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Le destin, c 'est tout de même pas rien quand on y pense.
Notre situation dans la vie, comment nous en sommes arrivés là, ce qui se
passé si telle ou telle chose avait pris une tournure différente.
Très franchement, je n 'avais jamais vraiment pensé à tout ça.
Jusqu 'à aujourd 'hui, le 14 juin, jour de mon 35e anniversaire, et sans aucun
doute le plus étrange de ma vie.
Vous connaissez l 'histoire du gars qui entre dans un bar ? Eh bien, le gars c
'est moi.
Et voici l 'histoire.
Non, non, attendez, je suis en train de mettre la charrue avant les bœufs.
Pour bien raconter cette histoire, il faut que je commence par le
Et que je revienne 20 ans en arrière. 20 ans jour pour jour.
Le 14 juin 1970,
jour de mon 15e anniversaire, et qui plus est, jour très étrange.
Ce jour -là, c 'était le championnat de baseball du lycée.
Deuxième partie de la manche, deux retraits.
En 25 ans, notre école n 'avait pas encore disputé une finale.
Alors sur une ville de 30 000 habitants, 38 000 vinrent assister au match.
Fillemort avait un point d 'avance sur nous, et le tableau affichait un compte
plein. Fenwick était sur la troisième base et on aurait dit que le sol allait
exploser sous ses pieds.
Le résultat final dépendait désormais d 'un seul batteur.
Oui, vous avez deviné qui.
Votre très dévoué Larry Burroughs.
Askin s 'envoyait des vrais boulets de canon parce qu 'il ne savait pas lancer
autrement.
Je me préparais donc à intercepter cette balle.
Il se produisait alors une chose bizarre.
Ne me demandez pas quoi, tout s 'était passé en une fraction de seconde.
Mais cela suffit néanmoins à changer ma vie à jamais.
Et c 'est le troisième strike ! Comment se fait -il que lorsque vous réussissez
quelque chose neuf fois sur dix sans vous ignorer, Et que, lorsque vous
complètement, tous les regards se tournent vers vous. Oh, merde, Larry ! J
'aurais voulu ramper sous le home plate et ne plus jamais en sortir.
Comme d 'habitude, mon meilleur ami, Clip Metzler, essaya de me remonter le
moral. Clip est très fort pour trouver à chaque fois de nouveaux gags.
Elles sont chouettes, non ? Je lui ai fichu une peur bleue à ma petite sœur.
Tu veux les mettre ? T 'es gentil, Clip, mais pour l 'instant, j 'ai besoin de
rester seule.
Ah oui, bien sûr. Comme tu voudras.
Eh écoute, je te téléphone tout à l 'heure, on peut aller se faire un ciné.
Irpaf, Bonnie & Clyde, qu 'est -ce que t 'en dis ? D 'accord, ouais.
Super génial, alors on se retrouve tout à l 'heure, ok ? C
'était le pire moment de ma vie.
Je me sentais vraiment mal.
Tiens, je crois que tu en as besoin.
Ah, ouais.
J 'ai dû recevoir de la poussière.
Oui, il y avait de la poussière sur le terrain.
Merci.
Oh, tu peux le garder, j 'en ai plein. Ma tante m 'en envoie deux douzaines à
chaque Noël.
Qu 'est -ce que ça veut dire, EJR ? Ellen Jane Ripley.
Et toi, c 'est comment ? Larry.
Larry Joseph Burroughs.
Contente de te connaître, Larry.
Je trouvais que c 'était très gentil à elle de me donner son mouchoir sans
allusion au fait que je pleurais comme un bébé.
Vraiment très gentil.
Larry ! Alors je l 'ai épousé.
Ça fait cinq minutes que je t 'appelle. Qu 'est -ce que tu fabriques ? Pas tout
de suite, bien sûr.
Quelques années plus tard, lorsque nous étions adultes.
Oh, chérie.
C 'est encore cette stupide finale de baseball qui te prend la tête ? Non.
Non, pas du tout. Je finissais la maquette de ma Porsche Spider 1955.
Je t 'assure.
Regarde, elle est pas jolie ? Tu sais que James Dean en avait une ? Enfin, la
sienne était plus grande.
Ellen et moi menons une vie assez ordinaire.
Nous avons une petite maison de trois pièces en banlieue qui n 'est pas tout à
fait terminée et un entrepreneur, M.
Guzelman, qui n 'a pas envie de la terminer.
Ah, bonjour, M. Guzelman.
Comment ça va ? Ça fait bien six semaines que je ne vous ai pas vus.
Je pensais que vous aviez été kidnappé par les extraterrestres.
J 'ai eu votre message, j 'ai un problème quelque part.
Ben, oui, c 'est l 'allée.
Qu 'est -ce qu 'elle a, votre allée ? Vous pensez pas qu 'on peut la cimenter
Non, voyons, on peut rien faire tant que la boue est toujours dessus.
Ben, il suffit de retirer la boue, alors.
Je touche pas à ça.
Il vous faut un spécialiste de la bouillasse.
Un spécialiste de la bouillasse ? Oui. Ça existe ? Oui, parfaitement, ça
Il y a autre chose ou... Bah, puisque vous me le demandez, j 'aimerais avoir
la pelouse devant.
Il me faut un chèque pour ça.
Combien, cette fois ? 1000 dollars.
Vous pourriez pas utiliser un autre chiffre pour une fois ? 2000 dollars.
Nous avons un chien, Sammy.
Je l 'ai trouvé en train de fouiller dans les poubelles, alors je l 'ai
la maison.
Sammy a pissé sur le tapis pour changer.
Bien joué, Sammy.
Il est nerveux de la vessie, mais c 'est un bref toutou.
Chérie, il n 'y a plus de céréales ? On a une autre boîte ? Non, je n 'en ai pas
acheté. Désolée.
Oh, mais enfin, tu sais bien que c 'est ça que je prends tous les matins au
petit déjeuner depuis l 'âge de six ans.
C 'est trop de demander d 'avoir toujours une boîte d 'avance pour éviter
justement ce genre de pénurie.
Guzelman t 'a demandé encore un chèque. Oh, mais arrête, je t 'assure, Guzelman
n 'a eu aucun chèque.
Et comme tu ne l 'as pas digéré, tu es en train de passer ta colère sur moi, c
'est ça ? Bon, d 'accord, d 'accord, d 'accord, tu as raison, Guiseulman a
touché son chèque.
Vous ne trouvez pas ça insupportable que quelqu 'un vous connaisse aussi bien ?
Impossible de fuir.
Mais bon, je suppose que ça fait partie du mariage, comme ce genre de discussion
que nous avons de temps en temps.
Oh, regarde, ils démolissent le golfe de Mexico.
C 'est là qu 'on s 'était donné rendez -vous la première fois de crottage ? La
deuxième fois, tu veux dire ?
Non, c 'était la première fois.
Je m 'en souviens très bien, tu as trébuché sur le bandito qui montrait les
dents et tu as déchiré ton pantalon. Non, la première fois, c 'était chez
Pizza. Ça avait mangé des anchois et t 'avait roté pendant toute la nuit.
Ça, c 'était la troisième fois.
Et j 'ai eu juste quelques petits renvois. Merci de me le rappeler.
Mais nous n 'avons jamais de discussion vraiment sérieuse.
Et nous nous raccommodons toujours.
Bon, ça va, ça va, ça va.
Allez,
à ce soir. Bonne journée.
Oh, j 'ai oublié de te dire...
Quoi ? J 'ai une réunion syndicale, je vais sûrement rentrer tard.
Encore une réunion ? Pour quoi faire ? Ils veulent élire un comité de grève et
ils me demandent de le présider.
Faut bien que quelqu 'un empêche cette bande de salopards de mettre tout le
monde dehors. Non.
Orpheus, c 'est mon anniversaire.
Qu 'est -ce que tu as dit ? Laisse tomber, ça fait rien.
Elle a oublié.
Juste ici, je n 'avais pas lieu de penser que j 'allais vivre autre chose
'une simple journée de routine au bureau.
Comme d 'habitude, à l 'heure où j 'arrivais, il n 'y avait plus de café.
Génial.
Alors je fis la seule chose qui me vint à l 'esprit.
Pourquoi faut -il qu 'à chaque fois que vous avez la bouche pleine de café
-filtre, votre patron vienne vous voir ? Alors, Larry, ça gaze ? J 'espère que
je ne vous dérange pas, au moins.
Non, pas du tout, M. Bompous.
Arrêtez avec vos M.
Bompous, voyons.
Combien de fois faudra -t -il que je vous le dise ? Nous appartenons à la
équipe, tous les deux. Jackie est un type vachement sympa, mais un peu
pour un président de société.
Quand je jouais avec les Bers, figurez -vous qu 'on m 'appelait Tête de Bois.
Mais vous, vous pouvez m 'appeler Jackie ? Oui, M. Jackie.
Je viens d 'étudier le bilan du trimestre.
Chapeau pour votre boulot.
Un super score.
Merci, j 'essaie juste de faire mon travail.
Oui, et je l 'apprécie, vous pouvez me croire. Le demi -mêlé n 'est rien sans
ses hommes de ligne, c 'est pas vrai ? Si.
