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Quelle ambiance dans cette bagnole, c 'est... Tu veux quoi ?
Je sens une chanson.
Ok les gars, on va décrocher là.
On va se voir le suspect au SRPG de Toulouse. On vous rejoint sur place.
Le mari de ce gars est là.
Il a traîné sa femme jusque là -bas.
Et il l 'a tué comment ? Avec un couteau, un couteau de cuisine.
Non, mais il avait quoi d 'autre ? Comment ça ? Le corps était bien exempt
vous l 'avez retrouvé, non ? Ouais, mais pour les ablations, il avait forcément
une table et du matériel chirurgical.
Non, non, il a tout fait avec son couteau de cuisine. C 'est là.
Mais comment ? Je vais vous lire, j 'ai son audition.
Non, montrez -nous plutôt.
Tu fais la victime.
Tu fais l 'auteur.
Non, on va pas faire ça.
Comment tu veux qu 'on comprenne, c 'est nous.
Bon, alors je vous lis. D 'abord, il l 'a mise sur le côté.
Qu 'est -ce que tu fais ? Viens.
Ok.
Il dit que c 'est un pendé.
D 'une main, il les a pris.
Il a tiré dessus, de l 'autre main.
Il a découpé, entre sa main et les côtes, un rat de l 'autre.
Ok.
Il dit qu 'il a fait ça pour reprendre ce qu 'elle ne voulait plus lui donner.
Je ne comprends pas.
Il y avait forcément du sang autour d 'elle, non ? Non, non, non. Le légiste
pense que c 'est la terre qui a absorbé le sang.
Il avait plu et le sol était humide et poreux. Quoi ?
Bon,
moi je vous laisse.
Merci.
Merci. Messieurs, bon courage.
Merci. Merci. Bonne route.
Alors ? Vous vous en laissez lui parler ? Non, non, non, il est avec les petits.
C 'est un chauffeur routier de 49 ans qui est en chute.
Il a déjà été condamné pour violences conjugales.
Il s 'est pointé lui -même au commissariat. Il a tout avoué.
Direct.
C 'est quoi le délire, là ? En tout cas, c 'est pas notre gars.
On fait toute sa ligne de vie avec son entourage.
Il était pas à Perpignan au moment des blagues.
Pour aucun ? Non.
Aucun. On est venus pour rien, quoi.
C 'est simple.
Non, on n 'est pas venu pour rien. Maintenant, on sait qu 'il l 'a tué au
d 'un champ, la nuit, sans lumière, avec un couteau de cuisine.
Et que l 'égiste s 'est complètement planté pour Leïla.
Exactement. C 'est le seul truc dont on était putain de sûr, en fait.
Que c 'était un médecin.
Ça me rend fou.
Allez, on est à sec, là.
Ah oui, là, on est plus qu 'à sec.
Allez, on décolle.
Tu sais, à l 'époque, je ne me suis pas excusé.
Enfin, pas vraiment, quoi.
J 'aurais dû le faire.
J 'aurais dû le faire plus tôt, même.
Que... Je suis désolé.
En même temps, t 'étais tellement bizarre avec moi au début que, je sais
'avais peur que si je te reparle de tout ça, tu monterais les tours, que... Que
quoi ? Que je te balance ?
T 'inquiète, j 'ai vite compris que ça ne vous empêcherait pas de continuer.
Comment ça vous ? Bah vous, les mecs comme toi.
Là partout.
C 'est à cause de vous qu 'on ne peut pas rentrer chez nous tranquille sans
avoir peur de se faire agresser.
Qu 'on ne peut pas s 'habiller comme on veut, de peur de se faire insulter,
danser librement, s 'oublier.
On est obligés de regarder l 'heure.
Quand on rentre chez nous, on se demande si c 'est raisonnable de rentrer seule.
Et à chaque fois qu 'on croise un regard un peu insistant, on se demande si on
va devoir changer de trottoir, de place en bus, de wagon.
Ou si on va devoir se défendre.
Avec quoi ? Qu 'est -ce que j 'ai pris dans mon sac ? Un
trousseau de clés.
Chaque fois que je tombe à moi, je me dis, pourvu que je ne sois pas un taré
finisse par mettre des claques.
