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Original subtitles

Sous -titrage Société Radio

-Canada

Merci.

Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, vous allez bientôt assister au plus

téméraire des exploits qui ait jamais été tenté par le casse -cou le plus

audacieux du monde, le grand Leslie !

ligotée sous vos yeux dans une camisole de force et s 'élèvera jusqu 'au nuage

là où l 'aigle seul a osé s 'aventurer.

Oh, petite madame, les petites grandes éclats sont volées maintenant.

Il ne se sortira jamais.

Mesdames et messieurs, vous allez être témoins d 'un exploit si dangereux qu

n 'existe qu 'un seul homme, un seul, pour oser le tenter.

l 'éminent professeur Fate, dit Fatalita.

Ah, ça, tu l 'écrocherais. Le professeur va défier la mort lorsque son

assistant, descendant du haut du ciel et le saisissant comme une proie, l

'enlèvera au milieu des ailes.

C 'est moi !

Essayez cet exploit.

À

partir

d 'aujourd 'hui, vous avez pratiquement pulvérisé tous les records existants.

Quels sont vos projets pour l 'avenir ? Ça dépend du résultat de mon essai d

'aujourd 'hui.

Messieurs, voulez -vous m 'excuser, je vous prie ?

Tu imbécile, tu vas nous envoyer dans l 'autre monde.

Il entre dans son bateau.

Je vous le répète, c 'est du tout cuit. Tout ce qui reste à faire, c 'est de

mettre le contact et la machine est attirée par le son le plus fort.

Vous voyez, elle se dirige vers le bateau.

Adieu, Leslie.

Allez, sinon...

Messieurs, j 'ai l 'intention de couvrir les deux kilomètres en

approximativement 12 secondes.

les fusées.

Un autre exploit que le grand Leslie peut toujours essayer.

Messieurs, j 'ai demandé cette réunion dans le dessin de vous faire une

proposition.

Selon mon opinion, votre compagnie produit certainement les meilleurs

automobiles qu 'il y ait au monde.

Et l 'automobile représente le progrès au sens le plus profond que revêt ce

Elle est l 'ultime exemple de l 'esprit d 'entreprise et de l 'ingéniosité de

notre grand pays.

Nous ne pouvons admettre de nous voir distancés par des concurrents tels que

Daimler, Mercedes,

Napier, Rolls -Royce, Dietrich ou Renault.

Messieurs, je vous propose de prouver que notre grande industrie de l

'automobile, votre automobile, est sans rival.

Comment vous proposez -vous de prouver cela, monsieur ? Une course.

Vraiment, monsieur, vous me surprenez.

Il y a beau temps que les courses d 'automobiles sont devenues banales.

Non, mais je parle d 'une longue distance, d 'une très, très longue

De Buffalo à Albanie, pas nouveau.

De Chicago à Cleveland, ça s 'est déjà fait.

De New York...

Messieurs, vous devrez construire une automobile pour des conditions bien

déterminées. Non.

Absolument non.

Pour une compagnie d 'une telle réputation, pour une compagnie aussi

respectable, remettre tout son avenir automobile entre les mains d 'un homme

qu 'il se les suit, c 'est une chose inacceptable.

Et puis tu m 'as tu vu, une acrobate foire, une escroque.

Excusez, monsieur, je vous avais pris pour quelqu 'un d 'autre.

Vous voyez, je vous l 'avais dit. C 'est un malade. Vous avez vu, il a essayé de

m 'enlever ma barbe.

Et c 'est avec une belle fierté que la Weber Automobile Company dévoile sa

dernière et sa plus belle création.

Messieurs, contemplez l 'automédon de l 'avenir.

Elle est magnifique !

Pas

de l 'écorne de Belzibut ! Regardez cette voiture.

Oui, c 'est une belle voiture.

Je n 'ai jamais vu une pareille voiture de ma vie. Non, et tu ne la verras plus

longtemps. Passe -moi la bombe. La bombe.

La bombe, la bombe.

Professeur, faites attention.

Une fois qu 'on a mis en marche le mécanisme, on n 'a plus que dix

le sais bien.

Donne -moi le contact.

Au secours, professeur.

Nous avons pris la liberté de la baptiser du nom de l 'homme qui a

création, la Leslie spéciale. Je suis profondément honneur.

C 'est quoi, tu me dis tout ce temps ? J 'ai dû aller aux usines au Rolls

-Royce, professeur. Je suis allé voler une magnéto de rechange.

Très bien.

Oui.

Oui, elle est prête.

On n 'a jamais vu une merveille pareille.

Professeur, c 'est votre plus grande création. Génial, c 'est l 'origine.

Les plus belles pièces volées aux meilleures barques d 'automobiles du

Telle est l 'animal 8.

Vous pouvez venir, blizzard, ouragan, vous ne parviendrez pas à arrêter notre

marche. Pousse le bouton, Max.

que le vent souffle, que la neige tombe. Nous nous élèverons au -dessus des

éléments. Pousse le bouton max.

La nature peut nous traquer,

nous la vaincrons. Quant aux brigands et aux coupe -jarrets de toute nation, qu

'ils y viennent donc.

Nous les attendons.

royaume de Satan.

Quels que soient les obstacles, nous les dépasserons. Nous sommes invincibles.

Renaissance -nous.

Pousse le bouton.

Monsieur Grosbonnet. Qui est -il, Phébus ? Il faut que vous veniez

immédiatement. Qu 'est -ce qui se passe ? C 'est une demoiselle, monsieur.

Qu 'est -ce qu 'elle veut, cette demoiselle ? Elle s 'est attachée après

porte.

Elle s 'est attachée après la porte ? Quel port ? Des toilettes pour hommes.

Quoi ? Sauf votre respect, monsieur.

Messieurs, s 'il vous plaît. Messieurs, s 'il vous plaît.

Retournez à votre travail. Vous êtes à la rédaction d 'un grand quotidien. Vous

ne devez pas perdre votre temps dans les corridors.

Vous ne devez pas perdre votre temps dans les corridors.

Monsieur.

Voyons, mademoiselle, qui êtes -vous ? Je suis une femme en voie d

'émancipation. C 'est moi qui est la première à diriger l 'hebdomadaire de

collège. Et je compte rester attachée à cette porte jusqu 'à ce que je devienne

la première femme reporter du New York Sentinel. Eh bien, ce ne sera pas demain

la veille. Détachez -moi ces menottes et sortez. Je détacherai ces menottes

quand vous m 'aurez donné l 'emploi. Jamais.

Jamais. Jamais.

Mais monsieur, si elle reste attachée à la porte des lavabos, les messieurs

pour... Les messieurs utiliseront les lavabos du deuxième étage. Mais

monsieur... Ils ne peuvent pas monter et descendre éternellement. Ils le feront

jusqu 'à ce que vous soyez morte de faim. Oh, mais ça va faire un bon papier

pour les journaux concurrents. Une femme meurt de faim devant les toilettes

hommes du New York Sentinel.

Vous n 'oserez pas.

J 'oserai n 'importe quoi pour les droits de la femme.

Une note de service. Il est interdit aux suffragettes.

Donnez -moi le reportage de la grande course. Il est confié à des journalistes

chevronnés. Non, je veux dire la suivre réellement du départ à l 'arrivée. Pas à

pas. Les reporteurs ne sont pas admis dans cette épreuve. Seulement les

concurrences et le règlement.

