All language subtitles for Satans Triangle.1975.FR

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Original subtitles

LE TRIANGLE DU DIABLE

Durant les 30 dernieres ann�es, a l'est des c�tes am�ricaines,

plus de 1000 hommes, femmes et enfants ont disparu sans laisser de trace.

Nul ne sait comment, ni pourquoi.

Voici une explication.

Recherche et sauvetage, code 1 !

Appel g�n�ral !

Code 1 ! Code 1 !

Gardes-c�tes Sauvetage Miami

Autorisation de d�coller, 136.

Autorisation de d�coller.

136,

autorisation de d�coller.

Quel est votre probleme, 136 ?

Allez, attache-toi.

Sauvetage Miami, ici 136.

Nous sommes par�s a d�coller.

Elle �tait comment ? Rousse ?

Blonde ? Brune ?

J'ai pas pu le savoir.

C'est quoi... et ou ?

Un SOS.

Coordonn�es 7-2-5.

Tu vas pas le croire.

Le Triangle du Diable.

En plein centre.

Les unit�s sont pretes et se rendent sur place.

Je t'aime vraiment

Oui, crois-moi

Plus que toute autre avant toi

Je t'aime sincerement

Oui, crois-moi

Je t'aime...

Pagnolini !

Pagnolini, descends.

Pourquoi ?

- On est a 100 milles de la zone. - Descends juste.

Pas mal.

Tu ne penses donc qu'a �a 24 heures sur 24 ?

Non, des fois, je pense a toi, Pagnolini.

- A ton caractere a la noix et... - Fais attention.

Oui, monsieur.

Mais quand meme, rien a jeter.

Pas mal. Pas mal du tout.

Je t'aime vraiment

Vraiment, je t'aime

Unit� 137 a Sauvetage Miami.

Parlez, 137.

Le plafond d�gringole et les instruments s 'affolent.

On doit regagner la base imm�diatement.

Miami a 137. Autorisation de retourner a la base.

Et vous, unit� 136 ?

Je sais pas de quoi il parle. Il fait un temps superbe.

On continue vers la zone.

Je vois le phare.

Et les gardiens ?

Je suis s�rieux.

Comment ils ont disparu de l'�le ?

Tu peux m'expliquer les trucs bizarres qui arrivent dans le Triangle ?

On serait c�lebres.

Haig et Pagnolini ! Enfin, Pagnolini et Haig...

Les journaux, la t�l�, le grand jeu.

Je t'ai d�ja dit ce que j'en pensais.

Ouais...

Mais peu de gens croient encore au Diable.

Quand on croit en Dieu,

on croit au Diable.

Je crois en Dieu.

Dieu, le Pere No�l, le Lapin de P�ques...

Mais le Diable...

Je peux pas avaler �a.

Pagnolini et Haig.

�a me pla�t.

Je t'aime vraiment, Pagnolini

136 a la base. L'unit� 137 est bien rentr�e ?

Oui, 136.

On a v�rifi� tous les instruments, aucune anomalie.

Avez-vous besoin d'assistance ?

Non, on approche de I'objectif.

Compris. Le Venturous sera la' demain a' 8 heures.

Compris. Termin�.

Une fus�e.

Et le bateau.

C'est une go�lette a moteur. De belle taille. Dans les 25 metres.

Tu vois quelqu'un ?

Pas encore.

Elle semble abandonn�e.

Non, attends...

C'est un corps accroch� au mat ?

Je crois bien que oui.

Et un autre au panneau avant.

Impossible de dire s'il est en vie.

�a bouge a l'int�rieur.

Donne-moi le porte-voix.

- Prends le manche. - C'est bon.

Oh� du Requite ! R�pondez !

Unit� des gardes-c�tes, Requite.

Veuillez r�pondre.

Oh� du Requite ! R�pondez !

Unit� des gardes-c�tes !

J'informe Miami.

Sauvetage Miami, ici 136. A vous.

Sauvetage Miami,

ici 136.

A vous !

Plus de contact.

- Je vais descendre. - D'accord.

Sois prudent.

Compte sur moi.

Pret ?

Oui, mais vas-y doucement, �a souffle a 15 nouds.