On est obligé d 'avoir les yeux partout.
On ne peut pas laisser la porte de l 'immeuble se refermer toute seule
nous.
Et un corps est arrivé.
L 'enquête sur la disparition de Tatiana avait fini par être réouverte.
Marie -Jo espérait qu 'en liant son destin à celui des autres ennemis de
victimes, la vérité finirait par être dévoilée.
Toujours pas chopé ? Non.
Ça fait plus d 'un an qu 'on est dans le brouillard.
On essaie de faire vivre le dossier, on...
On continue à vérifier des profils, à faire des auditions, mais la vérité, c
'est qu 'on n 'a rien.
Ça me rend dingue quand je trouve pas.
J 'aurais jamais pu être enquêteur, moi.
Je suis bien mieux derrière mes bécanes.
Au moins, là, il y a toujours une solution.
Tu m 'étonnes.
Tu sais que j 'ai entendu dire qu 'ils faisaient descendre quelqu 'un de Paris
pour vous aider ? Qui ça, il ? Aucune idée.
Ça y est, on a basculé dans le chaos ? Ben non.
Ben bonne année.
Bonne année.
Je ne sais pas ce qu 'ils m 'ont proposé.
Ils m 'ont proposé de changer de groupe.
De repartir au stup.
J 'ai bien compris.
Ce qu 'ils veulent, c 'est reprendre l 'affaire, c 'est tout.
Évidemment, j 'ai dit non.
Il y aura des questions qu 'ils mettent de côté.
Non, non, non.
Cette affaire, c 'est moi qui la sors.
De toute façon, au club, j 'aurais passé la moitié de la semaine en planque.
Comme ça, c 'est mieux, tu vois, je vais passer plus de temps à la maison.
Ça va ? Vidal ? Je sais pas.
Tu veux du champagne ? Non, vodka.
Vodka ? Ouais, vodka.
Cette année de merde.
Cette année de merde.
Tu veux t 'asseoir ? Non, ça va, merci.
... ... ...
C 'est tranquille, s 'il te plaît.
J 'ai pas besoin de mon chapron.
Putain, mais c 'est quoi ton problème à toi, là ? Mon problème, c 'est que tu
viens marquer ton territoire comme un toutou, là. J 'ai pas besoin de toi.
Mais comme un toutou, tu te fous de ma gueule, là ? Putain, mais je viens t
'aider.
Ah, mais en fait, toi, t 'es la meilleure. T 'es la plus forte, c 'est
? T 'as besoin de personne.
Ni de moi, ni d 'un autre.
Bah, tu sais quoi ? T 'as raison.
Continue de te débrouiller toute seule.
Et bonne année. Bonne année, Wad.
Je fais quoi là ?
Bernard Delonnet.
Ce n 'est pas contre vous, monsieur, mais je ne vois pas bien ce qu 'un
criminologue peut nous apporter.
Un regard neuf ? Oui.
Capitaine, ça fait un an et demi que votre équipe est au point mort.
On ne fait pas rien non plus.
On étudie tous les signalements de prédateurs sexuels, on recoupe les infos
entre régions, on se transporte.
C 'est très bien tout ça.
Mais pourquoi ne pas y avoir un outil de plus ? Capitaine, laissez -moi juste un
bureau, un accès au dossier.
la possibilité de participer à vos points journaliers, je serai pas dans
pattes.
D 'ailleurs, si ça vous intéresse, je peux partager avec votre groupe mes
premières conclusions.
Je vais chercher le reste de mes affaires.
Capitaine, j 'aimerais que vous réentendiez quelques personnes de l
la disparition de Tatiana Andoujar.
T 'as rien compris avec qui, hein ?
L 'entourage, la famille.
Fugue ou pas fugue, cette disparition a une raison et j 'aimerais qu 'on
reprenne les témoignages de tout le monde sur cette journée.
Super.
Et chaque fois que je passe dans la gare de Perpignan, je découvre
dans mon cerveau des idées tellement sublimes
que...
Un journaliste local a évoqué un lien possible entre les meurtres et le
Dali. Oui, on l 'a lu, ça.
Mais bon, il a un bon alibi, Dali, il est mort.
Certes, mais avouez que s 'il était vivant, vous l 'auriez questionné.
