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Original subtitles

Max, vise un peu.

Tiens. Ton journal.

Viens, Max. Tu ne regretteras pas ta soir�e.

On n'a jamais dans� dans une aussi bonne revue.

Je trouve aussi. C'est vraiment pas mal, tu sais.

- Riton, dis-lui. - Max, il faut que tu viennes.

Rien qu'avec Lola en sir�ne, c'est le ravage garanti.

L'apoplexie chez les michetons.

Oui... Je connais.

O� tu vas ?

Je vais me jouer mon air.

- Toi qui voulais manger du moka. - Il est splendide.

Ils sont chouettes.

- On ne s'occupe pas de nous ? - Messieurs, dames.

- Nous venons pour d�ner. - Je n'ai plus de place.

- Et l� ? - Tout est retenu.

Prenons l'ap�ritif en attendant une table de libre.

Allez plut�t d�ner chez Victor. C'est un excellent restaurant.

C'est juste en face.

Va pour Victor.

Allez-y de ma part. Vous serez bien trait�s.

Merde, alors. Ils ne doutent de rien, les caves.

Tu es jeune, mais tu as de la mentalit�.

Merci.

Si j'accepte n'importe qui, il n'y aura plus de place pour vous.

On sera tranquilles.

On aurait pu leur filer un morceau de moka. Elles en avaient envie.

Bonsoir, madame Bouche.

Tu as failli te faire virer, Marco. Bonsoir.

- Salut, Marco. - Bonsoir.

- Tu as d�n� ? - Non. Mais je n'ai pas faim.

Mesdames. Bonsoir, Max.

Bonsoir.

Tiens. Assieds-toi.

Bouche ! Donne-lui donc une fourchette.

Ne laisse pas paumer �a. On laisse assez d'oseille ici.

- Merci. - Que bois-tu ?

Un caf�.

Donne-lui un caf�.

Alors, Max ? Tu viens nous applaudir ?

Si �a te d�pla�t, tu te tires avant la fin.

Personne n'est forc� de rester.

Je vous accompagne, mais sans engagement.

On va emmener Marco.

Comme �a, si je m'en vais, tu auras de la compagnie.

Les voir en sir�nes te changera les id�es.

Merci.

Tu n'as pas l'air en forme.

- Tu dois du carbure ici ? - Oui. Neuf sacs.

Ne te casse pas le tronc. Je vais r�gler �a.

Il n'y a pas de raison, Max.

Tu mettras �a en comptes pour Marco.

Merci pour lui.

- File-moi mon addition. - Tiens. Elle est pr�te.

- Tu n'as plus faim ? - Non.

Dis donc, on va �tre en retard.

- On l'est d�j�. - Vous y �tes ?

Je vous ouvre la porte.

- On a bien d�n�. - Admirablement.

- Je n'empoisonne pas mes clients. - Pour une fois que je vous flatte.

Allez. Salut !

Bonsoir.

Bonsoir, Max.

Il y a onze sacs d'avance pour toi.

- Comment te remercier ? - �a va.

Monte � c�t� de ton homme.

Vous m'achetez des violettes ? Cent balles.

- Je n'en veux pas. - Merde. Soyez gentille.

Connasse, va.

Tu m'attendras, apr�s ?

Tu penses !

Vous serez encore � rigoler que je ronflerai d�j�.

Tu ronfleras si tu veux.

Chez moi.

Reste avec nous, Max. On ne se marrera pas, sans toi.

Apr�s minuit, j'ai l'impression de faire des heures suppl�mentaires.

Viens quand m�me.

Max.

Oui.

Elle est heureuse, Lola.

Je t'avais d�fendu d'y toucher.

- Ne la fous pas � des kilom�tres. - Non, monsieur Riton.

Ne vous g�nez plus.

Albert, sers-moi une fine.

Bonsoir, madame.

Toujours � la bourre. La prochaine fois, c'est l'amende.

On sera pr�tes.

Toi, va t'habiller et ne r�ponds pas.

Ce n'est pas leur faute.

On est trop beaux. Elles ne pouvaient plus partir.

On a d� insister pour te les amener.

Je devrais vous remercier de filer la pagaille dans ma volaille ?

Je vais vous placer l�-bas. Vous serez bien.

Qu'est-ce que vous en dites ? Ma meilleure table.

- C'est normal, cocotte. - N'est-ce pas ?

Excusez-moi, mais j'ai � faire.

File-nous une bonne rouille de champ'. Du brut.

Tu choisiras la marque. Attention.

Prends un magnum. On est trois.

Tu as raison. Un magnum.

Bonsoir, m�me.

Tu as un petit ticket, l�.