Moi, vous savez, je suis qu 'un pauvre type qui a eu la chance d 'épouser la
fille du patron.
C 'est grâce à des gars comme vous qu 'on prend pour la césar.
Ça fait plaisir à entendre, je vous remercie.
Bien sûr, sir.
Je vous souhaite une bonne continuation, Larry.
Je vais prendre des nouvelles, c 'est tout.
C 'est pas comique, hein ? Du papier, quoi ?
Clip, c 'est de pire. Une promotion et toi, tu viens faire le clown ici.
Voilà, Larry.
T 'as une super cote avec le chef.
T 'en fais pas. La tête de bois n 'a rien vu, rien entendu.
Putain, Mathieu.
Un bon anniversaire, mon poussin.
Oh, ça, c 'est sympa. Tu vois, je croyais que tout le monde m 'avait
Oh, formidable.
Wow.
De la gerbe en plastique ? C 'est ce qu 'on foutait dans le vestiaire des filles
pour les faire sortir de leur tanière en petites culottes. C 'est vrai ? C 'est
celui qu 'on avait ? Je croyais que M.
Green l 'avait confisqué.
C 'est exact.
Seulement, le jour suivant, je suis allé fouiller dans ses affaires et je l 'ai
récupéré. Oh, putain, quand j 'y repense, qu 'est -ce qu 'on s 'est
Ça, tu l 'as dit.
Alors ? Et ce baiser, il arrive ? Ah non, non, non, je t 'en prie, pas de
ici. Non, clipe la question.
Arrête, on est au bureau.
Arrête, je te dis non.
Pourquoi faut -il qu 'à chaque fois que votre meilleur ami vous embrasse sur la
tête, vous vous fassiez surprendre par une très jolie femme ? Tiens, c 'est une
vie de jour. Quoi de neuf ? Ça va bien ?
Au fait, quelle coïncidence, Jackie était là il y a deux secondes, on était
train de discuter. Vous savez, Jackie, votre mari, il a l 'air en forme. Et
vous, comment allez -vous ? Nous, ça va.
Clipez -moi, ça peut aller.
Surmener, comme toujours, le boulot, encore le boulot, vous savez ce que c
Et vous, comment ça va ? Je suis en parfait santé.
Merci de vous en inquiéter.
À plusieurs reprises.
Ah oui, c 'est ce que je voulais.
Je tenais absolument à en être certain.
La société appartient au père de Cindy Jo, et celle -ci est mariée à Jackie.
Voilà comment un type surnommé Tête de Bois devient président.
Jackie est dans son bureau, vous croyez ? Ah oui.
Ah oui, bien sûr qu 'il y est. Oui, il avait beaucoup de travail.
Des essais d 'escort, des trucs de ce genre -là.
Bien. J 'étais ravie de vous revoir, Larry.
Au revoir, Cliff.
Pour moi aussi, c 'est toujours un plaisir de vous revoir.
C 'était peut -être à cause de mon anniversaire.
Ou peut -être parce que j 'avais vu Cindy Jo. Je sais pas.
Toujours est -il que toute la matinée, j 'avais pensé à ce qu 'aurait été ma vie
si elle avait pris une autre tournure.
T 'arrives jamais d 'avoir des regrets ? Tu sais, en pensant à la vie que tu
mènes, aux choix que tu as faits.
Non.
Non.
Mais des choix, j 'en ai pas fait tant que ça, il faut dire.
D 'ailleurs, ma politique, c 'est ne rien faire et regarder ce qui se passe.
tu veux que je te dise, les choses finissent toujours par s 'arranger. Oui,
le pourtour.
Je crois que le problème chez toi, c 'est que tu n 'es jamais content de ton
sort. Moi, je trouve que tu as la vie idéale.
Tu as un pavillon super, une femme sensationnelle, un bon job, et le
ami qu 'on puisse se payer.
Alors, que demande le peuple ? Un petit peu de piment, ça serait bien de temps
en temps.
Je te jure, ça serait un malheur si je ne me retenais pas.
Maddy et Izer se font virer à cause de la baisse des ventes, soi -disant. Bref,
une connerie de ce genre, t 'avoueras que c 'est dingue, c 'est des enfoirés.
Ils virent à qui mieux mieux, et maintenant, il faut faire des heures
supplémentaires pour que la production ne ralentisse pas.
Elle a raison.
J 'ai contrôlé l 'inventaire, il y a un surplus.
Il faudrait réduire le niveau de production plutôt que de l 'augmenter,
logiquement.
Essaie de savoir ce qui se passe, Larry, d 'accord ? Je pourrais très bien être
licenciée, moi aussi.
Quand j 'y repense, j 'aurais dû dire non.
Mais je ne l 'ai pas dit.
Je vais faire une enquête. Oui, c 'est d 'accord.
Parce que je suis un idiot.
Chéri.
Elle est toujours en train de m 'embrasser.
Je mange.
Quand mon chef de service, Niles Pender, annonça qu 'il voulait augmenter le
niveau de production, je n 'ai pas pu m 'empêcher d 'ouvrir ma grande gueule.
Un commentaire, Burroughs ? Ou peut -être avez -vous un chat dans la gorge ?
bien, j 'étais en train de me demander...
Pourquoi faut -il produire davantage alors que nous avons déjà un surplus
nos stocks ? Et sur quoi se base votre affirmation ? Sur le fait...
que récemment, j 'ai compté toutes
les boîtes que nous avons en stock.
Dans ce cas, j 'en déduis que nous n 'avons pas du tout la même perception de
réalité.
Désolé de vous déranger, Nals. Est -ce que Jackie et moi pouvons vous être
utiles ? Nous nous en sortons, monsieur Hansen. Nous faisions le point en ce qui
concerne les stocks.
La société appartient à Leo Hansen. C 'est un très brave homme, mais je crois
'il n 'a aucune idée de ce qui se passe ici.
C 'est l 'heure d 'aller au golf dans ce cas. Mon gendre va me montrer comment
te débarrasser de mon slice.
Je crois que tout le monde sera de mon avis, monsieur, si je dis que c 'est une
excellente nouvelle.
Pendant que je suis là, à quelle heure a lieu la réunion avec monsieur Nakamura
? À 8h, monsieur.
J 'espère que ce ne sera pas trop long. Nous avons réservé pour 9h au
restaurant. C 'est une affaire particulièrement importante que nous
régler ce soir. Bon.
Il faut peut -être mieux que je décommande le restaurant.
Je crois que c 'est une excellente idée.
C 'est ce que nous allons faire alors.
Messieurs.
La chaîne marque débute.
Incroyable.
Burroughs, comme il semble que nous soyons en désaccord à propos de l
'inventaire, je vous suggère de tout recompter.
Ça risque de prendre trois ou quatre jours. Je n 'y vois aucun inconvénient.
C 'est un problème pour vous ? Eh bien, est -ce qu 'on est un beurre rouge ?
Non, mon monsieur.
Je sais, j 'aurais dû en parler moi -même à Knight, ce surplus de stock.
Mais quand je le vois, je me suis dans mon froc. Qu 'est -ce que tu veux ?
Faisons pas de soucis, c 'est un connard.
En tout cas, je te promets, je te revoudrai ça.
Oh, j 'ai une idée.
Devine ce qui est à l 'affiche au Rialto avec dans la chaleur de la nuit. Oui,
quoi ?
Bonnie and Clyde.
Allez, quoi, ça doit faire 20 ans qu 'on l 'a pas vue.
Alors, t 'es partant ? Bien sûr que je suis partant.
Chouette.
On se retrouve tout à l 'heure ? Oui, OK.
Oh, dis donc, Larry.
Tu devrais pas être en train de discuter avec moi.
Tu oublies que tu as toutes ces boîtes à compter.
Mais je te remercie de me le rappeler.
Tiens -toi de là. Allez, va bosser.
Oh, quel con, celui -là.
Ça vous ennuierait de vous pousser, s 'il vous plaît ? À moins que vous ne
vouliez que je vous enfonce sur mon chariot.
Non.
Non. Ça m 'étonnerait que ça puisse se produire.
Je veux dire que... On se connaît à peine, tous les deux.
Depuis quand ça a de l 'importance ? Ah, alors, alors,
remets -toi au boulot, mon garçon.
Je sais ce que t 'as dans la tête.
J 'ai vraiment l 'impression, quelquefois, de passer à côté de
choses. Tout ce qu 'il y a là, au juste.
Bon, d 'accord, mais t 'as pas besoin de ça.
On est sûr ? Non, pas tout à fait.
Mais moi, si j 'essaie d 'aller mater de plus près, ta mère va me tuer.
C 'est tel père que tous les enfants rêvent d 'avoir ? Écoutez -le avec ses
beaux discours, celui -là.
Dis donc, Betty Fleckman s 'est fait lourder tout à l 'heure. C 'est le
troisième gars qui se fait virer depuis hier.
Ça commence à sentir mauvais ici. Il s 'agit pas seulement du pain de viande qu
'on sert à la cafétéria.
Ah, vous avez vu ça ? Hé, regarde ça, là.
C 'est la même clique qui l 'a fait venir ici la semaine dernière.
Qui est -ce ? Alors, là,
ce connard de Niles Spender les fait passer pour les membres d 'une super
de baseball qui vient d 'Osaka.
