Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
25 FPS www.asian-subs.net (v1.00)
Une production SHOCHIKU
UNE VILLE D'AMOUR ET D'ESPOIR
Production : Tomio IKEDA
Cam�ra : Hiroyuki KUSUDA
D�cors : Koji UNO
Musique : Riichiro MANABE
Son : Shujuro KURITA
Lumi�re : Hiroshi IIJIMA
Montage : Yoshi SUGIHARA
Ing�nieur du son : Ichiro ISHII
Assistant r�alisateur : Takeshi TAMURA
Avec :
Yuji, le fr�re de Kyoko : Fumio WATANABE
Kyoko, la jeune fille : Yuki TOMINAGA
Akiyama, la professeur de Masao : Kakuko CHINO
Kuniko, la m�re de Masao : Yuko MOCHIZUKI
Kuhara, le p�re de Kyoko : Fujio SUGA
Masao : Hiroshi FUJIKAWA Yasue, sa s�ur : Michiko ITO
Sc�nario et mise en sc�ne : Nagisa OSHIMA
C'est quoi, l� ?
Des pigeons.
J'avais vu.
Ils sont mignons.
C'est juste pour les montrer ?
Tu les vends ?
Combien ?
700 yen.
- C'est cher. - C'est 1 000 yen en magasin.
Voil�.
La monnaie...
Un coup de cirage ?
Dis...
pourquoi tu les vends ?
J'ai besoin d'argent.
Garde la monnaie.
Pas question.
- Cadeau. - Non merci.
C'est 1 000 yen ailleurs, non ?
Vraiment ? Au revoir.
Au revoir.
T'aurais d� accepter. Quel g�chis !
Mais non, arr�te de nous g�ter.
Merci, mon grand.
Dis � ta m�re de gu�rir vite.
Entendu. Au revoir.
Le lot 20 yen
Saucisses 10 yen pi�ce
Yasue !
- Dessine pas �a ! C'est sale. - Mais non !
N'y touche pas ! Tu seras malade.
Grand fr�re, les pigeons ont disparu.
Ils sont o� ?
Ils sont all�s voir leur maman.
Ils vont revenir quand ?
Avant trois jours.
C'est pour toi.
Nous voil�.
Merci de ton travail.
- C'est dur, hein ? - �a va.
Bon, je vais y aller. D�sol� pour vous.
Ce n'est pas grave. Je ne suis pas alit�e.
Tout de m�me...
l'aide sociale est insuffisante.
Si vous �tiez alit�e, vous auriez l'aide m�dicale.
Mais tout est strictement encadr�.
Un simple assistant social ne peut rien faire.
Je retournerai travailler bient�t.
Ne prenez pas de risques.
Il faudra bien.
Avec mon fils au lyc�e l'an prochain,
je n'aurai plus d'aide sociale, hein ?
Impossible de bayer aux corneilles.
Vous �tes courageuse. Bravo.
Soignez-vous bien !
Au revoir. Et merci pour tout.
Enfin un bon repas !
- Laisse-moi faire. - Mais non, repose-toi.
Un homme qui fait de la bonne cuisine...
c'est embarrassant.
Qui les a achet�s ?
Une fille tr�s jolie.
Tiens.
Ton cadeau est nul, grande s�ur. Pas la peine de venir.
Tu parles ! Tu es si capricieux qu'on ne sait quoi t'offrir.
- Mademoiselle, vous d�jeunez ici ? - Oui.
- J'ai pas faim, moi. - Quel enfant g�t� !
Le propri�taire des pigeons avait ton �ge.
Il avait besoin d'argent.
Le pauvre !
Il a d� les vendre � contrec�ur.
T'as vu ses yeux ?
- Il est super rapide. - Il est � toi ?
Regarde !
Il vole bien ?
Il saura retourner chez toi ?
En fait,
tu sais pourquoi je ne veux pas de pigeons en classe ?
Parce que tout le monde ne peut pas en acheter.
Si toi, tu en avais envie, �a me rendrait triste.
- Moi, j'en ai. - Ah oui ?
Tenez. L'argent de mon cahier de classe.
Ce n'�tait pas press�.
Les pigeons, c'est ma m�re qui les a achet�s.
Un client qui avait gagn� aux courses lui a donn� 1 000 yen.
Elle les a achet�s pour ma s�ur qui est un peu handicap�e.
Tu m'en as parl�.
C'est dur pour ta maman.
Vous avez d�cid� pour ton entr�e au lyc�e ?
Pas encore.
