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Original subtitles

Toxicomanes anonymes

Putain de bagnole !

Ça pouvait pas plus mal tomber.

J'y crois pas !

Merde !

Saloperie !

Bonjour !

- Je vous dépose ? - Ça serait super, merci !

Pas question que j'aille rechercher cette merde.

Et c'est mon frangin qui me l'a vendue !

- Où vous allez ? - A une quinzaine de bornes d'ici.

Laissez-moi au centre ville, ma femme passera me prendre.

Pas de problème.

C'est du verre.

Pardon ?

Je vous ai vu regarder mon œil. C'est un œil de verre.

Ça se voit pas.

Un accident de voiture, petit. Moi, c'est Lance.

Enchanté, Lance.

Marié ?

Oui, ça fera un an en novembre.

J'ai une question pour vous.

Vous êtes marié.

- Vous avez un frère. - Un demi-frère.

Il m'a vendu cette bagnole de merde.

Un demi-frère, OK.

Vous sauvez qui ?

De la mort ?

De la mort, si vous voulez.

C'est quoi, cette question ?

Je sais pas.

Je joue le jeu. Ma femme, c'est clair.

Je le savais !

Bien sûr !

J'ai une autre question.

Un peu bizarre.

Plus que la première ?

Vous avez déjà reçu une fléchette anesthésiante ?

Non, pourquoi ?

C'est nul !

Je peux pas. Je peux pas faire ça.

Je vous en supplie.

Allez, on a passé un accord.

Il y a erreur sur la personne !

Lance, il te ment. Il te ment !

Tu vas prendre cette hache et tuer ton frère

ou mon pote Rico au bout du fil

va faire des trucs à ta femme qui sont même pas humains.

Elle hurle, elle pleure, écoute. Tu entends ?

Penses-y.

Comment, Rico ?

Pas encore !

Lance, s'il te plaît !

Rico dit qu'il adore la rose tatouée sur le cul de ta femme.

Ça fera une cible idéale.

Attends, Rico, libère-la !

Rico, éclate-toi avec elle et fais-lui sauter la cervelle.

OK, OK, putain !

Relâchez-moi !

Bobby, je suis vraiment désolé.

J'y crois pas.

Salopard.

Je peux t'assurer que ta femme va bien.

Il ne lui arrivera rien.

Pourquoi ?

Pourquoi me forcer à ça ?

Je me suis dit : s'il monte dans mon camion,

qu'il me regarde et qu'il dit : "Je regrette",

je les laisse partir, lui et son frère.

Regardez-moi en face.

Vous me dites rien.

On se connaît pas, n'est-ce pas ?

Je discuterai pas avec toi, Lance.

Tu vas payer pour ce que tu as fait.

Payer ? c'était quoi, ça ?

Ça ?

C'était juste le début.

J'ai un aveu à te faire.

Il y avait personne au téléphone.

Personne avec ta femme.

C'était du pipeau.

Elle est à la maison, en train de faire je sais pas quoi.

Tu aurais pas été jusqu'au bout sans la croire en danger.

C'est ça, ton truc ?

Ta vie est tellement merdique

que tu fous en l'air celle des gens comme il faut ?

"Des gens comme il faut ?"

C'est toi qui dis ça ?

Tu me connais pas !

Ferme ta gueule !

Je te parle.

Jette un œil à ça.

Regarde ces photos, Lance.

C'est quoi ?

C'est ta femme qui couche avec ton frère.

Je les ai prises moi-même.

Ils sont au Crown American Inn.

Par chance, ils ont laissé les stores entrouverts

et j'ai pu faire ces magnifiques clichés.

Comme tu vois, ton frère aime passer par-derrière,

et ils l'ont fait plusieurs fois. Ils ont adoré.

La pute !

Qui a une vie merdique, maintenant ?

Tu sais,

je pourrais te tuer et être débarrassé,

mais je te verrais pas souffrir comme tu m'as fait souffrir.

Vas-y, dis-moi comment je t'ai fait souffrir !

Tu peux pas, parce que soit tu inventes,

soit tu te trompes.

Tu te trompes, parce que je te connais pas.

Ferme ta grande gueule.

Voilà ce qui va se passer.

Tu vas rentrer chez toi, embrasser ta femme

et lui dire que tu l'aimes.

Pour l'instant, ça va.

Autre chose ?

C'est tout. Mais tu lui diras jamais

que tu sais qu'elle s'est tapé ton frère.

Tu l'engueuleras pas, tu la quitteras pas.

Tu passeras le reste de ta vie avec elle

et à chaque fois que tu l'embrasseras,

tu sauras que ton frère

lui a balancé la purée au fond de la gorge.

Je vais l'enterrer dans un endroit discret,

et il va y rester.

Mais si tu respectes pas les règles, les flics trouveront son cadavre

et tu auras du mal à les convaincre

qu'un inconnu t'a forcé à défoncer le crâne de ton frère

avec une hache couverte de ton ADN.

Tu sais, ta bagnole. Elle était pas si pourrie que ça.

Elle a fait 30 bornes avec une durite coupée.

Tu es cinglé.

Je déteste qu'on dise ça !

Si tu voyais ta gueule !

Dis-toi que je saurai tout ce que tu fais.

