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[bruit de tir de pistolet]
Transcrit par adr_tro, sous-titres par alllofskam.
Blessure par balle, situation très instable.
Prévoir une chirurgie dans les meilleurs délais.
[sirènes]
Alex ?
- Est-ce que tu as vu mon téléphone ? - Maman, il est où mon t-shirt vintage ?
Dans la machine si tu l'as pas sorti.
Je crois que tu l'as laissé sur l'étagère au dessus de la cheminée.
Encore ?
- Catherine, il faudrait trouver quelqu'un pour la terrasse, non ? - Oui, tu sais quoi ? On va en parler après parce que là je ne suis pas du tout en avance.
[klaxon]
- Oh non, t'as mis ton t-shirt dégoûtant écoute ! - Non, non, ça se voit pas, maman.
- Bonjour, Françoise. - Bonjour, Catherine.
- Bonjour bonjour, excusez-moi. - Bonjour.
J'étais coincée derrière un camion.
- Il est parti Pierre ? - Oui, il est à la commission d'application des peines.
Ah. On a des nouvelles des relances pour les travaux d'intérêt général ?
J'ai envoyé au moins 40 courriers, je n'ai reçu que 3 réponses, toutes négatives.
Oui je sais, j'ai pas eu le temps.
Mais rappelle-moi sur mon portable.
06 53 14 49 42.
49 42, oui.
Monsieur Gassin ? Vous pouvez me donner un petit quart d'heure, s'il vous plaît ?
Monsieur Varela ?
Monsieur Hugo Varela ?
Bonjour, vous me suivez ?
Entrez, entrez !
C'est moi qui vais reprendre votre dossier.
Je suis Catherine Borowiak, asseyez-vous je vous en prie.
Je ne vais pas avoir beaucoup de temps pour vous ce matin, je suis désolée.
Je sais que vous étiez en attente d'exécution de peine jusqu'à hier,
vous avez été informé par le JAP.
Oui.
Je viens pour qu'on me pose le bracelet là.
Vous avez de la chance vous savez ? Vous pourriez être en prison à l'heure qu'il est au lieu d'être dans ce bureau avec moi à discuter.
Ouais, c'est à cause de ma situation familiale ça.
Euh, vous êtes toujours à la même adresse ?
Ouais.
Même numéro de téléphone ?
Ouais.
Alors si vous devez vous rendre quelque part, je vous conseille de le faire maintenant,
et de profiter des quelques jours qu'il vous reste avant la pose du bracelet.
Je vous expliquerai comment ça fonctionne demain.
Vous revenez me voir demain matin ici à 9h, d'accord ?
Merci.
Excusez-moi, hein.
[sonnerie de téléphone]
Ah Mia ! Mi amore. Ça va ?
Ça va ma beauté ?
J'espère bien que tu vas venir.
J'ai toujours besoin d'un médecin à mon anniversaire, je te signale.
Ben talons hauts et...
...mini-jupe. [rire]
Vous mettez ça au coffre, Henri.
- Bonjour. - Bonjour.
- Bonsoir. - Bonsoir, tu rentres tôt !
Tiens.
Oh tu l'as trouvé, c'est génial.
Oh merci mon chéri.
Tu connais mon goût pour l'anticonformisme.
Bonsoir.
T'étais où ?
Avec des potes.
On t'attend pour dîner, Alex.
Ben je suis là, là !
Hey, on va manger mon chou, tu te dépêches, hein ?
Oui j'arrive, maman.
On se voit dans 5 minutes ?
Ouais.
Oh là là !
Et t'écrivais quoi ? Vous écriviez quoi, pardon ?
Vous pouvez me tutoyer.
Vous écriviez quoi ?
Des poèmes.
Des poèmes ?
Hm. Des trucs à moi.
Venez.
Je vous en prie, asseyez-vous.
- Je peux ? - Allez-y, ouais.
C'est un nouveau carnet, il y en a pas beaucoup, je viens de le commencer.
Ahh, il y en a d'autres ?
Merci.
Alors d'ici 5 jours, un surveillant du pôle PSE va fixer un rendez-vous chez toi, chez vous.
Bon chez toi, pour te poser le bracelet.
Tu devras rester dans un périmètre de sécurité qu'il va définir avec toi,
et respecter des horaires de sortie.
Si tu sors du périmètre en dehors des heures autorisées,
le centre de surveillance t’appellera et le JAP en sera informé. Et nous aussi.
Alors même si tu as un petit peu de retard, tu dois nous en avertir.
Tu as compris ?
Ouais, mais ce truc il déconne tout le temps, vous le savez très bien.
- Ça va me sonner toutes les nuits à 3h du mat'- - C'est quand même mieux que la prison, non ?
Bon, bien entendu, tu ne devras en aucun cas et sous aucun prétexte tenter de retirer toi-même le bracelet.
Ouais, merci, je suis pas con.
Alors, je vais te poser une question directe, j'aimerais une réponse directe. Est-ce que tu as bien compris le sens de ta peine ?
Ben non.
Pourquoi je le comprendrai ?
Alors, tu es condamné pour vol avec violence,
et la victime a passé plusieurs semaines à l'hôpital,
et tu avais des bleus sur les mains quand on t'a arrêté.
On peut savoir pourquoi ?
C'était pas moi.
Ouais, selon tes dires, tu te serais le battu le jour même. Pourquoi ?
C'était pas moi d'accord ? La victime, elle dit qu'elle m'a reconnu derrière le masque, mais c'était pas moi.