J'irai voir ta maman la semaine prochaine.
Tu me montreras les pigeons et les dessins de ta s�ur.
Me voil�.
Fais quelque chose. Elle n'arr�te pas de pleurer ses pigeons disparus.
Ils vont revenir demain.
Leur maman �tait malade. Ils n'ont pas pu la laisser.
Ils reviendront s�rement dans un jour ou deux.
Masao, emm�ne-la au bain public.
Tu as de l'argent ?
On m'a pay� la moiti� aujourd'hui.
M�me pour � peine 100 yen par jour,
on me paie en retard !
Quelle lambine ! Je suis gel�.
On t'a fait attendre ?
Quoi ! Tu t'es fait bichonner ?
Avec toute sa crasse...
Mais non, pas du tout. Allons-y.
Encore l� ?
- Vous venez voir la t�l� ? - Non.
- Elle rentre avec lui. - Quelle gentille fille !
Je fais �a pour elle.
Une s�ur demeur�e, �a aide !
Quoi ?
Masao, viens !
Au revoir.
- Bonsoir, papa. - Bonsoir.
- Je repars bosser apr�s le d�ner. - Ah oui ?
Tu pourrais pas s�cher l'�cole et venir bosser chez nous ?
On a un apprenti qui est parti.
Mais c'est impossible.
Pour l'�cole, ta m�re est tr�s stricte.
- Allez, bonne nuit. - Bonne nuit.
Bon courage !
Grand fr�re !
Qu'est-ce qu'il y a ?
Qu'est-ce qui se passe ?
Allume la lumi�re.
Il est revenu.
- Il a l'air d'�tre bless�. - En effet.
Cette fois, je ne pensais pas qu'il reviendrait.
Ils reviennent toujours au nid.
Mais une fois mis en cage ?
Il y a toujours moyen de s'enfuir.
Ils sont toujours revenus, non ?
Je les ai d�j� vendus quatre fois.
Tant que �a ?
J'ai envie d'arr�ter.
Pourquoi ?
Je n'aime pas voir pleurer Yasue.
Et puis, c'est de la triche.
Les acheteurs n'ont qu'� les enfermer.
Mais nous, on attend qu'ils reviennent.
S'ils ne s'enfuyaient pas,
on n'aurait rien � manger.
Et les pigeons ?
Dehors, avec ma s�ur.
Ah bon ?
Eh bien, meilleure sant�.
Merci pour votre visite.
Mademoiselle...
vous devez me croire impudente
de vouloir que mon fils aille au lyc�e.
Mais non.
Ce n'est pas pour parader.
�lev� par une m�re seule, cireuse de chaussures,
s'il ne va pas au-del� du coll�ge, mon fils restera ouvrier par ici.
Il ne pourra jamais quitter ce quartier.
Il faut absolument qu'il entre au lyc�e.
Je vous en prie. Aidez-le.
Mademoiselle !
Je pense que je vais renoncer au lyc�e.
Ma m�re a beau dire,
ce serait plus raisonnable que j'arr�te tout pour aller bosser.
Je vois.
Je ne veux plus que ma m�re se tue au travail.
Une fois embauch�,
je suivrai les cours du soir.
Tu n'en as pas parl� � ta m�re ?
Non.
Pour ne pas la d�sesp�rer ?
Je lui parlerai. Elle comprendra.
Tu crois ?
Vous m'avez tant encourag�. Je suis d�sol� de vous d�cevoir.
Je comprends ce que tu ressens.
Mais, quand m�me,
je comprends aussi tr�s bien ce qu'a dit ta maman.
Si c'est possible, j'aimerais te voir continuer.
Bon, au revoir. Merci de ta compagnie.
Je suis soulag�. Je voulais tant vous parler.
Tiens !
�a va ?
Je voulais te voir.
Je te cherchais.
Dis. Les pigeons de l'autre jour, ils �taient bien � toi ?
L'un des deux s'est enfui. Il n'est pas revenu ?
- Non. - Ah bon ?
Les pigeons regagnent toujours leur nid, non ?
Il s'est peut-�tre perdu.
Tu crois ?
D'ailleurs, il ne connaissait pas bien la maison.
Ce gar�on n'est pas menteur.
De quoi s'agit-il ?
Je lui ai achet� ses pigeons.
- Tu les as vendus ? - Oui.
Ah oui ?
Voil� pourquoi ils n'�taient pas l�.
Je trouvais �trange qu'ils soient dehors avec ta s�ur.
Il sait donc mentir.
Ne t'en fais pas.