Je t'aurai à l'œil.

Je veux rentrer chez moi.

- Je peux rentrer chez moi ? - Bien sûr.

Trois semaines plus tard

Tu vas retrouver ton épouse adorée.

Qui couche avec ton frère.

La pute !

- Poule mouillée ! - Arrête, Bobby !

A chaque fois que tu l'embrasseras...

tu sauras...

que ton frère lui a balancé la purée au fond de la gorge.

Tu veux des œufs ?

Pas si tu les fais.

Quoi ?

- Ça va ? - Tout baigne.

Bobby va bien, j'en suis sûre.

Il agit souvent sur un coup de tête.

Il a eu envie de faire un break. Il reviendra.

Il faut espérer et prier.

Merde.

Tu devrais parler à quelqu'un. Parle-moi.

35 % des utilisateurs de sites de rencontre sont mariés.

Qu'en penses-tu ? Parlons-en.

Je me fais du souci pour toi. Et pour Bobby.

Ça, j'en suis sûr.

Tu sais que je tiens à ton frère.

Je sais. Je sais.

Tu sais pourquoi ? Parce que je sais.

Ça veut dire quoi ?

Pourquoi tu t'inquiètes pour Bobby ?

Parce que c'est ton frère, et il a disparu depuis 3 semaines.

Qu'est-ce qui te prend ?

Tu t'en tireras pas comme ça.

- Tu réponds ? - Pas question.

Je réponds.

Bonjour, monsieur.

- Vous êtes propriétaire ? - Oui, pourquoi ?

J'aimerais vous parler de...

Je sais pas. Rayez-moi de votre liste, merci.

Où en étions-nous ?

Ah oui, tu allais me dire ce que tu as sur le cœur.

Pas si tu me parles comme ça.

Je vous ai dit de me rayer de la liste.

On a passé un accord.

Qui est à l'appareil ?

Tu le sais, Lance. On a passé un accord.

Comment ça ?

Tu as été sage jusqu'à maintenant.

- C'est-à-dire ? - C'est-à-dire ?

Commençons par : "35 % des utilisateurs

"de sites de rencontre sont mariés."

Ça respecte pas notre accord.

Je comprends pas.

Lance, tu veux vraiment me mentir ?

Ecoute, je me suis un peu énervé,

mais j'allais rien dire.

Et ça vaut pas si elle avoue. Mais je vois la différence.

- Tu me prends pour un con ? - Non, pour un taré.

- Mais comment tu m'entends ? - T'en fais pas pour ça.

Mais je mets fin à notre accord.

Tu me fais pas peur, je... Allô ?

C'était qui ?

Un pote du boulot.

Dis-toi que je saurai tout ce que tu fais.

Je t'aurai à l'œil.

- Tu me prends pour un con ? - Non, pour un taré.

Mais comment tu m'entends ?

Je t'aurai à l'œil.

Comment tu m'entends ?

Je t'aurai à l'œil.

- Non, attends ! - Toi, tu attends.

T'as entendu ?

Tu vas bien ?

Oui, pourquoi ?

Ecoute, il est tard. Viens te coucher.

Je vais regarder la fin, puis j'ai un truc à vérifier.

J'en ai pour un moment.

Bonne nuit.

Bonne nuit.

Je t'aurai à l'œil.

Qui passe si tôt ?

J'y vais.

- Inspecteurs. - Lance, comment allez-vous ?

J'essaie de m'accrocher.

- Des nouvelles ? - Oui.

Vous pouvez sortir ?

- On a de mauvaises nouvelles. - Mon Dieu ! Quoi ?

Bobby. Il est mort.

Son corps a été retrouvé dans une benne, ce matin.

Quelqu'un lui a fracassé le crâne avec une hache ou un outil coupant.

C'est... dégoûtant.

Et incroyable.

La vache !

- On est désolés, Lance. - Moi aussi.

Eh bien, voilà.

On a une chose ou deux à vous demander.

C'est un moment difficile, je sais.

On a trouvé ça dans la poche de Bobby.

Vous connaissez la femme sur la photo ?

Absolument pas. C'est qui, cette... Mais elle est mimi.

Dans quel sens... Ah, voilà.

Et très souple.

Bobby avait du bol.

- Qui les a prises ? - Les ?

Il y en a d'autres ?

Il y en a pas d'autres ?

Souvent, les gens en prennent plusieurs.

Moi, j'en aurais pris plein.

Votre frère fréquentait quelqu'un ?

Une femme avec un tatouage comme celui-là ?

Non, pas que je sache.

Pour être franc, on était pas très proches.

On était demi-frères. On se détestait, gamins.

Mais on s'entendait bien jusqu'à la fin.

On s'aimait, comme des frères.

Sous ses ongles, on a trouvé des cheveux, de la peau et du sang

qui ne lui appartenaient pas.

Je sais.

On aimerait écarter la famille de la liste des suspects.

Si vous veniez au poste pour faire un test ADN,

ça serait réglé.

Quand vous voulez. Si je peux vous aider, je suis là.

Super.

Mais pas maintenant, j'ai des trucs sur le feu, je dois...

Je suis tellement secoué.

Mais on fera ça bientôt.