Mais j 'ai parlé avec l 'un d 'entre eux. Il croit que Joe DiMaggio, c 'est
marque de spaghettis.
Toi qui as un poste important, essaie de me mettre en tête, tu veux ? Hein ?
D 'accord, papa, je vais voir ce que ça cache. Ah, t 'es le meilleur, fiston.
En y repensant, j 'aurais dû dire non à papa également.
Mais je l 'ai pas dit.
Je commençais vraiment à penser qu 'il se passait quelque chose de louche.
Je décidais d 'inspecter le bureau de Niles pour voir si je trouvais quelque
chose.
Je m 'étais conduit comme un imbécile pendant toute la matinée, alors je m
'étais dit, pourquoi arrêter maintenant ?
Faut -il qu 'à chaque fois que vous entrez furtivement dans le bureau de
patron, celui -ci vienne vous surprendre.
Vous avez perdu quelque chose ? J 'ai la nette impression que oui.
Voilà, ça me ramène au point de départ.
Au cœur de nulle part, avec une voiture qui tombe en panne.
Tout bien considéré ?
Le jour de mon anniversaire était devenu une vraie galère.
Jamais mon imagination, pourtant très fertile, n 'aurait pu me laisser
les événements qui suivirent.
Je peux téléphoner ? C 'est juste là.
Merci.
Oui, bonsoir. C 'est encore moi.
Oui, j 'ai besoin d 'une dépanneuse.
Je suis à l 'angle de l 'avenue Cross et de la 3e avenue, juste à côté du bar.
C 'est ça, c 'est un break.
Un beau tas de merde de couleur bleue.
Oui, je vais changer de voiture.
Entendez.
Changer de voiture.
Je change de vie, oui.
Des ennuis mécaniques ? Oui.
Les panneaux sera là dans 20 minutes.
Je vous sers quelque chose en attendant ? Je ne le vois que là.
Une bière light sans verre, c 'est ça ? Oui. Comment vous le savez ? J 'ai
deviné.
Dites -moi, je ne vous ai pas déjà vu quelque part.
Le visage aussi me dit quelque chose.
Je m 'appelle Mike.
Larry Burroughs.
Larry Burroughs, c 'est ça. C 'est vous qui avez perdu le championnat du lycée
quand vous étiez gosse en 70.
Ce n 'est pas vrai, mais ce n 'est pas vrai.
Désolé, si j 'avais su que c 'était un si mauvais souvenir, je ne l 'aurais pas
ranimé.
Non, ça fait rien.
Tu as l 'habitude.
Cette journée était un vrai cauchemar.
Qu 'est -ce qui s 'est passé ? Oh, des tas de choses.
Déjà ce matin, je n 'ai pas eu mes céréales.
Au boulot, je n 'ai pas eu mon café.
J 'ai été viré.
Avec ça, c 'est mon anniversaire et tout le monde a oublié.
Enfin, presque tout le monde. Clip m 'a offert du vomi.
Eh bien, joyeux anniversaire.
Merci.
Eh oui, j 'ai 35 balais et ma vie c 'est de la daube.
Et les films moffes que ça ? Non, je dirais pas ça, seulement étant d 'hiver.
C 'est tous les jours la même routine.
Boulot, la maison, faire des maquettes de voiture ou jouer au bowling.
Et tous les soirs, je m 'endors devant la télé.
Ah, si je l 'avais cogné, cette satanée balle.
Ma vie aurait été dix fois mieux que celle que je mène.
Pour certaines personnes, si les choses sont ce qu 'elles sont, c 'est qu 'il y
a une raison. Oui, moi, elles m 'échappent complètement.
Je peux en avoir une autre ? Attendez.
J 'ai exactement ce qu 'il faut pour un pain sans rire, sobre de surcroît tel
que vous.
C 'est un petit cocktail de ma composition.
J 'appelle ça... L 'arc -en -ciel.
La coutume est de dire qu 'après la pluie vient le beau temps.
Quelle bonne blague.
Le cocktail fera tout le boulot.
Essayez.
Vous croyez que votre vie aurait été bien meilleure si vous aviez gagné le
championnat ? Oui.
Je suis persuadé.
J 'ai réagi trop tard, c 'est tout.
Ouais.
Ah, si je l 'avais attaqué une demi -seconde plus tard.
Demi seconde plus tôt, j 'aurais pu être à neuf.
Saloperie de demi seconde.
Bien.
Je vais aller attendre la dépanneuse dehors.
Merci de m 'avoir écouté si gentiment.
Je suis là pour ça.
Revenez quand vous voudrez.
Oh, ben ça, c 'est le bouquet.
Ils ont déjà embarqué ma voiture.
Tu crois qu 'ils seraient venus me le dire ? Quoi ? C 'est déjà fermé
? Oh, merde ! Hé, Mike ! Mike, il faut que j
'appelle un taxi !
Car que Zellman a quand même fini par se décider.
Il a dû trouver son spécialiste de la bouillasse.
Hélène ? Ouvre ! Il faut que j 'aille aux chiottes ! Ouvre,
chérie ! Ma clé ne marche pas ! Ouvre -moi la porte ! Vous avez fini de
tambouriner comme ça chez les gens ? Eh, qui êtes -vous ? Qu 'est -ce que vous
vous foutez ? Là où est ma femme ? De quoi vous parlez ?
Écoute, mon pote, t 'emmènes tout ce que tu veux et tu fiches le camp. Si tu te
conduis bien, je te promets que je ne dirai rien à la police.
Hein ? À la police ? La police en fait partie, mon pote.
Alors, c 'est quoi ton problème ? Ben, je... Il n 'y a aucun problème, sauf que
je me demande ce qui se passe et ce que vous foutez chez moi.
Chez toi, tu dis ? Alors, mon vieux, montre -moi tes papiers et que ça saute.
D 'accord, d 'accord, tout de suite.
Vous allez voir que c 'est ridicule parce que ça fait plus d 'un an que je
ici.
Où est -ce que j 'ai eu ça ? Probablement à la préfecture, comme tous
conducteurs. Écoutez -moi, j 'en ai rien à foutre de ce qui est écrit.
C 'est chez moi ici, je veux voir ma femme, alors poussez -vous de mon
Si tu rentres dans ma baraque, je t 'éjecte illico à coups de pied dans le
tu m 'entends ? J 'en ai rien à cirer.
Laissez -moi passer.
Non, reste où tu es. Je vais rentrer. Non, je te dis si. Je te dis si.
Non. Si.
Non. Si.
Non. Larry ? Mike ? Qu 'est -ce que vous faites là ? Il faudrait que nous
discutions. Oui, oui, une minute. Il faut d 'abord que j 'entre chez moi.
Ça fait partie des choses dont nous devons parler, justement.
Vous n 'habitez plus ici, mon vieux.
Quoi ? Tiens, tu vois, même le chauffeur, il sait que tu vis plus ici.
barre -toi.
C 'est très simple, je vous assure.
Vous savez, ce...
Cet incident de votre vie qui vous a beaucoup touché.
Vous voulez parler du match de baseball ? Eh bien, ça a changé.
Changé ? Comment ça, ça a changé ? Vous avez renvoyé la balle au -delà des
limites du tag.
Et c 'est pour ça que je n 'habite plus chez moi ? Oui, c 'est exact.
Quand ce moment a changé, tout ce qui concerne votre vie a changé avec lui.
Ah, ça y est, j 'ai saisi. Oh, c 'est génial. C 'est vraiment génial. Qui vous
payé pour ça, hein ? Je ne vois pas ce que vous voulez dire.
Hélène et Clipster.
C 'est eux qui ont tout m 'a dégancé. Ils me font une blague pour mon
anniversaire. Pas vrai ? Alors là, ils font très fort.
Eh, qui c 'était, l 'armoire à glace, tout à l 'heure ? C 'était aussi un
? Putain, il est génial. Qu 'est -ce qu 'il m 'a foutu les jetons, le mec ?
Je crois que vous n 'avez rien compris.
Non, non, non, je ne veux rien savoir. Je tiens absolument à jouer le jeu, ok ?
C 'est génial.
Au fait, ça vous arrive souvent de bouleverser la vie des gens et de faire
genre de trucs ? J 'ai la réputation de procéder à quelques modifications de
temps à autre.
J 'habite dans un hôtel. C 'est une résidence privée.
Vous êtes chez vous.
Ah, bien, très bien.
Eh, écoutez, si vous attendiez là le temps que je franchisse la porte, vous n
'allez pas partir avant de voir la suite que je vais faire. Rien au monde, je
raterai ça.
Tenez, je suppose qu 'on vous a déjà payé, mais voilà encore 5 dollars.
Vous avez été parfait.
Eh, ça a dû leur coûter une petite fortune.
Voilà, Mike, ça y est, je suis à la porte de ma nouvelle demeure.
Bonsoir, je suis Larry Barros, mais vous êtes sur mon courant ? Oui, bien sûr,
monsieur.
Ma femme est là ? Comme si je ne le savais pas.
Oui, naturellement, elle est là.
Je ne savais pas qu 'on louait des baraques de ce genre pour une soirée.
