il devait �tre nerveux.
Tommy lui a tant parl� de toi.
- Il �tait nerveux. - Bien s�r.
Termin�. Je ferai de mon mieux.
La compr�hension m�me !
C'est l�-bas, apr�s le magasin de chapeaux.
Au 1270.
Bon sang ! Continuez !
- C'est le 1270. - Continuez !
Vous allez o� ?
731, 5e Avenue, et vite !
� votre service.
�a prendra vite. Ne me mordez pas, Mme Adelman.
- C'est fait ? - Presque.
- C'est fini ? - Encore deux s�ances.
Ne poussez pas avec votre langue.
Gardez �a l�-dedans.
Rel�chez la bouche, mais ne serrez pas les dents.
Le ma�tre au travail !
- Mais enfin ? - Je vous ai fait peur ?
Il vous faut partir.
Evita, enchant� !
Mon fils �pouse la merveilleuse fille du docteur Kornpett.
M. Ricardo.
C'est un grand dentiste, vous avez de la chance.
Vraiment.
Je ne pensais pas...
J'�tais tout pr�s d'ici, alors j'ai fait le d�tour.
- Je peux vous aider ? - Je passais dire bonjour.
Venez dans mon bureau.
- Je ne veux pas... - J'ai une minute.
Ne mordez pas.
�coutez le docteur.
Vous �tes charmante.
C'est une bien gentille patiente.
Vous la connaissez ?
Non, mais je vois �a tout de suite.
La tour d'ivoire !
Comme ce jeu radiophonique.
Merveilleux !
- Vous comprenez le latin ? - Un peu.
Vous comprenez tout �a ?
�a dit que...
je ne joue pas au dentiste.
Tr�s amusant, ce "jouer au dentiste" .
C'est tr�s astucieux.
Je suis heureux de vous voir.
Comme nous sommes presque alli�s, je cherche le contact.
Passez quand vous voulez.
C'est tr�s gentil...
et je ne veux pas abuser.
Je ne suis pas du genre collant.
Quand vous voulez.
Fantastique...
mais c'est un jour tr�s charg� pour vous.
J'ai une bonne client�le.
Une vraie mine d'or.
Toujours d�bord� ?
Je suppose que deux minutes de votre temps...
ce serait trop demander ?
�a d�pend.
Maintenant ?
Maintenant quoi ?
Deux minutes, maintenant ?
Maintenant ?
Si cela vous g�ne, surtout dites-le-moi.
Comme c'est l'heure de d�jeuner...
Il est neuf heures du matin !
Vous ne prenez jamais le d�jeuner tr�s t�t ?
Mes patients attendent, expliquez-vous.
Un probl�me mineur, j'en suis g�n�.
Je d�teste demander...
j'ai besoin de vous cinq minutes.
Un taxi attend.
Cinq minutes au plus.
J'aimerais, mais j'ai deux molaires barr�es et une couronne...
je suis d�bord�.
Tant pis. J'irai tout seul si vous �tes pris.
Je termine vers dix-sept heures, �a ira ?
Non, c'est pas un drame.
C'est tr�s important ?
Vous n'imaginez pas.
Et c'est si peu de chose.
Je ne sors jamais d'ici, et cinq minutes pour la famille...
Fantastique ! Vous pourriez m�me aimer �a.
O� va-t-on ?
D�valiser mon coffre-fort.
Destination atteinte. Alors ?
Clignotez et attendez.
On roule toujours ?
Non, on est arr�t�s dans la 31e rue.
Et le gosse dans la 6e ?
On l'a rat� d'un bon demi-m�tre.
Voici la combinaison du coffre et la cl� du bureau.
- Le coffre est derri�re Kennedy ? - Exactement.
J'ouvre, je sors un sac noir et je reviens.
Avec le sac.
Et il y a peut-�tre deux hommes qui ne doivent pas voir le sac.
C'est possible.
Qui sont-ils ? Ils vous recherchent ?
Quelle imagination !
Ce sont des concurrents...
et s'ils voient le sac noir...
je perds mon avantage, c'est tout.
Bazar et Galeries.
C'est un excellent exemple !
Bon, allons-y.
Je n'oublierai pas.
- Je bouge pas. - Excusez-moi.
Une visite � domicile ?
Oui, une urgence.
Pas cette porte, celle-ci.
Nerveux, non ?
Tout lui tombe des mains.
Tu crois...
Peut-�tre.
Pas mal le docteur.
Tr�s joli.
Toute une �ducation pour en arriver l�.
"Pour Vince. Au moins on aura essay�. Amicalement, John F. Kennedy."
Vince ?
Simple formalit�.
C'est pas moi, je suis le beau-p�re ! Voici ma carte.
Par l�, moi je prends l'escalier.
