All language subtitles for De.Guerre.Lasse.2014.FRENCH.BDRip.1080p.AVC.AC3.5.1.LH

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Original subtitles

Je me sors ma cartouche légende et le téléphone que je te donnais. D 'accord.

Alors, on a dit 30 euros la cartouche, 20 euros le téléphone, 50 euros.

C 'est à 45.

C 'est bon, quoi ? C 'est bon.

Merci.

Titoun ? Alex ? Je croyais que t 'étais parti chercher le taliban en montagne.

Non, c 'est fini tout ça, je suis de retour.

Comment ça t 'es rentré ? Ouais, je suis en ville.

Et qu 'est -ce qui t 'amène ici, gamin ? Il va me falloir des papiers dans les

deux jours.

Tu me fournis, je te paye et ça s 'arrête là.

T 'en parles à personne.

Tu te souviens du Casablanca, l 'opéra ? C 'est chez moi maintenant.

Passe me voir en fin de journée plutôt.

C 'est mieux.

Comme ça on parle tranquille.

Tu me suis ? C 'est mieux que au téléphone.

Ok.

Je l

'entends, là.

Non, merci.

Tu fumes plus ? Le soir, pas la journée.

Tu fais le ramadan aussi ? Ouais.

Sérieux ? Ouais.

Ça a pris un peu, hein.

C 'est balèze.

Tu me charries ou t 'es sérieux ? Non, non, c 'est vrai.

Tu fais quoi, de la muscu ? Non, je fais un peu de boxe.

De la boxe ? Ouais. Toi, tu fais de la boxe ? Ouais.

Vas -y, montre.

Vas -y, montre.

Arrête ! Ça fait

longtemps que t 'es là ? Je suis

réveillé.

Tu te réchauffes ? Très bon.

Tu veux aller à la maison ? Non, je prends un appart.

T 'as l 'intention de travailler dans le coin, là ? Rachid, j 'ai deux, trois

trucs à régler.

T 'es en là pour longtemps ? Ta sœur, elle va comment ? Bien, elle va bien.

Elle est super amoureuse.

T 'as pas vu ton mec, là, l 'autre fois ? Tu le verrais, costard, genre, bonne

famille.

Depuis qu 'elle a son job, là, dans le cabinet, on la voit plus trop.

Ça marche bien pour elle, donc on est contents, quoi.

Rachid.

Tu dis à personne que tu m 'aides en ville.

Ni à tes potes, ni à ta meuf, à personne.

Et tu vas l 'appeler, ton père ? Non.

Vous en manquez, enfoiré ? Oui, si vous m 'avez manqué.

Tu m 'as fait peur. Ça va ? Et toi ? Ouais.

Non, non, non. Non, j 'en veux pas. Arrête avec tes histoires, avec ton

là. Tranquille, j 'en veux pas, non, merci.

Non.

Rends -toi au monde, pour ce soir.

Elles sont halales mes maqroutes, wallahi garanti.

Ah, t 'es là, toi.

T 'es pas mort.

T 'emmerderais de décrocher ton téléphone pour donner de tes nouvelles ?

Ta mère s 'inquiète, elle m 'en parle tous les jours. Elle me fatigue, je te

jure.

Assieds -toi.

Assieds -toi.

J 'ai pensé à un truc, j 'en ai parlé avec ta mère.

Il y a Nico, tu te souviens ? Le vieux Nico, il va arrêter au boulot.

Assieds -toi.

Assieds -toi.

J 'ai besoin d 'un jeune pour gérer la sécu à sa place.

C 'est bien payé.

Écoute -moi.

T 'observes bien le business. Une fois que t 'es à l 'aise dans le job, tu te

laisses la boîte en gérance.

Ça pourrait être bien, ça, pour toi, non ? Franchement, non.

Tu te fous de ma gueule, c 'est ça ? Tu préfères travailler pour les Corses. Je

travaille pas pour les Corses, je suis agent immobilier.

C 'est marqué sur ma fiche de paye. Tu veux voir ? T 'as pas le fait un boulot,

toi.

Tu vois pas le souci, quoi.

Bon, écoute.

Alex est rentré, je l 'ai vu ce matin.

Tu l 'as vu où ? Comment il va, comment il était ? Comment je peux joindre ta

numéro ? Il crinche où ? Je ne sais pas.

Je lui ai laissé mon portable, il va me rappeler, j 'imagine.

