Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Bonjour, mon chéri.
Bonjour, Jules.
Insupportable. Non, c 'est pas vrai.
Raconte à papa ce que t 'as fait à la petite fille au square.
Elle m 'a fait mal.
Allez, une autre fois. J 'ai pas la tête. Je suis rendu avec le comptable.
Claude, t 'as jamais la tête pour tes enfants.
Écoute, si tu veux, je te laisse mes problèmes et je vais jouer au square
eux. Bon, j 'ai compris. Allez, les enfants, papa. Non, on peut rester avec
papa.
Maman va vous acheter une sucette.
Soyez gentils, c 'est moi qui travaille.
Maman va vous acheter une sucette.
Maman va vous acheter une sucette. Tu vois, tes enfants, on ne les achète pas
avec une sucette. Allez, hop, dehors, dehors, allez.
Dehors, allez, allez, allez. Sois raisonnable. J 'ai du travail, Thomas.
Soyez gentil, j 'ai du travail.
Donne de l 'argent pour pas les coûts. Mais je t 'ai déjà donné ce matin.
On mange des poids -parsous.
Ah, parce que t 'achètes en deux fois.
Non, mais j 'ai payé le rideau.
Qui a besoin de rideau ?
C 'est à 16.
Mais au milieu de ça.
Ah oui ? Salut les minous.
Au revoir.
Tu peux me donner encore 10 000 francs pour les trains ? À ceux -là, tu peux
toujours te les accrocher.
Allez, on y va.
Au revoir les enfants.
Allez, viens Thomas, viens.
Le bilan n 'est pas brillant. D 'année en année, votre chiffre d 'affaires ne s
'améliore pas.
Le seul progrès que vous faites, c 'est que vous avez de moins en moins d
'impôts à payer.
Eh bien, je préférais le contraire.
Vous allez me signer un petit chèque pour les allocations familiales.
Chirante maladie.
Allocation vieillesse.
Qu 'est
-ce qu 'on fait ? C
'est tout bref, ça, mon con.
Mais quand vous m 'aurez réglé, il ne vous reste pas exactement 472 francs.
Ça, c 'est vos honoraires. Oui, c 'est mes honoraires, si vous voulez bien
signer.
Eh ben, je ne sais plus quoi faire. Il ne rentre pas un chat dans cette putain
de boutique. Qu 'est -ce que je ferai après ? Je rembourse mes dettes et le
reste, ma femme me le croque en trois semaines.
Engagez -moi comme bonne, vous verrez.
Avec ce que votre femme dépense en un jour, moi, je vous ferai à manger
une semaine.
Quitte, maman.
Occupe -toi de ses affaires, s 'il te plaît, hein.
Ah, vous l 'avez bien élevée, votre femme.
Je suis désolé, hein. C 'est pas moi qui l 'ai élevée, c 'est vous.
Quand vous me l 'avez confiée, son éducation était déjà bien entamée.
Ah,
cette brosse américaine.
C 'est un véritable ascenseur.
Thomas, vous les trouvez ? Les jolis.
Pas mal.
Où t 'as trouvé l 'argent pour les tringles ? J 'ai emprunté au concierge.
Au concierge.
Au concierge, voilà ce que j 'aurais dû faire, moi.
On te va t 'arrêter.
Nourrir, cocher, loger.
Pas de bon métier.
Ah, Thomas ! Qu 'est -ce qu 'il fait, là, celui -là ? Dis donc, toi, tu vas
les... Non, je ne veux pas dormir. Je ne veux pas voir raconter une histoire.
Mais ça va réveiller ton frère.
Et demain à l 'école, alors ? Alors papa va lui raconter une histoire.
Quelle histoire tu veux que je lui raconte ? Ton père ne te racontait pas
histoires quand tu étais petit ? Tu me promets que si je te raconte une
histoire, tu dors après ? Je m 'étonnerai.
Sûr ? Mieux embrasser ton grand -père.
Elle est bien ? Laissez -le.
C 'est mon trésor.
Je l 'adore, ce gosse.
Allez au lit.
Il est mignon.
Il est mignon.
Tu parles bien.
Tu n 'étais pas aussi mignonne quand tu étais petite.
Fais -moi un bisou. Le lit est encore un peu large. Je vous laisse.
Mais non.
Demain, c 'est l 'école, mon chéri.
Tu veux que papa dorme avec toi ?
Tu veux que papa y rentre au lit avec toi ? Allez, je me mets un petit peu au
dodo avec toi.
Tu vois, tu l 'as réveillé. Regarde le résultat.
Allez, un petit dodo avec toi.
Allez, viens, viens dans mes bras. Allez, ne pleure pas.
Ne pleure pas.
S 'il le faut, je travaillerai.
Moi, je garderai les enfants.
Pourquoi pas ? Tu travaillais bien avant de te connaître.
Mieux chapeau.
Écoute, mon amour, on a tout ce qu 'il faut pour être heureux. Oui, à quelques
francs près.
Embrasse -moi.
Mieux.
Pas la tête.
T 'es pas le cœur.
T 'es même plus.
Tu trouves que j 'ai pas fait de problème comme ça ? J 'ai une traite de
balles à payer dans un mois.
