All language subtitles for The Camomile Lawn (1992) Part 1

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Original subtitles

sous-titres : robert soubie

Bon Dieu!

Sophy!

La Pelouse de Camomille

Sophy?

Sophy?

Sophy?

Où es-tu?

Un télégramme pour vous, M. Cuthbertson

Oh!

Merci. - Merci.

Helena!

Helena!

Qu'y a-t-il?

Regarde ça!

Je crois qu'il sera agréable de prendre le thé ici; de quoi s'agit-il?

C'est d'Oliver. Il a été retenu à Harley Street.

Il devrait arriver vers minuit.

Je te demande un peu!

J'attrape une autre chaise.

Ah! C'est vraiment difficile...

... S'il n'y avait pas ma jambe...

Quel manque de considération!

C'est vraiment commode!

Aller deux fois à la gare! Je te demande un peu!

Vraiment, Richard, quelle importance?

C'est moi qui me débrouille avec cette invasion annuelle des rejetons de tes frères et de tes soeurs!

En tout cas, Calypso peut aller le chercher.

Elle conduit, maintenant. - Pas ma voiture. Y a-t-il du lait?

Non, chéri. Tes neveux et tes nièces iront. C'est ma voiture.

Oliver a été blessé. En Espagne. Je crois que George veut s'assurer qu'il va bien.

George est un imbécile. Pourquoi a-t-il laissé ce garçon frayer avec des métèques?

Oliver n'a pas demandé la permission. Il est parti, c'est tout.

Ils ont de la chance qu'il soit de retour. Le fils Turnbull a été tué.

Au moins, il combattait pour le bon droit. - La mauvaise droite, veux-tu dire.

C'est à dire contre la gauche.

Si tu recommences comme cela, je refuse de discuter de cette...

insurrection en Espagne.

Où est cette enfant, Sophy? Elle a encore décampé.

Ne devrait-elle pas prendre le thé avec nous? Sophy?

J'arrive! J'arrive, oncle Richard!

Oh, bonjour! Oh! Tante Helena!

Oh, Calypso!

Sophy chérie - Où est ton frère?

Oh, te voilà, Walter!

Tout ce bon air, c'est merveilleux, après Londres!

Monte, Polly. Comment va oncle Richard?

Oui, et sa jambe? Avez-vous des nouvelles d'Oliver?

Oliver arrive par le dernier train. Et que personne ne parle du Général Franco!

Oh, Helena, tu nous gâches le plaisir. Viens, Sophy. Assieds-toi sur mes genoux.

Contente de te voir. Viendras-tu avec moi pour chercher Olly? Tante, est-ce que je peux?

Si tu veux, mais Sophy devrait être au lit. - Juste pour cette fois?

Elle grandit, et elle a besoin de sommeil. Elle verra Oliver demain.

Oncle George a parlé avec ma mère, et il a dit qu'Oliver avait failli être tué.

La balle a effleuré sa tempe.

Que penses-tu de la guerre, tante?

Parles-tu de celle que ton oncle appelle l'insurrection espagnole, ou de celle qui vient?

De celle qui vient. Je serai dans la Marine. - Mais tu auras le mal de mer, même dans un canot!

Je serai dans les sous-marins. On ne peut pas être malade sous l'eau.

Tu es trop jeune! - J'ai 18 ans, et j'ai fini le lycée.

Et Oxford? - Je n'y ai pas de place, contrairement à Oliver.

Oncle George n'a pas apprécié qu'Oliver profite de son année sabbatique pour aller combattre en Espagne.

Il aurait voulu qu'il apprenne l'allemand. - Mais il n'aurait pas aimé l'Allemagne.

J'y étais à Pâques, et c'était abominable. Tous ces Sig Heil et ces Jude Verboten

Une de ces sales chemises brunes m'a insultée à Munich, sous prétexte que je portais des shorts.

Ne parlons pas de politique ou de la guerre; c'est peut-être nos toutes dernières vacances d'été. On ne peut rien y faire.

Votre oncle pense qu'il n'y aura pas de guerre; alors s'il vous plaît, n'en parlez pas!

Nous voilà arrivés!

Oliver chéri!

Que tu es bronzé! On dirait Suzanne Lenglen. Est-ce que ça fait mal?

Est-ce que ça fait mal? - Non, pas du tout. Je pourrai enlever le bandage demain.

Tu conduis? - Oui.

Où est la voiture? - À l'endroit habituel.

Tu crois qu'il y aura un pub ouvert? - Il est beaucoup trop tard. Tu bois, maintenant?

Je ne voulais pas arriver trop tôt. - Pourquoi?

Que de questions!

Oh! Tu n'en auras pas beaucoup. Tante Helena ne veut pas qu'on parle d'Espagne ou de la guerre.

Quand est-ce que ça va commencer, Oliver? Combien de temps avons-nous?

Ils sont tous couchés, là-haut.

Pouvons-nous aller sur la falaise, avant de rentrer? - Bien sûr!

Ici, ça ira?

Le parcours de l'Épouvante. Allons-nous le courir, cette année? Polly dit que ce sont peut-être nos dernières vacances.

Est-ce que je peux te baiser, maintenant? Là, tout de suite?

Calypso, je veux t'épouser.

Alors, est-ce que je peux? - Je suis vierge, j'aurais un bébé!

Oliver chéri, je ne peux pas t'épouser. Je veux me marier avec quelqu'un de riche, tu le sais bien.

Pour qu'il puisse t'entretenir dans l'état où tu souhaites rester?

Oui. Tu sais bien que je t'aime, Oliver. Et puis, tu n'as que 19 ans; tu dois aller à Oxford.

Oxford, mon Dieu! - Ne gâche pas nos vacances.

D'accord, nous courrons le parcours de l'Épouvante.

Oh, bon Dieu, je suis crevé.

Cette odeur. Je ne peux pas te la décrire.

Une odeur? - La mort.

Des morceaux de gens, comme oncle Richard et sa jambe?

Imagine-le, sautillant pour rejoindre Helena dans le lit.

Exactement, le pauvre type, et nous nous moquons de lui.

Que tu as changé! - Non. Je me suis simplement réveillé.

Je suis désolée, Oliver. - Bonne nuit.

Dans quelle chambre suis-je logé? - Dans la chambre rouge.

Merci.

Sophy, qu'est-ce que tu fais là?

Tante Helena ne m'a pas laissée aller te chercher. Pourtant, Calypso voulait m'emmener à la gare.

C'est vrai?

Elle l'a suggéré, mais tante Helena a dit que je devais aller au lit, que je te verrai demain matin.

Tu es fâché? - Non, non.

Tu as froid. Viens ici. Je vais te réchauffer.

Réchauffons-nous l'un l'autre. Grimpe. Viens avec moi dans le lit.

Est-ce que ta tête te fait mal? On t'a tiré dessus? - Non. Je n'ai pas mal.

Tu sens le savon! Et tu as l'air bien seule.

Comme moi. - Oui, quelquefois.

Quel drôle d'univers. Polly a Walter, Walter a Polly. Nous deux, nous sommes solitaires. - Calypso aussi.

Oui. Calypso aussi.

Sophy, qui était ton père? - Personne ne le sait.

Ta mère devait le savoir! - Mais elle est morte à ma naissance.

Donc, tu as oncle Richard et tante Helena.

Pauvre vieille Sophy. - Cela m'est égal.

Maintenant, reste tranquille. Peut-être pourrons-nous entendre la mer.

Oliver! Tu pleures!

Ce n'est rien. Laisse-moi donc.

Peut-on inviter les jumeaux Floyer? - Bien sûr! Propose-leur de venir déjeuner demain. Ces garçons sont si gentils.

Extraordinaire, si l'on considère que leur père est objecteur de conscience.

J'ai entendu dire qu'il peuple le presbytère d'allemands.

En vérité, les Erstweiler sont autrichiens. Il a joué magnifiquement de l'orgue, dimanche dernier.

Et sur un orgue qui a besoin de réparations.

Il joue pour pouvoir manger. Ce sont des juifs, je crois. - C'est sans doute pour cela qu'ils sont ici.

Est-ce qu'il y a des enfants, chez les Erstweiler? - Un. Il est en camp de concentration.

Bon sang. Qu'est-ce qu'ils doivent se faire du souci!

Ça lui fera le caractère. Le Général Peachum dit que ce sont des endroits fantastiques.

Tout ça, ce sont des bavardages et de la propagande à propos des juifs!

Quelle propagande? Excusez-moi de descendre en robe de chambre.

Bonjour, mon oncle. - Les camps de concentration.

Il reste du gâteau? - Je l'ai terminé.

Tout? - Il n'y en avait pas beaucoup. Désolée.

D'accord. Je vais me faire un oeuf. Je ne crois pas que cela vaut la peine que je m'habille,

puisque j'ai l'intention de passer la journée au soleil.

Oliver a un bronzage merveilleux.

Nous aurons les jumeaux du presbytère à déjeuner, demain.

Si ce sont des objecteurs comme leur père, ils n'entreront pas chez moi.

C'est la maison de tante Helena, oncle Richard,

et papa dit que nous devrions admirer les gens comme M. Floyer.

S'ils avaient été plus nombreux en 1914, nous vivrions tous dans un monde meilleur.

Walter, arrête. Si tu continues à le taquiner ainsi, il va massacrer le Times!

Alors très bien, je serai absent demain. J'irai voir le général au club de golf. Je vous demande un peu!

Tante Helena, c'est pire que jamais!

Il ne veut plus de guerre, et ne veut pas admettre que la guerre est proche. Voilà Oliver!

Tu es bien matinal, Olly, ça ne te ressemble pas. - J'ai de nouvelles habitudes, tante.

