All language subtitles for la legende du cavalier sans tete (1999)

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Original subtitles

... ... ...

C 'est vous ? En personne.

Et j 'ai de la compagnie.

J 'ai trouvé quelque chose qui, récemment encore, était un homme.

Brûlez -le.

À vos ordres.

Si je puis me permettre, mon capitaine, nous ignorons les causes du décès.

Quand on les repêche dans le fleuve, la cause du décès est la noyade.

C 'est possible s 'il y a de l 'eau dans les poumons. Cependant, l

'anatomopathologie permettrait d 'établir si le décès est intervenu après

avant l 'immersion.

Il faut que j 'examine le cadavre. Le découper.

Tout chrétien s 'y refuse.

Vous l 'avez vous repêché.

On l 'a arrêté, flacon d 'élite cambriolage.

Joli travail.

Le deuxième millénaire est proche.

Dans quelques mois, nous entrerons dans le 19e siècle.

Et pourtant, notre justice persiste à recourir à des instruments de torture

moyenâgeux. Taisez -vous ! Au contraire, je parle dans l 'intérêt de la justice.

Nos prisons regorgent d 'hommes et de femmes condamnés sur des aveux extortes

comme ceci. Inspecteur Crane ! C 'est une chanson que vous feriez mieux de

chanter moins souvent.

Cette attitude fait qu 'une seule alternative s 'offre à moi.

Je peux soit... Décidez de vous envoyer moisir en prison ou l 'on tentera de

vous inculquer le respect que vous devez à la justice.

Je vous demande pardon.

Pourquoi ai -je l 'impression d 'être le seul à avoir compris que nos techniques

d 'enquête ont besoin d 'être repensées ? Il faut réfléchir à partir d 'indices

recueillis à l 'aide de méthodes scientifiques et logiques. Ce qui m

droite ligne au second point.

Dans le nord de l 'État, il existe une bourgade à deux jours de route de New

York, dans la vallée de Ladson.

Elle répond au nom de Sleepy Hollow.

En avez -vous entendu parler ? J 'avoue que non. C 'est un village isolé, fondé

par des cultivateurs hollandais.

Trois meurtriers ont été perpétrés, et ce, en moins de quinze jours.

Les trois victimes ont eu la tête fauchée.

Fauchée, vous dites ? Aussi nette que la luzerne sous les coups du moissonneur.

Je vous offre l 'occasion d 'expérimenter vos techniques

Hollow.

Vous y rechercherez le criminel et vous nous le ramènerez afin qu 'il soit

traduit devant notre justice.

Vous y engagez -vous ? Je m 'y engage.

Et n 'oubliez pas que c 'est vous, Ichabod Crane, qui êtes à

votre tour mis sur la sellette.

La petite sorcière, la petite sorcière, qui va -t -elle attraper ? La petite

sorcière, la petite sorcière, qui va -t -elle embrasser ?

Et Théodore ?

Non, mademoiselle, je ne suis qu 'un inconnu.

Alors, recevez cet accord.

Je viens voir Balthus Van Tassel.

Je suis sa fille, Katrina Van Tassel.

Et vous, l 'ami, quel est votre nom ? Nous ne l 'avons pas entendu.

C 'est que je ne l 'ai pas dit.

Excusez -moi.

Je vais t 'enseigner les bonnes manières.

Allons, allons, pas de querelles, pas de...

C 'est pour allier les esprits en ces temps difficiles que j 'ai décidé, avec

chère épouse, de vous inviter à cette petite soirée. Cher monsieur, soyez le

bienvenu, même si vous avez quelque chose à me vendre. Merci, monsieur.

Inspecteur Ichabod Crane, New York m 'envoie pour enquêter sur les meurtres

Sleepy Hollow.

Alors, Sleepy Hollow vous exprime sa gratitude, inspecteur Crane. J 'espère

vous nous ferez l 'honneur de prendre quartier dans notre maison. Voilà qui

parlé. Veuillez me suivre, nous allons vous installer.

Reprenons.

Excusez -moi, monsieur.

Merci.

S 'il vous plaît, dites à monsieur Van Tassel que je descends dans un moment.

Très bien, monsieur.

C 'est le ciel qui vous envoie.

je vous en prie.

Laissez -nous, ma chère.

Je vous présente le docteur Thomas Lancaster, le révérend Stinwick, notre

juge de paix, Samuel Phillips, et enfin, le distingué maître James Hardenbrook,

notre notaire.

Et vous, monsieur?

Je ne suis qu 'un simple paysan qui a prospéré.

La ville voit en moi un ami, un conseiller, et aussi son banquier.

Si nous commencions. Merci.

Donc, trois personnes ont été assassinées.

