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LE SPORT FAVORI DE L'HOMME
Pardon. Je ne faisais pas attention.
Vous pouvez d�marrer, maintenant.
Excusez-moi.
Bonjour.
J'allais me garer l�.
Impossible, j'y suis d�j�.
Je le vois bien, mais vous devez partir. C'est ma place.
Ce n'est pas votre place puisque j'y suis.
Je me gare ici tous les jours.
Monsieur, c'est votre voiture ?
- Oui. - Vous ne pouvez pas la laisser l�.
- Je la d�place dans une minute. - Sinon, vous aurez une contravention.
Tout de suite, M. l'agent. Ecoutez, madame...
Vous devriez d�placer votre voiture.
- Vous voyez ce num�ro ? - Bien s�r.
- 19. - C'est le mien.
- Vous avez l'air plus vieux. - On ne parle pas de mon �ge.
On a d�j� parl� du parking.
Je ne devrais pas en �tre l�.
C'est bien mon avis. Trouvez un meilleur endroit pour demander sa main.
Je ne demande pas sa main !
- En retard ? - Pas si on se d�p�che.
- Bonne chance. - Vous ne pouvez pas rester gar�e l�.
C'est d�j� fait. Si vous voulez la d�placer, allez-y.
- Je ne veux pas la d�placer. - Tant mieux. Laissez-la o� elle est.
Elle ne va pas s'en tirer comme �a.
Je vais lui r�gler son compte.
- M. L'agent. - Vous trouvez ce que vous cherchez ?
- Je ne cherche rien. - Non ?
- J'essaie de faire d�marrer la voiture. - M�thode int�ressante.
- Pourquoi ? - Pour la d�placer.
- Ce n'est pas votre voiture ? - Non, c'est celle de la fille.
- C'est votre amie, non ? - Je ne l'ai jamais vue de ma vie.
�a devient int�ressant. Montrez-moi votre permis.
J'ai d� le faire tomber.
Le voil�.
- Tiens, tiens... - Faites vite, voulez-vous ?
- Je suis en retard. - Du calme, Abigail.
- Abigail ? - C'est ce qui est �crit.
Faites voir. Ce n'est pas le mien.
Je suis ravi de l'entendre.
Le voil�.
- Roger Willoughby. - Oui.
Vous dites ne pas conna�tre cette Abigail Page ?
Non. M. L'agent, c'est tr�s simple.
Cette dame s'est gar�e � ma place.
Je travaille ici, Abercrombie & Fitch. Je voulais qu'elle parte.
- Et �a s'est compliqu�. - Vous disiez que c'�tait simple.
Vous connaissez les femmes. Elle est du genre compliqu�.
- J'en vois tous les jours. - Vous savez, alors.
Puis elles se sont mises � discuter.
- Elles ? - A ce moment-l�, elles �taient deux.
Deux ?
Elle a dit que je pouvais d�placer sa voiture.
Mais elle a ferm� les deux porti�res.
- Dr�le d'histoire. - Vous croyez que j'invente ?
Non, �a para�t trop r�el.
J'ignore pourquoi, mais je vous crois.
Je peux reprendre mon permis ?
J'en ai encore besoin.
- Pour quoi ? - Pour vous donner une contravention.
Une contravention pour quoi ?
Pour avoir laiss� cette voiture l�. C'est celle-ci qu'il fallait d�placer.
Roger ? Des clients t'attendent.
Qui est le premier ?
Le major Phipps est au rayon des cannes et moulinets depuis l'ouverture.
- M. Willoughby. - Bonjour, M. Bush.
Je voulais vos conseils pour p�cher le brochet.
Joe. Je suis � vous dans une minute.
Entre-temps, Joe va vous montrer les nouvelles lignes en nylon.
Elles en valent la peine.
Bonjour, major Phipps.
- 14 minutes et 30 secondes. - Pardon ?
C'est le temps que je vous ai attendu.
- D�sol�. Un probl�me au parking... - Ne perdons pas de temps.
J'ai pu me lib�rer de quelques r�unions pour pouvoir participer au concours...
Au lac Wakapoogee ? Formidable. En quoi puis-je vous aider ?
Cannes, moulinets, lignes, app�ts, cuillers, mouches, vers, tout le toutim.
Je vois. Eh bien, commen�ons par la canne.
C'est le plus important.
Voyons. Vous allez gagner, cette ann�e ?
- J'ai l'intention d'essayer. - Bien. Voil�.
Je vous recommande celle-ci. Bonjour, Tom.
L�g�re, flexible, solide, bien �quilibr�e.
- Comment vous para�t-elle ? - L�g�re.
- Voulez-vous essayer de lancer ? - Oui, volontiers.
Regardez �a. C'est mon bras.
Une rafale de mitraillette pendant la guerre. Je ne peux plus bouger.
- J'ai honte de vous. - Pourquoi ?
- Vous n'avez pas lu mon livre ? - Bien s�r que si, en long et en large.
Il est �crit ici, page 21, je crois...
Oui. "Il faut un tr�s l�ger mouvement pour faire un bon lancer."
- J'ai d� rater �a. - Tom, vous avez lu le livre.
Montrez quelques lancers au major et je lui expliquerai.
Souvenez-vous, major.
D'abord, position � 10h. Puis 11h.
- 11h. Plus haut. - Puis on descend � 9h.
- 9h. - Essayez, Tom.
- Vous voyez ? - Joli, non ?
10h.
11h.
9h. Essayez encore.
Vous voyez ? Un tr�s l�ger mouvement du poignet.
- Voulez-vous essayer ? - Certainement.
Souvenez-vous. Doucement.
10h, 11h, 9h.
Doucement.
10h, 11h, 9h.
- Regardez �a ! - Bien !
Que ferais-je sans vous ?
J'aimerais que vous soyez au lac pendant le concours.
Pourquoi ne participez-vous pas au concours ?
Je n'ai pas le temps.
Vous devriez. Cette canne est excellente.
Quel poisson devrais-je p�cher ? Perche, truite, crapet ?
L'an dernier, le vainqueur � Wakapoogee avait pris une perche de 3,2 kilos.
Je sais, j'ai vu ce vieux bouc d'Harvey Skaggs attraper le poisson.
Il a utilis� un leurre vert.
Ce n'est pas ce que je vous demande !
Je veux savoir quoi prendre cette ann�e.
Roger ? T�l�phone.
Merci. Excusez-moi, major. Je reviens.
Willoughby � l'appareil.
- Roger, ici Stern, Jim Stern. - All�, Jim.
Je suis au lac Wakapoogee.
Je voulais te dire que j'avais fait une sacr�e p�che.
Tant mieux.
Quel genre de poisson as-tu p�ch� ?
De la truite, comme tu me l'as dit.
Et quelle est la meilleure heure, d�apr�s toi ?
Entre 10h et 11h du matin.
Entre 10h et 11h du matin.
- A quelle temp�rature est l'eau ? - 20 degr�s.
20 degr�s. A quelle profondeur es-tu all� ?
J'ai commenc� avec une cuiller Colorado et j�ai fini avec une Super-duper.
Je vois.
Merci de ton appel, Jim.
Au revoir.
Major Phipps, de quoi parlions-nous ?
De quel genre de poisson je devrais p�cher au lac.
Je vous sugg�re la truite.
Entre 10 et 11h du matin, c'est la meilleure heure.
L'eau doit �tre dans les 20 degr�s.
Quel leurre et quelle profondeur ?
Juste sous la surface et prenez une cuiller Colorado ou une Super-duper.
Incroyable. Une cuiller Colorado ou une Super-duper.
- Bonjour, Maggie. - Bonjour, Roger. Allez-y.
Merci.
- Bonjour. - Bonjour.
- Bonjour, monsieur. - Willoughby, entrez.
Mlle Perkins, faites entrer les demoiselles.
Belle matin�e, n'est-ce pas ? Je veux que vous... Les voil�.
Mlle Page et Mlle Mueller. M. Roger Willoughby.
- Oui, je le savais. - Nous nous sommes rencontr�s.
Oui, sur le parking.
Parfait. Asseyez-vous et venons-en aux faits.
Mlle Mueller est la fille de M. Mueller,
qui poss�de l'h�tel du lac Wakapoogee.
Mlle Page est charg�e des relations publiques de l'h�tel.
- Je vois. - C'est votre jour de chance.
Ah oui ?
Absolument. Vous allez disputer le concours de p�che au lac Wakapoogee.
- Monsieur ? - �a vous sid�re, n'est-ce pas ?
Vous voulez que je fasse le concours ?
C'est exact, en tant que repr�sentant officiel d'Abercrombie & Fitch.
- M. Cadwalader... - Ne me remerciez pas.
Remerciez Mlle Page. C'est son id�e.
Plus j'y pense, plus je suis enthousiaste.
Votre r�putation aura de l'influence
sur la publicit� du concours, ce qui profitera � l'h�tel.
- Votre touffe. - Merci.
Et cela nous profitera aussi, bien s�r. Croyez-moi, Willoughby...
Qu'y a-t-il ? Quelque chose vous chagrine ?
- M. Cadwalader, c'est seulement... - Seulement quoi ?
Je ne devrais pas participer au concours de p�che.
- Donnez-nous une bonne raison. - Je...
- Ce n'est pas une raison. - Je n'ai pas donn� de raison.
- Pourquoi ? - Nous attendons.
Je sais ce qui chagrine Willoughby.
Vous trouvez injuste que le professeur concoure contre les �l�ves.
Exactement. Ils m'en voudront. C'est contre le but recherch�.
Balivernes !
- Mon Dieu ! - Passe-moi ton mouchoir.
- Tout va bien. - D�sol�e.
Ne vous inqui�tez pas. �a s�chera vite.
Bien.
C'est idiot, n'est-ce pas ? Ma femme me force � mettre �a.
- Reprenons, voulez vous ? - Oui, M. Cadwalader.
Voyons, o� en �tions-nous ?
M. Willoughby disait que les p�cheurs lui en voudraient
de participer au concours et j�ai heurt� le cendrier.
C'est exactement �a.
Au contraire, ils seront flatt�s.
C'est comme jouer dans l'�quipe de Mickey Mantle.
- Ce n'est pas pareil. - Mais si !
- Par chance, le cendrier n'est plus l�. - Cessez d'�tre si modeste.
- Je ne suis pas modeste. - Elles ont raison.
C'est votre modestie qui parle. Je ne veux plus rien entendre.
Oui, Mlle Perkins.
- Il est 11 h30, M. Cadwalader. - Merci.
J'ai un rendez-vous. Je suis pris le reste de l�apr�s-midi.
Willoughby, emmenez ces dames d�jeuner et expliquez-leur les d�tails.
Mlle Page, excellente id�e.
