All language subtitles for Il ragazzo di campagna (1984).frances

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Original subtitles

Tu dois arrêter de me casser les pieds chaque matin à l'aube !

Coq averti, à moitié accouplé.

Quel froid !

Quel froid !

Il fait trop froid !

Armuduk !

- Artemio ! - Oui, maman !

- Le café est prêt ! - Je m'habille et j'arrive !

Salut le pingouin !

Tu dois t'en aller de cette chambre, j'ai décidé de nous mettre un poêle.

- Maman ! - Dis-moi, ma joie.

Bon sang, cette maison est trop froide !

Bien sûr la maison est grande, comment veux-tu la chauffer entièrement ?

Alors prenons-en une plus petite, plus moderne, entièrement équipée.

Si un jour tu te maries et qu'il arrive des enfants ? La maison devra être grande.

Que je me marie ? Dans le pays, la femme la plus jeune, c'est toi !

Il y a Mariarosa, la fille du marchand de vin.

Mariarosa est brouillonne, ça craint, elle a des boutons...

- Que tu es difficile ! - Tu exagères, elle est toute belle !

- Mariarosa est belle. - Elle n'est pas belle, c'est bien pour un bonjour et toi tu l'aimes.

- Je l'aime. - Alors tu vas l'épouser !

Que fais-tu ? Est-ce que tu manges ? Et tu ne dis pas la prière ?

Notre Père qui es aux cieux, j'espère que tu te portes bien...

... ici je mène une vie d'enfer.

Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien et si possible frais.

Je n'ai pas de dettes, où je vis il y n'a pas de tentations non plus.

C'est ainsi.

Piou, piou, piou, piou...

Artemio, bon travail et bonne journée !

Mille merci, c'est très gentil.

Un peu de gaieté ! Le bon jour se voit dès le matin !

En effet je suis en train de charger du fumier !

Puis je transporte le fumier...

puis je répands le fumier...

C'est pratiquement une journée de merde !

- Salut ! - Salut !

Si on me cherche, je suis là pour personne !

- Bon travail, Artemio ! - Bon travail, Elpidio !

Quel brouillard !

Ce n'est pas possible ! Tous les matins c'est la même histoire !

Il faut mettre un couloir double.

Bon sang, la terre est sèche et aride.

Ca fait deux mois qu'il ne pleut pas. C'est le désert.

Dans ce foutu pays, il ne tombe jamais une goutte.

Hey vous, là-haut ! Décidez-vous !

Ou vous envoyez les chameaux en bas ou un peu d'eau !

Merci !

Merci ! Enfin !

Merci, ça va bien ainsi ! Ca va bien ainsi !

Un peu moins ! Un peu moins !

Ça suffit maintenant ! Assez d'eau ! Ça suffit !

Ça suffit !

Je veux planter, corbeaux de malheur ! Stop !

Vous vous arrêtez sérieusement, ne me prenez pas pour un con !

J'ai compris, vous mangez tout.

Midi. Ce matin j'ai fait du bon travail.

Le dernier coup de pioche et puis je mange !

Mon vin ! Mon vin !

Pauvre misère !

Patience, aujourd'hui on ne boit pas.

Quelle horreur! Il n'y a plus à manger, non plus!

Là-dessus, un petit somme .

Silence !

Bien !

J'ai la bouche amère.

Artemio, comme tu es beau !

Comme tu es jeune ! Tu as la beauté de l'âne !

- Chaque fois que je te vois, je tombe amoureux. - Quelle horreur !

- Je ne suis pas belle, mais je suis riche. - Tu es riche pour faire chier !

- Bonsoir, Artemio ! - Salut.

Aujourd'hui c'est vendredi, est-ce que tu viens voir le spectacle ? - Non, je vais à la maison.

- Allez, viens ! - Je l'ai déjà vu !

On y va tous !

Eh bien, allons-y.

La dernière fois je suis arrivé en retard et je n'en ai vu que la moitié.

Les horaires doivent être respectés.

Il arrive !

Comme il est beau ! C'est impressionnant !

l'autre fois il y avait moins wagons, cette fois-ci il est vraiment beau.

- La dernière fois il y avait plus wagons. - Le train est toujours le train !

Ils devraient en faire passer plus souvent.

- Non, après on s'habitue et ce n'est plus amusant. - Le train est beau.

Aujourd'hui c'est le l5 du mois, je dois te couper les ongles.

- Nous les avons coupé le mois dernier ! - Ceux du pied gauche.

Ceux du pied droit n'ont pas été coupés depuis 2 mois!

- Pourquoi tu achètes les chaussures Grundi? - Parce que je suis un paysan...

... "Grosses chaussures, petit cerveau". Elles me font l'effet du phosphore.

Quelle joie, tu es un génie.

Fais attention !

Oublie ça, c'est un travail dangereux.

Je vais le faire dans l'atelier, je serai plus tranquille.

Rends-moi un service, tu allumes la télé. Je veux voir les nouvelles.

- En lndochine un Jumbo est tombé. - C'est où l'Indochine ?

Tu dois aller à Lugano et après c'est tout droit.

Je ne le savais pas.

274 victimes. La boîte noire est aussi morte.

- A propos de malheurs, tu sais ce qui est arrivé ? - Non.

Le chien de Monsieur Giuseppe est entré dans notre cour.

Et il a couru derrière le chat, il l'a attrapé...

... il lui a donné un coup de gueule et il l'a tué.

- Qu'est-ce qu'il y a à manger ce soir ? - Du lapin.

Toutes les fois où meurt un chat tu me fais du lapin ! Fais-moi deux oeufs !

- Qui ça peut être ? - Une surprise.

Ouvre la porte !

- Qui c'est à cette heure ? - Ouvre !

C'est Mariarosa.

Je l'ai fait avec mes mains pour ton anniversaire.

- C'est quelle fête ? - C'est ton anniversaire !

Bon sang, j'avais oublié !

Tu es né le 22 avril, tu es un Taureau. Elle est Vierge.

- Dans tous les sens. - Je crois.

Si tu le restes ils te feront sainte et pour toi ça ne sera pas difficile.

Mariarosa reste manger avec nous.

Non, Mariarosa doit aller à la maison, C'est vrai que tu as à faire ?

- Non ! - Tu vois !

Elle doit aller à la maison pour mettre de la crème pour se débarrasser de l'acné.

Mets-en beaucoup ! Autrement essaie avec le vitriol. Salut.

Attends !

- Tu dois être bon. - Artemio est un vilain !

Quel âge ai-je ? 36, 37 ? J'ai perdu le compte.

40 !

- Tu plaisantes ? - Tu ne le sais pas ?

Tu es né l'année où on a planté le châtaignier à la limite du terrain.

Tu as le même âge que le châtaignier : 40 ans précis.

40 ans ? Alors je suis vieux. Lâche le gâteau !

Tu n'es pas vieux, tu es encore un garçon.

40 ans ! Justement comme le châtaignier je suis resté où tu l'as planté.

Et vous faites un gâteau pour célébrer 40 années passées chez les Zoulous...