Ça se comprend. Vous avez notre numéro.

Passez-nous un coup de fil, c'est une formalité.

Merci de votre...

Appelez-moi.

C'était qui ?

Les inspecteurs Williams et Roebuck.

Ils ont du nouveau sur l'affaire.

La bonne nouvelle, c'est qu'ils ont retrouvé Bobby.

La mauvaise, c'est qu'il est mort.

Pourquoi tu dis ça ?

Parce que c'est vrai.

Je te mentirais pas là-dessus.

Il peut pas être mort.

Il l'est.

Il peut pas être mort.

Il peut pas être mort.

Il est mort ! Va falloir t'y faire.

Où tu vas ?

Faire un tour.

Me laisse pas.

Ferme-la, ferme ta sale...

Tu ferais tout ce cinéma si c'était moi ?

Je me suis fait tellement de souci pour toi.

Ah bon ?

Du souci pour moi ?

Vraiment ?

Il se passe plein de trucs, là,

et j'ai dû mal à faire face.

Je suis désolé.

Je sais.

Ça va aller, je te le promets.

Qui c'était ?

Le câble est tombé en panne, je l'avais même pas remarqué.

Ils ont envoyé un technicien.

J'ai pas vu de camionnette.

Il y a pas de camionnette.

Bonjour !

Le câble était mal raccordé, j'ai fait une dérivation.

Merci.

Votre visage est familier.

- On se connaît ? - Je ne crois pas.

Je vous ai vue quelque part.

Je ne me rappelle pas.

J'ai bossé au Crown American Inn.

Un hôtel pourri dans le centre. Vous y êtes déjà allée ?

Merci d'être passé.

C'était très aimable.

Pas de problème.

Vous savez,

il y avait une femme

qui venait toutes les semaines,

elle vous ressemblait comme une sœur.

Un sosie.

J'adorerais rencontrer ma jumelle un jour,

mais ce n'était pas moi.

Mais merci infiniment.

Bon...

Si vous avez des soucis avec le câble,

passez un coup de fil.

Une dernière chose.

C'est ça que tu cherches ?

Lance, qui c'est ?

Je suis un ami de votre mari.

Emily, reste calme, je m'en occupe.

Ça fait trois semaines, Lance.

Trois semaines et tu me reconnais toujours pas ?

On va se calmer.

Tu es une vraie salope, toi.

Je t'ai regardée sucer son frangin toutes les semaines.

Je t'ai regardée te faire enculer comme une pute

et rentrer à la maison comme si de rien n'était.

Lance, je sais pas...

Tu me dégoûtes.

Tu voulais la traiter de salope,

c'est le moment !

Traite-la de salope.

Emily...

J'ai appris récemment que tu avais une liaison avec Bobby.

Non, Lance, je te le jure !

J'ai vu des photos hyper crades.

Dis-lui !

Tu es une salope, une vraie salope,

mais c'est ma faute si tu es une salope,

j'étais un très mauvais mari.

C'est moi qui devrais m'excuser, pardonne-moi.

Pardon, c'était une erreur.

Une erreur, ça arrive une fois, pas toutes les semaines.

Te mêle pas de ça, toi.

- C'est quoi le rapport avec lui ? - C'est une longue histoire.

Malheureusement, Emily, tu n'as pas le temps de l'entendre.

Espèce d'enculé !

Fais de beaux rêves !

Emily ?

C'est les inspecteurs Roebuck et Williams.

Allez, Lance !

Une seconde, j'arrive !

Salut, les mecs.

Lance, ça va ?

Pas top, à vrai dire, j'essaie de faire face.

De faire surface.

Qu'est-il arrivé à votre doigt ?

- Votre doigt. - Ça ?

Un malencontreux accident.

Avec... la tondeuse.

Ouille !

- Faut faire attention. - C'est clair.

Concernant le test ADN, vous pourriez venir aujourd'hui ?

Nom d'un chien, les gars. On est serrés, ici.

Je devrais plutôt chercher mon doigt dans l'herbe

et voir si ça peut se recoudre.

Votre femme est là ?

Votre femme. Elle est là ?

Pourquoi, vous l'avez vue ?

Non, mais j'ai des questions à lui poser.

Elle est partie pour un bon moment.

Dites-lui de nous appeler.

Si elle appelle... Dès qu'elle appelle,

vous serez les premiers à le savoir.

Et pour demain...

15 h, le test ADN ?

C'est parfait.

On fait comme ça.

15 h, vous, moi, vous et lui.

Et on va... Je vais pisser dans quelque chose ?

Vous verrez demain.

Bon, on va y aller.

N'oubliez pas de faire soigner cette mimine.

Et à demain, 15 h.

Je... Je le note.

Soyez là, c'est tout. A demain.

Merci d'être passés, les mecs.

Je le sens mal, ce type. Faut le coffrer et le cuisiner.

J'ai envie de voir s'il se pointe demain.

J'espère qu'il a pas tué sa femme, c'est une sale blessure.

50 dollars qu'elle est dans le congélo

et qu'elle lui bouffé le doigt.

Ouille !

Pendant qu'il la décapitait.

Ça te fait kiffer, ce genre de truc.

Je l'avoue.

Putain de mec du câble.