M. Cadwalader, vous n'oubliez pas quelque chose ?
Votre bidule.
Je ne l'oublie pas. Bonne excuse pour ne pas le mettre.
- Mlle Mueller, merci beaucoup. - Je vous en prie.
Au fait, Willoughby, comment est votre mat�riel de p�che ?
Je n'ai gu�re l'occasion de...
C'est ce que je pensais. On se verra demain matin
et vous prendrez tout ce dont vous avez besoin.
Au revoir.
Ecoutez, Mlle Page...
Je vous en prie, je n'avais pas r�alis� que j'avais pris votre place de parking.
J'ignorais que vous �tiez Roger Willoughby.
Je croyais qu'un fou...
- Abby. - Je suis d�sol�e.
Pardonnez-moi, je vous en prie.
- Je... - S'il vous pla�t ?
Je ne peux pas vous en vouloir, Mlle Page. Mais il y a une chose...
Je sais. Impossible de d�placer ma voiture, j'avais ferm� les porti�res.
Je ne voulais pas parler de cela.
Vous auriez eu du mal � entrer dans la voiture.
- Il a failli avoir une contravention. - J'en ai eu une !
- De l'agent ? - Absolument.
Non ! Je vous avais dit de faire ce qu'il disait.
N'est-ce pas ? Vous vous souvenez ?
Je m'en souviens tr�s bien. Vous avez la facult�...
Allons, vous devez travailler ensemble.
C'est ce dont je veux lui parler !
Je veux clarifier une seule chose.
Pensez-vous �tre trop bon pour participer � notre concours de p�che ?
- Pas du tout ! - C'est ce que je voulais entendre.
- Allons d�jeuner. - Mlle Page...
Ne m'en voulez pas. Je vous propose un march�.
Vous nous offrez deux martinis et je paie votre contravention.
Bon sang !
Je pensais que vous sauteriez sur l'occasion d'aller p�cher.
D'habitude, je...
Qu'y a-t-il ? Votre femme ne veut pas ?
- Je ne suis pas mari�. - Alors votre fianc�e, votre amie.
Ma fianc�e n'a rien � voir
avec mon refus de participer au concours.
Au moins, nous savons que vous �tes fianc� et refusez de faire le concours.
Exact.
Il ne nous reste qu'� nous demander pourquoi.
Je n'ai aucune intention de parler de ces raisons avec vous.
Entrez, je vous prie.
- Continue d'essayer. - Certainement.
Mais fais vite.
M. Will...
Oh, non.
- Quoi ? - Je me disais.
Si vous �tes au lac, vous ne serez plus au magasin.
- C'est exact. - Vous ne voulez pas prendre le risque.
- C�est juste un boulot. - Vous avez peur des comptables.
Les comptables peuvent venir v�rifier vos comptes
et d�couvrir que vous jouez avec l'argent du magasin.
Quoi ?
- Roger, combien vous manque-t-il ? - Il ne me manque rien !
Je ne joue pas avec l'argent du magasin. Elle raconte des b�tises !
Comment pouvez-vous dire une chose pareille devant ces gens ?
- Ils pourraient vous croire. - Je n'ai pas r�fl�chi.
Je ne vous comprends pas, Mlle Page.
Soit vous ne savez pas ce que vous faites, soit vous vous en moquez.
"Mlle Page." Vous �tes si guind�. Appelez-moi Abigail.
Je ne veux pas vous conna�tre. M�me inconnue, vous causez des ennuis.
- Ce sera quoi ? - Martini. Un double.
Vous auriez pu ruiner ma r�putation.
Vous avez du feu ?
Vous ne pouvez pas croire que je sois un voleur.
Vous l'avez fait croire � ces gens.
Avant de vous rencontrer, ma vie �tait simple et tranquille.
Tout allait bien. Je n'avais aucun souci.
M�me ce briquet marchait bien.
C'est votre habitude, de g�cher la vie des gens ?
Ce n'est pas une habitude, je fais ma part.
- Qui �tes-vous ? - Je suis perdu.
- Qui est-ce ? - Je ne sais pas. Une nouvelle approche.
Nous croyions vous avoir perdu.
Elle est jolie. Qui est-ce ?
- Je ne sais pas. - Tenez.
Vous ne vous asseyez pas, Roger ?
Je pr�f�re marcher.
Allons, ne vous f�chez pas. Asseyez-vous.
Venez.
- J'en prendrai un autre. - Bien.
Roger, nous ne nous rappelons d'aucun concours auquel vous ayez particip�.
- Mlle Page... - Abigail.
Mlle Page, je ne fais pas de concours avec d'autres p�cheurs car je...
Laissez tomber.
Vous ne pouvez pas parler notre langue ? Je suis d�j� assez perdu.
Tenez, monsieur.
- Roger, s'il vous pla�t. - Quoi ?
- Non. - Non, quoi ?
Ne prenez pas un autre verre.
�a doit �tre terrible, d'avoir un probl�me d'alcool.
Nous aurions d� savoir que l'alcool �tait votre vice.
Une minute...
Vous avez peur de ne pas vous contr�ler quand vous sortez de chez vous.
C'est pourquoi vous ne faites jamais de concours.
- Un autre ? - Non.
- Allez-y. Ne vous torturez pas. - Je ne me torture pas.
Je ne fais pas de concours de p�che pour une simple raison.
Laquelle ?
Vous me promettez de ne pas en souffler mot ?
Je ne...
�a fera 5,40 $, s'il vous pla�t.
- Allons-nous-en. - O� allons-nous ?
L� o� personne n'entendra ce que j'ai � dire.
MUS�E DU PIANO
- Roger, o� donc... - Venez.
Roger, que...
- Vous avez des pi�ces ? - Oui.
Sortez-les, voulez-vous ?
LE GROUPE DE LA JUNGLE
AIRS DU BON VIEUX TEMPS
- Il est fou. - Quoi ?
- Il est fou. - Tu as raison.
Si je vous le dis, vous promettez de ne le r�p�ter � personne ?
Et vous ? D'accord.
Je ne peux pas faire votre concours de p�che
parce que je n'ai jamais p�ch� de ma vie !
Quoi ? Vous n'avez jamais p�ch�...
- Non. - Je ne peux pas croire...
- Vous avez promis de vous taire. - D'accord.
- Mais Roger... - Souvenez-vous.
Je vous ai bien entendu ?
J'ai dit que je n'avais jamais p�ch� de ma vie !
- Vous �tes un imposteur ! - Pas du tout !
Si, vous �tes un imposteur !
Venez.
Ne partez pas. La lumi�re va revenir dans un instant.
Venir ici n'�tait pas une bonne id�e. Enfin, maintenant, vous savez.
- Vous n'avez jamais p�ch�... - Jamais.
Pas �tonnant que vous ne vouliez pas faire le concours.
- C'�tait ton id�e, Abigail. - D�sol�e, je r�fl�chissais.
C'�tait ton id�e. Tu dois d�cider quoi faire.
- Je vais le tuer ou me tuer. - Plut�t la 2e solution.
D�cidez-vous. J'ai des choses � faire.
Taxi !
Au revoir, Roger. Ne vous en faites pas, je garderai votre secret.
Maintenant que vous savez,
dites � M. Cadwalader que vous avez chang� d'avis.
- J'ai chang� d'avis ? - Une minute...
Roger, si vous m'invitez � d�jeuner, nous en discuterons.
Venez, je connais un endroit charmant.
Vous n'avez pas l'air d'un imposteur, Roger.
- Comment tout cela a-t-il commenc� ? - J'ai eu un boulot.
Je vendais du mat�riel de p�che. J'�coutais mes clients.
Les p�cheurs adorent parler. Je r�p�tais ce qu'ils disaient aux clients.
Puis j'ai travaill� � Abercrombie & Fitch. J'ai lu sur la p�che.
Pourquoi n'avez-vous pas p�ch� ?
Je d�teste les poissons, les toucher, les sentir.
Et je vous ai amen� dans ce restaurant !
- Je n'en mange jamais. - Commandez du jambon et des �ufs.
�a me semble toujours malhonn�te.
Malhonn�te ? Un vendeur de canaris doit-il apprendre � voler ?
Je n'ai jamais pr�tendu �tre un p�cheur.
- Vous ne l'avez pas ni�. - �a n'a jamais sembl� important.
Je suis ravie de ne pas avoir pay� ce livre 1,50 $.
2 $. Des gens ont gagn� des coupes gr�ce � ce livre.
Commencez � l'�tudier. Vous participez au concours.
Je n'ai pas l'intention de p�cher dans votre... concours.
Roger, � vous de voir. Mais vous auriez l'air b�te...
- B�te ? J'aurais l'air d'un... - Imposteur.
- Je n'aime pas ce mot. - Mais c'est vrai, non ?
Non, mais si les clients apprenaient la v�rit�, je perdrais mon boulot.
Cadwalader me jetterait dehors. Et si je fais le concours, ils sauront.
Peut-�tre, mais ils le sauront pour s�r si vous ne le faites pas.
- Vous voulez dire... - Je leur dirai.
- Vous en �tes capable. - Je le ferai, c'est s�r.
Vous n'avez pas � gagner le tournoi.
Vous devez faire bonne impression.
- Comment ? Dites-moi comment. - Des millions de gens savent p�cher.
Vous pourriez apprendre avec la bonne motivation,
garder votre travail, par exemple.
Vous avez pris des cours de chantage ou c'est un talent naturel ?
�a ne fera de bien � personne d'�tre amer.
Je sais que vous �tes un imposteur et vous le savez.
Voyons, le tournoi commence vendredi et nous sommes lundi.
Si vous pouviez �tre l�-bas demain,
nous aurions trois jours pour vous apprendre.
- Qui, "nous"? - Easy et moi.
Ne vous inqui�tez pas.
- Il y a peut-�tre un souci. - Quoi ?
Votre fianc�e, vous lui avez dit que vous ne saviez pas p�cher ?
Je n'en ai jamais eu l'occasion.
Ne vous sentiriez-vous pas mieux en le lui disant ?
- C'est � moi d'en d�cider. - C'est risqu�. Elle pourrait partir.
- Elle est riche ? - Mlle Page, je ne crois pas...
A vous de voir. Mais apportez votre livre.
- Vous pourriez apprendre quelque chose. - Et le d�jeuner ?
Je ne d�jeune jamais. Au revoir.
Mardi, mercredi, jeudi, vendredi, sa...
Six jours. Je pourrais l'�triper.
Je suis � vous dans une minute, monsieur.
- Homme blanc a fait long voyage ? - Juste de San Francisco.
Grande ville. Il y a plusieurs lunes, moi sur la piste de San Francisco.
- De quelle tribu �tes-vous ? - Moi chef tribu Wakapoogee.
Mon nom est John Aigle Strident.