Hé, comment vous vous appelez ? Mais, Boswell, monsieur. Ça, c 'est un nom qui
se donne bien. C 'est vous qui l 'avez trouvé ? Tenez.
Tenez. Voilà un fachio.
Vous achèterez quelque chose.
Allez, allez.
Un fachio.
Hé, Boswell, regardez.
Je vais jouer le mec vachement surpris.
Ça va mériter l 'Oscar du meilleur acteur.
Chéri ! Je suis là ! C 'est moi !
Oh, tu es enfin rentré, mon amour. Je me suis fait beaucoup de soucis.
Papa, papa, tu es là. Tu nous as apporté quelque chose. Qu 'est -ce que tu as
apporté? Où étais -tu?
Ludwig est passé te prendre. Seulement, ils ont dit que tu avais déjà filé.
Cindy Jo?
Qu 'est -ce que vous faites ici?
Vous aussi, vous êtes dans le coup? Où sont Clip et Hélène?
Qui sont Clip et Hélène?
Qu 'est -ce que tu racontes, mon chéri? Dans le coup, pourquoi?
Ma surprise pour mon anniversaire. On va le fêter dans deux heures. Et de toute
façon, tu m 'as dit que tu ne voulais pas de surprise, parce que tu n 'aimes
ça.
Qu 'est -ce que tu as ? Je n 'ai rien.
Rien du tout.
Je reviens dans une minute.
Mike. Mike.
Expliquez -moi.
Qu 'est -ce que ça veut dire ? Pourquoi Cindy Jo m 'appelle, mon chéri ? Qui
sont ces enfants ? Et qu 'est -ce que c 'est que cette baraque ? C 'est votre
foyer. Ce sont vos enfants. Et Cindy Jo est votre femme.
Non.
Si.
Vous allez bien.
Non, pas bien du tout.
Ce n 'est pas tous les jours qu 'il vous arrive ce genre de truc.
Oui, c 'est absolument extraordinaire. Il faut bien le reconnaître.
Attendez, je n 'y comprends rien.
Comment ma vie aurait -elle changé à ce point ? Tout ça parce que j 'ai frappé
cette saloperie de balle ? Voyez -vous, Larry, le destin d 'un individu n 'est
pas une chose simple.
Chaque incident qui survient dans la vie d 'un être détermine tous les
événements qui lui succèdent.
Au lieu de perdre ce match de baseball, vous l 'avez gagné.
de super -champions que vous êtes devenus, épouser le premier prix de
etc., etc., jusqu 'à ce que vous arriviez exactement là où vous êtes.
Alors vous voyez, le fait de frapper cette balle a permis d 'orienter votre
dans une toute nouvelle direction.
Vous êtes un ange, en somme.
Non, non, il s 'agit d 'autre chose.
Qu 'est -ce que vous êtes, alors ?
Vous vous êtes déjà trouvé devant un choix sans pouvoir vous décider.
Oui, oui, ça m 'est arrivé souvent. Et ensuite, quelque chose au fond de vous
vous a fait prendre une direction plutôt qu 'une autre.
Oui, et alors ? Alors, c 'est moi.
C 'est moi qui ai suggéré et vous qui avez choisi.
C 'est ainsi que fonctionne le destin, Larry.
C 'est très subtil.
Bienvenue dans votre nouvelle vie.
J 'espère qu 'elle vous convient.
Mike ? Attendez.
Mike, Mike, eh ! Mike ! Mike !
Qu 'est -ce que je suis censé faire maintenant ?
Bonsoir. C 'est encore moi.
Larry Burroughs.
Pourquoi es -tu sorti d 'ici en courant ? Euh...
J 'avais oublié de donner un pourboire au taxi.
Qu 'est -ce qui t 'a pris ? Pourquoi n 'as -tu pas attendu Ludwig ? Ludwig ?
Ah, Ludwig.
Ce bon vieux Ludwig.
Je n 'ai pas attendu Ludwig parce que je ne me souviens pas comment est son
visage.
Tu es sûrement très fatigué ce soir, mon cher.
Oui, très.
Tu devrais aller dans la bibliothèque et te faire servir un grand verre avant de
venir dîner.
Bonne idée.
Au fait...
Où est la bibliothèque ? De ce côté.
Bien.
Je
suis
dans la bibliothèque, si on me cherche.
Je vais prendre un verre.
Merci encore.
Oh, Roswell, comment allez -vous ? Je suis bien content de vous voir.
Ça va.
Voici votre boisson du soir.
Qu 'est -ce que c 'est ? De l 'Armagnac, 1953.
Non,
je préfère rien danser, mon vieux.
Par contre, je descendrais volontiers une petite mousse, je suis desséché.
Une mousse, vous avez dit ? Oui, light, si vous avez, et sans verre.
Dites, Boswell, elles sont où les chiottes dans cette baraque ? J 'ai bu
de verres après le boulot.
Les chiottes, monsieur ? Toilettes, si vous préférez.
Mais c 'est que... il y a 15 cabinets de toilettes dans la maison.
Vous avez 15 cabinets ? Avez -vous une préférence pour l 'un d 'eux en
particulier ? Non.
Non, j 'ai rien de particulier à faire. Je veux dire, à part... Enfin, plus près
sera mieux.
Eh bien, vous ressortez et c 'est tout de suite dans le hall.
Mousseline. Tiens.
Encore, Mathias.
Encore, Mathias. Il y a quinze cabinets.
Je suis pas fou que tu en trouves un.
Peut -être là.
Excusez -moi, monsieur.
Vous désirez aller faire un tour avant le dîner ? Ah, non, non, non, non,
Merci.
Merci quand même.
Eh, vous pouvez me dire à qui elles appartiennent, ces voitures ? Ah, mais
sont à vous, monsieur.
Allez, racontez ça à d 'autres. J 'y vais, monsieur.
Ah, ah ben, un beau morceau de fromage.
C 'est exactement ce que je voulais.
C 'est du Stilton, Larry.
Ah, merci, monsieur Stilton.
Non, ça doit être terrible avec du ketchup, de la mayonnaise et du pancake.
Merci à tous, merci infiniment d 'avoir pensé à mon anniversaire. Ces cadeaux
sont magnifiques.
Vraiment, merci encore, M. Stilton. Et vous aussi, M. Bohème, pour ce gros...
Oh, mais tout le plaisir était pour moi.
Alors, mon petit Larry.
Oh, Larry, Larry.
Ça, alors, t 'es de nôtre? Bon anniversaire, mon garçon. Sympa, ta
Je te présente Gina.
Gina, mon fiston.
Ravie de faire votre connaissance.
Tous les deux, on s 'est rencontrés au Baroque, au Club Med, si tu vois ce que
je veux dire.
Oui, excusez un petit instant, s 'il vous plaît.
Si tu allais te resservir du caviar, moi, puis.
Oui, d 'accord.
Ravie de vous avoir rencontré, Larry.
Oh, elle adore le caviar.
Pour elle, c 'est une friandise salée. Je ne lui ai pas dit que c 'était des
oeufs de poisson.
Tu es tombé sur la tête.
Tu amènes cette fille ici.
Et si maman venait à le savoir, elle t 'arracherait les yeux, enfin.
Calme -toi, voyons, on a signé les papiers il y a une semaine. Je suis
comme l 'air, maintenant. Alors, comment tu la trouves -tu ? Elle est pendante,
hein ? Les papiers, mais quel papier ? Les papiers du divorce. Tu dis... Toi et
maman, vous avez divorcé ? Bien sûr qu 'on a divorcé.
Rien n 'est durable, fiston. D 'ailleurs, c 'est toi -même qui me l 'as
Moi, je dis ça. Oui, et tu avais sacrément raison.
Écoute, Larry, est -ce que tu peux me prêter 10 000 dollars ? La belle Gina me
tanne pour que je l 'emmène au carême. T 'es d 'accord ? Tu es le meilleur,
fils.
Madame est la seule et j 'ai personne.
Ah, d 'accord. Vous connaissez, j 'ai personne.
Larry, chérie, tes invités se demandent si tu vas bien.
Que se passe -t -il ? Mes parents ont divorcé.
Bien sûr qu 'ils ont divorcé.
D 'ailleurs, tous les parents sont divorcés.
Allez, va t 'occuper de tes invités.
Excuse -moi un moment, Signature.
Vous m 'avez pas dit que mes parents avaient divorcé ? Tout à fait succulent,
caviar. Mike, mes parents ont divorcé, bon sang de mon soir ! Je suis au
courant.
Je ne m 'attendais pas du tout à ça.
Il y en a encore beaucoup d 'autres, des surprises de ce genre ? Il n 'y a que
ça, jusqu 'à un certain degré.
Jusqu 'où ça va aller ? Vous verrez.
Les choses ont changé, Larry. Il faut prendre les mauvaises comme les bonnes.
Vous ne vous attendiez pas à ce que tout soit parfaitement rose, non ? Eh
bien... Non.
Non, sûr que non.
Tout ceci, c 'est votre vie, Larry.
Alors sachez apprécier ce que vous avez.
Une mousse light, monsieur.
Bonsoir.
Bonsoir. Dis donc, j 'ai des amis formidables, hein ? Ils m 'ont offert
super cadeaux.
Si tu as encore une petite surprise, tu t 'attends.