C'est mes fringues !

Doucement... Rien là-dedans.

Putain, c'était mes doigts, espèce de...

Allô, connard ?

Salut, Lance.

Je vais tellement te buter !

J'ai une chose importante à te dire.

Tu as des doigts en moins.

Sans blague, j'ai des doigts en moins !

Tu m'as vraiment pas donné le choix, tu sais ?

Je t'ai enlevé ton frère, ta femme, il reste quoi ?

Il reste toi, mon pote, toi.

Je continuerai à te charcuter tant que j'ai pas ce que je veux.

Tu as tout retourné. Tu as trouvé ce que tu cherchais ?

Peut-être bien, figure-toi.

T'as trouvé que dalle.

Je voulais te souhaiter bonne chance avec les flics,

je me demande comment tu vas t'en sortir.

Et rappelle-toi une chose : si tu parles de moi,

tu l'as dans l'os.

Viens le dire en face si t'es un homme, enculé.

Bonjour, MM. Roebuck et Williams.

Je voudrais vous faire part de...

Sois authentique.

Ecoutez, inspecteurs. C'est pas moi !

Je... Bon, ça devrait aller.

On vous attendait cet après-midi.

Ma matinée s'est libérée, j'ai décidé de passer.

- Et votre main ? - Un autre accident.

Que s'est-il passé ?

Encore cette saloperie de tondeuse !

Vous savez comment marche une tondeuse ?

Faut pas toucher les lames.

Vous avez été à l'hôpital ?

Vous avez une sale gueule.

J'y pensais, et puis j'ai lu un article

qui dit que le taux de mortalité hospitalière

crève le plafond, alors je me suis dit...

Faites voir.

Faites-moi voir ça.

Toute la main manque.

On peut dire ça.

C'est un moignon.

Allez à l'hosto.

C'est pas l'important.

L'important est que je suis venu ici, pour vous,

pour faire ce... ce test ADN.

- Vous avez cligné de l'œil ? - Non !

Oui ! Non.

Vous êtes beau garçon, mais j'ai un œil de verre.

Il est irrité.

Je suis aussi venu pour vous donner le formulaire.

- Quel formulaire ? - Ce formulaire.

Vous allez pleurer.

Un inconnu m'a fait tuer mon frère, a tué ma femme et me mutile.

Rentrez avec moi et chopons-le. Merci d'avance. Bisous.

Tout est vrai !

Vrai de chez vrai !

C'est un peu bizarre, Lance,

mais aujourd'hui, on est pris à cause du test ADN.

Et si vous reveniez demain ? Vers midi ?

Ça m'a l'air bien.

Allez faire examiner ce moignon, et à demain.

- Sans faute. - Très bien.

Merci, les mecs.

- C'est bon ? - C'est bon.

- Je veux dire... - A plus tard, Lance.

On devrait choper un mandat et foncer.

Pas question.

Je pourrais être en train de me faire sucer

au lieu de te voir baver devant des horreurs.

Qui voudrait te sucer ?

- Ta mère en string. - Elle en serait capable.

Prêts, les mecs ?

Faut rester éveillé.

Viens me chercher, gros lard.

Ça serait super s'il sortait un marteau à la main.

- Qui ça ? - Lance.

Il se taperait sur la tête

en hurlant : "Au secours, il veut me tuer !"

Qui ça ?

Lance. Il se tape sur la tête avec le marteau

parce qu'il est cinglé.

Je dirais : "De quoi tu parles ?"

Il répondrait : "C'est lui !

"Il a tué ma femme et mon frère, il m'attaque avec un marteau."

Je dirais : "C'est toi qui tiens le marteau,

"tu te tapes sur le crâne avec."

Il dirait : "Mon Dieu, c'est vrai.

"C'est moi qui tiens le marteau.

"Je dois être cinglé. C'est mon alter ego.

"Lenny."

T'es malade ou quoi ?

Les schizophrènes, c'est le top.

Arrête, Bobby !

Si tu parles de moi...

Je ne me souviens...

Quand est-ce que...

Tu dois être assez énervé.

Fais-moi un doigt d'honneur.

Tu peux pas...

Tu es tombé dans mon piège, connard.

Tu vas la sentir passer !

Venez, les gars, on le tient !

Je crois qu'ils viendront pas.

Comment tu as su ?

Je pense que tu vas adorer l'ironie de la situation, Lance.

Grâce à cet œil qui te sert à rien,

je vois et j'entends tout.

L'œil ?

C'était l'œil, tout du long ?

Comment tu voulais que je trouve ?

C'est pas croyable ce qu'on trouve sur eBay

pour 89,99.

Eh bien...

Nous y voilà.

Les flics allaient t'arrêter.

Je pouvais pas laisser faire ça.

Je peux pas jouer au chat et à la souris avec toi

si t'es derrière les barreaux, pas vrai ?

C'était l'idée de départ,

mais peu à peu, j'ai commencé à bien aimer tout ça.

A bien t'aimer, toi.

A aimer voir ta tête au réveil

en découvrant ce qui te manque.

A aimer te voir pleurer.

Te voir te détériorer comme un bout de viande pourrie.

D'accord.

Fini de jouer.

J'avoue.

