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NIKKATSU
- On joue comment ? - Une seule manche!
REVENGE OF THE WOMAN GAMBLER
Scénaristes : Kenzô ASADA Kazuo NISHIDA
Directeur artistique : Motozo KAWAHARA
Musique : Tomokazu KAWABE
CASTING :
Yumiko NOGAWA - Jô SHISHIDO
Yôko YAMAMOTO - Eiji GO
Kazuo KINUGASA
Réalisateur: Hiroshi NOGUCHI
Monsieur, vous vous êtes fait voler quelque chose.
Oui, mes papiers ont disparu.
- Au voleur, au voleur! - Attrapez-le !
- Que se passe-t-il ? - C'est un pickpocket!
Vous devez venir au commissariat, suivez-moi s'il vous plaît.
Quel comportement! Faire semblant de ne rien voir.
Réfléchissez bien quand même !
Mademoiselle, je vous fais un prix si vous voulez.
- Un taxi sans uniforme ! - Mademoiselle, où allez-vous ?
A Jorakuji.
Ce n'est pas à côté, montez, je vous fais un prix.
D'accord.
Merci beaucoup.
Qu'est-ce qui se passe ?
Qui sont ces types?
Apparemment ils vous attendaient.
Vous étiez de mèche surtout!
Mademoiselle, suivez-moi, je veux vraiment vous remercier.
Qui êtes-vous les gars ? A quoi ça rime ?
Vous saurez quand vous viendrez, ma jolie.
Et c'est vous le boss ?
Vous faites aussi dans le vol ?
Quel niveau ?
Tu vas te taire, insolente!
Calme le jeu, ce n'est pas un simple pickpocket.
Dans votre branche, il y a des spécialités!
C'est pas une gamine comme toi qui va comprendre ça.
Quelqu'un qui interfère doit payer le prix,
un principe qui ne se pardonne pas.
Bien sûr. Tout ça pour avoir interrompu un vol?
C'est un peu trop, non ?
Tu m'as empêché d'accomplir ma première mission,
alors qu'on vient de m'accueillir!
Sabu ! Ne va pas si vite, je vais m'en occuper personnellement.
Quel gâchis de la tuer trop vite.
Je veux en voir beaucoup plus.
C'est mieux comme ça. Tu deviens un peu plus désirable.
C'en est trop!
On n'est pas dans un strip bon marché.
Si tu veux voir de la peau, tu vas en avoir!
Alors?
Ça vous plaît ?
Je me disais que tu n'étais pas une femme ordinaire,
avec tout ce que tu as dit!
C'est aussi superbe de voir le sang rouge,
coulant sur une peau blanche pour teindre un tatouage.
Attendez, patron.
Vous savez, patron, qui est cette fille ?
Tu ne te souviens peut-être pas.
Je l'ai déjà vue jouer dans une salle de jeu à Hakone.
Là bas ?
Je te remercie de t'en rappeler.
Ton habileté était très appréciée.
Alors, c'est qui cette fille ?
Elle peut être un atout si elle est de notre côté.
Et regardez-moi bien maintenant,
je suis un cerveau du Milieu, je sais de qui je parle.
Shinkichi, on ne va pas la laisser comme ça.
Va lui chercher son kimono.
Et toi, Yukiko,
ça te va d'oublier ce qui s'est passé aujourd'hui ?
Qu'est-ce que tu fais dans le coin, tu veux travailler ?
Oui c'est ça. J'ai déjà un endroit où aller.
Ça veut dire que tu veux rester ?
C'est ce que j'ai prévu.
Ça me soulage de l'entendre.
Attends un peu...
et tu auras du travail.
Maitre, cela faisait si longtemps.
Je reviens de Tokyo.
Je suis Yukiko, la fille de Kinjiro Eguchi.
Je rentre sur les terres de ma famille.
Avec M. Kinjiro ?
Je suis heureux d'être celui qui reçoit les restes de ton père.
Merci beaucoup.
Enfant, je me chamaillais souvent avec ton père dans cette enceinte.
Je suis contente d'avoir ramené sa dépouille chez lui.
Chaque chose à sa place.
A propos, qu'est-ce que tu penses faire ?
Je pense me trouver un travail en ville.
Je me retrouve toute seule, livrée à moi-même.
Je ne sais pas où aller.
On dirait que tu as beaucoup de souvenirs pénibles à Tokyo.
Le voyage est un médicament pour les blessures du cœur.
J'ai fait une cérémonie pour ton père, mais aussi pour toi.
Merci beaucoup.