... à consommer ma jeunesse ! Allez vous faire foutre !

Ma joie, tu es comme un fou !

Je me suis cassé les couilles ! Je dois absolument faire quelque chose !

Je ne veux pas voir la fin du châtaignier !

40 ans pour un homme, c'est son maximum !

Monsieur veut aller à la mer. Mais tu ne sais pas nager !

Pourquoi tu veux partir ? La ville est pleine de tentations !

- C'est une vilaine bête. - C'est là qu'il y a le monde, la vie.

Les gens communiquent, ils s'amusent.

Je n'ai jamais quitté le pays ! Je n'ai même pas fait mon service !

- Je suis veuve, tu es mon seul soutien. - Tu comprendras ce qu'est le soutien !

En ville il y a du mouvement, des lumières, des gratte-ciel, de la musique !

Les gens se rencontrent, ils gagnent un paquet d'argent.

- Il y a des métiers, "self made main." - Qu'est-ce que ça veut dire ?

Que je me fais tout seul.

Tu ne dois pas, et puis tu n'as pas de cernes. Tu dois prendre une femme !

C'est dans le sens où je veux me réaliser moi-même dans n'importe quoi !

Tu voudrais aspirer à avoir un fils président de la république.

- Tu me plais comme tu es. - Un paysan pour toute la vie !

- Qu'est-ce que c'est ? - Les économies de 20 ans de travail.

2 millions et 344 mille lires.

Ne les gaspille pas et cache-les bien.

- Tu ne les veux pas ? - Si, si !

En ville on ne vit pas qu'en volant.

- Artemio ! - Oui ?

- Tu as oublié ton alarme. - Merci, tu n'as qu'à le manger.

- Salut. - Est-ce que tu me laisses ainsi ? Et si je veux t'écrire ?

- Mais tu ne sais pas écrire. - Ouais. Et si je veux te téléphoner ?

- Je trouverai un hôtel une pension, je te le ferai savoir. - Ca va bien.

Tu vas chez ton cousin qui a emmigré à Milan il y a plusieurs années.

Il s'est installé, il te donnera un coup de main.

- Quel cousin ? - Severino Cicerchia.

- Le peteur ? - Oui.

J'espère ne pas avoir besoin de lui. Salut.

- Au revoir. - Au revoir.

Un moment !

Un moment, attendez ! Du calme !

Hey ! Arrêtez-vous l Garez-vous !

Garez-vous ! Je vous ai dit de vous arrêter !

Arrêtez-vous !

- Descendez. - Tout de suite.

- Bonjour. - Où allez-vous avec ce moyen de transport ?

- Pourquoi, qu'est-ce qu'il y a ? - Le phare il est où ? - Il y en a pas.

- Pas plus que celui-là. - Il y en a pas. - Les pneus sont lisses. - Je le sais.

- Est-ce qu'il a le triangle ? - Je n'ai rien.

- L'assurance ? - Je ne l'ai pas.

- Je n'ai rien. - Le timbre de circulation ? - Non.

- La licence ? - Jamais passé.

- Jamais eu de permis de conduire ? - Jamais. - Le véhicule est saisi.

- Comment je vais mon tour ? - À pied.

- Est-ce que je peux prendre la valise ? - Oui.

- Il est chargé le pistolet ? - Allez-y, sinon...

... je vais tirer vraiment !

C'est dingue, avec ces paysans !

Au secours ! Au secours !

Au secours ! C'est fermé de l'extérieur.

- Laisse passer ! - Allez, allez !

Je ne peux pas traverser, vous pouvez me conduire de l'autre côté ?

- Combien ça fait ? - 10 mille...

10 mille pour traverser une rue ?

C'est le prix de la prise en charge du transport avec une valise.

J'ai compris.

Je voudrais visiter la cathédrale, dans quelle partie est se trouve ?

- Traverser la rue... - La cathédrale ne m'intéresse plus.

- Allô ! - Est-ce que c'est Severino Cicerchia dit le peteur ?

Le secrétariat téléphonique de Severino Cicerchia écoute...

- Allô. - Il est sorti momentanément de prison,

Vous parlerez aussi après le signal acoustique.

Le peteur...

C'est Severino, je suis arrivé en ville, Tu es heureux ?

Allô, mais qui c'est ?

Ton cousin Artemio, de Bourg Trois Maisons.

Je me souviens ! Tu es le blond qui a la figure d'imbécile !

- Mais je ne suis pas blond. - Alors je me rappelle très bien du visage.

Tu pourrais m'héberger pour une nuit ?

- D'accord, le blond. - Merci.

- Je suis sur la place Sant'Eustorgio. C'est loin ? - Non.

Tu peux venir parce que je connais mal la ville. Merci, tu es très gentil.

Je vais attendre en face de l'église, il y a une petite place avec un jardin.

- Tu ne vas me reconnaitre ! - Moi non plus. Quand tu es parti tu étais un gamin.

Tu ne peux pas te tromper, si tu vois un gars avec une valise, c'est moi.

- Un avec une valise. - Oui, salut. - Salut !

Ils m'ont tiré la valise !

- Salut. - Salut. Est-ce que tu m'attendais ? - Oui.

- Comme tu es différent ! - Tu es aussi un peu différent.

- Avec les années... - Tu viens chez moi ?

- Je t'attendais pour ça. - Tu ne me donnes un petit baiser ?

- Mais Severino ! - Ne m'appelle pas Severino !

- Comment tu t'appelles ? - Margherita !

- C'est un quiproquo. - Je serai équivoque, mais tu ne plaisantes pas aussi !

- J'attends Severino de toute façon. - Tu ne sais pas ce que tu manques !

Désagréble.

Va au diable !

- Severino ! - Artemio !

- Salut, Severino - Comment tu as fait pour me reconnaître ?

- La voix. - Est-ce que je peux te dire une chose ? - Dis-moi.

- Tu as une tête d'imbécile ! - Mais je ne suis pas blond.

Montes.

- Si tu sens air, tire sur la vitre. - Ne te préoccupe pas.

Je reste comme si ça venait de l'intérieur.

C'est ma maison, entre.

Ca te plait ?

Que de choses ! On se croirait au marché. Ca me plaît vraiment.

Tu t'es vraiment bien installé. La décoration est très agréable.

C'est mon travail. je le prélève et le client achète.

Est-ce que tu es dans le commerce? C'est un gros investissement.

Pratiquement nul. La mienne est une entreprise d'enlèvement et vente.

Quel est le capital selon toi ?

Le capital est ici ! Dans le "casque" ! C'est caréné !

Combien tu veux dépenser, dis-le-moi !

Regarde ce qu'il y a ici ! C'est béni de Dieu !

De la poudre, des pantalons, des magnétophones,

des téléviseurs blanc et noir ou en couleurs: I2 pouces, I5 pouces. Des téléphones.

- Est-ce que tu as un autoradio ? - Je n'ai pas non plus d'auto.

Tu prends d'abord l'autoradio et ensuite l'auto !

J'ai une occasion vraiment unique pour toi un autoradio coréen.

Cassette stéréophonique, magnétophone !

