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Original subtitles

Lésion rénale gastrique et hépatique. La chire a contrôlé l 'hémorragie, mais ça

peut saigner à tout moment.

Ok, on continue la séduction.

Elle est trop instable.

On va peut -être devoir la reprendre.

C 'est quoi ton nom complet pour les dossiers ?

Sonia, Amalie.

Merci à tous.

Pourquoi t 'as fait des chirurgies ? Hein ?

J 'ai pas choisi.

J 'étais en médecine et j 'ai fait un stage.

Ah, t 'as fait un stage.

Faut quand même avoir envie, hein, d 'ouvrir un corps en deux, garder son

froid.

Hein ? Faut pas donner à tout le monde, ça.

Moi, je pourrais pas, par exemple.

On savait tout.

C 'est comme découper un steak.

Ou du poulet.

On est des animaux, non ? On est tous des animaux.

T 'as de la famille ici.

Non. T 'es l 'ami.

Comme tout le monde.

Tu dois pas les inviter souvent.

C 'est vrai, c 'est un peu le bordel chez toi.

Je comprends pas, là.

T 'as pas l 'électricité, même pas le chauffage.

J 'aime pas dépenser pour rien.

Mais t 'es médecin, tu gagnes bien ta vie.

Je regarde, là, sur tes comptes.

637 000 francs.

Waouh ! C 'est beau, ça. Ah oui, c 'est beau, ça.

C 'est beaucoup.

C 'est quand même de quoi acheter quelques ampoules et payer son

Peut -être même par quelques cadeaux.

Tu me dis... Des fringues, par exemple, tu vois ? Ça, ça prend plus à toi, cette

veste de femme -là ? Non.

Non ? Pourtant, on l 'a trouvée chez toi.

Je l 'ai trouvée dans la rue.

Ah, ben oui, tu l 'as trouvée dans la rue.

Et elle ? Elle, tu... Tu la connais ?

Elle ressemble un peu à ta voisine. Pourquoi tu l 'as affichée sur ton

J 'aime bien m 'endormir en la regardant.

C 'est ton genre de vie, c 'est ça ? Tu aimes bien les... les grandes brunes ?

Non.

C 'est une photo que je aime bien.

Regarde.

C 'est la fille qui a été tuée près de la gare.

Oui, c 'est la fille qui a été tuée près de la gare, oui.

J 'ai aussi un petit air avec ta photo, là, tu trouves pas ? On a retrouvé plein

de livres universitaires chez toi.

La bibliothèque, t 'y vas souvent ? Oui, je vais bien lire.

Ah, t 'aimes bien lire ? Alors t 'as forcément croisé des idées.

Elle vivait à la CITU.

Allez, dis -nous, c 'est quoi ?

T 'as essayé de l 'aborder, c 'est ça, puis elle t 'a envoyé promener.

T 'es fixée, t 'es en colère.

C 'est normal.

C 'est pas ça.

C 'est pas ça ? Et alors, comment tu t 'y prends, toi ? Faut aborder des filles

qui te plaisent.

Je l 'aborde pas.

Ah, elle est là.

Bah, c 'était inaccessible. Elle était trop belle, trop jeune.

Ah oui.

C 'est pour ça qu 'on comprend, Livio.

Ah, vraiment ? Je ne sais pas sur quoi vous pensez.

C 'est quoi, alors ? Tu peux nous lire.

Lydal, je dois vous parler.

Qu 'est -ce que vous foutez ? Je viens d 'envoyer les résultats d 'analyse.

On est en slip. Le dossier est vide.

Ils sont sur les murs.

La veste ? On a vérifié auprès de la famille. C 'est pas celle de Leïla.

J 'imagine qu 'ils n 'ont rien trouvé dans la camionnette.

Aucune trace, pas d 'empreinte, pas de groupe sanguin inconnu.

On arrête les frais.

Attendez.

C 'est pas possible.

C 'est pas possible.

Il y a quelque chose, c 'est un soi -disant chirurgien, il vole des

chirurgicaux, il habite à deux minutes du terrain vague, il fait une fixette

les brunes, il a une camionnette qui l 'a lavé le jour du meurtre.

On change de stratégie, d 'accord ? On l 'épuise, on le rince, d 'accord ? Il

était pas loin de parler, on peut encore la voir.