Il t 'a dit pourquoi il était là ? Qu 'est -ce qu 'il t 'a raconté ? Tu lui as

parlé.

Il m 'a demandé des nouvelles de Katia.

Il t 'a demandé quoi exactement au sujet de ta soeur ? Comment elle allait, son

job.

Et quoi d 'autre ? Je ne sais plus moi, si elle avait un mec et si elle habitait

toujours son appart avec.

Tu lui dis qu 'il m 'appelle.

Même si ça lui arrache la gueule, il faut qu 'il m 'appelle.

Rachid.

Clémence me disait toujours que l 'avenir d 'un fils me changerait.

Que grâce à lui, je deviendrais un autre homme.

Il faut que tu me le trouves avant que Marciani lui mette la main dessus.

Trouve -moi mon fils, Titone. Il faut que tu me le trouves.

Et de quoi tu conneries ? T 'as pas appelé ? Ben non, pourquoi ? T 'as du

On t 'a parlé de lui ? Non.

Qu 'est -ce qu 'il est venu foutre ici, franchement ? Qu 'est -ce qu 'il vient

nous emmerder ? Tu crois quoi ? Que Marciani lui a laissé faire ? Comment je

suis moi dans ce merdier ? Tu te démerdes.

C 'est la famille, Titoun.

Dis -moi, comment ça se passe avec les Corses, tes nouveaux amis ? T 'es pas

trop emmerdé aux entournures de bosser pour cet enfoiré de Marciani ? Ça te

pas trop mal au cul, non ? Personne ne t 'a forcé à laisser l 'affaire Marciani,

tu le sais.

Si j 'avais refusé son oeuvre, ça serait terminé dans un bain de sang.

En fait, il nous a laissés, vieux.

Tu croyais quoi ? Tu allais ouvrir une épicerie ? Une boucherie halal, ou quoi

J 'aurais encore préféré que tu bosses avec les Arabes.

Je connais tes sympathies pour nos vieux amis.

Titoun, Algérie, c 'était il y a 50 ans.

Arrête avec ça.

La guerre est finie.

Moi, j 'ai pas de problème avec les Arabes, seulement Marseille, c 'est moi

fixe les règles.

C 'est tout.

C 'est toi qui as un problème, Armand.

Tu vis reclus, tu vois plus personne.

Vous savez combien de temps que tu vis avec Raissa au placard ? Aussi

je serai entouré d 'abrutis qui continuent de la traiter comme de la

Bon, je vais essayer de faire quelque chose pour Alex, je me rends au carnet.

Laetitia ? Qu 'est -ce que tu fais ici ? T 'es en

permission ? Non, c 'est fini, je suis rentré.

Alors t 'es à la maison ? Enfin, chez ton père ? Non.

Je peux t 'appeler maître ? Maître Larbi ?

J 'ai encore un peu de mal avec ça, justement.

Ça te va bien, t 'es belle.

Tu sais ce qui va se passer si tu arrêtes ici.

Ce qui se raconte à ton sujet.

Soit la mort du frère, moins chérie.

Quand on a retrouvé le corps, je me souviens de ton père qui m 'annonce que

es parti pour la Légion.

Que tu ne reviendras pas.

Que je ne te reverrai pas avant ton départ. Ça fait quatre ans avec nous.

Quatre ans.

T 'es revenu pour reprendre les affaires de ton père ? C 'est pas vrai que je

suis ici.

Je comprends pas, tu veux quoi là ? T 'es venu pour quoi ? Tu vas manquer.

On vous aura distribué des silos aux gamins en pensant qu 'on va gagner le

des populations.

Quelle connerie, merde ! Tu auras, un jour, le col blanc. Ils auront serré la

peluche aux barbures, à l 'ONU.

Si on gagne pas là -bas, t 'es foutu.

Or, quand les parents ont réglé le problème à l 'âge de 58, ils devraient

une adresse d 'agent.

Trouvez -nous, mon frère.

C 'est un passeport avec un nom.

Un nouveau nom.

Une carte d 'identité et un permis.

Bon, deux jours, je peux pas, c 'est trop court, vraiment.

Trois jours, donne -moi trois jours.

Mon père, il fait dans les bars à putes, maintenant.

Ça rapporte ? Comment ça ? Je sais pas, il en a beaucoup dans le quartier.

Tu sais, ton père, maintenant... Pourquoi tu l 'appelles pas ? Ça fait

ans, maintenant.

