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Depuis des millénaires, les humains se demandent
où se trouve notre conscience de soi dans le corps.
Les Égyptiens de l'époque pensaient que c'était dans notre cœur.
Mais les Grecs...
Si vous pouviez mettre vos téléphones en silencieux.
Les Grecs pensaient que notre identité
se formait dans le cerveau.
Mais aujourd'hui,
la question reste sans réponse.
Désolé, mais celui dont le téléphone n'arrête pas de sonner,
sois sympa et sors, s'il te plaît.
On n'entend rien.
C'est une blague ?
Personne n'entend ça ?
De quoi parle-t-il ?
Sérieusement, c'est quoi ça ?
D'où ça vient ?
Sous-titres : Maylee
Le chef sait que tu piques des fournitures à l'hôpital ?
J'espère vraiment que non,
parce que ce type est vraiment pénible.
Écoute, Wolf, je...
Je voulais te remercier pour tous les soins que tu as prodigués
pour Jorge et son rétablissement.
C'est comme ça que ça marche, Nichols.
Tu les sauves au bloc même quand ils tombent de 39 étages
alors qu'ils auraient dû mourir,
et je m'assure
qu'ils soient prêts à se remettre quand ils se réveillent.
Je sais que tu te donnes à fond.
C'est frustrant ce que tu fais.
Mais ça compte beaucoup pour moi avec ce patient.
Ça veut dire que tu fais confiance à mon jugement maintenant
et que tu me laisses gérer le budget neuro ?
Peut-être, si je n'étais pas aussi pénible.
C'était quoi ça ?
Les flirts, les regards, le désir.
Vous et le chef.
Le chef par intérim.
Et il n'y a rien à dire.
Wolf, depuis quand on bosse ensemble ?
Pas très longtemps.
Vous savez que je ne lâcherai jamais l'affaire.
- C'était une aventure sans lendemain. - Une relation sans engagement ?
Vous n'avez jamais défini votre relation ?
On est complètement différents.
Au début, on ne s'entendait même pas.
Des ennemis au boulot qui deviennent amants. Classique.
Au début, tout allait bien
jusqu'à ce que la vie se complique.
Je lui ai posé un lapin à son dîner de remise de prix.
Vous avez laissé cet homme seul lors de sa grande soirée,
seul sous la pluie, en smoking ?
Je ne pense pas qu'il pleuvait.
Vous ne facilitez pas les choses pour un mec, Wolf.
Mais maintenant, j'ai besoin que mes papas soient ensemble.
- C'est le chef. - Le chef par intérim.
Et ça n'a pas empêché votre mère.
C'est "Gay Anatomy" ici,
et je suis à fond dedans.
Sam, comment ça va ?
J'ai l'impression d'être coincé dans une boucle.
Chaque jour est...
Chaque jour est pareil. Je me réveille.
L'horloge recommence à tourner.
J'ai 12 heures pour trouver où je vais dormir la nuit suivante.
Les refuges...
se remplissent vite.
Je me balade dans la ville,
je vais voir un film à 1$ quand il fait mauvais.
J'aime les vieux films où les gens parlent beaucoup.
Ça aide à couvrir le bruit.
Quand j'ai besoin de cash, je...
Je joue aux échecs dans le parc.
Ça ne rapporte pas beaucoup, mais ça me permet de m'en sortir.
Et puis, je recommence.
Le fait d'être sans domicile peut bloquer le cerveau
dans un état de réponse traumatique.
Ça donne l'impression d'être pris au piège dans un cycle de survie.
C'est ma faute.
Les gens ne me font pas confiance.
Ils pensent que je suis accro.
Je les mets mal à l'aise.
T'es un bon à rien !
Tu es remplaçable.
Tu ne devrais pas être là.
J'ai dit : "Dehors !"
Tu peux nous en dire plus sur ces voix ?
C'est comme des démons...
dans ma tête.
Et les médicaments ?
Les urgences t'ont donné de la rispéridone.
Je n'aime pas ce qu'ils me donnent.
Ça me transforme en autre chose.
En zombie.
Je ne me sens plus moi-même.
C'est pas rare.
Ça prend du temps
pour trouver le bon médicament et le bon dosage
qui te convient le mieux.
Et c'est mon boulot.
Les urgences sont là pour te stabiliser
et donner un lit chaud à nos patients psychiatriques.
Ça me suffit.
Ce n'est pas assez bien pour nous.
On peut faire mieux.
Sam a été hospitalisé 25 fois
depuis sa première crise psychotique il y a quatre ans,
après avoir déménagé ici pour aller à l'université de New York.