Oh, mon dieu !
Ne tirez pas sur moi. Je suis dentiste !
C'est quoi ?
Connaissez pas Le juste prix ?
Le jeu le plus populaire.
Il faut deviner la valeur des trucs, c'est �a ?
Je peux avoir du lait ? Le caf� est instantan� ?
Il est bon.
�a existe depuis quand ?
Depuis 1911.
C'est pas croyable que vous ne connaissiez pas.
Je regarde peu la t�l�. Je voyage beaucoup.
Vous faites quoi ?
Je travaille pour la CIA.
Urgence ! Ouvrez !
C'est une urgence.
La CIA, pas possible !
Pourquoi pas ?
Je ne sais pas...
Je pensais qu'ils �taient comme James Bond...
Non, ils sont tous comme moi.
Je suis typique.
Muscl�, r�bl�, tass�.
�a vous int�resse ?
Les avantages sont �normes.
Faut pas se faire tuer pour profiter des avantages sociaux.
Mon dieu, ne me laissez pas mourir sur la 31e rue.
Votre ami est de retour.
Au secours !
La note est r�gl�e ?
Le sac !
Tirez pas !
Donne le sac !
�a va ?
Attention !
Il faut partir. Donnez votre main.
D�sol� de la tournure que �a a pris...
J'aurais pu me faire tuer !
Vous d�nez chez moi, puis vous m'enlevez de mon bureau pour me faire tuer !
J'aimerais expliquer.
Pas question ! Disparaissez de ma vie !
Je comprends.
C'est moi qui comprends...
que vous �tes un fou furieux.
Disparaissez !
Que vos sentiments...
- N'entrez surtout pas ! - J'aimerais, mais ma conscience...
Allez-vous-en ! Pas un regard, pas un mot !
Allez-vous-en !
La charmante fille de cet homme �pouse mon fils.
Excusez-moi, je suis � vous d�s que possible.
Mme Adelman, vous n'avez pas boug� ?
Pouvez-vous fermer, mordre ?
Elle ne peut ni fermer la bouche, ni mordre !
Il faut parler.
C'est quoi ?
Pour �tre franc...
ce sont des matrices � billets vol�es hier au Tr�sor Am�ricain.
Ce dont il faut parler...
c'est de votre participation � ce d�lit...
d�lit puni d'une peine maximum...
de quarante ans dans une prison f�d�rale.
Vous pouvez rincer.
Entassez-les pr�s de la chaudi�re.
C'est plus facile.
Le grand jour approche !
M'en parlez pas !
Si on peut vous aider, dites-le-nous.
C'est gentil. Je suis nerveuse au...
Ce fichu truc tombe tout le temps.
Il faudra le r�parer un jour.
Regardez !
C'est 500 dollars.
Qu'est-ce que c'est ?
Une matrice � billets.
"�tats-Unis d'Am�rique" .
�a vient peut-�tre des propri�taires pr�c�dents...
Nous habitons ici depuis quinze ans.
C'est tout neuf !
Bizarre ! Ici dans ma cave !
Il y a plein de trucs dans les caves.
Que dois-je en faire ?
Jamais vu �a !
La banque saura.
Vous croyez ?
Vous devez avoir raison.
Tout est pr�t pour le mariage ?
Presque.
Barbara va bien ?
Elle cache bien sa nervosit�.
Mon mari est le pire.
Les hommes ne savent pas faire face comme nous.
Apparemment pas.
Vous voulez du liquide je parie.
Non, j'ai trouv� quelque chose.
J'ai trouv� �a dans ma cave ce matin.
Je ne sais pas ce que c'est, ni quoi en faire.
C'est lourd !
C'est une sorte de matrice.
500 dollars.
C'est �a.
Vous avez trouv� �a dans votre cave ?
Quelle chance !
Que dois-je en faire ?
Je n'en sais rien.
Je n'en ai jamais vue.
Attendez, je vais demander au directeur.
Oui, j'aimerais savoir.
C'est compr�hensible. Je vais demander.
- Pr�te ? - Dans un instant.
- Et tes chaussures ? - Je n'ai rien trouv�.
J'ai pris des tennis.
- Il te faut des chaussures. - Je sais.
Demain j'essaierai tous les grands magasins.
Au pire, j'irai en sabots.
Des sabots � ton mariage !
Personne ne les verra.
VOL AU TR�SOR
J'irai en ville demain.
Je trouverai bien des chaussures.
- Pas de sabots ! - Arr�te !
Veuillez passer dans mon bureau.
�a va mieux ?
Une soupe de pois cass�s, bonne id�e. Je peux ?
Un peu grasse mais tr�s bonne.
Mets des cro�tons, �a absorbe le gras.