On a bossé une fois ensemble, ça c'est mal terminé, c'est tout.
- On va pas refaire l'instruction. - En plus les juges c'est tous des fils de pute !
Ils m'ont accusé d'avoir volé des montres et des tas de trucs, c'était pas moi, d'accord ?
S'il te plait !
Tu surveilles tes paroles dans ce bureau, d'accord ?
Père absent, en charge de famille.
Mais qu'est-ce qui va se passer si tu finis en prison? Tu y as pensé à ça?
Bon écoute, moi je suis pas là pour te juger.
Je suis là pour que tu purges ta peine et que tu en comprennes le sens.
Hein ?
On va commencer par te chercher un travail.
Ok.
Comme ça on pourra définir des horaires de sortie.
Oui ?
On a un souci avec Gassin, il semble qu'il n'ait pas apprécié les remontrances de son patron et qu'il l'ait frappé.
Pas mal pour un premier jour de travail, non?
Bon, je m'en occupe, j'arrive.
Voilà, merci.
Je peux vous laisser ça ?
J'aimerais bien avoir votre avis dessus.
Merci.
Au revoir.
Au revoir.
[sonnerie de téléphone]
Allô ?
D'accord, ben euh, donne-moi son nom.
Alors. Varela.
Un L, Varela ?
Le prénom ? D'accord, Hugo.
Ben écoute, je vois ce que je peux trouver, hein.
À tout à l'heure.
[bruits de pas]
T'es sûr que c'était un extincteur ?
Je l'ai vu !
Mais enfin écoute... T'as pu te tromper. Un extincteur, c'est bizarre, non ?
Je te dis qu'il y avait quelqu'un !
Je vais en parler à la sécurité, si tu veux.
Mais t'as vu l'heure ?
Ah oui désolé, j'étais avec des potes on discutait...
-...des prochaines actions contre le lycée et la fac. - Quelles actions ?
Empêcher les élèves de passer leurs examens, c'est ça ?
Ouais, allez bonne soirée.
- Qu'est-ce que tu fais ? Tu dînes pas ? - Non, j'ai pas faim.
Bon Alex, Alex s'il te plaît, Alex, viens manger.
Viens mon chou, viens.
Allez.
Putain.
- Toi, tu t'approches pas de ma sœur ! - Putain, mais t'es malade !
- Tu t'approches pas d'elle ! - Putain, mais on discute, c'est tout !
Tu lui as refilé quoi ?
Attends, attends, je lui ai rien donné moi. Ta soeur, elle est tout le temps shootée !
T'as un problème toi. Taré.
T'as dit quoi ?
C'est bon.
C'est bon.
Dégage, toi.
J'veux plus te voir avec ce connard de dealer.
Quand est-ce que tu vas commencer à réflechir ? Bordel.
Donc, il y a que ça que tu sais faire, c'est ça ? Maltraiter les femmes.
T'as oublié ce que t'as fait peut-être ?
Putain, mais t'es complètement défoncée.
T'es pas mon père.
Mais ferme ta gueule ou je t'en colle une là.
Va te faire foutre, putain.
Ah Catherine, il y avait ça au foyer, c'est pour toi.
- Tu as vu qui est-ce qui a déposé ça ? - Non, c'était dans la boîte aux lettres.
Merci.
Tu as envoyé les invitations pour ton anniversaire ?
Euh oui, oui, bien sûr.
Et pour la terrasse, on fait quoi ?
Attendez s'il vous plait, ça m'intéresse.
[présentatrice du journal TV]: La manifestation prévue demain ainsi que le maintien des blocages dans les lycées et les universités.
Ben voilà la bonne nouvelle.
On va pouvoir déjeuner ensemble.
Ouais.
Il faut pas m'en vouloir, mais je vais me coucher, je suis crevée.
Bonjour Françoise, ça va ?
Bonjour Alex, ça va.
- Elle est dans son bureau ? - Oui, dans son bureau.
Ça va ?
Qu'est ce que tu fais là ?
Il y a des nouvelles au sujet de mon taff ?
Quand j'en aurai je te convoquerai. Je ne t'ai pas demandé de venir aujourd'hui.
Tu peux pas rester là.
Hugo, s'il te plaît.
Tu viens ?
Tu veux quoi ?
Mais je sais pas, un petit menu solo avec des petits trucs,
des grignotins, je te dis.
[incompréhensible]
[sonnerie de téléphone]
Bon, tu te décides Alex ?
Ouais, ouais.
Tu réponds pas ?
C'est Alice, je la rappellerai après.
T'as pas le numéro d'Alice enregistré ?
Nan, mais tu sais, la technologie et moi... Ça fait deux, hein.
Ouais. Attends, je vais te le faire.
Non, non, laisse, laisse.
Je voulais juste t'aider.
Oui, mais bon, j'aime pas quand tu prends mes affaires.
Bon allez, choisis.
Euh, attends, je ne sais pas.
Si si, je suis sûr, je suis très sérieux.
Nan, mais j'ai pas envie que tu calcules tout ce que je fais, tout ce que je bois et tout ce que je mange.
Dépêche toi.
Qu'est-ce que tu veux ?
Je voulais vous voir.
Pourquoi ?
Vous avez lu le cahier ?
Tes poèmes ? Oui, c'est pas mal.
C'est pas mal du tout.
En revanche, j'aime beaucoup moins ce que tu m'as envoyé ce matin sur mon téléphone.
Alors je vais être très claire.
Tu ne peux pas débarquer comme ça sans prévenir ni m'envoyer des SMS.