Pas toutes bonnes. Je suis allé nager dans la crique avec les jumeaux. Il reste du café, pour nous?

Entrez, les jumeaux, nous parlions de vous. - Nous voulions vous inviter à déjeuner.

Ne restez pas plantés là. - Salut. Bonjour.

Venez vous asseoir, les garçons. - Merci, nous nous asseyons.

Merci, Mme Cuthbertson.

L'oncle suggérait que vous seriez objecteurs de conscience, en cas de guerre.

Non, non. - Non, Polly, pas pour cette guerre.

Il faut se battre pour les juifs. - Tous les deux?

Nous allons le faire tous les deux. - Tous les deux, nous nous engageons, à la fin des vacances.

Dans quelle arme? - Les forces aériennes.

Le meurtre à distance. Vous avez entendu parler de Guernica?

Bien sûr. - Picasso. Je rejoindrai la Marine dès que je le pourrai.

Arrêtez, les enfants. Il n'y aura peut-être pas de guerre. Il se peut qu'elle n'ait pas lieu.

Tout ça recommence. Je ne veux pas le vivre de nouveau.

Eh bien! - Pauvre tante Helena!

Oncle Richard est son second mari. Elle a perdu le premier lors de la dernière guerre.

Nous devons admettre, tous autant que nous sommes, et elle aussi,

qu'il y a en nous quelqu'un qui est capable de tuer.

Toi, et toi, et...

Qu'est ce que ça fait, comme différence...

...puisqu'il va y avoir la guerre.

Attendez! Attendez-moi!

Helena, où es-tu? - Ici.

Helena, je ne me mêle pas de tes affaires, mais cette fois, il faut que je te dise... - Quoi donc?

Cette gosse, Sophy, ne porte pas de culotte!

Comment le sais-tu? - J'ai vu Oliver la prendre sur les épaules!

Et c'est tout? - Tout? C'est indécent! Je te demande un peu.

Richard, elle n'a que dix ans. Elle ne porte jamais de culotte quand il fait chaud.

Moi non plus, puisqu'on en parle. C'est une invention qui remonte à l'époque victorienne.

Ton ami le général veut que tu l'appelles.

Il va abattre sa meute et voulait que tu le saches,

puisque tu fais partie de l'association de chasse.

Mon Dieu. Alors, il pense que la guerre va avoir lieu.

Oui, chéri, il le pense.

Helena.

Helena, je ne sers à rien.

C'est absurde, Richard. Il y aura des tas de choses à faire, pour toi. La défense passive, d'autres choses de ce genre.

Répondre au téléphone. Je te demande un peu.

Je n'ai qu'une jambe! - On n'a pas besoin de jambes pour répondre au téléphone.

Maintenant, il faut que je m'active à la cuisine pour nourrir ton armée de parents.

Et les culottes de Sophy?

Il va y avoir la guerre, crois-tu que les culottes de Sophy ont de l'importance?

Quand aura lieu la pleine lune?

Tu penses au parcours de l'Épouvante?

Ferons-nous courir Sophy? Elle le désire.

Pourquoi pas? Si elle s'entraîne d'abord.

Dis-le-lui. Elle sera comblée.

Pour la dernière pleine lune, j'étais sur l'Èbre. Un de mes amis a été tué.

Sans bruit. Une balle, à travers la jugulaire.

Lui et ses copains avaient brûlé un prêtre. Ils ont fait un feu de joie et l'ont brûlé.

La bonne blague. On a découvert ensuite que c'était l'un des nôtres.

Une blague?

Les atrocités sont des blagues.

Sinon, tu ne peux pas survivre.

Nous en avons tous commis. Des deux côtés.

Tu en as commis, toi?

J'étais là. Ça revient au même.

On est ivre. Il y a beaucoup d'inaction. On tue le temps en brûlant, en violant, en pillant. - Tu as violé?

En fait, elle était plus que consentante. J'ai pensé, mon Dieu, je vais attraper la chaude-pisse!

Heureusement, ça n'a pas été le cas. - Juste une fois?

Non, ma douce. Chaque fois que j'en ai eu l'occasion.

C'est donc pour ça que tu dis que nous sommes tous capables de tuer.

Regarde comme les jumeaux sont loin. Et Sophy est avec eux. - Ils ne la laisseront pas se noyer.

Sais-tu, Olly, que leur père était brancardier pendant la guerre? - C'était courageux.

Il n'en a jamais parlé. Il ne casse pas les pieds aux autres avec sa guerre, lui.

Sophy, veux-tu faire le parcours de l'épouvante?

Sors de l'eau.

Qu'est-ce que tu disais? - Veux-tu faire le parcours de l'Épouvante, cette année?

Oui, s'il te plaît! - Tu dois t'entraîner.

Je connais le chemin! Je le connais mieux qu'aucun de vous, Olly.

Il y a des rochers à côté de la cabane du garde-côtes. - Il n'y a aucun danger, là.

Oui, je sais!

Est-ce que tu regarderas tout le parcours?

Oui, nous regarderons au début et à la fin, et aussi au milieu,

et nous verrons ce que tu sais faire.

Oh, merci, Oliver.

Tu vois ce qu'il faut faire pour la rendre heureuse?

Allez-vous courir?

Bien sûr! - Tu parles! Quand?

À la pleine lune. Peu importe la date.

Quand je m'entraînerai pour le parcours de l'Épouvante, est-ce que tu me regarderas?

Bien sûr.

Qu'est ce que tu dirais de cet après-midi? Ça te dirait?

Est-ce que mon nez est en train de rougir?

Recouvre-le d'une feuille.

Astucieux. Trouvez-m'en une.

Attention! Prêt? Partez!

Elle est partie! - Walter a donné le signal.

Je me demande à quoi ressemble le monde, vu d'en haut!

On n'a jamais volé. Crois-tu qu'ils vont nous laisser ensemble?

Tu crois qu'ils pourraient nous séparer? - Peut-être.

Mon Dieu, j'espère que non. - Mais la mort le pourrait.

Pas nous. Oh, Sophy va passer au rocher. - Elle est en tête, qui plus est!

Calypso et Oliver vont l'accueillir.

Non!

Je vais te dire, Olly. Même si je ne t'épouse jamais, je coucherai avec toi.

Est-ce que tu l'as déjà fait? - Oui.

Est-ce que c'est agréable?

Agréable?

Agréable?

Je veux t'avoir toute à moi. J'attendrai.

S'il y a la guerre, je coucherai avec toi avant que tu ne sois tué.

C'est ce que les jeunes filles vierges font dans les livres, et j'en suis une.

Tu parles sans cesse de ta virginité. Mais ce n'est rien.

Tu peux la perdre en faisant du vélo.

Je ne le savais pas. - Mhhh.

Je vais devoir faire attention. J'aurai un vélo, à Londres.

Papa dit que le carburant sera rationné.

Mais pas la virginité.

Comment feras-tu, à vélo, pour trouver ton riche prince.

C'est tellement bourgeois. Si tu veux vraiment quelque chose, tu l'obtiens. Et je veux vraiment trouver un mari riche.

S'il te plaît, ne fais pas ça, mon amour. Je vais devenir riche.

Foutrement riche, riche à en puer!

Qu'est-ce que c'est que ça? Quelqu'un a crié! Sophy!

Il y a quelque chose d'anormal.

Sophy! Sophy!

Sophy!

Sophy, qu'est-ce qu'il se passe? - Es-tu blessée?

Tu fais mal! Arrête!

Arrête! - Rose! Un homme... un serpent rose.

Un serpent?

Est-ce qu'il t'a mordu?

Non... Non.

Ça ira. Désolée.

Est-ce que j'ai couru vite?

-Tu as dû battre le record. - J'irai encore plus vite au clair de lune. Tu verras.

Qu'est-ce qu'il s'est passé? - Elle ne nous le dira pas.

C'est si paisible. Dans notre pays, au moment des moissons, il y a un an, nous étions emplis de crainte. - Nous le sommes toujours.

Mais pas pour nous-mêmes. - C'est dur d'être en sécurité sans Pauli. Dieu nous aidera sûrement.

Got Mit Uns! Ne sois pas ridicule.

Père dit que nous ne devons pas perdre la foi en Dieu, mais c'est déjà fait.

Nous l'avons perdue en nous faisant amocher au rugby.

Paul aussi?

Nous avons aussi perdu le match. Nous avions pourtant prié.

Quel âge aviez-vous? - Douze ans.

Et vous avez cessé de croire, juste comme ça? - Nous ne l'avons jamais dit à notre père.

Votre père est un saint. Je dis cela pour le cas où les saints existeraient;

mais personnellement, j'en doute.

Vous allez à son église. Vous jouez de l'orgue pour lui!

C'est bien le moins que je puisse faire pour votre père et votre mère.

Par ailleurs, vous avez de la chance, les garçons. - C'est vrai!

Ça va s'arranger, Monika. Il suffit d'attendre.

Nous nous battrons pour vous.

Nous allons rejoindre les forces aériennes, et extraire votre fils de ce camp.

Dans un cercueil...

Ils vous renvoient un cercueil. Notre fils est musicien.

On ne peut pas jouer du piano dans un cercueil.

Et... Qu'est-ce que c'est que ce jeu auquel vous jouez ce soir?

Nous courons le long de la falaise.

Oliver appelle ça le parcours de l'Épouvante, parce qu'il a le vertige.

Ça fait un peu peur, par endroits, mais même Sophy peut le faire, maintenant.

Nous courrons au clair de lune.

Pouvons-nous y assister? - Bien sûr! Les anciens s'assoient sur la pelouse de camomille,

et papotent en nous chronométrant.