Quand je parle tu m'entends ?
Ah bon, je commen�ais � m'inqui�ter.
Je pensais que toute cette excitation...
Attends.
Tu es de la CIA.
Tu y travailles depuis vingt ans ?
Depuis Eisenhower.
Tu as vol� le Tr�sor pour la CIA, correct ?
Absolument.
Une question.
Depuis quand la CIA utilise-t-elle des contribuables...
sans les pr�venir...
de sorte que des citoyens de standing se retrouvent...
transform�s en cible ?
- C'�tait une erreur. - De taille !
- Sans victime. - Et tu justifies �a...
au nom d'un principe tr�s important que tu ne peux comprendre.
Ah oui ?
- C'est trop compliqu�. - Je lis les journaux...
J'�tais major de promotion. "Respecte l'homme de la rue"..
Tu as raison, je reconnais.
Essaie de me suivre.
Tout est li� � un complot sud-am�ricain...
contre l'�conomie des U.S.A.
Le vol du Tr�sor allemand il y a neuf mois nous a alert�s.
En fait c'est le Tr�sor anglais...
puis l'allemand et le suisse.
Ils n'ont jamais pris d'argent.
- L'auteur ? - Un syndicat latino-am�ricain.
Il ne vole que les plaques.
Nous avons des renseignements.
L'Agence a des sources.
Bien s�r, la CIA !
Les plaques sont achemin�es en Am�rique Centrale...
o� ils vont imprimer des milliards de dollars.
- Pour �ponger les dettes. - Quelles dettes ?
Ces pays doivent des milliards aux pays de l'Ouest.
Ils sont trop pauvres pour payer.
Leur seul espoir c'est l'inflation mondiale...
une inflation gigantesque.
Pour que l'argent ne vaille plus rien.
Sauf pour tapisser les murs.
Avec ces plaques...
celles que j'ai vol�es...
en dollars, ils sont par�s.
� quoi ?
S'ils commencent � imprimer le fric...
il y a des millions de dollars, francs et marks qui se baladent.
Les monnaies s'effondrent.
C'est la panique...
les �meutes, la musique s�rielle...
le chaos politique, les suicides collectifs.
L'Allemagne avant Hitler, tu vois ?
On paiera 1 200 dollars le pack de six bi�res.
Ce sera affreux !
Tu crois que je baratine ?
Mais non.
Ils l'ont cru.
Qui ?
La CIA.
Je leur ai dit, il faut voler le Tr�sor des USA.
Vol professionnel...
gangsters, flingues et tout.
Emporter les matrices en Am�rique Centrale...
brouiller l'action et boucler les salauds.
Ils trouvaient �a trop risqu�.
Attends un peu...
Tu fais pas �a pour la CIA ?
Mais si.
Alors ils t'aident ?
Non, je suis seul.
Tu voles le Tr�sor seul quand la CIA trouve que c'est d�ment ?
Non, risqu�.
Tu as vol� avec de vrais gangsters ! C'est un crime d'�tat.
Le Ministre des Finances est sur l'affaire.
- Et si tu es pris ? - On sera pas pris.
Arr�te le "on".
Si tu es pris, la CIA te couvrira ?
Non, pas sur ce coup.
Mon dossier dispara�tra...
on ne me conna�tra pas et je prendrai vingt ans.
Et moi ? Dans les rues, dans le ruisseau avec cette merde !
Tu as �t� tout simplement formidable.
Tu m'as vraiment �pat�, sinc�rement.
Je tenais � te le dire.
Tu as �t� fantastique.
C'est un acte d'amiti� dont je me souviendrai toute ma vie...
c'est-�-dire une heure.
Et moi ? J'ai quatre-vingt-dix minutes ?
T'inqui�te pas, tu es une victime.
Comment �a ?
Le taxi et moi t�moignerons.
- Et toi ? - Je m'arrangerai.
J'ai vu pire.
Du temps de Kennedy...
Tu as vu sa photo ?
- Il m'adorait. - J'admire.
La note, s'il vous pla�t.
Cette d�dicace...
"On a essay�", �a veut dire quoi ?
Une r�f�rence � la Baie des Cochons.
Tu �tais � la Baie des Cochons ?
Si j'y �tais ? J'ai con�u l'id�e.
Je t'invite.
La Baie des Cochons...
On perd, on gagne !
Tu seras chez toi dans une heure ?
Pourquoi ?
Je veux r�cup�rer la matrice.
Quelle matrice ?
J'en ai cach� une dans ta cave.
Une matrice du sac ?
- J'�tais press�. - Dans ma cave ?
Ne t'�nerve pas !
La pi�ce � conviction de l'affaire du si�cle...
est dans ma cave et je ne m'�nerverais pas ?