Et pas une seule fois il n'a eu de véritable bilan médical
pour voir si ses symptômes étaient d'origine organique.
Je croyais qu'il avait été diagnostiqué schizophrène.
Par certains médecins.
Schizo-affectif par d'autres, voire bipolaire.
Tout le monde rejette toujours Sam à cause de sa situation.
Je n'ai vu aucun signe de manie
ou d'autres signes de crise.
La schizophrénie est le diagnostic le plus probable.
Un diagnostic psychiatrique, Dr Kinney,
ce qui, après toutes ces années et vu comment il se présente,
semble être le scénario le plus probable ici.
Ce qui ne veut pas dire
qu'on ne peut pas trouver un traitement
pour l'aider à mieux gérer sa vie.
Mais il n'y a probablement pas de remède miracle qui va "le guérir".
Je le sais.
Mais Sam nous a dit qu'il était prêt à se faire aider,
et il s'est présenté à son premier rendez-vous.
Je pense juste qu'il mérite des soins de qualité, sincères et impartiaux,
car son cas n'est pas le genre de cas
qui intéresse les gens.
Alors, pourquoi vous vous y intéressez, Dr Kinney ?
Parce que vous nous avez appris que chaque patient compte.
Et parce que vous êtes le meilleur prof que j'ai jamais eu, Dr Wolf.
Et vous aussi, Dr Pierce.
Je ne peux pas aller à l'encontre de mon propre conseil.
Allez-y, admettez Sam.
Je suis d'accord.
Je sais qu'elle tient de moi, mais je ne suis pas si...
persévérant, pas vrai ?
Je pense que...
il est temps d'avancer,
comme dans notre relation.
Je pensais que tu pourrais peut-être rencontrer mes potes.
Très bien.
Un groupe de secouristes et moi
avons lancé une ligue de kickball.
C'est super décontracté.
Après, on va chez Flanagan.
Et il y a un match demain...
Compte sur moi.
J'ai toujours aimé les matchs.
C'est du baseball.
C'est vrai.
Votre prochain patient vous attend à l'intérieur, Dr Wolf.
- Le dossier est sur le bureau. - Merci.
Je suis le Dr Wolf. Comment ça va aujourd'hui ?
Je me sens déjà mieux maintenant que tu es là.
Merci de me recevoir si vite.
Que se passe-t-il ?
Je... je ressens...
Je ne sais même pas comment l'appeler.
Une chanson.
Une chanson ?
Je l'entends tout le temps,
une chanson en particulier.
Comme si une radio s'allumait et s'éteignait dans ma tête.
C'est super dérangeant.
Je suis en ville pour le boulot,
et ça a complètement foutu en l'air mon voyage.
Vous faites quoi dans la vie ?
Je suis en quelque sorte historien.
Je suis spécialisé dans les aspects marginaux de la médecine.
Vous saviez que le mercure
était le traitement principal de la syphilis
pendant des centaines d'années...
Avant qu'on découvre la pénicilline dans les années 40.
Tu n'as pas changé du tout.
Pardon ?
Tu ne me reconnais vraiment pas, Oliver ?
Tom ?
Comment tu fais pour être là ?
Je me trouvais à New York et j'avais besoin d'un neurologue.
Et ton nom... Ton nom revenait tout le temps.
Je ne savais pas si tu te souviendrais de moi.
Bien sûr.
Je me souviens de toi.
Ça se passe en ce moment ?
J'ai besoin de ton aide, Oliver.
Et encore une fois, dis-moi où le son est le plus fort.
La première position...
Ou la deuxième position ?
La première.
OK.
Je suis super content que tu aies pu me voir, Oliver.
J'ai l'impression de perdre la tête.
Et t'as bien fait de venir.
J'aimerais t'hospitaliser, juste pour faire quelques tests.
C'est rassurant de voir que certaines choses ne changent jamais.
Tu collectionnes toujours des pierres.
Pas des pierres, des minéraux.
De la lépidolite, pour être précise.
En fait, c'est l'une des rares
sources naturelles de lithium.
Si tu pouvais m'en dire un peu plus sur la chanson.
Quand tu l'entends, y a-t-il d'autres symptômes...
des lumières qui clignotent, faiblesse musculaire, douleurs ?
Ce n'est pas vraiment douloureux,
mais c'est comme une pression qui monte dans ma tête.
J'essaie parfois de la soulager
en me bouchant le nez et en expirant pour déboucher mes oreilles.
Ça semble atténuer un peu l'effet.
C'est quelle chanson ?
