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La femme aux dessous noirs
Mars 1988
Tu me manques.
Je veux te voir.
Je me sens un peu...
Tu passes me voir ?
Pourquoi pas ?
Je le sais.
Tu dis ça tout le temps.
Elle est avec toi, hein ?
Laisse-moi lui parler si elle est là.
Elle est grande ?
Mince ?
Que faites-vous ?
- Bonjour ! - Bonjour.
- Comment va ta femme ? - Pas de nouvelles.
Un premier bébé est toujours en retard.
- Tu te débrouilles ? - Ça va.
T'énerve pas trop, d'accord ?
Bonne journée !
Secrétariat, c'est Yanai.
Désolé, un parent est tombé malade. J'aimerais prendre la journée.
Je suis vraiment désolé. Oui, merci.
Bonjour. Tu reconnais ma voix ?
J'ignorais que ma voix était si particulière.
On sort ensemble ? Ton mari est absent, non ?
Je suis libre aujourd'hui.
Allez, va !
Dommage.
Salut.
Madame Takahara.
Il faut prendre vos remèdes.
Madame Takahara ?
Madame Noriko Takahara ?
Bonjour !
Pas encore.
Je vais jouir.
Je vide le cendrier ?
Que regardes-tu, vieux fou !
Mitchan, passe-moi de la monnaie.
Tiens.
Excusez mon retard.
- Merci. - Merci mille fois.
Allô ! Yoko est là ?
Yoko est là ? C'est Yanai à l'appareil.
Parfait, tu te souviens de moi. Si on allait déjeuner ?
Oui. Ton salon de coiffure est à Shinmachi, non ?
Je suis dans les parages. Oui. Quoi ?
Pardon, j'ai une cliente.
- T'auras une autre apparence. - C'est pas grave.
- Qui est-ce ? - C'est moi.
T'en es sûre ? T'as une si belle chevelure.
Oui. Ne discute pas.
4 000 yen.
Où est le lycée ?
Le lycée ?
Il faut descendre à la prochaine gare.
- La prochaine ? - Oui. Le lycée est juste en face.
Celle-ci, s'il vous plaît.
- C'est un cadeau ? - Comment ? Oui.
Je vous l'emballe. Quelle couleur ?
Le ruban, quelle couleur ?
On dit que la couleur choisie détermine le destin du bébé.
Dépêchez-vous !
- C'est ouvert ? - Ça fait un bail !
Il paraît que ta femme est enceinte ? C'est raisonnable de passer ?
Tais-toi. Quelle chambre ?
T'as déjà baisé toutes les femmes.
Tais-toi !
Allô ?
Allô. Allô !
Y a quelqu'un ?
Allô ?
Tu es Setsuko à la gare de Junikyo ?
Laisse tomber. Salut.
Allô. Puis-je parler à M. Tanabe ? Le prof de math.
Je m'appelle Takahara. Oui.
Agence de rencontre Cosmos Road
Pardon.
J'suis tout près.
S'il te plaît.
Sors avec moi.
Sors avec moi, s'il te plaît.
Allô ? Salut.
Tout de suite ? Je t'appelle d'une cabine.
Comment ?
Franchement, je ne sais pas bien où je suis.
Je t'assure !
Mariée ? Non, je ne suis pas mariée.
Devine !
Arrête !
Les restos n'achètent pas de poissons raigyo.
- Quoi ? - C'est plein de parasites.
Pourquoi t'en manges pas alors ?
Tu fais le fier sous prétexte que t'as été à Tokyo.
Bordel !
Un client.
Je peux vous aider ?
- Faites le plein. - D'accord.
- Je peux téléphoner ? - À l'intérieur.
Je vide le cendrier ?
- Autre chose à jeter ? - Un instant.
Jetez !
Où veux-tu aller ? Tu veux manger quelque chose ?
Ça m'est égal.
Dis ce que tu veux. Je te l'offre.
Je suis fatiguée.
J'aimerais me reposer quelque part.
Entendu.
Ça te va ?
- T'appelles souvent les agences ? - Quoi ? Ça m'arrive, oui.
Tu es du métier ?
- Comment ça ? - Tu as l'air très experte.
Ça te gêne que je me douche ?