D 'abord, Peter Van Garet et son fils, Dirk Van Garet.

L 'un comme l 'autre étaient des hommes vigoureux, parfaitement valides.

On les a retrouvés ensemble décapités.

Une semaine plus tard, la veuve Winship, elle aussi décapitée.

Bref, je vais devoir vous poser bien des questions.

Mais avant tout, dites -moi, y a -t -il un suspect ?

Inspecteur, que vous ont expliqué vos supérieurs exactement

? Ils ont dit que tous les trois ont été...

tués en plein air et que leurs têtes avaient été retrouvées séparées de leurs

corps. On ne les a pas retrouvées séparées, c 'est faux.

On ne les a pas retrouvées du tout.

Les têtes auraient donc disparu.

Emportées.

Emportées par le cavalier sans tête.

En enfer avec lui.

Pardon, je... Peut -être devriez -vous vous asseoir.

Le cavalier était un mercenaire de Hesse, envoyé sur nos rives par une

dame prussienne, pour maintenir les Américains sous le joug de l

Mais au contraire de ses compatriotes, qui se battaient pour l 'argent, ce

cavalier n 'obéissait qu 'à son goût du carnage.

Il était de toutes les batailles.

Monté sur un gigantesque cheval noir nommé Trompe -la -Mort,

Il se jetait au cœur de la mêlée, approchant les têtes au grand galop.

Il avait limé ses dents en pointes acérées pour ajouter encore à la

son apparent.

Pour voir enfin périr ce boucher, il fallut attendre l 'hiver 1779.

Non loin d 'ici, dans les bois du Ponnant.

Ils lui coupèrent la tête d 'un seul coup, avec sa propre épée. Aujourd 'hui

encore, les bois du Ponant sont hantés. Les plus braves refusent de s 'y

aventurer.

Car ce qu 'on mit en terre ce jour -là était une graine de l 'enfer.

Cela dure depuis vingt ans.

Mais le cavalier s 'est éveillé.

Il se déchaîne, coupant les têtes sur son passage.

Essayez -vous de dire que c 'est vraiment ce que vous croyez.

Voir, c 'est croire.

On me dit que vous avez apporté un certain nombre de livres et tout un

d 'enquêteurs scientifiques.

Voici le seul livre dont je vous recommande la lecture.

Révérant, le meurtre ne nécessite nullement

qu 'un spectre se lève.

Nous avons des meurtres à New York sans l 'intervention de ghouls et de

vampires.

Vous êtes bien loin de New York, inspecteur.

L 'assassin est un homme de chair et de sang et j 'ai bien l 'intention de le

confondre.

Sous -titrage ST' 501

Il s 'appelle Poudre à canon.

Il fait tout à fait l 'affaire. Merci beaucoup.

Bonne chance, monsieur.

Si vous avez besoin de moi, appelez -moi.

Vous n 'avez pas de raison de vous inquiéter.

Votre grossesse se passera très bien.

Thomas ! Allez, rentre ! Allez,

va manger.

Embrasse maman et ajoute un baiser pour moi.

En route, poudre à canon.

Allez.

Non, non, de l 'autre côté.

De l 'autre côté.

Allez, allez.

Bon cheval.

Monsieur Miller, ramenez -nous la charrette et le cercueil. Oui, monsieur.

Et vous autres, ouvrez bien l 'œil.

Tout va bien, je suis là.

La quatrième victime, Jonathan Masbath.

Oui, je vois.

Et la tête ? Comme chaque fois, la tête a été emportée.

Tiens donc.

Intéressant. Très intéressant.

Quoi donc ? Dans les cas semblables, si la tête est emportée, c 'est qu 'on veut

empêcher l 'identification du mort.

Mais nous savons qu 'il s 'agit de Jonathan Masbath.

C 'est bien ce que je dis. Alors pourquoi la tête a -t -elle été emportée

Pourquoi ? Pourquoi ? Vous avez déplacé le corps. C 'est exact.

Il ne faut jamais déplacer le corps.

Pourquoi donc ? Parce que.

foulée et gigantesque.

L 'agresseur a rejoint et a battu Macbeth.

Il a fait volte -fatte et Grosvenutur ne sait pas s 'emparer de la tête du

malheureux.

Oui, cette réaction chimique indique qu 'un seul coup puissant a été porté à la

nuque

Intéressant. Qu 'y a -t -il ? La blessure a été cautérisée sur l

Comme si la lame était chauffée à blanc.

Et pourtant, il n 'y a pas de cloque, ni aucune brûlure visible.

Seul l 'enfer.

Soyez vigilants, comme il est dit au livre de Pierre.

Chapitre 5, verset 8.