Peut-être que ça a une signification.
C'est ça qui est marrant.
Oliver le sait.
C'est cette chanson de notre été ensemble.
Mais qu'est-ce que ça peut bien vouloir dire ?
Ça veut dire qu'il ne t'a jamais oublié
et qu'il est revenu pour raviver la flamme, chéri.
C'était il y a 30 ans.
"Je n'arrive toujours pas à croire que Tom soit là."
Honnêtement, je pensais que tu l'avais inventé,
comme un petit ami canadien que personne ne rencontre jamais.
Il n'était pas du tout un petit ami, canadien ou autre.
C'était un été.
On s'est embrassés une fois.
Un été magique...
et un baiser vraiment mémorable.
Et j'adore l'idée que tu recommences à sortir.
Je m'inquiète parfois
que tu ne te considères pas fait pour être en couple,
- mais tu l'es. - "Fait pour être en couple" ?
Carol, arrête de te moquer de moi.
Je ne me moque pas. Je suis sérieuse.
Je pensais que toi et Josh
étiez en train de vous tourner à nouveau autour, mais...
Pourquoi tu dis ça ? Il a dit quelque chose ?
Tu veux dire quelque chose ?
Tu penses pas que ma relation avec Josh
prouve que je suis pas fait pour être en couple ?
J'ai tout foutu en l'air.
Alors, arrange ça.
Je ne sais pas comment faire ça.
Mais je m'y connais en neurologie,
alors on pourrait peut-être se concentrer là-dessus
plutôt que sur ma vie amoureuse.
Si on doit le faire.
Le cas de Tom est vraiment unique.
Même si la musique a clairement un impact énorme sur notre psyché,
dans son cas, c'est dur de savoir
si c'est organique ou psychologique.
Peut-être que le fait de te revoir
lui donne envie d'entendre ta chanson.
Ce n'est pas une mauvaise comédie romantique, Carol.
Il a entendu la chanson avant d'entrer.
La chanson, c'est juste un détail.
J'ai peur que ce soit un symptôme d'une tumeur
ou d'une malformation artérioveineuse.
Les hallucinations auditives peuvent aller de pair avec
toutes sortes de diagnostics psychologiques.
Tu sais s'il a des antécédents de santé mentale ?
Je ne l'ai pas vu depuis des décennies.
Je ne sais pas du tout qui il est.
C'est peut-être l'occasion de faire sa connaissance.
Je vais essayer de comprendre son cerveau,
en commençant par des examens, un scanner et un EEG
pour comprendre ce qui se passe là-dedans
quand cette chanson passe.
Peut-être que la machine
va montrer une image de vous deux.
On est censés dire à nos patients
qu'ils vont sentir un petit pincement,
mais que ça ressemble plus à une piqûre de méduse.
Tu dois rester complètement immobile.
Je peux supporter un peu de douleur.
On a anesthésié la zone avec un anesthésique local,
tu vas ressentir une légère pression.
Tu es une perte de place !
Tu es faible.
Tu es remplaçable.
Empoisonne-moi ! C'est comme ça qu'ils t'auront.
Ils en ont après ton esprit !
Ils vont aggraver les choses !
C'est comme ça que tu vas mourir !
Sam, tu dois rester immobile.
J'ai touché un point sensible.
On ne peut pas continuer avec lui dans cet état.
Pour les patients schizophrènes, les calmants peuvent aider.
Il ne veut pas de médicaments.
Alors, cette procédure est terminée.
Ça va. Ça va, Sam. Ça va.
Ça va. Tu vas bien.
- On est là. - Tout va bien, tout va bien.
J'ai enfin eu le feu vert pour examiner Sam,
mais c'est presque impossible de lui enfoncer une aiguille dans la colonne
sans que les voix dans sa tête se mettent à hurler.
PL raté. On est tous passés par là, pas vrai ?
- La reine de la ponction lombaire. - Pas moi.
Et si je m'occupais de Sam
et que tu ailles jouer au kickball avec Katie et ses potes ?
Allez. Du sport et des inconnus
= Dana Dang au top de son anxiété sociale.
À moins que...
Tu veuilles venir avec moi.
Je suis désolée. Le temps presse.
Je ne sais pas combien de temps
on pourra garder Sam à l'hôpital.
Et les voix dans ma tête...
celle qui dit : "Ils vont tous se moquer de toi" ?
Mon Dieu. Dana, c'est ça.
J'ai dit à Sam d'ignorer les hallucinations,
mais comment peut-il le faire
si je ne sais pas ce qu'il entend ?