Alors tu effaces mon numéro et tu l'oublies. D'ailleurs, comment tu te l'es procuré ?
C'est vrai, vous les avez bien aimés ?
Vous êtes la première personne à qui je les fais lire.
Tout ce que vous savez de moi, c'est ce qui est écrit sur votre dossier.
Mais pour moi votre avis il compte, vraiment.
- Votre avis personnel. - Pourquoi est-ce qu'il compterait ? Tu me connais pas.
Ces poèmes, c'est la seule manière de vous montrer qui je suis.
Mon avenir, il dépend de vous, vous comprenez ça ?
Et de toi.
Ouais de moi.
Et de toi.
Moi je pense qu'ils vont débarquer à 40 et il y en aura pour 20.
Ou le contraire et on va manger des petits fours pendant une semaine.
S'ils ne t'ont pas confirmé, Catherine, c'est qu'ils ne viennent pas.
Ouais... euh...
C'est juste un anniversaire, on va pas en faire une montagne.
Euh, pour la terrasse, on fait comment ? Parce que les fumeurs vont aller dans le chantier où il y a des planches,
On fait quoi ?
- Bah peut-être que, pour une fois, on pourrait fumer à l'intérieur. - Ah non non non, ça va sentir le cendrier froid pendant des jours.
Mais t'étais où ?
Alex, tu viens manger ?
Non.
J'ai pas faim.
Je démarre une lessive, Alex. Tu mets ton linge ?
[sonnerie de téléphone]
Tu réponds pas?
Non, non, c'est rien.
T'en es sûre ?
[sonnerie de téléphone]
C'était qui ?
C'est rien.
[sonnerie de téléphone]
Qu'est ce que tu veux ? Je peux pas te parler là.
[Hugo]: Pourquoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?
Ça ne te regarde pas. T'arrêtes ça tout de suite.
Merci.
Ça va ?
Je suis contente de vous voir.
Oh ! T'es venu !
Ça m'énerve.
[sonnerie à la porte] J'y vais.
- Tadam ! - Ma beauté !
Je suis contente de te voir, t'es belle.
J'ai fait ça pour toi.
Dis-moi, c'est pas encore fini ce truc ?
Nan, je sais c'est la cata, je suis désolée.
Ah mais tais-toi.
Alors ? Ça fait quoi ?
D'avoir 50 ans ? Bah tu verras dans 3 ans.
Alex !
Ça va ?
Ouais.
Champagne ? Vin blanc ?
Champagne.
Passe-moi tes affaires, je m'en occupe.
Maman, je suis obligé de rester là ?
Oui, t'attends que tous les invités soient arrivés.
Nan, mais je me fais chier là.
Et ben c'est comme ça. C'est mon anniversaire. Tu sortiras après.
À toi.
Papa, je peux y aller là, c'est bon ?
Non, c'est l'anniversaire de ta mère.
Maman, je peux y aller maintenant ?
Fais ce que tu veux...
Mais non, non ! Tu restes là.
Faites des gosses.
Je reviens.
Va-t'en. Tu peux pas rester là.
[Paul]: Qu'est-ce qui se passe ?
- C'est qui ? - C'est rien, c'est... c'est rien !
C'est pour la terrasse.
À cette heure-ci ?
Non, mais il reviendra, c'est pas grave.
Maintenant qu'il est là.
Non, s'il te plait. C'est mon anniversaire.
S'il te plait, non.
Venez avec moi, je vais vous montrer.
Voilà, c'est ici là, il y a-
Vous voulez boire quelque chose ?
Un verre de vin ?
Merci.
Putain, je suis désolé, j'en ai foutu partout.
C'est pas grave.
C'est pas grave, voilà.
On aurait pas un t-shirt à lui prêter ?
Viens.
Pourquoi t'es là ?
Ben...
Non, non, pourquoi t'es chez moi ? Dans ma maison ?
J'avais envie de te voir.
Ça suffit maintenant.
J'te préviens, lundi je fais un rapport. Tu te prends pour qui ? Tu me prends pour qui ?
Arrête...
Arrête...
Ça suffit...
Ça suffit Hugo. Non ça suffit !
Qu'est-ce qu'il fout là ce fils de pute ?
Le mec de la terrasse est où ? Il est parti ?
Euh... je ne sais pas.
Il est parti comme ça, sans rien dire ?
Mais qu'est-ce que tu fous là putain ?
C'est ta mère qui m'a invité.
Ton père aussi.
Qu'est-ce qu'il y a ? T'as un problème ?
Viens, tout le monde t'attend.
La voilà !
Ça sent les cachotteries, cette histoire-là.
Voilà, voilà! Asseyez-vous.
Bon. Tout le monde est prêt ? Allez, c'est parti.
- Ohh. - Eh oui.
Il y a du niveau.
C'était les franges.
Ah ouais, grosse époque.
Oh ! Ce Paul.
C'est un amour d'avoir fait ça !
Ouais. Il n'a pas fait ça tout seul j'ai l'impression, non ?
Coupable.
Ça, ça, c'est chez Alex, il y a 9 mois.
C'est vos vacances.
C'est Noël.
Dis donc.
Oh, pourquoi il se fait des photos de lui-même ?
Il s'adore.
Ohhh, ça c'est mon fils.
Oh la Grèce.
Avec les Allemands.
C'est une photo de l'un des Allemands, je crois.
Ton anniversaire.
Oh ben Paul. Je pense qu'il n'a pas bu que de l'eau.
Là, c'est quoi ?
Un match, je ne sais pas où on était.