Tu mets le doigt et il rembobine la bande ! Regarde.

FM, FB, FD, cinq ensemble stéréo intégré, bande stéréophonique, recherche stéréophonique...

... allumé, éteint. Éteint, allumé. Cinq diodes et un transistor !

Je peux te le laisser à 100 mille lires !

100 mille et un, 100 mille et deux... adjugé !

Est-ce que tu ne peux m'en donner 100 mille lires ?

Donne-moi 10 mille lires ! Dix mille lires et un, deux...

Je te mets aussi ces pantalons de velours! Dix mille lires !

Donne-moi 10 mille lires ! Pas plus de 10 mille lires ?

Ok c'est cadeau ! Je t'en offre un...

Ce n'est pas le meilleur cadeau pour une tête d'imbécile !

Je te dis que je t'en fais cadeau !

- Est-ce que tu veux manger quelque chose ? - Je n'ai pas mangé depuis ce matin.

Je n'ai rien. Tu veux boire un verre de lait ?

- Le lait ne se refuse jamais. - Je n'ai ni le verre ni le lait !

Tu es venu manger et boire gratuit. C'est ce que tu veux ?

- Je suis venu chercher du travail - Est-ce que tu voudrais travailler avec moi ?

Le peteur serait un vrai ami.

Nous pourrions faire 50-50.

50 pour moi et 50 pour toi, tu comprends ?

Ca te plairait de faire 50-50 ?

- Mais c'est quel travail ? - 50% pour moi et 50% pour toi !

Mais c'est un travail très sérieux, il faut y aller toujours astucieusement...

... sans jamais revenir en arrière.

- Tu as un casier judiciaire ? - Vierge et indigent.

- D'accord ! - Tu sais conduire une Vespa ? - Oui.

Parfait ! Embauché !

- Quand on commence ? - Nous commençons...

Nous commençons tout de suite, viens.

- C'est loin ? - Roule, imbécile !

L'important est que tu ailles droit quand la rue est droite.

- Est-ce que je conduis bien, hein ? - Oui.

- Ca te plait la banlieue ? - Oui.

Vraiment ?

- C'est comme être en ville. - Oui.

Tourne à droite, doucement. Oui, bien, à droite.

Ralentis.

- Ralentis, ralentis. - Est-ce que je m'arrête ?

- Non, mets-toi près du trottoir. - Comme ça ?

Vas doucement, comme ça. Rapproche-toi plus.

Vas plus doucement...

Allez ! Va ! Va !

Très bien ! Maintenant vas-y ! Vite, vite !

Tourne à droite ! Plus vite que la lumière !

Pourquoi tu continues à me dire d'aller ici, à droite ou à gauche ?

- Je sais ce qu'il faut faire ! - Tu fais ce que je te dis.

Ici nous ne sommes pas à la campagne !

- Ralentis ! Vas sur la droite ! - Est-ce que je m'arrête ? - Non !

Rapproche-toi du trottoir.

Accélère !

J'ai compris ! Vous m'avez touché le cul !

Vas-y ! Plus rapide que la lumière !

- Vous m'avez touché le cul ! - Allez ! Accélère !

Délinquants !

- Bravo, tu conduis bien. Ralentis. - Maintenant plus rapide ?

Non ! Arrête-toi !

J'ai compris...

- On fait les maçons ? - Non, le travail est fini.

Cellui-là est à toi...

et celui-là à moi...

J'ai compris.

Au voleur ! Au voleur !

- Ferme-la, ils vont nous arrêter ! - Arrête-toi, toi !

Arrête, toi aussi, nous avons volé ensemble !

- Tu n'as pas honte de voler à l'arraché les pauvres gens ? - Hey !

Ne m'attrape pas le blouson comme un délinquant, honte à toi !

J'ai voulu honnêtement travailler, mais je n'ai pas essayé ! Essaie-toi-même !

Voler c'est faire quelque chose ! A ceux qui n'ont rien, je ne vole rien !

Honte des hontes !

À celle-là je lui ai volé le sac parce qu'elle avait un sac !

S'il n'y avait pas eu de sac... est-ce que je l'aurai emmené par un bras ?

Teins-toi les cheveux en blond... tête d'imbécile !

Comme je souffre quand on me gronde. J'ai envie de pleurer.

Corsi Angela. Via dello Statuto,l9.

- Bonjour. - Il ne voit pas qu'il salit tout ?

- Je m'excuse. Est-ce que Mademoiselle Corsi Angela habite ici ? - Oui

Je ne vais pas blesser vos pieds. Je vais leur tailler les ongles !

- À quelle heure la demoiselle revient ? - Je ne sais pas, elle reste toujours au bureau.

Elle peut rentrer dans une demi-heure comme dans trois heures, on sait pas.

Pouvez-vous lui remettre ça, s'il vous plaît. Dites-lui qu'un ami l'a laissé.

D'accord, mais maintenant retirez vos pieds.

Il a tout ressali avec ces souliers !

Ce n'est pas pour l'argent, il n'y avait seulement que 120 mille lires...

... mais pour la gêne : les documents, les clés...

- Est-ce que vous réussirez à ouvrir la porte sans casse ? - Je vais essayer.

Mais s'il y a de la casse, je changerai la serrure.

Celui qui conduisait la Vespa, j'ai bien vu son visage.

Une figure de délinquant !

Celui-là... je l'ai encore devant les yeux.

Si je le rencontrais, je le reconnaîtrais tout de suite.

- C'est lui ! - Je le pense, mademoiselle, freinez.

- Qu'est-ce qui arrive ? Qu'est-ce que j'ai fait ? - Vous le savez très bien !

- Ça suffit avec les mains, réfléchissons. - C'est lui ? - J'en suis sûre.

- C'est la demoiselle du sac ! - Je l'ai bien reconnu.

- Allons-y. - Où ? - A la police. - A la police, non !

J'ai ramené le sac à la concierge et je n'ai rien touché !

- Je ne vous crois pas ! - Le pauvre, il pourrait dire la vérité.

- La vérité ? Regardez cette tronche de voleur ! - Vérifions.

On va contrôler, si vous avez raconter des conneries, je vous fous un coup de pied au cul !

- Mon bras ! - Montez !

Non ! Ne me tirez pas les cheveux !

- Bon appétit. - Merci. Tu ne manges pas ?

Non, le soir je ne mange pas. Je contôle mon régime.

Au maximum deux crackers. Les pâtes il a y a trop de calories, ça fait grossir.

Je ne cuisine pas toujours.

Ca va ?

Très bien.

Tu viens juste d'arriver à Milan ? Tu as un problème pour trouver où dormir.

- Oui. - J'ai une idée. Est-ce que tu irais dans une residence ?

- Je ne sais pas ce que c'est. - C'est un mini appartement.

- Il y a tout, comme dans ta maison. - Il y n'a rien chez moi.

Je connais le directeur parce qu'il est un des clients de l'entreprise...

... mais c'est un peu cher. 50 mille...

- Par mois ? - Non, par jour !

- Sainte Vierge ! - Mais tout est compris, dont le service de propreté.

