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Zulu
Ouah !
Tu étais censé faire sauter le coffre-fort,
pas toute cette satanée banque.
Hé !
Tu peux pas en utiliser autant, Barney.
Nous avons besoin d'une plus grande banque.
Qu'est-ce que tu fais ?
Je t'empêche de nous faire sauter jusqu'en enfer.
Tu connais rien à ce genre de trucs.
Plus que toi.
D'accord, je vais en utiliser six.
Six ? - D'accord, cinq.
Utilises-en un. - Que dirais-tu de deux ?
Un ! - Un.
- Allez, allez. - Fais péter le pont, Barney !
Eh bien, je ne sais pas.
Cette troupe arrive plutôt vite.
Dynamite-le, Barney,
ou ces gars vont nous poursuivre toute la journée.
Hé, Barney, qu'est-ce que tu fais ?
Tu fais pas sauter le pont tant que t'es pas de ce côté-là.
Tu sais, à long terme,
je suis pas sûr d'avoir moins
de problèmes de ce côté du pont.
Ouais, continue à parler, tu vas le savoir bientôt.
Voyons voir.
Est-ce que je dois utiliser deux... voyons, quatre bâtons ?
Barney ! Utilises-les tous !
Ouais.
Oh, non.
Euh, tu as une allumette ?
Quel dynamiteur... Tiens, Barney.
Ouais, merci.
Une allumette ?
Tu me donnes une allumette ?
Ouais, vraiment drôle. Vaudrait mieux que ça marche.
Allez, Barney, allez.
Désolé pour le pont, shérif !
Ouais, y en a un autre à 30 km au sud d'ici !
Qu'est-ce qui te fait rire ?
Essaie d'utiliser une mèche qui fonctionne, la prochaine fois.
La mèche a fonctionné, mais pas assez longtemps.
Ouais, heureusement pour nous, je suis un bon tireur.
Oh ouais, tu es un bon tireur. Ça t'a pris assez d'essais.
Tu crois pas que j'aurais pu réussir d'un seul coup ?
Mouais, peut-être. Si tu avais des lunettes.
Oh, tu avais d'autres allumettes ?
Espèce de fils de...
Madame.
Je suis sûr que vous le trouverez absolument luxueux.
Montez, monsieur ! Il ne vous plantera pas comme ce cheval le fera.
Avec ce modèle T Ford, tout le monde dans le pays mangera votre poussière.
Il est rapide, et c'est un vrai plaisir à manier.
Et ça absorbe de l'essence, qui en même temps...
Des lunettes, monsieur ?
Hein ? - Des lunettes, monsieur ?
Mères, je vois les larmes de fierté dans vos yeux.
Vos garçons, des héros, chacun d'eux.
Enrôlez-vous dans l'armée américaine.
Barney. Barney, viens ici.
Ce n'est pas magnifique ?
Ouais. C'est magnifique. Juste magnifique.
Qu'est ce que tu regardes ?
T'en penses quoi ? - Ça a l'air plutôt solide.
Le genre d'endroit que tu construirais pour beaucoup d'argent.
Venez vous asseoir ici !
Venez voir ce que c'est que monter dans le landau le plus chic du monde !
Je crois pas, Luke.
Monsieur ?
Très bien.
Je suis ici pour vous enrôler dans mon régiment, le Vieux 88ème.
C'est le dessus du panier, et on les étrillera en deux semaines.
Le boniment de ce type te plaît ?
Qui paie pour cette foutue guerre ?
Ouais.
Notre président ne va pas rester les bras croisés
et laisser sombrer nos amis européens,
car autrement l'Amérique sera la prochaine sur la liste du Kaiser Bill.
Qui est le Kaiser Bill ?
Qui s'fait d'la bile pour le Kaiser ?
Amis américains, patriotes...
Oh, ma chère Clémentine...
Ah, une proie facile.
Maintenant, tout ce qu'on a à faire est de la pousser un petit peu.
Et maintenant...
Attends, attends, attends, tu veux ?
Ces choses-là doivent être exécutées à la perfection.
Oh, regarde la taille de ce truc.
Ouais.
Tu crois pouvoir le faire péter, Barn ?
Ouais, juste besoin d'une allumette.
Hé, Luke, tu as une... Merci.
Fais péter le truc, Barn.
Hé, c'est ouvert.
On a vraiment sauvé votre banque, M. Pendercost.
Je suis heureux de vous rencontrer, M. Pendercost.
Oh oh.
Mon partenaire ici même et moi,
on pensait faire un petit dépôt.
Vous avez vraiment pris une étrange façon d'ouvrir un compte.
