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Musique sombre
…
Glissement
…
Aboiements
Musique sombre
…
Quand tu veux vraiment un truc dans la vie,
si tu bosses comme un malade,
tu peux finir par y arriver.
Enfin, je crois.
Sauf que mon problème,
c'est que j'ai jamais rien voulu vraiment.
Musique solennelle
…
- La silice est la forme naturelle du dioxyde de silicium,
qui entre…
- Évidemment, maintenant, c'est facile.
Des années après,
c'est simple de te dire : "J'aurais dû faire ça."
Quand on est jeune, on a l'impression de tout savoir.
Mais bon.
Après, faut bien avouer,
il y en a qui s'en sont mieux tirés que moi.
Farah, par exemple.
Elle savait ce qu'elle voulait.
Après ses partiels, elle essaiera les écoles d'ingénieurs.
- Je sais que c'est dur,
mais j'y arrive plus.
- Non, t'as raison.
- T'as rien d'autre à me dire ?
- Je m'y attendais, en fait.
On n'est pas du même monde.
- De quoi tu parles ?
- Je vais pas te forcer
à être avec moi, quand même. Je comprends, hein.
Moi, je serais pas avec moi.
Chocs
- J'aime pas les histoires de rupture, j'aime l'amour.
Mais c'est une meuf, elle veut juste
te faire réagir.
- Tu veux pas aller la voir ? - Pour quoi faire ?
- Lui parler.
Tu la fais rire. - Si je vais la voir, c'est pour…
- Vas-y. - C'est pour toi.
T'inquiète pas, je vais la faire sourire.
- Malik, il était persuadé
qu'on le prenait pour un étudiant,
parce qu'il se baladait avec son sac à dos.
Mais en vrai, on savait
qu'il mettait plus les pieds en cours.
Il se réinscrivait tous les ans.
Il avait magouillé pour garder sa piaule à la cité U.
- Ça va ou quoi ?
- Tu bois quoi ?
- Une petite bouteille de vodka.
- Tu me files combien
si je bois cul sec ? - Vous l'avez entendu ?
Quelqu'un a de la monnaie pour Damien ?
Acclamations
Je vais te dire un truc, je te le donne.
Mais cul sec, hein ?
*Musique dynamique
…
Allez !
Allez, Damien !
Encouragements
…
Acclamations
…
Cris de joie
…
*Musique dynamique étouffée Brouhaha
…
- Ça va ?
Il grogne. - Ça va aller.
Haut-le-coeur
Musique intrigante
…
- Je saurais pas dire quand ça a vraiment commencé à foirer.
Je sais où.
Et voilà, messieurs. Bon appétit.
- - J'arrive.
Le resto de Malaury. Ça marchait du tonnerre.
3 ?
Voilà. Tu m'étonnes.
T'as un Asiat' qui fait toute la bouffe,
il décharge les livraisons,
il fait la plonge, le ménage. Tu rajoutes 2 burgers ?
Il arrive à 8h et c'est rare qu'il reparte avant 22h.
Une heure de pause dans l'aprèm.
Il est déclaré un quart du temps.
Et à part ça, bah…
Il y avait que moi.
- Pour le boss.
- On peut avoir des sauces ?
Même si je savais qu'il m'exploitait,
je pouvais pas m'empêcher de bien l'aimer, Malaury.
"Symphonie numéro 1" (Gustav Mahler)
Ils rient.
Malaury.
Le patron du Burger House.
"Symphonie Numéro 1" (Gustav Mahler)
La première fois que je l'ai vu, il m'a parlé de Schuman.
Ou de Schubert, je sais plus.
Il m'a raconté que la cuisine, c'est comme la musique.
Il faut composer et après,
il faut interpréter.
C'est ça qu'on fait, nous, les serveurs.
On interprète.
"Symphonie numéro 1" (Gustav Mahler)
Mais la vérité, c'est que Malaury y connaissait rien en musique.
Salut.
- 21 qui fait 50. Merci.
- Ah, au fait !
Ça te dit de faire un extra, demain soir ?
- Un extra comment ?
- Passe à 21h.
C'est sûr, aujourd'hui, ça paraît évident.
C'était juste un petit escroc, comme tant d'autres.
Mais moi, c'était le premier que je rencontrais.
- Malaury.
- Alors, forcément…
J'avais envie de lui plaire.
- Je te présente Gladys. Gladys, Malaury.
T'as vu cette beauté ?
- Bonjour.
"La Vierge" de Botticelli.
Musique douce
…
Bips
…
- En vrai…
C'est plutôt là que ça a commencé.
Musique intrigante
Rires
…
Musique intrigante
…
- Bonsoir. - Bonsoir.
- Bonsoir.
- Tu nous sers 4 verres de vin ?
- Roi de pique.
- On y va, les filles ?
- Tu veux rien boire ?
- Ouais, je sais pas, t'as quoi ?
- Bah, je peux te faire
un petit cocktail, je sais pas.
- Vas-y, surprends-moi.