C'est V�ra. Il faudrait que je m'en occupe.

Prends ton temps. Ce sont de vraies voleuses de sant�.

Tiens ! Voil� que �a part.

Monsieur Max.

Monsieur Angelo vous attend dans le bureau de monsieur Pierrot.

Vous permettez une minute ?

�a ne te fatigue pas, de porter tout �a ? Je pourrais t'aider.

Vous n'�tes pas s�rieux.

- O� elle t'emm�ne ? - Chez ton homme.

Entrez !

Messieurs.

- Bonsoir. Je ne te d�range pas ? - Penses-tu !

Bonsoir. �a va ?

Tu vas nous laisser.

Tu peux prendre la bagnole.

On va t'expliquer de quoi il s'agit.

On voulait l'avis d'un homme de poids pour un arbitrage entre nous.

Alors ?

� toi de rouler.

C'est moi qui fournis la came ici depuis des ann�es.

Et sans que personne ne se plaigne. Poids juste et marchandise franche.

Attends une seconde.

Et les cl�s ?

Dis donc...

Que penses-tu du Ramon ?

Que veux-tu que j'en pense ? Je n'en pense rien.

Je n'en ai rien � foutre.

La seule chose, c'est que le gros ne l'a pas � la chouette.

Enfin...

�a devrait pouvoir s'arranger.

C'est une question de bonhomme entre vous.

Qu'en pense Max ?

Tu ne connais pas Ramon.

Non. Et votre truc de came, c'est sp�cial.

Il vous faut un gars qui pr�sente bien et n'ait pas l'air d�plac�.

J'ai une maison s�rieuse, bien cot�e et qui m'a co�t� du pognon.

Je ne veux pas qu'on la ferme � cause de Ramon.

C'est un tra�ne-patins.

Chauffeur, c'est tout ce qu'il peut faire.

J'ai une id�e.

J'ai l'homme qu'il vous faut. Je r�ponds pour lui.

Si �a le botte, je vous l'envoie dans 5 minutes.

Il me pla�t, ce Max. C'est un ami.

Tu permets ?

Bien s�r.

Tu en veux ?

Non, merci.

Et quand il aime quelqu'un,

c'est � la vie, � la mort.

Regarde, avec Riton, par exemple.

�a fait vingt ans que �a dure ! D'apr�s ce qu'on dit.

�a fait vingt ans qu'ils ne se quittent pas.

C'est de l'amiti�.

J'en ai autant pour lui, figure-toi.

Je vais te faire une fleur. Tu n'as rien en train ?

Angelo cherche quelqu'un pour vendre sa came.

Il ne manque pourtant pas de personnel.

Pierrot n'en veut pas, de son personnel.

Alors j'ai pens� � toi.

Monte au bureau et arrange-toi avec eux. Ils t'attendent.

J'ai r�pondu pour toi.

Alors pas d'impair.

Alors, petite t�te de h�risson ?

J'en ai marre. Je me tire. Tu restes ?

Bois encore un coup. Le "der".

Le "der" ! Je connais la musique.

On va �tre oblig�s de se taper la bouteille du taulier.

Et apr�s, il faudra emmener les m�mes se taper la soupe � l'oignon.

- Et il faudra se les farcir. - Et alors ?

Alors, mon pote, je n'ai pas envie. Je suis fatigu�.

Pas de "oh".

Je vais dire � Lola que je me tire. Et apr�s tout,

ce soir, elle va peut-�tre faire le micheton de sa vie.

Je veux te remercier. Tout est arrang�.

- Tu as vraiment �t� chouette. - �crase, va.

Entre.

Pas d'indiscr�tions. J'�tais en train de f�liciter la belle Josy.

Et il y a de quoi, mon pote. Je viens de la salle. Comme �a.

Elle est marrante.

Oui.

Je vous laisse. Et merci pour Marco.

Tu es dingue, voyons !

- Il faut que je te parle. - De quoi ?

Je n'aime plus Riton.

�a fait d�j� longtemps.

Pourquoi tu me racontes �a, � moi ?

Parce que tu viens de nous voir, avec Angelo.

Il n'y a que toi, pour lui faire comprendre qu'il doit me laisser.

Tu vas le raisonner ? Je n'ose pas.

Angelo a raison. Tu es marrante.

Si tu lui parles, il t'�coutera. Si tu veux bien.

Il ne faut pas m'en vouloir. Je voudrais que tu m'aides.

J'ai tellement le trac de ce qui peut m'arriver.

Si tu vois Lola... Pas la peine. La voil�.

J'�tais avec l'habilleuse. Il a fallu raccourcir mon bavoir.