Si je veux que Sam me fasse confiance,
je dois découvrir ce qu'elles disent.
Contente que mes insécurités profondes aient aidé quelqu'un.
Je vais l'accompagner.
Mais je te préviens, je suis un peu compétitif.
Vraiment ? Tu jouerais au kickball pour moi ?
C'était mon sport préféré au collège.
Ces salauds ne sauront pas ce qui leur est tombé dessus.
Évite de les traiter de salauds.
Ralentis, Bobby Fischer.
On va se frayer un chemin jusqu'au cavalier.
Si l'échiquier était un champ de bataille, les pions seraient...
Désolé.
Les pions sont les pièces les moins puissantes.
Sam, qu'est-ce que t'as entendu à l'instant ?
Parfois, c'est comme si
10 stations de radio différentes étaient allumées en même temps.
Les échecs m'aident à les faire taire.
Que disent ces voix ?
C'est pas vraiment facile à dire.
Sauf si c'est Lawrence.
C'est lui le grand gueulard.
En ce moment, il dit que je suis un pion...
Je suis faible...
remplaçable,
un gaspillage d'espace.
Il a dit que ça ne servait à rien de faire le test,
parce que si je mourais,
personne ne me regretterait.
Je sais que ce n'est pas réel.
Mais...
Quand tu entends la même voix assez longtemps,
tu finis par y croire.
Lawrence...
Salut.
Écoute bien.
Tu te trompes.
Sam n'est pas faible du tout.
Il est courageux.
Il est courageux d'être ici en ce moment.
Il est courageux de demander de l'aide.
Et s'il lui arrivait quelque chose...
Il me manquerait.
On pourrait peut-être refaire le test.
D'accord.
Et j'ai peut-être un moyen de t'aider à le réussir cette fois-ci.
Vous savez quelle chanson me trotte sans arrêt dans la tête ?
- "Golden" de "KPop Demon..." - "KPop Demon Hunters".
Je suis obsédé.
Je l'aime bien !
Tom, installe-toi confortablement,
et dès que tu entends la chanson,
- dis-le-nous. - Ça peut prendre un moment.
Je ne sais pas trop ce qui déclenche les crises.
Zut. Comment on va passer le temps ?
Je sais. On va parler du Dr Wolf.
Dites-moi, Tom, comment était-il quand il était jeune ?
Désolée.
Intelligent, un peu intense.
Beau, mais il ne le savait pas.
Malheureusement ignorant de la culture populaire.
Quand j'ai enfin réussi à le faire s'ouvrir,
j'ai eu l'impression d'avoir résolu l'hypothèse de Riemann.
Bizarre.
Il est complètement ouvert maintenant.
Qu'est-ce qui se passe ?
La chanson, c'est en fait une crise.
Et ça lui grille le cerveau.
Dr Wolf, il a de la chance de ne pas être mort sur le coup.
J'ai des crises ?
Je devrais pas m'en rendre compte ?
Toutes les crises ne se ressemblent pas.
Dans ton cas, la crise
se manifeste par cette chanson dans ta tête.
Chaque fois que tu l'entends, t'as eu une autre crise.
On appelle ça des hallucinations musicales.
La plupart viennent de problèmes psychiatriques.
C'est assez rare que les crises se manifestent comme ça.
Si j'ai des crises incontrôlées depuis des jours,
je risque des lésions cérébrales.
C'est vrai que la fréquence de tes crises est extrême,
mais tu es arrivé à temps,
et on va continuer à te surveiller de près.
Et on va te donner un anticonvulsivant tout de suite,
si tu acceptes le traitement.
On peut essayer différents médicaments
jusqu'à ce qu'on trouve celui qui aide à calmer les crises.
On va maîtriser ça, Tom.
Merci.
Je savais que j'avais besoin de toi.
Vous allez au cabinet du Dr Nichols ?
Pour une consultation.
Pour le mignon Britannique de la 311
qui, d'après ce que j'ai entendu, est aussi votre ex ?
Je ne savais pas que vous aviez ce genre de relations, Wolf.
Mais c'est clairement une opportunité.
Je ne te suis pas.
Si je voulais rendre mon ex jaloux,
je pourrais lui dire que mon autre ex
est venu me voir spécialement pour me parler de ses crises,
surtout si c'est des crises britanniques sexy.
Mais c'est juste moi.
C'est juste toi, parce que moi, je ne le ferais jamais.
D'accord.
Tu as le temps pour une consultation ?
Qu'est-ce qu'il y a ?
Un patient qui a des hallucinations musicales
qui se manifestent par des crises.