Il y en a 7 qui suivent. Je sais pas si on aura de quoi bouffer la semaine
prochaine. Et toi, ton seul problème, c 'est de savoir si je t 'aime ou si je t
'aime pas.
Oui, c 'est tout ce qui compte pour moi.
T 'es drôle, hein ? D 'après toi, je t 'aime ou je t 'aime pas ? Je sais pas.
Je donne ma langue au chat.
Salut,
mon vieux.
Eh bien, ça alors.
C 'est pas une surprise, c 'est une surprise.
On t 'embrasse ? Tu t 'attendais pas à me voir.
Non, ça je dois dire.
Ça fait au moins quatre ans que je ne t 'ai pas vue. Plus ! Comment tu vas ? Ça
va, ça va. Et toi ? Magnifique ! Je ne vais pas bien, je vais très bien.
Très, très, très bien.
Ben, tant mieux.
Et toi ? Ça va.
Ça pourrait aller mieux, mais ça va.
Qu 'est -ce qui ne va pas ? T 'as divorcé ? Non, non, de ce côté -là, ça
Je suis marié, j 'ai deux enfants, ça va.
Alors, qu 'est -ce qui ne va pas ? Les affaires.
Écoute, Claude, si tu veux, je te prête de quoi rembourser tes dettes.
Je t 'avance de l 'argent pour refaire entièrement ton magasin, je te tourne la
marchandise et tu deviens ma première succursale.
La boutique est à toi ou tu as un bail ? Non, j 'ai simplement un bail.
Parfait ! Même pas besoin de demander l 'autorisation au propriétaire, tu restes
dans le même article.
Quand tu vends de pro sur position, c 'est toujours de la librairie. Même si
vends quelques gadgets, c 'est pas grave.
Il est comment ton propriétaire ? Je sais pas, je l 'ai jamais vu, j 'ai
toujours affaire au gérant. Un gérant ?
C 'est encore mieux. Il n 'y a pas de problème avec les gérants. Tous les
gérants s 'achètent.
On lui fera un petit cadeau en fin d 'année.
Un abonnement gratuit de un an à Playboy.
Renouvelable, tiens.
Qu 'est -ce que c 'est les gadgets, là, dont tu parles ? Des vibromateurs, des
poupées gonflables, des cartes à jouer, fouet, barbe.
Alors, voilà le grand harnais.
Alors, on a comme ça. Et alors, ici, ça sert à attacher les mains dans le dos.
de façon à maintenir complètement la personne.
C 'est le modèle qu 'on vend le plus, d 'ailleurs.
Ah oui, ça c 'est un très bon modèle. Comme des petits pains. Comme des petits
pains. Parce qu 'il est grand, il est beau, et en plus, il est très décoré. Et
très esthétique.
Et oui, et en plus, il est fonctionnel. Et ça, c 'est très important. Ils sont
très bien là -dedans. Mais ça sert à quoi ? Fonctionnel à quoi ? Le principe,
'est d 'habiller un corps, et ensuite, de fixer derrière.
D 'attacher les mains derrière pour éviter tout mouvement.
Quand on fouette.
On fouette ? On fouette.
Parce qu 'on fouette.
Et, je vais te raconter un truc, il y a des gens qui me les rendent cassés. Le
cuir cassé, déchiré.
C 'est un cuir de bourreli, qui sert à faire des harnais de chevaux pour tirer
les charrues.
Qui c 'est la jeune fille ? La Maria, c 'est ma main droite, c 'est presque mon
égérie. C 'est -à -dire que je crée le modèle au départ, sur elle, on l 'essaye
ensemble, on le met au point ensemble, et ensuite, elle le fabrique sur la
demande. Elle fait tout, d 'une façon artisanale, à la main, comme ça.
Ah, voilà le modèle, tiens.
Ça, c 'est le plus beau. Ça, c 'est magnifique. Là, il y a un problème.
C 'est un art médecin, c 'est très beau, c 'est très décoratif, mais à partir du
moment où on ne peut pas attacher, ça ne marche pas. Ça, par exemple, qui n 'est
non pas une ceinture de chasteté, mais ce qu 'on a appelé une chaîne de
chasteté, parce qu 'il y a une chaîne qui est bloquée sur les hanches et qui
fermée avec un cadenas, alors ça, c 'est bien, parce que ça a un côté
fonctionnel, un côté...
blocage, un côté empêchement. En fait, tout ça, il faut empêcher quelque chose.
Mais vos clients, c 'est des dingos.
Non, c 'est pas des dingos. Pourquoi ? Moi, de toute façon, je trouve d 'abord
que chacun est libre de faire ce qu 'il veut.
En plus, si on a envie de faire l 'amour, attacher, de se faire fouetter
se faire mettre ça sur la tête, c 'est un défoulement. Et moi, je prétends qu
'il vaut mieux se défouler comme ça qu 'au volant de sa bagnole ou qu 'en
courant le cul des petites filles dans la rue le soir après le dîner.
De toute façon, pour moi, c 'est presque un bienfait.
Oui, enfin, c 'est spécial, quoi.
C 'est spécial, mais presque normal.
Normalement, ça devrait nous attirer des clients, son sex -shop. Enfin, si tu
veux. Il n 'y a que des vifieux qui entrent là -dedans.
Et alors, tu as quelque chose contre ? Tu viens, chérie ?