A propos de travail, est-ce que tu peux trouver quelque chose dans cette ville ?
J'ai été recommandée au patron Gunji, s'il a une place pour moi?
MAISON GUNJI
- S'il vous plaît ? - Qu'est-ce que tu racontes ?
Le groupe des Gunji n'est pas comme les autres,
avec une morale.
Je me suis entêté à le faire prospérer et durerjusqu'à maintenant.
Ne laisse personne te pointer du doigt.
Père, le regard du monde sur les Yakusas n'est pas le tien !
Ça suffit.
Les Yakusas fonctionnent ainsi depuis des temps ancestraux.
J'en ai pris le relais.
Ne t'angoisse pas pour la famille. Tu ne seras pas rejeté plus tard.
Je ne souhaite pas remplir un devoir tellement absurde,
que je serai hors la loi pour toujours.
Ne sois pas effronté. Je vais me débrouiller.
Je te laisse suivre le chemin que tu choisis, c'est déjà pas mal.
Moi, mon père,
je ne veux pas te voir préoccupé par le clan sans arrêt.
Ne t'inquiète pas trop.
Si tu n'as rien d'autre à faire, va trier les œufs de poisson !
Père!
Dorénavant je me retire des affaires. Je déteste les yakusas par-dessus tout!
Est-ce que le patron des Gunji est bien là ?
Oui, il est dans le salon.
Merci.
- Vous êtes le patron des Gunji ? - C'est ça. Vous êtes ?
Yukiko.
Je suis Yukiko, la fille de Kanjiro Eguchi.
- C'est toi mademoiselle Yuki ? - Je ne veux pas vous déranger.
Pas de ça entre nous. La fille de M. Kinjiro !
J'ai bien eu la lettre de recommandation.
Entre s'il te plaît.
Senkichi, nous avons une invitée, apporte du thé.
- Ce n'est pas la peine. - S'il te plaît, n'hésite pas.
Je vous remercie,
du don que vous avez fait pour les funérailles de mon père.
Non, non ce n'est rien.
Mais surtout je suis désolé de ne pas avoir pu y assister.
Je suis désolé pour M. Kin.
Le travail devient de plus en plus compliqué.
Bienvenue.
Toi, tu travailles ici ?
Patron, c'est elle !
Elle est intervenue dans le train contre le pickpocket.
C'est vrai ?
Mademoiselle Yuki, merci.
Vous avez réussi à sauver le clan Gunji.
N'exagérons pas!
Il y avait un contrat extrêmement important dans ce portefeuille.
Un contrat ?
Je possède un cabaret nommé Shimpuza.
Mais un salopard du nom de Maisaka rêve de mettre la main dessus.
Ce théâtre, c'est tout ce qui me reste.
Vraiment ?
En plus, on était en train de réparer les torts causés par Maisaka.
Dans cette situation, ce contrat était vraiment important.
Je commence à comprendre.
Je vous remercie d'avoir considéré ma demande de travail.
J'ai pensé à quelque chose, si cela vous convient.
Je me permets?
Est-ce que vous pensez que je puisse travailler avec le clan Gunji ?
Ça ira.
Nous ne sommes pas au mieux de notre forme.
Vous n'aurez peut-être pas l'envie de travailler dans cette situation.
Justement, je voudrais ce poste, pour pouvoir veiller sur vos intérêts.
Le patron était très content!
C'est bien pour tout le monde, même pour moi.
J'en suis ravi.
Ça faisait longtemps que je ne l'avais pas vu sourire ainsi.
Je ne suis pas un porte-bonheur Benten.
Si, un vrai Benten ! Même M. Koichi le dit.
M. Koichi, c'est le fils du patron ?
Oui, le fils ainé du patron.
C'est sa fierté.
Il étudie à la pêcherie expérimentale, quelque chose de très compliqué.
Je peux me tromper.
C'est donc un ingénieur ?
Mais il est aussi l'héritier du clan Gunji ?
M. Koichi !
Mlle Eriko !
Je suis allée à Izumi hier, je l'ai acheté pour toi.
Des poissons des environs. Tu as bien fait.
Je pensais aller le chercher bientôt. C'est parfait!
Tu viens à la maison ?
Aujourd'hui je ne peux pas, j'ai une étude à faire.
Je te le paye, 6000 yens, c'est ça ?
Je ne veux pas de ton argent.
Je ne peux pas accepter.
- C'est un cadeau. - Ça me gène.
Je t'ai dit que je n'en veux pas.
Je ne peux pas.