Bon, Olivier, on t 'allait nous parler tout à l 'heure, là. T 'allais me dire

quelque chose.

Qu 'est -ce que t 'allais me dire ? J 'allais rien dire pour vous faire

Écoute -moi bien.

Écoute -moi bien.

Ne me touche pas. Je fais ce que je veux ici, je suis chez moi. Ne me touche

pas. Je fais ce que je veux.

Et ça peut durer longtemps.

Alors à partir de maintenant, tu vas arrêter de te foutre de notre gueule.

Pourquoi t 'as volé des scalpel à l 'hôpital ? Je t 'ai rien volé.

T 'as rien volé ? Il y avait des scalpel chez toi.

D 'accord.

Il y avait des scalpel, alors qu 'est -ce que tu fous ? Avec des scalpel ! Je

'écoute ! Rien.

Je t 'écoute, ok ? C 'est pas mieux.

Allez, ta camionnette.

Tu t 'en sers pour quoi faire ? Je transporte des choses.

Quel genre de choses ? Je tourne.

Rien.

Hein ? T 'étais où la nuit du 20 au 21 janvier ? T 'étais où ? En Espagne.

En Espagne.

Alors ?

T 'as une facture d 'hôtel parce que j 'en trouve pas.

Je suis dormi dans ma camionnette. Non, t 'as pas dormi dans ta camionnette,

non. Tes voisines, elles l 'ont vue, ta camionnette, garée dans ta rue.

Elles se sont trompées.

Ah, elles se sont trompées. Je suis pas le seul à avoir une camionnette, non.

C 'est drôle parce qu 'elles ont dit que tu l 'avais lavée, ta camionnette.

Qu 'elle est détrempée.

Alors que normalement, elle est dégueulasse, ta camionnette.

Elle est dégueulasse.

Alors pourquoi tu l 'as lavée, ta camionnette ? Hein ? Pourquoi tu l 'as

Mais peut -être que la pluie ! Bah oui, comment tu peux savoir qu 'il pleut à

Perpignan ? À la nuit du crime, puisque toi, tu es... Je vous ai dit que tu

étais en Espagne.

Il veut un interprète.

Il veut un interprète.

Il veut un interprète.

Ben oui, Olivier.

On va te faire couler un bain avec de la mousse.

Ah oui ? Et alors ? C 'est quoi, là, tous ces livres sur

la médecine parallèle, la sorcellerie ? C 'est ça qu 'on a retrouvé chez toi.

Tiens, c 'est chez toi, là.

Les mutilations.

C 'est quoi, ça fait un rituel ? Regarde, regarde, ça regarde.

C 'est un rituel ? Hein, c 'est quoi ?

Tu l 'as mutilé quand ? Dans ton camion, c 'est ça ? Dans ta camionnette que tu

l 'as mutilé ?

Peut -être qu 'on pourrait le travailler sur Tatiana Anoujar.

Ça sert à rien, j 'ai eu confirmation, il était en prison à Narbonne il y a

ans, le jour de sa disparition.

Aucune permission de sortir, rien, donc ça peut pas être lui.

Pour le moment, je ne laisse pas ce mec -là sortir du bâtiment.

C 'est hors de question.

On va être trop fragiles pour aller voir la juge.

T 'inquiète pas pour la juge.

J 'en fais mon affaire de la juge.

Avec ce que vous me dites, je sais pas ce que je peux faire à part prolonger la

guerre d 'abus.

On l 'aura pas comme ça.

Ce gars -là, il a l 'habitude.

C 'est un criminel multidéviste.

Chaque fois qu 'on le soupçonne d 'un truc, il prend son barda et il fout le

coin à l 'autre bout du pays.

Languille.

C 'est Languille, oui.

Exactement. C 'est ce que j 'ai dit à mes gars.

Et Languille, on lui fait quoi, Languille ? On lui met un coup de pompe

sortir de l 'eau.

Asseyez -le ici, là, dans votre bureau.

Vous verrez, rien qui tient chez ce gars -là. C 'est que des incohérents.

C 'est pas 48 heures de jave qu 'il lui faut. C 'est une détention provisoire et

des assises. Et là, il va craquer.