Je lui parle, j 'arrange le coup et on va régler ça ensemble.

Non, t 'arranges rien du tout.

T 'as dû s 'arranger avec les cordes. C 'était plus simple sans moi.

Bon, Tistan, il faudrait y aller, là, maintenant.

Tu vas partir avec Fabrice, on va te tirer le portrait, tu vas régler les

détails avec Marcel et il va faire le plus chaud.

Fabrice, viens voir.

Tiens, prends ma caisse, je t 'amène le gamin chez Marcel.

Passez par derrière, allez dans la cour.

Vous n 'avez pas du feu ? Vous vous

connaissez, non ?

Vous ne travaillez pas au Pietralba ?

Tu changes d 'attesté ? Non, à l 'époque j 'étais à Lafique, sur les docks.

T 'es venu les frères Gambla alors ? Ouais.

Non ! Non

!

Sous -titrage ST' 501

T 'es au courant que t 'es toujours là avec les corses et qu 'ils bossent pour

marcher à nez ? Non.

C 'est quoi de t 'embrouiller avec mon père ? T 'es au courant que ton père a

décroché ? Comment t 'as décroché ? En fait, après ton départ, ton père a tout

arrêté et c 'est Martinique qui a repris le bise.

Alec ? Je comprends pas là, pourquoi t 'es là en fait ?

J 'ai besoin de papier.

De papier ? A la Légion, le premier truc qu 'ils font, c 'est qu 'ils t

'arrachent tous tes papiers.

Ils détruisent tout et plus personne.

J 'ai besoin de connexion, tu connais du monde.

Peut -être à la buterie dans les quartiers nord, ouais.

Tu travailles avec les frères Barouane ? Non.

Mais je les connais.

T 'as vu mon père ? Ouais.

Tu as dit que j 'étais là ? Oui.

Tu l 'appelles ?

Le camion, il se pointe dans les braches.

200 kilos.

200 kilos. On charge le touchy dans le break, putain.

Là, il y a un des Corses qui veut se la jouer qu 'il s 'y foudre.

Ce fils de pute, il sort à 38 du camion et tire sur Saïd, en pleine tête.

C 'est ce qu 'il fait, cet abruti. Il enlève la cagoule.

Putain d 'abruti.

Elle est traversée des deux joues. Même pas lui, il pète une dent.

Putain.

Moi, je me dis que ça se trouve, il s 'est fait pécho par les Corses.

Rachid, là, c 'est la merde.

Je le sens pas. Calme -toi, calme -toi.

Tu vois dans quelle merde je suis, là, ou quoi ? Écoute, putain, j 'ai eu un

message de Spahi ce matin, il s 'est mis au vert, je lui ai envoyé un tout bip,

ça va.

D 'accord ? C 'est moi qui lui ai demandé... Écoute -moi, putain ! Là, je

sens pas, là, c 'est chaud, là, frère. D 'accord.

OK, donc tu croyais quoi, là ? Tu croyais qu 'on marrait qu 'un fleuriste,

'est ça ? Putain, regarde, là, on a 300 kilos, 300 kilos.

Avec les frères Barouane, on a tous les réseaux.

Hein ? Tu les as vus, les Corses, là ? T 'enlèves leur costard, tu vois quoi,

toi ? Quoi ? Mais je les ai pas, là. Mais tu vois qu 'une bande de blédards

voit sortir de leur montagne, là. Ils sont

Alors tu te détends, tu rentres chez toi, tu fumes un bon orange, et tu me

lèches avec les frères Barouane, ok ? Ok ?

Ça fait trois fois qu 'on se fait braquer un camion.

200 kilos.

Parce que ça représente en trésorerie comment je paye les gains, moi, après.

On a changé de trajet à chaque fois. Tu vois le problème ? Non, tu vois pas ? T

'as de la merde dans le cerveau ? T 'as pas compris qu 'il y a un gars de chez

nous qui nous double ? Tu viens de trouver qui c 'est, puis tu viens de

pour qui il travaille.

Mais oh là, dis donc, tu me penses pour qui, là ?

Allez, c 'est bon, ça va.

C 'est bon ? Ouais.

Alors, comment vont les affaires ? La dernière fois, c 'était le showbiz, non

Tu voulais pas monter une affaire de studio de cinéma, un truc comme ça ? Et

maintenant, tu fais dans l 'immobilier.