L'EEG montre une épilepsie du lobe temporal gauche.
Une épilepsie musicale ?
Intéressant.
Des événements localisés dans le lobe temporal
peuvent activer les traces de mémoire musicale dans le cortex.
- Fréquence des crises ? - Souvent.
Il réagit bien aux médicaments ?
Je lui ai prescrit du lévétiracétam,
mais je me suis dit que tu voudrais peut-être le voir,
car c'est peut-être un cas unique.
Bien sûr.
Je dois te dire
que je ne veux pas que ça soit gênant
que le patient soit mon ex.
Par ici, monsieur.
C'est quoi ce bordel ?
Bienvenue au Théâtre PL !
Tu as fait ça juste pour moi ?
Des études ont montré qu'une activité relaxante comme un film
peut aider à réduire l'intensité des voix que tu entends.
Un vieux classique.
Beaucoup de discussions.
Et après la procédure, on ouvrira le snack-bar.
Pop-corn, chocolat, oursons en gélatine.
Tu as des pailles acidulées ?
à volonté.
On s'asseoit au premier rang ?
Tom.
Voici...
Le Dr Nichols, notre chef de neurochirurgie.
Et médecin-chef.
Et ça.
Enchanté.
Désolé d'avoir été à moitié déshabillé.
Je devais juste me rafraîchir après tous ces tests.
Mais je suppose que ce n'est rien qu'Oliver n'ait déjà vu.
Oui. Wolf a dit que vous sortiez ensemble avant.
C'était juste un baiser, il y a très longtemps.
- Un baiser. - Un baiser il y a très longtemps.
Mais ça a laissé une forte impression.
Code bleu chambre 311 !
C'est bon. Tout va bien.
Je m'en occupe.
Il a des crises progressives au lobe temporal.
Prépare 1 mg d'Ativan. Tom ?
Tom, Tom !
Écoute-moi.
Arrête ! Tu vas te blesser.
Wolf, son oreille.
C'était une crise tonico-clonique qui aurait pu le tuer.
Normalement, je continuerais à essayer les médicaments.
Mais cette crise était clairement plus grave.
Il faut envisager une opération.
Je sais que ça se présente surtout
comme une hallucination musicale...
La prochaine fois qu'il entendra cette chanson,
ça pourrait être la dernière chose qu'il entendra.
Malheureusement, ton cerveau ne réagit
à aucun des médicaments qu'on a essayés,
et on dirait que tes crises empirent.
On pense que tu as une épilepsie qui résiste aux médicaments,
ce qui veut dire que les traitements habituels ne marchent pas.
Une des options qu'on aimerait explorer
est la résection du lobe temporal
qui provoque les crises.
- Une opération du cerveau ? - Avec des crises aussi fortes,
le risque de lésions permanentes
ou pire est élevé.
On ne se précipite pas pour opérer.
On va faire un truc qui s'appelle un test de Wada.
Où on arrête chaque côté du cerveau
pour voir où le langage et la mémoire
sont surtout stockés.
On sait que tes crises viennent
du lobe temporal gauche.
On doit voir à quel point cette zone
de ton cerveau est liée à ces fonctions.
- Papa, papa, papa ! - Les gars !
Je suis vraiment désolé.
On est venus aussi vite que possible.
- Je n'arrive pas à y croire ! - Je sais.
Ça doit être son meilleur pote.
Où sont mes manières ?
Je suis Rashid, le mari de Tom.
Mince ! Viens par ici ! Détends-toi !
Tu ne te froisses pas un muscle ?
Je suis détendu.
Putain de Liu !
Je suis trop contente que tu sois là.
- Bien sûr. - OK. Allez.
Bon, tout le monde !
Venez choisir vos équipes.
Allez, tout le monde !
Andy et moi, on est les capitaines.
OK. Pour mon premier choix,
je vais jouer la sécurité.
Ils sont rapides, drôles, brillants avec un stylo-lampe
et ils sont sur une série de six victoires d'affilée...
Lex !
Lex !
Pour être clair...
ma série de victoires ne se limite pas au kickball.
Bon, c'est à toi.
Tout est négatif.
L'imagerie, la PL.
Le Dr Wolf a confirmé qu'il n'y avait rien ici.
Juste de faux espoirs.
Je ne suis pas d'accord.
Tu as donné à Sam un vrai diagnostic.
Et pour quoi ?
Maintenant, je vais juste le renvoyer dans le monde
pour qu'il puisse continuer à revivre ce même jour,
et revivre le même traumatisme ?
En quoi ça l'aide ?