Pendant ce temps -là, nous, on vous le renforce, ce dossier. J 'ai encore eu un

collègue de Brest ce matin.

Il me parlait d 'un meurtre avec mutilation en 92.

Il était où, Palomino, en 92 ? Au CHU, à Brest.

Et c 'est qu 'un exemple. À chaque fois qu 'on soulève un caillou, ça groule de

merde.

Il est pas clean, ce gars -là.

Il peut pas être clean.

Son dossier, on va vous le gaver comme une noix.

En l 'état, sans nouvelles preuves, c 'est un énorme risque pour moi d

On ne peut pas le remettre dans la rue.

On ne peut pas faire ça.

Parce qu 'il va recommencer.

Sur d 'autres, et d 'autres encore.

Il va en trouver combien avant qu 'on fasse quelque chose ?

Je vais le mettre en examen pour assassinat avec acte de torture et

détention provisoire.

Merci.

S 'il vous plaît, bonne décision.

Bravo, vous.

Bravo, les gars. Bravo, les gars.

En tout cas, c 'est peut -être au ballon qu 'il ira à Palomino.

C 'est un singlet, c 'est un malade, ça place à l 'hôpital, c 'est pas en

prison. Il a raison, mon fils.

Ça dépend qui est le malade.

Mais imagine la gueule du côté de toi.

Tout le monde calpelle pour découper le poulet.

Voici Guy Georges, 35 ans. C 'est en écouchant les dossiers d 'agression

sexuelle qu 'ils ont pu faire comparer son empreinte génétique trouvée dans une

autre affaire avec celle du tueur. Et l 'ADN l 'accuse formellement.

L 'important, c 'est qu 'on les coffre.

Je te retiens, fille.

Tu pars de mon plan.

On peut leur prendre notre conversation.

Non, non, mais ça va, je vais gérer mon manière.

C 'est sûr ? Sûr.

Ok.

Ok.

Le flic ? Pourquoi flic ? C 'était de la... C 'est de famille, c 'est ça ?

Bah, c 'était un peu un hasard, en fait. Je me faisais chier en école de droit.

Mon mec de l 'époque passait le concours et en l 'aidant à réviser, je me suis

rendu compte que ça m 'intéressait, voilà.

Du coup, tu t 'es dit, je vais passer le concours avec lui, quoi.

Je lui ai pas dit que je m 'étais inscrite.

Et pourquoi ? Parce qu 'il me disait que c 'était pas pour moi.

Et moi, bah... Bah, moi, tu te vois encore plus.

Il a dû être surpris de te retrouver à l 'Enver, pas ? Non.

Il n 'a pas été pris.

Quoi ? Il n 'a pas été pris.

Il n 'a pas été pris ? Il a mal pris.

Eh ouais.

Allez, Elchim.

On va trinquer un vrai truc.

Beaucoup plus joyeux.

Hein ? Tu crois que ça brise les yeux, j 'avais oublié ?

Tu vas voir les couches et tout, ça va te faire plaisir.

Félicitations mon frère. J 'espère que je serai parrain.

J 'espère, soit toi, soit mon ami.

Non, moi je suis déjà parrain trois fois, j 'ai pas besoin.

Ça brise le café longtemps que tu le connais ? Oh là là.

Mais oui, c 'est moi qui l 'ai, c 'est pas pareil.

Qui ?

Rien.

C 'est moi ou tu me cherches ?

Si un jour je te cherche, tu le sauras.

Sous -titrage ST'

501

semaine prochaine.

Oui, oui, t 'inquiète.

Je raccroche parce que j 'ai plus trop de crédit sur ma carte.

Mais j 'arrive à la gare de Perpignan à 21h. Donc, je suis là pour rentrer. OK ?

Bon, tu te manges ? Oui, oui, oui. Bah oui, madame va l 'obliger à son train.

Oui, oui.

Elle va

se

passer.

Oh, Mélanie ! Oh, Mélanie ! Oh, Mélanie ! Oh, Mélanie ! Oh, Mélanie ! Oh,

Mélanie ! Oh, Mélanie ! Oh, Mélanie ! Oh, Mélanie ! Oh,

Mélanie ! Oh, Mélanie ! Oh, Mélanie ! Oh,

Mélanie ! Oh, Mélanie ! Oh, Mélanie !