Mon peuple poss�de ce lac avant homme blanc.
- Vraiment ? - Vous avez r�serv� ?
- Je crois. Je suis Roger Willoughby. - Bien s�r.
Votre nom Willoughby ?
Mon grand p�re, Bison Rugissant,
a scalp� un certain Willoughby.
Vous pas en col�re.
- Je... - Moi content vous pas en col�re.
- Vous d�j� p�cher Wakapoogee ? - Non.
- Vous vouloir gagner concours ? - Oui.
Vous voyez ? V�ritable leurre � perches Aigle Strident. Six dollars.
C'est une mauvaise imitation du Chugger Spook.
Fabriqu� au Japon et vendu 68 cents.
Tu es mal tomb�. C'est Roger Willoughby, le c�l�bre p�cheur.
Mlle Page a r�serv� pour vous, bungalow 5.
D�sol�, je ne veux pas de bungalow. J'aimerais camper.
- Je vais voir ce que j'ai. - Vous seriez mieux dans un bungalow.
Ils ont �t� red�cor�s, il y a la climatisation, la t�l�,
la Bible, tout le bazar.
Peau-Rouge parle langue bizarre.
Je parle ainsi pour les touristes. Prenez donc le bungalow.
- Non, je... - Pourquoi pas ?
Mon patron veut que je campe.
Comme l'a dit notre grand chef Confucius :
"L'homme fait bien d'ob�ir � celui qui le nourrit."
- Confucius ? Je le croyais chinois. - Chinois-Indien.
Je peux vous donner l'emplacement O11. Pr�s du lac.
- C'est par o� ? - Suivez la route, serrez � gauche.
C'est indiqu�. Vous ne pouvez pas le rater.
Quand attendez-vous vos invit�s, M. Willoughby ?
Je suis seul.
- Tout cet �quipement pour vous ? - C'est exact.
- Combien de temps comptez-vous rester ? - Six jours.
C'est le temps qu'il lui faudra pour tout d�baller.
Mlle Page ! Mlle Page !
Oui ?
J'ai un message. Roger Willoughby ne vient pas � l'h�tel.
Il campe � l'emplacement O11.
- Merci ! - Que fait-il l�-bas ?
- Je ne sais pas. Allons voir. - Par le lac, c'est plus rapide.
Pourquoi faut-il que �a m'arrive ?
- Doux J�sus ! - Regarde ce camp.
"Etape six. Tenez la tente aux points X et Y,
sauf pour le mod�le 42B."
"Voir illustration 13 pour de plus amples informations."
"Mod�le 42B plus fabriqu�."
�a doit aller � l'int�rieur.
Coucou !
- D'o� venez-vous ? - Du lac.
Que faites-vous ?
- Je monte une tente. - Vraiment ?
Apr�s quoi, j'essaierai de faire un lit.
- Peut-on vous aider ? - Oui. Allez-vous-en.
Je suis curieuse. Pourquoi tout ceci ?
C'est la conception de M. Cadwalader d'un campeur bien �quip�.
- Pourquoi campez-vous ? - C'est l'id�e de M. Cadwalader.
Il semble inspir�, depuis qu'il vous conna�t.
Ne soyez pas f�ch�, Roger. Ce n'est pas mon id�e.
Mlle Page, j'ai eu le temps de r�fl�chir en venant ici.
Je ne crois pas que vous puissiez me f�cher � nouveau.
Bien. Heureuse de vous voir devenir raisonnable car �a ne va pas marcher.
- Quoi donc ? - Votre camping.
Vous n'avez jamais camp�, n'est-ce pas ?
Je fais beaucoup de choses in�dites.
Vous devez sortir de l'eau avec ces machins-l� ?
On ne doit pas les enlever avant de sortir de l'eau.
Vous n'avez pas le temps d'apprendre � camper. Apprendre � p�cher suffit.
Apr�s le concours, vous apprendrez � faire un lit.
- M. Cadwalader... - Tant pis pour lui.
- Je lui dis quoi ? - Quand il vous verra ?
- Il ne me verra pas. - Mais si.
Il a r�serv�. Il arrive demain.
Roger, vous n'avez qu'une chose � faire. Retournez au bungalow.
- Mais avant son arriv�e. - Et que lui dirai-je ?
- Quoi ? - Je trouverai quelque chose.
Roger, si quelqu'un vous voit camper ici...
Il saura que vous n'�tes jamais sorti d'une serre.
On vous aidera � tout ranger.
John Aigle Strident, venez ici.
Depuis quand vous cachez-vous l� ?
L� ? Assez longtemps pour savoir qu'il n�est jamais sorti d'une serre.
"Pour les touristes."
Dix dollars vous feront oublier ?
Pour 20 $, Aigle Strident n'a jamais �t� l�.
Cinq.
- Elle a dit dix. - Cinq et vous nous aidez � ranger.
Comme l'a dit le grand chef Confucius...
"Cinq oiseaux dans la main valent mieux que vingt dans le ciel."
Vous le connaissiez mieux que moi.
Willoughby, vous avez vu �a ? J'ignorais que vous participiez.
- Une d�cision soudaine. - Vous auriez pu nous pr�venir.
La comp�tition sera dure pour nous.
Vous croyez ? Vous avez gagn� l'an dernier, M. Skaggs.
J'ai battu Phipps haut la main. Je peux le refaire.
- Vous avez eu de la chance. - Mais je peux le refaire.
Mais avec vous, c'est une autre affaire.
Alors pour �tre fair-play, je devrais me retirer.
Ils consid�rent que la comp�tition est injuste.
Messieurs, je pense que...
Attendez, Willoughby. Ne vous retirez pas.
J'ai bien compris mes 10h, 11h, 9h.
J'ai la technique en main et je vous affronterai.
Si Skaggs a peur, qu'il se retire.
- Comment ? Je suis ravi qu'il soit l� ! - Vraiment ?
Si je perds contre vous, je perds contre le ma�tre.
Mais si je vous bats, ce sera plus glorieux que de battre Phipps.
- "10h, 11h..." - Arr�tez.
C'est comme jouer dans l'�quipe de Mickey Mantle.
Excusez-nous, nous avons une affaire � discuter.
- Quoi ? - Venez, Roger.
- Au revoir. - Au revoir.
Allez-y, vous deux.
- Venez. - Quoi faire ?
- Nous vous offrons � d�ner. - C'est ce qu'elle a dit ?
N'est-ce pas charmant ? Juste pour nous trois.
- Charmant. - Ravie que �a vous plaise.
Asseyez-vous.
Je ne devrais pas �tre gentille avec vous
apr�s le tour que vous avez essay� de me jouer.
Pourquoi ne pas vous r�signer au fait que vous �tes coinc�,
et en profiter ?
Nous allons devoir travailler ensemble un certain temps...
- Pourquoi ensemble ? - Je dois vous apprendre � p�cher.
Vous ne voulez pas apprendre seul, n'est-ce pas ?
- Non. - Alors nous devons �tre ensemble.
Il ne faut pas que quelqu'un d'autre l'apprenne.
Avez-vous dit � votre amie, Mlle Connors,
que vous ne savez pas p�cher ?
- Je vous ai dit... - Elle a r�serv�.
- Je sais. - J'ai oubli� de vous le dire.
Elle vient vendredi. Un petit pain ?
S�r ? Je vous en donne un quand m�me.
Je ne veux pas faire de gaffe devant elle.
Je suppose que vous ne lui avez pas dit.
Non, je ne lui ai pas dit.
- �a vous va ? - Oui.
Bonsoir. Le d�ner est pr�t. Comment �a va ?
Bien. Je rends encore Roger furieux.
Tu devrais d�cider o� tu vas l'emmener pour sa le�on, demain.
Oui, un endroit tranquille o� un meurtre passera inaper�u.
Ne faites pas l'idiot. C'est une bonne id�e.
- Je sais. - Non, il y a une crique au nord.
Personne ne vous verra l�-bas. N'y allez pas ensemble.
Je prendrai le bateau vers 8h. Retrouvez-moi au bout du chemin du nord.
O� est-ce ?
Apr�s la maison du garde forestier, au bout.
C'est trop �troit pour une voiture.
Prenez cet engin rouge que vous aviez au camping.
- La moto tous terrains. - Oui, ce sera parfait.
- Vous savez l'utiliser ? - Il se trouve que oui.
Vous �tes plein de surprises.
- Roger. - Quoi ?
- Tant pis, c'est trop tard. - Comment �a ?
- C'est trop tard. - De quoi parlez-vous ?
Votre salade est bonne ?
- Tr�s bonne. Pourquoi ? - Eh bien, parce que...
Rien. Je ne peux pas vous dire.
- Pourquoi riez-vous ? - Vous voulez vraiment savoir ?
Oui, je veux savoir de quoi je ris.
Juste avant que vous ne preniez votre premi�re bouch�e...
Continuez.
Une chenille est tomb�e de l'arbre en plein sur votre assiette.
Une chenille poilue. Elle a tourn� dans votre assiette un moment.
D�tendez-vous. Prenez du vin.
Bonjour. Vous avez une moto, un peu plus loin ?
Oui.
Vous avez mis longtemps � apprendre � l'ours � en faire ?
�a a pris une minute.
Il est tomb� juste apr�s le virage.
- Merci beaucoup. - Je vous en prie. Au revoir.
Roger ! D�sol�e, je suis en retard. Bonjour.
Bonjour.
On va pouvoir utiliser toute cette partie du lac.
Qu'est-ce que vous portez ?
- Des cuissardes gonflables. - Des quoi ?
Des cuissardes gonflables. Avec une bou�e int�gr�e.
Si on tire sur la corde, elles se gonflent et on ne coule pas.
�a marche ?
Je ne sais pas. Je les teste pour le magasin.
Pas besoin de cuissardes dans une barque.
- Si, je ne sais pas nager. - Ni mener une barque ?
- Je n'en ai jamais eu besoin. - Le besoin vous a rattrap�.
Elle ne chavirera pas.
D�tendez-vous. Il ne va rien arriver.
Montez et asseyez-vous sur le 3e si�ge.
- C'est bien. Allez au fond. - M�me si je ne veux pas ?
- Ne bougez plus. - Faites attention.
La premi�re chose � savoir, c'est comment d�marrer le moteur.
Je croyais que vous m'appreniez � p�cher.
Parfois, il faut d�placer le bateau l� o� sont les poissons.
D'accord.
C'est aussi facile � d�marrer qu'une tondeuse.
Tirez sur la corde de d�marrage.
- O� �a ? - Juste l�.
�a ?
Tirez dessus aussi fort que vous le pourrez. Mais avant...
Roger, tirez sur la corde de ce machin !
Roger ?
Roger, �a va ? Vous allez bien ?