Il paraît qu 'on pourra bientôt louer des bureaux à Noailles.

C 'est une bonne idée, ça, le locatif.

Ça va marcher, ça, là -bas.

Ah, mais écoute, t 'es le bienvenu, hein.

Je sais pas ce que tu fais en ce moment, mais si t 'as besoin de bureau...

Écoute, je t 'ai lâché tout le quartier de l 'opéra, les bars, les machines à

sous, tout le business de clopes à Belzins.

Quand mon fils est parti, on a dit qu 'on effaçait l 'ardoise, tu te souviens

Oui, mais là, il est revenu.

Moi, mon frère, c 'était un cinglé.

Il s 'est fait descendre, c 'était un accident.

Il a sûrement cherché ce connard.

Mais c 'était mon frère.

Tu vois le gamin, là, Matteo ? C 'est mon neveu.

Comment je lui explique, moi, que le mec qui a tué son père est en ville et que

je bouge pas ? Qu 'est -ce que je lui dis ? J 'ai l 'air de quoi ?

Qu 'est -ce qu 'il croit en revenant ici ? Tu crois qu 'il va reprendre les

affaires ? Non.

Je crois pas, non, je pense pas. Tu te fous de ma gueule ? T 'as dit à toi ce

'il venait faire ici.

Écoute, c 'est une affaire de famille, tu me laisses régler ça moi, d 'accord ?

Ah ouais, tu crois pas si bien dire, ouais.

Je te dis ça, mais je t 'ai rien dit.

Ne tarde pas trop.

Parce que le petit, là, je le tiens pas. Il est incontrôlable.

Il est comme son père, il est fou.

Dépêche -toi.

On se parle, quoi.

C 'est pas parce que tu bouffes pas que tu dois me faire la tronche, hein.

Tu veux pas prendre un kawa ? J 'ai haramoté le kawa pendant le ramadan.

M 'emmerde pas, j 'ai pas faim, c 'est tout.

T 'es tout bouteille, hein. Je t 'ai appelé toute la journée, t 'étais bon.

Dis -moi, toi, t 'as pas de nouvelles de l 'ex par là ?

Alex, ça fait 4 ans que je n 'ai pas de nouvelles. Pas un coup de fil, rien du

tout.

Écoute, un petit peu passé avec la République.

Regarde -moi quand je te parle.

Un costaud, surrasé, tatoué, genre militaire énervé. Tu me suis ?

Je peux te dire que les gars s 'en souviennent avec ce qu 'il leur a mis.

Non, tu ne te souviens pas ?

La prochaine fois qu 'il t 'appelle, qu 'il cherche à te voir, tu me préviens.

Tu n 'as rien lu, mais tu me préviens, moi. Tu me prends pour une balance, c

'est ça ? Tu vas retourner bosser chez ton beau -père ? Arranger des pommes

des casiers ? Insérer le parquet, laver les chiottes, faire un travail d 'arabe

?

Allez,

va demander à un autre.

Avec Armand, on avait peur de rien.

Malgré le couvre -feu, on allait au village ensemble.

Il y avait la femme d 'un ouvrier.

La voilà, Fatima. Elle, là ? Oui, elle nous invitait en cachette pour boire le

thé, Armand et moi.

Vous savez, on était très proches.

On avait été élevés à la ferme ensemble.

Quand ils ont tué mon père, Armand m 'a proposé de partir avec lui.

Mais dis -moi, t 'es sortie avec lui, là -bas ? L 'époque, c 'était vraiment

impossible.

Et ta famille ne l 'aurait pas supporté.

C 'est toujours le cas d 'ailleurs.

Moi -même, je ne m 'autorisais même pas à imaginer quelque chose.

J 'ai mis des années à me rendre compte que je l 'aimais.

Tiens, tu m 'aides ? Alors ?

Il

faut que tu parles aux enfants.

Il faut leur dire la vérité.

Alex quittera la ville.

Il sera en sécurité, sa soeur aussi.

Ça sera terminé.

Tu m 'as toujours dit qu 'un jour tu le ferais.

C 'est le moment, Armand.

C 'est le Algec d 'ailleurs, ça, non ? Il y avait la frégate aussi.

Oui, mais la frégate ne fonctionne plus.

C 'est la Méditerranée qui assure la liaison avec Coran. Qui a été ? On

aller ensemble, non ? J 'ai dégusté quand t 'es parti.

Je veux que tu le saches parce que c 'est important pour moi.