Je les avais donn�s � mon fr�re malade
qui n'en a pas fait grand cas.
Dis-moi, tu as r�gl� tes probl�mes d'argent ?
Oui.
C'est vrai ?
J'ai des sous pour acheter un cadeau � mon fr�re. Je peux te les donner.
De toute fa�on, il n'est jamais content.
- Mademoiselle, au revoir. - Au revoir.
Dites, vous �tes press�e ?
Non.
On prend un th� ?
Je crois donc qu'il faut lui laisser son pigeon. D'accord ?
- Mais je ne veux pas cet argent. - Prenez-le.
- Non merci. - Prenez-le !
J'ai envie de pleurer.
Cette histoire est trop triste.
Et vous parlez si bien !
C'est mon mouchoir...
- Je vous le donne. Il est propre. - Merci.
- Vous �tes au lyc�e ? - En premi�re.
Vous �tes si franche.
Comme un enfant, non ?
Mais quand m�me, vous m'avez �tonn�e...
quand vous avez voulu lui donner de l'argent.
Je n'aurais pas d� ?
Ce n'est pas �a...
mais, vous savez...
la gentillesse peut �tre mal re�ue.
Je d�teste ces trucs-l�.
Je voudrais l'aider.
Vous semblez avoir �t� g�t�e par la vie. Que fait votre p�re ?
Il travaille chez Koyo Denki, une bo�te qui fabrique des t�l�s.
- Vous connaissez ? - Oui.
Malgr� mes demandes, ils n'ont jamais embauch� un de nos �l�ves.
Excusez-moi de parler boutique...
Je pourrais en parler � mon p�re.
C'est un des administrateurs.
- Comment faire ? - De quoi tu parles ?
Pour Yasue... vaut mieux pas lui montrer.
Pourquoi ?
D�j� qu'elle passe son temps � dessiner des rats morts...
Justement. C'est l'occasion de lui apprendre...
Elle ne doit pas continuer.
Il faut d�truire ce pigeonnier.
- On en attend encore un... - Il ne reviendra pas.
- Pourquoi ? - C'est comme �a !
Elle habite l�.
Puisqu'elle veut te le rendre, va le reprendre.
- Accepte gentiment. - J'irai un de ces jours.
Pourquoi attendre ?
Ta petite s�ur est triste sans pigeon.
Va vite le chercher.
Au fait, tu as dit � ta m�re que tu voulais travailler ?
Oui.
Comment a-t-elle pris �a ?
Elle �tait f�ch�e et n'a pas dit un mot.
- Tu veux absolument travailler ? - Oui.
- Tu pourrais avoir un bon boulot. - C'est vrai ?
Je pars demander � Koyo Denki d'embaucher des �l�ves de chez nous.
Le p�re de la fameuse jeune fille en est administrateur...
Si �a va, tu passeras un examen.
Excusez-moi.
Il va vous recevoir.
- Tu prends tes grands airs ! - Rentre � la maison.
Allez, courage !
Merci de votre patience.
Bonjour.
Mon p�re. Et le chef du personnel.
Akiyama, tr�s honor�e.
Excusez ma demande insens�e � votre fille.
Kuhara, enchant�.
Ma fille est plut�t fantasque.
Elle dit parfois des choses extravagantes.
Mais si c'est possible, il me plairait de vous aider.
Parlez-en donc avec mes deux collaborateurs.
Eh bien, au revoir.
Je vous en prie.
Je sais en gros de quoi il s'agit.
Dans notre soci�t�,
on ne recrute que des provinciaux qui vivent en dortoir.
Les jeunes citadins ont des m�urs dissolues.
- En avez-vous d�j� embauch� ? - Non.
Alors, vous n'en savez rien.
C'est une �trange fa�on de penser qui date d'avant moi.
Absolument.
Et c'est impensable d'envisager de changer cette directive ?
Si vous faisiez passer un examen,
je pourrais pr�senter d'excellents candidats.
Je suis d�sol�,
mais on ne peut faire une exception pour votre �cole.
J'en ai parl� avec l'administrateur.
Il ne juge pas n�cessaire de changer de directive.
Il y a beaucoup de restes...
Normal. Cette coquine de Kyoko n'a rien mang�.
Qu'est-ce qui se passe, Kyoko ?
Tu n'as droit qu'� de l'eau !
Tu fais la gr�ve de la faim.
La gr�ve de la faim ?
On a refus� de recruter de jeunes citadins.
Elle est furieuse.
Je ne suis qu'employ� du service du personnel.