On vérifiait juste la banque,
histoire de voir si elle était assez sûre pour y mettre notre argent.
Ouais. - Ça vous dérange si je m'asseois ?
C'est le cas. Bill !
Hé !
M. Pendercost a dit que ça le dérangeait.
C'est pas une façon de traiter un client potentiel,
doté d'une grosse somme d'argent.
Combien ?
On a deux mille... - Mille.
Mille... - Deux mille...
Nous avons 1000 dollars.
Combien t'as dis, fiston ?
Eh bien, je parlais juste pour moi,
puisque Barn et moi sommes partenaires à 50/50.
Bien sûr, en tout ça fait 2000.
Je suppose que vous avez ça sur vous.
Non, certainement pas. On l'a caché.
Bill, fais venir Big Jake.
Alors, vous allez prendre notre argent ?
Absolument. Je vais même vous donner un bordereau de dépôt.
Bon, je suppose qu'on est libres de partir, alors ?
D'une certaine manière.
«Bonne chance, les garçons !».
Eh, salut, Big Jake.
J'ai deux gars valides au sang chaud ici, prêts à l'action.
Oh, regarde ces pauvres gars.
Ouais, on pourrait être dans une chouette prison tranquille quelque part.
Allez ! Gardez le rythme ! Allez !
Hé, qu'est-ce qui presse ?
Capitaine ! La bombe !
La bombe est restée coincée !
Je veux pas être réduit en bouillie.
Hé, Luke !
La dernière chose que je veux, c'est d'aller en première ligne.
Luke ! Luke !
J'ai pas fait 13000 km pour me faire écraser par un camion !
Baissez-vous, pauvres imbéciles !
Bon, on va pas baisser le froc devant un bombardier allemand.
Ouais, on va se le faire.
Je l'ai eu ! - Non non, je l'ai eu !
Un sacré bon tir, hein, Luke ?
Merci, Barney. - Non, je parlais de moi.
De quoi tu parles ? J'ai eu le pilote.
J'ai eu le pilote.
Nan, tu as le gars dans l'aile. J'ai le pilote.
J'ai eu le pilote. - Je l'ai eu !
J'ai eu ce pilote !
Éloignez-vous de ce camion !
Non, non, non, non !
Je me demande ce qu'il y a là-dedans qu'on est pas censé voir.
Je sais pas. - Tu crois que c'est la paie ?
Notre chance est de retour, Barn. Grimpe.
Youpi ! Allez, hue !
Revenez ici, les gars ! Vous êtes au rapport !
Bordel !
Bien. On retourne sur la route ! Allez, on se bouge.
Tu vas pas le croire.
Quoi ?
Ce machin est bourré de dynamite.
Aors, c'est ce qu'ils essayaient de nous dire.
Tu t'en sors joliment bien avec ce bronco, mon pote.
Et si tu nous emmenais quelque part où on pourrait dépenser nos gains au poker ?
Bon, pourquoi pas Paris ?
Paris ?
Pas mal. Et après Paris ?
Je sais pas, le Dakota du Sud ?
Hé, qu'est-ce que ça dit, Luke ?
Ça dit «Bar», Barney.
Ouah ! - Faites attention !
C'est bon, les filles.
Regardez où vous allez, voulez-vous ?
Désolé, désolé. - Vous y croyez ?
Entrons.
Il ne devrait pas être autorisé à prendre la route.
Officiers seulement, Barn.
Eh bien, c'est dommage. J'ai soif.
Je dois aller aux toilettes. - Par ici.
C'est par ici, par ici. - Tu es sûr ?
Ouais. - Très bien.
Très bien. Très bien.
Archibald, mon Dieu.
Que le monde est petit.
Euh, Aldiss. Je suis Aldiss.
Oui, Aldiss, Aldiss.
Eh bien, Aldiss, tu te souviens de moi, Luke ?
Ah, barman, pourriez-vous servir une tournée pour nos camarades et nous ?
Doublez-la.
Euh, Nicky, tu te souviens de notre copain, Luke ?
Je ne pense vraiment pas que l'on connaisse ces messieurs, Aldiss.
Oh, Nicky, Nicky, Nicky.
Tu as déjà oublié, Nicky ?
C'est une sacrée bamboche que nous avons fait là-bas, à Paris.
Toi et Aldiss, et moi et mon copain, Barney.
Oh oui, épatante.
Absolument épatante.
Nous avons pensé que c'était notre tour de vous offrir une tournée.
Arrête un peu, Nicky.
Je sais que nous avons déjà rencontré ces messieurs.
De plus, ils paient et nous sommes fauchés.
Ah.