Car votre ennemi, le démon, tel un lion rugissant, parcourt le monde, cherchant

qui il peut dévorer.

Que Dieu accorde le repos à Jonathan Masbath.

Amen.

Monsieur l 'inspecteur ! Ah ! Tu es le jeune Masbath ? Je ne suis plus le jeune

Masbath. Il ne reste que moi.

Masbath, à votre service.

A qui l 'honneur commande de venger son père.

Ma foi, seul et unique Masbath, je te remercie beaucoup, mais ta mère aura

besoin de ton aide.

Ma mère est au ciel, monsieur.

Au ciel où mon père sera veillé sur elle.

Mais vous, vous n 'avez personne pour vous servir.

C 'est un homme comme moi qu 'il vous faut.

Certes, un homme très courageux, mais hélas, je ne puis me charger de veiller

sur toi.

Je compatis à tes douleurs, jeune monsieur Masbate.

Inspecteur Crane.

Monsieur Phillips.

Il faut vous sachiez, Jonathan Masbate.

n 'est pas la quatrième victime, mais la cinquième.

Que voulez -vous dire ? Oui.

En fait, il y a cinq victimes en ce vide en quatre tombes.

Cinq victimes en quatre.

Jeune Maspat, va demander au vent de ta salle de te loger et éveille -moi avant

l 'aube.

J 'espère que tu as l 'estomac solide.

Peter Van Gareth, Dirk Van Gareth, Jonathan Malbath.

Cinq victimes, quatre tomes.

La, la veuve de Chip.

Apportez la veuve.

Ce comportement est contraire à toutes les règles, inspecteur.

J 'ose l 'espérer, docteur, mais dans l 'occurrence, nécessaire.

Il nous faut l 'opérer sur le champ.

L 'opérer ? Un cadavre ? Lorsque nous disons opérer, nous faisons bien sûr

allusion au fait que nous avons besoin de la table.

Comme je l 'avais constaté, la blessure à la nuque est cautérisée.

Celle... Celle du ventre...

Aux nuits.

Mais dans quel but a -t -elle été faite ? C 'est le but que vous poursuivez qui

m 'intrigue.

Bizarres ces instruments, que sont -ils au juste ? C 'est moi qui les ai conçus.

Alors voyons.

Retire -toi, jeune Masbath.

Merci, merci beaucoup de votre aide, monsieur Killian. Et si vous ne voyez

le revenir docteur, j 'ai tout le mal du monde à me concentrer quand on m

'observe.

Je ne comprends pas ce qu 'il veut.

Il veut opérer la veuve avant qu 'elle ne soit...

Il possède toute une tonneauquille d 'instruments bizarres.

J 'ai terminé.

Au nom du ciel, inspecteur, que lui avez -vous fait ? Nous avons affaire à un

dément. Qu 'avez -vous découvert, inspecteur ? La veuve Winship portait un

enfant.

Qui va là ?

Oh, pardonnez mon intrusion. J 'ai vu la lumière.

Ne vous excusez pas.

Je viens ici pour lire quand je ne trouve pas le sommeil.

Pour lire des livres que vous devez cacher.

Ils appartenaient à ma mère.

Mon père est convaincu que la lecture de ces romans causa la fièvre qui l 'a

emportée. Il y aura deux ans cet hiver qu 'elle est morte.

Celle qui la soigna est aujourd 'hui Lady Van Tassel.

Quelque chose m 'étonne encore.

Pour quelle raison nul n 'a précisé que les Van Gareth et les Van Tassel sont

unis par le sang ? Mais c 'est parce qu 'il n 'y a aucun foyer à Sleepy Hollow

qui ne soit lié à tous les autres par le sang ou le mariage.

C 'est donc cela.

Cette terre faisait partie du domaine des Van Gareth. Ils en firent don à mon

père quand j 'étais encore au berceau.

Les Van Gareth étaient la plus riche famille du pays.

Quand mon père nous amena à Sleepy Hollow, Van Garet donna à ma famille de

terre et une chaumière à moitié en ruine.

Mon père a travaillé dur pour nourrir les siens. Il a prospéré et fait bâtir

cette maison. C 'est à lui que je dois mon bonheur.

Je me rappelle la chaumière qui était la nôtre.

Souhaitez -vous la voir ? Malfois.

Tenez, je vous en fais cadeau.

Charme et sortilège ? Je n 'ai que faire de ces choses -là.

Êtes -vous toujours aussi sûr de tout ?

C 'était à votre mère.

Gardez -le près de votre cœur.

Il vous protégera de tout.

Êtes -vous toujours aussi sûr de tout ?

C

'est étrange.