Ce n'est peut-être pas le résultat que tu voulais,
mais les gens vivent avec la schizophrénie tous les jours.
Tu as réussi à gagner la confiance de Sam.
Il est prêt à faire le boulot.
Tu dois lui faire confiance
pour gérer sa vie et son traitement.
J'aimerais juste que ce ne soit pas si dur pour lui.
Il n'y a pas de baguette magique
pour changer la vie de quelqu'un comme par magie.
Tu ne peux pas effacer le passé.
Guérir, ça demande du temps
et du travail
et d'accepter de la réalité.
Et parfois, c'est aussi dur pour les médecins
que pour leurs patients.
Van, tu pourrais m'aider avec un patient ?
J'ai besoin de l'aide de Michelle.
Rappelle-moi.
Bravo.
Ça va ?
Elle ne m'a même pas choisi dans son équipe.
T'en fais pas pour ça.
Tu crois que Katie est sortie avec elle ?
Avec eux.
Qui... Lex ?
Non, avec toutes,
tout le champ intérieur.
OK. Ramène-la vers le fond.
Compris, coach.
Allez, Dana ! Tu peux le faire !
Montre-leur qui est le boss ! Allez !
Non, non, non. Ne te lève pas.
Soutenez-lui la tête.
Je suis vraiment désolée.
Ça va ?
Le test de Wada a montré que dans ton cas,
le langage et la mémoire viennent des deux
lobes temporaux de ton cerveau.
Le risque serait moindre s'ils provenaient du côté opposé
du lobe provoquant des crises.
Et bien plus grand
s'ils sont principalement stockés du même côté.
Je vois.
Donc, c'est quelque part entre les deux ?
Alors, qu'est-ce qu'on fait ?
Dans ce cas précis,
vu à quel point tes crises sont violentes,
il faut risquer l'opération.
Une lobotomie temporale devrait guérir
ou réduire de manière significative tes crises.
Mais il y a des risques : AVC, paralysie, infections,
et, dans les cas extrêmes, des problèmes de langage,
la perte de vieux souvenirs,
et l'incapacité d'en créer de nouveaux.
Donc, je pourrais me réveiller avec une amnésie.
Je pourrais oublier ma famille, mes potes, mon passé.
J'ai fait cette procédure des centaines de fois,
et je ne me vante pas quand je dis
que tu seras entre de très bonnes mains.
Depuis que ça a commencé, ça m'a complètement perturbé.
Peut-être perdre la mémoire,
oublier les gens que j'aime,
oublier...
Je ne sais pas.
J'ai entendu dire que tu avais décidé de refuser l'opération.
Je peux te demander pourquoi ?
Parce que je ne veux pas arrêter d'entendre la chanson.
Tom, la chanson n'est pas importante.
Ces crises sont graves, elles peuvent être mortelles.
Peut-être qu'elles ont une raison d'être.
Depuis que j'ai commencé à l'entendre,
je me retrouve transporté à l'époque où on était ensemble.
C'est plus qu'un simple souvenir.
Le sentiment.
Aussi intense qu'il y a toutes ces années.
Tu t'en souviens, Oliver ?
Oui, bien sûr.
C'est comme revenir à une époque plus simple
où tout n'était que... possibilités.
Tu veux venir quelque part avec moi ?
Bonne nouvelle.
Michelle a trouvé un endroit où Sam pourra dormir.
Il va devoir y aller en bus,
mais je lui ai donné ton numéro,
et elle va te donner les détails.
Génial !
Tu te donnes vraiment à fond pour ce patient,
Tu sais comment je suis.
Merci beaucoup pour ça, Van.
Je peux te demander un service en échange ?
C'est un peu gênant,
et ça n'arrivera peut-être même pas,
mais si c'est le cas,
tu pourrais juste dire à Michelle
qu'il n'y a plus rien entre nous ?
Bien sûr. C'est vrai.
Vous êtes de nouveau ensemble ?
On n'a pas encore eu de conversation officielle,
mais oui, on est ensemble.
Ça a l'air vraiment sympa.
Tu le mérites.
Tout se passe bien pour nous deux.
Regarde-toi, tu es un super médecin.
Tu vas finir par surpasser Wolf.
Sauf que tu es la version humaine qui marche vraiment.
Le sport, c'est pas trop mon truc.
Ni faire des efforts
pour t'entendre avec mes potes, apparemment.
C'était beaucoup, OK ?
Toutes ces tapes dans le dos et ces regards en coin.
Et c'est quoi tous ces chants ?
Les sports organisés, c'est carrément une secte.