Tu sais, tu es une très bonne danseuse.
Merci.
Dis, Nicky, ça ne te dérange pas que mon copain
gambille un peu avec ta chérie, n'est-ce pas ?
Après tout, nous sommes tous dans cette guerre ensemble.
Il est temps que vous rentriez chez vous.
Je vais garder ça.
Messieurs.
Buvons à nous.
S'il veut un toast honorable, buvons
aux chevaliers de l'air, le Royal Flight Corps.
Oui.
Non, trinquons au bombardier
que Barney et moi avons dézingué ce matin.
Vous avez abattu un bombardier ? - Oui, évidemment.
Où ?
A deux heures de route.
Sur la route, hein ?
Je te reconnais.
C'est toi le type qui a failli nous renverser dehors.
Toi, un vulgaire chauffeur, abattant un bombardier ?
Et comment l'as-tu abattu ?
Eh bien, ça s'est passé comme ça.
Prend ça !
Barney ! Est-ce que tu vas bien ?
Merveilleux ! Mon héros !
Je ne comprends pas pourquoi cela arrive tous les soirs.
Vous n'êtes pas censés combattre
les Allemands, pas entre vous ?
Hé ! N'importe qui peut conduire un camion et piloter un avion.
N'est-ce pas, Barney ?
Quoi que vous disiez, lieutenant.
Mon oeil !
Tu veux parier ?
Pari tenu.
Tu es sérieux ? Où va-t-on trouver un avion ?
Ne t'inquiète pas. Je vais nous trouver un zinc.
C'est un Gunbus, un sacré avion.
Essaie-les pour la taille.
Il fait plus froid là-haut que tu ne le penses.
Franchement, tu pourrais m'aider.
Merci.
Et c'est tout.
Accélérateur, manche, gouvernail. - J'ai compris.
Tu te souviens de ce que Nicky a dit à propos de l'atterrissage ?
Si je peux sortir en marchant de l'avion,
c'est un bon atterrissage, non ? Et je gagne le pari.
Euh, d'accord. - Très bien.
Tu as un autre de ces costumes pour mon pote ?
Oh, je suppose qu'il devra avoir le mien.
Vous n'êtes pas obligés d'être tous les deux des aviateurs.
Écoute, là où je vais, Barney va.
Essaie donc de l'arrêter.
Où est ton ami ?
Et où sont les filles ?
Barney !
Un, deux...
Hé Barney ! Viens par ici !
Barney, attrape les sacs et ramène tes fesses ici.
Tu peux toujours annuler le pari.
J'hésite.
Mets tes vêtements.
Je ne les ai pas encore enlevés.
Tes vêtements de vol. - Des vêtements de vol ?
Oui, nous montons.
Pas moi. Je ne monterai pas dans ce truc.
Barney, on a beaucoup d'argent sur ce truc.
Qu'est-ce que ces gars parient ?
Ils n'avaient pas de fric aux dernières nouvelles.
Ouais, quel est votre pari ?
Notre pari ? - Ouais.
Eh bien...
Eh bien, pourquoi ne pas nous parier ?
Oh, c'est impossible.
Pourquoi pas ? - Ouais, pourquoi pas ?
Pas mèche qu'on gagne pas celui-ci.
Tiens.
Juste une seconde.
Tu seras là quand on reviendra ?
Tu ferais mieux de les prendre. - Merci.
Monte à l'arrière, je pilote. - Sûrement pas. Je pilote.
D'accord, mets-toi devant.
D'accord.
Contact. - Contact.
Hé, Luke, attends une minute !
Où est mon joli volant et tout le reste ?
Très bien, Barney. J'ai un jeu de rechange ici.
Attends, attends !
Barney, laisse-moi tranquille ! J'essaie de conduire ! S'il te plaît !
Très bien ! Luke, Luke ! Nous avons décollé !
Nous volons, Luke ! Nous volons !
Luke !
Quoi ? - Je vais avoir le mal de mer !
Le mal de l'air, Barney.
Mal de l'air, mal de mer, quelle différence ?
Je vais être malade !
Ils vont trop loin. Ils vont quitter le terrain.
Tu as leur argent ? - Non.
Je pensais que tu l'avais.
Hé, Luke, quelque chose ne semble pas aller ici.
J'y travaille, Barney, j'y travaille.
Et comme ça ?
Ouais, c'est mieux. Je crois...
Viens. Nous avons un briefing à 8 heures.
Je ne veux pas y aller.
Tu te diriges vers ce nuage, Luke.
Cesse de t'inquiéter, Barn. Je vais le contourner.
On le contourne ? Parce que j'y vois rien.