Je me m�le de vos affaires, moi ?
Tu vas reprendre ce truc ?
J'y viens. Assieds-toi.
Je veux pas m'asseoir !
- Et ta soupe. - Arr�te !
Quant au "truc", appelons �a le "truc", OK ?
La matrice, tu vois.
Le truc sera enlev� d'ici deux heures.
Un certain, D. Tracy, portant des galoches, viendra chez toi.
Donne-lui le truc.
Si ce truc n'est pas �vacu�...
dans deux heures, dieu m'est t�moin...
Je te comprends, crois-moi, mais � dix-sept heures tout sera fini.
Et nous �voquerons cette aventure...
� No�l, pour bien rigoler en famille.
Je file. Souviens-toi.
D. Tracy. En galoches.
Je connais pas ce type. Il s'est assis pr�s de moi.
Jamais vu auparavant.
J'aimerais que ce soit une blague, mais c'est tr�s grave.
C'est ridicule. Un vrai roman policier.
Rien d'autre en bas.
Votre mari pratique depuis quand ?
Il est dentiste depuis 1960.
� New York ?
Toujours. D'abord associ�...
au Dr Weingart pendant deux ans...
avant d'ouvrir son cabinet.
Il �tait huissier au Syndicat.
Il est ponctuel ?
Il rentre tous les soirs � dix-neuf heures pr�cises.
Situation fiscale ?
Il paye trop d'imp�ts.
Il a des abattements qu'il ne d�duit jamais.
De quoi s'agit-il au juste ? D'o� sort cette matrice ?
On aimerait bien le savoir.
Mais si tout ceci est exact, l'explication est simple.
C'est tellement idiot.
Vous verrez que mon p�re...
est incapable de se m�ler de ces choses.
Une BMW arrive.
C'est lui, vous pourrez lui parler.
Merde !
Une BMW repart.
Que se passe-t-il ?
Je lui arracherai les tripes !
Je ne comprends plus.
Bien s�r !
Qui �tait � la cave, hier ?
Mon dieu, M. Ricardo !
Ce petit cingl� ! Il a d� compromettre ton p�re.
Je vais le massacrer !
Bon dieu !
Peinture de voitures instantan�e.
O� il est pass� ?
Tourne le coin.
Magnifique, hein ?
C'est 30 dollars.
J'encaisse. Mon p�re d�ne.
�a les vaut, c'est un boulot classe.
�a ne part pas et on peut pas peindre par-dessus.
O� est le t�l�phone ?
Un t�l�phone !
� point pour tout le monde ?
- Bien cuit pour moi. - � tes ordres.
C'est bon de l'avoir avec nous.
Il a fallu un mariage.
�a valait la peine.
Ils sont gentils, les Kornpett ?
Des gens adorables.
J'ai tout de suite senti que c'�taient des gens exceptionnels.
J'y vais.
Non. On m'appelle de Zurich. Surveille la viande.
Mes respects aux Suisses.
J'ai des flammes sur ma voiture !
Tu es tr�s �nerv�. Que dis-tu ?
Qui ?
Ils t'ont suivi ?
J'ai pas compris le coup des flammes.
Ne va pas chez toi, si c'est le Tr�sor, tu seras arr�t�.
Absolument.
Alors quoi ? Tr�s sinc�rement...
je n'ai pas envie d'aller en prison.
J'aimerais �norm�ment que, d�s que tu as raccroch�...
tu files � toute pompe jusqu'� l'a�roport Mc Graw.
Pr�s de Lodi, sur la route 41 : Je serai l�.
A�roport ? O� on va ?
Scranton ? Pourquoi ?
J'en ai pour une heure ou deux, tu viens ?
Et le Tr�sor Public ?
Que je ne m'�nerve pas ? J'ai les flics au train !
Viens avec moi.
Le temps de revenir, tout sera arrang�. Fais-moi confiance.
�a va �tre froid !
C'est le bout du tunnel.
A�rodrome Mc Graw, route 41 :
Suis les panneaux.
C'est �a. On y va !
C'est pas �a.
C'est parti !
L'oc�an ? La Pennsylvanie se trouve outre-mer ?
Pourquoi on survole l'oc�an ?
J'allais t'en parler. On a un peu chang� de plan de vol.
On ne va pas � Scranton ?
Si ! Mais on s'arr�te en route un instant.
O� �a ?
- Tijada. - C'est quoi Tijada ?
Une petite �le au sud du Honduras.
Elle est fascinante.
Tr�s mignonne.
Il est charmant, non ?
Si Chiang Kai-shek �tait revenu...
ces deux-l� auraient �t� des vedettes � la t�l�.
Ils sont ador�s.
Tu es furieux ?
Le plus �tonnant c'est que tu me remercieras...
quand tout sera fini.