Ohh trop trop mignon !
Pardon.
Bon, je vais jeter ça.
Hein ? Merci.
Nous voir si jeunes, la vache...
Elles ont quoi ces photos ? 25 ans ?
30 ans, je dirais 30.
Tant que ça ?
Tant que ça.
Tu te dis pas que des fois, ben, les meilleures années sont derrière nous ?
Oui et qu'on a plus qu'à attendre la mort aussi.
Ahh le moment « tu es ma meilleure amie » est arrivé ?
Tu es un jaloux.
C'est vrai.
Mais on t'aime aussi.
Allez, je suis fatiguée moi.
- Il est temps que j'y aille. - Nan, mais Mia, je dis pas ça pour toi.
Non, non, je vais. Allez, bonne soirée, les amoureux.
- Merci, Mia. - Merci, Mia.
Et merci à toi !
C'était vraiment très beau cette vidéo, c'était très émouvant.
Je ne savais pas si ça te plairait.
Oui, excuse-moi, j'y vais, je suis crevée, excuse-moi.
T'étais où ?
Qu'est-ce qu'il y a ?
C'est Mia, elle vient de me téléphoner, elle va pas bien du tout. Elle m'a demandé de passer.
Ah bon ?
Moi, je l'ai trouvée très bien.
Oui enfin tu la connais, Mia, elle s'écroule d'un coup.
Donc voilà.
Maintenant ?
Ça peut pas attendre demain ? Elle vient juste de partir.
Je fais l'aller-retour, je reviens vite.
Bonjour.
Vous êtes bien chez Mia, mais je ne suis pas là alors laissez-moi un petit message gentil.
Alors ? Comment va Mia ?
Mieux.
- Raconte. Qu'est-ce qu'elle avait ? -Je te raconterai demain, je suis crevée là.
Non, maintenant.
Bonne nuit.
Euh, je cherche Hugo.
Il est pas là.
C'est ton frère ?
Ouais, c'est mon frère. Et toi t'es qui ?
Tu lui veux quoi ?
Il me faut son numéro de téléphone, c'est important.
Pourquoi je te le donnerais ?
Je t'ai jamais vu dans le quartier. T'es nouveau ? Et tu veux quoi à mon frère ?
C'est entre lui et moi.
T'as de la thune ?
Quoi ?
Du blé, du fric.
Oui, oui.
T'as combien ? T'as 100 boules sur toi ?
- Non, j'ai 50 là. - Montre.
- Je te dis que je les aie. - Je veux les voir.
Attends-moi.
On va où là ?
Bon, suis-moi.
Numéro de téléphone.
Suis-moi je te dis.
C'est qui ce bâtard ?
C'est un ami.
Il va acheter du crystal.
Pas pour moi, c'est pour lui.
- Bon, file-moi ton téléphone. - Quoi ?
Ton téléphone. Tu voulais pas le numéro de mon frère ?
Et celui-là c'est cadeau.
C'est le mien.
Et le crystal ?
Ben ça je le garde hein.
Bon allez, dégage maintenant.
- Joyeux anniversaire. - Merci.
Tu veux que je te raconte pour Mia ?
Elle sortait depuis quelques mois avec un type marié. Tu le savais ça ?
Il vient de la planter. Visiblement, ça a été assez moche.
Je te passe les détails, mais elle est dévastée.
Elle est moins forte que ce qu'elle veut bien dire, Mia.
Ça serre pas trop fort ?
Non, c'est bon.
Je vous explique, c'est très simple, ça ça veut dire que tout va bien.
Il faut juste vous inquiéter si la lumière passe au rouge. Vous avez compris ?
Évidemment que j'ai compris.
On n'a pas encore déterminé ses horaires de sortie, ça va dépendre de son travail.
[agent au téléphone]: Oui, c'est Manu pour l'établissement du périmètre autour du domicile du probationnaire.
Ok, on commence.
Allez dans la salle de bain. Et ensuite vous vous mettez dans la baignoire, s'il vous plaît.
- Sans déconner ? - Hugo, fais ce qu'on te dit !
Merci.
J'y suis.
Maintenant allez dans chaque pièce. Le plus loin possible, s'il vous plaît.
Chambre de ma sœur.
Suivante. Le plus loin possible.
Vous êtes où là ? Vous faites quoi ?
Dernière chambre.
...c'est dur aussi.
Ils s'attardaient le soir sur la terrasse,
D'où partaient les chemins de sable clair,
Du ciel sans nombre.
Et si nue devant eux était l'étoile,
Si proche était ce sein du besoin de ses lèvres,
[ensemble] Qu'ils se persuadaient que mourir est simple.
T'as des préservatifs ? Les préservatifs !
Ben quoi ? T'as peur de tomber enceinte ?
Allez, c'est l'heure, dépêche-toi.
Tu peux pas les appeler ?
Non, Hugo, s'il te plaît.
Hugo ?
Karen, ça va ou quoi ?
Ouais, putain ça fait un siècle !
Ben ouais.
Oh là là !
T'es belle.
T'as pas changé putain.
Excusez moi madame, j'aime trop Hugo.
C'est la meuf qui me surveille et euh, ouais passe à la maison, tu verras ma soeur...
Ben ça a l'air d'aller toi.
Ben écoute, j'ai des soucis au bureau.
Il y a une collègue qui n'est pas là pendant une semaine, je dois prendre tous ses dossiers...
On reçoit des nouvelles circulaires...
Ça énerve tout le monde hein.
Ouais, ça doit être à cause de ça.