Je me souviens de toi et de ce que je t'ai fait.

J'étais une vraie enflure quand je me droguais.

Je mentais, volais, baisais, suçais, n'importe qui, n'importe quoi.

Vraiment n'importe quoi.

Et puis j'ai décroché.

On m'a aidé.

J'ai jamais rien fait de plus dur dans toute ma vie.

Mais je l'ai fait.

Je me suis dit

que si j'arrêtais les bêtises,

alors tout s'arrangerait.

Mais au lieu de ça, tous les jours pendant des années,

j'ai pensé à toi.

Tu te souviens de moi !

Bien sûr ! Comment j'aurais pu t'oublier ?

Tu sais...

J'étais pas sûr, au départ.

Et c'est pas un truc qu'on a envie d'avouer tout de suite.

Dis-le-moi.

D'accord, mon pote.

Je regrette.

Oui, je...

Voilà. Je regrette.

Quoi ?

Ce que j'ai fait.

Je regrette.

Je veux l'entendre, de ta bouche.

Je veux savoir pourquoi tu as fait ça et tu pourras t'excuser.

C'était vraiment une sale journée.

Impossible de trouver de la came.

C'est là que je t'ai vu.

Salut, mec, c'est Lance. Ça boume ?

Je sais que je te dois du fric,

mais je vais avoir une rentrée bientôt.

D'ici là, tu me filerais un gramme ? Un petit gramme ?

Allô ? Enfoiré.

Tu peux le faire.

Fais-le.

Je l'ai fait !

Faut pas se jeter sous une voiture !

Je vais te donner un coup de main.

Je regrette.

Ça fait des années que je t'attends.

Je te voyais pas comme ça.

N'importe qui se serait débarrassé de cette pince à billets.

Mais pas moi.

Ton nom est gravé dessus.

Je l'ai ici...

Un coup de main ?

Ray.

Ray Fielding.

J'ai pensé à ton nom un million de fois

depuis ma désintox.

Désolé de ne pas avoir avoué avant.

Peut-être que si j'avais avoué,

Emily et Bobby seraient toujours en vie.

En train de baiser,

mais en vie.

Ça fait pas du bien, de confesser ?

Ça fait un bien fou.

Si ça peut te consoler,

Bobby et Emily seraient morts quand même.

- Pourquoi ça ? - Parce que je suis pas Ray.

C'est ça.

Je suis pas Ray.

Je suis pas Ray !

Si, t'es Ray ! Arrête !

Déconne pas, tu t'es bien amusé.

Tu as eu ce que tu voulais. J'ai avoué. Je me suis excusé.

Je me suis souvenu de toi.

Qu'est-ce que je vais faire ?

Tu vas assumer, comme moi, Ray.

Allez !

Bouge pas.

Ray Fielding ?

Vous avez déjà été agressé ?

Qui est à l'appareil ?

Quelqu'un qui veut savoir si on vous a renversé et dévalisé.

Un fumier m'a percuté, dépouillé et m'a balancé dans son coffre.

Je me suis échappé, mais ma jambe a dû être amputée.

Votre jambe ?

Ouais, ma jambe. Alors vous êtes qui ?

Disons simplement que celui qui t'as fait ça

m'a fait un sale coup aussi.

Ton histoire a été mentionnée, et tu mérites ta part.

Et quand je dis "part",

je veux dire "jambe".

Ça vaut quoi pour toi, Ray ?

Je paierais un million de dollars pour la jambe de ce salaud.

Malheureusement, j'ai pas un million de dollars.

Combien tu as ?

- 1 500 dollars ? - Marché conclu.

Voilà les règles : la jambe est à toi, mais c'est tout.

Tu fais ce que tu veux de la jambe, mais tu le tues pas, il est à moi.

Pigé.

Où ?

D'accord.

A tout de suite.

A tout de suite, Ray.

Jeff !

Hé, taré !

Faut que tu m'emmènes.

Oui, tu vas rater ta putain de série.

Mais...

tu préfères la télé ou la chair fraîche ?

Je m'en doutais.

J'ai tué ta salope de femme. Tu te souviens ?

Je peux rentrer chez moi ?

- Non, tu vas avoir de la compagnie. - Ah bon ?

Tu veux rire ? Non.

Ray Fielding.

C'est toi, Ray Fielding.

Je l'ai trouvé dans l'annuaire.

Il veut sa revanche.

Tu m'as coupé les mains !

Œil pour œil ou peut-être... jambe pour jambe ?

Ma jambe ?

Allons, Lance.

Tu n'as plus de mains, tu vas perdre une jambe,

tu es borgne...

Je vais te filer un bandeau et tu ressembleras à un pirate !

Une seconde, j'arrive !

Je suis Ray.

C'est quoi, ça ?

C'est mon cousin Jeff.

C'est quoi, cette tenue ?

C'est un vrai taré.

Il vit avec moi.

Il se plaint pas

quand il doit m'emmener quelque part

et je me plains pas quand il regarde des rediffusions d'Arnold et Willy

et qu'il veut tripoter des boy-scouts.

Je me disais, vu mon état,

que je serais pas capable de le faire moi-même.

Et puis je préfère regarder.

Tu aurais pu m'en parler au téléphone.