Je déteste ce type ! Il est comme les autres.
- L'argent, c'est à part. - Tu casses l'ambiance.
Depuis que mon père travaille avec les Gunji,
je te voyais comme un grand frère.
A cette époque tu ne faisais que pleurer et te moucher.
Ça va, toi tu étais fier et peureux!
Je suis en retard. Merci beaucoup.
Voici le cabaret Shimpuza.
S'il vous plaît.
C'est chaud ici !
Le soir il y a plus de monde.
Si des stars comme... Izawa et Shirane viennent,
le groupe Gunji s'en sortira.
Tout autour de toi,
que des gens qui voudraient en voir plus.
Tout le monde ! Regardez!
Frangin, tu as quelque chose à redire sur ma façon de faire ?
Excusez-moi. Nous n'aimons pas la violence ici.
Je dis ce que je veux. D'ailleurs, je te trouve trop habillée.
Fais ce que tu as à faire.
Mais arrête d'attirer l'attention des clients.
Suivez-moi.
Je ne sais pas combien Maisaka vous a donné pour ça,
mais ce ne sont pas des manières de vrai yakuza.
Dis à Maisaka de ma part,
que je n'aime pas les petites embrouilles.
Vous savez donner de la voix,
mais qui pensez-vous que nous sommes ?
Je ne pense à rien.
Dans une situation pareille, ça craint!
C'est vrai, mais ça n'ira jamais plus loin.
Oui, mais vous auriez pu intervenir.
Salut à tous, la journée a été rude.
Je vais lancer un nouveau cabaret à la mode
qui s'appellera le CONDOR.
Etje vois en vous les futures stars du lieu.
Oh, le Condor!
Je veux que ce soit la meilleure boîte du bled.
Si vous voulez partir de ce bouge et me rejoindre,
vous gagnerez le double !
Bonjour, désolé de vous avoir fait attendre.
Et vous, allez garder l'entrée.
J'ai un entretien très important avec M. Grant.
Alors, comment ça se passe ?
Eh bien... ça avance.
Il faut bien !
Depuis notre dernière rencontre, je n'arrête pas de les harceler.
Je saisis toutes les occasions pour monter notre plan immobilier,
mais j'ai besoin que mon projet avec vous reste secret.
Le patron est trop fort!
Oui, mais il ne peut rien lui refuser.
Vraiment ?
Donc la base se relocalise dans cette ville dans six mois ?
Oui, les dirigeants vont arriver bientôt.
Donc pour être prêts, il faut absolument...
que je mette la main sur ce cabaret.
Effectivement.
Du petit bouge caché au théâtre érotique?
Ce sera ma catch phrase !
Mais même en reconstruisant au plus vite,
il nous faudra 5 mois.
Ça ne nous laisse qu'un mois pour le récupérer.
Oui, c'est exactement ça, Maître Maisaka.
Allô? Quoi ?
Très bien. Grâce à Yukiko le théâtre est plein.
Tais toi ! Pardon c'est bruyant.
Il y a tellement de clients que tu as besoin de personnel ?
J'aimerais que vous veniez, patron, mais en attendant envoyez-moi Tatsu.
Oh, je vois. J'attends un appel de Tokyo très important
etj'arrive tout de suite après.
Merci beaucoup. Salutations à Yukiko.
Tatsu !
On manque de personnel, vas-y tout de suite !
Très bien, j'y vais tout de suite.
Vous aussi, allez-y.
Si vous venez, le clan Gunji peut être sauvé.
Mon patron veut ouvrir un club de strip,
dontje dois vous parler.
Parler de quoi ? Ça ne te regarde pas.
Si ça me regarde.
Ceci est le contrat du patron.
Quel est le problème ?
Il n'y a pas de problème.
Je voudrais juste y apporter des modifications.
Tout ça est stupide. Qu'est-ce qui ne va pas ?
Je ne dis pas que ça ne va pas, juste que ce n'est pas assez intéressant.
Donc vous devez avoir une copie de ce contrat.
Et alors ?
Il est à l'abri des escrocs.
Il n'y aura pas d'escroquerie, je veux juste le voir.
Je peux toujours vous le montrer mais je ne vois pas pourquoi.
Vous me le montrez simplement, et c'est terminé.
Je lance. Prêts ?
S'il vous plaît, les mises.
Les jeux sont faits.
Les dés sont impairs.
Ce croupier est bien vieux,
pourquoi ne pas mettre Yukiko à sa place ?
Ben non, elle est avec les Gunji.