Tu vois, il préfère son bouquin.
Pour moi, cher, il peut recommencer autant de fois qu 'il veut. Oui, c 'est
quand même pas pareil.
Regarde le mec qui arrive là -bas.
C 'est le dentiste du coin.
C 'est lui qui m 'a refait tout mon atelier.
Ah, ça, c 'est pas mal.
Qui aime bien, caresse bien.
On étonnerait sans doute beaucoup de nos contemporains si on popularisait l
'idée qu 'ils sont les conquérants du plaisir sexuel.
Il n 'est peut -être même pas utopique de penser que nous n 'en sommes dans
cette exploration qu 'au premier balbutiement.
Le couple moderne est sur le chemin de la conquête du plaisir.
Mais rêvons un peu.
Que sera dans cent ans, deux cents ans ?
Une étreinte amoureuse, si nos progrès dans ces domaines suivent le rythme de
nos connaissances scientifiques.
Aujourd 'hui, l 'homme va sur la lune.
Qui l 'aurait cru ? Alors, qui peut dire que demain, l 'amour n 'aura pas fait
autant de progrès que la science ? Qui peut le dire ? Et tout d 'abord, l
est une science.
Je voudrais une boîte d 'acti viril, s 'il vous plaît.
D 'acti ? D 'acti viril.
D 'acti viril.
Il existe une infinité de sentiments
pouvant attirer l 'un vers l 'autre, un homme et une femme.
Une chimie délicate se produit entre eux avec plus ou moins de soudaineté,
parfois immédiatement.
Le désir naît.
Il va falloir maintenant le transmettre, le rendre perceptible à la personne
choisie pour qu 'il soit reconnu, rejeté ou accepté.
L 'œil est l 'interprète le plus direct et le plus efficace de nos sentiments
intimes. C 'est par son intermédiaire que vous pouvez rendre sensible à l
votre émotion.
La nudité siète à l 'amour et de plus le déshabillage est un exercice très
agréable à accomplir si l 'on évite certains écueils que les débutants
parfois. Le déshabillage doit se faire à deux, mais c 'est un principe que l 'on
transgresse trop souvent.
Par timidité, certaines jeunes femmes n 'osent pas être actives à cet instant.
Par paresse ou par maladresse manuelle, certains hommes laissent à leurs
compagnes le soin de se dévêtir seules, ce qui est une grave erreur.
Qu 'est -ce que tu lis ? Hein ? Qu 'est -ce que tu lis ? Rien. Un guide des
caresses. C 'est bien ? Pas mal.
Je sais très bien que la pratique est parfois mal commode et qu 'un soutien
-gorge réticent peut soudain mobiliser toute l 'attention des deux partenaires,
leur faisant oublier leurs idées voluptueuses. Il est donc recommandé à l
d 'entrecouper son ouvrage de tant de baisers et de caresses que sa partenaire
oublie à quel méticuleux travail de dégraffage il est en train de se livrer.
N 'adoptez la brutalité qu 'avec prudence.
Sachez -le, certaines femmes préfèrent la douceur.
Rien n 'est plus désagréable pour une femme, une fois le paroxysme voluptueux
passé, de découvrir que son partenaire a conservé pendant tout ce temps ses
chaussettes ou son tricot de corps.
Ou les deux.
Bob ronflait.
Cerise se caressait lentement le ventre. Et puis soudain, comme prise de
vertige, elle sortit de la tente.
La nuit était là, d 'un noir aubergine, seulement éclairée par la lune.
Cerise avançait doucement, écartant les branches, gracieuse, passant sous les
lianes.
Soudain, elle s 'arrêta, guidée par son instinct.
Irrésistiblement troublée, elle le sentit derrière elle, tapie dans le
Effectivement, il était là.
Il l 'embrassa, frémissante, elle se débattit, à moitié fâchée, à moitié
contente. Le souffle manqua, ses jambes meulirent.
Maintenant elle était nue.
Il la prit dans ses bras puissants et l 'emporta pour la déposer délicatement
sur sa couche.
Elle voulut éteindre la lampe à propane. Il la repoussa, puis il défit son
ceinturon.
La boucle de la courroie cliqueta contre l 'étui de son coignard.
Il se pencha sur elle, abandonné à ses caresses, à ses baisers, elle souriait
conquise. Il lui mordit les épaules, les points de dessin. Elle eut envie de
crier de plaisir.
La bouche descendit le long du ventre, lentement, sûrement.
Un toit ? Deur.
Va te rhabiller.
Mais t 'es fou ! Non, je t 'expliquerai après. Va te rhabiller.
M 'habiller comment ? Comme t 'étais tout à l 'heure, vas -y.
Complètement.
Mais, aïe ! Attends.
T 'es malade, non ? T 'es fou ? La connaissance des perversions sexuelles
base même de votre métier.
La plupart de vos clients viendront vous consulter pour choisir des ouvrages qui
ont trait à leur déviation.
Alors, il faut les satisfaire.
Non, je parle comme ça parce que je vous vois jeunes, charmants, désemparés.
Moi, je suis...
Je suis un vieux collectionneur d 'ouvrages érotiques. J 'ai plus de 5000
livres, des anciens, des modernes, avec ou sans illustration.
Pour vous dire que j 'ai commencé ma collection en 1912.