Je suis fatiguée. Fais-moi l'amour au lit.
Doucement.
Comme ça ?
- Tu as joui ? - Non. Presque.
T'avais mal.
- Quoi ? - Allons, prends.
De l'argent pour le taxi. Je t'accompagne à la gare.
C'est quoi ?
Attention ! Tu te fous de moi ou quoi ?
Pourquoi ?
Je ne veux pas mourir.
Qu'avez-vous fait après votre appel à M. Tanabe ?
J'ai attendu le train.
Il a mis du temps à venir. J'ai attendu longtemps.
Le train est venu, je suis montée. Je suis descendue à la gare suivante.
Et ensuite, qu'avez-vous fait ?
L'infirmière dit que vous êtes rentrée à l'hôpital après 20 heures.
Le car suivant n'est pas venu immédiatement.
J'ai pris le train suivant à destination de Tokyo.
Puis je suis rentrée immédiatement.
Pourquoi avez-vous fait ça ?
Je voulais aller quelque part, c'est tout.
Parce que M. Tanabe...
vous avait laissé tomber ?
En mai 82, un ami vous a mise en relation avec M. Tanabe.
Votre liaison a duré quatre ans, mais vous avez rompu...
quand vous avez été hospitalisée, suite à une hernie et une pancréatite.
En 1987, vous rencontrez M. Takahara que vous épousez.
Avez-vous continué à rencontrer M. Tanabe ?
On se voyait de temps en temps.
Votre mari était au courant ?
Non.
Eh bien ?
Vous pouvez entrer.
Alors ?
Non, c'est pas elle.
Tu passais près du station-service.
La police m'a demandé si je pouvais t'identifier.
C'est comment, de tuer quelqu'un ?
Faites ce que vous voulez.
Mon enfant a été tué.
Il a été brûlé.
Ce n'était plus qu'une masse noire.
Ils l'ont incinéré.
Aucune fumée n'est sortie de la cheminée du crématorium.
Il était déjà pratiquement cramé.
L'assassin était une femme.
Une de mes collègues. Elle avait étudié. Moi pas.
Elle était plutôt belle.
On buvait un pot ensemble, on faisait l'amour.
À deux reprises, je l'ai poussée à avorter.
C'est une raison pour tuer quelqu'un ?
Hé !
Hé ! C'est une raison pour aller tuer ?
Je ne sais pas.
Pardonnez-moi.
Bonjour !
- Vous cherchez quelqu'un ? - Oui.
Sa chambre est par là.
Vous vous connaissiez ?
Non. Ce jour-là, par hasard, on rentrait ensemble à la maison.
On m'a dit qu'elle était ici.
- Ça doit vous faire plaisir. - Quoi ?
- Ce qu'a dit le médecin. - Ah, oui.
Votre mari vient vous chercher ?
Je ne le pense pas, non. Nous allons divorcer.
Vraiment ?
Mais oui ! Jasez de moi !
Là voilà.
Bonjour ! Nous étions dans les parages.
- Y a quelqu'un pour toi. - Un homme.
Attends-toi à devoir revenir demain.
Prends soin de toi. On s'en va. Au revoir !
Téléphone.
Vieillard ! Hé, le vieux ! Y a le téléphone qui sonne.
Je vis.
On me laisse rentrer chez moi.
- Félicitations ! - Pourquoi ?
As-tu entendu parler de la pancréatite ?
On a l'impression que les organes se liquéfient.
- Je souffre d'une hernie, en plus. - Pourtant tu es guérie, non ?
Je suis en vie.
Il me faut répondre à ta question précédente.
L'impression que ça donne de tuer.
J'ai également avorté.
Le premier homme que j'ai aimé m'y a forcée.
J'ai envisagé de le tuer.
J'ai tué l'enfant. Pourquoi pas le père ?
J'ai tué un autre type.
J'aimais un homme croisé par hasard...
et j'ai tué un homme que j'ai croisé par hasard.
Curieux que je sois la seule qui vive encore.
Tu voulais vraiment me tuer, hein ?
C'est chaud, c'est bon ! Comme si j'étais dans les bras de Maman.
Non.
Maman !
Traduction : in Vision Ondertiteling. nl
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