Oui, pour le moment, combien elle coûterait ?
Quoi ?
Si je la ramène, combien ça me rapporterait ?
Si j'avais su que Yamaguchi était un invité de Maisaka,
j'y serais allé.
Yamaguchi est un salaud.
Il nous fait des ennuis. Laissez-nous y aller!
Patron ! Laissez-nous y aller!
Père,
c'est du vol. Appelons la police.
Toi, tu n'es pas censé parler de yakuzas.
Yamaguchi nous a eus mais ça ne te concerne pas.
Ça reste dans le monde des yakuzas.
Jusqu'à ce que tu comprennes,
je te demande de la fermer.
D'un monde ou d'un autre,
je suis concerné par mon père !
Je déteste les yakuzas, mais c'est toi qui m'a élevé !
Pardon de vous avoir appelé.
Mon pauvre père.
Tu es bien gentil.
Tu as bien fait d'appeler.
Au début tu me faisais peur.
C'est toujours comme ça.
Mais sans être yakuza, je suis le fils de mon père.
Quoi qu'il en soit, je suis très inquiet.
Les affaires des yakuzas ne peuvent être réglées que par des yakuzas.
Quelqu'un comme toi ne peut pas s'interposer.
Depuis que je t'ai rencontrée,
j'ai un peu changé d'opinion sur les yakuzas.
Je ne pensais pas qu'il put y avoir de femme aussi belle dans leur monde.
Tu n'as pas le droit.
Le milieu dévore les êtres humains.
Même moi?
Je ne connais pas l'univers des yakuzas.
Mais j'ai confiance en toi,
pour aider mon père.
S'il te plaît.
Koichi,
je ne suis pas le genre de femme que tu crois.
Je trempe dans le milieu jusqu'au cou.
Mais je ferai tout ce que je peux pour ton père.
Merci.
Yukiko !
Je vous ai bien vus les tourtereaux!
- Tu m'as suivie. - J'ai quelque chose à te dire.
Vous voudriez que je vous remercie pour votre aide ?
Encore une fois pour mon aide.
Encore une fois ?
Le clan Gunji est en grande difficulté.
Mais cette fois je n'aiderais pas pour rien.
- Tu proposes ? - On se fatigue,
et il fait froid en pleine rue. Allons boire un verre.
Je veux t'échanger contre ce papier,
laisse ce bouge et viens jeter les dés pour moi.
- C'est le seul enjeu ? - Oui.
Ce contrat n'est pas si important.
Je m'en sers uniquement pour te recruter.
Ça vaut le coup d'y penser.
Tu es la meilleure croupière du Japon.
Tu gâches ton talent avec eux.
Je t'apprécie beaucoup, même si ce n'est pas important.
D'accord.
Si tu veux, je viendrai lancer les dés pour vous.
En échange, M. Yamaguchi,
tu me promets de ne plus importuner une seule fois le clan Gunji.
Peu importe, les Gunji, les Maisaka, le plus ambitieux l'emportera.
J'ai besoin de lieux,
pour m'implanter.
Ces lieux coûtent cher,
mais ça vaut la peine.
Vous comprenez les affaires.
C'est vrai. Il faut ce qu'il faut.
Exactement.
Je suis allé me promener en ville.
Il y a de très bons endroits.
J'en ai repéré un que je veux absolument.
Tu es un businessman. Je te prie de t'en occuper.
Qu'est-ce que vous avez pu voir de si intéressant ?
Une espèce de théâtre.
Oui? ça s'appelait Shimpuza.
Il me le faut.
Shimpuza, impossible ! Il n'est pas à vendre.
Pourquoi ?
Je croyais que tu étais un entrepreneur,
mais tu n'as pas d'envergure.
J'ai autant d'argent que nécessaire.
Quand j'ai envie, je paye.
Je compte sur toi ?
Alors, tu as récupéré ce contrat,
mais pourquoi devoir quitter mon clan ?
J'ai accompli mon devoir... envers les Gunji.
S'il vous plaît, laissez-moi accomplir mon destin.
Eh bien, il n'y a rien pour vous retenir dans le clan.
Ce sont les Gunji qui vous remercient.
Patron, comment est-ce possible ?
- Yukiko? - Senguchi !
Sure ce, je vous laisse.
Vous êtes prêts ? Les dés sontjetés.
S'il vous plaît.
Les jeux sont faits !
Jeu !
5-6 impair!
Elle me rappelle quelqu'un. Je l'ai déjà vue.
Peut-être qu'elle lui ressemble ?