À cause de ça ? Que quoi ?
Que tu rentres tard en ce moment.
[sonnerie du téléphone] Quoi ?
C'est le pôle de surveillance électronique, vous m'entendez ?
Mais oui je vous entend, j'entends aussi votre putain de sonnerie !
Vous êtes où là exactement ?
Je suis chez moi, il est 4h du mat putain !
Désolé de vous avoir réveillé.
Mais t'as l'air fatiguée Alice, arrête de bosser.
Il y a pas que le boulot dans la vie.
[sonnerie de téléphone]
Oui ?
[Hugo]: Il faut qu'on se voit maintenant.
C'est urgent Cath.
- Je suis au bureau là, ça peut pas attendre ? - S'il te plait, je te le demanderais pas sinon.
D'accord, tu veux qu'on se retrouve où ?
Comme d'hab' au Billard.
Euh ok.
C'était Alex.
Et ça va, rien de grave ?
Non non, enfin je sais pas...
Il faut que je le retrouve au lycée.
Là ? Tout de suite ?
Oui, on en reparle plus tard, je suis désolée.
S'il vous plait, je vous rappelle que c'est le dernier jour aujourd'hui pour remettre l'autorisation signée par vos parents pour le voyage de fin d'année.
Euh je peux l'apporter demain ?
Je viens de dire que le dernier jour est aujourd'hui, vous comprenez le français, Borowiak ?
Qu'est-ce que ça peut vous foutre un jour de plus, un jour de moins sérieusement ?
Qu'est-ce que vous avez dit là ?
Rien.
Allez chercher vos affaires.
Bonjour, vous êtes bien sur le répondeur de Catherine Borowiak.
Putain sérieusement ?
Euh non ta mère n'est pas dans son bureau. T'as essayé de la joindre sur son portable ?
[Alex]: Oui oui, vous savez quand elle rentre ou pas ?
Non. Attends une seconde.
- Alice. - Oui ?
Tu sais où est Catherine ?
Oui elle est sortie, elle est avec Alex.
Avec Alex ?
Putain.
Allô Alex ?
Fils de pute.
[Répondeur] C'est Hugo, je suis pas là.
[sonnerie de téléphone]
Qu'est-ce qui se passe ? Hugo ?
- Salut, moi je suis Julien. - Bonjour.
Tu m'expliques ?
Il faut que j'y aille. Je vous laisse.
Non non, ne t'assieds pas toi, on y va.
- Tu vas m'expliquer, oui ou non ? - T'es venue en voiture ?
- Oui. - Ouais, t'es garée où ?
- Au parking à coté. - Ben je t'explique en bas.
Tu devrais être chez toi, je ne peux pas t'excuser à chaque fois !
- On va où ? - Monte.
Qu'est-ce qu'il se passe ?
- Mais on va où ? - Monte je te dis.
Qu'est-ce qu'il se passe ?
Sérieusement, qu'est-ce qu'il y a ?
J'avais besoin de te voir.
Mais il y a quoi ? Il y a quoi ?
Il y a quoi ? Il y a quoi ?
Non Hugo, arrête, arrête.
- Hello mec, ça va ?
Oui, ça va.
Mec, tu fous quoi là?
J'arrive.
Putain.
- Putain quand est-ce qu'ils vont m'enlever ce truc de merde là ! - Quand t'auras purgé ta peine.
- Ça veut dire que je vais garder ça pendant 2 ans ? - Ben 18 mois, tu t'attendais à quoi ?
Mais il doit bien y avoir une solution, non ?
Une solution ?
Mais fais pas la conne ! C'est quoi ? Je me comporte pas bien, c'est ça ?
Tu veux que je fasse quoi ? C'est pas aussi simple. Tu crois qu'il suffit de ma parole ?
Ben je sais pas, tu demandes à ton mari. Tu demandes un coup de main.
Quoi ?
Ton mari ! Il est juge, non ?
Entre juges ça parle, ça échange. Je sais pas, il peut en toucher deux mots au juge d'applications des peines.
- Ça va pas, Hugo ? - Bon, tu m'aimes, oui ou non ?
Ben alors prouve-le, merde !
- Merde. - Qu'est-ce qu'il y a ?
Il faut que j'y aille.
Mais qu'est-ce qu'il y a ?
Il faut que j'y aille.
Penses à ce que je t'ai dit hein ? Et t'oublies pas d'envoyer un mail pour dire pourquoi j'ai dû partir.
Tu trouves une excuse, tu te démerdes !
Écoute moi bien connard, t'approches plus de ma mère.
Nan mais ferme ta gueule toi pour commencer. J'ai pas de temps à perdre avec un petit connard dans ton genre.
Tu sais quedal, alors arrête de faire genre.
Je sais tout, mec.
Toi t'es au courant que mon père est juge ? T'es en train de te foutre dans la merde tout seul mec.
Non mais tu crois qu'il suffit de dire « juge » ou « flic » au téléphone pour me faire flipper ?
Mais dans quel monde tu vis connard ? Allez, va te branler.
Maman va être furax quand elle va savoir ce que t'es en train de faire.
Ouais, ta petite sœur t'embrasse.
Allô ? Putain !
Alex ?
Allô ? Bonjour madame, je suis madame Borowiak. Je voulais savoir si mon fils est bien venu au lycée aujourd'hui.
Alex, oui.
Ah bon ?
Et il a été renvoyé à quelle heure ?
D'accord.
Elle est où ?
Hey salut mec.
- Elle est venue ici ? - Qui ça ? Qui ça ?