Tu veux bien venir là -haut ?
Cindy Jo ? Tu es là ?
Marie ?
Je vais aller dormir.
Je l 'aime vraiment.
Bonjour, Maxwell.
Bien dormi ?
Moi non, si vous voyez ce que je veux dire. Je vois exactement ce que vous
voulez dire, monsieur.
Cet endroit a des tas de pièces gigantesques.
Ah.
Je trouve ça triste pour un type qui respire le bonheur. Vous portez toujours
votre costume à fine rayure pour les réunions du conseil d 'administration. D
'administration ? Non, de Dieu, de merde, c 'est vrai que je suis marié à
Joe.
Ça veut dire que je suis le président de Liberty Republic.
En effet, monsieur.
Depuis un certain temps maintenant.
Ah oui, non, je veux dire, non, non, je le savais.
Mais j 'en suis tellement satisfait que j 'aime bien me le répéter de temps en
temps, ça me fait plaisir.
Bonjour les enfants.
Bonjour, Papa Sherry.
Ah, des croissants.
Délicieux.
Tout ça m 'a l 'air délicieux.
Larry Burroughs, comment allez -vous ? Je suis très heureux, je suis très
heureux.
Qu 'est -ce que c 'est ? Crème au café ? C 'est du cappuccino plus sec, café
noir italien avec de la crème fouettée.
Oui, oui.
Je sais.
Oh, il y a de quoi devenir insomniac pour le restant de la vie.
Mais c 'est très, très bon.
Vous êtes sûre que vous avez la permission de boire ça ? C 'est ce qu
tous les jours au déjeuner.
Bon, alors... Bonjour.
Bonjour.
Tu es une merveilleuse.
Je savais pas qu 'on pouvait faire ça avec de la crème chantilly.
Wow ! Je vous l 'avais dit qu 'on arriverait à passer avant le train, c
vrai ? Oui, c 'est vrai, monsieur.
Je vais vous augmenter, Ludwig.
100 dollars par semaine.
Au plaisir.
Waouh !
Comment ça marche, ce bazar ? Il doit bien y avoir un bouton, quelque part.
Oh,
mais c 'est dingue, ce truc -là.
Tout ça, c 'est raccordé à mon arrière.
Euh... Salut.
Comment allez -vous ? Non, non, ça va, merci.
Assez du café.
Je boirai volontiers une bonne tasse de café. Bien, monsieur, je vous l
'apporte. Au fait, monsieur Bander et monsieur Flick ne vont pas tarder.
Non, ils travaillent toujours là, ces connards.
Je vous demande pardon.
Non, rien.
Non, rien, je n 'ai rien dit.
Dites, est -ce que vous pourriez me rendre un service ? Est -ce que vous
vérifier si Clip Metzler et Ellen Ripley... Ellen Ripley travaille ici ?
que monsieur Metzler est à la comptabilité, mais il faut que je
Ellen Ripley. Merci.
Alors, dites à Pender et à Flick que je ne veux pas être dérangé pour le moment.
J 'ai tous ces boutons à manipuler. Enfin, j 'ai affaire.
Bien, monsieur.
Terminé.
Alors.
Ah, Boris.
Eh oui, il est là.
Oh là là.
Je sens que je vais me plairer.
Quel vénère ce Larry, c 'est du vrai de vrai.
Hé, je vous ai déjà vu.
Vous êtes la fille qui conduit le chariot.
Oh, merci, ça c 'est gentil. Ça fait des jours que j 'essaie de boire une tasse
de café.
Et puis, je crois que ça sera pas pour aujourd 'hui.
Je peux savoir où tu étais hier soir. Je fais le poireau jusqu 'à minuit et
ensuite je me suis couché toute seule.
Je suis désolé.
Je suis désolé. Je suis désolé.
Je suis désolé. Je suis désolé.
Je suis désolé.
Je suis désolé. Je suis désolé.
Dis -donc, si je doublais ton salaire, qu 'est -ce que tu en dis ? Je sais de
quoi tu es capable, Larry Burroughs.
Alors ne joue pas au con avec moi.
Sinon, c 'est toi qui vas voir de quoi je suis capable.
C 'est parfaitement clair ou tu préfères que je te fasse un dessin ? Euh...
C 'est tout à fait clair.
Larry, il faut que nous parlions.
Oh,
salut les gars.
Restez pendant l 'entrée.
Bien, je suis bien content de vous voir.
C 'est à propos de l 'usine dans le New Jersey. Il faut que j 'appelle Bob et
que je le mette au courant. Je crois que c 'est une grosse erreur de construire
dans le New Jersey.
Une grosse erreur.
Il faut que nous ayons une discussion en privé. Je propose le Country Club. Nous
devons revoir le dossier Nakamura avant de signer les papiers demain soir. C
'est OK ? Pour le New Jersey ? Non, pour le Golfe.
Excusez -moi, Larry.
Je vous dérange ? Monsieur Hansen ! Entrez ! Entrez !
M. Hansen, entrez, je vous en prie.
Qu 'est -ce que je peux faire pour vous, M. Hansen ? Eh bien, je voulais vous
faire mes excuses pour n 'avoir pas assisté à votre soirée d 'anniversaire
Mon ulcère s 'est réveillé, alors j 'ai pensé qu 'il valait peut -être mieux
que... Ah, ne vous faites pas de soucis, vous n 'avez rien manqué. J 'ai eu du
fromage, j 'ai eu un truc en verre.
Un quoi ? Vous savez... Excusez -moi, mais Larry, il faut que nous y allions.
Nous devons être sur le terrain dans 15 minutes.
Oh,
c 'est vrai.
Oui, eh bien, dites, M. Hansen, ça vous dirait de venir jouer au golf avec nous
? Je joue, vous savez.
Ah oui ? Vous voulez jouer au golf avec moi ? Bien sûr que je veux jouer au golf
avec vous. Allez, prenez. Je vais vous montrer comment vous débarrasser de
slice. Je ne sais pas comment vous dites.
Est -ce que je peux utiliser le vôtre ? Bien sûr.
Merci.
C 'est pas comme une batte de baseball.
Non.
Un peu accroché.
Ça repousse l 'herbe. On va arranger ça.
Cette fois, c 'est la bonne.
Elle ne doit pas partir là -bas, normalement ? Non, monsieur.
Logiquement, elle doit aller dans le trou, sur le green.
Oh, d 'accord.
Léo, venez avec moi. On va prendre un cadicard et voir si on peut trouver
balle. Je ne comprends rien.
L 'esclavage est sourd, muet et aveugle.
La tactique de notre Jerry, oui, c 'est d 'endormir le vieux en lui faisant
croire que tout baigne jusqu 'à ce qu 'il voit la société à son insu.
C 'est rusé.
C 'était mon idée.
Comment ça va ? Ah, je suis content de vous voir.
Vous avez fait du bon boulot, je tenais à vous le dire.
Continuez comme ça, les gars.
Qu 'est -ce que je vous prends ? En tant que président, je devrais peut -être
faire quelque chose pour éviter qu 'il y ait la queue, vous ne croyez pas ?
C 'est moi, Larry.
Oh, bon sang, tu ne peux pas savoir comme je suis content de te voir.
Je me demandais vraiment où tu pouvais être.
Je vous demande pardon ? On m 'a dit que tu ne bossais pas ici, qu 'il n 'y
avait aucune personne inscrite sous le nom de Ripley. Et ça ne pouvait pas être
Burroughs. Non, ça ne pouvait pas être Burroughs.
Je m 'appelle Robertson.
Robertson, qu 'est -ce que tu fais avec un nom pareil ? C 'est la coutume qui
veut qu 'une femme prenne le nom de l 'homme qu 'elle épouse, monsieur
Burroughs. Maintenant, si vous voulez bien m 'excuser.
Tu es mariée ? Quand est -ce que ça s 'est passé ? Il y a six ans.
Rassurez -vous, je ne me suis pas mariée pendant les heures de travail. Attends,
attends.
Alors comme ça, tu as épousé le premier venu ? Écoutez, le fait que je sois à
votre service ne vous donne pas pour autant le droit de vous mêler de ma vie
privée.
Oui.
Oui, oui, c 'est sûr.
Je m 'intéresse à vous.
Comme je m 'intéresse à tous mes employés, mademoiselle... Madame
La situation de vos employés n 'a jamais été l 'une de vos grandes
préoccupations. Maintenant, excusez -moi.
Je souhaiterais pouvoir déjeuner toute seule là -bas de soi.
Oui, oui.
Il
faut
que vous fassiez quelque chose, mon vieux.
Pour ce pain de viande, je veux dire.
C 'est absolument immangeable.
Hélène est mariée.
Oui, je sais.
Elle n 'aime pas beaucoup avec ça.
C 'est la déléguée syndicale des ouvriers.
Et les ouvriers sont mécontents de tous ces licenciements, des heures
supplémentaires et du blocage du salaire. Qu 'est -ce que j 'ai à voir là
-dedans, moi ? Vous êtes le président de l 'entreprise.
Leur ennemi numéro un.
Mais je ne vais renvoyer personne, enfin.
Mais vous l 'avez fait. Et maintenant, Hélène a une sacrée dent contre vous.