Dali représente la gare de Perpignan comme étant le centre du monde.
Un point de connivence entre les forces cosmiques.
Par ailleurs, il était impuissant et tout dans sa peinture. Racontez sa peur
femmes.
Si vous avez un suspect, vérifiez s 'il n 'a pas une passion pour le peintre.
Et ça coûte rien de chercher du côté des collectionneurs, conservateurs,
marchands d 'art.
A savoir, par ailleurs, vous ne croulez pas sous les pistes concrètes.
Non, je me trompe.
Oui,
bonjour.
Ça vient d 'en haut.
J 'ai rien pu faire.
C 'est vrai qu 'il y a à boire et à manger.
On verra.
Après, je peux regarder pour son histoire de collectionneur de pointures.
T 'es pas sérieux ? À quoi ? C 'est ça, vous continuez à faire la tournée des
pervers. Non mais sérieux, la semaine dernière, on était sur l 'autre dingue
découpe les animaux empaillés au scalpel.
Celle d 'avant, sur le fétichiste qui court après les nanas à talons hauts.
Après tout, un fan de Dali, pourquoi pas ? Ça peut faire plaisir au juge.
Il faut aussi qu 'on reprenne le déroulé de la disparition de Tatiana.
La famille, les amis, les proches. On cherche la moindre incohérence sur cette
journée. Ok, je m 'en occupe.
Très bien.
Moi, j 'ai peut -être quelque chose.
On a reçu un appel d 'une serveuse, une certaine Alice Martinelli, qui devait
avoir vu Marianne au jour de sa dépression.
Et elle se réveille un an et demi après, quoi.
Je sais, mais bon, je vais aller lui parler, ça vaut peut -être le coup.
Oui, très bien.
On ferme toutes les portes.
Bonjour.
Bonjour. Je voudrais parler à Alice Martinelli, s 'il vous plaît.
Elle est à l 'intérieur.
Pourquoi vous n 'êtes pas venue nous en parler à l 'époque ? Je sais pas.
Quand j 'ai vu ta photo dans le journal, oui, j 'ai cru la reconnaître, mais...
venir vous dire quoi ? Oui, j 'ai vu une fille monter dans une voiture.
Je voulais pas vous faire perdre votre temps.
Et puis...
J 'avais aussi peur que le tueur s 'en prenne à moi.
Et vous pourriez me décrire la femme que vous avez vue ce soir -là ? Ça fait
longtemps.
Elle était brune.
Elle avait des jolies formes.
Et un beau sourire.
Il y a autre chose dont vous vous souvenez ?
Ah si, si, elle avait un short.
Oui, ça, j 'en suis sûre.
Pourquoi ? Parce que je me suis dit, quelle chance d 'avoir des belles jambes
comme ça.
Pourquoi on fait ça ? Putain, pourquoi on fait ça ? Tu veux
la police bleue ? Je veux pas y aller.
Je veux pas qu 'on se donne en spectacle.
Faut te mettre la jaune aussi, si tu veux.
Mais arrête ! J 'arrêterai pas.
J 'en peux plus, moi.
Tu comprends ?
Marie
-Jo... Il est peut -être temps d 'accepter. Non.
Juste.
Peut -être qu 'on ne l 'aura jamais. Et ça, il faut l 'accepter.
Regarde -nous, là.
Tu as vu comment on vit ? Tu crois vraiment qu 'elle a envie de nous voir
ça ? Je crois qu 'elle aurait surtout pas envie qu 'on abandonne.
Viens avec moi.
S 'il te plaît.
Je suis désolée, mais je suis pas d 'accord avec vous. Avec l 'autre
'est la deuxième personne qui la reconnaît sur photo, qui dit l 'avoir
jour de sa disparition et qui mentionne le short.
Qu 'est -ce qu 'il vous faut de plus, en fait ? Je comprends pas.
Mais qu 'est -ce que tu veux qu 'on en fasse, exactement, de ce témoignage ?
Hein ? Dis -moi, qu 'est -ce que tu veux qu 'on en fasse ? Les défis en short,
il y en a un paquet, je te signale. Bah, faut la réentendre et réentendre notre
témoignage. Moi, je veux bien, hein, mais tu dis toi -même qu 'elle se
pas du visage du conducteur ni du véhicule dans lequel Marianne est
Alors, elle va pas l 'inventer, putain.