Ma sœur. Elle est venue ici, elle est où ?
Lâche-moi avec, j'en sais rien, c'est pas mes affaires.
- Ta sœur est venue avec un type. - Elle est où ?
Ils sont repartis.
Ils ? Mais qui ça ils ? De quoi elle parle ?
J'en sais rien, je viens de te le dire
- De qui elle parle cette conne ? - L'écoute pas, elle est défoncée, elle sait pas ce qu'elle raconte.
- Je te jure, si tu me dis pas tout de suite où elle est... je te crève ! - Je te jure, je sais pas de quoi tu parles !
- Elle s'est cassée ! - Je sais pas de quoi tu parles !
OÙ EST MA SOEUR PUTAIN ?!
J'en sais rien !
Je te jure que s'il lui arrive quoi que ce soit, je reviens et c'est ton putain d'œil que je crève !
Lâche-moi merde !
Putain !
- Putain je te jure. - Tu vas faire quoi, tu vas me frapper ? Tu peux pas, mec.
Je dis tout à ma mère, je sais qui tu es.
Tu crois qu'elle va réagir comment quand elle saura que tu m'as tapé ?
Vas-y, essaye.
Putain de merde !
- Toi tu viens, on dégage ! - Non mais lâche-moi !
- Lâche ça, dégage ! - Lâche-moi.
Dégage.
Putain.
Allô ?
[Catherine]: Où est-ce que tu es Alex ?
Je suis en cours, je t'ai déjà dit que je ne pouvais pas répondre quand je suis en cours, maman.
Arrête de mentir, t'es pas au lycée. Où est-ce que tu es ?
Dehors.
Tu es où ? Et avec qui ?
Je vais tout t'expliquer, maman.
Tu rentres immédiatement à la maison, Alex.
- Mais à quoi tu joues, Alex ? T'étais où ? - Et toi, t'étais où ?
- Quand ça ? - Il y a deux heures, t'étais pas à ton bureau, t'étais où ?
Mais je sais pas, j'ai dû m'absenter.
Ouais, c'est ce que Françoise m'a dit, pour venir me voir au lycée il paraît.
Oui.
On a dû se croiser alors.
Tu manges pas ?
Non.
Le garçon pour la terrasse, il a rappelé ?
- Non... non. - Non ?
- C'est bizarre. - Ouais.
- Tu l'as trouvé où ? - Sur Internet.
Il faudrait peut-être le rappeler, non ?
Tu as son numéro ? Je vais m'en occuper.
Non, non, laisse, je vais le faire.
Non, mais il faudrait faire vite.
Qu'est-ce que t'as ? C'est pas si urgent.
Ça peut attendre demain, non?
Je ne sais pas.
Il est peut-être dans le quartier comme la dernière fois.
T'as rien à me dire ?
Comment ça ?
Je te demande Catherine, si tu n'as rien à me dire.
Mais qu'est-ce qu'il t'arrive Paul, qu'est-ce que t'as ?
T'es tellement nerveux en ce moment.
C'est l'une de mes ouailles il veut me faire croire que c'est lui qui a écrit ce poème.
Bonnefoy ?
Il a du goût.
Tu parles. Il a dû choisir ça au hasard, hein ?
Oui.
Il a dû se dire que s'il choisissait Victor Hugo, tu t'en apercevrais.
Et si nue devant eux était l'étoile.
Si proche était ce sein du besoin de ses lèvres.
Qu'ils se persuadaient que mourir est simple.
Nous nous étions fait don de l'innocence.
Elle a brûlé longtemps de rien que nos deux corps.
Allez ça suffit.
Tu me mens ?
Tu me mens, Hugo ?
Ben non.
Non.
Tu me mens pas ?
Ben non.
Il est pas de toi ce poème.
Et alors ?
Les autres non plus j'imagine.
Tu veux prouver quoi, Cath ?
Que je suis un menteur ?
Un mec dangereux, c'est ça ?
Un criminel ?
[gémissements]
Arrête ! NON !
[pleurs]
Paul ?
[sonnerie de téléphone]
[sonnerie de téléphone]
Qu'est-ce que tu veux ?
Il faut que je te vois.
T'as été à ton rendez-vous pour ton travail ?
Non c'est un boulot de merde.
Il faut vraiment que je te vois, Cath.
On a plus rien à se dire.
T'as apporté la thune ?
Non.
Qu'est-ce que tu fous là alors ?
Attends, il faut que je te dise quelque chose. Ton frère-
Quoi mon frère ?
Écoute-moi.
Ton frère, tu peux pas le saquer, moi non plus.
Et alors ?
Il te contrôle, il te surveille.
Il te traite comme de la merde.
Vas-y accouche, qu'est-ce que tu lui veux ?
T'as pas besoin de lui dans ta vie.
C'est mon frère.
Non, c'est juste un connard ce mec, tu le sais.
Ouais et alors ?
Il y a une solution.
S'il va en prison, tu seras libérée.
Mais qu'est-ce qui te dit que je vais envoyer mon frère en taule ? T'es malade ! Lâche-moi !
Si tu ramènes de la came chez toi...
Et que quelqu'un le dénonce aux keufs.
Mais t'es complètement malade, jamais je ferais un truc comme ça, ok ?
Il nous bousille l'existence. Il nous bousille l'existence à tous !
Ce mec c'est un toxique, c'est un nuisible, tu comprends ça ?
Il pourrit tout ce qu'il touche. Tu sais ce qu'il a fait ce fils de pute ?