Attends, Barn, tais-toi.
C'est quoi, ça ?
Je sais pas, mais je vais pas rester dans le coin pour le savoir.
Tu voles un peu bas, Luke.
J'ai dit que tu volais un peu bas, Luke. Remonte !
Remonte !
Je vois pas le terrain. Ils se ressemblent tous.
Ouah !
Ouah ! Luke !
Luke, je... Luke !
Luke.
Assieds-toi, Barney. Tu vas tomber.
Tomber ? J'y crois pas.
Hé, Luke, il y a un cirque en-bas.
Ça y est, Luke !
On y est arrivé, mon pote.
Vous avez bousillé mon zinc !
Désolé, monsieur. - Vous allez l'être.
Vous voyez ce wagon là-bas ? - Oui, Monsieur.
Oui, Monsieur.
Il s'agit des quartiers de l'officier supérieur,
à qui vous allez immédiatement faire votre rapport.
J'espère bien que c'est un homme raisonnable.
Vous allez le savoir.
Vous êtes britanniques, hein ?
Eh bien, non, nous sommes de bons...
Vous avez très bien agi.
Vous avez détruit deux avions d'un seul coup !
C'est un escadron allemand ?
Non, pas d'inquiétude, monsieur. C'est juste de l'humour de la part de Fritz,
parce que le commandant l'a abattu au-dessus de la base
et il a atterri sur la tête, monsieur.
Il pense donc qu'il s'agit d'un escadron allemand prétendant être britannique.
Ça nous va bien parce que le petit Fritzy est un génie de la mécanique, pas vrai ?
Il aura remis les zinc en état de vol demain matin, monsieur.
Et parfois, je fais quelque chose de spécial.
Vous devriez voir les spéciaux de Fritz.
On le fera un jour. - Fichons le camp.
Pour aller où ? Toi et moi sommes désespérés.
On doit faire quelque chose. On vient de bousiller deux avions.
Tu crois pas que ça va foutre ce commandant un peu en rogne ?
Bien sûr qu'il va être en rogne. On va gérer le problème.
On va avoir une petite discution avec lui, de pilote à pilote.
De pilote à pilote, on sait pas voler.
Eh, attends une minute. Tu sais pas voler.
J'ai piloté ce Gunbus et je l'ai posé.
Oh, tu appelles ça un atterrissage ?
On en est sortis en marchant, non ?
On a gagné le pari, non ?
Un sacré pari.
On prenait un verre avec deux jolies filles,
à présent, regarde dans quoi tu nous a embarqués.
Oh, allez. Tu as vu comme ces pilotes britanniques se la coulaient douce.
Regarde autour de toi, Barn.
C'est la vie facile. Courons notre chance.
Bien, messieurs.
Si vous voulez attendre là une minute.
Tant que ça nous fait pas pendre.
Eh bien, si ça nous va pas,
on partira de la même façon qu'on est arrivés. En avion.
Passez-moi le major Canning.
Ce type était le commandant. - Oh oh.
Messieurs !
Après toi.
Écoutez, Canning.
On s'échine à trouver ce dirigeable
et deux de vos farceurs d'écoliers
volent mon dernier Gunbus
et, quand ils le ramènent enfin,
ils l'écrasent par-dessus mes avions !
Je présume que j'ai raison de dire au capitaine Bannock
qu'aucun de nos gars n'a volé son Gunbus ?
Non, Bannock. Aucun de mes gars ne manque.
Alors, si ce ne sont pas vos gars,
ça ne vous dérangera pas si je les fais fusiller ?
Bon, tu as un sacré argumentaire à sortir.
D'accord, Canning. - Asseyez-vous, messieurs.
Le dirigeable. Hum ? J'ai besoin de certains de vos nouveaux avions.
Grâce à leur autonomie, on peut découvrir sa base.
Je n'ai aucune intention, Bannock,
de sacrifier un seul nouvel avion à votre obsession.
Je viens de rentrer du quartier général.
Ils sont ravis que le bombardier.
Gotha se soit abattu dans notre secteur.
On a eu le bombardier Gotha ?
Monsieur, on a eu ce bombardier.
Où ? - Louzé.
Ah, Luzé. - C'est ce que j'ai dit.
Vous êtes sûr que ce sont vos gars qui ont eu le bombardier ?
Bien évidemment...
Qu'est-ce que, euh...
Qu'est-ce que vous savez à ce sujet ?
Oh, juste qu'il a été abattu près de Luzé.
Luzé ?
Vous vous rendez compte que Luzé est dans mon secteur ?
Vous braconnez sur mon territoire.