L'homme au panneau avant est mort.

Et celui accroch� au mat ?

Il est mort aussi.

Et c'est un pretre.

J'entre.

D'accord.

- Pagnolini, tu me re�ois ? - Tu vois quelqu'un ?

Pas dans le salon, je descends.

- �a souffle dur la-haut. - Oui, alors ne tra�ne pas.

Fais attention aux mats.

Le vent devient m�chant.

�a se charge en �lectricit�, un truc de dingue.

Le moteur fait des siennes.

Les quartiers de l'�quipage et les cabines sont vides.

Je vais voir a l'arriere.

Fais vite !

Pagnolini ?

Je t'�coute.

- L 'enregistreur est bien en marche ? - Oui. Qu'est-ce que t'as ?

J'en ai trouv� un autre.

Un homme.

Il flotte dans les airs.

�a veut dire quoi ? Arrete de blaguer !

Je ne blague pas, Pagnolini.

Il flotte dans les airs et il est mort.

Haig ?

Sors de la'!l

Le niveau d'essence diminue.

Haig ?

R�ponds, Haig.

Haig !

R�ponds !

Haig !

R�ponds !

Tire-toi de la ou je pars sans toi !

Pr�pare-toi, il y a quelqu'un.

Doucement.

�a va aller, on va vous �vacuer.

Accrochez-vous, �a va aller.

�a va ?

Voila.

Tenez-vous bien.

�a va?

Allez vous changer a l'int�rieur. S�chez-vous.

Allez.

Pagnolini, tu me re�ois ?

Haig ?

Pagnolini, tu me re�ois ?

Ce truc est en rade.

Pagnolini ?

Tu me re�ois ?

Pagnolini, tu me re�ois ? A toi.

Vous allez bien ?

Personne de bless� ?

Haig ?

Non, tout va bien.

J'ignore ce qui est arriv� a ce c�ble.

On est coinc�s la.

J'en ai peur.

Je dois filer, c'est encore le moteur.

J'ai a peine de quoi rentrer.

�a va aller ?

Oui.

Mais allume-moi quelques cierges a la base.

Haig ?

Haig !

Pagnolini ?

On va mourir sur ce bateau.

Comme les autres.

Je suis pas encore pret a mourir.

La coque a l'air solide et saine.

Elle va tenir.

Et nous aussi.

Alors si vous nous faisiez du caf� pendant que je...

je cherche des vetements secs.

Vous en trouverez ici.

Sous le miroir.

Tenez.

Merci.

Vous me dites ce qui s'est pass� ?

C'est sans importance.

Je vous ai dit qu'on allait mourir.

On ne peut pas quitterce bateau.

Abandonnez tout espoir, vous qui montez sur le Requite.

Tenez, asseyez-vous.

Venez.

On va s'en sortir.

La mer est calme.

Les �toiles brilleront bient�t.

Vous ignorez ou nous sommes ?

Vous n'avez pas vu ce qui est arriv� a bord ?

�coutez...

Ils voudront savoir ce qui s'est pass�.

Ils voudront savoir ce qui est arriv�

a l'homme sur le pont,

au pretre,

a l'homme dans le compartiment arriere.

Alors...

pourquoi ne pas me le dire ?

D'accord.

Je vais vous le dire.

On �tait la pour un poisson.

Pas n'importe lequel.

Hal voulait un marlin ray�.

D'au moins 90 kilos.

Je l'ai ferr�, capitaine !

Fatiguez-le.

Regardez-le !

Il est pas beau ?

Viens, mon beau !

Allez ! Viens par la !

Fatigue-toi ! Saute donc !

Ralentis, il va sonder.

- Combien il pese d'apres vous ? - C'est un morceau.

Je t'aurai, ne te fais pas d'illusions !

Allez !

Le poids �tait tout ce qui comptait.

Et le fait de le prendre depuis un gros bateau.

Pas un bateau de p�che ordinaire, un bateau puissant.

Le demi-frere d'Hal avait fait comme �a.

Alors Hal devait en faire autant.

Il avait tu� une panthere en Afrique.

Alors Hal avait du en tuer une plus grosse.

C'�tait comme �a pour tout.