Il a baisé ma mère.
Il a baisé ta mère ?
Ben putain.
Écoute moi, tout ce que tu as à faire, c'est tu ramènes un peu de came.
Et tu la planques dans la chambre, la salle de bain, j'en ai rien à foutre. Tu la planques juste.
Je m'occupe du reste, okay ? Je te passe même l'argent pour l'acheter, d'accord? Tu l'as facile.
Mec, il y a un truc que t'as pas compris en fait.
C'est que j'en ai rien à foutre de ta gueule. Je veux juste ta thune ok ? Et lâche-moi !
- Lâche-moi ! - Écoute-moi !
- LÂCHE-MOI ! - TU M'ÉCOUTES !
LÂCHE-MOI !
Non !
Merde.
Merde, merde ça va ?
Eve, écoute-moi, réponds-moi là.
Joue pas à ça, allez relève-toi.
[voix d'homme lointaine]: Tais-toi ! TAIS-TOI !
[Homme]: Arrête.
[Homme]: Arrête-toi, tu me débectes.
[Homme]: Tu respectes rien.
[Hugo]: ARRÊTEZ !
[Eve]: MAMAN !
Hugo ? Hugo qu'est-ce que tu as fait?
Qu'est-ce que tu as fait, Hugo ?
Qu'est-ce qui se passe ?
Qu'est-ce que tu fais ici ?
Viens voir.
Qu'est-ce qu'il y a, Alex ? Tu m'expliques ?
Là-bas.
Qu'est-ce qui s'est passé ?
C'est qui ?
C'est un accident papa, je te jure.
Il faut appeler les secours.
Non papa, si tu fais ça je vais aller en prison.
En prison ? Qu'est-ce que tu racontes ?
C'est qui cette fille ?
C'est ... c'est la sœur d'un mec.
C'est Hugo, c'est un gars.
Mais toi, qu'est-ce que tu fais ici avec sa sœur ?
Je voulais le détruire cet enculé.
Le détruire ?
Pourquoi ?
Pour ce qu'il a fait à maman.
À nous.
Et elle ?
C'est... Elle-
Elle détestait son frère.
J'ai voulu me servir d'elle pour l'atteindre.
On s'est disputés, elle est tombée.
C'est un accident papa, je te le jure.
Il faut appeler la police.
Non papa non !
On peut pas faire autrement.
Non s'il te plaît, non. Papa, aide-moi.
Aide-moi.
Papa.
Papa, s'il te plaît.
Viens.
Viens.
Tu restes là.
[Bip de la voiture]
[Bip de la voiture] Mets ta ceinture, Alex.
[Bip de la voiture]
[Bip de la voiture] Ta ceinture, Alex.
[Bip de la voiture]
[Bip de la voiture] Mets ta ceinture, Alex ! Ça me rend dingue cette sonnerie !
Qu'est-ce qu'on va dire à maman ?
Rien. Je l'ai appelée tout à l'heure pour lui dire que tu voulais qu'on dîne ensemble.
À cause de tes problèmes au lycée,
Ton exclusion.
Viens, Alex, viens.
Change-toi.
Voilà.
C'est rien.
Un t-shirt là.
Merci.
Allez, je m'en occuperai demain.
Allez.
Allez.
Alex ?
Tiens.
Ça va aller, ok ?
Qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi vous rentrez si tard ?
On a crevé. Avec la tempête, la pluie... On était trempés, on s'est changés en bas.
Putain de merde.
- Catherine ?! - Monsieur ?
- CATHERINE ! - Monsieur vous allez où ?
- Tu t'appelles Catherine toi ? - Vous n'avez pas rendez-vous.
- Mais ta gueule, je t'en mets une ! - Qu'est-ce que tu fais là?
Pourquoi tu ne me réponds pas là ?
Parce que je suis occupée et que t'avais pas rendez-vous.
Je suis désolée, Catherine.
Non non laisse Françoise, c'est pas grave. Viens.
- Putain je t'ai appelé 3 fois sur ton portable et une fois là ! - Tu peux pas débarquer comme ça sans prévenir.
Putain ma sœur a disparu !
Et alors ?
Mais elle est pas rentrée de la nuit, elle était pas là ce matin.
- Elle a pu dormir chez des amis. - Mais elle a pas d'amis !
- Un petit copain ? J'en sais rien. - Elle a pas de petit copain !
Putain il y a un truc qui foire. J'en suis sûr, je l'ai appelé 50 fois, elle répond pas,
J'ai un mauvais préssentiment !
Appelle les hôpitaux.
Les hôpitaux ?
Bon écoute, tu vas m'aider ou pas ?
TU VAS M'AIDER OU PAS ?
Calme-toi, Hugo.
[sonnerie de téléphone]
Alex ?
Alex.
Bon qu'est-ce qui se passe ? Réponds-moi.
Tu peux venir me chercher, s'il te plaît ?
T'es où ? T'es au lycée ?
Non.
Qu'est-ce qui se passe ? T'as appelé ta mère ?
Non, je veux que ça soit toi papa, s'il te plaît.
Je veux pas voir maman.
T'es où ?
- Je suis au square Bellevue. - Bien, j'arrive.
Qu'est-ce que vous faites là ?
Ses cours ont été annulés à cause de la tempête.
Mais t'es rentré comment ?
Papa est venu me chercher.
Pourquoi tu m'as pas appelée moi ?
J'ai appelé Papa.
[bruits de la télé]
Je fais décongeler des carbonaras, ça vous va ?
[TV]: Une des conséquences inattendues de la tempête...