Prêtez -le.

Je dirige un grand quotidien et non une école de révolutionnaires.

Montrez dans la course.

Engagez votre voiture.

Je dirige un quotidien, un grand quotidien et non une agence automobile.

Auriez -vous peur de ne pas gagner ? Donnez -moi les fonds et moi je m

'inscrirai dans la course.

Non, parce que je méprise les suffragettes.

Oh, mais je n 'essaie pas seulement d 'obtenir le vote pour les femmes. Je

combats pour leur émancipation contre la tuperie qui ne leur laisse qu 'un

choix, servante ou rejetée.

Je veux qu 'elles sortent de leur cuisine et descendent dans la rue.

Mais vous êtes folle, mademoiselle, vous êtes folle. Et vous, monsieur, êtes l

'esclave de votre puritanisme.

Est -ce que votre femme porte des parts de soie ? Je me refuse d 'aborder un

sujet aussi déplacé. Elle en porte et il vous coûte les yeux de la tête.

Mais a -t -elle jamais soulevé ses jupes devant vous et montré ses jambes ?

Une jambe de femme dans un bas de soie, ça peut être très, très... Mademoiselle

! Dubois, Maggie Dubois, je vois tout de suite que vous n 'avez jamais vu une

jolie jambe dans un joli bas de soie, jamais, jamais de toute votre existence.

Phoebus, sortez d 'ici.

Oui, monsieur.

Eh bien, qu 'est -ce que vous en dites ? Alors, voyons, il n 'existe aucun sujet

qu 'un homme et une femme ne puissent discuter s 'ils sont civilisés et sains

'esprit, et émancipés, bien sûr.

Vous croyez ?

C 'est tout gêné. Et c 'est là le problème. Les femmes ont le devoir de s

'émanciper elles -mêmes afin de pouvoir émanciper les hommes. Ainsi, ils s

'émancipent mutuellement pour leur plus grand bien.

50 dollars pour chaque exclusivité sur la course que je vous enverrai. Et en

plus, 100 dollars pour chaque photographie.

Vous êtes un brave homme.

Timide, certes, mais un bien brave homme.

Un petit cigare ? Hein ? Vous ne fumez pas non plus ?

Bonjour. Bonjour.

Je ne sais pas pourquoi elle venir ici, patron.

Elle dit être une femme chargée mission, mais je crois que c 'est une espionne

du professeur Fatalitas.

Vous n 'allez sûrement pas prétendre que je suis la première femme qui sollicite

une audience du grand Leslie.

Disons simplement Leslie, et je suis à votre service.

J 'ai la gorge très sèche.

Avez -vous quelque chose de frais ? J 'ai du champagne.

Descendez le périscope ! Descendez le périscope !

les clignotants !

Vous désapprouvez ? Non.

Disons que je suis un peu surpris.

Non, soyons honnêtes et disons que vous désapprouvez. Une femme qui fait un

métier d 'homme, c 'est de la concurrence, physiologiquement et sur le

sociologique.

Vous voulez savoir pourquoi je suis venue ? Je veux faire le reportage de la

course et je veux en faire partie.

C 'est aussi simple que ça.

Enfin, je ne crois pas que ce soit aussi simple, mais...

Discutons -en, voulez -vous ? Très bien.

Discutons de cette question pleinement et complètement, je dirais même

brutalement. Vous voulez une femme, une collègue ou juste une maîtresse ?

Il y a certaines choses qui doivent rester secrètes.

Pourquoi ? Les hommes se racontent leurs aventures féminines ? Non, pas les

gentlemen.

Mais je ne suis pas un gentleman.

Je suis une femme.

Ah, ça vous l 'êtes.

Alors, dites -le.

Qu 'est -ce que vous attendez de moi ? Je suis une femme émancipée et vous êtes

un homme émancipé.

Il existe certaines questions qui ne doivent pas être abordées entre un homme

une femme.

Pourquoi ? Parce qu 'il en est ainsi depuis des milliers d 'années et que je

vois nulle raison de changer. Je suis esclave des traditions.

C 'est une raison de plus.

Maintenant, vous usez de votre charme féminin. Ce n 'est pas loyal.

L 'égalité.

La vraie égalité des sexes, ça vous fait peur, n 'est -ce pas ? Je

sais parler, lire et écrire en russe, en chinois et en arabe. Oui, moi aussi,

plus cinq autres langues. Je sais conduire n 'importe quelle voiture.

Et Zékaya aussi.

Et j 'ai remporté le tournoi international féminin des films.

Seulement, vous n 'avez pas gagné le tournoi international masculin.

Attendez ! Nous finirons par nous entendre.

Maintenant, si vous voulez bien m 'excuser.

Vous avez peur ? Vous avez peur d 'une vérité ? Oubliez, petite madame ! Vous

verrez, j 'entrerai dans la course malgré vous ! Je retirerai ma voiture !

Professeur, le dîner de M.

Servi.

Qui est là ? Je voudrais voir le professeur Fatalitas. Je suis reporter

York Sentinel.

Fille de sale gamine, je vais lâcher les chiens.

Qui était -ce ? Des gosses, encore des gosses, toujours des gosses. Stupide,

gosses.

Vous voulez un coup de main ?

Qu 'est -ce qu 'il y a encore ?

Vite, au

garage ! La voiture ! Dépêche -toi ! Dépêche -toi !

Tu as fait bien fermer la porte. Oui, j 'en suis sûr.

Professeur, faites attention, si vous ouvrez la porte derrière, ça fait

l 'alarme. Oui, merci, je sais.

C 'est pour prix !

Est -ce que tout est au point ? Tout est au point, professeur.

Je vous en prie.

Personne n 'approche des voitures. Moi, écrire signature.

Et tout regarder, grande vérification deux fois. Et nous pouvons partir comme

grand gars.

Vérifiez votre automobile.

Veuillez descendre.

Qu 'est -ce que vous voulez faire ici ? Je fais partie des concurrents. Qu 'est

-ce que vous racontez ? Oui, je représente mon journal. Quoi ? Et comme

de mon devoir en tant que reporter d 'être présente quand le vainqueur

la ligne d 'arrivée, il est de première nécessité pour moi de gagner.

Cette jeune personne complètement folle n 'arrivera même pas jusqu 'à Albanie

dans cette voiture.

Ne parle pas trop vite.

C 'est une jeune personne pleine de détermination.

Bonjour. Bonjour, Esther.

Bonjour, Maggie. Un petit cigare ? Esther ! Je voudrais vous remercier

pour cette chance que vous me donnez, monsieur Grosbonnet. Je n 'avais guère

choix, mademoiselle, après votre conversation avec ma femme. Henri, si tu

sais pas être plus aimable, tais -toi. C 'est un grand jour pour la cause,

Maggie. Oui, c 'est un très grand jour, Esther.

Produiteur, prête pour le départ !

Bravo,

c 'est une voiture sensationnelle.

Ne perdez pas de vue la voiture numéro 2.

Maintenant, quand nous approcherons du cinquième kilomètre, la voiture 3 va

perdre sa courbe de transmission.

Et d

'environ 5

secondes, le numéro 4 va tomber en poussière.

Max, c

'est

nous le numéro 5.