Il y a des meubles, des couverts, la télé. Ils te lavent aussi le linge.

- Alors j'y vais . - Le directeur n'arrive pas avant demain matin.

Ne te préoccupes pas pour cette nuit, je vais trouver un hébergement.

Mais, non ! Cette nuit tu dors ici.

Ah ? Merci, je suis un paysan et je suis habitué à dormir par terre.

Non pas ici ! Il y a un divan. Tu finis de manger, je vais le préparer.

- C'est quasiment prêt. - Très bien.

- Quel vêtement tu t'es mis ? - Ce n'est pas un vêtement, c'est un pyjama.

- Il te va très bien. - Merci.

Le blanc fait tout ressortir.

- Tout quoi ? - Tout...

Toute la décoration.

- Celui-là c'est ton fiancé ? - Et comment !

C'est Platini. Il est beau, hein ?

Bref... il est habillé sportif.

Je vais au lit, bonne nuit.

- Angela... je ne te compromets pas ? - Dans quel sens ?

Je dors chez toi... la concierge nous a vu ensemble...

Tu es vraiment un campagnard !

Et alors, on ne fait rien de mal.

Ouais.

- Artemio, qu'est-ce que tu fais ? - J'étais en train de me déshabiller.

Demain matin à 8 heures je t'accompagne à la résidence, d'accord ?

Oui, merci.

Ceci est un de mes pyjamas, tiens.

J'étais en train de me coiffer.

- Qu'est-ce que tu fais ? - Je me suis enfermé dehors.

- Pourquoi ? - Parce que tu es à l'intérieur.

- Artemio ! - Je suis ici, dans la salle de bain.

- À 8 heures nous devons partir. - Je le sais, mais je voudrais me raser.

- Est-ce que tu as un rasoir ? - Dans le tiroir de droite.

"Pour un usage correct du rasoir écartez bien les jambes."

Ca fait 4 ans que je travaille dans une maison très solide.

J'ai un bon salaire.

- Tous les deux ans il y a une augmentation. - Comme Mennea.

A 50 ans je peux me retirer avec le maximum de la retraite.

Je ne peux pas me plaindre, non ? Tu ne m'écoutes pas ?

Je suis concentré sur la conduite.

- Mes journées passent rapidement... - Doucement !

Le dimanche je me sens perdue, je ne peux pas rester sans faire rien.

Je dois me remuer, agir, courir !

Freine !

A gauche ! Maintenant à droite !

- Tu ne crois pas que tu vas trop vite ? - Le secret c'est de ne jamais s'arrêter.

Si on s'arrête pour réfléchir, et si on regarde en arrière...

... on se demande peut-être : "Qu'est-ce que j'ai fait de ma vie"?

Attention !

Prends le passage souterrain !

Ignorant! C'est pourtant simple !

Attention! Attends la residence, nous traversons la rue !

- S'il te plaît, tu pourras aller plus lentement. - Mais nous sommes arrêtés !

Vas-y, le directeur t'attend !

Salut !

Angela, quand est-ce qu'on se revoit ?

Malheusement tous les meilleurs marchés sont occupés. Mais venez.

Vous avez de la chance, il en reste un, double, lumineux et très spacieux.

S'il vous plait ! S'il vous plait !

- Heureux ? - L'entrée est belle.

Entrée, salon, chambre, cuisine et salle de bain. Y a tout ici.

C'est le résultat de recherches soignées à la mesure de l'homme.

Le coin cuisine.

Le coin intime.

Le coin douche avec vestiaire.

Le coin détente.

Le coin télé.

Le coin téléphone avec siège incorporé.

Le coin déjeuner-dîner...

...Avec des chaises pliantes.

- Et le coin lit ? - Là, si vous allez au lit après le dîner, non ?

Regardez. Tout est ici !

C'est beau et fonctionnel ! Et puis c'est léger.

- Voilà qui est fait. - Où est la fenêtre ?

C'est démodé. Venez ici.

Air chaud, air froid, déshumidificateur.

- Qu'est-ce que vous feriez d'une fenêtre ? - Rien.

- Satisfait ? - Oui. - Je le prends. - Merci.

- Les voisins détestent le bruit, ne donnez pas de réceptions ou de congrès. - Certainement.

Vous me devez un mois de caution : un million et demi.

- Tant ? - S'il vous plait.

- Voici un million. - Un million et demi.

- Voici le demi. - Plus 200 mille pour la lumière et le téléphone.

- Voici trois cent mille. - Plus 79 mille pour la télé.

- Je le rend... - Plus 150 mille pour le transport éventuel.

- Quel transport ? - Le transport funéraire.

Au cas où vous auriez un AVC, une thrombose, un infarctus.

- Vous gardez de l'argent là ? - Non, je me touche pour la bonne chance.

- Bonjour. - Vite il y a Artemio au téléphone !

J'y suis.

Allô ? C'est Artemio ?

Maman, j'habite un appartement ultra moderne avec pleins de coins.

Tu verrais comme je suis élégant ! J'ai un costume gris chat...

... presque rat. Tu ne peux pas immaginer comme je suis élégant.

Vraiment ? Combien tu as dépensé, ma petite étoile ?

Tout, mais demain je cherche un travail. J'ai des perspectives intéressantes.

- Ah, je suis tombé amoureux ! - L'éloignement te fait du bien.

- Finalement il est amoureux de toi. - Moi aussi je l'aime !

- Qui parle ? - Mariarosa. Je suis contente que tu l'aimes.

Mais je suis amoureux d'une fille de la ville.

Elle ne le sait pas, mais la prochaine fois je lui dirais. Est-ce que tu es contente ?

- Non ! - C'est une brave fille qui est diplômée.

- Alors c'est une putain ! - Tu es une paysanne, tu ne peux pas comprendre !

Si c'est ta volonté. Artemio, je t'ai préparé un beau paquet.

Je t'ai mis un jambon, de la coppa, quelques oeufs et un peu de farine.

- Je te l'envoie tout de suite ! - Maman, ne m'envoie rien.

En ville nous mangeons d'une manière plus pratique, plus vitaminée.

Je dois te saluer, je vais préparer le déjeuner. Salut.

Table rabattable...

... chaise pliante.

Il n'y a pas de place pour préparer.

Nappe au mètre.

Assiette en plastique. Serviette extra résistante !

Verre en plastique.

Vin cartonné.

Spaghetti prêtes à l'emploi. Je contourne le surgelé.

Thon et gressins pour changer.

C'est ça la vie !

Artemio !

Qu'est-ce qui t'est arrivé ?

Intoxication ! Ils lui ont fait aussi un lavement gastrique.

- Qui c'est ? - Il y n'avait pas assez de place, alors on nous a mis ensemble.

Je suis content que tu sois venue, mais comme tu as fait pour me trouver ?

J'ai téléphoné à la residence, ils m'ont je dis que tu t'es trouvé mal.

- Tiens. - Merci.

Tu m'as dit que tu cherchais du travail, est-ce que ça te va de faire l'agent ?

- L'agent ? - Non, agent d'assurances.