J 'ai acquis mon premier livre.
J 'avais 11 ans.
J 'ai longtemps hésité à devenir marchand moi -même, mais l 'idée de me
d 'un de mes livres m 'était insupportable.
J 'ai renoncé.
Madame ? Pardon, monsieur, avez -vous des ouvrages à y entrer au fétichisme du
caoutchouc ? Au fétichisme du caoutchouc ? Oui.
Oui, l 'imperméable.
Ah non, non, l 'imperméable, je désallume. Ah, c 'est dommage. Mais est
vous connaissez l 'éducation d 'un chérubin ? Ah non. Oh, c 'est un ouvrage
admirable sur le fétichisme du caoutchouc.
C 'est l 'histoire d 'un jeune garçon qui, à l 'issue d 'une pêche sous
fait l 'amour pour la première fois avec une femme qui a conservé le haut de sa
combinaison de femmes grenouilles.
Ce garçon est marqué pour la vie.
Vous n 'avez pas l 'éducation d 'un chérumeur ? Ah non, c 'est un titre que
'ai pas vu dans mes livres.
Si vous voulez, je peux vous le commander ? Oui, avec plaisir.
Je peux vous verser à la comte si vous voulez.
Non, non, non, non. Vous me payerez quand vous viendrez le chercher.
Je l 'aurai d 'ici trois, quatre jours.
Bon, merci.
Au revoir, messieurs.
Au revoir, madame.
Au revoir, madame. Et voilà ! Qu 'est -ce que je vous disais ? Elle, c 'est le
fétichisme du caoutchouc.
Un autre, ce sera la nécrophilie.
Un troisième, ce sera le fétichisme de la fesse.
Qu 'est -ce que c 'est que ça ? Un goût excessif pour cette partie du corps.
Alors, un type qui met la main aux fesses de sa secrétaire, c 'est un
non, ça, c 'est un malappris.
Mais revenons -en aux déviations. Je veux faire votre éducation.
Lesquels connaissez -vous ? Les sadiques ? Les masochistes ?
Les homosexuels ? Oui, c 'est le plus courant, oui.
Vous en savez d 'autres ? Non, je ne vois pas.
Rien ? La baisse ? La baisse ? La bestialité !
La bestialité. Ah oui, c 'est le rapport sexuel entre humains et animaux.
Il y a le voyeurisme, le travestissement, la flagellation.
C 'est mon corps.
La masturbation.
Ça aussi.
Oui, d 'après Kinsey, 90 % des hommes et des femmes interrogés se masturbent.
Oui, à la rigueur, on peut l 'écarter, car il faudrait conclure que 90 % des
hommes et des femmes sont déviés.
Pardon, sur ces 90%, il y en a quand même telle fréquence.
On peut bien les considérer comme des filles.
À ce point -là ? Oui, à ce point -là, oui.
Bonjour ! Bonjour, Mathieu ! Bonjour, Jules.
Bonjour, Mathieu.
Vous êtes embrassés avant d 'aller au Marseille ? C 'est gentil.
Alors, comment vendent les affaires ? Bien, merci.
Ma femme, ma belle -mère, monsieur... Monsieur de la Grande.
Thomas ! Mais tu es fou, non ?
Ça suffit comme ça. Arrêtez une vraie brute à la fin. Je suis une brute, alors
il fout tout en l 'air et c 'est moi la brute. Alors va au marché et laisse -moi
travailler tranquille.
Mais tu ne fais pas que l 'endroit est interdit au mineur. Non, tu veux qu 'on
me ferme ma boutique, c 'est ça que tu veux ? Ce que je veux, c 'est que tu
un tout petit peu plus aimable, c 'est tout.
Allez, venez les enfants.
Moi, je vais s 'en faire un peu, ça m 'amuse.
Maman, ce pari difficile, c 'est plus de ton âge.
Charmant.
Au revoir, monsieur.
Au revoir, madame.
Qu 'est -ce que tu veux manger ce soir ? Écoute, je m 'en fous.
Bon, ça va, tu auras rien.
Ils sont délicieux vos enfants, à croquer. Je vous remercie.
Vous avez la braquette magique ? Oui.
Pardon.
Oui,
j 'ai ce modèle -là, vous voyez ? Ça s 'attache à la taille et ça se ferme avec
un cadenas.
C 'est très bien. C 'est pas ce que je veux, c 'est l 'autre là.
C 'est une peinture de chasteté pour homme.
Justement, c 'est ce que je veux.
C 'est 600 francs.
Allô
?
Vous êtes le libraire du sex -shop ? Oui.
Je m 'appelle Jacqueline.
C 'est moi qui suis venue vous acheter la braguette magique.
Ce ne ferait pas très gentil de ne plus vous souvenir.
Cela dit, vous devez voir tellement de clients, vous devez être blasés.
Non, non, pas du tout. Vous avez remarqué.
Moi aussi, je vous avais remarqué.
Dites -moi, on est avec mon mari. On voudrait vous inviter à dîner avec une
charmante.
Oui, avec plaisir.
Justement, j 'avais faim.
Alors, on habite 8 Square des Innocents. C 'est au 3e étage. Vous verrez, il y a
une plaque.
Chirurgien dentiste.
Qu 'est -ce que vous aimez ?