Grincement
Écoulement et tintement de verre
Craquement
Éclaboussement - 300.
- Voilà.
- Il y a du monde, dans cette histoire.
- Alors ? - Ne lui fais pas
de signe.
On joue sérieux
ou on joue pas. - On joue sérieux !
Ça fait 3 heures qu'on joue.
Tu fais quoi ? - Je me
- Gladys.
Recoiffe-toi ailleurs.
- Allez, vas-y, monte !
Il rit.
Tu croyais que t'allais me la faire à l'envers
avec une pauvre paire de 10 ?
Suite, monsieur.
Allez, passez l'oseille.
- Ils ont pas le même nom,
mais Pasquini et Malaury, ils sont cousins.
C'est ce qu'ils disent.
Et tout ça, le château, la forêt, le relais de chasse…
Bah, c'est à Pasquini.
Enfin, sur le papier.
- Tu crois que la chasse
va attirer le client, mais c'est l'inverse.
Moi, je te ramène des gros clients
et la cerise sur le gâteau, c'est la chasse, OK ?
- Malaury avait mis un paquet de fric dans ce truc.
Mais comme l'argent devait pas être propre,
il était sur aucun papier.
- Je reprends tout.
- Le problème, c'est que ça marchait pas du tout.
Ils arrivaient pas à rembourser l'emprunt.
- Il nous faut des serveuses.
- On en a, des serveuses.
- De vraies serveuses. - Si ça continuait comme ça,
la banque allait tout saisir. - Tiens.
Tu l'as bien mérité. Pour la soirée.
Allez.
C'est un petit jeune, mais c'est un putain de bosseur.
Faut que je lui file des responsabilités.
Rires
Reste pas là, va danser !
- Non, ça va, merci. - Allez, t'es jeune, profite !
Elles sont belles, non ? Regarde-le.
"Vesuvio" (Spaccanapoli)
…
- Quand t'es entouré de gens qui se racontent des histoires,
tu finis par t'en inventer aussi.
…
C'est comme ça que mon délire pour Célia a commencé.
Je me disais qu'on avait quelque chose de spécial en commun.
Deux étudiants égarés dans la cour des grands.
Musique pesante
…
…
Musique intrigante
…
Oui, M. Malaury ?
Pas vraiment. Pourquoi ?
Ouais.
Musique intrigante
D'accord.
J'y vais, OK.
Musique intrigante
…
Oui, M. Malaury, j'y suis.
Non, non, je sais pas.
D'accord, OK, pardon. Pardon.
Musique intrigante
…
Sifflement
Musique intrigante
…
Pour M. Malaury ?
- T'es avec le vélo ?
- Dans le coffre.
- Je fais quoi, je prends tout ?
- Si!
- Arrête de t'énerver, va doucement. - Je m'énerve pas.
Quand je veux aller à gauche, ça va à droite.
- Ah, mets ça là.
Très bien.
C'est quoi, ça ?
- Ça ? Je sais pas.
C'était avec. J'ai tout pris.
- Ah, ça pue ! C'est dégueulasse, ton truc.
Ça pue !
- C'est des appâts !
Il a piqué les appâts de Tony !
Tu veux pas aller à la pêche ? - Non, merci. Vire-moi ça.
- Désolé. - Hé, tiens.
T'as ton permis, toi ?
- J'ai besoin d'un chauffeur.
La voiture est là. Allez.
- Daria avait eu des emmerdes à Marseille.
Elle s'était réfugiée à Saint-Nazaire,
chez son oncle, Malaury.
Il avait eu raison de la prendre avec lui.
Daria, c'était la meilleure pour trouver des filles.
Musique douce
…
Elle repérait les paumées
qui avaient des galères avec leurs parents
ou des problèmes de fric.
- T'aurais une ciga - Euh, ouais.
- Même si en vrai…
- Tu sors de cours ?
- Elle les aimait, ces filles.
- T'as déjà commencé à te toucher ?
- "J'espère pas.
"Je sais que t'en as envie, mais pas avant que je te l'autorise."
- J'espère pas.
Je sais que t'en as envie,
mais pas avant que je te l'autorise.
- Je crois que dans sa tête,
elle se disait qu'elle les aidait vraiment.
- OK.
Maintenant, tu peux commencer à te toucher.
- "Si tu veux continuer, il va falloir…"
- Si tu veux continuer, il va falloir ajouter 20 euros.
- Ce qu'elle leur disait, c'était…
"Si les autres croient que t'as le pouvoir,
"bah, tu finis par l'avoir."
- Doucement.
- "C'est moi qui décide."
- C'est moi qui décide.
- Encore.
- Encore.
…
- Tu nous laisses juste devant, tu iras garer la voiture.
Coup de feu
- Je…
Je gare ça… Ouais.
En plein jour, on voit les choses différemment.
C'est là que j'ai compris ce qui se passait vraiment au domaine.
Voix lointaines
Musique intrigante
…
- Coucou !
Je suis là !