Excusez -moi de vous interrompre.
Je connais quelqu 'un qui pourrait nous aider.
Il a eu de vrais résultats avec plusieurs de vos collègues.
Christian Delsart.
Qui, Delsart ? Comment ça va, Alice ? Vous êtes
bien installée ? Oui, ça va.
Un peu stressée.
Ne vous inquiétez pas, tout va bien se passer.
Vous pouvez commencer à vous détendre.
Je vais vous poser quelques questions.
On va commencer la séance d 'hypnose, d 'accord ? D 'accord.
Vous allez plonger dans vos pensées.
Et je vais vous aider à accéder à des souvenirs que vous avez peut -être
enfouis. Vous resterez en contrôle tout le temps. Et vous pourrez vous arrêter à
tout moment, si vous le souhaitez.
Je vais maintenant vous demander de vous revoir le soir du 16 juin 1998.
Il est entre 21h30 et 22h.
Vous êtes dans une voiture avec votre ami.
Vous y êtes ? Oui.
Où est -ce que vous allez ? Chez moi.
On a passé la journée à la mer au Raku avec un copain et on rentre.
C 'est vous qui conduisez ? Non, c 'est lui. C 'est Mathias.
Qu 'est -ce que vous voyez, Alice ? Il y a du monde dans les rues.
C 'est soir de match.
Là, on vient d 'arriver près du café Figueras.
Mais ça bouchonne.
Pourquoi ?
Il y a une fille qui fait du stop. Une voiture s 'arrête.
À quoi ressemble cette voiture ? Elle est blanche.
Vous reconnaissez le modèle, la marque ? Non.
Non, non, je ne sais pas.
Qu 'est -ce que vous voyez, alors ? Je la vois, elle.
Elle s 'accoude à la voiture, elle discute avec le conducteur.
Moi je souris parce qu 'elle porte exactement les boucles d 'oreilles que
rêve d 'avoir mais que je trouve nulle part. Oh je vais pas passer la journée
ici, fais quoi celui -là ? Mathias râle. Je vais te faire une tata si tu vas
ailleurs.
Qu 'est -ce qui se passe ensuite ? Mathias en a marre, il déboîte d 'un
Et quand il arrive à la hauteur de la voiture qui bloque, il insulte le
conducteur. Et il lui dit quoi ? Il lui dit connard.
T 'as pas l 'impression que t 'emmerdes tout le monde avec ta voiture pourrie,
là ? C 'est très bien, Alice.
Je vais maintenant vous demander de vous concentrer uniquement sur le moment où
vous arrivez au niveau de la voiture blanche, d 'accord ? Lentement, comme si
vous regardiez au ralenti.
Est -ce que vous voyez le conducteur ? Oui, je le vois.
À quoi il ressemble ? Il est coteau.
Il porte un tee -shirt orange.
Il a les cheveux gominés en arrière et des lunettes de soleil posées sur le
crâne.
Il est chatant.
Brun.
Est -ce que vous voyez son visage ? Presque.
Je le vois.
Il a des petits yeux.
Il y a quelque chose qui l 'éblouit. Il détourne le regard.
Et à côté, il y a Marianne.
Vous avez trouvé votre émission.
Votre émission.
Et vous avez trouvé avec vous que parfois, la télé... Ils vont parler, on
'entend rien.
Marie -Josée Emmanuel -Andujar, bonsoir.
Bonsoir. Merci d 'avoir le courage de vous présenter devant les caméras.
Votre fille, Tatiana, a disparu en gare de Perpignan le 24 septembre 1995.
Quel âge avait -elle ? 17 ans.
Comment vous faites pour tenir le coup chaque jour ? Il nous reste trois
enfants. Trois garçons.
C 'est grâce à le contient sourire qu 'on a envie d 'y croire.
Et puis on ne peut pas baisser les bras.
Je veux dire, si on baisse les bras, on arrête de vivre.
Je me battrai, je ne baisserai jamais les bras.
Je veux retrouver ma fille.
J 'en pourrai tous les moyens.
J 'aimerais juste, si tu peux m 'adresser à Tatiana, si des fois elle
regarde ce soir.