Pardon ? Je veux dire, qu 'est -ce que vous aimez manger ?
Oh, ça m 'est égal, vous savez, je ne suis pas très difficile.
C 'est pas gentil pour moi, ça.
Pardon ? Non, je plaisantais.
Bon, alors, on vous attend.
J 'arrive, je préviens ma femme et j 'arrive.
Ah, parce que vous êtes marié ? Mais c 'est charmant, ça.
Mais pourquoi vous ne l 'amenez pas ? Elle sera la bienvenue.
Oui, euh...
Oui, c 'est ça, je... Oui, à tout à l 'heure.
À tout de suite.
À tout de suite.
Je dois aller avec Bernard à Fontainebleau voir un fournisseur
À Fontainebleau ? À cette heure -ci ? Bernard vient juste d 'arriver, il vient
juste de me prévenir.
Le japonais est tellement méfiant qu 'il donne ce rendez -vous qu 'à la dernière
minute.
Sois prudent, mon chéri.
T 'inquiète pas.
Je rentrerai pas tard.
Je t 'aime.
Dors bien.
Vous savez ce qu 'on se disait ? L 'autre fois avec ma femme, quand on est
dans votre sex -shop, on se disait, pour tenir un sex -shop, ça doit être un
vicelard terrible.
Non ? Non, je crois pas.
Enfin, j 'ai pas remarqué.
Pas encore.
Je tiens un sex -shop, mais je crois que c 'est normal.
Oh, qu 'il est mignon. Mais alors, qu 'est -ce que ça veut dire être normal ?
'est faire ce qu 'on a envie de faire.
Si vous faites ce que vous avez envie, vous êtes normal.
Si vous avez envie d 'être vif là, et bien c 'est normal.
Ce n 'est pas vrai, ma grande ? Oui, mon chéri. Ce qui n 'est pas normal, c 'est
de ne pas faire ce que vous avez envie de faire.
Ne pas être pédé si vous êtes pédé.
Ne pas être avoilé à vapeur si vous avez envie d 'être avoilé à vapeur.
Et de garder votre femme pour vous.
Si vous avez envie de la prêter aux copains, c 'est ça.
Qui n 'est pas normal. Si à propos de femme, qu 'est -ce que vous avez fait de
la vôtre ? Je ne vous l 'ai pas amenée. Vous n 'avez pas envie de me la prêter ?
Oh non, non, non, ce n 'est pas ça.
Seulement, elle devait rester à la maison pour garder les enfants.
Oh la pauvre. Qu 'est -ce que vous avez ? Un petit garçon ou une petite fille ?
J 'ai deux petits garçons.
Vous avez de la chance.
Moi, j 'ai une petite fille et un petit garçon.
Non, c 'est vous qui avez de la chance.
On a toujours rêvé d 'avoir un petit garçon et une petite fille.
Ah non, j 'ai toujours rêvé d 'avoir deux petits garçons.
Voilà, mais avec les échanges, je trouve qu 'on n 'échange jamais assez.
Tu dis rien, Muriel, tu n 'es pas d 'accord.
C 'est cool.
T 'as raison, comme ça t 'es sûre de ne pas dire de conneries.
Mais non, tu sais bien que Muriel est timide quand elle connaît pas.
Oui, quand elle connaît pas.
À propos, comment ça marche, le sex -shop, les affaires sont bonnes ? Vous
savez, je viens juste d 'ouvrir, mais apparemment, ça a l 'air de démarrer pas
mal. Qu 'est -ce que vous vendez le plus ? Les bouquins, les accessoires, les
petits films ? On parle en films, j 'en ai un avec un de mes patients, on m 'a
rapporté d 'Amsterdam. Ah oui, c 'est fantastique.
Pas cochon.
Je vends un peu de tout, mais surtout les livres.
Avoir lequel vous vendez le plus ? Position, oui, je crois que c 'est
Position 1 ou Position 2 ? Je crois qu 'on vend plus le premier couverture
rouge.
Ah tiens, moi j 'aime plutôt le second, je trouve qu 'il y a des trucs plus
marrants. Ça ne m 'étonne pas, la majorité silencieuse a des goûts plutôt
classiques. Ça se vend toujours sous le manteau ? Bien sûr, c 'est interdit l
'affichage. C 'est un scandale, cette interdiction. À quoi ça rime ? C 'est un
petit livre indispensable que tout le monde devrait avoir dans sa cuisine.
Indispensable ? Ceux qui ont besoin de lire position pour savoir comment se
mettre en position, si j 'ose dire. C 'est un peu triste. Oui, mais toi, ma
chérie, tu es un véritable cordon bleu. Vous verrez.
Ah oui, j 'ai vu.
C 'est très, très bon, votre dîner.
Merci.
En tout cas, d 'après le Nouvel Observateur, je cite mes sources.
Ils en ont vendu plus de 300 000 exemplaires en quelques semaines sous le
manteau. Alors, vous imaginez en vente libre ? Tous les couples pourraient y
puiser un tas de recettes nouvelles. C 'est incroyable ce qu 'on peut arriver à
faire à deux.
Et à quatre, et à douze. Alors là, c 'est sans fin.