- T'es où ?
Rires
…
La réalité,
c'est qu'aucun chasseur n'est venu au domaine.
Les mecs avaient jamais tenu un fusil de leur vie.
Ils s'en foutaient.
Tu pouvais te pointer avec 5 pastis dans le pif,
on te filait quand même une carabine.
Parce qu'un client, même dangereux…
c'est quand même un client.
Musique douce
…
- Et voilà. - Merci, mademoiselle.
- C'est mort, aujourd'hui. Qu'est-ce qu'on fait ?
- Va voir les deux gars.
Tu leur offres des - OK.
- Vas-y, sinon, ils vont partir. Cache ta bretelle.
Eux, ils aiment les filles class - Salut.
- Je peux te poser
une question ? - Hm, hm ?
- Tu paierais combien pour coucher avec Célia ?
- Je…
Je veux pas coucher avec Célia.
- Ça m'intéresse, pour connaître le prix du marché.
- Ouais.
Elle est très belle, par co - Je te le confirme.
- Tu les as servis ?
- Ouais, la bouteille de Pessac.
Musique douce
…
-Vous avez une belle casquette.
Je peux l'essayer ?
Comment elle me va ?
- Il a de la chance.
- J'en parlerai
avec Malaury, on voit ça ce soir - T'as déjà discuté avec lui !
- Pour vous.
- Le bouche-à-oreille compte. - Les filles, ça va pas.
La petite a fini la soirée sur les genoux de 2 mecs.
- Bah, alors ? Tout le monde est content.
- Ma femme aime pas. - Je vais lui pa
Ça sert à rien de s'énerver. On a tous investi.
Aboiements
- Quand ils ont acheté,
Malaury et Pasquini pensaient
que la forêt était blindée de gibier.
Mais évidemment,
il y avait rien à chasser, dans leur truc.
Au début, ils ont essayé d'en remettre.
Sauf que t'achètes 3 cerfs,
ils se font dégommer en un week-end et il faut recommencer.
Ça te coûte plus cher que ce que tu gagnes.
Ça, Malaury et Daria, ils l'avaient vite compris.
C'était pas la chasse qui leur rapporterait.
Pour tout le reste, des idées…
ils en avaient des tonnes.
- On va utiliser les balles, faites gaffe au recul.
La crosse calée dans le creux de l'épaule.
Vous cramponnez le fusil.
C'est quoi, la suite, 2 rouges ?
Antoine, c'est toi qui dois faire signer les décharges.
Pas le gamin.
- Oh… Gilbert.
- Comment vas-tu ? - Ça va, ça va.
Tu m'amènes du beau monde.
Entrez, entrez. Venez vous installer.
Ah là, là.
- Qu'est-ce que je t'avais dit ?
M. Baptiste Morez.
Président du CA de la confédération régionale.
- Monsieur, bienvenue.
- Morez.
Il aurait dû être en taule.
- Une bonne bouteille ?
Musique grandiose
…
- C'est un chirurgien, il avait monté une clinique.
Un truc grand luxe.
Mais il a été balancé par une fille qui a sorti une vidéo
où il faisait des implants mammaires
dans une chambre d'hôtel à Dubaï.
Il aurait dû être radié direct.
Mais comme il connaissait tout le monde,
et surtout qu'il a charcuté pas mal de femmes de gens importants,
la clinique a pas bougé.
Et la fille,
personne n'en a plus jamais entendu parler.
Cris de joie
- La première chose qu'on apprend à la chasse, c'est le silence.
- Attention, c'est le spécialiste.
Rires
- Allez vous poster, j'arrive.
- Allez, les gars, avancez.
Envoie des trucs, bordel !
- Va te poster, je m'en occupe. - On a l'air de cons.
- Allez. - Ouais, c'est bon.
- Envoie les faisans.
Par contre, attends mon signal. - Tiens-moi ça.
Aboiement
Allez !
Attention, les gars.
Soyez sur le coup, parce que…
Quand ça part, ça part vite.
Bip - Vas-y, tu peux envoyer.
- C'est bon, là ?
Hop !
Voilà !
Quel peloton d'exécution !
Allez. (- Tu peux envoyer.)
Grésillement
(Qu'est-ce que tu fous, bon Dieu ?)
(- Pu (- Ça vient.)
Musique intrigante
…
Coups de feu
…
Bip Encore.
Musique solennelle
…
Coups de feu
…
Bip Un autre.
Un autre, je te dis !
Battement d'ailes
- Non, pas par là, c'est dangereux !
- Ça va ! - Ça fait 100 fois
que je le dis. - C'est le réflexe !
Quand je vois un beau gibier, je dégaine.
- C'est ça, c'est normal ! C'est un chasseur !
Tiens, là !
Musique solennelle
…
Coups de feu
…
Cri d'oiseau
…
Musique solennelle
…
Gloussement
…
Coups de feu
…
Musique solennelle
Coup de feu
Musique solennelle
…
- C'est bien, ça, gamin.