Salut! N'est-ce pas super?

Nous avons persuadé tante Helena de mettre la table sur la pelouse. - Nous sommes gâtés.

Ach, so schoën!

N'est-ce pas amusant? Venez.

C'est une idée géniale!

Oncle Richard, voici Monika et Max Erstweiler.

Ah! - Ils résident au presbytère.

Nous nous sommes rencontrés à l'église, je crois. Vous connaissez ma femme, Helena?

Eh bien... - Je suis si heureuse de votre venue.

C'était la première fois que lui parlais... - Pardon?

Max, sur la pelouse de camomille. Elle a une odeur particulière.

Je l'ai plantée juste avant la guerre. - Ah...

Il n'était pas célèbre, à l'époque, n'est-ce pas? - C'était un réfugié d'Allemagne du Nord.

Le général dit que... - Le général?

Le général Peachum, mon voisin. - Ah.

Il disait que les juifs lâches admiraient Hitler.

Max était le gentilhomme campagnard typique, un brave homme. Ces gens-là faisaient beaucoup de mal.

Mon chéri, pourquoi faut-il que tu conduises si vite? Je préfère arriver en retard à cet enterrement qu'en avance pour le mien.

Désolé, grand-tante...

C'est la fête que nous faisons chaque année. Peut-être la dernière.

Tous les ans à l'extérieur? - Non, c'est la première fois. Mais ce soir, il ne semble pas y avoir de problème.

Et les enfants s'amusent. - Ils ne parlent que de se battre. Ne sont-ce pas des hommes?

Je crois bien que oui. Des hommes...

Les boissons!

Vous avez un fils dans un camp, je crois?

Mon ami, le général, dit que ça fait beaucoup de bien à votre peuple.

Unerhört!

Venez tous. Le dîner sera servi dès le coucher du soleil.

C'est l'heure de l'apéritif!

La lune!

Attendez! Attendez... encore un toast.

Aux amis absents!

Aux amis absents.

Et maintenant, le parcours de l'Épouvante. Je commence.

Qui, ensuite? Veux-tu nous chronométrer, oncle Richard?

Vous avez vos torches? - Oui.

Les règles habituelles, j'imagine?

Un coup de torche au démarrage. - Oui.

On y va! - Venez, les jumeaux.

Suivez-moi.

Sophy n'est-elle pas un peu trop jeune? - Elle court avec les jumeaux.

Elle y arrivera. - Je ne vois pas le chemin. Ce doit être dangereux.

Ils le connaissent très bien. Si j'avais ma jambe, je le ferais sans hésiter.

Mais... où est l'arrivée? - Dehors, hors de vue.

Ils poussent un cri quand ils y arrivent.

Je les chronomètre, et c'est moi qui ai le dernier mot.

Regardez: Oliver est parti. - Oliver!

Calypso!

Les jumeaux!

Sophy!

Polly!

Walter! - Allons, Sophy! Cours encore plus vite!

Oliver! Terminé!

Calypso! Terminé!

Qui, ensuite? - Sophy et les jumeaux.

Polly et Walter en dernier.

Oliver! Qu'est-ce que c'est?

C'est moi. Mon pénis.

Oliver! - Qu'est-ce qu'il y a?

Il est énorme! - C'est tout à fait normal. J'ai une érection.

Et il pointe sur toi. Tu n'as jamais vu un homme avoir une érection?

Non. - Alors, tu es réellement intacte. Vierge... Je ne te croyais pas.

Est-ce que ça fait mal? - Non. Pense que ça va s'élargir pour laisser sortir le bébé.

Tu sais comment naissent les bébés, n'est-ce pas? - Bien sûr, que je le sais.

Je t'aime. Je t'aimerai toujours... - Je ne crois pas.

Vas-y Sophy, tout droit! - Plus vite! Vas-y!

Plus vite! Plus vite! Vas-y! Bravo! - Je l'ai fait!

Sophy, arrivée! - David, terminé! - Paul, terminé!

Polly, terminé!

Walter, terminé!

Bon sang! Je suis épuisée. Plus jamais ça!

C'est très probable. L'an prochain à cette époque, où serons-nous tous?

Sous le gazon!

Tu seras sous la mer, dans ton sous-marin.

C'est bien vrai.

Oncle Richard veut un chien! - Comment le sais-tu?

Son vieux Farticus lui manque. - Helena ne sera pas contente!

Il serait temps d'arrêter de la prendre avec des pincettes.

Elle nous a vraiment regardés de travers juste avant le dîner.

Nous l'avions mérité, à parler du général!

À bas tous les généraux, et particulièrement Franco!

Qu'est-ce que tu vas faire, Calypso, s'il y a la guerre?

Trouver un travail agréable avec des tas d'hommes riches.

Elle a l'air d'être sérieuse! - Iras-tu réconforter les troupes?

Je le ferai aussi... Sans distinctions.

Alors? Oliver a-t-il gagné, comme d'habitude?

C'était ton père, au téléphone. Il dit que son hôpital va être évacué, quitter Londres.

La guerre...

Nous devrions partir. - Oui. C'est...

Nous devons vous remercier. Vous remercier tous les deux.

C'était charmant. - Pleine lune. Et le temps sera beau.

Nous devrions appeler maman. - Oui, utilisez le téléphone.

Et Sophy, tu devrais aller au lit! L'heure du coucher est passée depuis longtemps.

Richard? - Oui, ma chérie. Une belle fête! Merci de tes efforts.

Ce n'était pas grand-chose. - Désolé d'avoir gaffé, avec ces juifs...

Tu t'es rattrapé. Richard?

Je crois que je ne vais pas pouvoir dormir, maintenant. Pouvons-nous discuter?

De quoi?

De la guerre.

C'est encore une fausse alerte. Il n'y aura pas de guerre.

On évacue les hôpitaux et les médecins. Les enfants, également! Martin a été...

C'est encore un de ces foutus exercices. Le général dit...

Le général est en train de tuer sa meute.

Ce n'est pas encore fait... Bon sang, Helena, il n'y aura pas de guerre.

Je ne prendrai pas part à cette panique et à ces histoires de bonnes femmes!

On ne peut pas parler avec toi. - Que veux-tu dire?

Je ne peux pas! Si tu nies ce qui est en train d'arriver, comment puis-je te parler?

Tous ces enfants vont y prendre part! Tout va recommencer, mais en pire.

Je ne le supporterai pas.

Je ne peux plus supporter que tu fasses l'autruche. Je m'en vais à Londres.

À Londres? Pourquoi faire? - À ton avis? Pour faire du shopping!

La guerre. Ça change tout! - Ah bon?

Bien sûr.

Veux-tu m'épouser? Tu dois être à moi, si je dois partir me battre.

Tu pourrais avoir un emploi sûr. - Je me suis engagé.

Auprès de qui? - De moi-même. De toi.

Je ne t'ai pas demandé de te battre.

Je ne t'ai pas demandé de filer en Espagne de manière aussi stupide.

Contre le fascisme. Les Nazis. - Certains sont très agréables.

Tous ceux qu'on a rencontrés, au ski, à Kitzbühel.

Calypso, regarde-moi. Je suis sérieux.

S'il te plaît, fiançons-nous. - Nooon! Pour la centième fois.

Je te réconforterai, comme on dit. Mais le mariage, non. Je te rendrais seulement malheureux.

Je prendrai ce risque. Je suis déjà malheureux.

Tu as une idée de ce que ce serait.

Je m'endors. Bonne nuit, Olly.

Je me contenterai du réconfort, alors. - Fais-le.

Sophy! Tu nous écoutais! - Oui.

Tu ne devrais pas faire cela! - Mais j'étais là!

J'y suis souvent!

Descends!

Je t'attrape.

Voilà...

Là. - Merci.

C'est marée haute...

La marée de la guerre. - J'ai peur. Et toi?

Oui. Beaucoup.

Plus que pour le parcours de l'Épouvante? - Beaucoup plus. Tout est réel, maintenant.

Je courrai de nouveau en ton honneur. - Tu es adorable. Tu devrais être au lit.

Laisse-moi rester un peu.

Je vais partir, Sophy.

Quand? - Maintenant. Le plus tôt sera le mieux. Il n'y a rien pour moi, ici.

Je te réconforterai. Est-ce que tu reviendras? Promets-le!

Peut-être.

Ça va? - Oui. Je... je suis tombé en panne de carburant.

Je vais aller en chercher à pied. Le temps que j'y arrive, le garage sera ouvert.

Tu es sûr?

Un mile ou deux à peine.

Tu devrais laisser tes bagages.

Oui, d'accord. Tu devrais laisser tes bagages.

Oui, d'accord.

Où vas-tu? - À Londres.

Moi aussi! - Je peux t'y conduire. Nous pourrions nous relayer.

Vas-tu loger chez ma mère? - Je n'y ai pas réfléchi.

Elle serait ravie de t'héberger.

Nous pourrions prendre le petit-déjeuner à Truro, et téléphoner de là.

Bonne idée!

Déjeuner au Red Lion, s'il existe toujours.

De mémoire... Hillman Street, Ilchester. C'était le 08-33-03, à l'époque.

Quand donc?

Quand j'ai raccompagné Oliver à Londres. Il y a quarante ans. Plus que ça.

Oliver te l'avait demandé! J'ai lu ses romans.

Certains. Il était complètement inconnu!

Il est bien vivant, à ce que je crois savoir. - Et cette histoire de guerre, en Espagne?

Olly est toujours à la recherche de quelque chose, on ne sait jamais quoi.

Tu as beaucoup d'intuition.

Alors, grand-tante Sarah doit être sa mère?