Parles-en donc � l'administrateur.
Je n'ai jamais entendu de discours plus absurde.
Il y a plein de jeunes citadins pauvres.
Pense � eux, papa !
On pourrait essayer le recrutement sur examen.
En effet. Je pourrais en faire la proposition...
Je vous remercie sinc�rement.
Et je vous remercie aussi d'�tre venu jusqu'ici.
Je vous en prie.
� vrai dire, je voulais voir l'�cole d'une enseignante si passionn�e.
- Vous avez fini vos cours ? - Oui.
- Je vous raccompagne. - Mais...
Tous les professeurs s'investissent dans l'embauche de leurs �l�ves ?
Je suis en charge d'une troisi�me, cela prime sur les cours.
Quelle mati�re enseignez-vous ?
L'anglais.
Ah oui ? L'anglais ?
J'ai parfois des doutes...
Il m'arrive de rendre visite aux familles.
Quand ils sont huit � vivre dans 10 m�,
avec seulement deux matelas et demi,
� quoi cela sert que les enfants sachent l'anglais ?
Je comprends bien vos dilemmes.
Quand j'�tais �tudiant, j'ai fait de l'activisme social.
On faisait des tourn�es
avec des marionnettes ou des lanternes magiques.
C'est dr�le de dire �a maintenant,
mais � l'�poque, je culpabilisais
de vivre confortablement chez mon p�re.
Je vous en prie.
Excusez-moi.
Je n'ai pas l'habitude...
D�tendez-vous donc.
On n'est pas dans un palais.
Ma s�ur m'a dit qu'elle voulait devenir quelqu'un comme vous.
J'ai voulu vous conna�tre.
Depuis la fin de mes �tudes,
je n'ai jamais vu quelqu'un aussi investi dans les questions sociales.
Acceptez de m'en parler de temps en temps.
Un coup de cirage ?
Du cirage ?
- Comment �a va ? - Elle nous manquait.
- Comment te sens-tu ? - Tout va bien.
Rentre donc. Yasue doit s'ennuyer.
- Tu veux me parler ? - Non.
Au fait, la jeune fille au pigeon est revenue il y a quelques jours.
Elle demande que tu ailles chez elle au plus vite.
Ah oui ?
Quoi ?
Un coup de cirage ?
�a va ? Tu n'as pas froid, hein ?
Ne te perds pas en route !
"Comme tu ne viens pas le chercher, il revient tout seul.
"Je t'avais pourtant dessin� un plan.
"Pourquoi n'es-tu pas venu ?
"Je suis un peu triste et un peu en col�re.
"Je t'attends demain, dimanche."
Je suis un peu triste et un peu en col�re...
Yasue !
Bienvenue !
Bonjour.
Je vois que le pigeon a retrouv� sa maison.
Il aurait pu oublier son propri�taire insensible.
Dis, pourquoi tu n'es pas venu ? Par g�ne ?
Bizarre...
- Allez, entre. - Non merci.
Merci pour le pigeon.
Tu parles bizarrement.
Je suis venu vous remercier.
Tu repars d�j� ?
Pourquoi ? Je te d�plais ?
Non.
Bonne journ�e !
Ne tire pas sur quelqu'un !
Je voulais tirer ton pigeon, mais il a disparu.
Sauvage !
C'est un dessin de ma s�ur.
C'est pour moi ? Merci.
Super ! Elle a du talent.
Pour le dessin, oui.
- Tu veux vraiment partir ? - Oui.
Bon. Je te raccompagne.
Tu vas s�rement r�ussir l'examen.
Je n'irai peut-�tre pas.
Mais c'est pour toi que j'ai suppli� papa !
Cependant...
tu as envie d'entrer au lyc�e, non ?
Mlle Akiyama dit que tu es un tr�s bon �l�ve.
Dis, comment va le pigeon ?
- Il va bien. - Ah bon ?
J'aimerais aller le voir.
Et aussi ta petite s�ur.
Dis-moi o� tu habites.
Dessine-moi un plan. D'accord ?
Yasue ?
Tu es bien Yasue, non ?
Il n'y a personne ?
Ni Masao ni ta maman ne sont rentr�s ?
Le pigeon Roucoulo va bien ?
Tu vois tout �a...
c'est plein de bonnes choses pour Roucoulo.
On va lui en donner.
Allez, Yasue, donne-lui � manger.
C'est qui ?
Ah oui !
Je suis le docteur des pigeons.
Je suis venue voir si ton pigeon n'avait pas mal au ventre.