Une dent contre moi ? Personnellement, vous voulez dire ? Vous verrez qu 'il n
'y a pas beaucoup de gens qui vous aiment.
Mais oui, mais qu 'est -ce que je dois faire ? Je ne veux pas qu 'elle me
ad vitam aeternam. C 'est ma femme que je sache. Non, c 'était votre femme.
Il faut que je vous quitte ce pain de viande me rend malade.
Mais comment je dois faire pour Hélène ? Quelle que soit votre solution, elle
sera valable.
Ça m 'aide vachement.
Tu crois que la machine est capote?
Non.
Clips? Quoi? Oh, mais c 'est pas au jeu.
Oh non, pas monsieur, je t 'en prie, c 'est moi, Larry.
Allez, viens que je t 'embrasse.
Allez, amène -toi. Je suis super content de te voir. Je vous jure, c 'est un
accident. J 'opérais les dégâts. Je m 'en fous de cette machine. Allez, viens
que je te fasse un gros bisou sur la tête. Mais viens.
Clip.
Clip.
Mais qu 'est -ce qui te prend ? Clipster, c 'est moi.
Larry.
L 'arrivée ? Vous allez être en face ? Je n 'ai aucune
envie d 'aller à l 'opéra ce soir, chérie.
On va dire que je n 'ai jamais été amateur de ce genre d 'endroit.
Tous ces gens qui hurlent en Italien.
Qu 'est -ce que c 'est que ça ? Ah, une mer céleste, qu 'est -ce que c 'est ?
Elle est belle.
Oui.
Il y en a une grandeur nature au garage.
Oui, mais elle prend trop de tasse.
C 'est là que je préfère.
Allez attendre dans la voiture, les enfants.
Chéri. Est -ce que tu vas bien ? Depuis quelque temps, tu
conduis d 'une façon curieuse.
Mais non, ça va.
C 'est sûr.
Allez donc à cette soirée sans moi et amusez -vous bien.
J 'aimerais bien finir ça.
Je n 'arrive pas à croire qu 'elle a donné plus d 'un ordre.
Oh là là, jolie baraque.
Elle est mieux que celle qu 'on avait.
Je voulais juste emprunter quelques couverts. J 'ai pas de couverts, figure
-toi, j 'en ai pas.
Tout ce que je te demande, c 'est de me prêter quelques vieux couteaux et des
fourchettes. T 'as qu 'à demander à ta fiancée de te les filer, tes couverts. À
moins qu 'elle ne mange avec ses doigts, cette cochonne. J 'admets que j 'ai
fait une erreur.
Et crois bien que je le regrette.
Écoute, on pourrait pas essayer d 'oublier tout ça.
Ça, c 'est une femme qui en a un.
Oh, c 'est raté.
Qu 'est -ce qui se passe, Hercule ? Qu 'est -ce qu 'il y a ? Tu veux sortir ?
Allez, viens avec moi.
Dépêche -toi.
Tiens -toi de là.
Allez, dégage.
Tiens -toi.
Va secourir l 'estieur dans les Alpes, tu voudras, mais pars -toi.
Oh, qui va s 'endormir le premier.
Connard.
Je ne sais pas, un malade, il s 'appelle... Comment il s 'appelle déjà ?
Metzbaum, Metzfield, il travaille à la compta.
Metz là ? Cliff est là ? Oui, oui.
Il a l 'intention de sauter.
Oh, mon Dieu !
N 'approchez pas, M.
Burroughs. Si vous avancez, je me jette dans le vide.
Bon, bon, bon, d 'accord, d 'accord. Je reste où je suis.
Je veux juste discuter.
Écoute, si ça va pas, je peux peut -être faire quelque chose pour toi.
Je crois que vous arrivez un peu tard, M.
Burroughs. Ma vie entière est un désastre.
Tout ce que je fais est un échec.
Et après ce qui s 'est passé hier, je sais que vous allez me foutre à la
Non, écoute, clip.
Je n 'ai pas l 'intention de te virer.
Je t 'assure.
Et si tu veux savoir, je suis venu pour t 'offrir un nouveau job.
Ça te dirait d 'être vice -président ? Je commencerai avec 125 000 dollars.
Sérieux ? Ouais, sérieux.
Ça y est, j 'y suis.
J 'y suis, vous essayez de me tendre un piège.
Dès que je serai descendu de là, boum, le travail terminé, vous allez m
et me faire enfermer.
Arrêtez de vous moquer de moi, monsieur Burroughs. Ce n 'est pas du tout ce que
je suis en train de faire.
Il ne va rien t 'arriver.
Tu as ma parole.
Pourquoi je me serais donné la peine de venir jusqu 'ici ? N 'en sais rien.
Pourquoi vous êtes venu me voir ? Parce que nous sommes de vieux amis.
Eh, tu te rappelles quand on allait zoner au lycée tous les deux ?
Tu te souviens quand on foutait du vomi en caoutchouc dans le vestiaire des
fillettes et qu 'elles sortaient en culottes ? Vous vous souvenez de ça ?
bien sûr, Rayon.
Et puis quand on allait voir Ronny and Clyde, on le connaissait par cœur et à
fin on s 'aspergeait de ketchup et on avançait au ralenti en faisant semblant
mourir.
C 'était le bon temps.
Je m 'amusais à faire peur à ma petite sœur.
Ouais, je me rappelle que tu cherchais toujours un moyen de me faire rire quand
j 'avais le cafard.
Je croyais que... Je croyais que... Je croyais que vous aviez oublié toutes ces
choses depuis longtemps.
Ok.
Je pense sans arrêt à cette époque.
Bon, allez, maintenant, tu vas rentrer chez toi.
Tu vas te détendre, tu vas manger, te braser, te doucher, et puis dormir.
Allez, demain, tu commences ton nouveau travail avec le nouveau salaire.
Merci, M. Barros. Ça va.
Prends soin de toi. Fais attention.
Pender.
Bien joué, Larry.
Vous voulez que je le vire ? Non.
Je ne veux pas le virer.
Trouvez -lui une Mercedes neuve.
Parce que le vice -président des ventes de la côte est ne peut pas rouler dans
autre chose.
Une Mercedes ? Larry, je n 'ai jamais eu ce privilège.
Ah, pendant que j 'y suis.
Je veux voir tous les membres du conseil d 'administration dans 10 minutes.
On va mettre un terme à cette connerie de grève une fois pour toutes.
Mais Larry... Je n 'y vois pas le moindre inconvénient. Ça vous pose un
? Ça vous contrarie, Pender ? Non mais...
aucun problème.
C 'est bien ce que je pensais.
Je viens de finir de lire les demandes de modification du contrat.
Et... elles me semblent tout à fait acceptables.
Acceptables ? Mais Larry... D 'ailleurs, je suis disposé à vous accorder ce que
vous réclamez à une condition.
C 'est que le délégué syndical des ouvriers m 'accorde un entretien pour
au point certains détails.
On peut peut -être dîner ensemble ?
Mais Larry, il y a certaines choses qui semblent vous sortir de l 'esprit à
propos de... Dîner ? Je ne vois pas en quoi ça peut être utile. Ce sera
strictement professionnel. Vous voulez mettre un terme à ces discussions, n
-ce pas ? Oui,
bien entendu.
Je passe vous prendre à 8 heures.
Ça vous va ? Je crois que nous allons un peu trop vite, Larry.
C 'est d 'accord.
Bien, à ce soir alors.
C 'est ton passé.
Oh, ne faites pas ça, Mike.
Félicitations, Larry.
Vous avez le mérite d 'avoir pris le contrôle de votre destin.
Ah oui, merci.
Je suis pas mécontent. Et vous n 'avez pas honte de tourner autour de la belle
Hélène dans le dos de votre femme ? Honte ? Pourquoi j 'aurais honte ? Je
d 'arriver, moi.
Et si j 'ai une liaison avec Cindy Jo, elle est récente ? Bien.
Entendu. Parfait.
Attendez.
Ça veut dire, ça, bien, entendu, parfait ? Rien, rien.
Je constate qu 'en dix ans de mariage, Cindy Jo s 'est toujours montrée tendre
et fidèle, c 'est tout.
Où voulez -vous en venir ? Votre destin a pris une autre tournure, et c 'est
vous qui l 'avez souhaité. Vous devez prendre vos responsabilités face aux
circonstances de votre nouvelle vie.
Après tout, c 'est vous qui les fabriquez sous ces circonstances.
Eh merde, si je les fabrique, je peux les démolir.
Bonsoir, monsieur Burroughs.
Bonsoir.
Vous avez trouvé facilement ? Oui, très facilement.
Tant mieux.
Tant mieux.
Tenez, c 'est pour vous.
Elles sont très jolies.
Merci.
Nous vous en prie.
Seulement, je crains qu 'Hercule ne les ait arrosées de salive.
Comment savez -vous qu 'il s 'appelle Hercule ? Parce que c 'est écrit sur son
collier. Et que ça doit faire cinq minutes que je l 'ai devant mon nez.
Allez, viens là, mon pépère.
Viens là, Hercule.
Hercule.
Au revoir, le bonjour tout le monde, au revoir.
C 'est pas l 'impression qui m 'aime.
Pour juger tout de suite les gens, Hercule est exceptionnel.