Il se passe quoi, Ray ?

Tu sais, vu ton état,

je crois que je vais dire oui.

Entrez, les gars. Bienvenue.

Un gang-bang ? Putain de merde.

C'est lui, alors ?

C'est lui.

- Tu peux compter. - Je suis sûr que tout est là.

J'ai quelque chose pour toi,

Ray.

Merci !

Je parie que tu pensais pas me revoir.

Salut, Ray...

Fielding.

Ta gueule, fumier.

Regarde-moi.

Regarde ma jambe, enculé.

Je traîne la patte comme un éclopé à cause de toi, enfoiré.

Je regrette.

Arnold et Willy ! "Qu'est-ce que tu me racontes là ?"

J'adorais cette série.

Ce taré ne regarde que ça.

Il adore l'épisode où Arnold et Dudley

se font tripoter par un vendeur de vélos.

- J'ai dû le rater. - C'est sacrément tordu.

J'adorais le père dans la série.

Je l'ai jamais vu dans autre chose.

Comment il s'appelait, déjà ?

Conrad Bain.

Répète !

Il s'appelait Conrad Bain.

Fini, le quiz télé années 80.

Je suis prêt à passer à l'action.

Que le spectacle commence.

Je vais encadrer cette guibole à côté de mon brochet empaillé.

Je regrette tellement de vous avoir renversé comme ça !

Jeff.

Je veux que tu te lâches

sur cet enfoiré.

T'en fais pas, ça va aller.

Papa va s'occuper de toi.

C'est ce que tu imaginais ?

Moi, oui.

J'ai les lèvres toutes sèches

quand je suis très excité.

Tu n'aimes pas la cerise ?

C'est pas grave, bébé.

J'adore la cerise.

J'adore la cerise.

J'adore ça.

Ecoute, je ferai tout ce que tu veux si tu me relâches.

Je te le promets.

Tu seras Conrad Bain et moi, Arnold.

Je ferai des trucs de fou avec ta barbe.

- Tu sais ce que je vais faire ? - Quoi ?

- Je vais prendre mon pied. - Ah bon ?

Oh oui.

Prendre mon pied avec ta jambe.

Te baiser le moignon.

Je vais prendre la hache

et je vais baiser ton moignon.

Tu sais ce qu'on dit ?

Il y a que la première fois que c'est crade.

C'est quoi, ça ?

Il s'amuse, c'est tout. Détends-toi.

Détends-toi.

Je vais me lâcher.

Juste ici, c'est là que je vais juter.

Ça suffit, la fête est finie, on sort de la piscine.

C'est pas ce qu'on avait dit, Allez-vous-en, les gars.

C'est fini.

Je crois pas, petit.

Moi, si. Alors cassez-vous, tous les deux.

Comme je le disais, je crois pas.

D'accord, vieux.

Comme tu voudras.

La vache !

Je prends le temps de t'appeler

avant de le tuer.

Je te donne la possibilité de lui prendre ce qu'il t'a pris,

et tu me fais ce cirque ?

On prend la jambe et on se barre.

Tu vas me buter ?

Tout à fait.

J'ai jamais rien vu d'aussi viril et d'aussi courageux

que ce flingue dans ta bouche.

Quelle fin en beauté ! Je peux ?

Il avait un frère jumeau.

Qui ?

Conrad Bain.

Le moins illustre Bonar Bain. Pour info.

Je sais !

Baiser ton moignon !

La cerise !

Tu perds une jambe quand même.

Pourquoi ?

Le karma est un salopard.

Tu as tué Bobby. Après Shannon.

Un accident de voiture, petit.

Sa propre sœur, ma fille chérie.

Il l'a tuée.

C'était un accident !

Un accident parce que tu étais déchiré.

Bobby était le bon fils, tu l'as tué.

Tu as tué Bobby, pas vrai ?

Tuez cet enfoiré.

Tuez cet enfoiré.

Brûle en enfer, fumier !

Comment tu te sens ?

Je t'ai sauvé la vie.

Après tout ça, tu te souviens toujours pas de moi.

Tu veux que je te dise quoi ?

Je pourrais faire durer ça éternellement.

Tu serais juste une tête sur un plateau

posée sur une cheminée à pleurnicher.

Connard.

On est de mauvais poil, aujourd'hui.

Dis-moi, Lance.

- Pas d'enfant ? - Quoi ?

Non, pourquoi ?

J'avais une fille.

Elle était très belle.

Je l'aimais de tout mon cœur.

Mais on me l'a enlevée.

On me l'a enlevée d'un coup, et ma vie

n'a jamais été la même.

Comment je pouvais deviner en te voyant ?

Sans déc, comment je pouvais deviner...

Pas de photo, rien !

Je devais voir une ressemblance avec ta face de cul ?

Tu aurais pu m'aider un peu !

Tu peux fermer ton clapet une seconde

et m'expliquer de quoi tu parles ?

Je parle de cette tapineuse à la con.

Tant pis si c'était ta fille, elle l'a cherché.

Raconte-moi.

Franchement, c'était un accident.

J'ai pas fait exprès.

Tu m'as foutu la trouille !

Je suis en plein trip, ça se fait pas. Tu veux quoi ?