Meme le marlin ?

Meme le marlin.

Je ne l'avais jamais vu si heureux.

Lui et Strickland �taient comme des gamins.

Arretez d'enrouler. Mets les gaz, Salao.

Donnez-lui du mou, finissez de le ferrer.

Tres bien.

J'ai la bouche seche. De l'eau !

Juano.

Juano, de l'eau !

Tenez bon.

Vous l'avez.

Et vous avez votre prime, Jack.

- Il n'est pas encore a bord. - Mais bient�t.

Il remonte.

Tirez sur la ligne.

Il est en train de tourner.

Remontez votre ligne.

�a suffit, d�gagez !

Ne laissez pas de mou a la ligne.

- C'est ce que je fais ! - Continuez.

Fatiguez-le.

- Juano, prends la barre. - Tout en douceur.

Ramenez-le.

Qu'y a-t-il, Salao ?

Un homme a la d�rive.

Salao, qu'est-ce que tu vois ?

Sainte Mere de Dieu !

Allez, c'est ici que �a se passe !

Barre a droite !

Ralentissez !

M. Bancroft, un homme a la d�rive. On arrete la peche.

- Jamais ! - On doit le secourir.

Que les gardes-c�tes s'en chargent !

On doit le secourir.

L�chez �a !

L�chez !

Strickland !

Si on perd ce poisson,

vous perdez 5000 dollars.

Comprenez bien �a.

Un homme vaut plus qu'un poisson.

D�gagez de la !

Un homme d'�glise vaut plus que tous les poissons de l'oc�an.

Strickland...

�a va vous couter cher,

vous pouvez me croire.

Repechons-le !

Hal �tait si pres du but.

J'�tais d�sol�e pour lui.

Donne-moi �a !

Hors de mon chemin !

Juano, en arriere toute !

\Ate, descendez l'�chelle.

Des qu'il est mont� a bord,

ces �tranges �clairs ont commenc�.

Le temps avait soudainement chang�.

Vous allez bien, mon pere ?

J'avais presque...

perdu espoir.

Donnez-lui des vetements secs et une couchette.

Dieu vous b�nisse tous.

Son visage �tait empli de d�sespoir,

mais il poss�dait une sorte de force int�rieure.

C'est tout ce qu'il te fallait, ch�rie. Un pretre !

Qu'y a-t-il ?

L'�quipage !

Comment �a ?

- Ou allez-vous ? - On ne peut pas rester !

Vous croyez �a ? Remontez a bord !

On ne peut pas rester.

On ne peut pas avec un pretre a bord.

Pourquoi ?

Je vous ai dit de remonter !

Non !

On ne peut pas rester, il va y avoir une grande bataille.

La, c'est le domaine du Diable.

Le pretre sera mis a l'�preuve et mes hommes mourront !

Vous mourrez si vous ne revenez pas.

Peu importe.

Parce que si on reste, on mourra.

Remontez !

Remontez a bord, je vous dis !

Arretez !

Ne tirez pas !

Non.

Ce n'est pas la bonne m�thode.

Ne les bl�mez pas pour leurs croyances.

Deux jours sans manger et je n'ai pas plus d'app�tit.

C'est dur a croire.

Je vous prie de m'excuser.

J'ai lu que cela arrivait parfois.

Apres une p�riode de jeune.

Oui, je l'ai lu dans un livre.

Croyez-moi, c'est un livre que je n'ai pas lu.

Eva, pourquoi tu ne manges pas ?

Il �tait beau.

Trop beau.

Il aurait �t� facile d 'oublier qu'il �tait pretre.

Vous avez eu les gardes-c�tes ?

Impossible.

Le temps est trop mauvais.

C'�tait la meme chose avant qu'on ne s'�crase.

Avec la tem pete,

on a perdu le Contact radio.

On n'a signal� aucune tempete depuis une semaine.

Et si vous...

nous racontiez ?

Le bulletin m�t�o �tait bon quand on a quitt� Santo Tomas.

La mer �tait d'huile.

J'ai demand� au pilote d'appeler Miami,

pour que l'ambulance attende le petit Miguel a notre arriv�e.