- Ramasse les fusils.
- Si vous revenez au printemps, il y aura du gibier.
- Même avant le printemps, c'est sûr !
- On va pas rentrer bredouil - À moins de dégommer les chiens…
- Non.
On est là pour s'amuser, quand même.
Rires
- Tu vas faire quoi ? - Je vais
Chacun sa couleur.
- C'est vous qui décidez, OK ? Vous êtes pas obligées.
- Elles sont d'accord, ça les fait
marrer. - Je dis quoi, là ?
C'est à elles de décider. Moi, je dirais non.
- C'est juste pour se marrer.
500 balles chacune, quand même.
Allez, tout le monde est content. Non ?
- T'en penses quoi, Damien ? - Hein ?
Euh…
- Toi aussi, tu dirais non ? - Non, je sais pas.
- Être là pour exciter les chasseurs, c'est plus classe ?
- J'ai pas dit ça. - OK, bah alors, quoi ?
- Célia.
Je te les file, les 500, si tu veux.
- Pour 1 000 euros, je me pose pas la question.
- Quoi ? - Ils allaient mettre 1 500,
ils peuvent foutre le double.
Je m'en fous si c'est dégradant, 1 000 euros, je prends.
- Ils peuvent mettre 3 000 balles ?
- Pourquoi pas ? - Tu viens, Damien ?
- Comment ? Rires
- Oui, t'as le droit de te faire du blé !
Non ? - OK. 1 000 euros, moi, je…
Ça pose pas de problème que j'y aille ?
- Mais non, au contraire, allez !
- Donc, les filles… Enfin, on a un beau mâle, aussi.
Comment on appelle ça ? Le troupeau ?
- Non, non, la meute. - La meute.
On vous laisse 2 mn d'avance et après, on y va.
On sort pas de la forêt, compris ?
À mon signal.
Trois… deux… un…
Partez !
Choeur enjoué
…
Aboiements
… …
Un homme grogne.
Cris et tirs
…
- Lâche-moi ! Lâche-moi !
Cris et propos mêlés
Musique de tension
…
- Hé ! Voilà !
Hé !
Tir
Rire
Bouge pas, enculé !
Là, là, là !
- Regarde, il est là !
Elle crie.
- Bouge pas !
- Lâchez-moi !
Sifflement
…
Musique inquiétante
…
- Hé !
Vous êtes pas à 10 m. - De quoi je me mêle,
- Je répète ce que vous avez dit.
Tir et cri
Gémissements
- Fais voir ton œil.
T'es un gentil, toi.
- Un gentil, oui.
J'ai pas envie d'être un gentil.
Ça te rapporte quoi ? Regarde.
Tu te fais bouffer, c'est tout.
"Pour un flirt avec toi" au piano
- POUR UN PETIT TOUR
AU PETIT JOUR
ENTRE TES BRAS
- Allez, viens ! Allez !
- POUR UN PETIT TOUR
AU PETIT JOUR
ENTRE TES DRAPS
JE FERAI L'AMOUREUX
POUR TE CÂLINER UN PEU
POUR UN FLIRT
AVEC TOI
JE FERAIS DES FOLIES
POUR ARRIVER DANS TON LIT
POUR UN FLIRT
AVEC TOI - Allez, p
Vas-y !
- POUR UN PETIT TOUR
UN PETIT JOUR
ENTRE TES BRAS
- Allez, encore !
POUR UN PETIT TOUR
- Malaury me disait toujours :
"Les meilleures idées,
"c'est pas celles qu'on passe du temps à chercher.
"Au contraire, elles viennent à toi."
Il me parlait de Newton et d'Archimède.
C'est comme ça que la chasse au paintball
a commencé au domaine.
Accords mélancoliques
…
- T'as vu l'état des filles ?
C'est n'importe quoi.
- On s'amuse, d'accord ?
Et on leur filera une rallonge.
…
Tu vas t'abîmer les yeux.
- Ah.
- Je comprends.
T'e - Non, pas du tout.
Bah, je suis pas amoureux.
- T'as raison, c'est de ton âge, au contraire.
Au fait…
C'est d'accord pour ce qu'il t'a dit, Pasquini ?
- De quoi ?
- Mais si, son idée de…
tu t'occupes des armes.
C'est parfait, comme ça, tu peux gérer les filles
et récupérer l'argent.
- Je travaille déjà au restaurant.
Moi, de base,
je fais ça pour payer mes études.
Là, je fais plus de choses pour vous parce que ça se passe bien
et que je vous aime bien,
mais c'est loin de la fac, ici.
- T'en connais beaucoup,
des boulots où tu peux gagner autant ?
Hein ?
Et je parie que dans moins d'un an…
un petit magot. Tranquille.
- Non, mais…
- J'ai pas envie, désolé.
Merci, merci, c'est…
Je suis bien au resto.
Mélodie mélancolique au piano
…
- Bah, alors casse-toi.
Bah… si t'es pas content ici.
- Non…
- C'est pas ce que j'ai dit.