Oui, c'est cela. C'était sa mère.

Sarah?

Bonjour! Vous devez être épuisés. Je descends.

Sarah, il fallait que je vienne.

Ah! J'espère que ça ne te dérange pas. Je peux aller à l'hôtel. - Ne sois pas bête!

George va bientôt rentrer. Il a été retenu au ministère de la Marine. Il est terriblement occupé.

Dépassé, même. Chéri, comment va ta tête?

Je ne peux pas prendre de décision, en Cornouailles. Je ne peux jamais.

Bien sûr que non, je comprends ça.

Sarah? Je pense quitter Richard.

Oui, c'est ce que je pensais. Pourquoi donc l'as-tu épousé? Nous nous le sommes toujours demandé.

Je ne le sais pas vraiment. Peut-être parce qu'il avait connu Anthony, avant qu'il ne soit tué?

Parce que j'avais besoin de m'occuper de quelqu'un?

Ou par pitié? Puisqu'il était encombré de cette orpheline, Sophy.

Ce n'était certes pas par amour. - Pas par amour, bien sûr.

Je n'ai pas l'habitude de cuisiner, mais George insistait pour avoir un repas dominical.

Crois-tu que c'est cuit?

Il me semble. Il avait de beaux états de service, et ça semblait important. Je regrette...

Oh, regrette qu'il affecte de boiter ainsi. Veux-tu que je m'occupe des légumes? Je sais faire.

Oui, s'il te plaît! Tu es un ange. Voici un couteau.

Je réalise soudain pourquoi j'ai épousé Richard. - Pourquoi?

Sa jambe, c'était sa jambe! - Oh, eh bien c'était une bonne raison.

Bien meilleure que si sa jambe s'était... Oh, seigneur, quelle chose horrible à dire.

Qu'allais-tu dire? - J'allais dire que c'était mieux que si sa jambe vous avait séparés.

Et bien sûr, ce n'est pas possible. - Non, le pauvre. Il l'enlève toujours, avant que nous nous mettions au lit.

Oh, juste ciel!

Dites donc, vous deux, là en bas. Vous avez manqué la déclaration.

Chamberlain, à la radio. C'est fait. - C'est la guerre.

Oh, je voulais écouter cet imbécile. - Mon Dieu!

Mon Dieu! - Je croyais que tu ne croyais plus en lui...

Non. Si c'était vraiment le cas, je ne le dirais pas.

Un raid!

Rentrez, vite. Mettez-vous à couvert.

Mettez vos masques et mettez-vous à couvert!

Pas de dirigeable!

Je ne vois rien du tout. - Cache ta cravate, chéri, on ne voit que toi.

Oh, regarde!

Salut, tante Sarah. Il y a des bombes?

Non, venez. - Avez-vous vu quelque chose? Des avions? Salut, tante Sarah. Il y a des bombes?

Non, venez. - Avez-vous vu quelque chose? Des avions?

Pas le moindre. - Qui sont ces garçons?

Les jumeaux Floyer, du presbytère. - Chauffeur, voulez-vous vous abriter?

Non, mais merci quand même! - Merci.

Va leur ouvrir, Oliver. Où est Walter?

Parti en train pour Plymouth, rejoindre la Marine.

Quelle délicieuse odeur de boeuf.

Oh, mon Dieu, le rôti!

Il est parfait. - Un peu trop cuit, en fait.

Délicieux! - J'imagine que c'est le moment de faire mon annonce.

Je rejoins l'armée de terre.

Quand? - En tant qu'officier?

Comme simple soldat. Mais le fait d'avoir fait la préparation militaire m'a un peu aidé.

En fait, j'avais réglé ça avant de descendre en Cornouailles.

Et pour l'Espagne?

Ils ne m'ont pas posé de questions, alors je n'en ai pas parlé.

Nous ferions bien de nous dépêcher. Je me demande où il faut s'adresser.

Pour les forces aériennes? Au ministère de l'Air.

J'imagine qu'il y aura des affiches. - "Le pays a besoin de nous"

Où êtes-vous tous installés, dans Londres?

Chez moi. Papa et maman sont partis en province. L'hôpital a été déplacé.

Ils ont dit que Calypso pouvait rester. Et les jumeaux, jusqu'à ce qu'ils soient casés.

Et vous, les filles, qu'allez-vous faire, maintenant que c'est la guerre?

Une idée, oncle George?

Je peux vous recommander, j'imagine.

En fait, j'ai un travail. Je me suis casée il y a un mois.

Tu es maligne! Et tu as de la chance. Est-ce que c'est un travail excitant?

Je ne crois pas. Au ministère de la Guerre.

Helena? Comment ça va, là-haut. Quand rentres-tu?

Oh, pas tout de suite. Je.. j'ai encore des courses à faire.

Toutes sortes de choses. Il va y avoir pénurie. Je fais faire des stocks.

C'est vraiment difficile, sans voiture.

C'est au général, de te conduire.

Helena... Helena! Il a tué la meute!

Peux-tu croire chose pareille? Je te demande un peu!

Tu as peut-être raison, au sujet d'Hitler. Le général le croit aussi.

Seul un soudard pourrait se conduire ainsi.

Pauvre Richard... la meute. - Est-ce que tu rentres?

Pas encore. Il faut que j'y réfléchisse. - À quoi? Sophy?

Sophy fait partie du problème, mais ce n'est pas tout. La jambe aussi.

Sarah, je n'aime pas Sophy. - Le petit "accident" de la demi-soeur de Richard...

C'était bien de votre part de la prendre avec vous.

Pourquoi ne l'envoies-tu pas à l'école - je veux dire dans un bon internat?

En temps de guerre? - Helena, le temps ne s'est pas arrêté,

qu'il y ait la guerre ou non.

Trouve un pensionnat pour cette gosse, elle sera bien plus heureuse. - Tu crois?

Demande à Polly, elle était heureuse à l'école.

Pour Calypso, ça n'a pas marché. Elle a été exclue. Elle flirtait avec le jardinier.

L'école de Polly était près de Cambridge.

Pour ce genre de choses, il y a le train. Demande à Polly et vérifie auprès de sa mère. Fais une liste.

Commence par la jambe, ajoute Sophy et tes courses.

Et tu peux tout de suite éliminer la jambe, parce que tu ne peux rien y faire.

Tu me bouscules. - Il n'est pas normal d'être détestée, à l'âge de Sophy!

Je n'ai jamais dit que je détestais Sophy! - Ne pas être aimée, ça revient au même.

LISTE Jambe Sophy Chiot

Je le savais bien, que tu m'aiderais.

Sarah? Je suis là. - C'est toi, Helena?

Oui, je suis rentrée. - Je suis en haut, je me change.

Oh, un voyage affreux...

C'est en dehors de Cambridge,

mais l'école est splendide;

et par une chance absolue, ils avaient une place.

Des gens en partance pour l'Inde, et qui voulaient emmener leur fille. - Helena, Richard a téléphoné, et il veut que tu le rappelles.

Pourquoi? - À propos de Sophy.

Qu'est-il arrivé? - Il n'a pas voulu me le dire, mais il semblait assez désemparé...

Il a dû te le dire! - Helena, tu sais comment il est. Et il était encore plus difficile que d'habitude.

Je suis allé chez Harrods lui acheter un chiot. Et je le lui ai expédié!

Oh... Bon, d'accord. J'y vais.

Ah, te voilà. Merci d'être venue. - Où est Sophy?

J'ai reçu ton cadeau. Il mordille tout. Il a dévoré mon meilleur cardigan. - Où est Sophy.

Dans son lit, au presbytère. - Pourquoi? Que s'est-il passé?

Elle ne veut pas le dire. Le presbytère a proposé de la prendre...

Il vaut mieux qu'elle soit avec des femmes, je crois. Je ne peux pas faire grand-chose, avec ma jambe.

Monika s'est débrouillée, le docteur dit qu'il lui faut du repos. - Mais que s'est-il passé, bon Dieu?

C'est ça qu'elle ne veut pas dire. - Il vaut mieux que tu viennes aussi.

Où vas-tu? - Au presbytère, bien sûr!

Le pasteur l'a trouvée sur le chemin qui longe la falaise. Il l'a trouvée bizarre.

Il lui a proposé de la raccompagner en voiture. Elle n'a encore rien dit, c'est étrange.

Porte-t-elle des marques, je veux dire... est-ce qu'il... - On n'a pas abusé d'elle. Rien.

Là où elle était, elle ne pouvait pas non plus rencontrer Penrose. - Penrose?

Le garde-côte. Tu le connais.

L'armée est en train de clôturer le chemin. Je te demande un peu.

Hitler ne va pas nous envahir en escaladant des falaises à pic! - Et ce Penrose?

Il est tombé. Ivre, je suppose, ou bien un suicide. Un type lunatique, à ce qu'on dit.

En tout cas, l'armée l'a retrouvé. Ça occupe un peu la police.

Ah, si j'avais ma jambe... - Oh! Assez, avec ta jambe!

Qu'est-il arrivé à Sophy?

Je suis venue directement. Parle-moi de la pauvre Sophy.

Vous voulez la voir? Monika est avec elle.

Dans la chambre de l'étage, à gauche. J'ai bien peur que Mildred ait dû partir. - Merci!

Attends-moi. Ah. Je te demande un peu.

Ach so! Sophy, regarde qui est là.

Bonjour, chérie.

Bonjour, Sophy, je suis de retour. Comment vas-tu?

Pendant que j'étais à Londres, j'ai acheté ce chiot pour oncle Richard, et je t'ai aussi acheté de nombreux vêtements.