Amenez ce bateau !
Il y a trop d'air ! D�gonflez-les !
D�gonflez-les !
Retenez votre souffle !
Roger, vous devez vider de l'air.
Aidez-moi !
Retenez votre souffle une minute.
Et voil� !
Redressez-vous !
Abby ! Je vous en prie ! Abby !
- Je vous en prie ! - Roger, retenez votre souffle.
Abigail, arr�tez ! Arr�tez !
Tenez bon !
C'est dr�le, non ? Accrochez-vous.
Buvez cela. �a vous r�chauffera.
Abby ? Montrez-moi vos semelles.
Pourquoi ?
- C'est �a. - Quoi ?
J'ai vu les m�mes marques sur mon dos en me changeant.
- J'ai saut� sur vous. - Pourquoi ?
C'�tait la seule fa�on pour vous faire cracher toute l'eau.
Vous en �tiez plein. Des litres et des litres. Excusez-moi.
- All� ? - M. Willoughby, s'il vous pla�t.
Un instant.
- C'est pour vous. - Qui est-ce ?
- Cadwalader. - All� ?
Je viens d'arriver. Que faites-vous dans un bungalow ?
Je ne fais pas de camping parce que...
Mlle Page me l'a expliqu�. Pourquoi n'�tes-vous pas au lac ?
- J'en reviens, monsieur. - Vous l'avez �tudi� � fond ?
- Oui, de haut en bas. - Excellent.
Et notre �quipement ?
J'ai test� les cuissardes gonflables ce matin.
Comment sont-elles ?
Je ne pourrais pas les recommander � nos clients.
Tr�s bien. J'en prends note, Willoughby.
Un instant, je vous prie. Willoughby, je dois vous laisser.
J'ai rendez-vous avec un homme int�ressant.
Vous le connaissez peut-�tre, John Aigle Strident ?
Qui ?
Le chef de la tribu Wakapoogee.
Il a de pr�cieuses reliques historiques � me montrer.
Je vous rappelle ce soir.
Bonjour. Entrez.
Vous les avez apport�s ?
Oh, comme c'est palpitant !
C'est vraiment le scalp du g�n�ral Custer ?
Arri�re-grand-p�re Bison Rugissant l'a pris � bataille de Little Big Horn.
Il doit �tre authentique, alors.
Aigle Strident a donn� cadeau � chef blanc.
Je ne peux accepter un tel cadeau.
Vieille coutume indienne. Moi donner cadeau, vous donner cadeau.
- Qu'aimeriez-vous ? - Vingt dollars.
C'est raisonnable.
- Salut. - Salut.
Alors, quoi de neuf ?
Je suis all�e voir Roger un instant.
Il a d�n� dans son bungalow.
- Comment va-t-il ? - Il va bien.
J'ai propos� de l'aider pour le feu,
mais il a dit que je l'avais assez aid� pour aujourd'hui.
Il ne voulait pas m'�puiser.
Il va bien.
J'ai eu peur aujourd'hui, Easy. J'ai failli le laisser se noyer.
Il ne sait pas nager et il �tait plein d'eau.
J'ai d� le tra�ner jusqu�au rivage et m'asseoir sur lui pour le vider.
- C'est alors que je... - Tu quoi ?
J'ai fait une b�tise.
Je l'ai embrass�. Pourquoi ? Je ne sais pas.
- Qu'a fait Roger ? - Il n'a pas r�pondu � mon baiser.
- Qu'a-t-il fait ? - Rien.
- Pourquoi ? - Il �tait sans connaissance.
Tu devrais r�essayer quand il est conscient, pour voir ce qu'il fait.
Ah oui ? D'accord.
Tu le vois demain ?
8h du matin. Mais cette fois, pas de bateau ni de cuissardes gonflables.
C'est bien ici.
Ce sera mieux que de p�cher d'un bateau.
- Vous devez aller dans le lac. - Pour quoi faire ?
Les poissons ne sont pas cens�s venir si pr�s du bord. Venez.
Souvenez-vous, je ne sais pas nager.
Roger, le concours commence demain. Venez.
Voyons. Lancez � environ 10 m.
Oui, mais...
Faites mine d'�tre le major Phipps.
Ah oui. Voyons.
- C'est bon ? - Oui.
- 10h. - Ah oui, 10h.
- 11h. - Oui, 11h.
Et 9.
Oui, 10h, 11h et 9h.
Tr�s bien, Roger.
Vous avez attrap� un poisson ! Attention, il s'en va !
- Tenez ! - Non, Roger, ramenez-le.
- Comment ? Je le siffle ? - Mettez le frein.
Maintenant, ramenez-le.
Remontez la canne et tournez le moulinet. Bien.
- Allez, enroulez, Roger. - C'est ce que je fais.
Un peu plus vite.
- Bien. Pas si vite ! - Vite, pas vite... Faites-le.
Tenez cette canne et ramenez ce poisson.
Un mouvement r�gulier. C'est bien.
C'est bien. Regardez le poisson.
C'est �a, ramenez-le.
Allez, Roger. Doucement. Voil� !
- Il n'est pas tr�s gros. - C'est un poisson.
- D�crochez-le de l'hame�on. - Je ne vais pas le toucher.
Pourquoi ?
Je ne supporte pas le contact. Faites-le.
Vous devrez d�crocher votre poisson au concours.
- D�crochez-le. - Chaque poisson que j'attrape, je...
Personne d'autre. Tenez-le et �tez l'hame�on de sa bouche.
- C'est bien. - Tenez �a.
Mettez votre doigt l�.
- Voil�. - Tenez-le bien, Roger.
- Il est glissant. - Ne l�chez pas.
Roger, ne le l�chez pas !
Il est parti.
Je le tiens. Oui !
- Roger, aidez-moi. - Pas moi !
Roger, �a va ?
Je le tiens. Le voil�.
Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?
- Abby, j'en ai un ! - Quoi ?
- Aidez-moi ! - S�rement pas.
Vous ne m'avez pas aid�e du tout.
Roger, surtout ne le jetez pas. Gardez-le.
Roger.
Oui.
Combien de temps dois-je tenir ce truc ?
Jusqu'� ce que je vous dise de le poser.
Tiens, voil� Easy. Salut, Easy.
Il va pleuvoir. On peut rentrer.
Roger, vous allez apprendre � p�cher.
Restez assis l� et tenez ce poisson. Salut, Easy.
- Salut, tout le monde. - Alors ?
Je vous apporte... de la pluie et des nouvelles.
- Que faites-vous avec ce poisson ? - Il apprend � le tenir.
Il a pris un poisson ?
- Deux. - Un.
J'ai pris l'autre d'une fa�on contraire aux lois de la p�che.
- Il l'a attrap� dans son pantalon. - Oh, non.
Il attrape des poissons, mais il ne supporte pas de les toucher.
J'ai pens� qu'en en tenant un un moment, il s'y habituerait.
Je pourrais le tenir jusqu�� ce qu'il devienne fossile, je ne m'y ferais pas.
Ce n'est plus la peine, et tu n'as plus � t'inqui�ter.
Je venais te dire que M. Kilroy vient.
- Le champion de Chicago ? - Oui.
- Comment le sais-tu ? - Un t�l�gramme.
Ils ont annul� le concours en Oregon. Une temp�te.
- Il vient ici cet apr�s-midi. - All�luia !
- Roger, c'est la fin de nos ennuis. - Oui ?
- On n'a plus besoin de vous. - "On n'a plus besoin de vous."
- Vous pouvez quitter le concours. - Comment ?
Je vais dire � Cadwalader : "Joe Kilroy est l� et j�abandonne."
- Aussi simple que �a ? - Non, pas comme �a.
Laissez-moi r�fl�chir.
La pluie rend votre chemise...
- Je sais ! - Quoi ?
Roger, si vous ne pouvez pas p�cher,
vous ne pourrez pas faire le concours.
- Je disais... - Vous avez entendu ?
Si vous ne pouvez pas p�cher, vous ne pourrez pas faire le concours.
- Vous pourriez vous casser la jambe. - Je pr�f�re p�cher.
- Ou le bras. - Je pr�f�re p�cher.
Pas pour de vrai. Mais que se passe-t-il si on se casse le bras ?
�a fait mal.
Que fait-on pour le soigner ?
- On le pl�tre. - Tu as trouv�, Abby.
Quand on voit un pl�tre, on pense que la personne a le bras cass�.
On est secouristes. On peut trouver du pl�tre,
aller dans la cabane et lui faire un pl�tre.
- Vous pr�tez attention ? - Oui.
Pourquoi vous ne nous regardez pas ?
Parce qu'on dirait que vous �tes nues.
C'est ce que j'essayais de vous dire. Allons-nous-en.
Allons nous changer, on se retrouve au bungalow de Roger.
Vous emportez cette chose ?
Dommage, vous appreniez juste � le tenir dans la main.
Je vais la tuer. C'est s�r et certain.
Easy ?
Regarde ce que j'ai trouv�. Juste ce qu'il nous faut.
Parfait. Roger, levez le bras.
- Qu'allez-vous en faire ? - Ne bougez plus.
Pourquoi ?
On ne va pas mettre le pl�tre directement sur votre peau.
Tu as des ciseaux ?
- J'ai un couteau. - Non ! Arr�tez !
- Ne soyez pas si difficile. - C'est mon seul cale�on long.
Il est encore bon. Une jambe est plus courte que l'autre.
- Enlevez votre chemise. - Qu'allez-vous faire de ma chemise ?
On ne peut pas mettre le pl�tre dessus. Easy, tu es pr�te ?
Oui, je suis pr�te.
Enfilez cette jambe.
Comment voulez-vous porter votre bras ?
Comment �a, porter mon bras ?
Dans quelle position le met-on ?
Je ne sais pas. En �charpe, je suppose.
Tr�s bien, Roger. Ne bougez pas.
Voil�. �a te semble �tre la m�me position, le m�me angle ?
- Je crois que �a va. - Restez exactement comme �a.
Je mets �a l� pour ne pas vous salir.
Commence � faire le pl�tre, je vais commencer le bandage.
Baissez le bras. Allez.
- Vous m'avez dit de le lever. - Plus tard.
�a donne une p�te molle.
Il n'en reste plus. J'en fais encore ?
Non, �a suffit.
Qu'est-ce que je dois faire avec ce pl�tre ?
Vous ne nous �coutiez pas, l�-bas ?
J'�tais un peu distrait par la pluie et le reste.
Je ne suis pas s�r de comprendre ce que je dois faire.
Tu peux lui dire, Easy ?
Quand on aura fini ce pl�tre, on dira que vous vous �tes cass� le bras.
- Comment ? - En tombant d'un arbre.
Bonne id�e. Mon fr�re s'est cass� le bras comme �a.