Ils m 'achèvent.

Merci à tous.

Vous ne vous souvenez pas d 'autre chose ? Ben non.

Il était déjà une heure du matin.

Je me souviens que la nuit était très noire et je me suis dit que Marianne n

'allait pas voir l 'un sur l 'autre.

Et puis j 'ai fermé la porte, il fallait bien.

D 'habitude, je tourne toujours la clé parce qu 'ici, on ne sait jamais.

Mais là, j 'ai laissé les verrous ouverts.

Pourquoi elle a l 'air inquiète ?

Je peux vous emprunter celle -ci ? Bien sûr.

Bon, écoutez... Si il y a quoi que ce soit, vous m 'appelez.

Il a eu une perte, Palomino ? J 'ai tout de suite vérifié. Il est toujours en

prison.

Bon, je sais très bien ce que certains d 'entre vous sont en train de penser.

Cette nouvelle disparition autour de la gare est préoccupante, surtout avec

Palomino derrière les barreaux.

Mais on n 'a pas le loisir de tirer des conclusions hâtives.

D 'accord ? Donc on va continuer à faire notre boulot de flics.

Dans l 'ordre.

David, disparition inquiétante.

Il est rédigé, on peut l 'envoyer.

Ok, très bien.

Diffusez aussi les photos de la disparue à tous les services de police et de

gendarmerie. Et inscrivez -la au SPR.

On met tout le monde sur le coup, tout le monde.

On ratisse tout le quartier de la gare, on fait des commerces, des cafés.

Et on garde la tête froide.

Ok ? Ouais, ok.

Allez au boulot tout le monde.

Je me souviens d 'elle.

Elle m 'a demandé du feu.

Vous êtes sûr ? Regardez bien la photo. Oui, c 'est elle.

Il était quelle heure ? Je ne peux pas vous dire. J 'étais dans le jus. Il y

avait trop de monde. C 'était la première mi -temps.

Vous avez vu quelqu 'un lui parler ? Non, elle marchait. Elle s 'est arrêtée

pour me taxer du feu. Elle a continué sans chemin.

Je m 'en souviens parce que c 'était la nuit. En même temps, je me suis fait la

remarque. Putain, la môme, elle n 'a pas peur.

Et pourquoi elle devrait avoir peur ? Vous voyez quoi ? Non, je ne vois pas,

non. Écoutez, elle était en short, je n 'ai pas pu m 'empêcher de la mater. Elle

est partie par là, et fin de l 'histoire.

On

vient

de recevoir un signalement.

Où ça ? Au bord de l 'autoroute A9.

Au revoir.

Le corps n 'a ni tête ni main.

L 'ictime de sexe féminin a subi une éventration du bas vers le haut

des organes génitaux jusqu 'au sternum.

Lacération sur la poitrine, cavité dans la région pelvienne.

Il semble indiquer l 'absence d 'organes génitaux.

C 'est pas possible, putain.

C 'est sa signature.

Comment il l 'a fait, hein ?

Madame

Pérez.

Vous voulez bien venir avec moi.

Je crois qu 'on est fait pour.

Nos nuits étaient désormais hantées par les visages de ces jeunes femmes.

Et peu à peu, Vidal se sentait plus proche des familles des victimes que de

propre famille.

Stéphane Benita.

Les jeunes femmes ont toutes les deux été aperçues pour la dernière fois aux

environs de la gare de Perpignan, un quartier qui fait l 'objet de toute l

'attention des enquêteurs.

Bon, les gars, on a reçu le rapport de l 'IGI.

A priori, la scène de crime n 'a pas raconté grand -chose.

Un dépotoir.

Faut mettre des mois à analyser tout ça.

Inexploitable, à première vue.

On a reçu le rapport de l 'autopsie aussi.

Et alors ? C 'est le même mode opératoire que sur l 'île à Chakir ?

Ils ne peuvent pas garantir à 100%. Le mode opératoire, la typologie de la

victime, la localisation des mutilations sont les mêmes.

Même si les coupes sont plus grossières.

Ça peut s 'expliquer. Peut -être qu 'il a eu moins de temps, qu 'il était

stressé, surpris, qu 'il avait bu.