Ça me rappelle le mécano que mon père m 'avait offert pendant la guerre. C
'était un numéro un. J 'arrivais tout juste à construire une petite grue
Et alors, au cours de l 'année, quand j 'étais dans les dix premiers, mon père
me rapportait des boîtes de pièces supplémentaires.
Eh bien, vous me croirez si vous voulez.
Au bout de deux ans, avec mon mécano, en plus de la petite grue, j 'arrivais à
construire deux gratte -ciels, de 22 étages chacun reliés par une passerelle.
bien l 'amour, c 'est pareil, c 'est une question de nombre.
Plus il y a de monde, plus l 'édifice est grandiose. Vous en ferez bien une
petite tranche de gâteau ? Oui, avec plaisir.
L 'amour, on devrait vous apprendre ça à l 'école, à partir de la sixième, deux
heures par semaine, comme la gymnastique.
Pourquoi seulement deux heures ? Pourquoi deux heures ? Je disais ça pour
cité, mais tu as raison.
Mais oui, mais tu as raison. Mais on nous fait faire huit heures d 'histoires
de géos qui ne servent à rien plus tard et on ne nous apprend même pas le plus
indispensable dans une vie d 'homme.
Et de femme. Voilà le monde.
Voilà le monde où on vit, mon cher Claude. Et si demain, j 'allais proposer
projet à la Chambre des députés, c 'est moi qu 'on traiterait de tabré et d
'anormal. Vous trouvez ça normal ? Ah non, non, non.
Vous avez raison.
Imaginez un monde normal.
Ou à partir de 12 ans, vous apprendrez à bien faire l 'amour, à ne pas être
jaloux. Ce ne serait pas formidable, ça ? Je vous le dis tout de suite, j 'aime
bien mon métier, je suis dentiste, mais alors là, je laisse tout tomber, je me
fais prof.
Oui, mais tu me gardes comme assise. Oh, toi, ma chérie, tu auras une chair, une
chair d 'amour à la sorbonne. Tu seras académicienne.
Alors, on va leur proposer. Mais pourquoi pas ? Si on ne se pêche pas un
ne sera plus la peine d 'y aller.
Après une minute, ça baisse.
Mais non, c 'est vendredi de ta bonjour.
On a le temps.
Enfin, on va quand même aller se préparer. Eh bien, Myriène.
Au bout des 5 minutes entre hommes, on débarrassera en rentrant. Oui.
On va aller s 'asseoir là -bas, on fera mieux pour bavarder.
Allez.
Vous serez une petite fille ? Avec plaisir.
Vous m 'en direz des nouvelles ? Oh, juste un doigt.
Où va -t -on après ? Chez l 'empereur Marcel.
Marcel ?
Non, vous ne connaissez pas ? Oh, mais ça vous plaira beaucoup.
C 'est un bar très discret dans les environs de Paris.
Non, non, unique au monde, vous verrez.
On ne rentrera pas tard, car demain nous partons très tôt en Normandie. Ça qu
'il pleuve ou qu 'il vente, chaque semaine, nous partons en Normandie. Ben,
'est le week -end.
Généralement, nous partons le vendredi soir, mais là, c 'est spécial.
Ma femme avait envie de faire votre connaissance.
Son amie aussi.
Vous verrez, elle est très, très bien.
Moi aussi, d 'ailleurs.
Mon cher Claude, j 'ai deux passions dans la vie.
La sexualité de groupe, comme dirait le nouvel observateur, et les maisons
normandes.
Je suis dentiste, j 'aime bien mon métier, mais ma véritable vocation, c
retaper les vieilles fermes.
Venez regarder, ça c 'est ma maison près d 'Onfleur.
La voilà avant, et la voilà après.
Hein ? Venez regarder, ça c 'était le grenier avant.
Regardez maintenant.
Poudre apparente, sofa, lumière d 'ambiance.
Ça c 'est mon agence.
Parce que j 'ai une agence aussi.
Quand j 'ai eu fini de retaper pour moi,
Je me suis dit après tout pourquoi je ne retaperais pas pour les autres, c 'est
vrai. Les gens sont cons, il faut en profiter.
Une vieille ferme que j 'achète au nid de briques, avec un ou deux millions je
la retape et je la revends à crédit, c 'est tout vite, à des cons.
Ils ont 20 ans pour la payer, ils sont ravis.
Et moi aussi.
Ah ça c 'est... c 'est autre chose.
Plus une femme a d 'orgasmes, et plus ils sont forts,
et plus elle veut en avoir.
Virtuellement, toute femme est sexuellement insatiable, quels que
sommets qu 'elle tait.
Alors que faire ? Non, non, mais je vous le demande, que faire ?
Bonsoir. Bonsoir.
Alors, Gilbert, comment ça va ?
Ça
va. Ça va ? Claude, c 'est Ronny, c 'est Bob.
Très bien.
Qu 'est -ce que vous prenez ? Quelqu 'un qu 'on peut nous ? Tenez -moi, Scott.
Que vous prenez, vous ?
Allez, deux.
Lucien ? Quoi ? Je vais lui jeter un œil.
Ça n 'a pas l 'air mal à côté.
Tu viens, ma grande ?
Je suis bien ici.
Quel endroit incroyable.
Incroyable, pourquoi ? Je vous avouerai que je n 'ai jamais vu un endroit
pareil. C 'est vieux, hein ? Tiens, donnez -moi un peu de glace, Véronique.