C 'est Marc, qu 'est -ce que c 'est ? Je le sais depuis toujours, je ne me

rappelle plus.

Quand j 'étais petite, je jouais devant cette cheminée.

C 'est ici que j 'ai appris le dessin.

C 'est ma mère qui me l 'a enseigné.

Regardez !

Vous voyez ? Gravé sur la plaque de cheminée.

L 'archer.

Je l 'avais oublié.

Il était là longtemps avant notre arrivée.

Vous vous sentez bien ? Oui, merci.

Un cardinal.

Mon oiseau préféré.

J 'adorerais en avoir un à moi, mais je n 'aurais le cœur de le voir en cage.

Je crois alors que... Je vais vous montrer quelque chose.

De ce côté, un cardinal.

Une petite cage de l 'autre.

Je tourne.

Vous êtes donc magicien.

Entraînez -moi.

Cela n 'a rien de magique.

C 'est ce que nous appelons l 'optique.

Deux images se font dans une quand on les fait tourner.

C 'est ce que l 'on voit, mais les apparences sont trompeuses.

Non, non, ça a l 'air parfaitement riche.

Que fuyez -vous, monsieur le juge Phillips ? Voté soyez -vous, Crane. Vous

disiez mon allié. Oui, c 'est pour cela que je redoute. Que vous redoutez quoi ?

Des puissances contre lesquelles il n 'est nulle défense.

Comment saviez -vous que la veuve Winship attendait un enfant ? Elle me l

dit.

J 'en déduis que vous êtes le père.

C 'est absolument grotesque. Vous a -t -elle révélé le nom du père de cet

? Oui, en effet.

Elle était venue me consulter en ma qualité de magistrat pour protéger les

droits de son enfant.

Je suis tenu au secret par le devoir de ma charge, mais... Le père serait -il l

'assassin ? Non, c 'est le cavalier sans tête qui l 'a tué.

Combien de fois faudra -t -il que je répète ? Il n 'y a pas de cavalier. Il n

a jamais eu de cavalier. Il n 'y aura jamais de cavalier.

Qu 'est -ce que c 'est, cette chose -là ? Mon talisman pour me protéger contre

le cavalier.

Vous, un magistrat, vous avez le front de croire à de telles sornettes. Vous

allez me dire comment ça plaît.

Oh mon dieu !

Nous n 'étons pas ressortis du tout.

C 'était un cavalier sans tête. Il ne faut pas vous exalter. Mais c 'était un

cavalier sans tête. Bien sûr, c 'est pourquoi vous êtes ici.

Non, il faut me croire. C 'était un cavalier. Il était mort sans tête.

Nous le savons.

Vous ne le savez pas. Vous n 'étiez pas là.

Tout est vrai. Tout est vrai. Je vous l 'ai dit. Nous avons tous essayé de vous

le dire.

Je comprends bien, il retourne à New York.

Fort bien.

Cette fois, je me rendrai à New York en personne. Je ne me laisserai pas abuser

par un détective amateur.

Cette fois, c 'est un magistrat qui a été assassiné. Messieurs, il me faut des

hommes valides pour m 'accompagner dans les bois du Ponon.

Vous ? Nous vous croyions déjà repartis.

J 'ai vaincu mes frayeurs et je suis décidé à rechercher la tombe du

Je compte.

Je compte me mesurer avec ce meurtrier fantôme.

Qui m 'accompagne ? Moi.

Les Van Gareth, la veuve Winship, ton père, Jonathan Masbath, et maintenant

Philips. Il doit exister un lien entre eux.

Ton père a -t -il eu affaire aux Van Gareth ?

Ils travaillaient pour eux. Nous logions avec Uri.

Ça ne signifie rien.

Pourtant, il s 'est produit une chose en pleine nuit, une semaine avant le

meurtre. Une dispute entre le père et le fils.

Plus tard, mon père a été convoqué par M. Van Garet.

Il y a eu une dispute entre père et fils.

À la suite de quoi, l 'aîné des Van Garet a convoqué son valet Maspat.

Écoutez.

Je n 'entends rien. Non, rien.

Pas de chant d 'oiseau, de grillon.

Ce silence est étrange.

Ne nous attendons pas.

Pardonnez cette intrusion, mais vous pourriez peut -être nous aider.

Vous êtes dessus, Pirolot.

En un temps, oui.

Avant tout, je tiens à dire que je n 'ai pas d 'idée particulière sur ce que

vous faites.

Il est vrai qu 'il ne serait pas sortier de... Ça ne me regarde pas, ce que vous

faites.

Chacun de nous est libre.

Connaitriez -vous le cavalier, madame ? L 'allemand ? Oui.

C 'est bien lui, madame.