Il se passe plein de choses. Polly travaille pour l'armée, Calypso cherche un emploi,

Walter a rejoint la Marine, les jumeaux sont dans l'armée de l'air,

Oliver est dans l'armée comme simple soldat. Il ne veut pas être officier.

Tante Sarah et moi-même avons pensé que tu aimerais aller à l'école;

aussi je suis allée rendre visite à l'école de Polly, près de Cambridge;

je crois que tu l'aimeras; et il y aura des enfants de ton âge,

des jeux, et ainsi de suite.

Polly a dit que tu pourras aller chez elle, quand tu passeras pas Londres.

... je ne comprends pas tout à fait, mais voulez-vous entrer un instant... - Que se passe-t-il?

La police. - Quoi?

C'est à propos du garde-côte? - L'accident. J'en ai entendu parler. Quel manque de chance.

C'est notre faute! - Ma chérie. Ils sont là.

De quoi s'agit-il? Pourquoi sont-ils venus? - Pour nous. Ils sont venus pour nous.

N'aie pas peur, mon enfant. C'est la police anglaise, pas la Gestapo. - Pour vous?

Nous devons être internés, en tant qu'alliés de l'ennemi. On nous avait avertis.

Mais c'est totalement absurde! Vous êtes des juifs!

Vous êtes venus ici pour échapper à Hitler. - Mais des étrangers quand même!

Oh, bon Dieu! - Non! Ils ne doivent pas vous emmener.

Oncle Richard! Oncle Richard!

Oncle Richard! Oncle Richard! S'il te plaît, il faut les en empêcher.

Écrivez au Times, au Premier Ministre.

Oncle Richard peut le faire. Il les obligera à l'écouter.

Alors, il est parti en campagne. - Pardon?

Ton père l'a aidé, bien sûr. - Ah vraiment?

Il était député, et avait des tas de contacts.

Comme il était très riche, il avait des tas d'amis.

Il fallait bien qu'il soit riche, sinon ta mère ne l'aurait pas épousé.

Calypso a toujours dit qu'elle n'épouserait qu'un homme très riche.

Qu'est ce que tu bois, grand-tante? - Du Scotch.

Tu sais, George, il est... largement assez vieux pour être son père! - C'est le père de Calypso qui les a présentés.

Comment a-t-il pu se montrer aussi stupide? - Je suis bien certain qu'il ne lui était pas venu à l'esprit

que la guerre avait convaincu Hector d'engendrer un héritier dans les Highlands?

Mais il avait eu une épouse! - Qui n'avait pas pu lui rendre ce service-là.

Peut-être le problème était-il chez Hector? - Nous finirons par le savoir, n'est-ce pas.

Tante Helena! Mais Sophy n'a-t-elle pas pu venir? - Non, je l'ai laissée à son école.

Oh, quel dommage! Je voulais lui montrer le Ritz.

Hector, voici ma tante Helena. Elle demeure chez tante Sarah et oncle George.

Je suis désolée, Richard n'a pas pu venir.

Oui, j'ai appris que j'avais connu votre mari lors de la dernière guerre.

Il me l'a rappelé dans une lettre récente.

Je n'ai jamais vu quelqu'un d'aussi suffisant.

Et toi, Polly?

Eh bien, vous savez ce que Calypso a toujours dit. N'est-ce pas, Walter? - Quoi donc?

Elle a épousé un homme riche. - Il fallait bien que quelqu'un paye tout ça.

Ses parents de Calypso n'ont pas un sou.

J'imagine qu'oncle John est plein de gratitude.

Oh, regardez, voilà Oliver! Je ne pensais pas qu'il viendrait.

Olly chéri! Qu'est-ce que tu piques! - C'est lui?

Tu ne dois pas être agressif. - Aurai-je quand même droit à mon réconfort?

Oh, ça! - Il se peut que je le réclame bientôt.

Je dois bientôt partir pour la Finlande. - Oh, Hector dit que tout s'écroule, là-bas!

Il y aura d'autres campagnes. - Pourquoi une telle hâte?

Parce que c'est comme ça. Aussi, tu ferais bien de t'y préparer.

Hector! - Salut Walter!

Non, laisse-moi picoler. Je veux être complètement bourré.

Oh. C'était Oliver. - Je dirais qu'il est bien près d'arriver à ses fins.

Viens faire la connaissance de certains des mes amis du Parlement.

Nous avons été jeunes ensemble. Peu importe. Je tiendrai parole. Et tu tiendras parole.

Dépêche-toi, Olly, il va partir. - Oh je doute qu'il parte sans nous.

Oh, c'était juste. Merci, Polly! - Au revoir!

Bonne chance! - Merci, Polly!

Walter. Ta soeur, c'est une sacrée fille.

Elle n'est pas stupide. Son boulot au ministère de la guerre est plutôt secret.

Oui, plutôt she..shecret.

Dommage que cette vieille Sophy n'ait pas pu venir.

C'est le mariage le plus triste que j'aie jamais vu.

Oh, mon pauvre Oliver.

Il s'en tire bien, si tu veux mon avis.

Je ne parierais pas sur le bonheur d'Hector.

Faut-il être stupide pour passer sa nuit de noces dans le train d'Inverness!

Je me demande ce qu'il s'y passe.

La nuit des longs couteaux, à en juger par l'humeur de la mariée.

Tu es malin.

J'apprécie vraiment.

Tu n'imagines pas à quel point je redoutais ce moment.

C'est ce que j'ai pensé. C'est pour ça que j'ai pris cette chambre.

Quelle surprise! Et au Savoy, qui plus est.

Sais-tu le meilleur? - Non, dis-le-moi.

Il y a un téléphone à côté des toilettes.

Ah. Ils pensent à tout. Veux-tu des huîtres? - Au milieu de la nuit?

Pourquoi pas? - Tu veux que je prenne des forces pour tes Highlands?

Je les redoute aussi.

Attends de les voir!

D'accord, j'attendrai. Il vaudra mieux que ça me plaise.

Salut, je suis là! Une permission de 48 heures!

Il y a quelqu'un?

Personne.

Allô? C'est Oliver.

Oui, je suis de retour à Londres. Pour deux jours. Je peux te voir? Je crois que mes parents ont fichu le camp à Bath; il n'y a personne ici.

Nous sortons. Tu as failli nous manquer.

Hector m'attend à la porte. Nous allons à une réception

Ce n'est pas le genre de fêtes que tu apprécies. Désolée.

Une autre fois, avertis-nous à l'avance.

Il y a tant de fêtes. On s'amuse bien, à Londres.

Je suis sûre que c'est impossible, à présent.

Pourquoi ne joindrais-tu pas Polly. Elle est sans doute chez elle.

J'arrive, Hector! J'arrive...

Oliver!

Sophy! Que fais-tu ici? Je te croyais à l'école.

J'ai une semaine de congés, parce que j'ai attrapé la rubéole. Polly est sortie avec les jumeaux. Entre!

Ne laisse pas sortir de lumière par la porte. - Tu as grandi!

Crois-tu que je peux prendre un bain? - Bien sûr!

Y a-t-il quelque chose à boire? - Si tu veux du gin, il en reste un peu.

J'allais justement dîner. Les jumeaux passent la soirée en ville.

Je vais t'emmener dîner, et je prendrai un bain ensuite.

Des nouvelles de Cornouailles? Qu'en est-il des Erstweiler? - Oncle Richard tente de les faire sortir.

J'ai reçu une lettre de Monika, au camp. Elle avait été censurée! N'est-ce pas stupide?

Oh, c'est toute cette foutue guerre est stupide. Et ennuyeuse, qui plus est.

Tout le monde a plié bagage!

Où allons-nous dîner? - N'importe où.

Je vais t'emmener au Savoy.

C'était vraiment bon! Je n'étais jamais sortie, à Londres. - Mon père m'amenait ici aux petites vacances.

Pourquoi n'es-tu pas retournée en Cornouailles? - Tante Helena a dit que c'était trop loin pour si peu de temps.

Et tu le regrettes? - Pas vraiment.

Tu n'aimes pas les Cornouailles? - Pas beaucoup.

À quoi ça ressemble d'être soldat?

À l'enfer... Non, plutôt au purgatoire, mais sans les avantages.

Tu n'étais pas au mariage de Calypso. - Tante Helena ne voulait pas que je manque l'école.

Je vois... Trinquons.

Je n'aime pas trop ça, mais ça me réchauffe.

J'ai couru le parcours de l'Épouvante. - Pardon?

C'était interdit, mais je l'ai couru avant qu'ils ne mettent les barbelés pour empêcher les Allemands d'accoster.

Oh! Le parcours de l'Épouvante. J'avais oublié.

Qu'est-ce qu'il y a?

J'ai rencontré... je veux dire, j'ai vu... - Oui?

J'ai rencontré le pasteur. Il a été très gentil et m'a ramené à la maison.

Oh, non! Calypso est là!

Quelle foutue garce! "On s'amuse bien, à Londres..."

Depuis quand sais-tu qu'elle est là, Sophy?

Je l'ai vue quand nous sommes entrés. Je ne suis pas une foutue garce.

Je parlais de Calypso, pas de toi.

Alors. C'est la fin de l'histoire?

Le réconfort est pour toi, mon vieux.

Monika a dit que la police n'était pas la Gestapo, quand ils sont venus les chercher, Max et elle.

Il faut que je me lève tôt. - Sophy, tu es gelée. Pourquoi ne l'as-tu pas dit?

Ça va. - Viens. Nous devons rentrer chez Polly.

Nous n'avons pas laissé de mot, elle va nous croire disparus.

Elle est sortie avec David et Paul. - Ils ont dû rentrer, maintenant.