- Tu veux t'éclater avec moi ? - T'es une pute ?

Si tu veux.

20 dollars.

Fais voir la marchandise.

Ça marche pour 10 ?

D'accord.

Super, vendu.

Connasse !

Ça, c'est ton pognon.

Et ça, c'est mon mignon.

Attends, je vais faire d'une pierre deux coups.

Je l'ai payée, j'ai été réglo,

mais elle a tout fait foirer

une semaine après.

Soi-disant, elle a juste oublié une fois

et elle est retombée enceinte.

C'est quoi, la probabilité d'oublier une fois

et de retomber enceinte ?

Quelles fleurs veulent dire :

Félicitations, tu es encore enceinte ?

C'est leur 4e, non ? Offre-lui un bouquet de stérilets.

J'aurais pas dû te demander. Tu peux pas être gentil ?

Je dis ça comme ça.

Tu veux qu'on se dispute en pleine rue ?

Vas-y, je t'attends.

D'accord.

- Tiens donc. - Toi ?

Ma femme est là, dégage.

Je vois.

- Et si tu me donnais 100 dollars ? - Pourquoi ?

Pour pas dire à ta femme que tu aimes les pipes.

J'ai pas de fric pour toi.

J'en doute.

T'es sourde, connasse ? J'ai pas de fric.

C'est ça.

Regardez ce radin, il marchande pour une pipe !

T'es vraiment un radin.

Allons par là. Suis-moi.

On va discuter pour trouver un accord.

C'est tout ce que j'ai sur moi.

Je peux pas aller au distrib avec ma meuf

pour financer mes activités extraconjugales.

Viens au parking demain, je te filerai le fric. En plus de ça.

Je veux mon fric tout de suite.

Les teupus ont pas une déontologie envers leur clientèle ?

Ecoute, viens au parking demain, on règlera tout ça

et tu me feras une gâterie.

Je déconne.

Il faut qu'on trouve une solution, s'il te plaît.

Non, t'es un radin

qui file que 10 dollars pour une pipe

dans un parking !

Ta gueule, j'ai dit.

Ta gueule !

Te voilà ! Je te cherchais. On est en retard, en route.

Où tu étais ?

J'ai fait un peu de ménage.

Elles sont très jolies, excellent choix.

Quand tu m'as acheté des fleurs pour la dernière fois ?

Allons, je veux pas te gâter, faut les mériter !

Je déconne.

Vite, on va être en retard.

Voilà comment ça s'est passé.

Lance, tu es une vraie ordure.

Drogué, voleur, adultère, assassin !

Je sais, je sais.

Je suis l'être le plus affreux au monde,

mais tu sais quoi ? Tu es pire que moi.

Tu as tué plus de gens depuis qu'on se connaît

que moi pendant toute ma vie.

Et j'ai pas forcé ta pute de fille...

Ma fille n'était pas une pute.

Si tu veux, papounet.

Elle suçait dans un parking pour 10 dollars.

Et tu sais quoi ? Elle savait y faire !

Ma fille est morte d'un cancer à 13 ans !

Elle avait pas 13 ans, elle était vieille !

Et ça se voyait.

Tu viens d'avouer un autre crime ignoble et impuni,

mais ça n'a rien à voir avec moi.

Une pute de bas étage ?

Un dealer ?

Voilà les gens qui t'empêchent de dormir

et tu te souviens pas de mon visage.

Quel visage ? J'en vois pas. T'as pas de visage, mon pote.

Tu as la gueule la plus facile à oublier du monde.

Pour moi, t'as pas même de visage, face de cul.

Et j'espère, quoi que je t'aie fait,

que c'est pire que tout le reste réuni.

J'espère que j'ai engrossé ta femme

et que tu as élevé mon mioche.

J'espère que je me suis saoulé la gueule,

que j'ai tabassé ta grand-mère et que j'ai chié dans sa bouche.

J'espère que j'ai tué quelqu'un que tu aimes.

Tu ferais mieux de garder tes forces.

Pour quoi ?

Respire.

- Pour quoi ? - Détends-toi.

- Sans rire, pour quoi ? - Détends-toi.

Pas de secrets entre nous !

Tu connais cette fille ?

Je parle pas aux flics.

Tu sais quelque chose à son sujet ?

Comme quoi ?

Elle avait un mec ?

Un mac ?

Elle détestait les mecs. Elle avait une copine.

Ah oui ? Qui ça ?

Stephanie.

Elle tapine devant le magasin d'alcool

sur Gilbert Street.

- C'est plus facile que sucer, hein ? - Va te faire mettre.

Tu veux prendre du bon temps ?

- Vous êtes Stephanie ? - Et vous ?

Vous la connaissez ?

Je sais qui l'a tuée.

Presque, presque...

Sale petite fouine.

Je dois aller aux toilettes.

Si tu recommences, je te cloue à ton siège.

Calmos ! J'ai juste envie d'aller aux chiottes.

Je veux rentrer chez moi ! Ramène-moi !

Impossible, Lance. On a de la visite.

Pas mal.

Je te présente Stephanie.

Sa petite amie, Tammy, a eu la nuque brisée

par un psychopathe en pleine rue.

Une seconde !