Mélodie mélancolique au piano
…
- Dégage.
…
Allez, je veux plus te voir.
Barre-toi.
…
Dégage ! Le piano s'arrête.
Rires à l'intérieur
"Sonate pour piano No 20" (Franz Schubert)
…
Notification
Tonalité
…
* - Salut, toi.
Tu veux pas montrer ton visage ?
T'es pas obligé de répondre.
Tant que tu fais ce que je te dis.
T'as envie de te mettre à genoux ?
J'ai envie de te voir à mes pieds.
Fais-moi plaisir.
C'est donnant-donnant, j'enlève mes chaussures.
Ah, bah voilà.
T'es tellement plus sexy, comme ça.
Si tu veux continuer
avec moi, il faut rajouter 20 euros.
Désolée.
(- Putain.)
Tintement de tirelire - OK.
Maintenant, tu peux commencer à te toucher.
Vas-y, accélère.
Prêt pour le compte à rebours ?
Tu vas avoir 10 secondes, pas une de plus.
Respiration haletante Dix…
Neuf…
Huit…
Sept…
Six… Accélère encore.
Cinq…
Accélère.
Quatre…
Trois…
(Accélère.)
Deux…
Un…
Musique mélancolique
…
- Je croyais que le relais, c'était fini pour moi.
Le pire, c'est que je m'en voulais.
Mais deux jours plus tard,
Malaury m'a rappelé.
…
- Monsieur.
- C'est la 1re fois que vous tirez ?
- Ah, alors je vous conseille un automatique.
Ce qu'il y a de plus simple.
Très important,
vous gardez la chambre toujours vide
jusqu'à ce que vous arriviez au poste.
- La sécurité bloque la détente.
On arme ici, le réservoir pour les billes.
Vous pouvez changer les billes, choisir la couleur,
mais ne jamais armer à l'intérieur.
-Très bien.
- En vrai, j'avais eu raison de dire non la 1re fois.
Le relais, c'était n'importe quoi.
Des chasseurs qui viennent tirer sur des bêtes qui existent pas.
Des bourgeois qui tirent au paintball sur des étudiantes.
Mais bon…
c'était une bonne combine.
Les pauvres, c'est prêt à tout pour un peu de fric.
Et les riches sont prêts à tout pour se sentir un peu vivants.
- - C'est génial.
- Tu cours pas vite ?
- Merci.
…
- Je peux t'en piquer une ? - Bien sûr.
Pas approchant
Claquement de briquet
- Faut que je récupère le fric. - Tiens.
- Je voulais te demander, aussi…
- Ouais ?
- C'est comme tu veux.
-Dis-moi.
- Il y a une soirée étudiante, ce soir…
à la cité U.
C'est trop chiant, les soirées étudiantes.
C'est pas - Laisse tomber, c'est pas grave.
Ça dépend, c'est combien ?
-Ah, mais je t'invite, je paie tout.
-Mais évidemment que tu m'invites !
À moi, tu me files combien ?
- Bah…
Non, laisse tomber, c'est pas grave.
- Bon, tiens, donne.
C'est Malaury qui invite.
- OK.
Orage et pluie
- À tout'.
Orage
Mélodie jouée lentement
…
- Quoi ?
Tu les as déjà pris ?
- Au fait, est-ce que je pourrais emprunter la bagnole,
ce soir ?
- Hm.
Mélodie jouée lentement
…
Orage
- Salut, mec, ça va ? - Ça va, ou quoi ?
Ça va ? Petit baby ?
Qui éclate qui ? - Je l'éclate !
- Continue, continue.
- On reste pas longtemps.
-Non, t'inquiète. Hé…
T'es belle. - Toi aussi, t'es chou.
- El bogocito ! - Oh !
- Ça, c'est mon gars !
- Ça va, frère ?
Cri de joie
- Tu nous as fait la ritale !
J'aime beaucoup. - T'aimes bien ?
- On boit un petit coup ? - Frère,
je te paie pas tes verres. - T'es un radin !
- Hé, Célia, tu veux boire quoi ?
- Choisis pour moi.
- OK.
Ah, bah… Célia,
Farah, Célia.
- Ah, salut. - Salut.
- Je te connais ?
T'es pas à la fac ?
-Tu présentes pas ? Tu ramènes des dulcinées…
Tinder ? - Non, c'est le boulot.
- Le boulot… - Hé, excuse-moi !
Je peux te prendre deux vodkas Red Bull ?
- Je te fais ça. - Quatre ! Quatre Red Bull.
- Non, mais on n'est pas en couple. Elle est…
- C'est normal qu'elle soit compliquée.
- Oh, oh, Damien ! - Ça va ?
- Ça va, ou quoi ?
- La petite veste en cuir, pas mal.
- Cimer.
Sérieusement. Sérieusement…
Me fais pas le mytho, hein ?
Me fais pas le mytho. Tu sais !
T'es au courant.
- De quoi ?
- C'est une pute, la meuf, là.