On ne voyait pas mes seins.

Ne me laisse pas tomber. Toi seul peux m'aider.

Excusez-moi. Je me tire. Je suis fatigu�.

Tu ne m'attends pas ?

Tu parles d'un mec !

Viens !

�a fait trois fois que l'�lectricien me pique les fesses.

- Il ne le fait pas qu'� moi. - Il te le fait aussi ?

- Tu restes ? - Non. Je me tire. Et toi aussi.

- Dis donc, Riton... - Quoi ?

Tu n'as pas fini tes conneries ? Avec ton pass�...

Voil� � quoi tu ressembles.

Regarde-les.

M. Dujenel, nerveux.

M. Duglandin, le gravos.

Le plus chouette ! M. Dufion, le p�re fouettard.

Ils dansent en attendant d'emballer les girls apr�s le spectacle.

Tu es comme eux.

Tu attends que madame soit d�maquill�e, rhabill�e,

pour l'emmener � l'h�tel.

Tu es un vrai cave.

Un cave ! Pourquoi un cave ?

Parce qu'il y a dix piges, Riton aurait attendu

que sa femme rentre � la maison avec l'oseille.

Tu ne lui donnes pas le temps de faire un client.

Le pognon qu'elle pourrait prendre, j'en ai rien � foutre.

� plus forte raison.

Une gonzesse qu'on gratte finit toujours par d�rober.

Rentre te pager, va.

Et puis, la Josy conna�t le chemin.

Et un peu d'inqui�tude, �a la mettra en bonne forme.

Tu as raison. Je me tire.

C'est pay�, monsieur Henri. Les instructions du patron.

Tu le remercieras.

Bonsoir, messieurs.

Je te raccompagne ?

Ne va pas traverser tout Paris. Je prends un bahut.

Allez. Bonne nuit.

Demain, � 13 h, chez Bouche.

25, rue Alphonse Allais.

Bonsoir, monsieur Max.

Une ambulance nous file depuis Pigalle.

J'ai cru qu'ils allaient � Bichat,

mais ils vont s�rement � Marmottan.

Pousse donc une petite pointe en hypocrite.

�a va. N'insiste pas.

Voil� votre rue. On va bien voir.

Tu peux ralentir. Le 25, c'est la troisi�me maison � droite.

- Tire-toi et ne fais pas demi-tour. - Merci.

Alors, Ramon ?

C'est un nouveau jeu ?

Moiti� ambulance, moiti� surprise-partie.

On n'allait pas chez toi.

Vous alliez chez la sage-femme ?

Je vais vous faire un avantage et la r�veiller.

Tu es dingue ? Arr�te !

Une fine. Vous avez un jeton de t�l�phone ?

- Pas besoin. Vous avez la ligne. - Merci.

All� ? Oui ?

- M. Henri, s'il vous pla�t. - Henri comment ?

Henri Ducros. Ducros !

Ducros ? Je l'appelle M. Riton.

- Je suis partant pour la moiti�. - Tu ne le regretteras pas.

Excusez-moi, les mecs.

All� ? Oui ?

All� ? Riton ? �coute-moi.

- Je t'�coute. - Il y a quelqu'un avec toi ?

Je suis avec Angelo et Bastien, un de ses potes.

�coute-moi bien, Riton. �coute-moi bien.

Sous aucun pr�texte tu ne sors avec eux.

Il faut �claircir un coup fourr�. Compris ?

Bien s�r.

Vire-les � toute pompe. Ne raccroche pas et viens me parler.

Une minute.

Manque de pot, les mecs.

Je ne peux pas aller avec vous. Une affaire de famille.

Je ne peux pas me d�rober.

C'est tr�s emb�tant, Riton.

Je comptais sur toi.

L�-bas aussi, on compte sur moi.

Et depuis bien plus longtemps.

Pr�ts ?

Si j'avais su, je serais all� ailleurs.

Vous trouverez bien quelqu'un.

- D�sol� de t'avoir d�rang�. - Penses-tu !

C'est moi qui m'excuse. � bient�t, les hommes.

On en fera une autre.

Tu es toujours l� ?

Ils sont tir�s ?

Attends un peu.

Ils viennent de partir. Qu'est-ce qui se passe ?

Je t'affranchirai tout � l'heure. Saute dans ta tire et viens.

Je serai devant le 40 de la rue des D�troits.

40, 2 fois 20, rue des D�troits. � droite de la porte des Ternes.

Ne te laisse pas filer le train.

Compris.

Des clients comme �a, il en faudrait beaucoup.

- Personne ne t'a fil� ? - J'ai fait gaffe.