Toi, viens avec moi.

Va attendre dehors, petit, et reste -y.

Quoi que tu entendes, reste -y.

Dites -moi, quelle raison avez -vous de le mettre dehors ?

Il se vauche jusqu 'au village et il en revient.

Je l 'entends.

Je hume l 'odeur du sang sous lui. Ah oui.

Voilà. Je suis venu tenter de le retrouver et faire en sorte qu 'il ne

plus de mal.

Tu veux communiquer avec les enfers ? Je peux t 'y aider.

Que faites -vous ? Fais un mot, fais un geste. Quand l 'autre viendra, je le

retiendrai. Un autre ? Silence.

Il vient.

Le guerrier baigné de sang, le cavalier sans tête, suit le sentier des indiens

vers le soleil couchant.

Jusqu 'à l 'arbre des morts. Sous l 'arbre, tu trouveras l 'endroit maudit

ils reposent.

Nous partons.

Qu 'est -il arrivé ? Nous partons vite.

Suivre le sentier des indiens jusqu 'à l 'arbre des morts.

Et comment le reconnaîtrons -nous ?

Sans difficulté, j 'en ai bien peur.

Sous l 'arbre se trouve le lieu où il repose.

Son corps ? Sa tombe.

Retournez -vous, j 'ai un pistolet armé.

Katrina ? J 'ai failli vous tuer. Pourquoi êtes -vous venue ? Parce que

refusé de venir avec vous.

Maintenant, mon courage est redoublé.

Grâce à votre magie blanche.

Pardonnez cette intrusion, mais je pense que vous devriez venir voir.

L 'arbre des morts.

Du temps.

Restez où vous êtes.

Cet arbre est un passage, une porte entre deux mondes.

La terre a été remuée.

Le tol est meuble.

Apporte -moi la pelle.

La tête n 'y est plus.

Quelqu 'un l 'a prise.

C 'est pourquoi le cavalier est revenu de la tombe prendre des têtes.

Jusqu 'à ce que la sienne lui soit rendue.

Ichabod ?

Bon, séparons -nous.

Glenn.

Thibault.

Arrête de te curer les dents. Thomas prendra cette mauvaise habitude. C 'est

moi, la mauvaise habitude ?

Et tu n 'as aucun remède. Ah, tu crois ça ?

C

'est

bon. Il est l 'heure de dormir.

Oui, je sais.

Détends, et surtout ne dis rien !

au revoir

Attendez ! C 'est pas après vous qu 'il en a ! Lâchez -moi !

Il

est invincible !

... ... ...

Cette violence aurait dû le tuer, mais il cicatrise déjà et c 'est tout juste s

'il a saigné.

Non, il ne faut pas vous agiter.

Vous êtes en proie à une fièvre maligne.

Il y a Katrina.

J 'ai essayé d 'arrêter Brom, mais... Buvez donc cette potion.

Ça vous aidera à dormir.

Le cavalier ne voulait tuer ni Brom ni moi.

Si Brom ne l 'avait pas attaqué... Tout à l 'heure.

Reposez -vous. J 'ai fait une découverte importante.

Le cavalier choisit ses victimes.

Il ne tue pas au hasard.

Il obéit aux ordres de quelqu 'un. Je pense que c 'est la personne qui lui a

volé sa tête.

Quelqu 'un qui savait où creuser.

Une personne bien vivante.

Ainsi que je l 'ai toujours dit.

délire de la fièvre.

Un mauvais rêve. Oui.

Des choses que j 'avais oubliées.

Que je refusais de me rappeler.

Racontez -moi ce cauchemar.

Ma mère était une innocente.

Enfant de la nature.

Condamnée à mort.

Une mort affreuse.

Par mon père.

Votre père ? Pour son salut.

Mon père était un prêtre tyrannique.

Paré du masque de la vertu.

J 'avais sept ans.

Quand j 'ai perdu la foi.

Vous ne croyez donc plus à rien ? Je crois au sens et à la raison, aux causes

aux conséquences.

Je n 'aurais pas dû venir à Sleepy Hollow.

Mon amour pour la raison se heurte au monde des esprits.

Ne remporterez -vous de Sleepy Hollow rien qui envahit la peine ? Non.

Non, pas rien.

Un baiser.

Le baiser d 'une ravissante jeune femme.

J 'ai pourtant ignoré mon nom et mon visage.

Oui.

Un baiser sans raison ni sens.

Pardonnez -moi.

Je vous parle d 'un baiser.

Vous venez de perdre votre bonne amie, Brom.

J 'ai versé des larmes pour Brom.

Et maintenant, je n 'ai plus de chagrin.

Me trouvez -vous méchante ?