- Ah ! - Dès que tu es guéri, tu te présentes à cette adresse.

Tu auras juste un petit entretien.

Tu verras ce qu'ils t'offriront. Maintenant j'y vais. Il est tard. Salut.

Tu es à peine arrivée et déjà tu t'en vas. Reste un peu.

Ici c'est bien... bref...

... il faut s'habituer... et puis visiter les malades c'est une bonne action.

Jésus est heureux.

Je regrette, je dois aller à la banque, puis à l'aeroport prendre un client...

... et enfin retourner au bureau. Salut, Artemio, on se voit bientôt.

Salut. Salut, Angela.

- Tu les as tous mangés. - Tu es malade !

- Est-ce qu'ils étaient bons ? - Un peu secs.

Veuillez m'excuser, ils m'ont fait un lavage gastrique. mes excuses.

C'est une montre japonaise. Je l'ai trouvée dans un oeuf en plastique...

... que Mariarosa qui me l'a offert quand elle voulait devenir ma fiancée.

Ca ne nous intéresse pas. Vous vous y connaîssez dans les assurances-vie ?

Pratiquement...

Vous calculez la quote-part d'une police à la vie d'un client hypothétique.

Par exemple... mon collègue.

Ce monsieur je ne l'assurerais pas, il a déjà un pied dans la tombe !

- Je suis sûr qu'il ne passera pas la nuit. - Mais comment... comment...

Vous le voyez ?

Il va bien.

C'est le contrat de la police qui prévoit chaque type d'accident.

Voici un stylo et vous devez venir chez moi et me convaincre de signer.

- À quelle heure nous nous voyons ? - Où ?

- Chez vous. - C'était un exemple simplement ! Asseyez-vous.

Approchez-vous plus près, prenez place plus en avant.

- Vous êtes arrivé chez moi... - Dring.

- Qu'est-ce que c'est ? - La sonnette de chez vous.

C'est un autre type qui fait ding-dong.

- Elle fait ding-dong ? - Laissez tomber la sonnette et continuez.

- Liiiiiiii... - Qu'est-ce que c'est ?

La porte de maison grince, il faudrait mettre un peu d'huile.

Que merveille ! Tableaux de grands maitres, mobiliers anciens, argenterie !

Compliments, vous avez hérité ? S'il y a un voleur il prendra tout...

... mais ne vous en souciez pas. Signez ici.

J'ai un antivol parfait, aucun voleur ne peut entrer dans ma maison...

La foudre tombe ! Un de mes voisins a eu sa ferme qui a brûlé..

Mais ne vous en souciez pas et signer ici.

Je n'ai pas de ferme mais j'ai un paratonnerre.

La femme de chambre a passé de la cire et elle glisse et se casse deux côtes...

... elle pèse beaucoup et traverse le plancher et détruit l'appartement du dessous.

J'ai de la moquette et ça ne glisse pas.

- Un mégot tombe sur la moquette et ça enflamme toute la maison. - Je ne fume pas.

Votre chien tue le chat du voisin, mais ne vous en souciez pas...

... avec l'argent de l'assurance, il achètera un lapin.

- Je n'ai pas de chiens. - Votre enfant avec son ballon casse un carreau.

- Je n'ai pas de fils. - Votre femme... Vous n'avez pas de femme ?

Est-ce que vous ne la trouvez pas trop dans le besoin ?

- À ce point-là je suis foutu. - Vous êtes foutu.

Voyons ce que vous faites.

Je prends la police et j'écris qu'il n'a pas voulu s'assurer.

Il ne fonctionne pas.

- Excusez-moi, je vous ai éclaboussé. - Toute ma veste est foutue !

S'il signait il serait assuré et indemnisé pour les dommages.

- Ils vous donneraient 30 ou 40 mille lires. - Elle m'a coûté 500 mille lires !

- C'est du pur lin ! - Il faudra voir ça avec l'expert.

Si on y repense, on n'avance plus. Au revoir... mes condoléances.

Votre patron s'est décidé pour le standard ?

Il a pris un nouvel ordinateur digital avec 46 lignes intérieures électroniques.

Il y a un drôle de type qui te salue.

- Salut. - Ah ! c'est un ami. Nous nous voyons plus tard. - Salut.

- Salut. - Comme tu es élégant !

- Bah... C'était des fleurs pour toi. Une pensée. - Merci.

- Des oeillets rouges. - Je les adore.

Je passais par ici... Je voulais voir où tu travailles.

- Aux assurances ils t'ont pris ? - Non, parce que...

- Pourquoi ? - Ils voulaient queqlu'un de plus grand.

Cependant j'ai d'intéressantes perspectives pour l'avenir.

- On fait quelques pas. - Je dois rentrer au bureau.

- J'ai seulement 45 minutes pour déjeuner. - Je t'invite.

Nous trouverons un restaurant sur la colline, avec un orchestre, une chose romantique.

Je te l'ai dit, j'ai seulement 45 minutes. Hélas, maintenant 44.

Viens manger avec moi, allons-y.

- Merci. - Avec plaisir, tu aimes le jambon ? - Beaucoup.

- Ca fait 3.850 lires. - Mais je n'ai pas rien pris.

Pour le couvert.

Angela, et cette collecte pour l'anniversaire du chef ?

- On verra ça plus tard. - Je disais...

- Salut, Angela. - Est-ce que tu as lu la circulaire ? - Oui.

- Qu'est-ce que tu disais ? - J'ai rencontré une fille qui me plaît vraiment...

- Est-ce que tu as pris les stylos ? Est-ce que je peux ? - Avec plaisir.

- Tu la connais aussi. - C'est bon mais il y a trop de poivre.

- Alors, cette fille ? - J'ai réalisé que je l'aimais bien.

J'en suis tombé amoureux mais malheureusement je n'ai rien à lui offrir...

- Est-ce que tu m'offres une cigarette ? - Ca te dérange ?

- Au fond, je ne suis simplement qu'un agriculteur. - Et qu'est-ce qu'il y a de mal ?

- Rien, mais avec un travail je serais plus tranquille. - Est-ce que tu m'ouvres la bouteille ?

J'ai des perspectives intéressantes pour l'avenir et je vais m'y consacrer.

Je suis un peu têtu, tu sais comment nous sommes faits, nous les paysans.

- Angela, je peux avoir le poivre ? - Voilà le poivre.

Je vais trouver un logement... Qu'en penses-tu ?

Est-ce que je peux dire à cette fille que je suis tombé amoureux d'elle ?

- Oui, tu es aussi un beau garçon. - Bah...

- Au moins tu es sympathique ! Et puis tu es une personne honnête. - Merci.

Si j'étais toi, je me déclarerais.

- Angela... - Ah, je dois y aller.

Et puis tu me la feras connaître cette fille. Salut !

Elle n'a peut-être pas compris.

- Bonjour. - Bonjour, vous désirez ?

- Je suis venu pour le poste d'accompagnateur. - Mon oncle !

- Il faut avoir de la patience, il a un sale caractère. - Je suis un paysan.