Tu vas rentrer. Pousse-toi. Je vais conduire.

O� on est, ici ?

J'ai un appartement dans l'immeuble. On va rentrer ta voiture au garage.

Il y a des singeries avec Angelo ?

Comme il y a beaucoup � parler, je commencerai chez moi.

Il est temps que je te montre quelque chose.

- C'est � qui, cette tire ? - � moi.

Mon vieux ! �a ne va pas chercher loin du million.

Un peu mieux que �a. C'est une sp�ciale.

Combien elle vaut ?

51 briques.

Viens voir.

Voil� notre tirelire. Notre grisbi est dans des caisses � cartouches.

Il y a deux lingots par valoche.

24 kilos. Comme �a, c'est plus facile � porter.

Tu t'es d�j� baguenauder comme �a ? Avec nos 50 briques au cul ?

Tu n'es pas un peu dingue ?

Je l'ai ramen�e de l'usine il y a un mois, la veille du coup.

Il n'y a eu qu'� la garnir. Depuis, elle n'a pas boug� d'ici.

J'avais bien gamberg� mon coup, moi.

Pourquoi tu dis �a ?

Excuse-moi.

Je ne comprends pas.

Je te dirai �a l�-haut.

- Tu as de dr�les de fermetures. - Et les casseurs, dis !

Tu ne m'avais jamais caus� de cet appartement.

C'est un petit placement que j'ai fait,

mais je n'y viens pas souvent.

Assieds-toi. Je reviens.

C'est dr�lement bien, ici.

J'aime presque mieux que ton autre appartement.

C'est plus tranquille.

L�-bas aussi, c'est tranquille.

Maintenant, �a ne l'est plus.

Assieds-toi, je te dis.

Tu vas le go�ter.

C'est un pote qui me l'envoie de Nantes.

Tu te contenteras de biscottes.

Allons-y comme �a, va.

Ce soir, quand on �tait au Mystific...

je t'ai laiss� pour parler � Lola.

Tu sais qui j'ai vu dans sa loge ?

Josy et monsieur Angelo qui se filaient des patins maison.

Et tu n'as rien dit ?

Je m'occupe de mes affaires. Pas d'histoires de fesses.

Je ne m�lange pas.

J'esp�re que tu comprends ce que je veux dire.

Explique-moi pourquoi tu as caus� � Josy.

Que veux-tu que je te dise ?

Je voulais la faire patienter.

Elle disait qu'on n'arriverait � rien.

Que je ne pourrais jamais acheter une taule comme Pierrot.

Je lui ai dit de ne plus s'en faire, que j'avais ce qu'il fallait.

Tu as raison. Je deviens cave.

C'est plut�t de la connerie. Mais enfin...

Le plus clair, c'est M. Angelo.

Que veut-il ?

Tu n'as pas d'id�e l�-dessus ?

Sur ce qu'il voulait faire en t'invitant � sortir � 2 h du matin ?

Essaie de gamberger, pour une fois.

Je ne vois pas.

Je vais t'expliquer.

Il voulait t'avoir � la caresse, savoir o� on avait planqu� le grisbi.

Et il voulait m'emballer aussi !

Tu y es, maintenant ?

Je vais m'occuper d'Angelo.

Bonne pomme. Tu vas aller le repasser avec sa clique ?

Et alors ? C'est � moi que �a revient.

Tu vas bien nous foutre la paix.

C'�tait ma derni�re affaire. On la faisait, on �tait tranquilles.

Il y a longtemps que je l'attendais.

Longtemps que j'en ai marre de nos petites conneries.

Je veux prendre ma retraite.

Je sais bien.

Tiens.

Mais regarde ta tronche, un peu.

Regarde tes valoches et regarde les miennes.

Et puis �a et �a ! Tu crois que c'est beau ?

Crois-moi. Il faut raccrocher, allons !

- Tu exag�res un peu. - Non. J'ai du chou !

Pauvre Riton.

Je vais te dire ce qu'on va faire.

On va changer nos barres pour des billets, d�s demain matin.

J'aurais voulu attendre un peu, mais tu as fait le mariolle.

On ne s'occupe pas d'Angelo ?

Non. Et on lui laisse m�me Josy. �a te rendra service.

Tu ne manges pas ?

On va aller au paddock, si on veut dormir un moment.

Un pyjama.

Et une serviette.

Si tu veux te laver les crochets, tu as le dentifrice sur le lavabo.

Couche dans ton paddock. Je dormirai l�.

Comme tu veux. Je m'en fous.

Pour Josy, que ferais-tu, � ma place ?

Comment veux-tu que je le sache ?

Je ne serai jamais � ta place, pauvre pomme.