Mais déjà lui dire que je l 'aime plus que tout.
Et... Juste un... Un mot, un petit geste.
Si elle est coincée quelque part... Voilà.
Jamais j 'abandonnerai.
S 'il te plaît.
Allez, s 'il te plaît, j 'en ai vraiment besoin.
Non.
Allez, s 'il te plaît.
Mais demande aux parents, tu crois que j 'en ai pas besoin de cette fille de moi
? Mais j 'ai déjà demandé.
Allez, s 'il te plaît, t 'es mon dernier espoir.
S 'il te plaît, s 'il te plaît, s 'il te plaît, s 'il te plaît, s 'il te plaît,
s 'il te plaît, s 'il te plaît, s 'il te plaît, s 'il te plaît. T 'es lourde.
Par contre, tu me laisses ton lecteur CD ce week -end.
Mais je peux lui dire non.
Faut croire, hein.
Bon, je suis désolé, j 'ai pas pu faire mieux.
La description que le témoin nous a donnée est beaucoup trop vague.
Là, il nous faudrait au moins une bonne dizaine de traits supplémentaires pour
avoir un résultat un peu plus satisfaisant.
Je le passe au canon.
Tu vas perdre ton temps.
Mais oui, tu vas avoir des milliers de profils. Attends, caucasien, visage
cheveux bruns, coiffé en arrière avec les petits yeux.
T 'as fait la description de mon beau -frère.
C 'est vrai.
C 'est lui.
Pourquoi pas, écoute.
Fais comme tu veux.
Je le passe au canon.
Ah, vous êtes toutes là.
Ça tombe bien.
Ce meurtre de Marianne, similaire et à la fois plus brouillon que celui de
Leïla, vous avez envisagé qu 'il soit l 'œuvre d 'un copycat ? Un imitateur ou
un complice qui aurait agi à sa demande ? À la demande de qui ? Olivier
Palomino. Il faisait des faux papiers copinés avec un tas de criminels.
Admettons, il tue Leïla.
Il est envoyé en prison.
De là, il demande à un de ses amis de poursuivre son œuvre.
Ce dernier, moins expérimenté, ne se montre pas à la hauteur de la précision
maître, mais c 'est suffisant pour libérer Palomino.
Votre anguille.
Peut -être, oui.
C 'était aussi une de mes théories.
Le nerf, tu nous dis que c 'est un clown, maintenant t 'es prêt à suivre
les pistes qui nous balancent.
On était sérieux.
Palomino qui commandit un meurtre depuis sa prison.
Et pourquoi pas ? Peut -être qu 'on s 'est pas trompés, peut -être que c
bien Palomino.
Peut -être que Marianne est pas morte à cause de mes conneries.
Parce que j 'ai pas été foutu de choper son complice.
Franchement.
Allez, enlève -toi ça de la tête.
Prends que je suis ton ami, mais faut que tu choisisses.
Soit tu veux découvrir la vérité, soit tu continues à croire que t 'as raison.
On sait très bien comment ils tombent, ces affaires.
Oui, nous arrive un petit coup de chance où ce connard est recommencé.
On attend qu 'il commette une erreur.
Capitaine ? Oui ? J 'ai passé en revue la journée où Tatiana a disparu.
La déposition de Manuel Ondujar.
Il mentionne beaucoup de téléphones de Tatiana à 15h et 18h30 le 24 septembre.
Le premier appel, c 'était pour demander de venir la chercher à la gare.
Le deuxième, c 'était pour dire qu 'elle est débrouillée toute seule pour
rentrer. Oui, on sait déjà tout ça.
On ne sait pas ce qu 'il se passe si on croise avec les relevés téléphoniques.
Il y a un seul appel entrant.
Il n 'y a jamais eu de deuxième appel.
Ça ne veut rien dire.
Il s 'est peut -être emmêlé les pinceaux. Peut -être.
Sûrement. Mais maintenant, il va falloir que je prévienne le juge. Au moins pour
l 'informer.
C 'est trop tard.
Delonnet a tout balancé.
Lui, il leur donne une perquise chez Léon Dujard.
C 'est une blague.
Non, demain 6h.
J 'amène les croissants.