Vous êtes prêts ?
Je lance.
S'il vous plaît.
Comment ça se passe ? Ça c'est du jeu.
En effet, elle assure.
Et ce sex-appeal !
Je réfléchis.
Mais est-ce qu'on a fait une bonne affaire ?
Yamaguchi, c'est pas mal.
Ils sont bruyants chez les Gunji.
Je crois qu'on va leur rendre leur argent aujourd'hui.
Je peux aller chanter si vous voulez!
Imbécile !
Je vais aller voir M. Maisaka.
Senkichi et Ken, faites mes excuses aux clients.
Proposez-leur le remboursement ou un ticket pour demain.
Je vais aller voir Maisaka.
Ça vaut bien les strips de Tokyo.
Les clients vont se bousculer.
Gunji !
On frappe avant d'entrer.
C'est la première fois que je vois un bureau aussi splendide.
Je suis occupé. Qu'est-ce que tu veux ?
Je veux que tu me rendes les danseuses.
Les clients attendent.
Tu me fais marrer. Je les ai engagées honnêtement.
Et elles sont venues parce qu'elles le voulaient bien.
C'est Yamaguchi qui est venu me les démarcher.
Je suis venu les lui reprendre. Ce n'est pas une question de contrat.
Abruti !
Tu sais où ça va te mener ?
Assez joué.
Je réponds avant plus d'effusions.
Que je te rende tes danseuses, ou que vous arrêtiez vos activités.
On pourraitjouer ça sur un coup de dés.
Il ne pourra pas y avoir deux parrains dans cette ville.
On est face à face à présent.
C'est à mon tour de commencer. Toi, tu fournis les dés.
Bien. Tu veux vérifier ?
Ça ne sera pas la peine.
On joue en une manche.
Si ça vous convient?
J'y vais !
S'il vous plaît.
Impair!
Pair!
Je suis le gagnant.
Dorénavant,
on arrête les embrouilles.
Hé, attends !
Tu n'étais pas censée sortir l'impair aujourd'hui ?
Oui. C'est exact.
C'est quoi cette paire pourrie ? Qu'est-ce que tu as à dire ?
Voyons les dés.
Ce sont les dés que vous m'avez donnés.
Je les ai échangés avec les siens, comme promis.
Vous n'avez donc pas de raison de vous plaindre.
Tu en as de grosses, toi !
Mais tu es l'espionne des Gunji.
- On va arrêter de dire des bêtises ? - Je n'affabule pas.
C'est impossible de sortir une double paire avec ces dés.
Je comprends que cela puisse surprendre un parrain de campagne.
Ça peut arriver etj'ai tenu ma promesse.
Vous croyiez que les dés accomplissaient tous les rêves ?
Attends !
Hé !
Même à la campagne,
ce genre d'entourloupe passe très mal.
Hé, elle est passée par la fenêtre!
Quoi ? M. Yamaguchi ? Et Yukiko ?
Je pensais qu'elle était passée par la fenêtre et je suis arrivé.
Elle n'est pas là, hein ?
On attend trente minutes.
Et s'il n'est pas revenu,
on va le chercher.
J'appelle la police.
Le patron est dans les jeux. Ça ne se fait pas !
Mais il s'agit de la vie de mon père.
Je n'en peux plus, je vais au poste!
Koichi, arrête !
Il y a quelqu'un ? Le patron est là ?
Il n'est pas encore rentré.
Ce n'est pas bon.
Le parrain des Maisaka est furieux.
- Venez tous avec moi ! - Yukiko !
Mettez ça.
- Patron ! - Père !
Tenez le coup ! Qui vous a fait ça ?
Père.
Yukiko.
J'aimerais que tu écoutes la demande des Gunji.
Moi, je suis fichu.
Qu'est-ce que vous racontez.
Patron. Tenez le coup.
Je sais que je vais mourir.
Je pense à ma succession.
Koichi n'est pas concerné comme vous le savez.
Toi, tu pourrais faire quelque chose.
Tu voudrais bien prendre ma succession ?
Je te le demande.
C'est le testament des Gunji.
Mais je suis une femme.
Tu peux y arriver. Toi, tu peux y arriver.
Tu auras la force pour reconstruire le clan Gunji.
Oui.
Avec ça je peux mourir en paix.
Koichi,
Senkichi.
Tous, c'est ce que je veux.
Je vais commencer l'interrogatoire.
M. Gunji, avez-vous vu qui a tiré ?
Malheureusement.
J'allais chez Maisaka.
Je voulais récupérer mes danseuses.