Bonjour, mignonne.

Votre oncle est en conf�rence. Allons dans mon bureau.

Allez. Viens.

Tiens. Pose �a l�.

C'est lourd, dis donc.

Tu es toujours aussi belle.

Sois s�rieux. C'est ton oncle, quand m�me.

Justement. �a ne sort pas de la famille.

�a fait plaisir de retrouver ces petits amis en bonne forme.

Tu n'as pas pens� � eux. �a fait 3 mois qu'on ne t'a pas vu.

J'ai fait des affaires, ma poup�e. Des affaires.

- Comptez sur moi, monsieur. - Merci, mon cher ami.

Bonjour, mon oncle.

Entre. Je suis press�.

Prends les deux autres.

Ne me d�range pour personne. Je ne suis pas l�.

- Tout est l� ? - Oui.

Sous quelle forme ?

C'est de la barre.

Sans certificat d'origine, bien entendu.

Tu veux que je te fasse une facture ?

Combien en as-tu ?

96 kilos.

Ce que �a peut �tre lourd, cette saloperie.

C'est du jonc.

C'est tout ce que tu trouves � m'amener ?

Tu crois que les affaires sont faciles ?

�a ne m'excite pas beaucoup.

Tu t'en tires bien. Non ? Dis-moi combien tu m'en donnes.

35 millions.

Tu l'envoies un peu loin, le bouchon. Il y en a pour 50.

Au cours, avec certificat d'origine.

Mais je dois les faire fondre et leur trouver des matricules bidon.

�a revient cher, tu sais.

Si mon prix ne te pla�t pas, ram�ne tes petites valises chez toi.

Je ne fais pas le d�p�t.

Tu deviens gourmand.

Et tous les crevards que je gave pour qu'ils se tiennent tranquilles,

pour qu'ils n'aient pas le temps de devenir curieux,

c'est toi qui vas les arroser � ma place ?

Sers-nous un petit ap�ro.

Vous �tes tous les m�mes. Pour vous, un receleur est malhonn�te.

Ne te fatigue pas et envoie les talbins.

Tout de suite, comme �a, 35 millions !

Tu crois que j'ai �a, tout pr�t ?

D'abord, il faudra que je les liquide un par un.

Ce sera termin�, au mieux, dans dix jours.

Si tu m'avais apport� des napol�ons, �'aurait �t� plus vite.

- � ta sant�. - Merci.

- Tu ne bois pas ? - Jamais le matin.

Dis donc...

Tu me donneras des billets de 10 000.

Tu mettras l'oseille dans deux paquets bien ficel�s

et compt�s au plus juste.

Tout de m�me, t'es mon neveu.

Encore un coup de trop.

Au revoir, petit.

Quand tu es pr�t, appelle-moi � Pereire 5590.

Mon nouveau chez-moi.

Ne t'inqui�te pas. Tout se passera bien.

Riton !

All� ? Ne quittez pas.

All� ?

Une seconde.

Laisse tomber.

Que demandez-vous ?

Tout de m�me ! Passez-moi Mlle Josy, au 16.

Elle est partie.

Avez-vous vu M. Riton ?

- C'est de la part de qui ? - De M. Max.

Bonjour, monsieur Max.

On vient de transporter M. Riton en ambulance.

- Vous l'avez vue, cette ambulance ? - Oui.

Quelle couleur ?

Je n'ai pas remarqu�.

Que lui est-il arriv�, d'apr�s vous ?

Je n'en sais trop rien.

Demandez � Mlle Josy quand elle reviendra. C'est tout ?

Oui. C'est tout.

Ce Riton...

Il m'emmerde, ce Riton, depuis le temps que �a dure.

Il faut toujours qu'il fasse des conneries.

Bon Dieu, ce qu'il peut �tre b�te.

Et il se prend pour un ca�d, sous pr�texte qu'il est courageux.

Il est peut-�tre gonfl�, mais ce qu'il peut �tre con.

Je n'aurais jamais d� me mettre avec un imb�cile pareil.

Ce que je n'aurais pas fait

si je ne l'avais pas eu toujours derri�re moi.

C'est bien ma faute.

J'aurais d� travailler seul. Voil� ce que j'aurais d� faire.

Au lieu de faire du sentiment.

C'est bien pour mes pieds.

Quelle id�e j'ai eu de me farguer d'un outil pareil dans la vie ?

Je ne compte pas l'oseille qu'il m'a co�t� depuis 20 ans.

Payer pour les avocats, payer pour sa m�re...

Pas une dent dans la gueule qui ne me co�te pas un maximum.

J'en ai marre. Qu'il se d�merde.