Mes gars se sont occupés de votre problème,
vous pouvez très bien nous aider avec les nôtres.
Donnez-moi quelques-uns de vos nouveaux zincs pour descendre ce dirigeable !
Monsieur, ce dirigeable allemand... - Oui.
Il est un peu bruyant ? - Comme une grosse machine à vapeur ?
Plus comme un tremblement de terre. Vous l'avez entendu ?
Nous l'avons vu, monsieur. - Vous l'avez vu ?
Oui, Monsieur.
Dans ce cas...
bienvenue dans l'escadrille. Je m'appelle Bannock.
Salut, je suis Luke. - Barney.
Nous trouverons amplement de quoi vous occuper.
Oh, mon Dieu !
Bon, tu as réussi.
Comme toujours.
J'espère que non.
Allez, Barn. On est pas les seuls à s'être écrasés, ici.
Foutu Hamilton. - Désolé pour mon zinc, monsieur.
Vous avez besoin de saigner partout ?
Je pense que vous le faites exprès pour m'ennuyer.
Bordel. Trois zincs de détruits aujourd'hui.
Quatre, monsieur. Pilkington y est passé.
J'ai vu son cercueil partir en flammes.
On est tombés sur de l'artillerie lourde dans le secteur Q, monsieur.
Vous deux ! - Oui, monsieur.
Accompagnez Hamilton au mess !
Bonjour, les gars. - Salut, comment ça va ?
Jamais senti mieux de ma vie.
Nous sommes ici parce que nous sommes ici,
Parce que nous sommes ici, parce que nous sommes ici.
Ouah.
Non, arrête ça. Prépare les légumes.
Hé, partenaire. - Hum ?
Écoute, j'ai entendu deux ou trois trucs.
Ouais. Super, n'est-ce pas ?
Et bien, d'abord, cet archer, c'est pas un dieu.
Et ces pilotes ici ?
Ils s'attendent pas à vivre au-delà de demain.
Arrête de t'inquiéter, Barney. On a réussi ! Fais-moi confiance.
Ouais.
D'accord,
mais il se passe des choses très étranges ici.
Veuillez me suivre. Je vais vous trouver une table.
Voulez-vous un verre ? - Non, merci.
Marie ?
Chalky ? - Monsieur.
Eh bien ça alors. Les gars de Canning.
Vous ne seriez pas ici pour livrer deux Samson, n'est-ce pas ?
Non. Nous réglons juste une dette d'honneur.
Juste une dette d'honneur. Oui, monsieur.
Peu importe.
Joignez-vous à nous pour le déjeuner !
Il paraît que la nourriture que sert Canning est assez horrible.
Oui...
Comtesse Olga ! Nous avons quatre bouches de plus à nourrir !
Barney !
Oh, Louke ! - Non, Luke !
Oui, Luke, oui.
Salut. - Salut.
Salut. Tu es un grand pilote.
Du café ? - Non, non, non.
Nous sommes britanniques. Nous ne buvons que du thé !
Tu es si courageux !
Pourquoi ? - De rejoindre cette escadrille !
Nicky dit que tu es stupide. - Idiot ?
Plutôt fou furieux.
Un toast !
Oui, Brandon. Tu es le maître de cérémonie.
A notre camarade perdu aujourd'hui.
Pilkington. - Pilkington !
Nous consacrerons jusqu'à notre dernière goutte de sang
à venger tous nos compagnons morts.
Bien dit !
Bien sûr, dans une escadrille suicide,
vous devez tenter votre chance.
Mort ou gloire ?
Mort ET gloire !
J'ai essayé de te dire que c'est pas une troupe de scouts.
Nous sommes dans une escadrille suicide.
Pas pour longtemps.
Nos alliés américains, les petits nouveaux ici
ont de leurs yeux vu le dirigeable expérimental.
Eh bien, je sais avec certitude où ce dirigeable se dirigeait,
alors pourquoi ne pas nous donner notre chance, à Barney et à moi ?
Vous avez ma permission, les gars. Faites-le !
Magne-toi, Barn.
Elle dort encore.
Allez. - Alors, quel est le plan ?
On va sûrement pas chasser les dirigeables.
Alors qu'est-ce qu'on va faire ? - Aller en Suisse.
En Suisse ? Hé. Attends une minute.
Et les filles ? Emmenons-les avec nous.
On les fera venir.
Pour le moment, on doit t'apprendre à voler.
Voler ? J'ai pas besoin d'apprendre à voler.
Tu parles !
Hé, j'ai conduit ce camion, pas vrai ?
C'est pas parce que tu sais conduire un camion
que tu sais piloter un avion. - Bonjour, les amis.