Sur le chemin du retour,
quelqu'un... m'a tiré dessus.
Je n'ai pas vu le tireur.
Inspecteur, je suis sûre que c'est un Maisaka qui a tiré.
Tu ferais mieux de ne pas dire ça sans preuves.
Tu ne fais que nourrir la rumeur.
Koichi.
Père!
Patron !
Tu peux y arriver. Toi, tu peux y arriver.
Tu auras la force pour reconstruire le clan Gunji.
Depuis que je t'ai rencontrée,
j'ai un peu changé d'opinion sur les yakuzas.
Je ne pensais pas qu'il put y avoir de femme aussi belle dans leur monde.
CEREMONIE D'INTRONISATION
A présent,
je vais passer à la présentation de la quatrième génération.
Je vous suis obligée d'être venus.
Devant toute cette assemblée.
Je vais hériter, de la quatrième génération des Gunji.
Je vous remercie chaleureusement.
Le précédent patron Zezaburo, doit être heureux là où il est.
Récemment, le patron Zezaburo a disparu dans un accident.
Il a quitté ce monde.
Sur la recommandation de l'honorable défunt,
moi, Yukiko Eguchi,
je prends la tête de la quatrième génération du clan Gunji.
Je vais continuer dans la lignée.
Et utiliser toute mon énergie,
pour la reconstruction du clan de façon harmonieuse.
Je tiens à remercier profondément cette assemblée pour son soutien.
- Gunji, qu'est-ce qu'il y a ? - Non, ça va.
Tu n'as pas dû fermer l'oeil.
Alors c'est bon pour aujourd'hui, rentre chez toi.
Tout va bien.
Il y a une cérémonie à la maison, Je suis juste un peu tendu.
L'honorable assemblée prend place pour assister à la danse du sabre.
"Votre attention.
"Venus tout droit de Tokyo, les stars les plus populaires,
"Kazuo Izawa et Kazuo Shirane
"vont interpréter leurs meilleures chansons à Shimpuza.
Est-ce que quelqu'un a commandé ça ?
Non?
Koichi.
C'est pas facile, j'ai fait ce que j'ai pu.
Mais qu'est-ce que c'est ?
Je voulais aider d'une façon ou d'une autre.
C'était ma spécialité quand j'étais à l'école.
Il m'a fallu deux jours pleins.
Même les collègues m'ont aidé, c'est pas terrible.
Je suis ravie ! Merci !
Tes sentiments, me font pleurer de joie.
Mais tu n'es pas un combattant.
Tu es un ingénieur en pisciculture.
Ne t'inquiète pas du reste et continue tes recherches.
Yukiko,
tu travailles si dur que tu ne dors plus.
Ne pourrais-tu pas plus utiliser un pauvre type,
qui ne pense qu'aux poissons ?
Je suis son fils, laisse-moi t'aider un peu.
C'est moi la patronne du clan Gunji.
Laisse-moi gérer les affaires du clan.
J'ai dû me tromper sur les yakuzas, en te regardant.
Je me suis dit que les yakuzas pouvaient aussi être des gens bien.
Tu ne peux pas! Les yakuzas sont les yakuzas.
La poubelle de l'humanité.
Tu as raison de les détester.
Il n'y a pas d'erreur.
Peut-être.
Je sais que les yakuzas n'ont pas toujours raison.
Mais il y en a des bien, comme toi.
Yukiko,
si je dois devenir un yakuza comme toi,
je veux bien.
Je suis une yakuza respectable ?
C'est ce que je pense.
Koichi, regarde par ici.
C'est la marque des yakuzas. Et mon lien avec eux.
Malgré toutje suis une fille bien ?
Je suis quand même très marquée !
C'est faux!
Le passé ne compte pas. C'est le présent qui compte.
Pour toi, aujourd'hui,
les tatouages ne sont pas un problème.
Koichi. Aies confiance en moi.
Yukiko?
- Ça ne se fait pas ! - Yukiko !
Tu vois comme je peux te blesser.
En effet, je peux te blesser.
M. Mamura.
Je voudrais vous voir encore une fois. Je vous attends.
Au revoir! Attends un peu?
- Fais attention à toi ! - Au revoir.
Tu comprends pourquoi on t'a fait venir.
Ne panique pas.
Tu es un allié très important pour nous.
M. Grant! Vous? et moi?
- Il faut arrêter avec le Shimpuza. - Et pourquoi ça ?
La prochaine tournée qu'on attend va être très populaire.
C'est une occasion de renflouer les Gunji.