C'était toi !

Non, c'était pas moi.

Contente de voir ta gueule. J'attends ça depuis longtemps.

Putain d'enflure d'assassin de merde !

Elle méritait pas ça, elle méritait pas de crever !

Tu l'as abandonnée comme un détritus.

Déjà que son petit ami

la cognait sans arrêt,

toi, en plus, tu la butes ?

Je l'aimais.

Tu me l'as enlevée.

Ecoute, ma belle, je l'ai déjà dit à l'autre timbré.

C'était un accident. Franchement.

Mais ta copine Tammy était une garce qui l'a bien cherché.

Si elle avait pas gueulé des trucs devant ma femme,

tu peloterais encore ses miches de gouinasse.

Lance, je ne le répéterai pas. Pas de grossièreté !

Pardonnez-le, Stephanie, il ne sait pas se tenir.

Comme vous le voyez,

il ne reste pas grand-chose.

Donc vous pouvez avoir

cette jambe, ou...

peut-être que le châtiment devrait correspondre au crime.

La jambe ou la bite.

La jambe.

Je choisis la bite.

Super, ne bougez pas, je reviens. Ensuite, place au réconfort !

Ecoute, poupée, crois-moi. Elle me menaçait.

Je lui juste mis la main sur la bouche pour la faire taire.

Ça oui, tu l'as fait taire.

Si ça peut te consoler,

elle est morte rapidement et paisiblement.

Aide-moi, ce type est un malade !

Tu veux que je t'aide ?

- Ça serait sympa. - Ah oui, salopard ?

Salopard !

Tu veux que je t'aide ? Supplie !

Je t'en supplie, je suis ta salope, mes moignons sont à toi.

Enculé !

J'ai raté quelque chose ?

On aura du mal à stopper l'hémorragie sans ça.

Et ça, c'est pour la douleur.

Je veux pas que tu tombes dans les pommes.

- Merci. - De rien.

Tu sais quoi ? La vie m'a pas gâtée.

Je n'ai eu que deux jours de bonheur.

Un quand j'ai rencontré Tammy

et ça, c'est le deuxième.

Vous savez quoi ?

C'est pire d'avoir une bite

et pas de mains pour la branler

que pas de bite du tout.

Passez-moi la hache.

Tenez.

Une seconde.

C'est beaucoup plus facile

s'il n'y a pas de tissu.

Je sens rien, mais ça a l'air immonde.

Comment vous vous sentez ?

Je ne sais pas.

Ça fait mal !

L'antidouleur marche plus !

Vous allez le tuer ?

Le moment venu.

J'en ai pas encore fini avec lui.

Je vous raccompagne ?

Puis-je être sûr

que vous ne parlerez ni de moi

ni de cet endroit ?

Faites attention à vous.

Lance, ça va piquer un peu.

Ça va aller, mon pote.

Trois mots.

C'est tout qu'il fallait.

Je sais plus quoi faire de toi.

Bonjour.

Tu es toujours là ?

Il y a quelqu'un ?

Vas-y.

Comment ça ?

Tue-moi.

Finissons-en.

Tu es au bout du rouleau.

Oui, je suis prêt à partir.

Allez.

Dis-moi au moins ce que je t'ai fait

pour que tu te déchaînes comme ça.

Je mérite pas de savoir pourquoi je meurs ?

Tu mérites rien. Tu mérites même pas de respirer.

Tu méritais ni ta femme ni ta baraque

ni tout ce que tu avais !

Depuis un mois,

je te donne exactement ce que tu mérites.

Tu me diras rien ?

C'est à toi de parler !

Ça sera ton ultime châtiment.

Ne pas savoir.

Quoi que je t'ai fait, mon pote,

j'espère que tu en as bavé.

Oui.

- J'en ai bavé, Lance. - Tant mieux.

Au début, je t'en voulais pour ce que tu m'avais fait.

Mais après, tu as parlé des gens qui hantent tes rêves

et à qui tu penses.

Une putain de bas étage.

Un dealer minable.

Voilà les gens qui t'empêchent de dormir.

Et moi ?

Et moi ? Tu te rappelles ni mon visage

ni ce que tu m'as fait.

Je veux moins pour toi qu'une pouffiasse.

- Qu'une pourriture de dealer. - Tout à fait.

J'existe même pas pour toi.

Non, c'est vrai. Tu as absolument raison, vieux.

Tu n'es rien pour moi.

Et quoi que je t'ai fait, j'en ai rien à foutre.

Je regrette les saloperies que j'ai faites aux autres,

mais pas à toi. Pas à toi.

Alors ton grand projet de vengeance

a échoué.

Tu as raison.

Tu n'existes même pas pour moi.

Alors on est d'accord.

J'imagine.

C'est une petite mixture que j'ai trouvée sur Internet.

Il y a de l'antigel et je ne sais quoi,

ça te devrait te laisser à peu près une minute.

Je regrette vraiment

que ce se soit passé comme ça entre nous.

Mais tout a une fin, pas vrai ?

Adieu, Lance.

Mon Dieu !

Ça va pas ?

Je vais t'aider.

Regarde où tu vas, gros lard !

C'est pas possible.

C'est tout ?

Adaptation : Yves Tixier

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