Je faisais quoi, dans cet arbre ?
- Eh bien... - Je faisais quoi ?
Je sais.
Un petit oiseau �tait tomb� de son nid.
Vous le rameniez � sa m�re.
Et vous allez dire �a aux gens ?
- Vous ne pensez pas que je devrais ? - �a va les faire pleurer.
- Je vais trouver quelque chose. - Je l�esp�re.
- Ne bougez pas. - J'y vais.
C'est peut-�tre Tex. Je ne veux pas qu'elle tombe sur une femme.
Oh, pas de probl�me.
Ici le grand chef Aigle Strident. Qui parle ?
- Qui est-ce ? - Harry ? C'est moi.
C'est le r�ceptionniste. Que voulez-vous ?
Le garde forestier a appel�.
M. Kilroy va arriver.
- D'accord. Merci, Harry. - Qu'y a-t-il, Abby ?
M. Kilroy, le champion de Chicago, va arriver.
- Nous devons nous nettoyer. - Allons-y !
- Ne me laissez pas comme �a ! - Il le faut. On revient.
- Attendez que le pl�tre s�che. - Combien de temps ?
Je ne sais pas. Vous n'avez pas de montre, je le r�gle pour dix minutes.
Restez l� jusqu'� ce que �a sonne.
Oui, oui.
"Comment est-ce arriv�, Willoughby ?"
"Un petit oiseau est tomb� par terre
et je le ramenais � sa m�re."
Oh, non !
�a ne va pas du tout.
�a devrait �tre comme �a.
�a monte jusque l�. Pourquoi m'en ont-elles mis sur l'�paule ?
On dirait qu'elles pl�traient une maison.
Elles doivent me d�barrasser de �a.
Voici votre ami.
- Bonsoir, major. - Bonsoir.
C'est la premi�re fois qu'on me salue depuis des ann�es.
- Gentil gar�on. Tr�s pr�venant. - C'est vrai.
Attention.
Qu'est-ce qu'il a ?
- Roger, Dieu merci. - Nous vous cherchions.
Je vous cherchais. Regardez comment je dois me tenir.
- �a n'a pas d'importance. - �a en a pour moi.
- Non. Venez. - Pourquoi ?
Vous voyez cet homme au bras pl�tr� ?
- Oui. - C'est Joe Kilroy.
Il a eu un accident de voiture.
Vous ne pouvez pas avoir tous les deux le bras cass�.
Je ne pourrai pas raconter l'histoire de l'oiseau tomb� du nid ?
J'aurais pu trouver mieux.
Venez, on doit vous enlever �a.
Cette scie va faire l'affaire. Posez votre bras l�.
Avec la scie, on ne saura pas o� finit le pl�tre et o� commence le bras.
Tu as raison.
Et cette cisaille ? Essayons. Posez votre bras.
- Il n'y a pas assez d'espace. - �a ne marche pas.
- J'appelle un docteur. - Une minute, Roger. Ne bougez pas.
C'est assez dur. Avec un burin et un marteau, �a ira.
Posez votre bras l�. Allez, posez votre bras.
Penchez-vous par l�. Bien. C'est �a.
�a ne va pas marcher ! Mettez votre bras dans cet �tau.
- Je vais voir un docteur. - Vous n'irez nulle part.
- Voulez-vous qu'on l�enl�ve ou pas ? - Oui...
- Alors mettez le bras ici. - Bien. Maintenant, serre.
Je vais y arriver.
�a, �a va marcher.
- Non ! Pas cet engin ! - Vous voulez l'enlever, non ?
- Mais pas avec �a ! - Ce sera fini dans un instant.
- C'est ce que je crains. - Vous ne vous en rendrez pas compte.
- S'il vous pla�t, Abby ! - Roger.
All� ?
All�, Roger ? Je n'arrive pas � dormir.
- Qui est-ce ? - Abigail. Je ne peux pas dormir.
- Vous savez l'heure qu'il est ? - Une minute.
Je... Je sais...
All� ? All� ?
J'ai d� aller dans l'autre pi�ce pour voir l'heure. Il est 1h30.
Je sais qu'il est 1h30.
- Vous le savez ? - Bien s�r.
- Pourquoi avez-vous demand� ? - Pour voir si vous le saviez.
- Je vous l'ai dit. 1h30. - Que voulez-vous ?
Vous n'auriez pas des somnif�res ?
Si.
- Bien. J'arrive. - Attendez !
- Tu reviens quand ? - Je ne sais pas.
Une minute.
- Bonsoir. - Voil� votre somnif�re.
C'est mieux que la pharmacie du coin.
Merci.
Je pourrais avoir un verre d'eau ? Je ne peux pas l'avaler sans rien.
Sans doute.
Je suis contente que vous soyez debout.
Je ne dormais pas et j�ai pens�...
- Que faites-vous ? - J�enl�ve ma veste.
- Pourquoi ? - Parce qu'il fait chaud.
Je pensais que vous seriez �veill�, pensant � demain,
et que vous voudriez jouer aux cartes.
Je ne veux pas jouer aux cartes.
Vous �tes ronchon. Quelque chose vous emb�te ?
Que va-t-on penser en vous voyant ici habill�e comme �a ?
Que j'ai de dr�les de jambes.
Les v�tres aussi.
- Voil� de l'eau, prenez votre cachet. - Merci.
Qu'il est laid, ce cachet. Je n'en veux pas.
Quoi ? Vous m'avez demand�...
Oui, mais j'ai chang� d'avis. Vous ne changez jamais d'avis ?
Parfois, on veut que quelqu'un fasse quelque chose.
Quand ils le font, on ne veut plus.
Par exemple ?
- Eh bien... - Continuez.
- J'y r�fl�chis. - Dites-moi.
Comme un baiser.
Qu'est-ce qu'un baiser a � voir avec un somnif�re ?
Presque rien. On parlait de dire � quelqu'un de faire une chose
et de changer d'avis.
- Vous voyez ? - Non.
Je vais le dire autrement. Parfois on rencontre quelqu'un.
On se demande comment ce serait s'il vous embrassait.
On ne tient plus jusqu'� ce qu'il vous embrasse
et quand il le fait, on s'attend � entendre des cloches sonner.
On se dit qu'on va peut-�tre se liqu�fier.
- Vous savez ce qui se passe ? - Je n'imagine pas.
- Rien. - Rien ?
On ne veut plus qu'il vous embrasse car on a chang� d'avis.
Vous comprenez pourquoi je ne veux plus du somnif�re ?
Ce n'est pas clair. Vous le prenez, oui ou non ?
Bon, �a ne va pas me tuer, n'est-ce pas ?
Pourquoi vous pincez-vous le nez ?
Parce que je d�teste le go�t.
Quel rapport entre se pincer le nez et le go�t ?
Excellente id�e, Roger.
- Vous avez faim ? - Non.
Je peux pr�parer des sandwiches et du caf�.
Je n'ai pas faim et vous ne devriez pas m�langer le caf� et le somnif�re.
- Pourquoi ? - Parce que c'est un stimulant.
- Je devrais prendre quoi ? - Du lait chaud.
- Vous en avez ? - Non.
- Pourquoi l'avez-vous propos� ? - Je n'ai pas...
Vous avez dit de ne pas prendre de caf�...
Je n'ai pas de caf� ni de lait et il est plus de 2h.
Je sais. Je sais.
Je vous emp�che de dormir alors que vous devez p�cher demain.
- C'est vrai. - Je ne sais pas, Roger.
Tout ce que je fais est mauvais.
J'ai eu l'id�e de vous faire venir ici.
�a semblait �tre le bon moyen d'aider Easy et son p�re.
Je ne vous cause que des ennuis et vous �tes si gentil.
Je ne le suis pas.
Vous avez parfois �t� vache, mais c'est parce que j'agissais mal.
Je le m�ritais.
Vous ne me croiriez pas si je disais que je suis d�sol�e.
- Mais je le suis. - Abigail...
- Vous n'�tes pas f�ch� ? - Non. Enfin...
Oh, Roger, quand vous �tes gentil avec moi comme �a...
- Que se passe-t-il ? - Roger ?
Vous savez, ce dont on parlait tout � l'heure ?
- Les somnif�res. - Non.
Vous savez, quand on parlait
de vouloir que quelqu'un fasse une chose
et de se demander comment ce serait qu'il le fasse ?
- Vous parlez du baiser ? - Oui.
- Roger, j'ai une question � vous poser. - Quoi ?
Pourriez-vous m'embrasser, s'il vous pla�t ?
Vous voulez bien ?
Le t�l�phone.
D'accord. D'accord.
- All� ? - All�. Ici le major Phipps.
Oui, major. Que puis-je pour vous ?
Je suis avec votre patron, Harvey Skaggs et Jim Bush.
Nous voulions vous poser des questions. Nous arrivons tout de suite.
- Qu'avez-vous dit ? - Nous arrivons tout de suite.
Major, un instant. O� �tes-vous ?
Au bar de l'h�tel.
Je prendrais bien un dernier verre, je vous rejoins.
- D�p�chez-vous. - J'arrive.
Je dois aller au bar de l'h�tel.
S'ils venaient ici, il ne vaudrait mieux pas pour vous qu'ils vous trouvent.
Je dois donc aller l�-bas. A demain.
O� sont vos cigarettes ?
Vous �tes encore l� ?
Oui. Je voulais vous demander quelque chose. J'ai trouv� vos cigarettes.
Abby, je dois y aller.
Je sais. Mais le t�l�phone a sonn�. Vous ne m'avez pas r�pondu.
- Pourriez-vous m'embrasser ? - Bon sang !
Je n'ai pas le temps.
Je lui demande s'il veut m'embrasser et...
...il dit qu'il n'a pas le temps.
Peut-�tre qu'il voulait dire �a.
�a aurait pu �tre bien.
Avec la truite ou la perche, on a plus de chances d'en prendre un gros.
Et les gros poissons remportent le concours.
- Logique. - �a me va.
- Vous nous avez bien aid�s. - Tout est dans le livre.
Sors deux dollars et ach�tes-en un.
On n'emporte pas son argent dans la tombe.
Je vous offre un verre � tous, sauf � vous.
Pas pour moi, je suis trop fatigu�. Bonne nuit.
- Bonne nuit, Willoughby. - C'est un chic type, un beau joueur.
Peu de gens aideraient leurs concurrents.
Cadwalader, vous avez de la chance de l'avoir.
Au magasin, on s'en r�jouit.
Abigail ?
Abigail, r�veillez-vous.
R�veillez-vous.
Abigail, r�veillez-vous. Vous ne pouvez pas rester ici.
Abigail, r�veillez-vous.
Rien � faire. �a doit �tre le somnif�re.
Je dois dormir. Je me l�ve dans trois heures.