C 'est pour Tatiana ? Vous faites quoi, alors ?
Comme j 'expliquais à votre mari, on n 'a pas le choix. On va devoir
perquisitionner votre domicile.
C 'est une blague ? J 'aimerais bien.
Je te récupère.
Venez avec moi, monsieur.
À l 'époque, quand...
Quand vous avez déposé au gendarme, vous vous rappelez ? Oui.
Vous avez dit que votre fille, elle vous avait appelé deux fois.
Oui, peut -être, c 'est possible, oui. Oui.
Le problème, c 'est qu 'elle vous a appelé une seule fois.
C 'est vrai que ce que vous voulez que je vous dise, moi, j 'ai dû me tromper
jour.
Elle appelait toujours pour prévenir.
Et puis quand elle a disparu, je savais pas que c 'était la dernière fois que je
la verrais.
Il fallait faire attention à tout.
Il y a un moment dans chaque enquête où, malgré tous les efforts, toutes les
pistes suivies, on se retrouve exactement là où on a commencé.
Comme si rien n 'avait avancé. Je ne sais plus ce qu 'elle dit en dernier.
Je ne sais pas.
Tout à l 'heure, je... Ok. Ok, ok.
On va faire au plus vite. D 'accord.
Ok, ok.
Tu mens quand même, non ? Quoi ? Ouais, euh, désolé.
Ah non, s 'il vous plaît, pas ça.
C 'est bon qui est ? Ouais, presque.
Pourquoi ? Sérieux ?
Si c 'est ma soeur que vous cherchez, elle n 'est pas ici.
Désolé.
Capitaine, je suis désolé, mais je suis appelé à Lille pour un double homicide.
C 'est macabre.
Ils veulent me voir au plus vite.
Je suis vraiment désolé si mes théories ont déclenché toute cette...
d 'hystérie autour de votre enquête.
Mon rapport ? Tenez.
Bon, vous connaissez déjà les grandes lignes de mes conclusions.
Leïla et Marianne ont été tuées par deux hommes différents, deux complices.
Mais si l 'un d 'eux est Olivier Palomino, l 'autre est un homme beaucoup
intégré dans la société.
Sûrement très intelligent.
Insoupçonnable, même.
Ce qui est certain, c 'est que notre homme est obsédé par les femmes mortes.
Vivantes, elles ne l 'intéressent pas.
Baa, baa, baa, baa, baa, baa. Brenda, Brenda, are you ready? We're rolling?
Okay, okay, okay. How do I look? Do I look okay? Fantastic. Good? Perfect.
Death, death, death.
Okay, good.
Good, good, good.
Miss Anouar, thank you so much for having us in your beautiful house in
Perpignan, in the south of France.
You were the mother of Titania Anouar, a young girl... Andujar.
Andujar.
Yes. Sorry, my bad.
Oui,
c 'est difficile.
Je crois qu 'on n 'apprend jamais vraiment à vivre avec.
Partout. C 'est pour ça que je suis là aujourd 'hui. C 'est parce que je veux
que le monde entier m 'aide à la trouver.
Je ne sais pas.
C 'est
dommage
qu 'on ne parle que de ce tueur.
Moi, je préférais vous parler de ma fille.
Je préférais vous raconter comment elle est belle, comment elle est forte,
comment elle est indépendante.
Je la trouve beaucoup plus intéressante que sa tueur.
Non, vous trouvez pas ?
Nora
?
Julie, vos salaires. On s 'accroche toujours à l 'espoir. Et passez une
soirée. L 'espoir d 'une vie meilleure.
Tu veux rêver ? D 'un monde plus juste.
J 'y crois pas, il me paye tellement mal les exercices.
C 'est parce que c 'est partout pareil.
Madame Gary, je vous prends les chiffres.
Ok, ça sera bien.
L 'espoir qui fait que je me reprenne faim.
T 'es sérieux ? Oui, oui, oui. Ah non, non, t 'as pas rentré, je t 'ai signé un
ticket si tu veux. Non mais c 'est pas ça, j 'ai juste envie de marcher.
Non, Laura, t 'es sûre ? Non, non, mais je suis sûre. Tout ça vient tous au fond
de nous.
Il allait recommencer.
Et il finirait par commettre une erreur.
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