L'enfant allait mourir,

alors la paroisse,

si pauvre soit-elle,

a rassembl� l'argent pour l'op�ration qui lui sauverait la vie.

Soudain, d'�tranges nuages nous ont entour�s.

Le pilote a perdu le contr�le.

On a voulu envoyer un SOS, mais la radio �tait morte.

Et on s'est �cras�s.

Le petit et le pilote

ont �t� tu�s sur le coup.

Les Cortinez �taient bless�s.

J'ai r�ussi a les hisser sur une aile.

Mais leur petit Miguel mort,

ils ne voulaient plus vivre.

Ils se sont laiss�s engloutir par les flots.

Vous voliez depuis longtemps ?

15 ou 20 minutes.

Comment etes-vous arriv� ici ?

Ou sommes-nous ?

A 250 milles au nord-est de Santo Tomas.

Dans le Triangle.

Comment �a, le Triangle ?

Le Triangle du Diable.

En tout cas...

on l'appelle ainsi.

Pourquoi ?

Des choses �tranges y arrivent.

Je vous en prie, mon pere, allons !

Quelles choses ?

Le crash.

Des choses comme...

ce qui se passe ici en ce moment.

D'�tranges �clairs.

Des tempetes qui approchent, sorties de nulle part.

La radio en panne.

La pluie, les �clairs, tout �a est li� aux...

Comment appelle-t-on �a d�ja ? Aux aurores bor�ales !

Pour ce qui est de la radio,

le champ magn�tique terrestre perd la boule dans ce coin.

Ouais.

C'est �a.

Peut-etre.

Certains croient que le Triangle est le domaine du Diable.

Quand notre heure est venue,

il nous met a l'�preuve ici,

comme il a mis le Seigneur a l'�preuve.

L'�quipe a fui pour cela.

Un marlin a la poupe !

Allons prendre ce poisson !

Il est gros, encore plus que l'autre.

Vous aurez vos 5000 dollars.

Il faut encore le prendre. Attachez-vous !

Salao, mets en marche !

- Qu'y a-t-il ? - �a ne d�marre pas.

Laisse-moi essayer.

Il a mordu !

Mettons a la voile !

Allez, Strickland, ne perdons pas celui-la !

C'est une beaut� !

Salao, laisse-moi faire.

Tiens le cap.

Strickland !

Puis ces �tranges �clairs ont recommenc�.

L'�quipage avait peut-etre raison. C'�tait le domaine du Diable.

C'�tait insens�.

Absolument insens�.

Nous �tions la, a des centaines de milles de tout,

dans ce lieu d'�pouvante, le Triangle du Diable.

Ni �quipage, ni radio.

Le moteur en panne.

La tempete empirait sans cesse et tous ne pensaient qu'a ce poisson.

Tenez bon !

- Ne le l�chez pas, meme s'il se bat. - Ne vous inqui�tez pas.

Occupez-vous du bateau, je m'occupe du poisson.

Il fait trop froid.

Mon pere,

dites-m'en plus sur cet endroit.

Il est appel� le Triangle du Diable par les marins depuis des siecles.

En espagnol, EI Lugar del Diable, le Lieu du Diable.

Beaucoup de gens ont disparu ici.

Des gens,

des navires,

des petits bateaux,

meme des avions.

Disparus sans trace.

Mais vous avez surv�cu.

D'autres ont d�ja surv�cu avant.

Certains ont dit avoir vu le Diable en personne.

Vous disiez que le Diable nous mettait a l'�preuve.

Oui.

Les Cortinez et moi avons �t� �prouv�s.

Et vous avez surmonte l'�preuve.

Mais les Cortinez, leur b�b� et le pilote...

n'ont pas r�ussi. Pourquoi ?

l'enjeu n'est pas de survivre ou de mourir.

C'est une mise a l'�preuve de la foi.

En Dieu ou dans le Diable.

Pourquoi vous avez tir� ? Il �tait attach� !

Il le fallait, on l'aurait perdu !

Mentons-le a bord avant !

Tout le monde a l'int�rieur, �a glisse !

- Attrapez ce bout ! - C'est un monstre !

Tenez bon, maintenant !

Il semble que votre ami

a pris son marlin.