Je parie 50 $ que je vous bats.
Pari tenu. Et j�ajoute 25 $ par jour.
Pardon. Je suis le r�ceptionniste. Avez-vous vu M. Willoughby ?
Il vient de partir.
- C'est pourquoi il ne r�pond pas. - Que lui vouliez-vous ?
- Mlle Connors l'a appel�. - Mlle Connors ?
- Sa fianc�e. - Le message �tait important ?
Elle passe la nuit � Green Valley, mais elle arrivera demain matin.
- Ne le r�veillons pas pour �a. - Mlle Connors lui fera la surprise.
Pourquoi pas ?
Un autre verre ? Charlie, venez.
- Qui est-ce ? - C'est, Easy. Laissez-moi entrer.
- Que voulez-vous ? - Je cherche Abigail.
Elle n'est pas...
- Qui est-ce, d�j� ? - Easy. Vous ne m'entendez pas ?
Si, j'ai entendu. Un instant.
Roger, vous me laissez entrer ?
Oui, une minute. D�s que je le pourrai.
Bonjour, Roger. Je...
- Que faites-vous dans ce machin ? - La fermeture est coinc�e. Aidez-moi.
- D'abord, o� est Abigail ? - Abigail ? Comment le saurais-je ?
Elle est venue ici, hier soir. Elle n'est pas revenue.
- Ah non ? - Non. O� est-elle ?
- L�. - Roger...
Je n'ai rien � voir l�-dedans.
Elle a pris un somnif�re. A mon retour, elle �tait dans mon lit.
J'ai dormi par terre.
- Quel dommage. - Vous ne me croyez pas ?
Si. Mais je dois la r�veiller et l'emmener.
D'abord, aidez-moi. La fermeture est coinc�e.
Voyons. Un instant. Elle coinc�e.
Je cherche M. Roger Willoughby. Il est au bungalow 5.
- Oui. C�est juste l�. - Merci.
- Ne soyez pas si brutale. - Tenez-vous tranquille.
Ce n'est pas ma faute si la fermeture est coinc�e.
Je n'ai pas dit que c'�tait votre faute, je veux juste sortir de ce truc.
Tenez ici et je vais tirer.
- J'essaie mais... - Bonjour.
Tex, je ne t'attendais pas.
Apparemment. Tu n'as pas eu mon message ?
- Non. - C'est clair.
- Qui est-ce ? - C'est Mlle...
- Mueller. - Et Mlle...
Tu m'as l'air bien confus.
- Connors. - Enchant�e.
- Vous �tes Easy. - Ja. Sa fermeture est coinc�e et...
Si tu te demandes ce que je fais...
Que fais-tu l�-dedans ?
J'ai dormi dedans.
- Pourquoi ? - Comment �a ?
C'est bizarre. Il n'y a pas de lits dans ces bungalows ?
Si. J'essayais de nouveaux �quipements.
- De nouveaux �quipements ? - Pour le magasin.
Et Mlle Mueller passait par l� par hasard ?
Exactement.
Charmant. Et elle t'aidait avec ta fermeture ?
Elle �tait coinc�e.
Bonjour.
Willoughby, vous savez l'heure qu'il est ?
Vous avez moins de dix minutes avant le coup d'envoi.
Oui, M. Cadwalader. Je m'habille tout de suite.
Avant, je peux utiliser ta chambre ?
- Non, Tex ! - Je veux me d�barbouiller.
Oui, mais Easy te conduira � l'h�tel.
Bien s�r, avec plaisir.
Merci beaucoup. Roger, je...
Bonjour tout le monde !
Roger, c'est �a, l'�quipement que tu essaies ? J�esp�re...
Tex, elle est venue hier soir pour me demander un somnif�re.
Roger, pas la peine d'expliquer. Elle ne vous croira jamais.
Je ne te croirai s�rement pas. Au revoir.
Tex !
Un instant, Mlle Connors. Ne faites pas de b�tise.
Soyez contente que Willoughby fasse ses folies avant le mariage.
Maintenant, il s'est calm�, pas vrai ?
Je n'ai pas fait de folies.
La fermeture �tait vraiment coinc�e et elle ne voulait qu'un somnif�re ?
Attends ! Tex, �coute-moi. Il y a une explication simple.
- Je ne veux pas l'entendre. - C'est injuste...
Willoughby, plus que cinq minutes.
Tous les autres p�cheurs seront en pantalon.
Je dois y aller ou je perdrai mon boulot.
Attends ce soir, que j'aie le temps de t'expliquer.
- Tu veux bien ? - Tu crois que tu peux expliquer ?
Je peux si tu m'�coutes.
- D'accord. - Bien.
- J'ignore pourquoi, mais je serai l�. - Je t'appelle.
- Apr�s 18h. - D'accord.
Je veux bien que vous vous amusiez, mais vous repr�sentez le magasin...
M. Cadwalader, j'ai support� tout ce que je pouvais supporter.
Vous n'�tes pas concentr� sur le concours.
- Taisez-vous ! - Tr�s bien, Willoughby.
Je suis d�sol�e, je ne voulais pas causer tous ces ennuis.
- Vous ne cr�ez que des ennuis. - Je me suis endormie.
- Pourquoi avez-vous fait comme si... - Comme si quoi ?
- Avoir fait croire �a � Tex. - Elle �tait furieuse.
Je n'ai jamais vu quelqu'un d'aussi furieux.
"C'est �a, l'�quipement que tu essaies ?"
"Je n'y crois pas." Ne me frappez pas, Roger.
Je vais m'habiller. Si vous �tes encore l� quand...
- Willoughby ! - Oui, M. Cadwalader, j'arrive.
- Vous avez trois minutes. - D'accord, tr�s bien.
Bienvenue au 36e concours de p�che annuel de Wakapoogee.
Des exemplaires du r�glement sont disponibles,
mais je vais vous le rappeler au cas o�.
Il y aura trois jours de p�che.
Le plus gros poisson de chaque jour comptera dans le total des points.
Le concours commencera quand cette cloche sonnera.
Le poisson doit �tre pes� avant le cr�puscule.
Des questions ?
Dans ce cas, messieurs, bonne chance � vous tous.
Willoughby, je vois que vous avez d�cid� de porter un pantalon.
Les poissons auraient pu aimer ce pyjama.
- Que le meilleur gagne. - Bonne chance.
- Il en aura besoin. - Je vous battrai. J'ai son livre.
- 10h, 11h, 9h. - Celui qui a ce livre gagne.
Venez, Napol�on. Waterloo, c'est par l�.
Vous avez lu le livre. Il l'a �crit.
LA P�CHE FACILE PAR ROGER WILLOUGHBY
"Le poisson se trouve � 20m du bord."
"Quand vous lancez, visez un endroit particulier."
Je vais lire...
"Moulinet."
Bon...
"Poisson..."
Bon sang ! Reviens ici.
Et ils disent que la p�che, c'est agr�able...
- Je suppose que vous avez tout vu. - Incroyable, absolument incroyable.
M�me Confucius ne pourrait commenter ce que j'ai vu.
Vous voulez 5 $ pour ne pas le r�p�ter ?
Non, c'est gratuit. Personne ne le croirait.
Vous avez pris un sacr� poisson. Il en faudra un gros pour vous battre.
Homme blanc devient bleu. Homme blanc a besoin de se r�chauffer.
Quand Peau-Rouge parle comme �a, homme blanc sait qu'il mijote un coup.
Allez-y.
- Vous voulez boire un coup ? - C'est quoi ?
Vieille boisson indienne, � base de sang d'orignal, quand il en restait.
Et maintenant ?
Herbes tribales sans cholest�rol, huile de carthame, alcool � 120 degr�s.
- Tr�s bon. - Combien ?
- 5 $. - Pour une gorg�e ?
Une gorg�e, une bouteille, 5 $ minimum.
- Comme le grand chef Confucius... - Tant pis. J'ai trop froid.
Pas mauvais.
Roger Willoughby, cinq livres, 225 grammes.
Je vous ai battu.
Beau poisson, mais le major Phipps m�ne de 25 grammes.
- Le major et moi... - On est en t�te.
A moins que quelqu'un en ram�ne un plus gros.
- Je ne pensais pas vous battre. - Vous �tes un des rares.
- J'ai suivi votre livre. - Continuez.
Je vous l'avais dit, celui qui a le livre gagne.
Combien p�se la sardine que vous avez attrap�e ?
Peu importe. Je vous paie vos 50 $ si vous arr�tez d'en parler.
Pourquoi ne pas me payer maintenant ?
- All� ? - All�.
Bonsoir, Roger. Alors, et ce concours ?
J'en ai pris un gros. Je suis deuxi�me.
- Tant mieux pour toi. - Tu as l'air moins f�ch�e.
Je me suis un peu calm�e.
En y repensant, �a ne te ressemblait pas.
Que veux-tu dire exactement ?
- Pas ce que tu crois. - Je viens te chercher.
Je suis sur le point d'enfiler ma robe.
Va donc � l'h�tel. Je t'y retrouve dans quelques minutes.
- D'accord, d�p�che-toi. - Au revoir.
Il para�t que vous �tes deuxi�me.
- J'ai eu de la chance. - Voulez-vous un verre ici ?
Oui, merci. Une vodka martini sur glace.
- Ou plut�t deux. - Bien, monsieur.
Bravo, Roger. Vous �tiez dans un bon jour.
- Ou est-ce habituel ? - Inhabituel.
Continuez. Je parie sur vous.
Roger, nous sommes fi�res de vous ! Nous sommes ravies.
Abby n'y croyait pas !
Vous savez ce qu'elle a dit ?
Elle a dit : "Je savais que Roger pouvait y arriver."
- Elle l'a dit ! - �a ne lui ressemble pas.
- Vous �tes f�ch� ? Pourquoi ? - A cause de ce qu'elle a dit � Tex.
Vous parlez comme si Abby cherchait les ennuis.
Les ennuis ? Cette fille est un d�sastre ambulant.
D�s que je suis avec elle, un probl�me survient.
C'est pour �a que vous l'avez embrass�e ?
- Quoi ? Quand ? - Hier soir.
Elle me l'a demand�. Elle ne sait pas ce qu'elle fait.
- Vous savez ce que vous faites ? - Bien s�r.
- Et hier soir, vous l'avez embrass�e. - Je n'appelle pas �a un baiser.
C'est ce qu'Abby a dit. Mais vous l'avez embrass�e.
- Oui ! - Vous voyez, c'est un d�but.
Deux verres. Vous attendez quelqu'un ?
- Tex vient ? - Oui.
Alors je me d�p�che.
On parlait de votre baiser � Abby.
J'ai dit que c'�tait un d�but.
- Un d�but ? De quoi ? - Vous savez ce que disent les psys ?