C'est une pute ! - Ferme ta gueule.
- Je te jure que c'est une put - Ferme ta gueule !
- Il y a quoi ? - Ferme ta gueule !
- Arrête, toi, oh !
- Viens voir c'est qui la pute !
C'est qui, la pute ? Prends tes pièces !
- Arrête, là ! - C'est qui, la pute ?
- Arrête, oh ! - Viens, arrête tes conner
- Viens, on se casse, on se casse.
…
- Ça va, ta main ? -
C'est rien.
- T'es un bonhomme, tu sens rien.
Et ton ex, là.
Elle est vachement belle.
Pourquoi vous vous êtes séparés ?
Elle t'aime, elle. Ça se voit.
- C'est elle qui m'a quitté. - Ah, ouais ?
- De toute façon, j'étais pas amoureux.
T'habites où ?
- Je vais pas te dire où j'habite.
T'as qu'à me déposer dans le centre.
- Ou alors…
je continue de rouler.
Célia rit.
- Pour aller où ?
- N'importe. N'importe.
Déjà, loin de ces cassos.
Je sais pas…
on va dans le sud. En Italie ?
Itali - Tu parles italien ?
- Ah, "un poquito".
- C'est espagnol, ça.
On trouve un petit village…
avec une petite place…
la montagne, la mer…
les petites criques, du poisson frais.
On ouvre un bar.
C'est magnifique.
- T'as assez d'argent pour faire ça ?
- Oh, toujours l'argent.
- Oui, tu fais quoi, sinon ? - Je m'en fous,
de l'argent. Ça se trouve. Je braque une banque.
C'est bon, j'ai l'argent.
Je gagne au lot, j'ai l'argent. On s'en fout.
T'as vraiment envie de passer ta vie ici à faire ça ?
- Jamais de la vie.
Je sais pourquoi je suis là. Je bosse, je mets de côté.
J'ai bientôt assez pour me tirer. - OK.
- Bah, ouais. - Viens, on se barre.
Viens, on se barre ensemble.
Mais ouais !
Si on part maintenant, on roule toute la nuit…
- Ouais ? - On arrive demain matin. L'aube.
T'as juste à fermer les yeux. T'ouvres les yeux, t'es à la mer.
- Vas-y, dépose-moi là.
- Pas de braquage, alors ?
- Pas ce soir, non.
À demain.
- Salut.
Claquement de portière
…
Qu'est-ce que tu fais ?
- Tu me suis.
-Non, je voulais voir où t'habites.
C'est charmant.
Zéro bruit.
Pas de faux sourires.
Juste…
le silence.
- Hm.
- C'est une belle musique, le silence.
(- Écoute.)
Musique éthérée
…
Célia rit.
…
…
Musique éthérée
…
Ils rient.
Je crois que ce jour-là, je l'ai prise dans mes bras.
Mais même de ça, j'en suis plus très sûr.
- JOYEUX ANNIVERSAIRE
JOYEUX ANNIVERSAIRE
- Je le savais déjà, qu'on partirait jamais tous les deux.
Alors, je me disais qu'elle avait besoin de moi.
Que je devais être là pour la protéger.
La vérité,
c'est que je me suis raconté une histoire avec Célia.
- On vient récupérer
trois fusils.
- Ouais.
Vous avez signé les décharges ?
- Non, on signe rien, nous.
On signe rien, nous.
- OK, attendez une seconde.
Excuse-moi. -Hm.
- Les deux, là. Ils sont bourrés. Faut pas leur filer d'armes.
- Lui, là ?
- Je le connais, c'est le fils du maire.
Ça va, il sait boire. - Non, mais v
- Hm… Écoute-moi, Damien.
On vient ici pour bien manger, bien boire
et aussi pour chasser.
Si tu leur supprimes l'alcool,
on n'a plus qu'à mettre la clé sous la porte.
Allez, donne-leur les fusils.
…
- Allez, allez !
Allez !
Pchhht !
Rires
- Ça va !
- À la chasse, il faut être détendu.
Coup de feu
- Tiens.
…
…
Elle soupire.
Musique pesante
…
Coup de feu
…
Coup de feu
…
Coup de feu
- Au revoir.
Coup de feu
- Ah, merde !
Viens là, toi !
- Dis-moi.
Tu sais où est Célia ?
- Non, je sais pas.
Coup de feu
Musique intrigante
…
Coup de feu
…
…
Musique éthérée
…
Musique sombre
…
- Malaury m'a demandé les clés de la voiture.
Et après ça,
il y a plus eu d'appel ni de message.
Et moi, pendant des jours,
j'ai attendu un signe.
- Qu'est-ce que tu fous là ?
- Malaury est là ?
- Tu lui veux quoi ? - Je veux lui parler.
- Il est pas là.
- Je vais l'attendre.
Le resto de Malaury.
Ça faisait longtemps que j'y étais plus venu.
J'avais filé le numéro de Malik.
Je croyais qu'il m'aimait bien, Malaury.