�a va ? Vous allez bien ?

Allons-y !

Aidez-moi !

Hal et Strickland l 'ont finalement tir� a bord.

Strickland avait gagn� sa prime.

Hal avait encore battu son demi-frere.

Il faut le descendre.

- Faisons-le tout de suite. - Demandons au pretre.

Mon pere, vous venez nous aider ?

Bien sur !

Restez a l'int�rieur, mon enfant.

Les efforts qu'ils ont faits �taient insens�s.

Insens�s.

Tenez, buvez.

Vous en aurez besoin.

Il leur a fallu presque une heure.

Avec l'aide du pere Martin.

Ils ont enfin r�ussi a l'attacher dans l'entrepont.

Dans l'entrepont ?

Oui, dans la chambre r�frig�r�e.

Pres du compartiment de stockage.

Quoi qu'il en soit,

lorsqu'ils en ont eu termin�,

la pluie s'�tait arret�e.

Aussi soudainement qu'elle a vair commenc�.

Mais le vent s'�tait mu� en ouragan.

Quand Strickland et le pere Martin sont revenus,

Hal n'�tait pas avec eux.

Ou est Hal ?

En bas, il imagine la bete dans sa salle des troph�es.

Il imaginait plut�t l'expression de son demi-frere,

quand il comprendrait qu'Hal l'avait encore battu.

On ne va pas pouvoir le maintenir.

Il faut qu'on amene les voiles !

Mon pere, prenez la barre et gouvernez au vent.

D'accord.

Salao, amene la voile !

Je dois faire d�marrer le moteur.

Amene les voiles,

je vais mettre au moteur !

Ne vous inqui�tez pas, tout ira bien.

Le pere Martin me r�p�tait que tout irait bien.

Puis c'est arriv�.

Et on a vu Strickland.

J'ai couru.

J'avais peur, mais je voulais l'aider.

Et j 'ai vu Salao.

J 'ai essay� d 'appeler a l'aide,

mais en l'espace d'un �clair,

il a disparu.

C'�tait un cauchemar.

Salao disparu sans trace

et Strickland mort dans l'�coutille.

Eva, rentrons !

Ne restez pas la !

Rentrons !

Ecoutez-moi ! Rentrons !

Venez, rentrons !

Faites-moi sortir ! Strickland !

Aidez-moi !

Hal !

Faites-moi sortir !

- On arrive ! On arrive ! - Ouvrez-moi !

- Aidez-moi ! - Juste un instant.

Sortez-moi de la !

Aidez-moi !

- Aide-moi, je t'en prie ! - Je suis la !

Mon pere !

Aidez-moi !

J'essaie !

Aidez-moi !

Faites-moi sortir d'ici !

Reculez !

Quand je suis revenue a moi, tout �tait calme, comme maintenant.

Mais j '�tais encore dans le domaine du Diable.

Je sentais sa pr�sence autour de moi.

Le pere Martin le cachait, mais il la sentait aussi.

La tempete est finie.

Le signal de d�tresse fonctionne.

Les gardes-c�tes doivent etre en chemin.

Nous allons mourir, mon pere.

Je le sais.

Je le sais.

Allons, du calme.

Tout va s'arranger.

Vous le croyez vraiment, mon pere ?

Oui, Eva.

Gardez la foi.

Faites confiance au Seigneur.

Mais ce n'est pas le domaine du Seigneur.

C'est le domaine du Diable.

Il est ici avec nous en ce moment.

Vous ne le sentez pas ?

Je ne sens que la pr�sence de Dieu.

Je vous en prie, Eva, accrochez-vous a votre foi.

Il ne vous abandonnera pas.

Il m'a abandonn�e il y a longtemps.

Vous vous trompez, Eva.

Nous sommes tous Ses enfants.

Que croyez-vous que je faisais avec Hal ?

Je suis une prostitu�e, mon pere.

Je n'ai jamais �t� autre chose.

Marie-Madeleine l'�tait aussi.

Et le Seigneur l'aimait.

Comme Il vous aime.

Maimez-Vous aussi, mon pere ?

Montrez-le-moi.

Montrez que vous m'aimez.

Je vous aime, Eva.