Mais peut -être êtes -vous un peu fortière, Katrina.

Pourquoi dire cela ? Parce que vous m 'avez ensorcelé.

Vous dormiez du sommeil du juste.

Vous êtes trop bonne.

Qui suis -je pour être servi par une dame de votre rang ? Oh, mais vous ne le

seriez pas si notre servante n 'avait disparu.

Sarah ? Elle s 'est enfuie, comme toutes les autres.

Elles vivent dans la terreur.

Où est Katrina ? Elle vous a veillé jusqu 'à l 'aube.

C 'était son tour d 'aller dormir.

Ma foi.

Je me sens de taille à affronter cette journée.

Affronter un ennemi de chair et de sang.

Docteur Lancaster.

Révérend Tinouy.

Maître Hardenbrooke.

Et M.

le juge qui a tenté de s 'enfuir et y a laissé sa tête.

Quatre hommes terrifiés se disputent le soir même où le juge Philips a été tué.

C 'est un complot, je le sens.

Le médecin, le révérend, le notaire et le magistrat.

Quel est le secret qui les unit ? Le juge Philips...

Il savait qu 'il y avait quatre tombes, mais cinq cadavres.

Il savait aussi que la veuve était enceinte.

Il refusait de me dire qui était le père.

Qu 'est -ce que cela semble indiquer ?

Il

faut procéder, il faut procéder par élimination.

Examinons la liste de l 'ensemble des habitants de Scipiolo, en commençant par

le premier de tous, Balthus Fantasol.

J 'ai l 'impression que nous brûlons.

Oui. Le premier citoyen, bien Balthus Van Tassel, depuis que le vieux Van

a été tué.

Oui, les Van Gareth.

Je les oubliais, ceux -là.

Viens avec moi.

Où ? Chez Maître Ardenbrooke.

Vous avez une idée ? Oui.

J 'en ai une.

La serviette de mon père.

Que fait -elle là ? Allez -vous -en.

Maître Ardenbourg. Allez -vous -en.

Pas avant que vous ne m 'ayez fait voir le testament de feu, monsieur Van

Gareth. Par lequel il léguait à son fils toute sa fortune.

Son fils tué avec lui.

Laissant cette fortune pour le légataire suivant. C 'est tout naturel et d 'une

légalité à toute épreuve.

Regardez.

Je suis mort maintenant.

Le seau des Van Gareth rompu, semble -t -il.

Avant sa mort, il avait nommé un nouveau légataire.

Il avait refait son testament en faveur de Emily Winship. Et regardez ceci, un

certificat de mariage.

Van Gareth avait épousé la veuve en secret et lui laissait tout à elle et à

'enfant qu 'elle portait.

de sorte que ce document faisait obstacle entre la fortune d 'Evan

personne qui normalement devait en hériter.

Vous avez raison, mais nous avons tous quatre résisté avec la dernière volonté.

La dernière volonté ? Il veut dire ? Mais oui, bien sûr.

Vous, les quatre notables.

Je comprends le rôle qui vous incombait.

Le révérend Stinwick connaissait le secret puisqu 'il a célébré le mariage.

Le docteur Lancaster soignait la future mère.

M. le juge Philippe offrait la protection de la loi.

Et vous, maître Hardenbrook, avez dissimulé des documents que M.

Vingaret avait confiés à son fidèle serviteur.

Et voilà que les conspirateurs sont entraînés dans le complot.

Mais nous ne savions pas que cela entraînerait tous ces meurtres.

Je n 'ai pas tout à fait fini, monsieur.

D 'abord, les Vingaret père et fils sont tués par un cavalier revenu du tombeau

pour couper des têtes.

Quand subitement une veuve surgit qui fait valoir ses droits, elle aussi perd

tête. Mais le meurtre engendre le meurtre.

Ce fut le tour du serviteur, Jonathan Masbath.

Le soir où père et fils se sont querellés sur ce testament, Jonathan

invité à signer en tant que témoin.

Voici sa signature.

Ce fut son arrêt de mort, jeune Masbath.

Le cavalier, le décapitain.

Le décapitain, pourquoi ? Parce qu 'il agit sous les ordres d 'une personne qui

le commande.

Une personne qui a creusé le sol des bois du Ponant pour voler la tête du

cavalier. La tête qu 'il faut maintenant lui rendre pour qu 'il puisse retourner

en enfer.

Une personne qui jouait l 'héritage d 'une fortune.

Nul autre que le suivant sur la liste des héritiers.

Balthus, fin, tasseur.

Katrina, pourquoi êtes -vous dans ma chambre ? Parce que c 'est la vôtre.

Vous êtes mal de ma part ? Non.