Il y en a eu un qui est mort.
Vraiment ? Je te demande pardon.
Je n'ai pas �t� un bon docteur...
Ton plan �tait tout faux.
J'ai eu du mal � trouver !
Je l'ai fait expr�s.
Pourquoi tu as fait �a ?
Pourquoi ?
Dis, pourquoi ?
�a me g�nait que vous veniez ici.
Dites... un coup de cirage ?
C'est bon.
Maman !
J'allais te chercher.
Je suis...
La jeune fille au pigeon.
Merci pour vos bont�s.
Masao, laisse-moi l�. Abrite ta maman.
Je vous en prie. De toute fa�on, je suis tremp�e.
Ce n'est pas bon. Les pluies d'automne sont pernicieuses.
- Elle est solide. �a ira. - Vraiment ?
Vous avez l'air plut�t heureux, tous les trois.
Je pensais que les pauvres avaient l'air triste.
Pardon, mais je le pensais.
Tu sais, quand j'ai vu ta m�re, �a m'a rassur�e.
On dirait des amoureux !
Mademoiselle, montrez-vous !
De quoi... ?
Sale voyou !
Saloperie !
Tu vas voir !
Allez d�gage, esp�ce de brute !
On s'en prend un chacun !
Allez Masao, viens vite !
On s'en souviendra !
C'est ma premi�re bagarre !
� bient�t !
C'est moi ! Venez voir !
- Alors ? - Cr�tine ! O� es-tu all�e ?
Maman...
je vais passer l'examen d'embauche chez son p�re.
C'est elle qui te l'a demand� ?
Je viens de me d�cider.
Je m'y oppose totalement.
Je comprends que �a t'int�resse,
mais ne t'implique pas trop.
Pourquoi donc ?
Je suis ton grand fr�re
et je ne souhaite pas t'exposer � la mis�re ou � la tristesse.
Des pauvres, il y en a...
pas seulement un, mais des quantit�s.
De toute fa�on, quand tu seras adulte,
tu en verras m�me malgr� toi.
Alors, toi, tu penses toujours � eux ?
- Absolument. - C'est vrai ?
Tu sais...
il y a des gamins qui sont oblig�s
de vendre leur pigeon ch�ri pour manger.
- Quel pigeon ? - C'�tait le sien.
Le fameux pigeon ?
Alors, je l'ai renvoy� chez lui.
Mais tu sais, il va peut-�tre le revendre.
Tu es offensant.
Tu as vraiment des pr�jug�s bourgeois.
Si je suis bourgeois, o� te places-tu ?
Moi ?
Du c�t� de la justice, toujours pr�te.
Oubli� quelque chose ?
- Tu vas vraiment y aller ? - Oui.
T�te de mule ! Tu n'�coutes m�me pas ta m�re !
Tu dis n'importe quoi.
Comment �a ?
Parce que je veux absolument t'envoyer au lyc�e ?
Tous ces efforts pour rien !
J'irai aux cours du soir.
Ce n'est pas bon pour la sant�.
C'est ta sant� qui m'inqui�te.
Je t'en prie.
Renonce � cette id�e d'embauche.
Ce sera dur pour toi, je sais,
mais si tu �tudies bien,
on pourra un jour partir d'ici.
Allez, change donc d'avis.
Tu peux r�ler...
Mademoiselle...
- Je t'attendais. C'est bon ? - Je crois.
Tant mieux !
Je pense qu'ils en prendront deux sur les cinq de chez nous.
D'apr�s tes notes ici, tu dois �tre re�u.
Comme questions, on a eu...
Excuse-moi, mais je suis press�e.
Merci.
Bonsoir.
Je vous ai fait attendre.
Pardon de venir sur votre lieu de travail,
mais je voulais vous remercier ici.
Pourquoi ?
Mon �l�ve semble avoir r�ussi l'examen.
Les questions �taient faciles ?
Vous ne les connaissez pas ?
Je ne m'occupe pas de �a.
Sinon, je ne pourrais pas vous voir.
Il y aurait conflit d'int�r�ts.
Mais je vous remercie sinc�rement.
- Qu'est-ce qu'il vous prend ? - Mais...
On dirait que c'est pour l'examen que vous me voyez.
Pas du tout.
S'il vous pla�t...
Mlle Kyoko a d� �tre retard�e.
Je vais rentrer.
Vous avez attendu si longtemps...
Je reviendrai.
Masao...
- O� es-tu all� tra�ner ? - Justement...
Ta maman a eu un malaise.