Bonjour, monsieur.
Autre chose,
ne parle à personne de ce plan.
Oh, tu veux d'abord que j'apprenne à voler,
maintenant tu veux que je parle du plan à personne ?
Luke, on est dessus depuis longtemps.
J'ai déjà décollé et atterri 15 fois.
Compte jusqu'à 16.
Luke !
Écoute, j'ai réfléchi à cette idée de Suisse.
Tu sais, ça me dit pas trop d'aller dans un coin étranger sans dynamite.
Dommage qu'on ait abandonné ce camion plein à ras bord.
Heureusement que je viens d'atterrir.
Attends une minute, Fritzy.
Hé Luke, voilà notre Gunbus. - Ha.
C'est un avion, ça ?
Oui, c'est un de mes spéciaux.
C'est assez spécial.
C'est pas celui que tu nous as promis ?
Non, non, non, il est ici.
Tu es sûr que ce zinc volera 30 km ?
Oh, oui, oui, oui.
Il volera parfaitement sur au moins... 45 km.
Fritz, tu es un génie.
Je sais.
Tu aurais dû continuer à dormir.
Je voulais juste te dire au revoir.
On va pas si loin. On sera de retour dans une heure. Pas vrai, Luke ?
Exact, une heure.
Vous allez détruire le dirigeable en seulement une heure ?
C'est que la première partie du plan.
Je dois y aller.
Une ou deux petites choses que vous devriez savoir.
Tout d'abord, vous ne pouvez pas décoller
tant que vous n'avez pas atteint les 45 km/heure.
Il vole bien, quand même ? - Bien sûr que oui.
Hé, on prend ces deux Samson.
Hé !
C'est votre patron ? - Oui, monsieur.
Bien. Montrez-lui comment vous faites tourner une hélice.
Mettez-y tout votre coeur.
Juste une minute. Vos ordres ?
Et ces ordres-là ? - Allez.
Nicky, regarde.
Non, ne regarde pas. Ils volent nos machines.
Eh bien, nous avons volé l'une des leurs.
Pour te dire la vérité, Aldiss, mon garçon,
je ne vois personne voler quoi que ce soit.
A toi de lancer.
Pardon, monsieur.
J'ignorais que vous aviez demandé une patrouille aussi tôt.
Mes ordres sont très clairs, Lieutenant.
La première patrouille part à 09h00.
Mais on entend des moteurs, Major. Il n'est que 8h30.
Eh bien, Bannock...
Vous avez vraiment réussi cette fois.
Passez-moi le quartier général au téléphone, voulez-vous ?
Allô ? Capitaine Bannock ? Ici le Quartier général.
Allô ? Allô ? Allô ?
Hé, Fritzy.
Comment vas-tu ?
Remplis les réservoirs et mets sur les sièges inoccupés
des bidons d'essence supplémentaires, d'accord ?
Bel atterrissage, partenaire. - C'est rien du tout.
Permission de continuer, monsieur.
Non. J'ai eu le temps d'y réfléchir. Je suis désolé.
Mais Capitaine, vous avez dit que Barney et moi pourrions avoir notre chance.
Vous ne pouvez pas abattre un dirigeable de cette taille avec une mitrailleuse.
Il doit y avoir un moyen de le faire.
La dynamite.
Pourquoi pas la dynamite ? - Ouais.
Eh bien, je doute que la dynamite suffise, mais
ça vaut la peine d'essayer !
Allez-y, les gars !
Tu vas détruire le dirigeable avec ça ?
Dis-moi comment tu vas faire ? Barney ?
Je sais ce qu'ils préparent.
Ils fuient... en Suisse.
Oh, Barney. - C'est impossible !
Vous allez détruire le dirigeable. Vous pouvez le faire !
Bien sûr.
Mais tout ce qui compte, c'est que vous soyez avec nous, pas vrai ?
Non ! - Yvette !
J'ai mes raisons de faire ce que je fais, d'accord ?
Écoute, Luke, j'ai une idée. Emmenons-les avec nous.
Nous avons deux places libres.
Non, ces places sont remplies de bidons d'essence. Tu t'en souviens ?
Oui, mais pourquoi on a besoin de tout cette essence ?
Nous devons d'abord passer par l'Allemagne.
Regarde la carte. Juste là. D'ici jusqu'à là.
Demande à n'importe qui dans cette escadrille !
Ils s'attendent pas à revenir !
Nous non plus, Barney. Nous non plus.
Tu aurais dû leur parler du dirigeable, Luke.
Et si on n'y arrive pas, Barn ?
Tu as peut-être raison.