Quel poisson gelé! Prépare-toi du chocolat. Comment ça va, Oliver?

Ça ne va nulle part. Je suis dans une caserne, et il y a ce foutu froid.

Tu as l'air bien. - Je crois que je fais quelque chose d'utile.

Secret? - Ah, tu as remarqué.

Oui, c'est vrai. - Nous avons du gin.

Merci. Nous avons vu Calypso.

Oh! Tu devrais l'éviter. Elle est de la haute, maintenant.

Oui. Elle a d'autres chats à fouetter.

Oui. Je l'ai appelée, ce soir. Elle m'a dit qu'elle sortait avec Hector, au téléphone.

Il est souvent au Parlement, le soir. Peut-on exiger de Calypso de l'attendre, toute seule chez elle?

En Cornouailles, vous étiez aussi tous les deux en admiration.

Toi aussi. - Elle te préfère à nous.

Ou à Walter. - Je pense qu'elle préfère les officiers.

Vous monterez en grade, quand vous volerez. Où êtes-vous stationnés? - Près de Cambridge.

Nous escortons Sophy jusqu'à son école demain.

Nous avons essayé d'intégrer les bombardiers, mais ils nous forment pour la chasse.

Nous aurions pu rester ensemble à Bournemouth, pensions-nous dans notre innocence.

On s'entraîne dans la cour de la caserne. Bon Dieu! - Mon petit frère est plein de griefs, lui aussi.

Ils ne veulent pas de lui dans les sous-marins.

Il dit que la Marine est pleine de sadiques, et qu'il aura le mal de mer pendant toute la guerre.

Il faut que j'aille travailler, demain. Je vais me coucher.

Si je ne suis pas là demain matin, ne vous en faites pas.

Reviens quand tu veux, la place ne manque pas.

Je suis dans la chambre de papa et maman, où il y a le téléphone,

tu peux prendre celle de Walter.

?????

Bon Dieu! Oncle Richard! Qu'est-ce que tu fais là?

Je cherche un abri! Eh! Je me suis perdu, avec ce foutu couvre-feu.

Quelle est l'utilité d'un couvre-feu, je te le demande, à la pleine lune?

Nous sommes à la cuisine. Polly est allée se coucher. - Je suis passé chez toi, tout est fermé. Il n'y avait personne.

Je crois qu'ils sont partis pour Bath. Le service de mon père a été déplacé.

Viens boire un coup avec nous. Les jumeaux sont là. Ainsi que Sophy.

Ah, vous voilà tous les deux. Qui est qui?

Je ne peux pas vous distinguer. - Comme Polly!

Qu'est-ce que vous faites ici? Non, ne me le dites pas.

Elle d'abord. - J'ai eu la rubéole, oncle Richard. Pourquoi es-tu à Londres?

Alliés de l'ennemi! Je vous demande un peu. C'est ridicule.

Arrêtez avec cette paperasse, et laissez-les sortir. On s'en occupera, au presbytère, votre père l'a écrit.

Qu'est-ce que c'est que ça? - Du gin.

Ah. C'est tout ce que vous avez?

Je suis allé au ministère de l'Intérieur. Foutu après-midi. De vrais abrutis.

Incapables de distinguer un simple violoniste autrichien jouant de l'orgue dans l'église de votre père

d'un agent ennemi. Ils m'ont promené d'un bureau à l'autre.

Pas terrible pour ma jambe. Ils m'ont rendu malade, je vous demande un peu,

je n'ai absolument rien obtenu... De quoi rigoles-tu donc? - De rien, monsieur.

Ah. Où en étais-je?

Ah oui, nulle part!

Alors, je suis allé au Parlement. J'ai rencontré ce type qui a épousé Calypso,

Et bingo! Devinez? Un type, député de je ne sais où, m'a informé de ce que les Erstweiler sont en cours de libération,

et qu'ils arriveront à Londres après-demain.

Oncle Richard! - Et aucun de ces abrutis, le cul sur leur paperasse,

n'était au courant. Je vous demande un peu!

Il reste du gin?

Essayez de vous relaxer. J'ai réchauffé mes mains.

J'ai toujours pensé que toucher les gens avec des mains froides

était le sommet de la cruauté.

Restera-t-il en place?

Oh oui. Essayez vous-même. Je ne veux pas que vous paniquiez, une fois rentrée chez vous.

Je ne redoute pas de paniquer. - J'espère bien.

Quel âge avez-vous, déjà? - 19 ans.

Est-ce que c'est bien? - C'est parfait.

Vos parents sont-ils contents? - Je ne le leur ai pas encore dit.

Mon père est médecin, mais son hôpital a été évacué, et ma mère l'a suivi.

Ah. J'espère que vous serez heureux tous les deux.

Vous semblez être le genre de fille qui sait ce qu'elle veut.

C'est le cas.

Vous ne devriez pas perdre de vue vos valeurs.

C'est important de garder cela à l'esprit.

Je respecte mes propres valeurs.

# Allons voir le Magicien # # Le merveilleux Magicien d'Oz. #

# S'il y eut jamais génie eh bien # # C'est bien le grand Magicien d'Oz! #

# Si jamais il y eut génie, # # Ce fut le grand Magicien d'Oz... #

Tu me parais bien gaie, maman?

C'est une drôle de chanson, pour un enterrement!

Oh, pourquoi pas? C'était un magicien, à sa façon.

Un magicien de l'archet, si vous voulez.

Pas seulement de l'archet, à ce que certains prétendent.

Je repensais au jour où nous sommes allés voir ce film-là,

et où en rentrant, j'ai trébuché sur la jambe d'oncle Richard.

Merde! - Qu'est-ce qu'il y a?

Oncle Richard, je suis tombé sur ta jambe!

Qu'est-ce que tu fais là?

Je suis arrivé hier soir. Quelle heure est-il?

Dans les sept heures. - Ah. Je vais venir prendre le petit déjeuner.

Le souper. Il est sept heures du soir.

Je me souviens, nous avons fait la fête. - Oliver et les jumeaux ont fait un boucan terrible.

J'imagine qu'ils te mettaient au lit. Tout était silencieux quand je suis partie.

Je me sens lamentable.

Si tu prenais un bain? Il y a un rasoir de papa quelque part.

Ensuite, descends pour le souper. Je vis à la cuisine, ces temps-ci.

Qui est-ce? - Moi. C'est moi!

Calypso. Est-ce que... je peux entrer? - Bien sûr!

On a plus de chances de se casser le cou que d'être bombardé.

J'ai filé mon bas contre le trottoir. - Ça ne te ressemble pas... Entre!

Qu'est ce qu'il se passe? Quelque chose est arrivé?

Rien. Tu attendais quelqu'un? Je ne veux pas m'imposer.

Ce n'est qu'oncle Richard. Il est à Londres, et tente d'extraire les Erstweiler de l'île de Man.

Avec une gueule de bois terrible!

Il vient tout juste de se réveiller. Après que les jumeaux et Oliver l'ont mis au lit, hier soir.

Est-ce qu'ils sont là, maintenant? - Non. Il fallait qu'ils raccompagnent Sophy à son école

avant de regagner leur caserne. Et Oliver a dû regagner la sienne.

J'aurais aimé les voir tous. Les jumeaux sont venus un soir, mais je faisais autre chose.

Polly, il faut que je le dise à quelqu'un.

Vas-y. Pourquoi ne resterais-tu pas pour le souper?

Oh bon Dieu, attends.

Allô? Quoi? Oh, tante Helena! Oui, c'est moi, Polly.

Oui, oncle Richard est là, il descend justement. Gardez l'appareil un instant.

Tante Helena, pour toi. - Ah, oui.

Oui, j'ai y veillé ici... Quoi?

Qui? C'est ridicule!

Ils ont dit ça au pasteur? Pourquoi pas à moi, qui ai couru partout!

Enfin, courir, pas vraiment. Pas avec ma jambe. Polly a trébuché dessus. Quoi?

Oh, bon, d'accord, je rentre. Oui, ce soir, si tu veux. Je peux attraper... Allô?

Tu es là? Helena!

Bon sang! On a été coupés!

Les Erstweiler ne seront pas de retour avant la semaine prochaine.

Et ils passent par Bristol! Je te demande un peu.

Ah!

On dirait qu'Helena veut que je rentre.

Elle dit qu'elle ne savait pas où j'étais passé.

Je crois qu'il faut que je prenne le train de nuit./ - Tu as tout juste le temps de dîner. Calypso reste avec nous.

Je peux t'emmener à Paddington, oncle Richard. J'ai la voiture d'Hector, dans la rue.

Et pour... ce que tu voulais me dire? - Oh, ce n'était rien. Rien d'important, en tout cas.

Je crois qu'il y en a une ici, oncle Richard. Oh non, c'est plein.

Non, non. Nous allons lui faire de la place. - Oh, merci, vraiment.

C'est pour mon oncle. Il a perdu une jambe. Il ne peut pas rester debout jusqu'à Penzance.

Prenez ma place, monsieur! - Oh! merci beaucoup, vous êtes très gentils.

Je l'ai perdue lors du dernier spectacle. Je ne vous dérangerai pas, avec ma jambe. .

Au revoir, oncle Richard, il faut que j'y aille.

Ne t'avise pas de leur donner mon adresse...

Merci beaucoup! Peut-être nous reverrons-nous à Londres, une autre fois. Au revoir!

Au revoir! - Au revoir!

Je croyais que tu visitais ta circonscription! - J'ai décidé de le faire plutôt demain.

Oh. - Je voulais te dire que je suis désolé.

Te conduis-tu souvent ainsi? - Pas souvent. J'étais ivre.