Elle, c 'est Véronique, la femme du garçon qui nous a ouvert la porte.
Barbule, c 'est Bob, le cousin.
Et au fond, le père, le fondateur de la boîte, l 'empereur Martel.
C 'était une affaire de famille ? M.
Lucien. Merci, Véronique. Ça va bien, Véronique ? Ça va.
Elle est gentille.
Elle aussi participe au débat ? Ça peut arriver.
L 'après -midi, quand il n 'y aura pas beaucoup d 'ambiance.
D 'accord.
Oh là, terrible.
Eh, M. Lucien. Alors ? L 'après -midi, j 'ai pensé à vous.
La belge de l 'autre fois. Elle est venue sans son mari.
Il a oeuvré douze fois l 'an.
Oh ! Vous prenez pour un petit verre ? Une petite goutte pour moi, c 'est la
bouche. Dominique, un verre.
Mon mari s 'est pointé à huit heures.
J 'ai fait mon rapport.
Alors là, monsieur Lucien, vous allez vous marrer.
Il y a eu une légère contestation.
Moi, je lui ai dit douze.
J 'en avais compté douze.
Dis donc, la belge, elle n 'était pas d 'accord.
Elle soutenait que c 'était treize.
Je lui ai dit, moi, j 'en ai compté douze. Et puis la preuve que je lui ai
Cet après -midi, on a eu 12 clients.
Et vous, qu 'avez -vous fait ? Je m 'étais oublié.
Parce que le mari vous demande de tenir les comptes.
Bien sûr.
Il n 'est pas là pour les tenir lui -même.
C 'est fréquent.
Absolument.
Vous vous rappelez la fois avec Mme Jacqueline, où j 'avais noté 17 lascars
Non, 18.
Elle qui n 'était pas d 'accord, qui disait 18.
Et puis là, ce n 'est pas moi.
C 'est la carrière qui m 'a ouvré deux poils.
Je ne pouvais pas me vider.
Et puis des fois, après, on édifie tout seul.
Alors, je suis occupé derrière mon bar. Il y a des choses qui m 'échappent. C
'est humain.
N 'est -ce pas, celui -ci ? Bah, tiens. Tu ne m 'en voulais plus. Bah, alors.
Dis -donc, chérie, j 'ai oublié d 'appeler ma amie.
Appelle -la, ma grande. A quelle heure il est ? Il est 11h10. Ça va ? Monsieur
Gilbert, je peux appeler, s 'il vous plaît ? C 'est ce que vous voulez,
Jacqueline. Véronique, téléphone.
Je vais vous baisser la musique, Mme Jackson. Merci.
Papa, demain, il faudra commander 5 caisses de bière et on n 'ira plus. 5
caisses de bière et les jus de fruits, il y en a un ? Oui, ça, ça va.
Allô, mamie, je te réveille ? Non, ma chérie, on est là avec papy, on regarde
télé. Excuse -moi, mamie, mais je n 'ai pas pu t 'appeler avant parce qu 'on a
travaillé tard et j 'ai eu un dîner. Comment vont les petits ?
Est -ce que Serge a bien mangé sa bouillie ? Toute sa bouillie, oui. Et
été sage ? Elle a mangé son yaourt et aussi deux petits suisses.
Très bien. Passe -moi, papy.
Ça va, les morts ? Oui, chérie, tout va bien.
Allô, Fifi, tu vas bien ? Très bien. Et toi, mon petit papy chéri ? Je vais très
bien. Serge a mangé sa bouillie et Carole son yaourt et aussi deux petits
suisses.
Ouf, papy.
Pour lui, j 'ai toujours sa petite fille. Il me fait encore sauter sur ses
genoux.
Il faudrait que je vienne vous voir, monsieur Lucien.
Les dents, dans le fond, là, qui me fait mal. Oui, Gilbert, vous me donnez un
coup de fil.
Pas ça, le chef dentiste.
Ma fraise est très douce.
Ah bon ? Et qui c 'est le monsieur qui danse avec madame Jacqueline ? D 'un
qui tient un sex -shop près de mon cabinet.
A l 'air de marcher.
C
'est
parti mon kiki.
Devant tout le monde comme ça, je ne peux pas.
Qu 'est -ce que tu es mignon.
C 'est un très gentil, il ne va pas te faire de mal.
Non, non, devant tout le monde, je ne peux pas.
Tourne -toi.
Non. Contre -moi.
Allez, fais -moi plaisir, viens.
Non, Émile, ne me force pas.
Justement, si tu m 'aimes, viens.
Je t 'en prie, ne me porte pas.
Tant pis pour toi, j 'y vais tout seul.
Ça a été vite fait.
Il n 'a pas pu.
Quoi ? Il est impuissant.
Je ne sais pas, mais quand il nous a vus, il n 'a pas pu. Il n 'a peut -être
l 'habitude.
Quand on vient ici pour la première fois, il faut s 'y faire.
C 'est bizarre.
Il a pourtant passé l 'âge du fleur.
Ne soyez pas triste, monsieur Lucien, ça s 'arrangera.
Je vous offre un petit verre ? Non, non, merci, j 'ai assez bu.
Mais c 'est bizarre.
Je reviens.
La voiture.
La clé de la voiture.