C 'est pas l 'accident réservé au numéro 6. Il devait avoir les roues qui se

détachent.

Ça fume.

Vite, avec l 'extincteur.

Le feu.

Allez, l 'extincteur, Max. Oui, oui, on va avoir la patience.

Max, ça vient.

Patience.

Ça y est, j 'ai l 'extincteur.

Ça y est, je le tiens.

Voilà. On va couvrir le coin, je crois qu 'on l 'a eu à temps.

On est terminé, professeur.

Ça y est, je crois que c 'est le temps, professeur.

Voilà, on a eu la chance.

C 'était un pigeon.

Viens, viens ici, petit, petit.

Pigeon. Allons, dépêchez -vous, Phébus.

Je me dépêche, petit pigeon.

Phébus, attrapez le pigeon.

Mais qu 'est -ce que vous attendez, Phébus ? Attrapez le pigeon.

Je crois que je le tiens. Ça y est, je le tiens, monsieur.

Fébus, Fébus. Oui, je tiens le bouchon, monsieur.

Donnez bon, Fébus. Oui, monsieur. Fébus, Fébus. Ecoutez -moi, monsieur. Ne

craignez rien. Ne craignez rien, monsieur. Ne craignez rien, mon petit

craignez rien.

Je ne crains rien, monsieur. Ne craignez rien.

Merci, monsieur. Ne bougez pas, Fébus. Je ne bouge pas, monsieur.

Et ce sont les grands quotidiens tels que le New York Sentinel que nous devons

toucher d 'abord.

Pensez donc que juste en ce moment, le directeur est assis dans son fauteuil à

ne...

Le seul avenir, soyez plus prudents. Et si vous sentez que vous tombez, vous n

'avez qu 'à lâcher le pigeon.

Bien, monsieur.

Le New York Sentinel est en tête.

Approximativement à 900 kilomètres à l 'ouest de Chicago.

Phébus !

doit nous placer environ ici.

à cette voiture.

Oui, je vais.

Oh ! J 'ai dû m 'évanouir. C 'est parfaitement naturel par cette chaleur.

Merci de vous être arrêté. Je vous en prie. Et puis, je vais vous offrir une

gorgée d 'eau.

Oh non, je me sens beaucoup mieux maintenant. Merci.

Et Zekaya, on peut la réparer ? N 'y est pas trop.

Je crois que c 'est la fin du voyage.

Non, je sais quelle déception vous devez éprouver, mais il est stupéfiant que

vous ayez déjà pu accomplir cette prouesse.

Vous voulez dire stupéfiant parce que je ne suis qu 'une femme ? Eh, la Steamer

est une voiture sportive, attrayante, très rapide, destinée à la conduite en

ville et aux petits piqueniques. C 'est vraiment remarquable que qui que ce soit

ait pu la conduire si loin.

Et je vous en congratule, non pas en tant que femme, mais en tant qu

automobiliste.

Vous voulez dire intrépide femme automobiliste.

Un honneur plutôt douteux quand on considère que votre performance était

handicapée dès le départ par le choix d 'une mauvaise automobile.

Mais ce choix ne venait pas de moi. Mon directeur, un homme, a pris les

dispositions. Votre directeur est rien moins qu 'une autorité en ce qui

les automobiles. Mais vous, vous prétendez en revanche connaître

les autos et leurs mécanismes.

Alors ?

Alors, parce que vous êtes une femme, vous refusez de tenir compte de ce qui

pourtant l 'évidence. Et vous entrez dans la course en sachant fort bien que

vous ne pourrez pas la finir.

Ah, mais je la finirai.

Puis -je demander comment ? Non, vous ne le pouvez pas, mais je la finirai.

Je ne serai peut -être plus concurrente officielle, mais je ferai le reportage

comme je m 'y suis engagée. Je trouverai une autre voiture.

Et où ça ? Vous en savez rien.

En tout cas, je trouverai bien quelque chose. Je me débrouillerai, même si je

dois faire la route à pied.

Eh bien, qu 'est -ce que vous attendez, messieurs ? Chaque minute perdue est une

chance de plus pour le professeur Fatalitas.

Bon, très bien.

Nous vous emmenons jusqu 'à Boraccio où je ferai mon plein d 'essence.

Parfait. Et ensuite, chacun pour soi.

Merci. Mes bagages, s 'il vous plaît. Mais non, pas d 'accord. Les écaillats,

mademoiselle demande ses valises.

... ... ... ... ...

Juste le shérif et quelques -uns de ses hommes, déguisés en indiens, montaient

sur leur chevaux pour vous faire escorte.

C 'est tout de même bien rassurant, monsieur le maire. Maintenant, si vous

voulez bien nous montrer où se trouve l 'essence, nous allons repartir tout de

suite. Comment repartir ? Oui, parce que chaque seconde compte. Ah, vous ne

pouvez pas.

Qu 'est -ce que vous dites ? Nous ne pouvons pas.

On veut de l 'essence, de l 'essence, de l 'essence. Vous êtes invité d

'honneur. Mais je ne veux pas être un invité d 'honneur.

Je dois vous présenter la clé symbolique de la cité. On ne veut pas de votre clé

symbolique, on veut de l 'essence.

En tant que maire de Boraccio... Je veux de l 'essence. si je la veux

maintenant. Vous n 'aurez pas d 'essence avant demain matin. Demain matin ? Vous

allez accepter cette clé -là.

Vous allez assister à la réception de ce soir où, par la barbe à Julie, vous

serez les invités d 'honneur à une cravate partie.

Quelle cravate ? On n 'a pas besoin de la cravate.

Non, on n 'a pas besoin. Vous allez m 'écouter, espèce de vieux taradon des

pluvies de troisième classe. Que quelqu 'un m 'apporte une corde. Vous voulez

une corde ? J 'en ai une dans la voiture.

En route ! Que quelqu 'un m 'apporte une corde. Dépêchez -vous, il décorde.

Vous allez nous causer des ennuis ? Je vous demande pardon ? On a préparé cette

réception depuis plus d 'une semaine.

Alors est -ce qu 'on vous pend tous par le cou ou est -ce que vous allez

coopérer et être nos invités d 'honneur ? Messieurs, je vous salue avec

cordialité et bonne humeur. Et c 'est un plaisir de nous voir accorder ce grand

honneur. Il y a une fête de nuit à tout casser ce soir. Vous ne recevrez pas d

'essence avant demain matin. Mes amis et moi, nous réjouissons de la fête en

question et de l 'hospitalité de votre charmante localité.

citoyen de Boraccio.

Merci. En tant que maire de Boraccio, je propose un toast à notre invité d

'honneur, le grand Lethlie.

À la belle cité de Boraccio.

Enfin la voici, la reine du Far West.

Notre gloire à tous. Lily, oré !

Sous -titrage MFP.

Sous -titrage

MFP.

... ... ... ...

Sous -titrage

MFP.

Je te présente notre invité d 'honneur, le grand Leslie.

Très honoré de vous connaître.

Bienvenue à Boraccio, loulou.

Et voulez -vous vous joindre à nous ? Mais oui, pour une minute. Pousse -toi

peu, cocotte.

Combien de temps est -ce que tu restes ici ? Oh, malheureusement, une seule

nuit. Nous devons repartir dès demain matin.