Comme Dieu vous aime.

Ecoutez.

Ecoutez.

Je vous ai dit d'avoir la foi.

Ils sont la.

Ils sont venus pour nous.

Je n'entends rien.

Si ! Je vous ai dit qu'ils allaient venir.

Mon pere...

La.

Vous entendez ?

- Non. - Il faut qu'ils nous voient !

Ou allez-vous ? Ne montez pas la-haut !

Mon pere, il n'ya rien !

Mon pere, revenez ! Il le faut !

Mon pere ! Il n'y a rien la-haut !

Mon pere, ne me laissez pas ! Ne me laissez pas seule !

C'est tout ce dont je me souviens jusqu'a ce que vous me trouviez.

Alors c'est vous que j'ai vue bouger ici.

Je le regrette presque.

Il y a d�ja eu assez de morts a bord.

Personne ne va mourir.

Dans quelques heures, on sera en route vers Miami.

Tous les deux.

Apres ce que vous avez vu ici, vous ne pouvez pas le croire.

J'en ai la certitude.

Vous croyez que parce que ce lieu s'appelle le Triangle du Diable,

le Diable est responsable de ce qui est arriv� ?

Comment l'expliquer autrement ?

Venez. Montez sur le pont avec moi.

Non.

Venez.

Je veux vous montrer quelque chose. Allez, venez.

Il n'y a aucun mystere.

En nous entendant, le pere Martin a pris le lance-fus�e.

Pour qu'on voie bien le signal, il est mont� sur le mat.

Il �tait en proie a l'excitation.

Il n'�tait jamais mont� a un mat avant.

Il a perdu l'�quilibre quand la plateforme a c�d�.

Il s'est bris� la nuque.

Vous allez bien ?

Vous etes sure ?

Je vous explique pour Strickland ?

Tout va bien.

Ou �tiez-vous, ainsi que Salao,

quand Strickland et le pere Martin sont revenus de l'entrepont ?

Salao �tait ici.

Pres du gouvernail ? $ !

Et j'�tais...

ici.

Quand ils sont remont�s.

Si j'ai bien compris,

Strickland s 'inqui�tait plus de son argent que du moteur.

Pas seulement de ses 5000 dollars,

probablement de tout son argent.

Au lieu d'aller directement a la salle des machines,

il s'est arret� en bas de l'�chelle pour compter son argent.

Quand le bateau s'est cabr�, vous et le pere Martin

avez vol� dans les airs.

Quand la proue est retomb�e dans l'eau,

Strickland a �t� catapult� a travers l'�coutille.

L'impact a �t� tellement violent qu'il a �t� tu� sur le coup.

Remontez sur le pont avec moi.

- Je ne peux pas y retourner. - Mais si.

Venez, il n'y a rien que vous n'ayez d�ja vu.

Montrez-moi ou vous �tiez quand Salao a disparu.

J'�tais...

ici.

Et ou �tait-il ?

La-haut.

Il avait du boire toute la journ�e.

Il aurait du attacher la b�me avant de couper la drisse.

Il est mont� pour arracher la b�me,

mais elle l'a heurt� et jet� a' la mer.

Un �clair a du vous aveugler a ce moment-la.

Mon Dieu !

Comment expliquez-vous ceci ?

Qu'est-il arriv� a Hal ?

Je crois pouvoir l'expliquer aussi.

Une fois le marlin

entrepos� la-dedans,

Hal est rest� pour admirer son troph�e.

Avec la tempete,

il a �t� ballot� dans toute la cabine.

Il essayait de ressortir en vain.

Terrifi�,

il a essay�

de grimper dehors.

La tempete avait bloqu� la porte.

C'est la' que vous avez entendu ses appels.

Vous savez quoi ?

Je crois que je ne crois plus au Diable.

Bien.

A quoi pensez-vous ?

A Pagnolini.

Mon co�quipier.

Et alors ?

Je me demandais s'il avait pu rentrer a la base.

C'est un tres bon ami ?

Pagnolini ?

Oui.

Je crois que oui.

J'y ai jamais beaucoup pens�, mais...

oui.

C'est un type bien.

Un peu trop carr�, mais...

c'est un type bien.