- Non. - L'impulsion amoureuse.
L'impulsion amoureuse ?
Surtout chez l'homme, se montre dans le conflit.
C'est pourquoi Abby et vous vous disputez tout le temps.
Quoi ? Vous �tes dingue ? Vous �tes aussi folle qu'elle.
Apr�s tout ce qu'on a fait pour vous, Abby s'est d�men�e pour vous...
Vous attrapez un poisson et vous parlez ainsi.
�a me rend folle !
- Easy, attendez ! - Je ne veux pas vous parler.
- Ne vous retournez pas. - �tez vos mains.
- Qu'est-ce qui vous prend ? - Touchez le dos de votre robe.
- Quoi ? - Votre robe.
Roger, vous avez fait �a ?
Non. Vous vous �tes accroch�e � la chaise.
Faites quelque chose. Ne partez pas.
- Non. - Je dois sortir d'ici.
- Marchez. - D'accord.
Partez du pied droit. Pr�te ?
Willoughby, je veux vous parler.
Willoughby ?
Willoughby, je vous cherchais.
Je reviens dans un instant, Cadwalader.
Je crains que ce gar�on n'ait des ennuis.
J'ai cru qu'on ne partirait pas. Laissez-moi voir.
Je n'y vois rien. Allons dans la lumi�re.
Vite, quelqu'un pourrait venir.
Je crois qu'elle est coinc�e. Vous pouvez la r�parer ?
- D�p�chez-vous. - Je me d�p�che.
- Roger, quelqu'un arrive ! - Ma cravate !
- Attendez. - D�s qu'on aura contourn�...
- Roger, comment expliques-tu ceci ? - Tex, je...
Chaque fois que je te vois, tu as un probl�me de fermeture �clair.
C'�tait un accident. Elle �tait sur une chaise...
Et ta cravate s'est coinc�e dans sa fermeture.
C'�tait un accident !
Je ne veux pas �pouser un homme qui a autant d'accidents que toi.
Au revoir, Roger, et ne m'appelle plus !
Il faut d�coincer cette cravate.
Sale... poisson.
Major Phipps, quatre livres, 85 grammes.
Bien, bien.
F�licitations. C'est le plus gros pour l'instant.
Skaggs, payez.
Je vous donne 50 $. Si vous parlez de ce livre, je vous le fais manger.
Et Willoughby ?
Il n'est pas encore rentr�. Il reste 20mn.
- Vous pensez pouvoir le battre ? - Je l'ai battu hier.
- On parie sur aujourd'hui ? - Certainement.
Voil� Willoughby.
- Alors, vous avez eu de la chance ? - Un peu.
Un peu, dit-il. Vous voulez toujours parier ?
Roger Willoughby, quatre livres, 115 grammes.
F�licitations, Willoughby ! Beau travail.
Vous �tes tous les deux en t�te. Willoughby, vous menez de... combien ?
- 50 grammes. - D�sol�, major.
Je suis ravi d'�tre aussi pr�s.
50g, c'est peu. Je me rattraperai peut-�tre demain.
C'est possible. A bient�t.
Vous voulez parier sur demain ?
Contre Willoughby ? Pourquoi ? Je gagne assez avec vous.
Bonsoir.
Ce n'est pas un accueil tr�s enthousiaste.
J'allais vous poser une question. Je la pose quand m�me.
Avez-vous r�v� qu'au 2e jour du concours, vous seriez le premier ?
C'est une question intelligente.
Je savais que vous diriez un truc de ce genre.
Comment avez-vous attrap� ce poisson ?
Vous ne m'avez pas dit pour le premier. Et celui-ci ?
Je grimpais � un arbre...
Ne me racontez pas l'histoire de l'oiseau.
Vous n'allez pas me r�pondre ?
- Non. - Pourquoi ? Qu'y a-t-il, Roger ?
- Rien. Je vous offre un verre. - Non, merci.
- S�re ? - Certaine.
C'est Tex ? Vous ne l'avez pas convaincue ?
- Pas en deux mots. - Quels deux mots ?
"All�, Tex." Elle a raccroch�.
- Vous avez rappel� ? - Quatre fois.
"All�, Tex", raccroch�. "All�, Tex". Je n'ai pas d�pass� "All�, Tex".
- Elle va devoir m'appeler. - Elle le fera.
Elle trouvera une excuse.
"Roger, tu as laiss� ton briquet chez moi ?"
"Non ? �a devait �tre un autre homme, alors."
Elle se d�brouillera pour que vous la rappeliez.
Elle devra attendre longtemps.
Combien de verres avez-vous bus, Roger ?
Confucius a dit : "La femme qui fourre son nez dans le verre des autres"
risque d'y prendre un coup."
Il a dit aussi : "P�cheur qui boit trop de martini n'attrape que des olives."
Vous avez raison. Je demande la note.
- Venez, je vous raccompagne. - Je d�teste les dominatrices.
- C'est moi qui vous raccompagne. - D'accord.
Roger ?
Hier soir, quand la robe d'Easy s'est d�graf�e,
vous lui avez dit que vous me trouviez folle ?
Oui, c'est vrai.
J'�tais perturb� par la tournure que prenaient les choses.
Je comprends, �a ne fait rien.
Apr�s les ennuis que j'ai caus�s, c'est normal que vous ne m'aimiez pas.
Ce n'est pas que je ne vous aime pas, Abigail.
- En fait, il y a des moments... - Quel genre de moments ?
Des moments o� je vous trouve...
...�trangement attirante.
"Etrangement attirante"? Que voulez-vous dire par l� ?
Comme un oiseau qui regarde un serpent.
Un serpent, maintenant. C'est bon. Ne vous g�nez pas.
Je ne veux pas dire �a. C'est un genre de fascination.
Je ne sais jamais ce que vous allez faire.
C'est comme habiter sur un volcan.
Je pr�f�re �tre un volcan qu'un serpent.
- Pas mal, comme baratin. - On ne s'ennuie pas avec vous.
Il y a des moments o� vous m'aimez bien ?
Oui.
Pourquoi ne pas le dire ?
- Je viens de le dire. - Vous avez dit "�trangement attirante".
On dit �a de la femme � barbe au cirque.
D'accord, Abigail.
Il y a des moments o� je vous aime bien.
Celui-ci, par exemple ?
Je suppose, car maintenant...
...je me demande comment ce serait de vous embrasser.
- Vous vous demandez ? - Oui.
Eh bien bon sang, ne restez pas plant� l�.
Faites quelque chose. Vous allez le faire ou pas ?
- �a me rend folle... - Taisez-vous.
- Que se passe-t-il ? - Non !
- Quoi ? - Ce n'�tait pas bien.
- Quoi donc ? - Le baiser.
- Quoi ? - Le baiser n'�tait pas bien.
Ne perdez pas votre temps
si vous voulez m'embrasser, c'est peine perdue.
Je vous consid�rerai toujours comme un ami.
M�me si vous ne savez pas embrasser, �a ne change rien. D�sol�e.
Oh, bon sang !
Je n'ai pas fini, Roger. J'ai d'autres...
Je l'ai encore emm�l�.
Je vais le tirer sur la rive.
Roger, regardez derri�re vous.
- Dans un moment ! - Ne faites pas l'idiot !
Je vous en prie, regardez o� vous allez !
Allez, va-t'en ! Allez !
Allez, file !
Roger ! Vite, vous avez un poisson ! Un gros !
Attrapez-le.
C'est contraire au r�glement. Venez l'attraper.
Non, Roger, prenez l'�puisette.
Roger ! Il est superbe. C'est un gros.
Je parie que personne... Mince.
- Qu'y a-t-il ? - Mon Dieu.
Je n'ai pas pens� que �a arriverait. Vous pourriez gagner le concours.
Probablement.
Et apr�s ?
Apr�s ? J'�crirai un autre livre sur la fa�on d'attraper un poisson.
Vous savez comment on fait ?
On s'assoit sur un arbre en tournant le dos au poisson
ou on le tire sur la rive jusqu'� ce qu'un ours vous dise d'arr�ter.
- C'est une bonne fa�on de p�cher. - Oui.
Tout est de ma faute. Je vous ai fourr� dans ce gu�pier.
Au moins, je n'aurai plus � en attraper.
- Que voulez-vous dire ? - Le concours est fini.
Apr�s avoir rapport� celui-l�, je ne veux pas voir un autre poisson.
Non, sans doute que non.
Sans doute que non. A bient�t.
Oui, oui.
Oui ?
Willoughby, ici Cadwalader.
J'ai toujours su que vous �tiez dou�.
M. Bagley vient de donner le score.
Vous �tes officiellement le vainqueur du concours de Wakapoogee.
Willoughby, vous m'entendez ?
Oui, M. Cadwalader, je vous entend.
- Quelque chose ne va pas ? - Non.
Venez prendre un verre avec nous pour f�ter �a.
- Oui. - Willoughby, je...
- Impr�visible, ce gar�on. Un g�nie. - Il ne va pas bien.
Je f�te �a.
Qui est-ce ?
- Roger, c'est moi, Abby. - Entrez.
- Je dois vous parler. - Je n'ai pas envie de parler.
Je sais, mais j'ai quelque chose � vous dire,
et je sais que �a ne vous plaira pas.
Si vous me laissez le dire, je partirai et je ne vous emb�terai plus.
Laissez-moi finir, je vous en prie.
En fait, j'ai deux choses � vous dire.
La premi�re, c'est que tout est de ma faute
et je suis d�sol�e, vraiment d�sol�e.
- Parce que j'ai gagn� ? - C'est la 2e chose que je veux dire.
Vous ne pouvez pas prendre ce troph�e.
- Abigail. - S'il vous pla�t, laissez-moi finir.
Vous ne pouvez pas le prendre.
- Dites-leur la v�rit�. - Vous savez ce qui se passera ?
Vous perdrez votre travail, vos clients,
mais vous devez le faire.
Quand on commence � tromper les gens, il faut continuer.
Et vous �tes un type trop bien pour...
...�tre un imposteur et continuer � en �tre un.
C'est tout ce que j'ai � dire.
Si vous voulez bien aller le faire.
Je n'ai pas pu lui dire que j'avais d�j� d�cid� de le faire.
C'est dr�le.
Elle rend les choses plus faciles pour moi.
- F�licitations. - Merci.
- Willoughby. - Voil� le champion.
- Vous buvez quoi ? - Un truc cher. Skaggs r�gale.
- Pas pour vous. - Je paie cette tourn�e.
Avant cela, j'aimerais vous dire quelque chose.
Excusez-moi un instant.
M. Bagley, pouvez-vous venir un instant ?
- Avec plaisir. - J'aimerais que vous entendiez.
D'accord. Voici le troph�e. Il brille pour vous.