C 'est mieux que rien.

Oui, je voudrais vous proposer un toast à Miss Ollet.

Merci.

C 'est heureux que Texas Jack soit pas là.

Il tuerait ce joli cœur pour sûr.

Pardonnez -moi, mon cher collègue.

Qui est ce Texas Jack ? Qui est Texas Jack ? Oui.

Le tireur le plus dangereux de tout le pays, monsieur. C 'est l 'ami de Lily.

C 'est l 'ami de Lily.

Diabolique.

Ton sourire me donne la chair de poule.

Merci. Êtes -vous natif de Boraccio ? Pas natif de Boraccio, je suis l 'élite,

Boraccio.

Mon cher collègue.

Où peut -on trouver ce Texas Jack ? Il a un ranch à près de 10 lieues dans la

campagne. Bien, bien, merci.

Ah, dites, il faut que je remonte me coller sur le poisson de lune, c 'est l

'heure. Mais t 'en vas pas, toi. J 'ai été ravi de vous rencontrer. Oh,

bienvenue à Boraccio, j 'ai l 'humeur.

Donc, c 'est à toi.

Jack !

C 'est une réunion toute amicale.

J 'aime pas beaucoup cette façon de comprendre l 'amitié.

Alors toi, recule -toi, shérif. Ou alors t 'as plus envie de vivre, peut -être.

Bonjour, j 'accoucherai.

Oh,

j 'accoucherai, sois mignon.

J 'ai bien peur, monsieur, que vous n 'ayez sur moi trop d 'avantages. Comme

vous voyez, je suis sans armes. C 'est bien dommage.

Allons chercher les armes. Pas encore.

Bon, ça va.

Allons -y, que tout le monde recule.

Reculez, que je plonge dans la bagarre.

Excusez -moi, je vous prie.

de la licence.

Il y a une bagarre au salon ! Il y a une bagarre au salon ! Il y a une

bagarre au salon ! Ils sont fous !

Décidément, vous ne voulez pas que je plonge dans la bagarre.

Le récercoir est plein. Je vais mettre le reste de l 'essence dans la voiture.

Non, laisse -la.

La laisser ? La laisser pour Leslie ? Leslie, ça me regarde.

Allez, démarre.

Démarre.

Fini pour Leslie.

Non, pas Leslie.

Jamais fini pour Leslie.

Le grand Leslie, il aura une idée, mais nous serons en Alaska d 'ici qu 'il en

ait une.

Je vous offre mes services.

À moins que vous ne préfériez une invitation gravée.

Je me contenterai de quelques excuses.

Comment des excuses ? Pourquoi ? Nous sommes à 50 kilomètres de Boraccio. C

très loin à pied. Eh bien, c 'est votre faute.

Ma faute ?

Je vous avais prévenu que je ne me laisserais pas plaquer à Borracho.

Donc, je n 'avais pas le choix. J 'ai dû me cacher dans la voiture de Fatalitas.

Et il a dû vous perdre en route ? Et si vous m 'aviez procuré un moyen de

transport, en tout cas jusqu 'à Gromet, où j 'aurais pu prendre le train ? Rien

de tout ça ne serait arrivé.

Gromet nous détournait considérablement de notre chemin.

Et où est -ce que vous allez maintenant ? Eh bien, puisque le professeur

Fatalitas a détruit tout le dépôt d 'essence, Gromet est devenu question de

nécessité. Et quand vous atteindrez Gromet, vous ferez venir de l 'essence.

Certainement. Mais si vous demandiez qu 'on envoie l 'essence maintenant, elle

serait peut -être à Gromet quand vous arriverez.

Si je devais demander de l 'essence maintenant, il me faudrait un

Non, pas nécessairement.

Je ne vous emmènerai pas plus loin qu 'à Gromet.

professeur, où est -ce que nous allons?

Nous gagnons 20 kilomètres en empruntant les rails.

Regarde.

C 'est déboulé.

Ça va être de l 'essence ? C 'est de l 'essence.

Heureuse chose. Je vais aider à décharger.

Attendez une minute.

Personne n 'a le droit de rien prendre avant de signer le pont. Bien sûr.

Vous êtes M. Dubois ? Je vous demande pardon ? L 'essence est consignée au nom

de M. Dubois.

Moi ? Oh, c 'est moi, M. Dubois. Je m 'en doutais.

Vous avez un papier d 'identité ? Enfin comprendre.

Elle ment tous, personne.

Ma carte de presse.

Ça va, signez en face de votre nom.

Mais si je ne signais pas ? J 'ai raison.

Eh bien, madame, c 'est simple. Pas de signature, pas d 'essence.

Alors, monsieur Leslie, vous souhaitez continuer la course ? Moi aussi.

Au moins jusqu 'à la côte ouest.

Si elle partir, je reste.

Vous avez signé ou est -ce que je réexpédie l 'essence à New York ?

Dubois, vous êtes vraiment... L 'essence est à vous si vous m 'emmenez jusqu 'à

la côte ouest. Étant donné les circonstances, je considère que c 'est

tout à fait loin.

Rechargez l 'essence sur le train.

Excusez -moi, elle n 'a pas signé et le train repart dans cinq minutes. Un

instant, monsieur le chef de gare.

Je ne partirai pas sans Ezekiah.

Et si je le fais changer d 'avis ?

Supposons qu 'il ne change pas d 'avis.

Eh bien, moi, je prendrai le train pour revenir à New York.

Monsieur, laissez -moi vous aider à décharger l 'essence.

Les gars, vous me donnez un coup de main.

Ezekiah, je comprends très bien vos sentiments.

Mais je vous supplie de réfléchir encore.

Ce que j 'ai dit, j 'ai dit.

Alors il faut que je me dépêche sans quoi je manquerai mon train. Au revoir,

Ezekiel.

Comment vous dites ? Oui, ce qui est dit, dit.

Je suis ravie de vous avoir connue.

Alors vous donnez essence ? J 'ai signé la décharge.

Ah, je suis désolé, mais j 'ai toujours pensé grande course pas bonne pour une

petite macarne.

Oui, bien sûr.

À voiture ! Eh bien, vous m 'accompagnez jusqu 'au train ? Avec plaisir, grand

plaisir.

Mes enfants, ceci est une automobile six cylindres d 'un modèle spécial et

unique. Elle a été construite tout exprès pour cette course autour du monde

et...

Il n 'a pas voulu m 'écouter.

Je lui ai dit... Enfin, il a dit que... Eh bien, qu 'il en avait assez et... Que

de toute façon, vous ne me gagnerez pas.

Oh, il a dit qu 'il allait rentrer tout droit à New York.

Je dis elle, mon dieu, ce personne.

Eh, patron, patron.

Je veux chef de train.

Ma passion, c 'est à vous, madame.

Nous connaissons nos droits. Vous gênez la circulation et vous troublez l 'ordre

public. Et vous, vous abusez de votre autorité. Je n 'abuse de rien du tout,

madame. Alors, arrêtez -nous.

Quoi ? Arrêtez -nous. Je vous en défie.

Égalité ! Égalité ! Égalité ! Égalité !

Égalité ! Excusez -moi, monsieur. Je vous demande de courir jusqu 'à l 'hôtel

ville et de faire libérer madame Grosbonnet. Oui, monsieur.