Maintenant c'est de la routine.
On est loin de chez nous, plus de probl�mes.
Maintenant, la seule chose...
tu m'�coutes ?
C'est simple...
on est accueillis par J�sus Braunschweiger � l'a�roport.
Un s�nateur Tijadien v�reux.
Il v�rifie les matrices.
On prend une douche � l'h�tel...
une ou deux bi�res.
Plus tard, on va voir Garcia, le chef de la mafia Sud-Am�ricaine.
On lui file les matrices.
Il nous file vingt millions et on le chope la main dans le sac.
Et on se fait tirer dessus ?
Pas du tout !
C'est du cin�ma, �a.
Les voil�.
Bien s�r.
C'est un escroc ?
Ils le sont tous, lui ne s'en cache pas.
Bienvenue � Tijada !
� plat ventre !
Il est mort ?
S'il est vivant, quel com�dien !
Roule !
Ils partent seuls ?
Proc�dure r�glementaire.
Il faut atteindre sa bagnole.
Impossible !
Moins qu'en restant couch�s.
Pr�t ?
Maintenant, oui.
En zigzag !
- O� sont les cl�s ? - Tu plaisantes !
Sors de l� !
- Elles sont sur lui. - J'y vais.
Non, moi. Je pr�f�re mourir en courant.
�a va pas, non ?
J'en peux plus, moi, te voir l�-bas, mort...
et moi tout seul dans la fum�e et les balles, non !
- C'est s�rieux ? - J'peux pas rester l�.
Bon, mais attention : en zigzag !
Quel homme !
T'es mort ?
Tirez pas au hasard, enfin !
En zigzag !
Le G�n�ral sera furieux.
On a le temps.
On a cinq minutes. Allonge-toi, et pique une petite sieste.
Ah, G�n�ral, le voir mort, comme �a, sur la piste...
J'ai dit "Salut" et il a dit "Salut".
Une surprise totale.
Des anarchistes sans doute.
Des filles ?
Vous �tes tr�s aimable, G�n�ral, mais on aimerait conclure et rentrer.
Dehors !
Aussi vite que possible...
En taxi. La voiture est bloqu�e.
Les vitres ne marchent pas.
O� vas-tu ?
En bas, lire un magazine.
Ne t'�loigne pas. On part bient�t.
O� �tes-vous exactement, G�n�ral ?
501 United Fruit Boulevard...
pr�s du pont � p�age G�n�ral Garcia.
Un ouvrage qui vous va bien.
Mieux qu'une statue.
Avez-vous l'argent ?
Non. C'est dix millions dans une mallette...
Et dix millions en deux paquets s�par�s de cinq millions.
Le Tr�sor n'y a vu que du feu.
Bonjour. Avez-vous l'heure ?
Parlez-vous anglais ?
L'ambassade am�ricaine.
Je suis en danger.
Barry Lutz, Renseignements.
M. Lutz, je dois vous para�tre incoh�rent...
mais vous allez comprendre. Je m'appelle Kornpett.
Je suis dentiste � New York, et j'habite le New Jersey.
Je suis un citoyen normal et patriote.
Je suis � Tijada.
Avec un homme de la CIA qui m'a entra�n� dans un complot...
avec un G�n�ral local.
Ma vie est en danger depuis 24 heures.
On me tire dessus et je ne le supporte plus.
Il s'agit de Vince Ricardo.
Pourquoi riez-vous ?
Vous �tes avec Vince ?
Vous �tes assur� ? Mince.
Non, plus maintenant.
On l'a vir� de la CIA pour ali�nation mentale.
Mentale, c'est �a.
Parce qu'il est fou !
Il se fourrait dans des situations dangereuses et improvisait.
Totalement � l'envers.
On a perdu six bons agents qui travaillaient avec lui.
Des morts horribles...
un vrai cauchemar.
Vous �tes avec lui ?
Il a des matrices. Il veut briser le complot des monnaies.
Je ne sais pas...
par alliance prochaine.
Son fils �pouse ma fille.
Dimanche.
Il est un peu bizarre, mais avec quelque chose de sympathique.
Sympathique mais compl�tement anormal.
Je connais des histoires...
�coutez...
pour votre salut, celui des v�tres, et pour le mien...
�vitez-le !
De rien.
Je croyais que tu lisais...
Ils n'avaient que "Racoleuse" . En Espagnol, "La Racolosa" .
Tu as t�l�phon�.
Oui.
� l'agence.
Oui.
Qu'ont-ils dit ?
Ils ont dit que tu t'es fait virer parce que tu es un fou dangereux.
Sans blague ?
Tu as le coeur solide ?
- Descends de l� ! - �coute.
Tu es un inconnu. Que pouvaient-ils dire ?