Tout est prêt, capitaine.
Réussissez votre coup et vous changerez le cours de la guerre.
Eh bien, on l'espère.
Vous avez les avions pour faire le boulot.
Si quelqu'un demande d'où ils proviennent
vous leur dites que c'est Fritz qui les a faits, hein ?
Je fais mieux que ceux-là !
Vous pouvez y arriver, les gars ! - Merci.
Capitaine.
Fritz.
Je donnerais mon bras droit pour être là-bas avec eux maintenant.
Baissez-vous ! Tout le monde à terre !
Baissez-vous ! Baissez-vous !
Baissez-vous, pauvres crétins ! Baissez-vous !
Baissez-vous ! Baissez-vous !
Fritz ! Baisse-toi !
Mes spéciaux ! Je dois rejoindre mes spéciaux !
Fritz !
Que ce soit une leçon pour vous
de la puissance de l'Allemagne !
Vos petits avions appartiennent au passé.
Ceci est la prophétie du futur !
Je commande les cieux !
Vous ne pouvez pas blesser ce grand navire avec vos armes dérisoires !
Voyez... avec quelle facilité vous pouvez être écrasés.
Votre guerre est finie, messieurs,
et très bientôt, elle sera finie pour tout le monde.
Je vais transmettre
à notre Kaiser Wilhelm
la nouvelle de la victoire.
Ouah !
Et c'est parti !
Feu !
Vous savez, vous commettez une grosse erreur.
Vous êtes sûr que vous voulez pas en parler ?
D'accord.
Barney !
Tire-toi de là !
Tire-toi de là !
C'est mon pote, Barney.
Il revient pour moi, tu sais.
Dites, vous avez pas un gros dirigeable dans le coin, non ?
C'est ce que je pensais.
La main impitoyable de la mort a frappé Fritz.
Le fidèle Fritz.
Je jure, sur les propres os de la mort,
que j'aurai ce dirigeable.
C'est un Samson.
Seulement un.
Baissez-vous, baissez-vous !
Qu'est-il arrivé ?
Fritz. Le dirigeable du mal.
Où est Luke ?
Il a été capturé. J'ai rien pu faire.
Je dois parler à Bannock, d'accord ?
Content de te revoir.
Bon atterrissage, mon vieux.
Merci. Capitaine, nous avons trouvé la base.
Nous avons trouvé la base du dirigeable. C'est juste ici.
Bon travail ! Quand Canning entendra ça, il devra nous donner les Samson.
Nous attaquons ce diabolique réservoir de gaz à l'aube.
A l'aube ? Nous n'avons pas le temps, monsieur.
Lieutenant, le bon moment pour attaquer est l'aube.
Ils pourraient faire n'importe quoi à Luke.
Notre priorité est de détruire ce dirigeable.
Vous ne semblez pas comprendre, monsieur !
Luke a été capturé.
Capturé ?
Personne dans mon escadrille n'est capturé.
Chalky, Chalky, ce Gunbus peut-il voler ?
Oui, monsieur. Fritz, il... il venait de le finir.
Et il n'a pas été détruit lors du bombardement ?
Non, monsieur. Non, il est en sécurité dans les bois, monsieur.
Dans le hangar de Fritz. - Peux-tu faire le plein
et mettre des bidons supplémentaires à la place avant ?
Oui, monsieur.
Ça appartenait à Fritz, vous pourriez donc en avoir l'utilité.
Merci, Chalky.
Je dois retourner chercher Luke, mais on vous fera venir.
Je le promets.
Tu es fou d'y aller.
Ne t'en fais pas. Je vais le ramener.
Chalky, tu as des allumettes ?
Merci.
Bien, monsieur, carburant ouvert.
D'accord, carburant ouvert.
Contacter. - Contact.
Oh, Fritz.
Où est le gars que vous avez capturé ?
Ich spreche kein Englisch.
Parle anglais, anglais !
Bonjour...
Wilhelm Shakespeare.
Scotch Whisky.
Non, vous avez abattu un avion, avion !
Boum boum boum !
Boum, ja.
Où est le pilote ?
Nicht ici, Dans la banque.
Oh, la banque,
Plus près de la Suisse que je le croyais.
Donne-moi tes vêtements. Donne-moi tes vêtements ! Allez !
Les vêtements, déshabille-toi !
Canning ? Canning ! Bon Dieu !
J'attends votre appel depuis trois heures !
Nous connaissons maintenant la position exacte de leur base secrète.
Alors, quand recevons-nous les Samson ?
Ce sera la plus grande explosion de l'Histoire.
Ils l'entendront jusqu'à Piccadilly Circus !