Mais on est tous remplaçables.
- Hé !
Comment il va, mon gars ?
- Ca va ?
- Je te sers - Non, t'inquiète.
Il est à l'intérieur, Malaury ? - Rentre.
- Hein ?
Porte
…
Qu'est-ce qui se passe ?
- Rien du tout. Normal.
- Elle est où, Célia ? -
- Daria, je l'avais jamais vue comme ça.
Elle croyait pas un mot de ce qu'elle disait.
- Célia, si elle veut se barrer, elle se barre.
- Attends.
Elle s'est barrée ?
Elle se serait pas barrée sans nous prévenir.
- Pardon ? Toi, elle t'aurait prévenu ?
Mais tu crois quoi ?
Qu'elle en a quelque chose à foutre, de toi ?
Tu l'as vue cinq fois et c'est le grand amour ?
Tu la connais pas. Moi, je la connais.
- Donc elle t'a prévenue ?
- Casse-toi, tu me fais chier.
- J'ai le droit de savoir.
Pourquoi Malaury, il me répond plus ?
- T'as le droit de quoi, toi ?
T'as le droit de rien !
Malaury veut plus te voir.
- Pourquoi ?
- Mais tu t'es cru où, là, hein ?
Parce que t'as joué au chasseur, tu te prends pour quelqu'un ?
T'es qu'un étudiant de merde qui joue les durs.
- Quand les flics m'ont interrogé, après,
j'ai dit ce que je savais sur Célia.
- Et Malaury aussi.
- Mais je savais rien, en fait.
Elle était là.
Et puis elle était plus là. Et c'est tout.
- Je veux savoir où elle est.
Et plus tard…
j'ai appris que c'était pas son vrai prénom.
- Rentre chez toi.
Musique mélancolique
…
Porte
…
Musique mélancolique
…
J'avais plus rien à faire au domaine.
J'avais plus rien à faire au resto.
Et j'avais plus rien à faire à la fac.
Je savais plus ce que je foutais là.
Je savais plus rien.
Musique mélancolique
…
Quand j'avais 10 ans,
une fille dans mon village a disparu.
Il y avait des affiches sur les poteaux électriques.
Elle avait un bonnet jaune.
Avec mes potes, on en parlait beaucoup.
On imaginait ce qu'elle avait pu faire.
On pensait qu'elle s'était taillée au Mexique.
Un truc qui nous faisait rêver.
On s'était pas dit qu'elle avait pu être tuée.
Musique mélancolique pesante
…
On frappe.
Et un jour, Malaury est apparu. On frappe.
- À la guerre comme à la guerre. Hop-là !
- Je lui ai demandé, pour Célia.
- T'as vu le nombre de types friqués, au domaine ?
Elle s'est barrée avec l'un d'eux.
Elle doit être sur un yacht, à profiter de la vie.
Tu la reverras peut-être un jour.
- Je sentais qu'il me mentait.
Mais j'aurais pu faire quoi ?
Pasquini voulait tout arrêter, au domaine.
Et ça, Malaury le supportait pas.
Là, il avait un rôle pour moi.
- Il faut le convaincre.
- Le convaincre ?
- De quoi ? - Que les filles reviennent.
- Et il va m'écouter ? - T'y vas pas tout seul.
Je te file des gars à moi,
pour le convaincre. Mais il faut que tu sois là.
Tu veux combien ? - Je peux pas faire ça.
Et je veux pas de ton argent.
Tu veux quoi ? Tiens, attends.
Tu veux ça ? Tout ce que j'ai, tiens.
Tu veux quoi d'autre ?
Tu veux ma veste ? Vas-y.
- Attends, là…
Tu crois que t'es tout blanc ?
Tu t'es bien servi, aussi.
Hein ? T'as profité.
C'est quoi, l'argent qui t'a payé ta veste ?
Recel de proxénétisme.
Tu croyais quoi ?
Que l'argent tombait des arbres ?
Bah non.
D'accord ? Tu peux prétendre que tu savais rien,
mais je te le dis,
si nous, on a des problèmes, toi, t'as des problèmes !
Alors arrête de me prendre de haut !
T'imagines pas dans quelle merde je peux te mettre.
Musique sombre
…
22h, au resto.
Me fais pas attendre.
…
Voix et percussions au loin
…
- Sur le moment,
je comprenais pas pourquoi un type comme Malaury
s'était retrouvé à venir me chercher, moi.
Il se racontait qu'il gardait du pouvoir sur les choses.
Mais en fait, il était seul.
Musique sombre
…
On dit qu'il existe un point de non-retour.
Un moment précis dans le temps
où les choses se passent parce qu'elles doivent se passer.
Aboiements
…
Pour moi, c'était ce dimanche d'avril.
Aboiements
…
Mais si ce point a existé,
je l'avais franchi depuis longtemps.
Aboiements
…
- On y va.
Aboiements
…
Sonnette
-Mets la main dans ta poche.