C'est vous, Max ?

Te voil�, toi !

Vous �tes libre, � d�jeuner ?

Pour toi, toujours.

Je voudrais vous avoir chez moi. Merveilleuse id�e. Non ?

Je change de costume et je suis chez toi dans une demi-heure.

� tout de suite.

Pauvre Riton, va.

Je suis un beau fumier, quand m�me.

Vous m'aimez, Max ?

J'arrive.

Vous �tes un dr�le de gar�on.

Au fond, je ne sais vraiment pas qui vous �tes.

�a t'emb�te, �a.

Je m'en vais.

Max !

Demain ?

Oui.

- Bonjour, monsieur Max. - Bonjour, mon petit.

Tu veux travailler avec moi ? J'ai besoin de quelqu'un.

Il y aura des coups � donner, mais aussi � recevoir.

Si tu es d'accord, tu ne perdras pas ton temps.

Je te pr�viens, ce n'est pas de la tarte.

Alors ?

�a va. Riton n'est pas avec toi ?

Non. Justement. Je t'expliquerai �a en chemin.

�a marche.

Attends-moi l� une seconde et on y va.

Salut, Max. Il y a de la soupe de poisson.

Et du poulet r�ti. Tiens !

Regarde s'il est beau !

Il est joli, mais je ne mange pas.

Va voir � c�t�.

Attends.

Dis-moi...

Je monte sur un coup... qui peut �tre emmerdant.

Je vais te donner 200 sacs. Tu me les gardes.

Si j'ai des ennuis, �a te servira pour l'avocat. Tu comprends ?

� bient�t.

Tu viens ?

Au revoir.

- All� ? - Madame Bouche ?

- C'est ici. - Est-ce que Max est l� ?

M. Max ? De la part ?

De la part d'Angelo.

Pas de chance. Il part � l'instant.

- Il doit revenir ? - Je ne peux pas vous dire.

Tu tombes bien. Viens m'ouvrir.

Elle est occup�e, cette chambre. Il y a m�me quelqu'un.

Ouvre. C'est moi, Max.

- Je ne veux pas que tu ouvres ! - Mais c'est Max !

Qu'est-ce que je te disais ?

- J'ai � te causer. - J'ai du travail.

Viens donc !

Alors ?

Qu'est-ce qui s'est pass� ?

Parle !

Je vais t'expliquer.

Tu �tais l� ? Alors �crase.

Je cause � Josy.

Alors ?

Riton est venu.

Ils lui sont tomb�s dessus.

Qui �a ?

Jojo, d'abord.

O� il �tait, Jojo ?

L�, derri�re la porte. Je vais te montrer.

Il avait une matraque.

Tiens donc. Il �tait dans ta chambre.

Comme tu nous avais vus, Angelo me l'avait envoy�,

au cas o� Riton me voudrait du mal.

Jojo, �a fait un. Mais les autres ?

Angelo attendait en face avec Ramon.

Je n'en savais rien.

Le gar�on a sonn� chez eux avec le t�l�phone.

J'ai reconnu la voix d'Angelo, avant que Riton ne frappe � ma porte.

Ce n'est pas vrai.

Je commence seulement.

Raconte gentiment. C'est un conseil.

J'ai dit que leur ami montait. J'ai eu tort ?

Tu as eu tort.

O� ils l'ont emmen� ?

Je n'en sais rien. Je te le dirais tout de suite, tu penses.

Et la planque d'Angelo ?

O� tu le rencontrais ?

� l'h�tel.

� l'h�tel !

Tu en sais trop ou pas assez.

De quoi tu te m�les ?

Tu sais quelque chose ?

Non. Je vous le jure. Je ne connais aucune adresse.

Combien ils t'ont fil� pour que tu sois gentil ?

50 000 francs.

Envoyez la soudure.

Je m'occuperai de vous deux.

Qu'est-ce que je vais faire ?

Ils voulaient m'emmener aussi. J'ai d� me sauver.

Pourquoi tu es revenue ?

Pour prendre mes affaires.

Je ne sais pas o� aller. Lola n'a pas de place.

Bougre de paum�e !

Ne bouge pas.

Viens.

Comme on se rencontre !

Pousse-toi.

Il va bien, Angelo ?

Je ne sais pas.

Nous, on va le savoir.

- Pierrot est l� ? - Oui, monsieur Max.

Bonsoir, gros.

Il faut que tu m'aides.

- Raconte. - �a va chauffer dans ton m�nage.

- Ne te casse pas le chou. - Voil�.

Angelo et sa bande me font des mis�res.

�a a commenc� cette nuit.

Et ce matin, ils ont emball� Riton au Moderna.