Non, pas du tout.

Vous me manquiez.

Où étiez -vous ? Chez le notaire.

J 'avais quelques questions à lui poser.

Et avez -vous découvert des choses intéressantes ? Peut -être bien.

Mon père... Votre père ? Oui.

Il pense que vous devriez retourner à New York.

Tiens, tiens.

Pourquoi cela ? C 'est ce que j 'ignore.

Peut -être qu 'il a lu vos notes et qu 'elles ne sont pas à son goût.

Qu 'avez -vous là ? Des preuves.

Pardon, mais je dois vous prier de... Je vous laisse à vos réflexions.

Ce n 'est qu 'une araignée, inspecteur.

Écrabouille -la.

Avec le pied.

Il y a quelque chose là -dessous.

Quelque chose ? Aidez -moi à pousser le lit.

N 'y compte pas.

Fais -le toi.

Le mauvais œil.

Quelqu 'un vous jette de mauvais sort.

Le mauvais...

À tomber ici.

Katrina, vous avez volé mes preuves pour les brûler.

Afin que vous ne puissiez pas accuser mon père.

Je n 'accuse personne.

Mais si quelqu 'un est coupable, je n 'ai plus rien changé, quand bien même

me chagrinerait. Et tous vos mauvais sorts ne pourront rien y faire.

Votre père avait un mobile, c 'est à lui et à lui seul que profitent ces

meurtres. Si vous le connaissiez bien, vous n 'oseriez pas faire de lui un

coupable.

Non. Parce que vous aviez de l 'affection pour moi. J 'y suis obligé

suite de déductions.

Pourquoi les quatre notables conspireraient -ils à cacher ? C 'est

inspecteur.

Trouvez d 'autres déductions logiques et laissez -moi en paix.

Hélas, non.

Je ne puis faire ni l 'un ni l 'autre.

Et mon cœur en est déchiré.

Je doute que vous ayez un cœur.

J 'étais prête à vous offrir le mien.

Je sais.

Je crois que vous m 'aimiez quand vous m 'avez suivi dans les bois du Ponant, au

mépris du péril.

Quel péril pouvais -je bien courir si mon père est le maître du cavalier sans

tête ? Au revoir,

Ichabod Crane.

Maudit soit le jour qui vous amena à Tippiolo.

Elle refuse de vous voir.

Aurait -elle dit quelque chose ? Elle a dit qu 'elle ne descendrait pas.

Je vois.

Merci.

Inspecteur, vous ne m 'avez pas demandé comment je m 'étais blessée la main

depuis hier.

C 'eût été plus courtois.

J 'ai vu que vous preniez aussi grand soin de ne pas la regarder que de n 'y

faire la moindre allusion.

Oui, je vous demande pardon.

Comment vous êtes -vous... Je sais que vous m 'avez vue.

Je sais que vous m 'avez suivie hier soir.

Et vous devez me promettre de ne rien dire à mon mari.

Promettez -le -moi.

Toute la ville est en émoi.

C 'est une nouvelle tragédie.

Hardenbrooke est mort.

Oh non, c 'est une offensive vieillard. Oui, il s 'est pendu hier soir.

Hardenbrooke s 'est pendu ? Le révérend Stinwick a convoqué une assemblée ce

soir à l 'église. Hommes, femmes et enfants y prendront la parole contre

Vous seriez bien abîmé de quitter Slipy Hollow.

Qu 'est -ce que c 'est ? Un couteau de cuivrine, rien de grave.

La plaie est vilaine.

J 'y mettrai plus tard un pansement de fleurs de Marenta.

Je sais où il en pousse.

Attez -vous, voyons. La cloche nous appelle à l 'assemblée.

Il l 'a tué ! C 'est horrible ! Il a tué ta maraître !

Il arrive ! Il arrive

!

C 'est votre tête que le paradis veut prendre !

Il y a déjà eu trop de morts. Il est temps de confesser nos péchés. Vous

quelque chose ? Vos vieux amis vous ont trahis tous les quatre.

Un être démoniaque nous possédait.

un esprit malin vous possédait.

Prions Dieu qu 'ayant satisfait sa rage, il vous laisse en paix.

Le mauvais oeil a fait son oeuvre.

Ma vie est finie.

Mes nuits seront hontées d 'affreux cauchemars.

Et mes journées ne seront que souffrances.

Vous êtes convaincu que c 'était Katrina, n 'est -ce pas ? Que cela ne

jamais dit.

Étrange sorcière que voilà, le cœur bon et plein d 'amour.

Comment pouvez -vous croire une telle chose ? La raison m 'y contraint. C 'est

que vous êtes possédé par la raison. Oui, et anéantie par elle.