On lui a fait une piq�re. Elle dort.
Je vais rentrer.
Tu n'as qu'� venir prendre sa place. �a ne g�ne pas.
Merci beaucoup.
D'apr�s le m�decin, ce n'est pas grave.
Mais elle n'�tait pas gu�rie. Elle doit se m�nager.
J'aimerais pouvoir te donner ce billet,
mais ce n'est qu'un pr�t en attendant l'aide sociale.
Avec 500 yen par mois, on ne va pas loin.
Allez, soignez-la bien !
Je vous remercie.
Dis,
tu veux que je garde Yasue ?
Non merci. N'est-ce pas Yasue ?
Il fait froid. On va se coucher.
Vous n'avez plus qu'un matelas.
�a ira.
Ne prenez pas froid.
Appelle-nous si tu as besoin.
Bonne nuit. Mais non...
- Bon retour. - Bonne nuit.
Je ne peux rien faire ?
L'examen s'est bien pass� ?
- J'�tais chez vous pour �a. - Ah oui ?
Tu n'as besoin de rien ?
Pas maintenant. Si n�cessaire, je vous demanderai.
Pour de bon !
Bonne nuit, Yasue. Je reviendrai.
C'est moi !
- Bienvenue. - Bonsoir.
- Papa n'est pas rentr� ? - Non.
Il devait pourtant rentrer t�t.
- C'est emb�tant. - Pourquoi ?
Je voudrais une voiture. Pour emporter un matelas.
La m�re de Masao a eu un malaise. Comment faire ?
Je n'ai pas de voiture.
Et papa devrait �tre l�.
Je voulais qu'il vous rencontre.
Maman !
Quelle heure est-il ?
Plus d'une heure du matin.
Tu ne dormais pas ?
On t'a fait une piq�re pour que tu dormes.
Tu as mal ?
Comment s'est pass� l'examen ?
C'est foutu. Je ne passerai pas.
Ah oui ?
C'�tait si dur que �a ?
Tu aurais voulu que je r�ussisse ?
Je t'ai menti. �a a bien march�.
Je vais passer.
Tu oses taquiner ta pauvre m�re malade !
Si tu peux rire, tout va bien.
Je vais aller travailler.
Tu vas pouvoir te reposer.
J'irai aux cours du soir du lyc�e.
Je r�ussirai.
Je r�aliserai ton r�ve.
Tu n'as pas de soucis � te faire.
Pourquoi tu pleures ?
Tu as froid ?
Je t'en prie !
Je vais s�cher tes larmes.
�a m'a rassur� d'entendre ta voix.
On dort ?
- Je vous remercie. - Garde la monnaie.
Tu as du succ�s.
Tu es trop bon. On est fichues.
Voil� ta cliente...
Salut.
Je suis all�e chez toi.
Ta maman n'a pas voulu me dire o� tu �tais.
Yasue m'a renseign�e.
Dis. Tu es l� tous les jours ?
Oui.
Je reviendrai. D'accord ?
Oui.
Bon. Je ne dois pas te g�ner. � bient�t.
Au revoir.
Un coup de cirage !
Un instant !
Je vous remercie.
- Dis donc ! - Oui ?
Tu as un permis ?
- C'est quoi ? - Celui de ma m�re.
Cela ne va pas du tout. Les permis sont personnels.
Sa m�re est malade.
Le r�glement, c'est le r�glement.
Remballe tout. �a ira pour cette fois.
Au revoir.
Mademoiselle...
- Au revoir. - Comment va ta maman ?
- Elle peut enfin se lever. - Soigne-la bien.
Au revoir.
- Mlle Akiyama... - Oui ?
On a re�u un avis de Koyo Denki.
Votre �l�ve a �chou�.
R�sultats de l'examen d'embauche
Le service du personnel...
M. Kuhara est-il l� ?
Ah oui ? Merci.
Je suis bien chez M. Kuhara ? Ici, Akiyama.
On m'a dit qu'il �tait souffrant. Je voulais prendre des nouvelles.
J'aimerais pouvoir lui parler...
La cause n'est pas sa situation familiale,
pas plus que sa pauvret�.
C'est une appr�ciation g�n�rale.
Les familles incompl�tes engendrent souvent des individus tordus.
Une �ducatrice comme vous le sait bien.
L'entreprise doit donner la priorit� � la s�curit�.
C'est in�vitable.
Pourquoi parlez-vous de g�n�ralit�s ?
Vous ne comprenez donc pas ?