Je ne sais pas.

On ne sait pas.

Oui. On ne sait pas quoi.

J 'ai demandé un permis de communiquer pour interroger Palomino en prison.

Monsieur.

Madame le juge, je venais vous voir, justement.

On peut se parler cinq minutes ? Bonjour, capitaine. J 'ai une

Je me demandais quand est -ce que vous alliez me donner de vos nouvelles.

Quoi ? On vous a pas dit ? On me retire l 'affaire. Quoi ? Avec ce nouveau

meurtre, le parquet estime que j 'ai frôlé l 'erreur judiciaire en déférent

dessus Palomino.

Palomino est dangereux, mais on est tous d 'accord là -dessus, non ?

Certainement.

Et le mot « justice » signifie quelque chose.

Je vais devoir vivre avec cette erreur désormais.

Attendez, c 'est de ma faute, d 'accord ? C 'est moi qui vous ai poussé à le

mettre en examen.

Si, c 'est moi.

J 'aurais pas dû, visiblement.

Je... Je suis désolé.

Ce que je peux vous promettre, c 'est que je vais pas le lâcher.

Parce qu 'il est impliqué là -dedans, d 'une façon ou d 'une autre, je le sais,

ça.

J 'espère que vous aurez de meilleurs résultats avec mon successeur, le juge

Delorme.

Oui, je sais.

Il n 'est pas simple.

Bonne chance, capitaine.

Alors, je vous arrête tout de suite. Je viens de décider d 'un renouvellement de

son mandat de dépôt. Ah oui ? Oui, avec le nouveau meurtre, figurez -vous que j

'ai pas vraiment le choix.

On peut le voir ? Non.

Vous ne lui parlez pas.

D 'accord ? Maintenant, je vous propose qu 'on se retrouve rapidement pour

mettre à plat toute la stratégie d 'enquête.

Sachant que je vous l 'annonce déjà, le rapprochement avec l 'affaire Tatiane

-Andoujar a déjà été acté.

Le parquet veut que ces trois affaires, Andoujar, Shakir et Pérez, soient

reprises depuis le départ.

On va travailler à la parisienne.

Le rouleau compresseur.

C 'est OK ?

C

'est

une gare.

C 'est bien, on avance.

Ça pourrait expliquer l 'espacement entre les meurtres.

Peut -être que notre gars est pas difficile, il fait que passer.

Je vais dire un truc pénible, mais... Faut qu 'on élargisse nos recherches à

toute la France.

Tous les détraqués, tous les crimes sexuels avec la moindre mutilation,

médecin qui est soupçonné d 'attouchement ou de viol.

Non, mais ça va pas.

On va être submergés de signalement, enfin, on va pas... Mais putain, mais c

'est à moi de le dire ? On va merder.

On s 'est tous plantés sur Palomino.

Tous.

Capitaine ?

Je peux rire ma gueule aussi ? Parce que l 'enquête, là, on est en train de la

foutre en l 'air, en fait.

Les filles, elles sont jeunes, OK.

Elles sont brunes, des types méditerranéens. Waouh, on est à

Là, elle est disparue à la gare. La gare, elle est au centre.

Elles ont rien à voir entre elles, ces filles. Elles étaient au mauvais endroit

au mauvais moment.

Tu crois pas que c 'est ce fils de pute qui est au mauvais endroit au mauvais

moment ? Vas -y, si tu veux. J 'ai rien dit.

Écoutez, on a tous une intime conviction.

En tout cas, moi, j 'ai la mienne.

Il y a probablement un lien avec Paul Aminon.

T 'inquiète.

Sors.

Je sais que tu veux pas en parler, mais... Pas ici.

Mais quand alors ? Tu me parles mes messages, tu m 'ignores ? Ça me fait

Ça me gêne de te poser dans cette ambiance.

J 'ai plus gêné sans vous.

Dis -moi qu 'il s 'est rien passé ces derniers mois et j 'arrête de te faire

chier.

Il s 'est rien passé.

Vidal avait la certitude que Palomino avait tout piloté depuis sa cellule de

prison.

Comment t 'as fait ? C 'était devenu une obsession.

Au point d 'en oublier l 'essentiel.