Dans environ deux heures.

Oui, monsieur.

Une tradition anthropologique pour l 'étude des Eskimos.

Eh bien, en hiver, un seul Eskimo sous une couverture a gelé.

Mais deux Eskimos sous la même couverture... Oui ?

...ont eu chaud.

Je vais vous tenir ça, je vous prie.

Du champagne ?

Vous savez, on met bien de l 'alcool dans le radiateur des automobiles pour

empêcher de geler.

Je le sens qui se congèle.

Même le thermomètre est gelé.

Vous en repoussiez seulement une de mes moutages.

Je vous prie de m 'excuser, mais il y a un ours polaire dans notre voiture.

Si vous ne quittez pas ces lieux immédiatement, c 'est moi qui vous

pâture à cette bête. Même si les bêtes ne nous mangent pas, nous allons mourir

de froid. Je pense qu 'en ce qui concerne ce risque, vous avez les

chance que nous autres.

Pas si vous nous mettez dehors dans cette tempête de tête. Ça fait mal. Puis

vous faire observer que vous avez complètement détérioré ma capote et qu

'y a qu 'une très petite différence entre le blizzard dehors et là -dedans.

Excepté que vous avez des couvertures et des stipulants.

Il a raison.

Mademoiselle Dubois, vous n 'allez pas dire que... Deux sous une couverture ou

deux fois plus chaud qu 'un seul.

Quatre sous une couverture. C 'est un tricheur et un menteur. Oui, mais n

pas la...

La question, c 'est que nous sommes complètement gelés. Oui, et le moment

venu de mettre de côté nos rivalités par trop mesquines.

Plus de hache, ce qu 'elle est.

Et vous savez qui la tient, cette hache ? Il n 'a pas de hache de gueule, je

vous le promets. Il n 'a même pas toute sa moustache. Alors pourquoi ne pas

discuter de tout ça sous cette grande couverture ? Oui, il a raison. Nous

nous mettre sous la couverture. Tous les quatre, tous bien le tiennent. Et du

coup, il va devenir nécessaire d 'abaisser le siège. Abaissez le siège !

Et du champagne, professeur. Oh, merci.

Oh, c 'est diabolique.

Depuis, je propose un toast.

Qu 'est -ce que c 'est un drôle, mademoiselle? Qu 'est -ce qui est arrivé

votre moustache? C 'est moi qui l 'ai cassée.

Quoi? Je l 'ai cassée. Elle était toute gelée. Je l 'ai cassée comme ça.

Un petit moment ?

7h30.

Bonjour. Bonjour.

Quelle gueule de moi ! Quelle heure est -il ? Heure de se lever !

Professeur, c 'est l 'heure de se lever.

Allons, professeur, faites une risette.

Quoi ? Une risette ? Elle est sept heures et demie. Alors, debout et pas de

risette ! Elle est toujours comme ça, tous les matins. Non, je ne suis pas

ça tous les matins, mais ce matin particulièrement parce que j 'ai le mal

mer.

La faute du champagne. Non, ce n 'est pas la faute du champagne, c 'est l

du roulis. Il n 'est pas nécessaire de lui crier après. Je crierai après ceux

après qui j 'ai envie de crier. Il crie toujours comme ça, tous les matins.

Laissez -moi sortir d 'ici.

Sept heures et demie. A ton idée, espèce d 'idiot. C 'est le roulis.

Une heure et demie.

Une heure et demie.

... ... ...

...

Sous -titrage FR ?

Nous allons sombrer.

Éventuellement. Alors c 'est bien ce que je dis, vous perdez votre temps.

Je vais placer cette feuille dans une bouteille parfaitement étanche.

Si on la trouve, elle fournira des renseignements de grande valeur à ceux

nous suivront.

Des renseignements de grande valeur à ceux qui nous suivront. Ah ! Professeur,

moi, il m 'a fait une idée. Laquelle ? Au lieu de cette feuille, pourquoi vous

et moi n 'entrerons pas dans la bouteille étanche ? C 'est toi !

Enfin, il faut faire quelque chose. Oui, on va se faire tranquille. Avant que

cet iceberg fonde et qu 'on soit noyés tous comme des rats, nous aurons le

de faire plein de choses.

Oui ? Quoi ? Qu 'on avait tous de faim.

Mademoiselle Dubois, je vous demanderai de nous faire des repas froids

dorénavant. Nous fondons bien assez vite comme ça.

Quelle différence est -ce que ça fait ? Quelques petites heures en plus ou en

moins ? Les minutes font parfois une différence dans les sauvetages,

Mademoiselle Dubois.

Monsieur Leslie.

Je vous soupçonne de vous montrer tout à fait illogiquement optimiste pour ne

pas m 'inquiéter. Mais ce n 'est pas nécessaire, sachez -le. Nous sommes sur

iceberg et nous sommes en train de dériver au hasard et nous fondons.

Vous êtes une brave petite femme, mademoiselle Dubois.

Le ciel est rouge.

Et alors ? Il va y avoir un orage.

Qu 'est -ce que tu nous racontes là ?

C 'est le rouge au matin, danger pour le marin. Mais qu 'est -ce que tu

racontes, esprit moyenâgeux ? Est -ce que tu réalises quelles sont les chances

'orage dans cette partie de l 'océan à cette époque de l 'année ? Non, combien

Une chance sur cent !

C 'est pas un

centimètre de moins.

Encore 20 centimètres de moins.

Ça veut dire qu 'il reste encore un mètre d 'épaisseur. Oui, c 'est -à -dire

'il reste encore un mètre d 'épaisseur. Rien que ça. À la vitesse où nous

fondons, cela durera bien encore une semaine.

Vous ferez bien de garder ça pour vous.

Non, mais bien sûr que je garderai ça pour moi.

Jusqu 'à ce que l 'eau atteigne ma lèvre inférieure, alors je crois que j 'en

ferai peut -être part à mon voisin.

Est -ce que le professeur s 'éclagnait ? Vous connaissez le professeur.

Il pense que nous fondons trop vite et il déchargeait sa colère sur les dieux.

Est -ce que nous fondons trop vite ? Non, je ne pense pas.

Si je m 'en réfère à mes calculs savants, nous toucherons terre au moment

où nos pieds seront mouillés.

Je meurs de faim.

elle fait la cuisine.

Combien de temps il faut pour ouvrir une boîte de petits pois ? C 'est l

'éternel combat qui prend du temps, Max.

Quel combat ? Elle a un bon ouvre -boîte.

Pauvre cervelle, je te parle en ce moment de l 'homme et de la femme, de l

'amour, de conquête.

Qu 'est -ce que vous dites ? Il tente une approche et je suis sûr qu 'il l

'intéresse, mais je connais bien l 'âme humaine, elle ne capitulera pas. Ah bon,

si elle flashe, on n 'aura pas de petits pois.

C 'est un combat, Max, et il se sert d 'une arme qui fait tomber bien des

de la plus humble fermière à la plus superbe duchesse, mais elle va lui

les droits. à de la femme.

Mais c 'est terrible.

Oui, pour un homme tel que Leslie, oui, c 'est terrible.

Comme moi, il veut vaincre selon ses conditions.

Et elle n 'en acceptera aucune si ce n 'est les siennes.

C 'est Sylvie.

Tu vois, elle est bien.