C 'est une rude leçon sur la férocité du monde que vous feriez bien d

'apprendre. La Noire Sœur porte plus d 'un masque.

Aucun n 'est aussi dangereux que le masque de la vertu.

Pour la protection de l 'être aimé contre les mauvais esprits.

Frédéric, fais demi -tour ! Quoi ? J 'ai dit demi -tour !

Pardonnez -moi l 'attention.

Ni hémorragie, ni coagulation, ni cicatrice.

Quand on lui a entaillé la main, cette femme était charmante.

Très chère belle fille, vous me regardez comme si j 'étais une revenante.

Lève -toi encore une fois, mon ténébreux vengeur.

Une dernière nuit de décapitation.

Lève -toi avec ton épée.

Tête pour tête, mon satanique cavalier. Lève -toi.

Viens.

Tu t 'éveilles enfin.

Croyais -tu que tout cela n 'était qu 'un mauvais rêve ? Mon père a vu le

cavalier vous tuer.

Il a vu le cavalier marcher sur moi, l 'épée hors du fourreau. Mais c 'est moi

qui commande le cavalier, ma chère.

Et Balthus s 'est hâté de fuir avant d 'avoir vu.

Viens ! Viens ! Mais il y avait bien une mort.

La servante, Sarah.

Je l 'avais toujours crée inutile.

Mais il semblerait finalement qu 'elle ait servi à quelque chose.

Qui êtes -vous ? Ma famille se nommait... Archer.

Archer ? Mon

père, ma mère, mes soeurs et moi vivions dans une chaumière, non loin d 'ici.

jusqu 'au jour où mon père mourut et où le propriétaire, malgré tant d 'années

de bons et loyaux services de mes parents, nous chassa.

Aucun des chrétiens de cette ville ne daigna nous recueillir parce qu 'on

que ma mère pratiquait la sorcellerie.

Elle nous transmit d 'ailleurs son savoir, tandis que nous vivions réfugiés

les bois du Ponant.

Mais elle aussi mourut dans la nuit.

Sœur et moi demeurâmes dans notre refuge, ignorés de tous, jusqu 'à cette

journée où, partis glanés du petit bois, nous croisâmes le chemin du cavalier

allemand.

J 'ai assisté à sa fin, et à ce moment -là, j 'ai offert mon âme à

Satan pour qu 'il fasse revenir le cavalier du tombeau afin d 'assurer ma

vengeance.

Votre vengeance contre Van Gareth, celui qui nous avait chassés, nous obligeant

à nous réfugier dans la forêt, tandis que Balthus Van Tassel, sa détestable

femme et sa fille, volaient notre chaumière.

J 'ai juré de m 'emparer de tous ces biens.

Le début fut facile.

Entrer dans cette maison sous prétexte de soigner ta mère, la faire mourir de

cette fièvre et m 'introduire dans le linuxial à sa place.

Mais il n 'était pas aussi facile d 'accaparer l 'héritage.

Il fallut tuer la veuve, bien sûr, et le domestique, ma femme.

Et voilà que l 'autre jour, cette sotte de sage -femme, Kéliane, me dit que la

veuve lui avait confié un grand secret.

Et elle me dit cela devant son rustre de Paris.

Faut -il être gourde ? Bref, une autre mission pour le cavalier.

Mais la concupiscence avait réduit le révérend Stinwick à ma mairie.

Leur frayeur a suffi à me délivrer d 'Ardenbrooke et de l 'ivrogne de

Quant au silence du médecin, je l 'avais échangé contre ma complicité, car il

forniquait avec la servante, Sarah.

Oui, tout vous appartient maintenant.

Non, à toi, ma chère, par le testament de ton père.

Pour que l 'héritage me revienne, il va falloir que tu meurs.

Oh, ma sœur, j 'allais l 'oublier.

est morte subitement.

Depuis peu de temps.

Vous avez tué votre propre sœur. Elle emporte seule la faute.

Elle vous a aidé, toi et son maître ! Tu arrives à temps de perdre la tête.

Un cavalier dans le chemin, et ce soir...

Sous -titrage ST' 501

Tout est sur les ailes !

Est -il mort ? Tout le problème est là. Il est mort depuis longtemps.

N 'importe où, Sophie -T !

Tenez,

prenez les rênes.

Ça oui, puis, et saute, et danse, petite.

Non !

Viens

! Elle est à toi ! Viens la prendre !

Mon Dieu ! Vous êtes vivant !

Nous arrivons pour ce nouveau siècle.

Tu apprendras vite à t 'orienter, jeune Maspat. Le Bronx est au nord, Spatry au

sud, et chez nous c 'est par ici.

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