Je m'en contre-fous !
Tu pourrais �tre un agent ennemi, alors ils disent n'importe quoi.
Tu vas me l�cher ?
Pas encore. Ils ont eu absolument raison.
Tu comprends que...
c'est une pure invention ?
Si je dis oui, tu me l�ches ?
Si le oui est sinc�re.
Oui, j'admets que c'est une pure invention pour m'�garer.
Je savais que tu comprendrais.
- Allons-y. - Rien � faire.
Comment ?
Rien � faire. J'abandonne. Fini ces sottises.
Je viens de t'expliquer...
Peu importe que tu sois fou ou non...
avec la CIA ou pas.
C'est sans rapport avec moi.
- Mais c'est clair et net. - Ce n'est ni clair ni net !
On va chez le G�n�ral, on d�pose les matrices...
Si c'est clair et net, je suis inutile. Va en paix.
Je rentrerai sur un vol normal. Si le Tr�sor m'interroge, je dirai tout.
Ils auront sans doute piti� de moi.
Mais je ne servirai plus de cible !
Je comprends.
Pour un homme de ton standing, c'est difficile.
Si tu veux je t'attends, mais ni cavalcade, ni fusillade.
Je suis un spectateur.
Tu as raison.
Ne rentre pas sans moi.
Je ne pourrais pas le supporter.
On rentrera avec les Chinois, histoire de rigoler.
�a sera long ?
Une heure.
Tu es gentil. J'appr�cie.
501 United Fruit. Vite !
Qu'est-ce que c'�tait, ce bruit ?
Je comprends pas.
Impossible !
Approche, que je le descende.
Je peux pas viser !
C'est moi, Sheldon. Sur le toit !
Tu peux t'arr�ter ?
On tourne � droite.
Du g�teau !
Vince, arr�te cette voiture !
�a va ?
Je crois.
J'y suis pour rien. Tu l'as voulu.
Mais quel geste admirable !
En arri�re !
Baisse-toi !
Viens ici !
Du nerf...
et tire !
Quel homme !
Rentre l�.
Quel geste magnifique !
L'instinct. Le mors aux dents.
De l'h�ro�sme pur. Ne nie pas.
Ton amiti� me fait chaud au coeur.
Accroche-toi, on va valser.
La prochaine fois, ne me laisse pas oublier...
La sp�cialit� ici, c'est le sandwich au poulet, chaud.
Avec du jus d'orange. Un grand verre.
Ou du jus d'ananas.
Et du caf�. Tu aimes ?
De l'express bien mousseux.
Merde, des porcs.
�a ne crie pas quand �a meurt ?
Le cochon est vivant.
Je suis un as du volant. Curieux qu'on m'ait enlev� mon permis.
Caltez, les gorets !
Qu'est-ce que tu fais ?
Par l� !
Encore ?
J'admets, l�, c'�tait risqu�.
Ils vont s'�chapper. Le G�n�ral sera furieux !
Laissez passer, c'est une urgence.
Je suis si malin que je me fais peur.
Je dois admettre que tu es cal�, mon vieux !
Parle-moi de ce type.
Le G�n�ral ?
Un monsieur int�ressant. Deux trucs :
- ignore sa balafre. - Une balafre ?
Tu la vois sans la voir. Pig� ?
Et admire ses tableaux.
Vince, mon cher ami !
Un "Z" ?
Je vous pr�sente le Dr Kornpett.
Sans lui rien n'aurait �t� possible.
Ah oui ?
Vous voyez mon ami ?
C'est le se�or Pepe.
Se�or Pepe, ces messieurs vous plaisent ?
Oh oui, beaucoup !
Peuvent-ils s'asseoir ?
Voulez-vous leur donner un baiser ?
Tr�s chou.
Lui aussi.
Vous �tes tr�s beau.
�a suffit.
Un num�ro g�nial ! Vous avez du talent !
Une folle en d�lire !
Il cache son jeu.
Les tableaux...
Vos toiles me coupent le souffle � chaque fois !
Le tor�ador est splendide.
Je l'ai pay� 50 000 dollars.
- La bonne poire ! - Tais-toi.
Le tigre ne m'a co�t� que 25 000, mais...
c'est son chef-d'oeuvre. Notez la plasticit�...
et la perspective presque Renaissance.
Les rayures sont bien observ�es.
Tr�s vrai, et les moustaches !
On pourrait presque les toucher !
C'est � �a qu'on voit un chef-d'oeuvre.
Le g�nie est si souvent m�connu.
Que de b�otiens, ici-bas !
On peut le dire.
J'ai command� � ce g�nie un nouveau drapeau national.
Quel tohu-bohu !
Venez voir.
�a, c'est du drapeau !