Je ne veux pas perdre,
� cause de tout �a, ce qui me tient le plus � c�ur.
Ce qui me tient le plus � c�ur en ce moment,
c'est qu'un de mes �l�ves ait �chou� � un examen.
Si je suis devenue enseignante, c'est par choix.
Je n'aurais pas cru
que vous �tiez capable de laisser sacrifier un enfant
pour des raisons d�raisonnables.
Si vous ne comprenez pas...
vous ne saurez combien je souffre
de vous dire des g�n�ralit�s.
Je ne comprends pas.
Ce que je vois,
c'est que vous fermez les yeux sur le malheur de ce gar�on.
Vous allez trop loin.
Je vais m'en aller.
Je suis trop boulevers�e pour pouvoir me contr�ler.
Reprenez-vous.
Mon p�re est rentr� de bonne heure.
Restez encore un peu.
Non !
Alors que vous �tes souffrant...
Mademoiselle ! J'ai tout entendu.
Vous avez raison.
- Tu es un monstre. - Tais-toi !
Je vous raccompagne.
Ne partez pas comme �a !
Je ne le voulais pas non plus.
Attendez !
Je vais vous dire pourquoi je n'ai pas pu le d�fendre.
Vous savez qu'il a vendu des pigeons � Kyoko ?
Oui.
�a n'a pas �t� la seule fois.
Les pigeons regagnent toujours leur nid.
�chappant � ses acheteurs, ils revenaient chez ce gar�on.
Il les vendait � nouveau.
Il l'a fait plusieurs fois.
- C'est vrai ? - Oui.
Kyoko �tait si �mue par ce gar�on...
que mon p�re et moi envisagions de l'embaucher.
Mais l'enqu�te personnelle a r�v�l� cette histoire.
Nous n'avons rien pu faire.
C'est, en quelque sorte, un escroc.
Un escroc ?
Le mot est peut-�tre trop fort.
Mais il est, en tout cas, inexcusable.
N'est-ce pas ?
Kyoko est-elle au courant ?
Sait-elle qu'il a revendu les pigeons plusieurs fois ?
Je ne lui ai rien dit.
Je ne voulais pas la blesser.
Et vous non plus...
je ne voulais pas vous blesser,
car je ne voulais pas blesser notre relation.
J'ai eu tort ?
Moi... je ne sais pas qu'en penser pour le moment.
Laissez-moi r�fl�chir pos�ment.
Ce gar�on a beau �tre pauvre...
M�me sans p�re,
ce n'est pas un vaurien.
Quand je l'ai vu cirer des chaussures,
il n'a pas eu l'air g�n�. Il est tr�s bien.
Qu'est-ce qui ne va pas ?
Pourquoi ne peut-il �tre recrut� ?
Yuji !
Kyoko...
Dis, papa. C'est vraiment sans appel ?
La d�cision est formelle.
Dis, papa...
je n'ai plus ma m�re.
�a fait de moi une gamine perturb�e ?
Pas du tout. Tu es une fille bien.
Allez, recrute-le. Je t'en prie.
Cesse de te comporter comme une enfant.
Le monde ne marche pas � coups de piti� ou de sympathie.
Cette histoire doit faire de toi une adulte.
C'est ce qui peut t'arriver de mieux.
Comme tu d�butes, tu dois �tre crev�.
- Dors bien cette nuit. - Entendu.
Masao ! Tu as �chou� � l'examen.
C'est parce que tu vendais tes pigeons.
Tu les as vendus plusieurs fois ?
Oui.
Est-ce que je t'ai refus� mon aide une seule fois ?
Si tu avais tant besoin d'argent,
pourquoi ne m'as-tu rien dit ?
M�me le fr�re de Kyoko
n'a pu plaider ta cause quand il a appris cette histoire.
C'est mieux comme �a. Je pr�f�re.
C'est tr�s bien. Je le ferai entrer au lyc�e.
Kyoko est au courant ?
Non.
Mademoiselle,
je suis d�sol� pour tout.
Ne t'excuse pas.
J'aurais pu te le dire demain � l'�cole...
Mais c'�tait trop dur de garder tout �a pour moi, cette nuit.
Alors, je suis venue te le dire.
Ne perds pas courage.
Dis � ta maman
que je te trouverai s�rement un bon emploi.
Eh bien...
Masao...
� demain, � l'�cole, en pleine forme.
Pas la peine de me raccompagner.
Reste aupr�s de ta maman.
Masao.
Quoi ?
Je te demande pardon !
Pourquoi ?