Vous croyez qu 'on ne sera pas de trop ?

Eh ! Eh, professeur ! Eh, professeur ! Debout là -dedans !

Debout là -dedans ? C 'est sept heures et demie, debout là -dedans ! Debout là

-dedans ! Assez ! Il écrit toujours comme ça, tous les matins.

T 'en es plus idiot ! Professeur, debout là -dedans ! Oui, debout là -dedans !

Tout le monde, debout là -dedans ! Il est sept heures et demie ! Mais nous

sommes sous l 'eau !

Nous sommes perdus ! Sous l 'eau ! Mais on y arrivera. Mais on arrivera où ?

Terre ! Terre ! De quoi ? Terre ! Terre ! C 'est la Sibérie,

probablement Cap -Est. Je vois un navire dans le port. Nous sommes...

C 'est moi ! C

'est moi ! Si je ne savais pas ce que je sais, je dirais

que... C 'est moi !

Sa banquette dans le train de Santa Fe.

Je l 'avais expédiée sur la bonne ligne. Vous avez un certain toupet. J 'avais

votre parole.

Mais vous ne m 'aviez pas laissé le cheval.

Menteuse. Mais je vous avais prévenu que je finirais la course.

Pousse le bouton, Max. Elle est son talon d 'Achille et elle est notre

atout. Alors il ne faut pas qu 'elle reste en arrière. Maintenant, Max.

Pousse le bouton, Max.

Une femme irredoutable.

Fébus ! Oh, désolé, chérie.

Capitule Don Henri.

Jamais. Bon, n 'oubliez pas que nous avons les six mois à dîner, alors tâche

ne pas être en retard. Oui, chérie. Fébus.

Excusez -moi, monsieur Grosbonnet.

Désolé, ma chérie.

J 'ai eu du mal à traverser le hall. De quoi vous plaignez -vous, mon vieux ?

Moi, je dois supporter leur meneur jour et nuit. Ça vient de l 'agence Retaire.

Dernier rapport daté du 20 mars.

Fatalitas toujours en tête, approche de Sredny Kolimski.

20 mars.

Ils doivent avoir atteint l 'ALENA à l 'heure actuelle.

Professeur. Mais qu 'est -ce qu 'ils ont fait, toi ?

Offrez -leur des carottes, il paraît que ça sera aimable.

C 'est parce qu 'ils ne savent pas qui je suis.

Croyez -moi, essayez les carottes.

Max, comment ça se dit « ami » en russe ? Professeur, je ne sais pas cette

langue, professeur. Eh bien, cherche dans le dictionnaire. Le dictionnaire, c

'est ça.

J 'ai trouvé, j 'ai trouvé. Alors, qu 'est -ce que c 'est ? Je ne peux pas

prononcer.

C 'est pourtant simple.

Drousia.

Je parle, je lis et j 'écris le chinois, le russe et l 'arabe.

C 'est la Weber Automobile Compagnie qui a construit la Leslie spéciale. Est -ce

qu 'ils se sont alignés ? Non, ils refusent toujours d 'embaucher du

féminin. Jusqu 'à ce que Weber et Compagnie se mettent au diapason, nous

dirons pas un seul mot de la Leslie spéciale dans ce quotidien. Mais on ne

pas faire ça.

Nous perdrons leur publicité.

M. Phébus, jusqu 'à ce que mon époux soit sorti de l 'asile, c 'est moi qui

commande ici.

Oui, monsieur. Euh, madame. Maintenant, voyons.

Ils doivent bien approcher du prochain relais d 'essence qui est... Potsdorf.

Je vais vous escorter jusqu 'au palais. Vous serez les hôtes de son Altesse

royale, le Prince Apnique.

Nous sommes profondément honorés.

Et qui est Prince Apnique ? C 'est lui qui est l 'héritier du trône.

Je dis qu 'on aurait dit la plaque, il y a belle durée. Je dis que nous la

plaquerons quand j 'aurai dit on la plaque. C 'est celle de vous pour

Bonjour, messieurs.

Qu 'est

-ce que vous voulez ?

Qui êtes -vous ? Professeur Fatalitas. Et vous, qui êtes -vous ? C 'est

incroyable. C 'est stupéfiant.

Laissez -moi descendre ! Lâchez -moi ! J 'ai trouvé cette tigresse qui nageait

dans le lac.

J 'ai le droit de savoir à quoi elle se traite, moi ! C 'est extrêmement simple.

Vous êtes tous les trois en état d 'arrestation.

Son Altesse royale, le prince Frédéric Rappnick.

Mais ça a été... Non, c 'est pas lui.

Je suis épuisé.

Oh, merci.

Votre Altesse.

Altesse, puyez -vous présenter le grand Leslie.

Votre Altesse. Et voici M.

Ezekiah.

Bienvenue à Potsdam.

Vous permettez question, Altesse, vous n 'auriez pas petit cousin dans l

'Amérique, peut -être ? Moi ? De la famille à l 'étranger ? Cela ne tient

conséquence, Altesse. Il s 'agit seulement d 'une inquiétante

quelqu 'un que nous connaissons.

Quelqu 'un qui me ressemble à moi ? Oui, Altesse.

Au royaume de Carpagny, tout ce qui n 'est pas la valse, ce n 'est pas de la

danse. Et moi, j 'adore la danse.

Je déteste la valse.

Alors voilà ce que je fais. Je valse assez pour obéir à la tradition et je m

'écline ce verre de plus satisfaisant des activités.

Cognac ! Je regrette d 'avoir pas prévu quelques divins divertissements pour

vous, monsieur Leslie. Vous savez, la Carpagny, c 'est plein de forêts. Les

forêts sont pleines de gitans. Les gitans sont pleins de choses

telles qu 'avaler des sabres, des torses enflammées, du verre pilé. C 'est

prodigieux. J 'aimerais tellement en faire autant.

Votre Altesse devrait visiter l 'Inde un de ces jours.

L 'Inde, est -ce que ce n 'est pas là qu 'il y a de curieuses personnes qui

courent sur des clous et qui marchent sur le feu et qui exercent de l 'idiot

serpent à la danse ? Je crois qu 'on a prévu que j 'irais aux Indes, n 'est -ce

pas ? Après être monté sur le trône, si Dieu le veut, nous irons aux Indes,

généralement. Je suis d 'une impatience.

Assis, assis, assis, assis, assis. Prenez donc la cigare.

Vous savez que mon couronnement aura lieu demain. J 'espère bien que vous y

ferez, mon grand Leslie.

J 'en serai fort honoré, votre Alpache. Mais si vous insistez au couronnement,

monsieur Leslie, ne perdez -vous pas un temps appréciable dans votre course

verticale. Puisque personne n 'a signalé que le professeur Fatalita s 'est passé

votre frontière, j 'ose en conclure que je suis en tête.

Mais il peut être là d 'un moment à l 'autre.

Et d 'après mon expérience générale, il n 'y a que très peu d 'avantages à

gagner si l 'on gagne trop facilement.

Ah oui, ah oui, ah oui, ah oui, ah oui, ah oui.

Qu 'est -ce que vous dites de ça, général ? Que c 'est un admirable point

pour n 'importe qui sauf un soldat.

Dans ma profession, gagner est une obligation.

Gagner facilement, une bénédiction.