C'est notre gagne-pain !
C'est pour ça qu'on t'a fait venir.
On va fermer cette boîte.
Et on va avoir besoin de ton aide pour ça.
Aucune chance!
Tu n'as pas le choix.
- Eriko ! - Père !
Bon, Hamabura, tu as compris ?
Bon, donc vous allez nous aider aussi ?
Bien sûr, avec plaisir.
C'est la moindre des choses.
Merci. Vous passez par le bureau ?
Bien sûr.
Patron ! Je vais vous aider pour l'évènement.
C'est un honneur.
C'est très bien.
En souvenir de la grande époque.
Il est respectable de laisser votre magasin pour nous aider.
C'est vrai.
On dit que même un chien n'oublie pas en trois jours.
Un chien ?
Excusez-moi de vous taquiner comme ça.
Au revoir, à la prochaine.
Yukiko,
tu n'as pas été un peu dure avec lui ?
Ce type est un chien.
Ah bon ! Il s'est inquiété pour nous.
Koichi,
je sais lire dans les yeux des gens.
Ces yeux-là cachent quelque chose.
Lui ? Depuis quand ?
Tu crois que tout est dessiné comme sur une carte.
Mais tu ne connais pas ce monde.
Mais bon,
le mensonge me saute aux yeux.
On descend à la prochaine gare. Préparez-vous s'il vous plaît!
Le concert n'était pas prévu à Mitsuzaki ?
Excusez-moi. La destination c'est Mitsuzaki,
mais vous allez d'abord être reçus au spa pour vous remercier.
Ça ira ?
Tu en veux un ?
Ils arrivent dans trois minutes.
On va enlever le groupe de chanteurs, les têtes d'affiche !
On va rigoler.
Vous ne vous trompez pas de gare ?
Attendez s'il vous plaît!
C'est dangereux de s'enfuir maintenant.
S'il vous plaît. Excusez-moi de vous déranger.
Je suis Yukiko Eguchi du clan Gunji.
Je vous remercie d'avoir accepté notre invitation.
Etje vous remercie par avance.
Il y a eu une erreur d'organisation.
Je vous prie de m'excuser pour la gène occasionnée.
Le fils Gunji ! Qu'est-ce qu'il y a ?
Rendez-nous Eriko !
Eriko ? C'est qui ?
C'est ta copine ?
Vous êtes pas du genre à faire ça ?
Ça suffit! Je ne suis pas au courant.
Va chercher au magasin. Il y a plein de filles.
Si on en est là. Je demande à la police de chercher.
La police ? Ben tiens !
Quelle drôle de façon de penser.
Qu'est-ce qu'ils vont te dire ? La police te dira quoi ?
Ça ne se fait pas, Koichi. Tu mets en danger Eriko.
Si tu vas à la police, elle est perdue.
Laisse tomber.
Tiens, la patronne des Gunji !
Elle-même !
Je te remercie pour la danse de l'autre jour.
Le patron des Maisaka.
Tu veux tellement cette boîte ?
Si tu la veux, je te la donne.
Yukiko ! Qu'est-ce que tu dis ?
On ne remplace pas une vie.
C'est à lui et moi d'en décider.
Ok, j'ai compris.
Quel est l'enjeu ?
D'abord, vous nous rendez Eriko.
Compris.
Je veux bien si vous abandonnez la boîte.
A combien vous la vendez ?
A la manière yakuza.
On la joue comme les yakuzas le feraient.
On la joue ?
Tu es gonflée !
Est-ce qu'il y a quelqu'un capable de jouer contre moi ?
Vous et moi, en face à face.
Une femme en face de moi ?
Il n'y a pas que des duels au sabre chez les yakuzas.
Allez, on règle ça.
Est-ce que je vous ferais peur, par hasard ?
Je suis la patronne des Gunji.
Je la joue en une manche, sans entourloupe.
Accord entre les partis.
Yukiko Eguchi, du clan Gunji.
Si je gagne,
je récupère, Eriko Hamamura
et le territoire de Maisaka.
Si c'est le patron Maisaka qui gagne,
il pourra avoir le cabaret Shimpuza et le territoire des Gunji.
- On joue comment ? - En une manche.
C'est toi qui annonces en premier.
C'est moi qui fournis les dés.
- Ça te va ? - Ça me va.
Je peux y aller ?
Je lance !
S'il vous plaît.
Pair!
Impair!
C'est moi qui gagne.
Attends.
On ne voit pas le dé du dessous. Montre-le moi.