�a coupe le souffle ! Incroyable !
C'est grandiose !
C'est Mme la G�n�rale ?
C'est une prostitu�e !
Ah, sans l'�glise...
il flotterait d�j� au si�ge de l'ONU...
mais elle s'y oppose.
Le monde est plein de r�acs born�s.
Vous avez soif ?
�a veut dire qu'il veut de l'eau froide.
�a va ?
Au travail.
Vous avez l'argent ?
Les meilleurs gardes du corps au monde.
Ils sont tous des anciens du Bazar de Detroit.
J'y ai achet� un peigne, jadis.
Un peigne de poche.
Dix millions.
Exactement.
Et le reste ?
Ils sont assez petits ?
Parfaits.
C'est quoi ?
Cinq millions. Garde-les au chaud.
C'est un plaisir, de vous remettre...
Splendide !
Grav�s par les doigts crochus de l'oncle Sam.
Fantastique !
Je vous fais visiter ?
Bien s�r. Toi aussi, Shel, c'est tr�s �ducatif.
Quand on l'arr�te ?
T'occupe. On n'arr�te personne.
Suis le mouvement.
Mais il n'y en a pas.
Les matrices du monde entier.
Incroyable ! Impressionnant !
Combien vous en tirez ?
300 milliards.
- �a suffit amplement. - C'est beaucoup.
�norme, hein ?
Les banques occidentales ramperont.
Gr�ce � mes amis am�ricains.
C'est une belle chose, oui.
�a me remplit de fiert�.
Le syst�me mon�taire mondial s'�croulera comme un souffl� froid.
L'expression est suave.
Le sang coulera � Zurich.
Les banquiers allemands rouleront sous les tramways.
Veuves et orphelins sans le sou !
Chouette !
La panique, le pillage, les �meutes dans les rues...
et les suicides !
Fabuleux.
Et vous, mes adorables amis am�ricains...
�tiez � mes c�t�s.
Venez.
Nous allons c�l�brer.
Un po�me ne sera jamais
aussi charmant qu'un peuplier.
Ce poulet est formidable.
La recette est top secr�te.
L'oiseau doit mariner six semaines.
C'est excellent. Introuvable � New York.
Vous ne mangez pas, vous picorez !
Oui, oui, il picore !
Oh, vous me tuerez !
Il n'aime pas la cuisine ?
La cuisine est formidable. C'est mon estomac.
Les oiseaux marin�s ne lui vont pas.
On a sonn� ?
Tr�s bon. Les nouveaux choeurs de l'Arm�e Rouge.
Tr�s dou�s.
Maintenant, mes amis, une surprise.
Suivez-moi.
Le trafic est dense ?
J'avoue que je me plais bien.
Il y a de l'innocence chez ce dictateur.
Oh oui, beaucoup.
Vous n'avez pas entendu un h�licopt�re ?
Je vais vous remettre la tr�s envi�e m�daille Garcia de la Libert�.
Tr�s gentil.
Braves amis am�ricains !
Puis-je me confier � vous ?
Pacifiste de nature, pour moi la vie humaine est sacr�e...
mais je dois quand m�me vous tuer.
Qu'est-ce qu'il a dit ?
Tu as bien entendu.
Dieu vous garde.
La riposte ?
Aucune. C'est cuit.
- Tr�s dr�le. Alors ? - C'est cuit. Rideau.
Quel est ton plan ?
Tu as une id�e ?
- On cr�e une diversion ? - Comme quoi ?
C'est toi l'expert ! Trouve !
Bon. J'essaye.
Puis-je intervenir ?
�pargnez-le !
Sheldon Kornpett...
est un grand dentiste de New York...
une ville o�, comme vous le savez...
vivent des milliers d'hispanophones qui attendent...
des bridges en extension.
La mort de cet homme...
les frapperait cruellement dans leur espoir d'acqu�rir...
des dents et des gencives plus saines !
C'est tout ? Les dentiers ? Je suis mort !
Votre souvenir restera ineffa�able.
Ma vie est finie.
43 ans ! Je n'ai eu que quatre femmes !
Dont deux avec la mienne !
Avant et apr�s le mariage !
M�me � l'arm�e, j'�tais sage !
Sans me flatter, j'aurais pari� qu'il perdrait les p�dales.
Il n'est pas �quip�.
J'ai jamais appel� mon p�re ! Il est mort, maintenant.
Vous avez un calmant ?
On n'a pas le temps.
Une aspirine ?
On n'a que des tisanes.
- Ce sera parfait. - On n'a pas le temps.
Alors, bandez-lui les yeux au moins.
Nous sommes pauvres, on n'a pas de bandeau !