Maintenant que t 'es là, je voudrais qu 'on puisse se parler comme des adultes.

Ton avocat, là, tu le connais depuis longtemps ? Un peu comme ce médecin qui

sortait à la fac, là. Il s 'appelait, là.

Le médecin ? Ouais, le petit, là.

Ah, François ! Tu l 'as jamais aimé, lui, hein ? Non.

C 'est un petit connard prétentieux.

Tu l 'aimais pas non plus.

Mais maintenant que t 'es une adulte, tu peux me dire, je sais pas, vous avez

couché ensemble ou pas ? Je crois que j 'étais pas la seule à avoir des

histoires, non ? Et puis, ça a jamais eu aucune importance entre nous.

Juste une latte.

Ça fait longtemps.

Quand je t 'ai vu débarquer la dernière fois, j 'ai eu peur que tu te fasses des

idées.

Tu comprends, tu m 'as fait peur.

Ce qui s 'est passé entre nous avant que tu partes, c 'était une connerie.

T 'es amoureuse ? Qu 'est -ce que tu crois ?

Ça fait un an que je suis avec lui, on envisage d 'emménager ensemble, il a su

être patient. Ouais, je suis heureuse, Alex.

T 'as pas répondu à ma question.

T 'es amoureuse ? Tu vois, quand tu souris comme ça, je savais si t 'étais

heureuse.

Regarde -moi.

Tiens, tiens, regarde -moi.

Eh, on trouve sa planque et on rentre. C 'est ça le plan.

C 'est ça le plan.

Matteo Martiani.

Martiani comme mon père.

Tu te souviens, enfoiré ? Hein ?

André,

viens voir ! Viens voir cette merde, putain !

Merci à vous.

Être militaire, c 'est avant tout ne plus appartenir, ni même

appartenir à sa propre famille.

Ici, nos soldats jettent leur vie devant nous.

Vivants ou morts, nous appartenons à notre patrie plus qu

'à nos proches.

Alors que certains s 'interrogent sur l 'opportunité d 'aller mourir pour les

Afghans, voire nous l 'avons entendu, mourir pour rien, nous

répondons inlassablement, c 'est pour la France que nous mourons.

Alex ? Alex ? Si mes frères bravoines te posent la question, on est des potes d

'enfance, d 'accord ? Ok ?

Ça va les gars ? Vous avez quoi là ?

T 'avais qu 'à me mettre position. Ouais.

Prends soin de lui.

Prends de la calme.

Prends de la calme. Je l 'ai pas vu en tout cas.

C 'est trop malin.

C 'est quoi

cette histoire là ? Depuis quand

le fils Vernoux a besoin de nous pour se faire des papiers ? Rachid t 'as 10

secondes pour me donner une explication valable. De toute sorte ce mec qu 'est

-ce qu 'il fout là ? 10 secondes ! C 'est toi qui étais à l 'armée.

T 'es parti en Afghanistan flinguer du barbu.

Tu travailles pour qui ?

T 'arrives pour les condés ? T 'as pas à me dire que ton vieux pouvait pas te

trouver des paplas ? C 'est pour un con, là ! Quoi ? J 'ai déserté.

Et ton père, il peut rien faire pour toi ? Je te jure que c 'est vrai, il m 'a

dit qu 'il avait les condés au cul.

Bon, vas -y.

Fais ce qu 'il faut pour que ce petit con, il dégage vite fait, là. Et c 'est

plein tarif, hein.

Toi, Rachid, tu commences trop à me saouler avec tes coups chelous, là.

Tu veux dire quoi ? Tu me refais encore un coup chelou comme ça, je te fume ! T

'as compris ? Allez, vas -y, bouge.

Fais quoi avec ça ? Fais quoi avec ça Alex ? En plus il est chargé à quoi tu

joues là ? Tu fais quoi pour ces mecs ? Tu votes pour eux ? Tu fais ta petite

pute et ça tu deals ? Un jour tu vas le sortir parce que t 'auras peur.

Et tu vas te faire fumer parce que t 'es pas un voyou.

Arde de me parler comme si t 'étais mon père d 'accord ? Tu oublies tes papiers,

tu les as alors me casse pas les couilles.

Donc tu quittes la ville Alex, t 'as plus rien à foutre ici.

C 'est ce qu 'ils sont prêts à faire les corses pour te retrouver ? Je fume mes

papiers et je me casse en Algérie.