-Vous êtes gonflés,
de venir ici. Il est où, mon cousin ?
- Je suis juste venue discuter.
- Je lui ai dit, on arrête tout.
- Non. Les filles et les clients
reviennent demain.
On s'était mis d'accord.
- Tes filles, je veux plus les voir.
- Ici, sans mes filles,
ça vaut rien, donc tu vas rester sage !
- Compris ?
- Tu bouges pas ! - Tranquille.
- Tu parles meilleur. Barrez-vous.
C'est chez moi et je bougerai pas.
Alors, tu dégages.
Barrez-vous. Démarre, toi.
Il met le contact. Dégage !
- T'es sûr de toi ?
- Barrez-vous !
Musique sombre
…
- On prend ses armes et on revient.
- Quoi ?
- Et tu vas venir avec nous.
- On y va à trois. - On n'est pas venus pour rien.
- Vous avez craqué ?
- T'es pas sorti de la bagnole et t'ouvres ta gueule ?
- Pour l'argent, tu t'énerves.
Célia, tu t'en fous. - Quoi ?
Gare-toi !
- Va la voir.
- On te file 50 balles et t'éteins ton cerveau.
Arrête de fumer.
Musique sombre intrigante
…
- Tu les veux, tes réponses ?
- De quoi tu parles ?
Je comprends pas.
- À ton avis, elle est où, Célia ?
Musique sombre intrigante
…
Tu vois pas que tout le monde te ment ?
Et te manipule ?
…
Tu les veux, tes réponses ?
T'as 10 secondes pour décider.
10.
9.
8.
7.
6.
5.
…
Musique sombre
…
Claquement
…
Pas au loin
…
- Vous en avez mis, du temps.
Pas à proximité Déclic
Vous faites moins les malins, là.
Ah, t'es là, toi.
Le petit larbin.
Je te croyais plus futé.
- T'es où ?
- T'avais pas envie d'être là.
Tu regrettes, hein ?
Pas à proximité
…
Ma belle, fais attention. La crosse, bien calée
au creux de l'épaule.
Sinon, le tir va te faire tomber. - Tu crois me faire peur ?
Où sont tes copines ?
- Ici, sans mes filles, c'est rien. Ça vaut rien.
- Et la petite Célia ? Elle valait quoi ?
Rien, elle aussi ?
Pourtant, tu lui avais dit que tu la protégerais.
- T'es où ?
- On a joué et on a tous perdu.
Pas à proximité
…
C'est fini, maintenant.
Musique sombre
…
- Tu crois que j'ai peur ?
- Vise bien là.
En plein cœur.
Et ne parle pas. - Ferme ta gueule.
Respiration haletante
…
Daria crie.
…
Musique sombre
…
- Laurent ?
Laurent ? Laurent ?
Laurent ?
Non… Laurent !
Laurent ! Mais qu'est-ce que t'as fait ?
Acouphènes
…
Musique sombre
…
Rires au loin
…
Musique douce au piano
…
- Il t'arrive quoi ? Regarde-moi !
Réveille-toi !
…
Musique sombre
…
Rires
…
- J'avais aucun plan pour l'été.
Mais il y a pas eu d'été.
On s'est fait arrêter une semaine après.
Daria, Malik et moi.
En deux secondes, ils avaient compris.
Ils m'ont demandé, après,
pourquoi je suis allé à la fac, ce jour-là.
Qu'est-ce que j'en sais ?
C'était les partiels.
Pourquoi j'y serais pas allé ?
Je me suis fait aucun vrai pote, à la fac.
À un moment, j'ai cru que c'était Malaury, mon pote.
Lui, c'est le seul qui s'en est sorti sans rien.
Pas un seul jour de taule.
Ça, on n'avait pas le même avocat.
Le mien, même moi, j'avais envie de me foutre en taule.
…
En prison, j'y suis resté 13 ans.
Et en 13 ans,
t'as le temps d'en vouloir, des trucs.
Moi, ma seule envie, c'était de retourner là-bas,
au point de départ.
Mais pour quoi faire, exactement ?
…
Musique douce au piano
…
- Ça a été ? - Oui, merci.
Musique douce au piano
…
- Monsieur ? Monsieur ?
Qu'est-ce que je vous sers ?
-Un burger du chef.
- En formule avec dessert ?
- Non, merci.
Musique douce au piano
…
…
Il tousse.
Musique douce mélancolique
…
- Tout s'est bien passé ?
16,50.
…
Tintements métalliques
…
Musique douce mélancolique
…
Tintements métalliques
Il dépose une pièce.
Musique douce mélancolique
…
Porte
Musique douce mélancolique
…
- Les gens ont souvent parlé de tragédie,
à propos de mon histoire.
Il soupire.
Moi, je pense que c'est plus petit que ça.
L'histoire d'un étudiant qui voulait jouer au dur.
Qui a jamais vraiment été étudiant.
Et encore moins un dur.
"Vesuvio" (Spaccanapoli)
…
Sous-titrage : Nice Fellow II
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