J'aimerais le rencontrer.

J'espere que vous pourrez.

Pagnolini. Voila un gars qui croit toujours.

C'est un type bien, mais je le disais, trop carr�.

Aucun vice.

Comme vous.

J'en ai quelques-uns.

Quand pensez-vous qu'ils arriveront ?

Probablement pas avant l'aube.

Bien.

136 a Venturous. Autorisation d'atrerrir ?

Confirm�e, 136. On maintient le cap pour le contact.

Je m'en sors bien, Venturous ?

A la perfection, 136.

J'y crois pas !

Attrape la poign�e.

Attention a ta tete.

- Salut, Pagnolini... - Mets le filet en place.

- Il est toujours aussi sec ? - Toujours.

- Occupez-vous des corps en bas. - Tout de suite.

Prenez bien toutes les photos.

- Le rapport doit etre complet. - Meyers, prenez la barre.

Je sais pas comment tu les trouves.

Pagnolini,

je te pr�sente...

Eva.

Enchant�.

Pagnolini.

Attachez vos ceintures. Equipe-la.

Pas besoin.

C'est le reglement.

Non !

Pagnolini,

si elle a pu survivre aux dernieres 24 heures,

elle n'a pas besoin de casque.

Tu les choisis, vraiment.

Je te l'ai dit...

Aucun vice.

On verra.

Petersen, passez-moi la radio.

Venturous 3 a Venturous.

Parlez, Venturous 3.

Passez-moi a l'h�licoptere 136.

Compris.

Tu as trouv� la cause de tout �a ?

Encore un mystere du Triangle du Diable.

Je t'ai pos� une question !

C'est bon, Pagnolini.

Il y a une explication logique a tout.

Et aucun signe du Diable.

136, r�pondez.

136.

Ici le capitaine Donnick.

Passez-moi Haig.

Haig !

Le capitaine Donnick pour toi a la radio.

- Je le prends derriere. - Tu le prends ici !

Tres bien, Pagnolini.

Oui, capitaine ? Ici Haig.

Vous avez dit avoir trouv� un corps,

un homme, pendu au mat, c'est exact ?

Affirmatif. C'est un pretre.

Le pere Martin.

Pr�nom :

Peter.

Peter Martin.

Ce n'est pas ce qu'on a trouv�.

On a trouv� une femme.

De longs cheveux blonds,

environ 1 m 70,

55 kilos.

136, j 'attends votre r�ponse. Parlez.

Vous !

Vous avez perdu la bataille.

Vous etes a moi.

Mon Dieu !

Ici 136, r�pondez, capitaine Donnick !

Capitaine, vous m'entendez ? R�pondez, je vous en prie !

R�pondez ! Vous m'entendez ?

La radio ne marche plus, Pagnolini.

Que voulez-vous ?

Vous, Pagnolini.

Votre �me.

L'heure est venue ?

Elle l'�tait pour les autres.

Mais pas forc�ment pour vous. Vous savez qui je suis.

Je le sais.

Alors vous savez que je peux vous �pargner.

Je n'ai pas peur de mourir.

Tout le monde a peur de mourir.

Je suis le seul qui puisse vous sauvez.

Il suffit de me demander.

Demandez-le-moi, Pagnolini !

Demandez-le-moi !

Non !

Demandez-moi.

Non, je vous rejette !

Si je ne peux pas avoir votre �me, j'aurai votre corps, Pagnolini !

Votre femme m'aimera !

Vos enfants m'aimeront !

- Elle m'aimera ! -.Jamais !

Jamais ! Ils vous rejetteront !

Comme je vous rejette en invoquant Dieu.

Alors allez retrouver votre Dieu, Pagnolini !

Retrouvez votre Dieu !

Aide-moi, Seigneur.

Seigneur...

Dieu...

Mon Dieu !

Je suis vraiment d�sol�

de t'avoir offens�.

Il y a quelqu'un.

Il est vivant. Mettez le cap sur lui.

Pr�parez le canot.

Sous-titres : Eric Leblanc pour l'Atelier d'images

Nous remercions les Gardes-c�tes,

l'�quipage de l'USS Venturous

et le pilote H.L. Johnson.

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