Seules les victimes connaissent la vérité.

Ou pas, c 'est la porteuse.

Ok, merci.

Amadie, Sonia Amadie.

Qualification d 'effet, violente avec arme.

Vous êtes sûre que c 'était une tentative de homicide ? Comment pas.

Vous êtes sûre que votre agresseur avait l 'intention de vous tuer ?

Je sais pas, j 'ai vraiment cru que j 'allais mourir.

Trois semaines d 'ITT, ah oui, quand même.

Alors, vous étiez en bas de votre immeuble, votre agresseur a surgi,

par surprise, et il vous a attaqué.

Pardon, je vous ai fait peur.

Non, ça va.

Non, pas vraiment, non.

En fait, il m 'a parlé d 'abord.

Vous attendez quelqu 'un ? Mon copain.

Il a une demi -heure de retard.

Il m 'a dit qu 'il travaillait à la Halle Saint -Charles et que ses

lui avaient payé le champagne pour son anniversaire.

Vous l 'aviez déjà vu avant ? Non.

Et ensuite ? Ensuite, il a mis sa main dans sa poche pour prendre ses clés.

Ah, il avait les clés ? Et donc, s 'il avait les clés, il habitait là ? Vous le

connaissiez ? Non, il a fait comme s 'il allait sortir ses clés.

Mais c 'était un couteau. Il me l 'a planté dans le ventre.

J 'ai l 'impression d 'avoir été ouverte en deux.

Après, il m 'a poussée sous une espèce de porche.

Vous êtes sûre que vous ne l 'aviez jamais vue ? Oui, je suis sûre.

Continuez.

Après, j 'ai hurlé.

J 'ai rampé pour sortir la tête dessous le porche. Je me suis dit qu 'il ne

fallait surtout pas que je reste enfermée là -dessus.

Là, il m 'a rattrapée et il s 'est mis sur moi.

Il a essayé de me frapper au visage.

Avec son couteau, il voulait me couper la tête.

Il a tenté de vous couper la tête ? Moi, j 'ai bloqué la lame avec mon bras,

comme ça.

Mais à ce moment -là, je commençais à être trop fatiguée, j 'avais plus la

de hurler.

C 'est à ce moment -là que votre voisine est intervenue, j 'imagine ? Non, en

fait, ça, on me l 'a raconté après, parce que moi, j 'ai perdu connaissance

moment -là.

Quand je me suis réveillée, j 'étais à l 'hôpital.

On m 'a dit que j 'avais passé deux jours dans le coma et qu 'ils avaient dû

'opérer le foie, le rein et l 'estomac.

Là, j 'ai 40 points de suture sur le ventre.

J 'ai passé trois semaines en tout à l 'hôpital.

Je voulais vous demander.

La voisine, elle m 'a dit qu 'il avait laissé une empreinte avec sa main sur le

mur. Vous l 'avez trouvée ?

Si il y avait une empreinte, on l 'aurait trouvée, vous inquiétez pas.

Dites -moi, est -ce que vous sortez beaucoup le soir ? Vous fréquentez des

établissements de nuit ? Euh, ça m 'arrive, oui.

Vous rencontrez du monde.

Vous l 'avez peut -être déjà croisé, vous vous en souvenez plus ? Non.

Il a un visage qu 'on n 'oublie pas.

Il est immense, il a les dents toutes pourries et il respire très fort.

Comme un animal.

Vous réalisez et vous filiez là, s 'il vous plaît.

Juste là, là.

Il m 'a fallu du temps pour oser vous écrire.

Ma fille Tatiana a disparu le 24 septembre 1995.

Depuis, notre vie est un gouffre.

Ma fille s 'est évaporée, certainement pas de son plein gré.

Elle a disparu près de la gare, elle aussi.

Ça fait quatre ans que nous attendons, que l 'enquête n 'avance pas, que nous

tentons de survivre.

Votre Marianne pourrait être ma fille.

Votre douleur est la mienne.

Je vous écris pour vous dire que vous n 'êtes pas seule.

Bonjour.

Je suis Carmen, la maman des Mariannes.

Bonjour.

Elle a été prise où, celle -là ? Ah, pour l 'hôpital.

Ah oui ? En quelle année ? Août 1995.