- De la patience j'en ai à revendre. - Mon oncle.

Bonjour.

- Qu'est-ce qu'il fait ? - Il doit vous reconnaître.

Comme tu es laid, un chien vaut mieux.

- Au moins je ne fais pas caca dans la rue. - On verra ça.

- Venez, Accompagnez-moi. - Quoiqu'il y soit, je guide. Marchez !

- Courez vite ! Avancez ! - Aie !

Marchez tout droit ! Vite !

J'avais un chien très intelligent, et puis un jour il est mort.

A coups de bâton ?

- Alors vous le faites exprès ! - Certainement que je le fais exprès !

- Quelle heure est-il ? - 18h 15. - Allons au cinéma.

- Mais vous êtes aveugle, on ne peut pas y aller. - Vous regarderez et vous m'expliquerez.

- Quel film vous voulez voir ? - Les lèvres chaudes d'Erica.

- Où est-ce qu'il le donne ? - Au Fantasy.

- Je ne sais pas où c'est. - Je vais vous emmener. Venez !

Venez avec moi ne vous préoccupez pas. Nous ferons la marche plus tard !

- Attention à l'arbre. - Je l'ai vu, je ne suis pas aveugle.

- Alors, qu'est-ce qui se passe ? - Maintenant elle... elle se déshabille.

- Elle enlève tout. - Aussi la culotte ? - Oui.

- Comment elle est la culotte? - C'est une culotte.

- Est-ce que c'est un slip ? - Oui. - Silence !

- La poitrine est ainsi, comme ça ou comme ça ? - Devant, c'est une sorte de melon...

- divisé en deux et qu'on aurait mis sur la poitrine. - Arrêtez !

- Et en dessous ? - Sous la poitrine il y a le nombril.

- Comment est-il fait ? - Comme une cerise.

- Ça suffit, on est au cinéma ! - Et le derrière ?

- C'est comme un... - Comment, comment ?

- Comme une pastèque divisée en deux et mis sur le cul. - Ça suffit !

- Avec ce journal... - Est-ce qu'il y a un journal ? - Non, non.

- Silence ! - Maintenant qu'est-ce qui arrive...

- Avec une courgette, deux tomates... - Ca ne m'intéresse pas le jardinage.

- Maintenant ça suffit ! - Arrête-ça! - Il ne comprend pas, il est aveugle.

- S'il est aveugle ce n'est pas un endroit pour lui. - Alors où est-ce que c'est ?

- Je vais te donner un poing sur le nez ! - Ça suffit, je m'en vais.

- Et moi comment je reviens à la maison ? - Avec la mémoire.

Venez ici !

- Salut. - Mais que fais-tu, tu dors ? Tu prends racine.

Aujourd'hui je pensais qu'on pourrait faire une balade, vers les lacs, dans la colline.

Nous trouverons un restaurant, avec l'orchestre et nous resterons ainsi ensemble.

- Mais est-ce que tu es fou ? Tu sais quel jour nous sommes ? - Dimanche.

- Et qu'est-ce qu'il y a aujourd'hui ? - La messe ?

- Le match ! Inter-Juve ! - Est-ce que tu veux aller au stade ?

- Et où allons-nous ? - Vraiment...

- Mais tu ne t'intéresses pas au calcio ? - Vraiment, le garçon...

Les garçons ils ne font que des sottises, mais maintenant tu es la Juve comme moi !

D'accord, je suis de la Juve.

- Qu'est-ce que tu fais avec ces fleurs ? - Pour toi. - Prends le drapeau.

- Fais-le bien voir. - Oui.

- Soulève-le bien haut. - Debout ? - Oui, crie !

- Vive la Juve ! - Vive la Juve !

La Juve, la Juve, la Juve !

Tu sais, cette fille dont je t'ai parlé...

Ce n'est pas n'importe qui, comme tu l'entends.

Cette fille dont je parlais... c'est toi. Je me suis tombé amoureux de toi.

Si cela te convient, fais-le moi savoir. Un signe d'encouragement.

- Je suis timide, tu devrais comprendre... - Oui !

- L'arbitre, il était hors-jeu ! - Mais qu'est-ce que tu dis, il était dans la ligne !

- Mais quelle ligne, tais-toi, imbécile. - Hey, voyou !

Hey toi ça t'intéresse ?

Tiens !

Toi et ta Juve !

- Ca a mal été. - Ne te fâche pas, je te comprend.

Maintenant nous allons faire un tour dans la colline, dans un restaurant avec l'orchestre.

Mais quel orchestre ! Je m'en fous.

Excuse-moi, mais quand la Juve perd je ne veux plus rien faire.

J'ai envie de mettre une gifle à quelqu'un.

- Alors je reviens à la maison en tram. - Tu as compris, ce n'est pas le moment.

- Oui, salut. - On se verra une autre fois.

- Tu ne le prends pas. - Non, non.

Le drapeau Angela, le drapeau ! Tu as oublié le drapeau !

C'est un de la Juve ! On va le tuer !

Il n'est pas à moi, c'est celui de mon amie. Ne me faites rien !!

- À voleur, au voleur !

Excusez-moi, vous n'échangeriez pas le vôtre contre deux de la même qualité ?

- Ah oui. - Stop ! On efface tout.

Est-ce qu'il est devenu fou ? Il n'a pas lu le scénario ?

- Je dois dire que non ! - ll n'a pas lu le scénario...

... mais vous ne pouvez pas comprendre que c'est un échange avantageux.

Non, il doit dire non !

Vous ne changeriez pas 1000 lires contre mes 2000 lires ?

Vous n'êtes pas payer pour raisonner, vous devez faire la publicité.

Pour 100000 lires je dois faire figure d'un imbécile ?

Taisez-vous. Vous dites seulement la blague écrite dans le scipt. D'accord ?

On recommence !

- Vous êtes prêt ? - Oui.

- Moteur. - C'est parti - Clap, action !

Excusez-moi. vous échangeriez votre barril contre deux d'une autre marque ?

Je voudrais l'échanger mais ça ne va pas.

- Je ne nous le fais plus, trouvez quelqu'un de plus crétin. - Cassez-vous !

Voilà le café.

Un moment !

J'arrive.

Un moment, j'arrive.

J'arrive, j'arrive.

- Allô. - C'est Angela. - Salut !

- Pourquoi tu ne répondais pas ? - J'étais de l'autre côté de l'appartement.

Comment ça va ? Comment tu te sens ?

- J'ai cherché du travail. - Est-ce que tu en as trouvé ?

Non, mais j'ai perspectives intéressantes pour l'avenir.

- Et dimanche, est-ce que tu as des engagements ? - Non, est-ce que tu veux aller voir la Juve ?

Non, le championnat est fini.

- Pourquoi tu ne viens pas ici ? J'ai besoin de te voir. - Je viens tout de suite.

Si on a un sentiment sincère, on doit l'avouer.

Elle me dira tout au pire non. Et pourquoi elle devrait me dire non ?

- Est-ce que Mademoiselle Angela est là ? - C'est moi !

Je ne t'avais pas reconnu !