A mon avis, c 'est mal parti entre nous.
Si je dîne avec vous, c 'est uniquement pour défendre mes camarades de travail,
monsieur Burroughs. Ah non, je vous en prie, appelez -moi Larry.
Nous étions d 'accord pour que cette soirée reste sur un plan strictement
professionnel. Ah, mais absolument.
J 'avais oublié à quel point tu es jolie.
M. Burroughs, si vous avez l 'intention de me baratiner pour obtenir du syndicat
qu 'il fasse des concessions pour ce qui est du contrat... Je ne demande plus de
concessions, je vous assure.
Les contrats seront signés.
Vous aviez la réunion pour ça.
Qu 'attendez -vous de moi, au juste ? Rien du tout.
Je pensais simplement qu 'on pouvait faire un nouveau connaissance.
Euh... mieux se connaître.
Non, non, je vais le faire. Je me l 'occupe.
Je me l 'occupe.
Venez, ma chérie.
Allô ? Je voudrais parler
à Mme Burroughs, s 'il vous plaît.
Je suis Mme Burroughs.
Par ici, monsieur.
Bonne soirée, monsieur.
Madame. Merci.
C 'est bien comme endroit, hein ? À vous entendre, on dirait que vous n 'êtes
jamais venu. Ah non, jamais.
D 'ailleurs, c 'est ma secrétaire qui a réservé. Moi, je suis très pizza et
hamburgers. Bonsoir, monsieur Burroughs. Comment ça va ? Pizza et hamburgers,
hein ? Le chef vous a préparé un menu tout à fait spécial pour ce soir.
C 'est bien. Pour le plat principal, vous serez content de savoir que le chef
vous a cuisiné du pain de veau avec une sauce à la crème fraîche et au girolles.
Apportez -en deux, s 'il vous plaît.
Ça se mange ? Bien.
J 'ai commandé pour nous deux, ça ne vous ennuie pas.
Vous désirez boire du vin ? Oui, vous voulez du vin ? Je crois que les
sont les rois en la matière.
Non, merci, sans façon.
Je voudrais un verre... Virgin Mary, Tabasco et citron vert, mais surtout pas
poivre.
Vous m 'impressionnez.
Vos espions doivent travailler 24 heures sur 24.
Et une bière light sans verre.
Mes espions ? Je n 'ai aucun espion.
Il se trouve que je sais beaucoup de choses sur votre personne.
Eh bien, moi, je sais certaines petites choses sur vous. Ah oui ? Et quoi ? Je
ne dois pas les répéter.
C 'est si méchant que ça.
La seule chose qui diffère du reste, c 'est ce que vous avez fait pour Clip
à l 'heure.
Oh, ça, vous ne me croiriez pas si je vous racontais.
Racontez -moi.
Est -ce que vous vous souvenez bien de l 'année 70 ?
Voilà pourquoi j 'ai sauvé Clip, et aussi pourquoi je sais beaucoup de
sur vous.
Parce que... Nous étions mariés. C 'est exact.
Est -ce que vous réalisez à quel point cette histoire est ridicule ? Ben...
savez bien que vous ne me croiriez pas.
Ah, je n 'aurais peut -être pas dû vous le dire.
Oubliez tout ça.
Vous savez ce que c 'est ? Bon
appétit.
Une grande pizza, deux couches de fromage, pépéroni, champignons et
des anchois. Sur une moitié des anchois parce que ça lui donne des brûlures d
'estomac.
Ah ouais ? C 'est noté ? Oui, ça sera prêt dans 20 minutes.
20 minutes.
Après vous, ma chère.
Et deux sodas.
Ok.
Allez, maintenant dites -moi la vérité. Comment savez -vous autant de choses sur
moi ? Vous espénez vous employer, hein ? Non, je vous jure que non.
Je vous l 'ai déjà dit.
Oui, d 'accord, d 'accord. Nous étions mariés.
Exactement. Merci.
Vous ne voulez pas renoncer, hein ? Pas question.
Si on n 'avait pas été mariés... Comment je saurais que vous dormez avec une
vieille chemise de flanel que votre père vous a donnée ? Espionnage.
Comment puis -je savoir que tous les soirs, vous brossez vos cheveux 86 fois
43 dans un sens, 43 dans l 'autre.
Espionnage.
Oui.
Je sais que la partie du corps que vous préférez, c 'est le lobe de l 'oreille.
Je sais que votre acteur préféré, c 'est William Bendix, parce qu 'il ressemble
à votre oncle Bud, dont la femme, Tan Vester, avait l 'habitude de vous
deux douzaines de mouchoirs blancs à Noël, avec les initiales EJR brodées
un coin du mouchoir.
Alors, ce genre de truc n 'a rien à voir avec l 'espionnage, non ? On doit
sûrement pouvoir donner une explication logique.
Il est impossible que vous sachiez tout ça.
Je sais tout, je vous dis.
Allez -y, posez -moi des questions.
Demandez -moi quelque chose qui me soit impossible de savoir.
Mais si je réponds, est -ce que vous croirez que nous avons été mariés dans
autre vie ? Peut -être bien.
D 'accord.
Posez -moi une vraie colle.
Attendez.
Le jour où j 'ai eu mon permis de conduire... Le 23 octobre 70, c 'est ça
père m 'avait autorisé à prendre sa voiture... Une Oldsmobile Aptop, deux
portes...
On m 'a arrêtée pour excès de vitesse deux pâtés de maison plus loin.
Je ne l 'ai jamais dit à personne.
J 'ai même payé la contravention avec mon argent.
Vous voulez le nom du flic peut -être ? Non.
Le titre de la chanson qui passait juste à ce moment -là à la radio. C 'est ça ?
C 'est ça votre col ? Attendez voir.
C 'est pas Mac the Knife ? Non.
Ni Happy Birthday.
C 'est pas les Mothley Crew, ils n 'étaient pas encore nés.
Ah ! C 'est bon.
Ce serait...
Vous n 'évitez pas à prendre un verre ? Histoire de fêter la fin des
négociations.
Non, je doute que ce soit une vanité.
Une fois que les contrats auront été signés, peut -être.
Oui, oui.
Je comprends.
Il va falloir signer ces contrats très vite, alors.
Je peux le faire tout de suite. Vous avez un stylo.
Bonsoir, monsieur Burroughs. Non, Larry, s 'il vous plaît.
J 'ai passé une excellente soirée, Larry.
Merci. Moi aussi, figurons.
Ça m 'a rappelé un tas de bons souvenirs.
Bien.
Bonsoir.
Larry. Oui ? Si notre vie ensemble était si chouette que ça, pourquoi avoir
voulu la changer ?
Je crois que... Vous ne réalisez pas ce que j 'avais.
Chérie, ce n 'était pas la peine de m 'attendre.
Laune, qui est -ce ? Qui ça ? Cette espèce de minette avec qui tu as dîné à
Scala.
Ah, elle ? Elle est... Elle
travaille pour... Elle travaille devant la police.
Marie, qu 'est -ce de mentir ? D 'accord,
j 'arrête de mentir.
Est -ce que tu te souviens bien de l 'année 70 ? C 'est né.
C 'est né.
C 'est né, Joe.
Je te jure que c 'est la vérité, chérie. Je te le jure. Allez, s 'il te plaît,
laisse -moi monter.
Je me retrouve dehors sans un seul vêtement.
Merci, chérie, merci. Est -ce que je peux avoir... C 'est très gentil,
Je suis vraiment touché. Est -ce que tu crois que je peux monter ? Je vais me
changer dans le garage. Je te remercie.
Tu crois que je vais y arriver, pas qu 'une fois ? Voilà, j 'arrive.
Alors ? Daddy.
Larry est tombé amoureux d 'une autre femme.
Oh mince.
Oui, chérie.
Je sais que la société est à moi, mais... Je m 'en occupe, d 'accord.
Oui, chérie.
Maintenant, prends un Valium et va dormir.
Entendu. Bonsoir.
Virez Larry Burroughs.
Comment je fermerai pour me le mettre dehors ? Larry, vous êtes renvoyé.
Larry, vous êtes renvoyé.
Larry, espèce de sale fumier, vous ne vous en tirerez pas comme ça après ce
vous avez fait à ma petite fille. Vous êtes viré.
C 'est pas mal.
Si je lui écrivais une lettre, que je lui laisserais sur son bureau, oui, ça
serait mieux.
Cher Larry, vous n 'êtes qu 'un sale petit
fumier.
C 'est vraiment très simple.
La police pensera qu 'il s 'est trouvé au mauvais moment là où il ne fallait
et que malheureusement il est devenu la victime de voleurs et d 'assassins.
Quand il aura débarrassé le plancher.
L 'affaire Nakamura marchera comme on l 'attendait.
Oui, mais si. Si jamais il ne vient pas.
Tu peux arrêter de dire des conneries.
C 'est évident qu 'il viendra.
Quand sa femme l 'aura foutu dehors.
Où veux -tu qu 'il aille ?
Hé ! Où est -ce que tu
vas comme ça, mon grand ? Désolé, Niles.
Je refuse d 'aller plus loin.
Parfait. C 'est pas besoin de toi.
C 'est pas demain la veille que M.
Niles Spender se fera avoir 220 millions de
dollars !