J'imagine que ne me frapperas jamais à jeun? - Chéri, je suis désolé.

Je te répète que je suis désolé. Veux-tu me pardonner? - Non.

Pourquoi ne m'as-tu pas prévenue? - Si je l'avais fait, tu ne m'aurais peut-être pas épousé.

Oh, si! - Pourquoi?

Pour ton argent. - Garce!

Non, c'est de ma faute. - Et de la mienne, maintenant.

J'ai conduit oncle Richard au train de nuit.

Seigneur! Cette foutue cuite a commencé avec lui.

J'ai froid. Je suis fatiguée.

Ça n'arrivera plus. - Bien sûr que si!

Je suis peut-être jeune, mais je sais que cela se reproduit toujours. - Ne me quitte pas.

Calypso, je t'aime.

Je me fiche de savoir si tu m'aimes. Je ne crois pas être le genre de fille qui puisse aimer.

Je t'ai épousé pour ton argent, et pour te donner un héritier.

C'est l'accord passé entre nous, quelle que soit la manière dont tu l'envisages.

Je tiendrai parole, et j'espère que tu ne seras pas ivre trop souvent.

J'espère aussi que ton foutu héritier ne sera pas comme toi.

Oh, mon Dieu! - Qu'y a-t-il?

Oh, Hector, j'ai laissé ta voiture à Paddington.

J'ai déposé oncle Richard, puis je suis rentrée à pied.

Je l'ai oubliée! Elle est près du quai n° 1.

Ta précieuse voiture!

Et tu as laissé les clefs au volant, j'imagine?

Oui, c'est exact.

Pourquoi ris-tu? - Tu es si amusante.

Mais je t'aime. - Pas ce soir.

Je ne pourrais pas... J'ai une gueule de bois diabolique.

Et mauvaise conscience...

Ça aussi.

Tu conduis encore trop vite. - Je voulais te demander...

Quand ma mère a eu son attaque, l'an dernier, elle a dit quelque chose que je n'ai pas compris.

Calypso?

C'était en rapport avec mon grand-oncle Richard. Je crois qu'elle a dit...

que si elle ne l'avait pas transporté, un soir, elle aurait pu quitter mon père,

et que je ne serais pas né. Sais-tu quand c'était?

Richard, le pacifiste! Quelle idiotie absolue. Elle déménageait!

Elle est remise, maintenant.

Elle va mieux.

Le visage de Calypso était trop parfait. Maintenant qu'il est un peu déformé, elle a l'air humain.

Du calme. Ce n'est pas vraiment une chose à dire.

Calypso? C'est Oliver. Peux-tu dîner avec moi?

Ce soir!

S'il te plaît, je m'en vais.

Je te le dirai quand on se verra.

Je pars en Norvège. - Oh, mon Dieu!

Hector dit que c'est une campagne maudite. Pourquoi toi?

J'ai pris du galon. - Mais tu disais ne pas vouloir?

Pas de galon, pas d'action. Alors, j'ai accepté.

Où irons-nous? Hector est au Parlement. Il rentrera très tard.

Parfait! - Très bien, je m'habille.

Ne perds pas de temps. - Alors, parle-moi pendant que je me prépare.

Tu vis dans le luxe. - C'est beau, n'est-ce pas?

J'ai pas mal réaménagé la maison.

Hector s'en fiche, tant que je n'interviens pas en Écosse.

Ça ressemble à quoi? Des cornemuses et des kilts?

C'est le pays d'Hector.

Polly en a un plus grand.

Un plus grand quoi? - Un plus grand lit.

Dépêche-toi, Calypso, je crève de faim. - Je dois juste donner un coup de téléphone.

À quelqu'un avec qui j'avais promis de dîner, ce soir. - Un marin, j'imagine?

Oui, il n'est à Londres que pour un soir.

Es-tu sorti avec Sophy faute de mieux?

J'imagine qu'elle aura apprécié. Sophy sera très belle.

Elle t'adore. - Elle nous aime tous, parce que nous sommes tellement plus âgés.

Nous représentons le glamour.

Quand pars-tu pour la Norvège?

Si je le savais, je n'aurais pas le droit de te le dire.

Je quitte Londres à l'aube. - Je vois.

Et mon réconfort? Tu as promis de coucher avec moi.

J'ai promis? - Tu sais très bien que oui.

Je pars au combat.

Je tiens mes promesses.

Où pouvons-nous aller? - Pas chez toi.

Où, alors? - Chez moi. Mes parents ne sont pas là. Allons-y.

D'accord.

Zut, c'est vide. On a enlevé les meubles.

Tu le savais.

Tante Sarah me l'avait dit. Ils ont loué une maison à Bath.

Foutue garce! Je vais te baiser par terre.

Pas sur ce manteau. Hector me tuerait!

J'emmerde Hector. Voyons. Ils ont bien laissé quelque chose!

Un canapé, un lit, un tapis!

J'ai regardé partout. Je n'ai rien trouvé.

Tu peux t'étendre sur mon uniforme. - Ce truc qui gratte?

Je suis excité. - Pas moi. J'ai froid.

Tu as promis. - Je le sais.

Oh, Olly, un peu de bon sens. On ne va pas faire ça debout.

Allons chez Polly, vois si elle est là.

Polly est sortie. Si on allait à l'hôtel? - Je n'ai pas assez d'argent.

J'ai de l'argent. - Je ne veux pas l'argent de ton riche mari.

Mon canapé? - Ton mari a dû rentrer.

C'est probable, mais il doit dormir!

Tu sentais la camomille, et le sel...

Oh, Olly! Olly chéri! C'était il y a si longtemps!

En août dernier!

Je vais te raccompagner chez toi. Je ne suis plus excité.

Où étais-tu? - J'ai dîné avec Oliver. Il part pour la Norvège.

Pauvre type. C'est de la folie, là-bas. - Il est passé officier.

Moi aussi. - Comment?

Que disais-tu? - J'ai été promu officier. Je l'ai appris aujourd'hui.

Dans la Home Guard. On ne peut pas tout laisser aux jeunes. C'est une bonne surprise pour toi.

Oh, non! Tu sens le cigare. Je déteste ça!

Tu n'es pas contente? - Oh non. Tu vas partir.

Oh, tu t'y habitueras. J'ai quarante-quatre ans. On ne me fera rien faire de dangereux.

Si l'on m'envoie outre-mer, je t'expédierai en Écosse, où tu seras en sécurité.

Oh, certainement pas. Je reste ici, quoi qu'il arrive.

Je t'aime bien. Ici, il fait chaud et c'est agréable...

Oh, pauvre Olly!

Ce n'est pas que sois opposée à les recevoir...

Non, bien sûr!

J'ai un fusil! - Oh, George, s'il te plaît, va jouer derrière...

J'essaye de parler avec Mme Cuthbertson!

Nous avons apprécié la présence de Max et de Monika au presbytère,

mais nous sommes en surnombre maintenant qu'ils évacuent...

Vous ne pourriez vraiment pas y accueillir les Erstweiler

Pourtant, deux mains de plus peuvent être utiles! Monika ne reste jamais inactive.

C'est une partie du problème. - Et comme vos deux domestiques sont parties soutenir l'effort de guerre...

La cuisinière est encore là, Dieu merci.

Votre cuisinière ne partira jamais, je crois.

Je n'en suis pas si sûre. Merci pour la gelée de rhubarbe. - Je sais que Richard l'apprécie. Votre cuisinière ne partira jamais, je crois.

Je n'en suis pas si sûre. Merci pour la gelée de rhubarbe. - Je sais que Richard l'apprécie.

Maintenant, il travaille pour Max! - Richard!

Il frappe à la machine à écrire, et rédige toutes les lettres de Max.

Le séjour dans l'île de Man semble avoir été très utile,

Max a établi des contacts avec d'autres musiciens du camp

et il espère trouver ici du travail avec des orchestres.

Je dois admettre que je n'avais pas vraiment compris à quel point Max était renommé à Vienne.

Oui, il semble y être célèbre.

Beaucoup plus surprenant, j'ai découvert que Richard s'y connaît aussi très bien en musique!

Croyais-tu qu'il était sourd. Les voies de Dieu sont mystérieuses...

C'est bien certain!

Tu reviens de la crique? Tu t'occupes de Ducks?

Il a besoin d'exercice, parce qu'il est gros. Richard, avec sa jambe, ne peut pas s'en occuper.

Tu sens? - De l'ail sauvage.

Ça conviendra pour les salades. Je l'ai trouvé dans les bois.

Au camp, il y avait cet homme qui tenait un restaurant à Soho.

Maintenant qu'il est libre, je vais lui demander de m'envoyer de vraies pousses d'ail,

et je te montrerai comment en faire pousser... Oh, je sais...

des oignons et de l'ail. - Richard ne mange pas d'ail. Il déteste ça.

Ne lui dis pas, il ne s'en apercevra pas... J'en parlerai à la cuisinière

Crois-tu que c'est une bonne idée? - Helena, il faut bien qu'elle apprenne!

Je l'ai vue jeter du lait tourné. - Mais... s'il était tourné...

Elle doit en faire du fromage, s'en servir pour cuisiner!

Je ne veux pas l'indisposer. - D'accord, ne t'inquiète pas.

Je vais faire un tour dans les bois.

Plus tard, nous trouverons d'autres choses: des champignons, des baies sauvages...

Écoute. Tu entends jouer Max?

C'est du Bach...

Aussi, nous faisons du yogourt. - Du yogourt?

C'est fait avec des germes. C'est une nourriture.

Des factures!

Ah... Max?

Une pour toi!

Ach... Ce sera encore la même chose!

"Nous vous remercions de nous avoir contactés..."