Ça peut être beaucoup.
J'aurais dû te prévenir.
Désolée.
Mes potes sont juste un peu plus faciles à vivre, c'est tout.
Faciles ? Ou critiques ?
La façon dont Ericka a réagi quand tu lui as dit
que c'était toi qui avais dénoncé le Dr Pierce...
C'est moi qui lui ai menti.
Et depuis quand tu n'aimes pas Ericka ?
C'est pas que je ne l'aime pas.
Personne n'est parfait.
Y a un truc qui cloche chez elle.
Sam, on a regardé tes papiers,
et on n'a trouvé aucune anomalie structurelle.
Tu es en parfaite santé physique.
Ce qui te pose problème, c'est plutôt un truc de psy.
Honnêtement, je ne suis pas surpris.
Merci d'avoir essayé, quand même.
Ça veut dire que je dois partir.
On doit te laisser sortir.
Mais on ne te laisse pas tomber.
À partir de demain,
j'aimerais te voir trois fois par semaine,
avec l'idée, si ça te convient,
de te mettre sous neuroleptique à faible dose.
C'est...
Tous les médicaments sont différents.
Et avec la thérapie,
on peut trouver des solutions non médicales
qui t'aideront à mieux vivre avec les voix.
Qu'est-ce que t'en penses ?
Je peux prendre quelques affaires pour le voyage ?
Vous n'allez pas réutiliser ça ?
Non, c'est à toi.
Le Dr Kinney s'occupera de ta sortie,
et j'ai hâte de te revoir demain.
- Cool. Merci beaucoup. - Merci, Dr Pierce.
J'ai moi-même fait jouer quelques relations.
Je t'ai trouvé un logement temporaire.
Et pas seulement pour une nuit.
On devra refaire une demande chaque semaine,
mais t'es paré pour la première semaine.
Ce dossier contient tout ce dont tu as besoin.
formulaires d'admission, lettre de recommandation de l'hôpital,
et le nom de ton contact là-bas.
Le seul bémol, c'est que c'est tout au bout du Queens,
donc tu auras besoin d'argent pour t'y rendre.
- Tiens. - Quoi ?
- Prends ça. - Non.
Non, non, c'est trop.
Je ne prends pas ta carte.
Tu peux,
parce que je sais que tu reviendras ici demain.
Tu m'as fait suffisamment confiance pour rester.
Je te fais confiance aussi.
Merci.
- Merci. - Merci.
C'est ici qu'on est venus cet été-là.
Certaines choses ne changent jamais, même en 30 ans.
Surtout à New York.
Nous, les Britanniques, on est les champions
pour ce qui est de s'enliser dans l'histoire.
En fait, j'en ai fait ma carrière.
Tu es un historien qui donne des conférences partout dans le monde.
Tu as épousé un mec adorable et tu as deux beaux enfants.
Je vois.
C'était une glace pour "essayer de me faire changer d'avis".
Non.
C'est vrai, Tom.
Tu n'es plus comme à l'époque.
Moi non plus.
Tu es devenu un médecin intelligent et beau.
Comme je l'ai toujours su.
Tu ne me connais pas, Tom.
Pas qui je suis maintenant.
Tu te souviens que je t'ai raconté comment mon père est mort ?
En fait, il n'est pas mort.
À cause de sa bipolarité, lui et ma mère
ont pensé qu'il valait mieux qu'il ne fasse pas partie de ma vie,
alors ils ont inventé qu'il était mort.
- Mon Dieu. - Il a disparu pendant 30 ans.
Et puis il est réapparu de nulle part.
Juste au moment où j'étais prêt à renouer avec lui,
il a laissé un mot et a encore disparu.
Ça va ?
Je ne te raconte pas ça pour que tu me plaignes, Tom.
Je te dis ça parce que ces temps plus simples,
ils n'existent plus.
Ils ne peuvent plus exister pour aucun d'entre nous.
On ne peut pas revenir en arrière.
La vie nous change.
Et ce n'est pas mauvais, c'est la vie.
La seule option qu'on a, c'est d'aller de l'avant.
Alors, allons de l'avant.
T'as pris mes pilules ?
Quoi ?
J'en ai pas eu besoin depuis un moment,
mais j'avais la tête ailleurs à cause de Katie et du kickball,
et...
je sais combien il m'en reste.
- Qu'est-ce qui se passe ? - Quoi ?
Tu veux que je te dise quoi ?
Oui, j'en ai pris quelques-unes.
J'en avais besoin jusqu'à ce que je puisse...
Jusqu'à quoi ?