Pardon.
Pardon.
Toujours ce vieux machin.
Pourquoi on garde tout ce qu 'il y a ? C 'est des années qu 'on est là.
Dieu s 'équipe avec moi, on dirait.
M. Hansen ? M. Hansen ? M.
Hansen ? Tenez -le en souffle, il est armé.
Allons -y.
C 'est bon.
Je vous dis que j 'ignorais totalement que Léo voulait me licencier. Je n 'ai
aucune lettre.
Et même si j 'étais au courant, je ne l 'aurais pas tué ! C 'est Niles Spender
que vous devriez arrêter, pas moi ! Je suis innocent ! C 'est Niles Spender qui
est malignant ! C 'est tout ce qu 'il veut, c 'est reprendre la société ! C
lui qui a tué des gros fléaux, c 'est un ami ! J 'aurais été incapable de lui
faire du mal ! Je vous jure que c 'est vrai, vous ne pouvez pas m 'arrêter !
Écoutez, vous faites l 'essence ! J 'ai besoin d 'un avocat ! Non, non, je
refuse de monter dans cette... Tu
vois ?
Tu croyais pouvoir me rayer de la lisse comme une dette gênante, hein ?
Maintenant, vous allez payer, monsieur.
Qu 'est -ce qu 'il y a ? Il faut que je m 'en aille et que tu viennes avec moi.
Arrêtez de vous énerver.
Que se passe -t -il ? Rien du tout.
Rien. Je veux être avec toi, c 'est tout.
Comme avant.
Je sais que tu penses que c 'est voué à l 'échec.
Mais tu as tort parce que l 'expérience a déjà été tentée.
Vous faites sûrement allusion à notre vie antérieure, c 'est ça ? Oui, c 'est
ça. On fêtera Thanksgiving et aussi Noël et puis les anniversaires et on prendra
le petit déjeuner ensemble et comme avant.
Je ne veux pas te presser, mais il faut y aller.
Non, attendez.
Tout ça a l 'air merveilleux, c 'est vrai.
Seulement, après notre dîner, j 'ai réfléchi à pas mal de choses. Par
ce qui est vraiment important pour moi. Oui, moi aussi, je me suis posé la même
question. Et tu sais ce qui est important, c 'est qu 'on soit... Qu 'est
se passe, chérie ? Bonsoir.
Tom, voici mon patron, Larry Burroughs.
Larry, je vous présente mon mari, Tom.
Bonsoir, Tom.
Très heureux, M.
Burroughs. Oui, merci.
Et alors, qu 'est -ce qu 'il y a ? Oh, rien du tout, rien du tout.
Tom, voyez -vous, comme je quitte la ville, j 'ai eu l 'idée de m 'arrêter
dire au revoir.
J 'ai quelque chose à lui dire.
Larry ?
Je
reconnais que je me suis trompée, Joe.
Je crois que vous êtes un homme extra.
J 'aurais aimé que les choses se passent différemment entre vous.
Le destin en a décidé autrement.
Je suis désolée.
C 'est du paratin, le destin n 'en a pas dit autrement.
Oh non.
Oh non, pas Samy.
Pardon.
Ça c 'est ma faute.
Je te demande pardon.
Je te demande pardon.
Oh, c 'est trop bien.
C 'est dégueulasse.
Ok.
C 'est bon, je me rends.
Je ne suis pas armé, ne tirez pas.
C 'est vous qui avez demandé une dépanneuse ? Une dépanneuse.
Tout va bien, Larry ? Je suis revenu.
Je suis revenu, bordel de merde.
Preuve du doux.
Vous êtes là depuis un moment.
Je suis bel et bien revenu. Vous n 'avez jamais quitté cet endroit, Larry.
Mais si ! Si je l 'ai quitté, sacré chambouleur de destin.
Je l 'adore ce mec -là, il est génial.
Il est génial ce mec -là, je l 'adore.
Merci.
Merci pour tout.
Pour les bonnes choses et les mauvaises.
Ou alors vous savez vous faire comprendre.
Ah, au fait, Mike, quelque soit ce que vous me programmerez par la suite, ce
sera parfait.
Encore bon anniversaire.
Merci, Mike.
Je ne vous avais encore jamais vu, vous.
Vous êtes nouveau ? Comment vous vous appelez ? Duncan.
Eh bien, Duncan, n 'est pas fini de nous voir, moi, cette espèce...
Nakamura va signer le contrat à 8 heures. Tu me laisses encore 10 minutes.
Venez, vous allez m 'emmener. Eh, mais il faut que je remarche la voiture. Non,
non, laissez tomber, on reviendra tout à l 'heure. Montez, montez, dépêchez
-vous.
Et par conséquent, messieurs, le conseil d 'administration ici présent vous
engage vivement à accepter l 'offre très généreuse de rachat.
de M. Nakamura à 31 dollars l 'action.
Maintenant, si vous voulez bien signer, M. Hansen.
Vous êtes sûr que c 'est une bonne idée, Niles ? Sans aucun doute, monsieur.
Désolé, Jackie.
Pardonnez -moi, M.
Hansen, mais j 'en ai marre de ces enfoirés qui se retrouvent en haut de l
'échelle pendant que des employés honnêtes se font virer.
Que signifie ce remue -ménage, Larry ? Niles et Lewis ont racheté des actions
par l 'intermédiaire d 'une société bidonte tout en encourageant le conseil
'administration à vendre à M.
Nakamura.
C 'est là.
C 'est celle où il y a plein de bouts dans l 'allée.
Allez. Merci de m 'avoir amené. Ne me remerciez pas. Ah, mais si, j 'y tiens.
vais chercher votre voiture. Qu 'est -ce que vous voulez que j 'en fasse ?
Gardez -la. Elle est à vous.
Je vais m 'en payer une neuve.
Pour l 'argent, on verra plus tard.
Bonsoir.
Ah, merde, j 'avais oublié.
Elle est à la réunion du personnel.
Oh, dis -donc, ils sont putains.
Oh, maman.
Oh, Cliff, papa.
Oh, je suis tellement content de vous voir. Qu 'est -ce que vous m 'avez
? Je suis contente, Edrez.
Oh, Hélène.
Je vais oublier à quel point tu es jolie.
Vous ne savez pas. Attendez que je vous raconte ce qui s 'est passé.
Je suis sûr que vous n 'allez pas croire ce qui m 'est arrivé. Le chirurgiste
nous a raconté. On se débrouillera. Je ferai des heures supplémentaires. Non,
n 'a rien à voir avec ça. Je ne trouverai un job n 'importe où. Je suis
tellement content de vous voir.
Samy. Où est Samy ? Samy ? Samy ? Viens ! Samy.
Toi aussi, je t 'aime, mon pépère.
Ce week -end, on va aller faire une grande promenade.
Alors, c 'était une surprise, chérie.
Oh, ma journée entière a été une immense surprise.
Est -ce que tu as faim ? Non, mais je prendrais volontiers une tasse de café.
Oh, chérie, j 'ai oublié d 'en acheter. Désolée, j 'en achète demain sans faute.
Promis.
Cliff ! Oh, comme ça fait du bien de toi.
T 'as l 'air si... tellement sexy.
C 'est gentil.
Un bon anniversaire, mon poussin.
Cliff, ça, c 'est ton vrai cadeau.
Je t 'ai offert le vomi pour ne pas éveiller tes soufflants.
Ça a marché, hein ? Oui, comme sur des roulettes.
C 'est une Mercedes Goldwing. C 'est à ta place.
Oh, clip.
Super.
Ça faisait longtemps que je voulais une.
Merci.
Hé, hé.
Fais un peu, ma nana.
C 'est un canon, hein ? Ah, il n 'y a pas de doute là -dessus.
Salut.
Tout le monde a voté à l 'unanimité. Le conseil vous offre la place de
Nightspender, vice -président.
Hop, je... Mais, c 'est -à -dire que, je ne sais pas... Non, il s 'est passé
tellement de choses que... Non, je voudrais réfléchir avant... C 'est 125
dollars et une Mercedes ? J 'ai tout réfléchi.
Parfait ! Merci, Jacqueline, c 'est fantastique. Vous avez peint, vous avez
? Hein ? C 'est le mi -temps ? Oui.
Alors, la réponse ?
Bonsoir, Mindy Jo.
Si j 'avais su que c 'était votre anniversaire, je vous aurais apporté
chose.
Mais si Mindy Jo m 'avait apporté plus que vous pouvez l 'imaginer, je suis
C 'est vrai.
Alors, bon anniversaire.
Voilà. C 'était mon 35e anniversaire.
Vous avez dit que c 'était une drôle de journée.
Une journée tellement bizarre que j 'aurais peut -être pas la raconter.
C 'est vrai, qui pourrait me croire ? Moi -même, je suis pas sûr d 'y croire.
Bravo, Burroughs.
J 'ai vu le match.
J 'ai pas de bol.
Ouais, comme vous dites.
Et j 'ai bien foiré.
T 'en fais pas trop pour ce qui s 'est passé. N 'oublie pas que tu as toute la
vie devant toi.
Les choses vont s 'arranger, tu verras.
Fais -moi confiance.
qu 'il en sait, ce vieux con.
d 'être
Sous -titrage MFP.
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