Vous avez reçu ma demande pour les avions ?
Bon.
Quoi ?
Vous l'avez envoyée au Quartier Général ?
Barney ? Qu'est-ce que tu fous ici ?
J'ai cru que tu pourrais avoir besoin d'un peu d'aide.
Quoi, pour sortir d'ici ?
Non, j'ai pas besoin d'aide pour sortir d'ici.
Je peux sortir d'ici quand je veux.
Rien de compliqué, c'est simple.
Bien sûr, si tu voulais faire un petit trou à l'intérieur, ça pourrait...
Barney ! Barney !
Barney, tu ferais mieux d'être en-bas.
Je m'éloignerai de la fenêtre si j'étais toi.
Fais tout péter, Barn.
Attends !
Tu es face au mur ? - Quoi ?
Retourne-toi et regarde le mur.
Je suis face au mur.
Très bien. Fais, euh
fais quatre... quatre pas à gauche,
et mets la dynamite juste là.
Et pourquoi pas juste devant la fenêtre ?
Fais comme je te dis. D'accord ?
Crois-moi, Barney. Fais-moi confiance.
D'accord, d'accord, quatre pas.
Un, deux,
trois, quatre.
Luke, allez !
Luke.
Luke. Allez !
J'ai dit quatre pas.
Lève-toi, enfoiré.
Ramasse du fric.
Allons-y, viens !
Allez, Luke. Dépêche-toi.
Regarde-moi dans cette tenue.
Tu n'aurais pas pu assommer un officier ?
Je te l'échangerai volontiers contre ce short.
Tu as de beaux genoux, Barn.
Ouais. Pauvre Fritz.
On les aura.
Luke, qu'est-ce que tu vas faire ?
Va au Gunbus, garde les yeux ouverts
parce que, si ça marche, tu vas voir un sacré feu de joie.
Luke, attends, attends !
Luke, tu peux pas faire ça.
Pas sans ça.
Ouah !
Assieds-toi, assieds-toi !
Hé, Barney, regarde !
Vite, vite !
Feu ! - Feu !
Que fais-tu ? - Je vais atterrir, Luke.
Quoi, ici ? - Ouais.
Super atterrissage, mon pote, mais ça a pas l'air trop sûr.
L'endroit le plus sûr du coin !
Ah ouais ? Vraiment sûr !
Feu !
Feu !
Feu !
Feu !
Feu !
Feu ! Feu !
Feu !
Bannock.
Fritz, tu es un génie !
Mort
et gloire.
Ça y est, Luke !
Ouais, ça y est, d'accord. Allez, Barn !
Fais fonctionner cette chose !
Allô ? Allô, Capitan ?
Capitan ?
Capitaine.
Ici Von Schlussel !
Ouais, eh bien, ici Luke.
Moi et mon pote Barney, c'est lui qui a la dynamite.
Nous avons une proposition très intéressante pour vous.
Posez ce dirigeable, ou on vous fera sauter en plein ciel.
Votre guerre est finie, Capitan.
Arrêtez !
Suivez-les chevaux !
Hé, Barney, tu as eu notre bordereau de dépôt ?
Non ! C'est peut-être pour ça qu'ils nous poursuivent, hein ?
C'est pour vous, M. Pendercost.
«Bonne chance, les garçons !».
Hé, Barney, tu aimes le Mexique ?
Ouais, paraît que c'est génial !
Paraît qu'ils ont des corridas, des señoritas, de la tequila !
Et la révolution. - La révolution ?
J'ai un super plan, Barney ! - Oh, attends une minute.
Je ne sais rien de ton plan, Luke.
T'en fais pas. Fais moi confiance sur ce coup là.
Moi, te faire confiance ?
Ouais, je nous ai jamais mis dans le pétrin !
Le pétrin ? Tu m'as mis dans une guerre, Luke, une guerre !
En plus, tu te trompes de chemin !
Le Mexique est au sud ! - Ne t'en fais pas, Barn !
J'ai un autre plan en chemin.
Nous allons en Californie.
Californie ? Ils ont des tremblements de terre en Californie !
Et du pétrole !
Et du pétrole ! - Du pétrole et des oranges !
Quel rapport entre le pétrole et les oranges ?
Je verrai ça quand j'y serai.
Luke, je veux sortir tout de suite ! Pose cet avion tout de suite !
Laisse-moi piloter l'avion. Nous allons en Californie !
Je veux sortir ! Je veux pas être mêlé à ça !
Barney, tais-toi !
J'en ai marre d'écouter tes reproches.
J'aime pas les oranges ! - Tu apprendras à les aimer !
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