Après tout ce que tu m'as balancé
sur ma prise de pilules et que j'avais dénoncé le Dr Pierce,
tu prends des benzodiazépines sans te poser de questions ?
Tu sais à quel point c'est dangereux ?
Je ne fais rien sans réfléchir.
Tu crois que ça m'amuse ?
Tu crois que j'ai envie d'être comme ça ?
Je n'ai aucune idée de ce que tu fais,
parce qu'apparemment, tu me mens depuis des mois.
Très bien. Tu veux la vérité ?
La vérité, c'est que je suis dans un état lamentable.
Je suis allée à cette retraite bien-être
au Mexique pour me sentir mieux, et
je n'ai même pas réussi à faire ça correctement.
Je me suis retrouvée avec 200 mg de benzodiazépines dans ma valise.
Ericka.
J'ai laissé Celia mourir.
Je suis sortie en premier et je l'ai regardée mourir.
Et ça aurait dû être moi.
Et je suis censée aller de l'avant,
et je suis censée être bonne, et être intelligente,
et être une bonne docteure,
et garder mon sang-froid,
et je suis censée trouver la solution,
et je... Je... - Non, non, non. Non !
Je ne sais pas ce qui m'arrive.
Viens ici.
Tom ?
Tu as survécu à l'opération.
Le Dr Nicholas est super content du résultat.
Je crois qu'on ne s'est jamais rencontrés.
Oliver Wolf,
je ne pourrais jamais t'oublier.
On en a déjà parlé, mais on ne peut pas...
Oliver,
je n'entends plus la chanson.
J'espère bien que non.
C'était le but de l'opération.
Je te suis tellement reconnaissant de m'avoir aidé à traverser ça.
Parce que j'aime ma vie.
J'aime ma famille. J'aime Rashid.
Mais les vieux potes, c'est sympa aussi.
C'est peut-être pour ça que ça s'est passé comme ça.
Et j'ai peut-être rendu ce chirurgien un peu jaloux ?
Le Dr Nichols ?
Ne fais pas semblant d'être surpris.
Tu es vraiment nul pour ça.
Et je sais que j'ai raison.
Pour être honnête, ça ne me dérangerait pas que tu aies raison.
Peu importe ce qui t'est arrivé dans la vie.
J'ai toujours su que tu continuerais
à faire des trucs extraordinaires.
Et te voilà.
On a tous des voix dans notre tête.
Les voix des gens qui nous ont façonnés.
Sam s'est présenté à son rendez-vous ?
Il y a toujours demain.
C'est jamais trop tard pour demander de l'aide.
Il y a toujours demain.
Ces voix qui nous disent qu'on n'est pas assez bons,
peu importe nos efforts.
Wolf.
Je voulais juste te dire merci
pour ce que tu as fait pour Tom.
On m'a dit que c'était comme ça que ça marchait.
Je sais que Tom compte pour toi.
J'étais content de pouvoir aider.
Il comptait pour moi il y a longtemps,
mais j'ai réfléchi à ce que je veux pour l'avenir.
Et j'ai repensé à ce que je ressentais quand on était ensemble.
Et j'aimerais bien réessayer.
Je... Wolf...
Si c'est le chef qui décide, je comprends.
Mais je pense qu'on peut trouver une solution,
- et ça en vaut la peine. - C'est pas ça.
C'est...
Je vois quelqu'un, Oliver.
Qui ?
J'étais avec lui avant nous.
On s'est récemment retrouvés,
et je voulais te le dire.
Mais je ne savais pas comment,
et c'est juste arrivé.
C'est... facile. Tu vois ?
Facile ? D'accord....
Je ne sais pas...
parce que je suis moi.
Mais ça a l'air bien.
- Je suis désolé de... - Non, non, non.
C'est bon.
Tu devrais être heureux, Josh.
Et puis, il y a ces voix qui nous disent
qu'on ne mérite pas d'être aimés.
Je comprends ce que tu ressens.
Tu comprends ce que je ressens ?
Combien de temps avons-nous eu, chérie ?
- Je n'ai pas compté les jours. - Je les ai tous compté.
Je me souviens surtout du dernier.
La fin incroyable.
J'ai été adoptée.
Je ne sais pas grand-chose sur ma mère biologique.
Mais je sais qu'elle était schizophrène.
Elle ne pouvait pas...
Personne ne pouvait l'aider.
Elle s'est juste perdue.
Pour certains d'entre nous, la vie n'est pas facile.
Je sais que ça peut sembler être une malédiction.
Mais je te promets que parfois, c'est un cadeau.
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