Bien sûr.
Regardez bien.
4-1 et impair.
C'est bizarre.
Ça aurait dû être pair.
C'est un quatre.
- Je n'ai pas touché le dé du dessous. - Il n'y a pas de la triche ?
Les dés ont été fournis par le boss Maisaka.
Comment l'as est-il sorti ?
Dans cette partie, j'ai perdu.
Ça fait mal, patron. Mais vous avez la classe.
Comme convenu, rendez-nous Eriko.
Ok, je vous la rends.
Shinkuchi, amène la fille.
Maître Maisaka,
n'avions-nous pas convenu autrement ?
Est-ce la façon de procéder d'un patron ?
Ça va !
Tu croyais que ce serait si facile ?
Je te félicite ! Allez!
Si tu veux, allons-y!
Patron, c'est moi qui te félicite.
Tu croyais faire ce que tu voulais ?
Quoi ?
Si on ne rentre pas à l'heure prévue,
Koichi va à la police.
Et là patron, vous allez jusqu'au bout ?
Vas-y si tu oses!
Je savais que tu ne le ferais pas.
Si tu crois que je mens, agis comme tu veux!
Ok, j'ai compris.
Soyons raisonnables.
Mabu, ramène la fille.
Dis-moi...
J'étais sûr que le dé du dessous était impair.
C'est vrai.
Les deux dés étaient truqués sur impair.
Alors le résultat serait pair.
Je manipule le pot, et lui annonce forcément pair.
J'ai posé un dé sur l'autre.
- Mais à ce moment-là... - C'est la somme des faces qui compte.
A ce moment là, j'ai bougé le dé.
Et donc j'ai triché avec des dés pipés.
C'est là ma contribution !
Par ici.
Maisaka, montre-toi !
Bats-toi comme un chef!
On va arrêter les histoires de bonnes femmes.
Si tu veux me voir face à face...
Yamaguchi.
Si on ne part pas vite, ça va chauffer.
Vite !
Grant!
J'ai discuté de ton cas avec les Affaires Étrangères,
ils nous envoient ton dossier.
On va régler tout ça.
C'est Maître Maisaka qui a tout fait.
Je ne suis pas dans le coup.
Ben tiens...
On te garde jusqu'à ce que le dossier arrive.
M. Mai,
je vais enquêter sur le meurtre de Gunji.
C'est le premierjour de la tournée des Gunji.
- Qu'est-ce qu'on fait ? - Ah...
Vous pouvez libérer Yukiko Eguchi.
Je l'interrogerai plus tard.
Maintenant nous allons vous présenter Hatchiro Izowa
et sa chanson >
Koichi...
J'ai tenu ma promesse au défunt patron.
Yukiko, merci.
Mon père doit être heureux.
Koichi,
j'ai redressé le clan Gunji.
Nous avons convenu de créer une société sur un modèle honnête.
La boîte sera gérée par Senkichi,
de manière commerciale et plus mafieuse.
Mais même si le clan Gunji est dissolu,
tu ne connais pas ce métier.
Tu peux retourner à tes recherches.
C'est ce qu'il y a de mieux!
Ton père...
n'a pas pu effectuer la transition par manque de moyens.
Je pense que le moment est parfait pour lancer la société.
Koichi, tu es d'accord pour cette transition ?
Bien sûr,
je suis d'accord etje veux continuer mes recherches.
Mais j'ai une demande à te faire.
Une demande ?
Yukiko,
épouse-moi.
Je serais... le plus heureux des hommes.
J'ai compris.
Alors tu veux bien ?
Oui.
CEREMONIE DE DISSOLUTION DU CLAN GUNJI
Il va être temps.
Yukiko a-t-elle fini de se préparer ?
Yukiko ! Es-tu prête ?
Yukiko !
"Je regrette de repousser un cœur aussi pur et sage.
"Tu m'as presque fait oublier mes tatouages,
"mais je les aurai toujours sur moi.
"Plus je t'aime,
"plus je m'interdis de me marier avec toi.
"Depuis que j'ai commencé le jeu, le dé fait partie de mon destin.
"C'est moi qui ai pris cette décision.
"Repense à la fraîcheur d'Eriko Shirane,
"elle ferait une bonne épouse.
"J'en suis persuadée.
"Je crois que tu pourras accepter cette idée.
"Quant au dé que j'ai laissé tomber en partant,
"pour moi symbole de liberté,
"c'est la seule trace que je laisserai.
Excusez-moi. Je viens contrôler les billets.
© Bach Films 2018
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