Ah oui, une bénédiction. Il a des pensées profondes gravées sur les murs

chambre, telles qu 'on reconnaît l 'artilleur à l 'odeur de sa poudre et le

fantassin à celle de ses pieds.

Bonsoir, votre Altesse.

Rolf, grande coquine, d 'où est -ce que vous venez ? Mes humbles excuses si je

suis en retard, votre Altesse, mais j 'ai été retenu par une affaire

Vous vous êtes encore battu en duel, mes chevangarnements ? Votre Altesse, pas

exactement.

Monsieur Leslie, voici le baron Rolf von Stupp. Notre baron Von Schupp, je dois

vous le dire, est le plus grand bretteur du royaume, et même pour être exact,

ses prouesses de fine lame ne sont surpassées que par sa réputation auprès

tables. Ah, baron, mais honorez -vous. Oui, alors maintenant, assis, assis,

assis, buvons la nuit est jeune et nous allons passer une... Cognac ! Et

dépêchons -nous ! Pourquoi êtes -vous si grand, monsieur Leslie Schu ? Le grand

untel, c 'est un titre donné à la légère aux baladins et aux amuseurs.

ou une décoration décernée aux hommes qui sont morts depuis trop longtemps

avoir encore des ennemis.

Non, je suis simplement Leslie, et je suis à votre service, votre Altesse.

c 'est qu 'il faut si longtemps pour aller d 'un endroit à un autre. Je vis

un continuel état d 'épuisement qu 'on me coince.

Bien sûr, il y a un avantage. Quand on est jeune, c 'est qu 'on peut jouer le

nom des corridors.

Je montais et je descendais ce corridor sur mon volet quand j 'étais petit. Mais

j 'ai grandi, je me suis soulève et je suis tombée.

Maintenant, je vais faire dodo.

Bonne nuit, votre Altesse. J 'y vais me border dans mon lit. Moi, je ne demande

pas. Ah non ! Vous êtes le bordeur le plus mollasson de tout Potsdorf. Il y a

quelque chose que j 'aborde. C 'est un bordeur trop mollasson.

Bonne nuit, mon grand Leslie Chou. Dormez bien et demain au couronnement.

peur d 'avoir bu un petit petit verre de trop.

Après tout, c 'est tous les soirs que je bois un petit verre de trop.

Parce que mamie n 'est plus là pour me gronder.

Je voudrais que mamie soit là.

Maman, maman.

Elle tourne comme horloge.

Moi, très consciencieux, toujours regarder si tout bien marche.

Ça, c 'est une belle voiture. Très belle voiture.

Vous empêchez personne étrangère de venir trop près, je vous prie.

Seulement moi ou un grand Leslie.

Soyez tranquille.

Moi, je vais venir demain matin.

Nuit très belle, beaucoup étoiles.

Pas touché, je vous prie.

Je vais aller faire pitié de promenade autour du palais.

Ce que nous faisons en ce moment, Altesse... C 'est quoi ? Nous allons

petite promenade. Où est -ce que nous allons ? Faire une petite promenade,

Altesse.

Bonsoir.

Entrez là -dedans.

Au revoir.

Oui, c 'est ça, oui.

Et après, enfin, soyez raisonnable, ça n 'arrangera rien d 'arracher comme ça

tous les barreaux.

Vous et vos stupides idées. Max n 'arrivera jamais à rien avec Scani. En

cas, nous nous trouvons juste au -dessus d 'un gouffre.

Vous pouvez faire ce que vous voulez des autres, à condition de me relâcher. Que

diriez -vous si je vous donnais la fille ? Hein ? Peut -être ? Hein ?

Professeur,

j 'ai l 'honneur de vous présenter son Altesse royale, le prince Apnique,

héritier du trône de Carpignan.

Je l 'ai eu.

Je vous conseille de réfléchir. C 'est tout réfléchir.

Vous ne nous laissez donc pas d 'alternative.

À vos ordres.

Ezekiel.

Oh, bien, vous ne restez pas là. Faites quelque chose.

Réveillez -vous.

Voyons, réveillez -vous.

Ezekiel. Oh,

par pitié, réveillez -vous.

Demain, à cette heure -ci, vous serez roi.

Après quoi, vous vous nommerez le général Kister, chancelier, et vous

discrètement.

Fortaltès, souvenez -vous une faute et vous êtes mort.

Nous le serons tous.

Soyez la bienvenue.

Quand nous serons revenus au palais, vous taillerez votre moustache.

Vous devez ressembler exactement au prince.

Êtes -vous hilare ? Que voulez -vous dire par hilare ? Le prince a un rire

particulièrement hilare. Mais comment ça ?

C

'est le rire d 'une basse. Le prince serait plutôt un soprano. Essayez.

J 'ai le droit de savoir à quoi rime ce traitement.

On vous l 'a dit, vous êtes arrêté.

Je le vois, mais pourquoi ? Espionnage.

Espionnage ?

Enfin,

enfin, le grand Leslie est fini. J 'ai gagné.

Personne n 'aurait voulu le croire.

Allez -vous -en tout de suite, salbête. Et n 'essayez pas de me jouer les tours

de cochon, mon ami.

Respectez le contrat.

Il reste dans les oubliettes jusqu 'à ce que je sois en sûreté à Paris. Parle de

tour de cochon, parce que pour ce qui est des tours de cochon, c 'est moi le

roi.

Laisse -moi tranquille. Je ne voulais pas me tailler votre moustache, votre

majesté.

Sale cabot.

Je suis venu voir le grand Lécy.

Je regrette, mon père, mais j 'ai reçu des ordres et je ne dois laisser

voir le prisonnier sans autorisation spéciale. Je vous comprends. Je vous

mon fils.

L 'esprit.

L 'esprit ! Je suis là. Je suis là.

Max ! Venez vite, il faut sauver le professeur.

Où sont donc mademoiselle Dubois et les écaillards ? Ils sont avec le baron. Le

baron ? Oui, le baron. Le baron, il a amené tout le monde. Venez vite, il faut

sauver le professeur.

Enfuit avec un moinillon. Leslie s 'est enfui sur un petit moineau.

Non, bougre d 'idiot, un moinillon, un petit moine, un prêtre.

Alors qu 'est -ce qu 'on doit faire ? Le couronnement doit avoir lieu sans plus

attendre. Puisque Leslie est libre, chaque minute compte.

Vous avez raison, puisque Leslie a pris le large, c 'est chaque seconde qui

compte.

Max, êtes -vous sûr que le château du Baron est sur un lac ? Je suis positif,

très grand lac.

Et le seul lac qui est sur cette carte est de ce côté -là.

Vous n 'êtes pas sérieux ? Je suis très sérieux.

Vous êtes un être satanique ! Tout ce que je demande, c 'est qu 'il réponde à

quelques questions.

Niet, niet, moustache ! Pourquoi êtes -vous venu ici ?

Qui vous envoie ? La moustache.

Non ! Non ! Touchez un cheveu de sa tête et vous en répondrez devant l 'opinion

publique et devant tous les gouvernements libres des pays civilisés.

Je chante à mon pays de liberté.

C

'est

là, sur le lac, sur le lac. Venez, nous allons sauver le professeur.