Je voudrais savoir o� ils l'ont emmen�.

Angelo ?

Viens avec moi.

On sera plus tranquilles dans la cave.

- Qu'allez-vous me faire ? - Tu vas le savoir. Marche !

On est sous le m�tro.

Tu pourras couiner, personne ne t'entendra.

Marco.

Raconte � Pierrot.

Je n'ai rien fait � personne !

C'est pour m'offrir des chocolats que tu me guettais ? Voyou.

Angelo voulait savoir o� vous aviez planqu� le grisbi.

Quel grisbi ?

Dis-lui.

Une affaire de 50 briques, il y a un mois.

C'�tait vous ?

Continue.

Si on vous piquait, vous diriez o� vous aviez planqu� la joncaille.

O� est Riton ?

Je n'en sais rien, Pierrot. Je te jure !

Ce qu'on perd, comme temps !

Enl�ve-lui sa veste.

�coute-moi bien, Fifi.

On va s'occuper de toi s�rieusement.

Si tu nous dis o� est Riton, on va gagner du temps.

Sinon, tu vas �tre tr�s malheureux.

Pierrot.

F�licitations.

Tu veux quoi ? On ne t'a pas sonn�e.

On t'a appel�, Max.

Moi ? Qui �a ?

Angelo. Il va rappeler tout de suite.

Je ne comprends pas.

- Comment il sait que je suis l� ? - Je sais !

- Dis-le. - Il faut qu'on me d�tache.

Max !

Reste avec lui.

C'est Angelo ?

- C'est toi, Max ? - Oui.

- Ici Angelo. Tu m'entends bien ? - Oui.

�coute-moi bien. On n'a pas de temps � perdre.

Tu veux Riton vivant ?

Je t'�coute.

Je n'ai rien contre Riton ni contre toi.

Je veux votre grisbi. Et d'ici une heure, au plus tard.

Je te passe Riton, que tu saches qu'il est l�.

Max ?

Oui. C'est moi.

Te laisse pas faire.

Passe-moi Angelo.

Ne te laisse pas faire !

Passe-moi Angelo.

Tu l'as entendu ?

Si tu le veux en bonne sant�, fais vite.

Tu me comprends ?

Alors ?

Je t'offre une combinaison qui nous donne les m�mes garanties.

Ouais...

Va me chercher des flingues et cette ordure de Fifi.

Suis-moi bien.

Prends ton grisbi.

Alors ?

On va bouger un petit peu.

On va le remonter l�-haut.

- Tu vas travailler. - Je veux bien.

La nuit, je dors. Les affaires, je m'en occupe dans la journ�e.

Laisse-moi parler.

Raconte-moi tout ce que tu voudras.

Je d�teste qu'on me d�range pendant mon premier sommeil.

Apr�s, je ne peux plus me rendormir.

Je suis plus emmerd� que toi.

J'ai besoin de ma marchandise.

Fais descendre les valoches par Eug�ne.

Il va falloir que je le r�veille.

Je peux passer dans dix minutes ?

Merci et excuse-moi du d�rangement.

Pose �a l�.

Et va t'asseoir.

Aidez-moi � monter les sulfateuses.

Qu'est-ce que tu veux ?

Entre et ferme la porte.

Je te remercie, Max.

Je suis d�sol�, mais on me fait du suif.

Je ne pouvais pas faire autrement. On te racontera �a.

On lui racontera si �a nous pla�t.

Emballez-le avec vous.

Je vous suis.

Va.

Il ne sera pas longtemps parti. Je te donne ma parole.

� mon �ge, on ne refait plus sa vie.

Je te dis que je te donne ma parole. Alors ?

Vous �tes vaches ! Comment je vais rentrer ?

Tu n'as qu'� aller aux escargots, papa.

Passe-moi le paquet.

Tu entends ?

C'est eux.

Les voil�.

On dirait.

Enlevez-moi �a !

Bient�t.

Allez, Riton. Sors.

R�ponds.

Bastien. Vas-y et fais gaffe.

- C'est moi. - Bonsoir quand m�me.

Bonsoir.

Avancez par l�.

Riton, fouille-les.

- Rien. - Merci. �a va.

En route.

Halte !

Posez �a l�.

Maintenant, reculez.

L�.

Ces messieurs n'ont pas d'armes ?

Non. On n'en a pas.

Nous non plus.

Marco. Passe par ici.

Ramon.

Vous permettez ?

�a va.

C'est encore une chance.

Allez. Messieurs.

Rejoins-nous quand on sera dans la voiture.

Et d'ici l�, que personne ne bouge.

Riton.

Tu viens avec nous ?