...a été la découverte d'un corps en forêt de Montgeon.
Il s'agit de celui d'une jeune fille encore non identifiée...
...dont la mort selon les premiers éléments de l'enquête,
remonterait à moins de 2 jours.
La jeune fille portait un blouson.
Ben ? Il est plus de minuit et demi.
Tu comptes rester là toute la nuit ou tu viens te coucher ?
La terrasse n'est toujours pas arrangée.
Oui, je sais.
Qu'est-ce que tu veux ?
Rien.
Je ne veux rien, Catherine.
Tétais où avant-hier pour rentrer si tard ?
Ben euh, je sais pas. Au bureau.
Arrête de me mentir.
Quoi ?
Putain, mais quand est-ce que tu comptes arrêter de mentir ?
C'est pas toi qui disais que la vérité c'était ce qu'il y avait de plus important dans un couple.
Tu te souviens ? Quand tu disais qu'on se mentirait jamais, qu'on se dirait toujours la vérité.
Est-ce que tu te souviens de ça ?
Tu t'en souviens, oui ou merde ?
Qu'est-ce que c'est ?
Regarde.
Le garçon venu réparer la terrasse.
Alors ?
Je suis désolée.
Je suis tellement désolée. J'ai été stupide.
Stupide ?
C'est tout ce que tu trouves à dire ?
J'ai été stupide ?
Je suis désolée.
Si, je suis désolée. Je suis vraiment désolée.
Je pars.
Non non, attends.
Je m'en vais, Catherine.
Je t'en supplie, ne t'en va pas, attends. Il faut qu'on discute tous les deux. Il faut qu'on discute.
C'est toi qui dis que c'est important de discuter.
Et Alex part avec moi.
Non non non, pas Alex.
Il ne veut pas rester avec toi.
Attends attends. On discute, s'il te plait. Non pars pas.
- Il ne veut pas rester avec toi. - Non, non...
Catherine ? Il y a deux policiers qui veulent te voir.
Bonjour.
Bonjour, Madame Borowiak.
Bonjour.
Nous cherchons Hugo Varela. Vous savez où on peut le trouver?
C'est vous qui êtes en charge de son dossier ?
Oui oui, j'imagine que vous êtes là parce qu'il est sorti de son périmètre ?
Effectivement, il n'est pas chez lui.
Vous n'avez pas une idée d'un endroit où il a l'habitude d'aller ?
On lui a laissé plusieurs messages, il ne répond pas.
Il faut qu'on lui parle. On a retrouvé sa sœur.
Ah bon ?
Morte.
Son cadavre a été retrouvé en forêt.
Déterré par la tempête de la nuit dernière.
Ses empreintes étaient dans le FAED.
Elle avait été condamnée à l'âge de 13 ans pour une violente agression sur une camarade de classe.
Déterré ? Vous voulez dire qu'elle a été enterrée ?
Apparemment quelqu'un a pris beaucoup de précautions pour qu'on ne retrouve pas le corps.
C'était sans compter avec la pluie et la tempête.
Si vous avez la moindre info, n'hésitez pas.
Vous pouvez nous en aviser.
Au revoir.
Au revoir et merci.
[sonnerie de téléphone]
Hugo ?
Hugo ?!
Ils l'ont trouvée.
Je suis tellement désolée.
Je dois aller à la morgue pour identifier son cadavre demain.
Ma petite sœur...
À la morgue.
Écoute, je ne sais pas quoi te dire.
Dis rien.
Dis rien du tout.
Enfin si. Demande à ton putain de fils où il était l'autre soir.
Qu'est-ce qui s'est passé l'autre nuit avec ton père quand vous êtes rentrés à 1h du matin ?
Papa t'a dit que c'était un problème de...
Arrête ! Arrête avec ça !
Il y a deux policiers qui sortent de mon bureau pour m'annoncer la découverte d'un cadavre d'une jeune fille de 16 ans.
Eve Varela.
La petite sœur de Hugo Varela.
Tu sais qui c'est, Hugo Varela? Parce que lui te connait !
Alors qu'est-ce qui s'est passé ?
Je... je t'ai dit que...
Alex arrête, arrête s'il te plaît. Arrête de me mentir. Il s'est passé quelque chose ?
Est-ce que tu connais Eve Varela ?
Tu réponds pas ?
Tu vas où ? Alex ? Est-ce qu'il s'est passé quelque chose ?
Alex ?
Ils ont retrouvé Eve, Maman.
Elle est morte.
Je te jure je vais retrouver le fils de pute qui a fait ça.
[alarme et sonnerie de téléphone]
Ça va aller ?
T'aurais pu rester à l'appart hein.
Oh merde.
Qu'est-ce qu'il y a ?
J'ai oublié mon devoir de physique à la maison.
Et t'en as besoin ?
La prof les récupère aujourd'hui, je lui rendrai demain, c'est pas grave.
C'est quel genre la prof ?
Du genre à te foutre un zéro pour un retard.
On s'en fout c'est une note.
Non non non, on s'en fout pas.
On retourne à la maison chercher ce devoir, on a encore le temps.
Qu'est ce que tu fais là, Hugo ?
Qu'est-ce que tu veux ?
Il est où ton fils, Cath ?
Il est où ton putain de fils ?
Hein ? Il est où ?
Arrête.
Il est où ton fils sale pute ?
Quoi ?
Je vais vous crever !
Toi et toute ta putain de famille, je vais vous crever. Je vais vous crever !
Alex, appelle la police. Alex !
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