C 'est drôle parce que Tatiana a travaillé chez un glacier cet été -là.

Ils se sont peut -être croisés.

Peut -être.

J 'aime bien venir ici.

Je me sens proche d 'elle.

Je sais pas, mais des fois, j 'ai peur de violer son intimité.

C 'est bête, hein ? Ben non, c 'est pas bête.

C 'est normal de penser à elle.

Et puis si on ne les fait pas nous, qui va continuer à les faire assister ? Oui,

c 'est vrai.

Moi, dans l 'ensemble de Marianne, je trouvais des petits mots, des lettres à

ses petits copains, des agendas avec des petits cribouillis.

La police a tout lu, mais... Pas plus.

Pas aussi.

Alors, j 'ai tout mis dans mon garage.

Maintenant, je ne sais pas qui a donné tout ça.

Ses frères, sa soeur.

Ils ont eu du mal à arranger les propres chambres.

Moi,

l 'autre jour, le petit est venu me voir.

Il était en larmes. Il ne se souvenait plus de la voix de sa soeur.

C 'est vrai qu 'on a tellement de mal, nous, qu 'on oublie parfois que pour eux

aussi c 'est difficile.

Je suis contente que tu sois là.

Après, je te montre celle où elle t 'apprend à marcher, tu veux ?

Je me rappelle à ce moment.

C 'est vrai ? Oui.

Allô ? Ouais, c 'est moi.

Rejoins -moi à l 'hôtel du midi, là.

On a encore un nouveau client.

Ok, je rêve.

Il y avait des simples observateurs ici, hein ? Ils devaient s 'assister à la

partie, ils n 'ont fait rien.

S 'il y en a juste, le TV des gendarmes à la fin, d 'accord ? Bon, je ne sais

pas si ça peut couler avec votre affaire, mais on ne sait jamais.

Ils sont étirés comment ?

Elle s 'est faite agresser juste à côté de chez elle. Son père, heureusement, a

entendu klaxonner.

Le gars s 'est enfui quand il est venu embarquer.

Nous, on l 'a arrêté une heure plus tard.

Ok. Vous savez quoi sur lui ? On sait qu 'il est cariste, qu 'il travaille à l

'Asse de Richard.

Il a un casier.

Il est entièrement pour vol de voiture et il est tombé une fois pour viol.

Bon, c 'est pas un gars du coin. Il a loué la chambre il y a quelques jours.

Bon, les gars, on cherche tout ce qui peut nous permettre de dresser un

ok ? Et on embarque tout.

Tu peux entrer, ça ne touchera rien.

Les suspects se multipliaient et l 'enquête piétinait.

On continuait d 'avancer, sans savoir qui on poursuivait vraiment.

Vous voulez nous suivre ? On peut vous prêter une salle à la gendarmerie pour

interroger ?

Alors maintenant qu 'on a ouvert la boîte de tous les détraqués du slibard,

va passer nos journées à faire ça.

Là, j 'y crois pas. Il a pas le profil, le gars. On aurait pu au moins l

'interroger. Il est quand même tombé une fois pour viol.

Et puis t 'as vu, depuis sa fenêtre, il peut repérer toutes les filles qui

sortent de la gare.

Je sais.

Je suis d 'accord avec toi, mais... Tu te souviens du rapport d 'autopsie ? Qu

'est -ce qu 'il a dit, le légiste ? Sérieusement, t 'imagines ce gars -là,

bosser dans un bloc opératoire et manier le bistouri, toi ? Non, il arrive.

De toute façon, on ne peut pas creuser toutes les pistes, on n 'aura pas le

temps, pas les moyens.

C 'est plus clair.

Quoi ? À Montauban. Il y a quoi à Montauban ? On a retrouvé le corps d

femme nue dans un champ. Les seins, elle ne va jamais mutiler.

Des coudes parfaites et symétriques, c 'est sûr que c 'est le même bâtard. Mais

pourquoi vous dites qu 'on l 'a ? Parce qu 'ils l 'ont.

Les flics de Toulouse l 'ont chopé.

On y est en combien de temps ? Avec les gyros, deux heures. Alors on y go tout

de suite, là ! Mais monte avec Vital ! Monte avec Vital ! Allez,

démarre !

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