Tu es vite arrivé mais je dois mettre un peu d'ordre.

- Vas jeter un coup d'oeil sur la terrasse. - D'accord.

Pin sylvestre.

Vigne vierge.

- Artemio. - Oui ?

Angela...

- Est-ce que tu as vu les plantes ? - Quelles plantes ?

- Celles-ci. - Ah, oui, elles sont belles.

Mais c'est un peu négligé, je n'ai pas le temps de m'en occuper...

... alors puisque tu es venu, ça ne te dérange. Je sais que tu es paysan et que tu t'y connais.

- Par-dessus tout, tu es un ami. - Est-ce que tu m'as appelé pour les plantes ?

Si ça t'embête, dis-le-moi.

Excuse-moi un instant.

- Allô. - Angela, tu restes à la maison ce dimanche ?

- Je n'ai rien de prévu. - Nous faisons une petite fête.

- Qui il y aura ? - Giorgia, Fabius et la fille...

Celle-là doit être avec celui-là.

Il y aura Elena et sa soeur, celles de Turin qui sont sympathiques.

- Que fais-tu, est-ce que tu viens ? - Je ne sais pas si je peux, il y a quelqu'un ici.

- Tu as un homme ? Bravo ! - Non, c'est un ami. Artemio.

- Le paysan ? - Oui, pour m'arranger les fleurs.

- Est-ce que je peux l'amener aussi ? - Bien sûr. - Attends, je lui demande.

Il est parti, il s'est peut-être vexé. Il ne m'a même pas salué.

- Qu'est-ce que tu attends d'un paysan. Est-ce que tu viens alors ? - Je m'habille et j'arrive.

Angela.

Angela ! Angela !

Regarde tu m'as enfermé à l'intérieur.

Angela... tu m'as enfermé dedans !

Angela tu m'as enfermé ici ! Il pleut ici, comme est le temps à l'intérieur ?

- Ne vous inquiétez pas. Si c'est un voleur. Je lui botte le cul. - J'ouvre.

- C'est encore lui ! - Artemio, que faisais-tu sur la terrasse ?

Je t'attendais... par contre lui je ne l'attendais pas.

- Est-ce que tu t'es bien amusée ? - Oui.

Ca a été une fête animée avec beaucoup de belles personnes.

Dommage que tu ne sois pas venu.

- Je le sais mais j'ai été retenu sur la terrasse. - Ouais.

- Il y avait beaucoup de filles. - Et aussi des garçons ?

- Bien sûr. - Et aussi Platini ? - Non !

- Je regrette de te donner beaucoup de dérangement. - C'est moi qui dois m'excuser envers toi.

- Tu es sec, voilà. - Merci.

- Qu'est-ce que tu fais ? - Je me se rhabille et je rentre à la maison.

- Avec des vêtements trempés ? - Il a beaucoup plu dehors !

Ce n'est même pas la peine d'y penser. Tu restes ici.

- Ici ? - Oui.

Oui... il y a le divan. On s'y repose très bien.

Tu ne voudrais pas dormir avec moi ?

- Dans ton lit ? - Oui. Viens.

- Pourquoi tu fermes à la clé ? - Je ne voudrais pas que le forgeron revienne.

- Ca ne t'embarrasse pas si je dors ainsi ? - Est-ce que tu es timide, pas vrai ?

Un peu.

Dis-moi la vérité, à quoi tu es en train de penser ?

Je pensais que cette pluie serait très bien à la campagne.

- Viens plus près, je veux savoir une chose. - Une chose ?

Est-ce que tu préfères la lumière ou l'obscurité ?

- Pour dormir l'obscurité. - Ne fais pas celui qui ne comprend pas.

Dis donc un peu... tu n'étais pas amoureux d'une autre fille ?

- Quelle fille ? - Celle dont tu me parlais toujours.

C'était toi, est-ce que tu t'en es aperçu ?

Oui, j'avais compris, mais je voulais t'entendre me le dire.

- Madame Giovanna venez c'est l'interurbain ! - J'arrive !

- Je suis là. - Je viens.

Allô, Artemio ? C'est moi , comment ça va ?

Eh bien, j'ai une nouvelle importante, je veux me fiancer.

Avec Mariarosa ? Il veut se fiancer avec la Mariarosa !

Bravo, je suis contente.

- C'est l'amour qui a décidé ! - Qui parle ?

- Ta Mariarosa. - Pousse-toi, passe-moi ma mère !

Il ne semble pas très convaincu.

- Est-ce que tu y as repensé ? - Maman, tu n'as pas compris.

Je veux me fiancer avec la diplômée !

Le putain ! Pour moi tu fais une bêtise !

Mariarosa c'est mieux !

J'ai vu une bague de fiancailles qui coûte 120 mille lires...

... malgré les intéressantes perspectives, je n'ai pas trouvé de travail.

Envoie-moi un mandat télégraphique.

Est-ce que tu es fou ? Avec 120 mille lires on peut acheter une truie de 3 quintaux !

Est-ce que je lui offre une truie ?

Je n'ai pas d'argent, j'ai tout engagé pour acheter un tracteur.

- Comment je fais ? - Tu n'as pas voulu faire ça à ta façon ?

Tu as abandonné la campagne et tu es allé en ville.

Maintenant arrange-toi !

Bravo !

Bravo ! Bravo, Giovanna !

Est-ce qu'on donne le sang ici ?

Vous permettez ? Je suis venu donner mon sang.

Retirez la veste et étendez-vous

Docteur !

- Combien vous payez le litre de sang ? - 40 mille...

Enlevez-moi 3 litres.

J'arrive !

- Artemio ! - Salut.

- Qu'est-ce que tu fais ici à 8h du matin ? - J'ai une surprise pour toi.

Installe-toi. Je vais me maquiller. Dans 10 minutes je dois être au bureau.

Qu'est-ce que tu as ? Tu sembles un peu pâle.

- C'est un peu d'anémie. - Je reviens tout de suite.

- Bon sang ! - Tu as perdu quelque chose ?

- La pierre. - A briquet ? - Non, celle du petit anneau.

Quand tu feras le ménage, tu la retrouveras, alors...

- Qu'est-ce que c'est ? - Une bague de fiançailles.

- Quelles fiançailles ? - Les notres.

J'ai fixé la date des noces au 22 septembre.

J'aurai ainsi le temps pour me trouver un travail.

Ca ne va pas ? Tu veux avancer ?

Artemio, je ne veux pas me marier.

Je ne suis pas portée sur le mariage, la maison, les enfants.

Ce sont des choses que je ne comprends pas, je ne nous pense pas non plus.

Après ce qui s'est passé ?

Est-ce que pour avoir dormi avec toi, je devrais m'engager pour toujours ?

On dormait ?

Essaie me comprendre, j'ai besoin de ma liberté.

Les coups de tête se font à l8 ans, j'en ai 26 !

- Je dois noter que tu veux rester vieille fille ? - Je crois que oui. Quest-ce qu'il y a ?

- Alors tu ne m'aimes pas. - Mais qu'est-ce que ça à voir ?