T 'es où là ? Je vais te dire, c 'est grand ici.

Alex, tu peux pas débarquer comme ça.

Attends.

J 'ai pris deux billets pour au rang demain 17h.

Départ du Adjézaïa.

Regarde.

Voilà, c 'est là.

À 40 kilomètres d 'Oran.

Sur la route de Mascara.

Ça, c 'est la ferme.

Tu vois ici, il y a un château d 'eau.

Je pense que la route passe derrière.

Et normalement, on devrait pouvoir le repérer facilement.

Il y avait une famille.

Des Algériens, des agriculteurs, des amis de ton grand -père.

Ils peuvent nous aider, on va trouver des cousins, de la famille à toi.

Attends Alex, je crois qu 'on devrait pas parler de ça maintenant.

Faut que tu comprennes, faut que tu saches que je peux pas, c 'est pas

Et puis combien même, je parle même pas l 'arabe.

Et puis je sais rien de ces gens -là, moi.

C 'est complètement délirant. Fais -moi confiance.

J 'ai aucune envie de faire un effort pour l 'anniversaire de ta mère.

J 'en ai marre de jouer la comédie devant ta famille.

J 'en ai marre, Armand.

Tu n 'es pas bien ici.

Ça ne te convient pas ? Souviens -toi.

Je me souviens qui t 'a prévu mes enfants d 'un père.

Ça je m 'en souviendrai toute ma vie.

Alors protège -les aujourd 'hui.

Et dis -leur la vérité.

Dis -leur qu 'ils n 'ont pas un père, qu 'il les a abandonnés à la naissance

comme des chiens.

Dis -leur que leur père, leur vrai père a toujours vieillé sur eux.

Dis -leur que tu les aimes.

Qu 'ils étaient là.

Protège -les.

On a pris la décision ensemble.

J 'ai fait ça pour vous, pour Katia, pour Rachid, pour Alex, pour toi.

À 60 balais, je me contente de gérer un bowling pourri dans un quartier de merde

parce que tu me l 'as demandé.

Et ton fils n 'est même pas foutu de reprendre l 'affaire.

Je ne te parle pas de sa merde.

Et ton fils aussi.

J 'ai fait ça pour nous.

Tu sais bien que ce n 'était pas possible vis -à -vis de la famille.

Je voulais vous protéger de la haine, de leur amertume.

Noam, ce n 'est pas vrai.

On a fait ça parce que tu avais honte.

C 'est toujours sûr, moi, pour vous deux.

À croire qu 'ils avaient tous de la merde dans les yeux. Ça se voyait que

vous aimiez. Ça se voit. Moi, en tout cas, je le vois.

Il a pas changé, l 'Alex.

Toujours aussi dingue, hein.

Tu sais, il vient de descendre le fils de Marciani.

Après le père, le fils.

Il faut que je lui parle avant que ça tourne vraiment mal pour tout le monde,

pour la famille. Tu comprends ? Je dépose

immédiatement une main courante pour agression et tentative de séquestration.

Rates ta parole contre la mienne.

Évite ton casier, tu ne peux pas te lâcher ça.

Tu n 'as pas changé, Alex.

C 'est comme avant, comme ton père, au pied de la mort.

Non, mais Katia, qu 'est -ce qui se passe, là ? Et tout.

Il m 'a dit pour faire marcher nous.

Mais qu 'est -ce que ça fait ? Alexis, tu m 'aimes, protège -moi, laisse -moi.

On va voir ce qu 'il y a là -haut.

Ah ouais ? Hey ! Ça va ou quoi ?

Bien et toi ? Bien.

On est tranquille, tu viens ? Allez, monte.

On va où ? Là ?

Le dimanche, Armand restait à la ferme avec Raisa.

Il parlait que tout le monde allait à la messe.

Armand, avec ta mère... C 'est une vieille histoire.

Tu comprends ? Tu crois qu 'il couche avec elle ? Je veux dire, Alex, tu crois

qu 'il baise ta sœur ? C 'est bizarre.

C 'est pas très halal de faire baiser avec sa sœur.

Alex veut partir avec Katia.

C 'est pour ça les papiers.

Il est venu la chercher.

Dis -moi où il est avant qu 'il refasse une connerie. Il va faire foutre tout.

Tu sais Rachid, je t 'ai connu, t 'étais un môme.

Un vrai crève -cœur avec tes grands œufs de pouliche.