Alors?

Il nous faut des bulles!

Dites!

Bingo! - De quoi s'agit-il?

J'ai un contrat. Je remplace Menuhin. - À Manchester.

Pourquoi donc? - ???? . Je vous demande un peu.

Quand, Max? - Jeudi prochain!

Tu dois répéter! Tu n'as pas de piano pour que je t'accompagne? - Non.

Le général en a un grand. Je vais lui en parler.

Je crois qu'il arrive justement, Sarah.

Levez! - Tu es toujours là? Oui, c'est lui.

Je t'ai parlé du studio de musique.

Monika a pris le contrôle de tout.

Et le pire, c'est que la cuisinière a rendu son tablier

après vingt ans ici, pour partir à Birmingham, a-t-elle dit.

Elle est allée travailler à l'usine, peux-tu le croire,

prétendant que c'était une affaire d'argent.

Vraiment, je la maudis! - Tu devrais lui être reconnaissante!

Je serais heureuse d'avoir des Erstweiler.

De toute évidence, tu n'as pas écouté les nouvelles, sinon tu ne me parlerais pas de ces trivialités!

Les Allemands ont envahi la Hollande et la Belgique.

George et moi nous faisons énormément de souci!

Que devient mon pauvre Oliver, en Norvège?

Nous n'avons aucune nouvelle!

Calypso?

Eh bien, j'imagine qu'Hector sait peut-être quelque chose.

Non, tante Sarah, je crois que non. Il n'en sait pas plus long que vous!

Je crois qu'ils battent en retraite.

Tu devrais demander à Polly. Elle travaille dans un bureau bien informé.

Oui, j'ai bien reçu une lettre.

Pas grand-chose, elle avait été censurée.

Il disait seulement que c'était pire que le parcours de l'Épouvante.

??? Je suis sûre qu'il rentrera en bonne santé. Oui, je le ferai.

Nos six minutes sont écoulées. Au revoir, tante Sarah.

Inutile de me poser la question, je ne sais pas grand-chose, et je ne pourrais rien dire.

C'est Calypso...

Passe me voir pour dîner. Fais-tu quelque chose?

J'ai un ami, ici, qui veut te connaître.

Bien sûr, tu l'aimerais. Compagnie agréable, juste ce qu'il faut.

Voilà, elle vient. Je te l'avais promis, n'est-ce pas? - C'est vrai.

Sois gentil avec elle.

Je le suis toujours, je crois.

Tu peux la raccompagner, après le dîner, je veux me coucher tôt.

Mais, Polly... - Mais Polly en a assez, alors ouste!

Tu me donnes congé?

Oui. C'était convenu.

Ça très bien marché, mille mercis pour tout. - Tu es une foutue garce!

Non. J'ai l'esprit pratique.

Tu t'es servie de moi!

Oui. C'est vrai. Tu as été un investissement. Un tuteur. J'ai beaucoup appris!

Tu t'es conduite comme un jeune homme dans un bordel.

Et pourquoi pas?

Pourquoi pas? - Tony Wood était-il un de tes amis, ou un ami de Calypso?

Des deux, à la fin. -N'était-il pas homosexuel?

Pas à l'époque. Ambidextre.

Je pensais que pendant la guerre, avec les bombardements et le reste,

Il ne restait plus beaucoup de temps pour pareille vie privée.

Tu ne pourrais être plus dans l'erreur. Nous vivions intensément,

faisant des choses que nous n'aurions jamais faites sinon.

C'était une époque très heureuse.

Heureuse?

Ah... Voyons...

Surprise!

J'ai vu! - J'ai été si longtemps mariée avec Richard...

Je croyais avoir passé l'âge.

Tu es idiote, mon Helena.

Oh, que non... j'ai des fourmis dans la jambe.

Pourquoi est-ce arrivé? -???

Dans la crique, tu regardais la mer. Tu pensais à ton fils?

Au camp de concentration? - Pas à Pauli, à ce moment-là.

Je pensais à Paris. Un artiste voudrait être à Paris.

Et après, tu m'as fait l'amour?

Je fais l'amour quand je suis triste.

Également, quand je suis heureux.

La plupart du temps, je fais l'amour, c'est tout. - Oh!

Bonjour, vous deux! - Salut Sophy!

Embrasse-nous. - Tu ne pars pas en Cornouailles, Tu vas passer les vacances avec nous.

Oh, chouette, et où? - Chez Polly, nous lui construisons un abri.

Tu peux nous aider! - Des nouvelles d'Oliver?

Elle n'a rien remarqué. Elle n'a pas remarque notre promotion.

N'est-ce pas? - Vous ne semblez pas avoir changé...

Oh, je vois, vous êtes officiers. Impressionnant!

Et quoi d'autre? - Des ailes!

Oh mon Dieu, vous avez des ailes! - Officiers pilotes en permission.

Nous sommes passés à la maison, et nous avons trois jours à Londres avant notre affectation.

Alors, où est cet abri que vous avez construit pour Polly? - C'est une surprise.

Viens! Encore un peu plus loin. - Ça sent la peinture!

Nous avons eu à peine le temps de terminer avant que tu ne rentres.

Oh!

Maintenant!

Oh! - Nous voulions que tu dormes tranquille.

À l'abri des raids aériens. Qu'est-ce que tu en dis?

Oh, les jumeaux! Vous êtes adorables. Il me plaît!

Et je vous aime. - Nous voulons que tu sois en sécurité.

Et Sophy vous a aidés. - Je suis allée chez Harrods acheter les rubans.

Est-ce qu'il y aura des raids, maintenant? - Quelqu'un?

Walter!

Jésus! qu'est-ce qui sent la peinture? - Je te croyais à Portsmouth!

J'y étais. Je suis en chemin pour Plymouth. Encore un foutu destroyer.

Que le seigneur rôtisse les sadiques distingués de l'Amirauté. Bonjour, vous tous.

Salut Walter! - Il reste un lit?

Tu es chez toi tout comme moi. - Je ne rencontre que des gens qui sont là pour la nuit.

Allô? Puis-je parler à Calypso?

Oliver? On te croyait mort, ça fait des mois!

Je n'ai pas une jolie voix. Je suis très malade.

Une angine. Je suis à moitié morte.

Oh, Olly, je ne peux pas. Je suis alitée.

Hector a dû sortir sans moi.

Au diable le docteur. Rendez-vous dans une demi-heure au Barclay.

J'ai aussi fait du lit. - Blessé?

Légèrement.

Se replier, comme ils dénomment le fait de s'enfuir, est très fatigant.

Si tu ne t'étais pas replié en Norvège, ça aurait pu être en France.

Des tas de gens sont revenus. Hector a été envoyé à leur rencontre à Douvres.

Oh, quelle chance. Il ne manquerait plus que d'être accueilli par Hector! - Allons, allons!

La Norvège est oubliée. On ne parle plus que des héros de Dunkerque.

Est-ce que Walter y était? - Polly dit que oui.

Il a dit qu'il n'avait pas eu le mal de mer, parce que l'eau était calme.

Il est obsédé par le mal de mer. Avait-il peur des bombardements?

Polly était heureuse qu'il aille bien. - Comme moi?

Plus enjoué que toi.

As-tu subi une commotion?

Seulement démoralisé. J'ai une chambre dans Half Moon Street.

Allons y pour une commotion sexuelle. - Maintenant?

Oui! Je n'ai pas faim, et tu ne manges pas non plus.

Je ne peux rien avaler. - Oh, ça n'empêchera rien...

Oliver, je ne peux pas. Je suis contagieuse.

Ne sois pas bête. Arrête de tergiverser.

As-tu dit à ta mère que tu étais de retour? - Pas encore.

Tu le dois. Elle est morte d'inquiétude.

Je vais le faire. Bientôt. - Fais-le maintenant!

Et je viendrai dans ta chambre

J'espère que ça te convient. C'est la seule chambre que j'aie trouvée en si peu de temps.

J'ai tant attendu ça!

Allons mon amour, dépêche-toi! - C'est coincé.

Laisse-moi faire. - Pas vers le bas, idiot. Vers le haut, recommence!

J'ai l'impression que tu le fais exprès. - Pas du tout!

Oh bon Dieu! Ça fait mal!

Encore un raid! Hector me tuera si je me laisse prendre au milieu de ça!

Au diable Hector! Vite, je veux mon réconfort maintenant!

Laissez-moi entrer, il y a un raid. - Je sais, j'ai entendu!

Je dois vérifier que les fenêtres sont occultées. - Elles le sont.

Je dois vérifier par moi-même la salle de bains. Laissez-moi entrer!

Notre chef de secteur est une terreur. - J'allais justement au lit.

Vous êtes seul? J'ai cru entendre des voix.

Je n'autorise pas mes locataires à recevoir des dames. - Vérifiez juste les fenêtres et foutez le camp!

Vous n'allez pas vous abriter? - Non!

C'est bien, maintenant? Vous avez bien fouiné?

Vous aviez oublié de descendre ce rideau!

Vous êtes sûr qu'il n'y avait personne? - Merci beaucoup!

On se demande bien comment irait le monde sans vous! Bon débarras et bonne nuit!

Bon Dieu, Calypso. Pourquoi t'es tu cachée là? - À cause d'Hector.

C'était ma propriétaire. - Je dois faire attention à cause d'Hector.

Sinon, il va me tuer.

Regarde ma coiffure. Bon Dieu, je me sens malade.

J'ai très mal à la gorge.

Peux-tu ma ramener, Olly, s'il te plaît?

Je ne crois pas pouvoir te réconforter. Je ne peux vraiment pas.

Tu sembles un peu enrouée, en effet.

Désolée.

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