Je n'aurais pas d� te dire de vendre les pigeons.
Tu voulais tant travailler pour me soulager !
C'est de ma faute.
Pardonne-moi.
Je t'en prie !
C'�tait si mal que �a, de vendre ces pigeons ?
Non, maman. Ce n'�tait pas mal.
On n'avait pas le choix.
Mais on te consid�re comme un vaurien � cause de �a !
C'est vrai, �a me fait mal.
Masao !
Maman...
je vais le vendre encore.
Masao !
C'est quoi, �a ?
- Je le vends. - Encore ?
Oui.
C'est moche.
Pourquoi tu ne m'as pas dit que tu avais besoin d'argent ?
Tu as eu honte d'avoir �chou� � l'examen ?
Ce n'est pas ta faute. C'est l'entreprise qui a tort.
Je suis venue te demander pardon.
Pour mon fr�re et pour mon p�re.
Ils n'ont pas plaid� ta cause.
J'�tais venue te dire
que, malgr� tout �a, notre amiti� devait tenir.
Et je te trouve en train de revendre ce pigeon !
C'est immonde de faire �a.
Je suis d�sol�.
Mais je l'ai d�j� vendu plus d'une fois.
Quoi ?
Je l'ai vendu des tas de fois.
La plupart du temps, les pigeons reviennent chez eux.
Et je les vends � nouveau.
Mais c'est de l'escroquerie !
Un de ceux que je vous ai vendus est revenu.
Il �tait bless� et il est mort.
D�sol� de vous l'avoir cach�.
Je voulais vous le dire...
Je l'ach�te.
Celui-ci, il ne reviendra pas.
D'accord ?
Oui.
Tu n'en veux plus ? Tu le d�testes ?
Non.
Mais j'aurais pr�f�r� ne pas en avoir.
Salut.
Qu'est-ce que tu fais ?
Du bois de chauffage.
Mais...
Masao !
O� ira-t-il quand il reviendra ?
Celui-l�... il ne reviendra pas.
Pourquoi ?
Il ne reviendra pas.
Et c'est tr�s bien.
Yasue,
dessine le visage de maman.
Jusqu'� pr�sent, tu dessinais seulement des animaux morts.
Mais maman va aller mieux.
Ta maman va rester pr�s de toi.
Ton fr�re va aller travailler.
Mais j'aurais tant voulu qu'il trouve mieux.
Alors,
tout est fini entre nous ?
Oui.
Pourquoi ?
Il y a entre nous
des probl�mes insolubles.
Hier soir, je suis all� chez lui.
Je pensais lui reprocher d'avoir vendu ses pigeons.
Mais je n'ai pas pu le gronder.
J'ai pens� qu'il n'avait pas eu le choix.
Je sais depuis longtemps comment il vit.
M�me si c'est diff�rent, la vie est dure pour moi aussi.
Il pourrait m'arriver de devoir vendre un pigeon.
Vendre un pigeon ?
Oui.
Ou tout autre chose...
Je devrais, pour vivre,
aller contre ce qui est permis par la soci�t�.
Vous ne le tol�reriez pas.
Mais si, je le tol�rerais.
Je sais combien le monde est dur pour ces gens-l�.
Malgr� cela,
vous n'avez pas pardonn� le gamin qui a vendu ses pigeons.
- C'est que... - Non.
Je connais vos sentiments.
Mais...
vous ne pouvez outrepasser votre position.
Et cela ne peut, � l'avenir, que...
D�passant cette position...
je voulais qu'on s'unisse malgr� tout.
- J'y pensais depuis longtemps. - Taisez-vous.
Pendant ces deux longs mois,
oubliant ma position, j'ai �t� heureuse. Gr�ce � vous.
J'ai m�me fait un plus grand r�ve...
Je ne conna�trai peut-�tre jamais un bonheur semblable.
Mais, j'ai aussi l'impression
d'avoir sacrifi� mon �l�ve � cause de cela.
Je vais maintenant reprendre ma position d'enseignante.
C'est sans appel ?
Comment voulez-vous... ?
Pensez-vous pouvoir combler
le grand foss� qui s'est creus� entre nous ?
Dites...
Yuji !
Monte vite ! Avec ton fusil.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Ce pigeon, tu peux le tuer en vol ?
Pourquoi tirer ce pigeon ?
T'occupe !
Tu le tireras ?
Oui.
C'est s�r ?
C'est s�r.
Pr�t ?
Pr�t.
Alors, Kyoko ?
FIN
Sous-titres : Catherine CADOU
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.