Alors quand je te vois là, je préfère me souvenir de ce gamin -là pour pas te

défoncer.

Espèce de petite merde.

Ce qu 'il a envie, c 'est de rater moi, pauvre con.

T 'en veux ?

Il

t 'aime c 'est good !

300 kilos, ça commence à faire son poids, hein ? Vous croyez quoi ? On va

continuer longtemps comme ça à se faire baiser, hein ? Vous croyez ça ?

Dis

-moi pour qui tu bosses.

Allez, donne -moi la main.

Lève -toi, et on arrête ça.

Là -bas, tu sais ce qu 'ils disaient les melons ?

Serre la main de ton ennemi si tu ne veux pas la couper.

Vous n 'allez pas le changer.

Tu bosses pour qui ? Allez, dis -le, pour qui tu bosses ? Tu t 'en articules

Regarde -moi, bordel, pour qui tu bosses ! Bosse pour les trois barons

?

Racine,

écoute -moi.

J 'ai fermé les yeux sur ces petites affaires avec les femmes à Rouen.

Tu vas me trouver, Alex.

Les premiers examens sont bons.

Il n 'y a pas de lésion cérébrale.

C 'est la fatigue.

Le stress, apparemment.

C 'est pas très grave.

Il est incroyable.

Il me dit qu 'il veut maintenir la liberté.

Il voudrait tellement que vous soyez tous présents.

C 'est important pour lui, je crois.

J 'ai tellement eu peur, les enfants.

J 'ai bien cru que j 'allais le perdre.

Je sais que tu le vois.

Faut que l 'aille parler à ton père.

Pour toi.

Allez.

Ouais, ton père est à l 'hôpital. T 'inquiète pas, ça va.

Il est où ? Non, j 'irai pas.

J 'irai pas.

Mais Alex, c 'est ton père.

T 'as la chance de pouvoir parler avec ton père, alors fais -le.

Passe pas à côté de ça, tu vas regretter.

On devait se cacher pour sortir ensemble.

Pour toi, elle avait des grandes ambitions.

Elle te voyait déjà avocate.

Pour moi, c 'était autre chose.

Salaam alaikum

Sous -titrage ST'

501

Sous -titrage FR ?

Restez pas là, y a une réunion de famille là, cassez -vous.

Cassez -vous.

Ça va ? Ça va.

C 'est bon, c 'est bon.

Ça me fait plaisir que tu sois venu, tu sais.

Ça va mieux, toi ? Ça va.

C 'est rien, c 'était rien.

Je me fais mieux, quoi.

Elle, non.

Tu sais, Armand, les choses n 'ont pas toujours été fatigues entre nous.

Je t 'ai pas toujours laissé la place que tu méritais.

Je suis désolée, je vais pas rester pour l 'anniversaire de ta mère.

Mais comprends -moi, c 'est au -dessus de mes forces.

Ta famille, j 'ai rien à voir avec ces gens -là, moi.

Katia, j 'ai fait ce que j 'ai pu.

J 'ai fait des erreurs.

Pour ton frère, Rachid, c 'était difficile.

Pour Alex aussi.

Et toi ?

Tu savais combien je me fiers de toi.

Je vais aller à l 'armement.

J 'ai mon taxi qui m 'attend.

Tu vas où là ? Je reste pas, je peux pas, j 'ai des choses à faire. Tu sais

pourquoi Alex est revenu ? Tu crois que je le savais pas ? Hein ? Quand vous

vous retrouviez le soir, vous sortiez ensemble ? Je veux la boucler Katia, je

veux la boucler ! Toutes ces années j 'ai fermé ma gueule pour que personne ne

le sache ! Ça va pas recommencer hein ? Hein ? Katia, ça va pas recommencer ?

Martiani te laissera aucune chance.

Là, j 'ai la motte.

Je t 'embauche.

Écoute, quand le père de Raissa s 'est fait descendre à Oran, c 'est un des

ouvriers de la ferme qui avait fait le coup. Ils bossaient pour nous, ils

étaient tous au FLN.

À l 'époque, personne n 'était encore parti.

Les Français croyaient tout ce qui pourrait rester et qu 'il suffirait de

face avec l 'OS et toutes ces conneries.

Nous, deux jours plus tard, on a pris le bateau pour Marseille.

On a choisi la vie.

Tu comprends ? Quitte cette ville.

Si t 'as besoin, j 'ai de l 'argent de côté, je t 'ai dressé, il le faut.