�a m'ennuie de vous emmerder...
mais la convention de Gen�ve stipule...
que les fusill�s, et j'ai bien peur que �a nous concerne...
peuvent exiger d'avoir les yeux band�s.
On pourrait vous poursuivre !
"On" ? Votre fant�me ?
Votre fant�me va faire son rapport ?
G�n�ral, je me permets d'exiger un bandeau pour Shel.
Soyez un homme ! Je vous en prie !
Je dois vous fusiller.
Debout ! Comme un homme !
�a m'ennuie de subir cette �preuve sans bandeau.
Vous vous en souviendrez ?
Et les cigarettes ?
J'ai �t� n�gligent, mon dieu, et non incroyant.
Qu'est-ce que c'est ?
Une cigarette !
Je ne fume pas.
Vous avez du feu ?
Je suis tu� ?
Couche-toi !
J'entends rien.
� terre !
- Tu peux bouger ? - Essayons !
Tu bouges ?
Continue.
Debout.
O� �tais-tu ? Un peu plus on cannait !
- Le trafic �tait atroce ! - Il devait venir ?
Shelley Kornpett ?
Barry Lutz.
C'est � vous que j'ai parl�.
D�sol� de vous avoir men� en bateau.
O� sont les matrices ?
Dans une chambre forte derri�re le tigre.
On a failli crever !
Vous m'avez menti � son sujet ?
Vraiment, il le fallait.
Et l'argent ?
L�-bas. Tout y est.
Il y a encore dix...
en billets de 1 000...
Avec les petits...
je te parlerai de tous les petits ennuis.
Je lui ai donn� vingt millions, pas dix !
Bien s�r !
Ce bandit en a encore dix !
Emmenez-le donc !
Voleur, bandit !
Tr�s bon travail.
Soulag� ?
- C'est agr�able ? - Tr�s.
C'est pas qu'on s'ennuie ici, mais on marie nos enfants demain.
Je suis tr�s heureux pour vous.
� mercredi, alors.
Mercredi ?
Notre rendez-vous au P�rou.
Je ne pense pas.
D�sol�, on a un avion � prendre.
Tu quittes la CIA ?
J'en ai marre. Mon gosse se marie. Il y aura des petits-enfants.
Je suis fatigu�.
Et dans les bureaux ?
C'est pas mon style.
D'ailleurs, je ne crois plus � ces foutaises.
Avant on jouait aux cow-boys et aux Indiens et l�...
j'ai failli mourir pour un syst�me mon�taire. �a va pas, non ?
La famille a vot� sa retraite.
Ta retraite suffira ?
Je tente le coup.
On ne peut plus attendre !
Ils ont appel� de l'a�roport voici quatorze heures.
Je sais !
Tu es si jolie...
O� papa s'est encore fourr� ?
Pourquoi toujours accuser ton p�re ?
Bien s�r que c'est sa faute.
Impardonnable !
Que fait-on ?
Commen�ons ! Ils viendront peut-�tre.
Nom de dieu !
D�sol�s du retard.
Quel homme !
Je ne pensais pas te voir.
Allez, on y va !
Tu m'as attendu.
- On �tait folles ! - Tout va bien.
Tu es superbe.
- �a va ? - Je suis en pleine forme !
Il faut commencer.
L'orchestre accorde ses violons.
- Il y a un piano. - Non, un orchestre.
Sois s�rieux !
C'est Carmen Dragon et le Paramus Philharmonic.
O� diable �tais-tu ?
Tu es un homme, maintenant.
Tu te souviens, les parties de ballon ensemble ?
On n'a jamais jou� au ballon.
On en parlait, mais...
Tiens, �a compensera !
De Shelley et moi.
Barbara a le m�me.
Un million de dollars !
Si c'est pas assez...
Enfin, j'ai impressionn� mon fils !
- Tout �a, c'est des dentiers ? - Et des conf�rences.
Je le sentais ! C'est foutu, Vince !
Calmos. Laisse-moi parler.
Quelle bonne surprise !
Tu es tellement ravi de me voir ?
Je suis choqu� et d��u.
C'est tr�s simple...
on a mal compt�...
- Ch�rie, tu nous laisses ? - Non. Qu'elle reste.
Que signifie...
Vince et moi avons risqu� notre peau ensemble pendant dix ans...
et voil� ce qu'il me fait.
Une erreur dans le comptage...
Il oublie de m'inviter au mariage de son fils.
... des invitations.
D'ailleurs, Vince disait qu'il voulait...
vous inviter.
Tu sais, les oncles, les tantes, les cousins, on s'y retrouve plus.
Tu vois pas que je te fais marcher ?
Un cadeau des copains. Un bon du Tr�sor de cinquante dollars.
C'est gentil. Je le range l� pour ne pas le perdre.
JOYEUX MARIAGE
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.