Max, mon ami, je vous préviens, si mademoiselle Dubois et Ezecaïa ne sont

dans ce château... Mais ils y sont, ils y sont, ils y sont, je le jure. Allons

sauver le professeur.

Ils y sont, ils y sont, je vous jure.

Chut.

Chut.

Et de plus, faites ce que je vous ordonne, baissez -vous encore, encore.

Arrêtez !

Bonsoir, mon cher Baron.

Tiens, M.

Leslie.

C 'est une plaisante surprise.

Je m 'attendais bien à vous revoir encore, mais certes pas la lame à la

Vous préférez le fleuret ? Pas particulièrement, dans la vie on prend

'on peut.

Je présume que vous savez vous en servir.

J 'espère que cela ne sera pas nécessaire.

Je le souhaite pour vous.

pour lâcher Mlle Dubois et les deux autres ? Non.

Alors, je crains que cela ne soit nécessaire. Vous allez faire une sottise

'est très présomptueux, Baron. Vous faites de moi la victime avant même de

commencer.

Je vous préviens.

Ne vous faites pas de soucis.

En garde.

Vous êtes adroite, monsieur les filles.

Très adroite.

Mes compliments, M. Leslie.

Vous tenez le fleuret comme un maître.

Merci, Baron, vous aussi.

Personnellement, je préfère une arme plus mâle. Comment vous servez -vous de

'épée ? Il n 'y a qu 'un moyen de le savoir.

M. Leslie.

Concernez -le ! Attention ! Attention !

Ainsi que le disait très judicieusement je ne sais qui, tel qui fuit devant le

danger reste vivant pour se venger.

Donc en attendant l 'heure de la vengeance, je vous prie de m 'excuser.

Ma gondole m 'a...

que nous sortions d 'ici.

Osez donc un peu.

Du rhum ? Ah, je n 'aime pas les mélanges ! Je le fais aussi !

deviennent vous. Mais non, votre Alpée, c 'est le baron von Stuhl. Ça m 'est

égal. Ça m 'est égal. Vous êtes bannis. Je vais chercher un nouveau emporteur d

'élite. Bannis, bannis, bannis.

Mademoiselle Dubois.

Ça, je ne l 'ai pas tué !

Gris bémol !

There's a tree in the forest A tree

that will give you a sign

Come along with me

To the sweetheart tree Come and

carve your name

Si vous voulez...

Je pense que le moment est venu pour nous de régler nos petits différends.

Bien.

Comme vous le savez, j 'ai constamment maintenu une inébranlable position au

sujet des droits de la femme et de l 'égalité des deux sexes.

C 'est comme moi.

De ce fait, je ne crains pas d 'affirmer que c 'est surtout là le principal

terrain où se joue notre conflit.

Aucun doute à ce sujet.

Par conséquent, dans l 'intérêt du progrès et de l 'harmonie, je suis

être conciliant sur certains points.

Conciliant ? Vous êtes une femme

émancipée, mademoiselle Dubois.

Et moi, un homme émancipé.

Vous êtes la plus déraisonnable, la plus inconsistante des femmes. Moi, je suis

déraisonnable ? Oui, oui, oui. Moi, je suis inconsistante ? Oui, oui, oui. Mais

alors vous, qu 'est -ce qu 'il y a d 'être inconsistant ? Inconsistant ? Et d

'être déraisonnable.

Déraisonnable ? Et arrogant.

Et arrogant ? Oui, arrogant.

Très bien, mademoiselle Dubois, discutons de l 'arrogance un petit

'accord, monsieur Leslie, allez -y.

Discutons de l 'arrogance.

N 'importe quelle femme qui aurait l 'invraisemblable arrogance de se

l 'égal de l 'homme... N 'importe quel homme qui aurait l 'invraisemblable

arrogance de se considérer supérieur à une femme... Tout idiot sait qu 'il n 'y

a pas de femme capable de concurrencer. Vous voulez savoir ce qui vous démange ?

Pas moi, je ne sais pas bien ce qui vous démange.

Qu 'est -ce que je t 'avais dit, Max ? Elle est en train de nous faire gagner

course, cette petite mule de suffragettes.

Je voulais seulement vous embrasser. Ce que vous vouliez, je ne sais que trop. C

'est pourtant vous qui préciez l 'émancipation, l 'égalité des sexes.

Nous allons gagner, Max. Nous allons gagner.

Je crois qu 'on tourne à droite au prochain point de vue.

Oui.

Ce n 'est pas de droits égaux dont vous parlez.

Je sais parfaitement de quoi je parle. Ce que vous voudriez, c 'est une utopie

féminine sur mesure, où vous auriez tous les avantages et aucune des

responsabilités.

Responsabilité ? C 'est bien à vous de parler de responsabilité.

Tournez à droite.

En arrière, tournez à droite. Non, je ne tournerai pas à droite.

Mais je ne connais pas. Oui, ben moi aussi. Eh bien, vous devez tourner à

si vous voulez aller jusqu 'à la Tour Eiffel. Si je tourne à droite, nous

obligés de descendre les escaliers du Sacré -Cœur.

Vous faites la maligne, mais quand on en vient au fait, vous êtes aussi émancipé

que la mère supérieure d 'un couvent de jeunes filles. Qu 'est -ce que vous en

savez ? C 'est vous, la suffragette, c 'est vous qui proclamiez le droit des

femmes à l 'amour libre.

Et alors ? Alors moi, bon idiot, j 'y vais librement et je reçois une claque

magistrale pour ma gouverne.

Votre interprétation du droit qu 'ont les femmes à l 'amour libre et la mienne

sont deux choses tout à fait différentes.

Bon, alors ayez la bonté de me dire quelle est votre interprétation à vous.

plaisir.

Lui, vous disiez que tant qu 'elle serait avec lui, nous tenions le bon

Ah, c 'est quoi ?

Je considère moi -même sexuellement libre et moralement émancipée. Je n 'en

demeure pas moins une femme, ayant conscience de cette dignité qui n 'a pas

'intention de tomber dans les bras du premier bellâtre pommadé, tout fier d

'être un mâle qui croit pouvoir me séduire, en déniant même faire des

concessions, comme si j 'étais une petite fille.

Mais moi, j 'ai seulement voulu vous embrasser. Et pourquoi ? Parce que je

aime, voilà pourquoi.

Vous ne me croyez pas, hein ? Ah, ça non, alors !

Mais qu 'est -ce que vous faites ? Je vous prouve que je vous aime.

Sous -titrage Société Radio -Canada

Vous avez perdu.

Seulement la course.

Il a gagné ! Je suis le roi ! Le roi, je suis le roi ! Non, non !

Non, je ne l 'ai pas battu ! Il m 'a laissé gagner ! Et ma dignité ! Je veux

bien gagner, mais sans qu 'on m 'aide ! Pour autant, il m 'a fait gagner ! J 'ai

ma dignité d 'homme ! Mais c 'est de la tarisse ! Mais c 'est de la monnaie !

Vous avez triché et tout entendu.

Je refuse de profiter. Je veux gagner, mais gagner sans qu 'on m 'aide pour

ruiner ma réputation. Vous que je hais, vous dont les cheveux sont toujours

gommés, les vêtements toujours blancs et l 'auto...

Cette fois, je veux gagner sans combattre.

Pousse le bouton bas !

... ... ...

...

Merci à tous.

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