T 'as toujours su ce qu 'il fallait pour tout le monde ? Pour moi, pour Katia,

pour tout le monde ? Encore une fois, faut que je parte, c 'est ça ? La

fois, c 'était pour te donner une seconde chance.

De toute façon, fallait bien que tu sortes de là.

Ouais, fallait que tu continues ton business, et pour ça, fallait que je

disparaisse, c 'est tout.

Pourquoi tu crois que je me fais chier à gérer un bowling, à bosser comme un

cave pour gagner deux balles ?

Tu leur as tout laissé.

J 'ai tout lâché pour te sauver la peau.

Il y a autre chose qu 'il faut que tu saches.

Deux ans après la mort de ta mère, quand j 'ai proposé à Raissa de venir s

'installer à la maison,

Elle était enceinte de Katia et Rachid.

Je voulais vivre avec mes enfants.

Mes trois enfants.

Je n 'en parle pas à Katia et Rachid, je veux leur dire moi -même.

T 'es où ? Je suis dans ta chambre d 'hôtel. Tu me rejoins

? Faut que je te pigne.

T 'enferme dans la chambre.

T 'ouvres à personne.

T 'approches pas des fenêtres.

Pas les rideaux.

Aujourd 'hui, nous sommes de nouveau réunis après de longues années, je ne

plus, 8 ans.

Bien sûr, c 'est à l 'occasion de l 'anniversaire de ma mère. Maman, s 'il

plaît.

90.

Je lève mon verre en

l 'honneur de cette femme extraordinaire qui a...

qui a fait preuve de beaucoup de courage, aussi bien ici que là -bas,

au Nadour, le domaine du Nadour.

C 'était les vignes, les orangés, qui auraient pensé qu 'un jour,

Pardon, c 'est pas facile, excusez -moi. J 'aimerais profiter de cette occasion

pour associer à cette fête une autre femme,

qui elle aussi vivait là -bas parmi nous.

Elle m 'a suivi depuis toujours.

Une femme qui, elle aussi, a dû tout quitter pour venir ici.

Elle vit à présent à mes côtés depuis plus de 20 ans.

Aujourd 'hui, je peux te le dire, maman.

Le dimanche, quand vous alliez tous à la messe, nous, on dansait en cachette

dans le salon.

Je lève mon verre à Raissa, la femme

que j 'aime depuis bien longtemps déjà.

Sous -titrage MFP.

Moi aussi je lève mon verre à ma mère et à ces deux bâtards, à Katia qui n 'a

pas voulu venir parce qu 'elle n 'avait pas envie de voir vos gueules. Lâche

-moi, lâche -moi.

Et moi -même qui suis venu vous dire que je ne vous aime pas et que je vous

emmerde.

Qu 'est -ce qu 'il y a ? Arrête ! Lâche -moi !

Lâche -moi, lâche -moi.

Je dois tellement aimer partir avec toi.

Je peux pas.

Diable qui marche avec nous ! Nous n 'avons pas seulement des hommes,

mais le diable...

Je me disais que je vous dirais la vérité quand vous auriez l 'âge de

comprendre.

Mais le temps est passé.

Mais pour moi, c 'était clair que vous étiez mes enfants.

Et je vous ai élevés comme mes enfants.

Mais le moment venu, je ne trouvais pas les mots.

Pas un seul jour sans y penser.

J 'avais peur de vous perdre.

Je ne savais pas comment vous auriez pu le prendre.

Je n 'ai pas l 'issue qui dit que c 'est trop tard. Maintenant, c 'est trop

tard. Et puis après, même la vérité n 'a plus de sens.

Rachid,

vous êtes toujours resté mes enfants.

Mais pas ton fils comme un bâtard.

Et rien pour moi.

Elle est dans le commun, mais elle va s 'en sortir.

Elle va s 'en sortir.

Je n 'ai pas eu le choix.

Merci.

Je t 'en supplie, tu n 'as pas l 'armement.

Mets -toi à genoux ! Mets -toi à genoux ! Mets -toi à genoux ! Mets -toi à

genoux ! Mets -toi à genoux ! Mets -toi à genoux !

Mets -toi à genoux ! Mets -toi à genoux ! Mets -toi à genoux !

J 'ai pas eu le choix putain.

Je t 'en souplie.

Je t 'en prie. Ne me regarde pas.

Ne me regarde pas.

Merci.

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