Alors ? Je voudrais bien aller me coucher.

On s'en va.

Soyez sages. C'est pr�f�rable.

Allez, hop !

Allez !

Ils �taient � deux voitures.

Quand ils se sont arr�t�s, j'ai entendu l'autre.

Regardez !

Planquez-vous, bon Dieu !

Planquons-nous mieux que �a. L�, on est vus.

Merde.

Je me suis fait une entorse.

Fais demi-tour.

Lui, ils ne l'ont pas rat�.

Je ne vais pas me coucher.

On ne va pas continuer avec celle-l�.

Va chercher leur charrette.

Occupez-vous de Marco.

C'est pas possible ! Qu'est-ce qu'ils foutent ?

Les voil�.

Vise, toi, merde !

Les pneus ! Tire dans les pneus !

Venez m'aider ! Le grisbi !

Quoi ?

Quoi ?

Allez. On se tire, va.

Pierrot !

Merci, Max.

Dites-moi.

Ne restez pas tous dans la chambre.

Il faut qu'il soit au calme.

Qu'en pensez-vous, docteur ?

Il est costaud.

Il se r�veille d�j�.

Tu es encore l�, Max ?

Alors, petite t�te de h�risson ?

- Dis-lui qu'il s'en aille. - Il n'y a pas le feu � la cabane.

Sors, Max. Va te montrer. Va au restaurant.

- Quelle heure il est ? - 6 heures du matin.

Riton a raison. Tu dois t'en aller.

Je me tire.

- � plus tard, docteur. - Au revoir.

Tu reviendras apr�s d�jeuner ?

� tout � l'heure.

� tout � l'heure.

- Vois ce qu'il en pense. - Laisse-le lire !

Tu me fais marrer.

Va moins au cinoche. �a te ferait des �conomies.

Je n'y vais jamais. �a me fait mal aux carreaux.

- Tu n'as qu'� mettre des lunettes. - Et alors ?

Ce sont des salades de journalistes !

- C'est la photo d'Angelo. - Qu'est-ce que �a prouve ?

Tu peux passer sous une charrette,

ils foutront ton portrait partout et �criront ce qu'ils veulent.

L'affaire d'Orly, pour toi, c'est du flan ?

L'affaire d'Orly existe, mais �a ne peut pas �tre Angelo.

Il ne se serait jamais mouill� dans un cirque pareil.

- Et mes cigarettes ? - Il faut que j'aille en chercher.

Vous �tes terribles !

Il �tait pourtant dans la bagnole avec le grisbi.

Comment tu sais que c'�tait lui ?

Mais puisqu'ils ont retrouv� sa bague !

Tu sais, le coup de la bague...

Tiens. Demande-lui.

- Bonjour. - Messieurs.

Salut, Max.

- Vous n'�tes pas vilaine. - Merci.

Tu en bailles ! Mon amie Betty, tu ne la connaissais pas.

Mme Bouche. Je t'en ai parl�.

Mets-toi l�.

Excuse-moi.

- Alors, Max ? - Quoi "alors" ?

- Tu n'as pas lu les journaux ? - Si. Pourquoi ?

Dis-lui ce que tu penses de tout �a. �a fait 2 heures qu'on discute.

J'ai faim. Je vais commander.

- Dis donc. - Quoi ?

Comment tu fais ?

Et alors ?

Sacr� Max !

Choisis ce que tu veux. Moi, ce sera un boeuf � la ficelle.

Je vais t�l�phoner.

- All� ? - Nana ? Passe-moi M. Pierrot.

Ne quittez pas.

Madame.

C'est M. Max qui t�l�phone.

Riton est mort.

Tu viens ?

Je viens d'arriver chez Bouche. Partir maintenant ferait bizarre.

Tu as raison.

D�jeune tranquillement. Et que tout le monde te remarque bien.

Oui. � tout � l'heure.

Tu portes des lunettes ? Je n'avais pas remarqu�.

Oui. C'est pour lire. �a t'arrivera bient�t.

- Dis donc. - Quoi ?

J'ai toujours ton argent. Je le garde ?

Oui. Jusqu'� nouvel ordre. Tu nous sers ?

Passe � table.

Je ne suis pas f�ch� du tout.

- Tu nous emmerdes. - Raconte ton histoire.

- Tu dis que tu la connais ! - Non.

- C'est trop tard. - Et il dit qu'il n'est pas f�ch� !

B�bert n'est pas content � cause de M. Angelo.

Envoie la carte. �a vaudrait mieux.

- �a vous d�range ? - Penses-tu !

- Combien ? - 3 700.

Si vous voulez.

Sous-titrage : T�L�TOTA

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