C'est de cela que je veux vous parler. Ce troph�e n'est pas � moi.
- Vous avez gagn�. - Le major Phipps a gagn�.
- Willoughby, je n'ai pas gagn�. - Si.
Phipps n'a pas gagn�. Vous avez bu ?
- Pas assez pour faire une diff�rence. - Vous allez bien ?
J'ai pes� ces poissons moi-m�me.
Laissez-moi parler.
Je vous dois une explication.
Je veux m'excuser.
Vous avez tous suppos� que je savais tout sur la p�che.
J'ai �crit un livre l�-dessus.
- Je dois �tre un p�cheur. - Oui.
Jusqu'� ce concours, je n'ai jamais p�ch� de ma vie.
- Vous dites la v�rit� ? - Oui.
- Alors vous �tes... - Un imposteur.
C'est le mot que vous cherchez. Vous avez raison.
- Je n'ai jamais dit que je p�chais. - C'est vrai.
- Je vous ai dit comment p�cher. - Et bien dit.
Et les trois poissons que vous avez pris ?
Vous ne les avez pas attrap�s dans un livre.
La chance du d�butant, un accident.
Aucun rapport avec l'art de la p�che.
- Vous les avez attrap�s. - Un d'eux m'a attrap�.
Le second s'est suicid� pendant que ma ligne pendait d'un arbre.
- Et le troisi�me ? - Je l'ai ferr�.
Alors pourquoi vous disqualifier ?
N'y a-t-il pas une r�gle interdisant toute aide ext�rieure ?
Oui, de n'importe quel �tre vivant.
Celui-l� �tait vivant. Un ours m'a aid�.
Ce qui me disqualifie. Je n'ai pas gagn� ce troph�e.
Le major Phipps l'a gagn�.
- Sacrebleu. - Ce n�est jamais arriv�.
Willoughby, je suis compl�tement abasourdi.
- Vous �tes renvoy�. - Je m'y attendais.
- F�licitations, major. - Merci.
- Bonne nuit, messieurs. - Bonne nuit, Willoughby.
- Eh bien ? - Je ne sais que dire.
Ne vous frappez pas pour �a.
- Quoi ? - C'est une blague.
J'ai gagn� le concours. Je n'ai pas envie de le f�ter, mais j'essaierai.
Servez-moi un triple, car c'est vous qui offrez.
C'est un joyeux luron, n'est-ce pas ?
- J'ai cru que vous ne viendriez pas. - Vous vouliez me voir ?
- Le r�ceptionniste m'a dit... - Il y a une demi-heure.
Je me demandais si vous aviez disparu aussi.
- Qui a disparu ? - Abigail.
Je l'ai cherch�e partout. O� est-elle ?
Elle... Elle est partie. Que lui vouliez-vous ?
- Je veux lui parler. - Elle ne veut pas vous parler.
- Comment le savez-vous ? - Elle me l'a dit.
Pourquoi ? Elle ne sait pas ce que je veux dire.
- C'est ce qu'elle a dit. - Je veux la voir.
Pourquoi ?
Parce que.
Il faudra me donner une meilleure raison.
- Eh bien, je... - Quoi ? Allez-y.
Je suis amoureux d'elle.
- Apr�s tout ce qu'elle vous a fait ? - Oui, ne me demandez pas pourquoi.
- Je ne sais pas quoi faire. - Je reviens.
Comment �a, vous ne savez pas ?
Abby m'a fait promettre
de ne dire � personne o� elle allait.
- Je ne peux briser cette promesse. - C'est idiot. O� est-elle ?
Je vais faire de mon mieux.
Vous savez que je ne parle pas allemand.
- Roger, d�sol�e, mais... - Homme blanc veut traduction ?
Et voil�. Combien ?
Vu votre humeur, ce serait facile de vous arnaquer,
mais je ne veux pas qu'on me croie mercenaire. 5 $?
Allez-y.
Mlle Page campe pr�s de la chute � l'est du lac.
- O� avez-vous appris l'allemand ? - Nulle part. Je l'y ai emmen�e.
- Emmenez-moi aussi. - Un autre service.
Je sais. Je vous donnerai 10 $ si vous faites vite.
On se retrouve au quai.
Elle campe derri�re ces arbres.
- Vous voyez la lumi�re ? - Oui.
- Vous voulez que j'attende ? - Non.
- Il n'y a pas de moyen de rentrer. - �a ne fait rien.
Je viens vous chercher demain matin ?
J'enverrai un signal de fum�e.
Gardez du bois sec. Un orage approche.
- Il y a autre chose. - Combien ?
C'est gratuit.
Une squaw ne sait jamais ce qu'elle veut jusqu'� ce qu'on lui dise.
- C'est de Confucius ? - Non, de moi.
Confucius n'en a pas vu autant que moi. Attention en descendant.
Vous pouvez me pousser ?
Bonne chasse.
Roger, que faites-vous ici ?
- Je voulais... - Je ne veux pas vous parler.
Je veux �tre seule.
Alors remontez dans votre bateau et rentrez chez vous.
Je vous ai dit de partir.
- Je ne peux pas. - Pourquoi ?
J'ai d� mal attacher le bateau. Il est parti.
C'est bien de vous.
Et je ne sais pas nager non plus.
Vous allez devoir rester. Mais ne me parlez pas.
D'accord, je ne dirai rien.
Je peux m'asseoir ?
Faites ce que vous voulez, mais ne me parlez pas.
Attendez que je mette la main sur Easy.
Je lui ai dit que je ne voulais pas vous voir. Ni vous, ni personne.
- Ne me parlez pas. - C'�tait un hibou.
Roger,
avez-vous dit au jury du concours que vous �tiez un imposteur ?
Oui.
Avez-vous �t� renvoy� ?
Oui.
Et j'ai parl� � Tex. C'est fini entre nous.
Pour de bon.
Et tout �tait de ma faute.
Pourquoi vous ne partez pas,
� un endroit o� je ne vous verrai pas ?
- Que faites-vous ? - Je m'abrite de la pluie.
Sortez d'ici.
- Pas question ! - C'est mon sac de couchage.
Vous croyez que j'ai envie d'�tre ici ?
- Vous n'avez pas envie ? - Non.
Je ne vais pas rester dehors � me mouiller.
Tr�s bien. Mais ne me parlez pas.
- Qu'est-ce que vous faites ? - Vous �tes trop loin.
- Quoi ? - Venez par ici.
Pas question.
J'essaie de fermer cette fermeture �clair.
Je ne peux pas le faire si vous tirez.
�a va maintenant ?
Merci.
Roger...
Si je dois arr�ter de parler, taisez-vous aussi.
Tr�s bien, je vais me taire.
Je ne vois pas pourquoi Cadwalader a vir� Willoughby.
- Ce n'est pas clair pour moi non plus. - Que ferai-je sans lui ?
Vous me ferez gagner de l'argent.
Tant pis si c'est un imposteur. Il conna�t bien la p�che.
Ce n'est pas un imposteur. Il est honn�te.
- Il l'a prouv�. - Qu'importe s'il ne sait pas p�cher ?
Du moment que moi, je sais p�cher. Je ne veux pas le perdre.
Je suis d'accord. Mais lui, il ne changera pas d'avis.
Il se sent mortellement bless�.
Il pense aux milliers de gens qui liront cette histoire dans les journaux.
- Des milliers de gens ! C'est �a ! - Quoi ?
Ce que vous avez dit. Vous m'avez donn� l'inspiration de ma vie. Venez.
Cadwalader, je veux vous parler.
J'ai dit, je veux vous parler.
- De quoi ? - Je...
Arrangez votre toit de chaume.
D�sol�.
Cadwalader, vous �tes un idiot.
- Pourquoi ? - Avoir vir� Willoughby.
Il ne sait pas p�cher.
- C'est ce dont je veux vous parler. - Je ne vous suis pas.
C'�tait un concours, il s'est disqualifi� lui-m�me.
Il a attrap� le poisson gagnant. �a veut dire quoi ?
- Rien. - T�te de mule.
�a veut dire que n'importe quel cr�tin peut p�cher, avec le bon mat�riel !
- Des milliers de gens liront �a. - Oui, c'est horrible.
Pas du tout. Je connais ces p�cheurs amateurs.
Willoughby sera leur inspiration.
Tout le monde dira : "Si Willoughby peut le faire,
avec le bon moulinet et le bon leurre, moi aussi."
Un million de dollars de publicit� gratuite et vous le virez.
Mon Dieu...
Vous voulez que je l'aide � monter une affaire concurrente ?
- Non ! - Quelqu'un d'autre le fera.
Rengagez-le vite. Et arrangez-moi cette toiture.
Il faut que je le trouve. Merci, messieurs.
Oh, Willoughby ! Willoughby !
Willoughby !
Que voulez-vous ?
Attendez. Je crois que je l'entends.
Que se passe-t-il ?
On dirait Cadwalader. Attention, Abigail !
- Quoi ? Que se passe-t-il ? - Ne bougez pas !
Quoi ? O� sommes-nous ?
Au milieu du lac.
Qu'est-ce qu'on fait l� ?
Willoughby ! M'entendez-vous, Willoughby ?
Oui, je vous entends !
Je me suis tromp�. J'ai besoin de vous, Willoughby !
Roger ! Vous avez retrouv� votre travail !
Ne bougez pas ! On va chavirer.
- Vous aurez une augmentation ! - Combien lui donnerez-vous ?
Je vous parlerai apr�s. Voulez-vous revenir ?
Oui, M. Cadwalader !
Tr�s bien, Willoughby ! Voulez-vous qu'on envoie de l'aide ?
Pas la peine, M. Cadwalader !
Vous pensez qu'il a des ennuis ?
Oui, mais c'est trop tard pour l'aider.
Ecoutez.
Vous croyez que vous pourriez m'aimer comme l'autre soir ?
- Quel soir ? - Quand vous m'avez embrass�e.
- Ce baiser �tait nul, d�apr�s vous. - D�sol�e d'avoir dit �a.
Je pr�f�re oublier que cette soir�e a exist�.
Je mentais quand j'ai dit que ce baiser �tait nul.
- Vous mentiez... - Bien s�r. C'est vrai.
Je faisais semblant.
Vous croyez que...
...vous pourriez me trouver �trangement attirante � nouveau ?
Je ne sais pas, je...
Peut-�tre que si vous m'embrassiez un peu...
Si �a ne vous pla�t pas, vous arr�terez.
Peut-�tre que vous aimerez, mais quand les gens...
Taisez-vous.
NE RATEZ PAS L'�PISODE 7 DE LA REVANOHE DES JOUEURS
Oh, John, vous n'auriez pas d�.
Pourquoi, Marcia ?
Parce que ce film est fini.
C'est la fin.
FIN
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