- Est-ce que tu m'aimes oui ou non ? - Oui.

Tu es sympathique, amusant, tu me plais...

... nous pouvons nous voir le soir si nous sommes libres...

Par exemple, à la mi-août je vais aux Canaries, si tu veux venir...

Qu'as-tu ? Tu te sens mal ? Tu es triste ?

Je ne suis pas triste, tu as raison, Angela...

... c'est mieux une relation plus libre, plus moderne, sans trop de liens.

On se voit quand on se rencontre et on reste ensemble si on peut...

... sans trop de problèmes, sans trop de liens sentimentaux.

Lu vie est une belle chose et la seule chose c'est d'en profiter.

Vous êtes fou ?

- Il y n'a plus eau ? - Vous pouviez me tuer !

- Vous pouviez me tuer ! - Arrêtez, calmez-vous !

Laissez-moi ! Je paie mes impôts et j'ai le droit de mourir !

Personne n'a le droit de mourir, la vie est sacrée, irremplaçable.

S'il y a des problèmes, il faut les résoudre avec la raison.

Il faut comprendre cette fille dont tu m'as parlé.

- Comment ne peut-elle pas épouser quelqu'un comme toi ? - Est-ce que je suis si laid ?

Sur cette question on peut passer.

Elle ne sent pas la sûreté de l'homme solide ...

... qui lui offre la tranquillité économique.

Tu pourrais l'inviter par exemple, en croisière, lui acheter un vison...

- Une voiture hors série ? - Non...

Moi aussi, quand j'étais sans le sou quand j'étais amoureux d'une fille...

... qui ne voulait pas m'épouser. Mais quand je me suis bien installé...

... elle m'a dit oui. Tu vois.

Tu dois te faire voir, mon cher !

Ca fait deux mois que j'essaie, mais je n'ai même pas réussi à me suicider !

Tu veux que je te dise ? Tu m'es sympathique.

Est-ce que tu te mettrais avec moi ?

Dans quel sens ?

Tu n'as pas compris ? On parle affaires !

- Je veux te donner une chance. - Une chance ?

- Tu es content que je te donne une chance ? - Eh oui !

Seulement je ne sais pas où la mettre. C'est encombrant ?

Non, ça veut dire une possibilité de travail !

- Ah ! - Est-ce que ça t'irait de te mettre dans le commerce ?

Oui, le commerce ça m'a toujours plu mais pas de choses volées !

Payer réglo !

J'achète en gros et tu vends au détail.

- Tu peux commencer demain. - De quoi il s'agit ?

- De l'herbe. - Pardon ?

- De l'herbe. - Est-ce que je devrais refaire le paysan ?

Non, c'est un truc pour les garçons. Tu vends au détail à la sortie des écoles.

- Je ne comprends pas. - Excuse-moi est-ce que tu fais l'imbécile ?

Nous allons vendre de la marijuana.

- De la drogue ? - Oui.

Vous ne m'avez pas laissé mourir dans l'eau et maintenant vous me foutez dans la merde ?

- Je devrais vendre de la drogue aux jeunes ? - Ne hurle pas !

Tu prétends faire de l'argent et rester propre ?

J'ai juste dit que je veux rester propre dedans et dehors !

Sous vos vêtements blancs, il y a la crasse ! Vous me dégoûtez !

Il me degoûte aussi.

- Vous aussi les trois ! - Il est fou ?

- Elle particulièrment elle me degoûte le plus ! - Moi ?

c'est un fou ! C'est un drogué ! Eh bien à la prochaine !

Je l'ai sauvé des eaux, il est sous choc.

Allez au diable vous et votre ville !

Vous ne m'avez pas accepté, vous m'avez craché à la figure !

Je vous rends votre crachat à vous et à vos voitures !

Vous m'avez tout volé !

La valise, l'amour, l'espoir...

Excusez.

Eau et huile, c'est correct ?

J'ai compris, quel est le dernier travail que vous avez fait ?

Le dernier travail... j'ai donné mon sang.

- Le sang ? À qui ? - Je ne le sais pas, est-ce que ça a une importance ?

- On laisse tomber. Pourquoi vous êtes habillé ainsi ? - Bah...

Je suis venu à Milan et ils ont emporté le tracteur...

... j'ai fait le veilleur, je suis amoureux... c'est une longue histoire.

Si elle est longue je n'ai ni l'envie ni le temps pour l'écouter.

Vous n'avez pas de permis de séjour, pas de travail et pas une lire...

... nous vous renvoyons au pays. Voci la feuille de route.

- Est-ce que je peux partir ? - Oui. - Est-ce que vous ne pouvez pas fermer un oeil ?

- Mes excuses, monsieur le pirate. - Partez ! Allez-vous en !

- Vraiment, je ne voulais pas... - Partez !

Je ne voulais pas le dire ainsi !

Salut !

Salut !

Salut !

Bonjour. Est-ce qu'elle est venue en vacances ?

- Je suis Mariarosa. - Mariarosa ?

Je ne t'avais pas reconnu, tu es vraiment devenue une belle...

- Tu n'as pas plus de boutons. - La crème a fait des miracles.

- Oui. - Tu veux me prendre ce soir ? - Bien sûr !

Excuse-moi un instant

Artemio !

- Salut. - Salut.

Quelle fatigue pour te trouver! Dans ton pays, personne ne te connait.

- C'est un peu isolé. - C'est qui elle ?

- Une amie. - Une amie ?

- Une amie de maman. - Ah !

- Tu me parais beau, qu'est-ce que tu as fait ? - Qu'est-ce que j'ai fait ?

- Tu as disparu, sans un coup de téléphone, un mot...

Ils m'ont... je suis revenu à la maison.

Hier, je suis passée à ta résidence, il y avait une lettre recommandée.

- Ce sont les assurances. - Je ne suis pas assuré.

Non ! C'est pour l'examen que tu as passé, tu es accepté.

Ils disent que tu as été original et plein d'initiative.

Artemio, tu n'es pas content que je sois venue te trouver ?

- Est-ce que tu t'arrêtes ? - Je voudrais bien, mais je suis en train de partir pour les Canaries.

J'ai fait un détour mais j'ai le vol dans 55 minutes.

- Alors tu ne t'arrêtes pas. - Non...

Mais quand je reviens en ville nous nous verrons.

J'ai beaucoup de choses à te dire.

J'ai beaucoup réfléchi à ta proposition.

En fin de compte, je suis une femme seule...

... je pourrais changer d'idée aussi sur le mariage.

Je n'ai plus de temps, je dois m'échapper !

Soyons d'accord, alors! On se revoit.

Ecoute-moi ! Déplace-toi !

Artemio, c'était qui celle-là ?

- Une amie. - Une amie ?

Une amie de Platini.

- Et cette lettre ? - Rien... de la publicité.

La publicité habituelle... Aujourd'hui je n'ai pas plus d'envie de travailler.

- C'est un coin tranquille avec un orchestre. - C'est beau !

- Est-ce que la nouvelle voiture, te plaît ? - Beaucoup !

C'est un spider ! Carossé à la farine !

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