Elle est formidable, non ? Ah, madame Jekyll.
Isabelle, je t 'aime.
Le japonais.
Le japonais.
Ah oui, le japonais. Ça s 'est bien passé.
T 'as dîné.
Oui, merci.
Isabelle, je t 'aime.
Merci.
J 'avais pas rendez -vous avec un japonais.
Tu m 'as trompé ? Non.
Tu sais bien que t 'es comme j 'aime.
Avec qui ? La cliente que j 'ai rencontrée dans la boutique.
Elle était belle ? Pas mal.
Pourquoi tu m 'as menti ? J 'ai pas osé t 'ouvrir le téléphone.
Elle t 'a pas trompé.
Je t 'aime, tu sais.
Tu es la femme de ma vie.
Embrasse -moi.
Embrasse -moi.
Elle était belle ? Pas terrible.
Salaud.
Poussez pas, me poussez pas, voyons.
Bonjour, monsieur.
Excusez -moi, madame, mais nous cherchons quelqu 'un de plus jeune.
Je suis encore très bien.
Oui, madame, je n 'en doute pas, mais nous cherchons une vendeuse de 20 ans.
Et vous n 'avez plus 20 ans.
Je pensais que, vu mon expérience, je pourrais vous intéresser.
Pourquoi ? Parce que vous avez déjà travaillé dans un sex -shop ? Non, mais
pendant plus de 20 ans, j 'étais dans les bains -douches.
Alors... Je regrette.
Mais qu 'est -ce que les bains -douches viennent faire là -dedans ? Mais, maman,
réfléchis un tout petit peu. Qu 'est -ce qu 'on fait dans un bain -douche ? Eh
bien, on se lave.
C 'est ça.
Je ne comprends toujours pas. Je dois être très bête. Mademoiselle, vous êtes
majeure ? Et vaccinée, oui, monsieur.
Et vous avez déjà travaillé dans un bain -douche ?
Il y a deux vitesses.
Première vitesse.
Deuxième vitesse.
Ça s 'allume.
Et les vibrations sont beaucoup plus douces.
Ah bon ? Et il n 'y a pas de crainte de recevoir une décharge de courant, non ?
Aucune crainte.
Le voltage est très faible, il n 'y a aucun risque d 'électrocution, malgré l
'absence de toute prise de terre.
Quel est le prix ? 200 francs.
Garantie un an, marque déposée.
Oui. Vous n 'êtes pas modèle moins cher, non ?
Oh non, celui -là c 'est trop petit.
Celui -ci, garanti 6 mois, mais il n 'y a qu 'une vitesse.
Ah bon ?
Non,
je préfère le grand, tenez.
Oh non, pas celui -là, le rose là -bas.
Je préfère.
Je peux vous renseigner ? C 'est un produit très efficace pour retarder l
'éjaculation.
Plusieurs clients m 'ont dit qu 'ils en étaient très satisfaits.
Merci.
Et ceci ? Stimule H2.
Il paraît que ça donne un sérieux coup de fouet.
J 'arrive, tu m 'aides.
Tu m 'aides.
Et toi, je t 'aime.
Tu viens, chérie ?
Mais oh, dis donc, tu vois pas que c 'est une femme ? Oh non, mais tu
Combien tout payer ? Un dîner chez Maxime ? Oui.
Finalement, vous avez rêvé. Il n 'est pas trop tard, je vais voir ma mère.
Bonne soirée. Ce n 'est pas trop tard, ma mère.
Elle est entendue, Anna.
Au revoir, Karine.
Et quoi ? Vous pouvez nous le dire, non ? Ouais, on n 'a pas rien dîner chez
Maxime, alors.
Eh, cher, là -bas.
J 'irai essayer de me demander si je suis une fille ou un garçon.
Qu 'est -ce que je dois leur répondre ?
Ah
bah ça alors !
Mais...
Ce sont là des particularités que chaque couple doit découvrir car il n 'y a
aucune règle.
En dehors de celle -ci, rien de ce qui permet au couple de parvenir à une
excitation sexuelle positive et à l 'orgasme ne doit être considéré comme
pervers ou répréhensible.
Ici, l 'homme est assis et la femme est assise sur ses cuisses. Les jambes sont
écartées. Là encore, la femme a le rôle actif.
La position des mains de l 'homme peut pourtant le faire participer à cette
activité.
Si la femme appuie ses jambes par terre, ce qui n 'est évidemment possible qu
'en fonction de la position assise de l 'homme, la pénétration du pénis est peu
profonde.
Aïe, aïe, tu me fais mal.
Mais comment ça je te fais mal ? Je dis que tu me fais mal.
Pour être bien, il faut avoir mal.
Très peu pour moi, je ne suis pas une vicieuse.
C 'est pas du vif. C 'est une position qui est recommandée par le planning
familial. Écoute, ou bien tu fais l 'amour normalement, autrement tu vas
chercher quelqu 'un d 'autre.
Mais tout le monde fait l 'amour comme ça.
Je m 'étonnerais.
T 'es pas normale, hein ? Peut -être. Alors je vais chercher quelqu 'un de
normal, parce que moi j 'ai plus envie.
Quand tu faisais l 'amour avec ton docteur sur sa table de consultation,
te posais moins de questions, hein ? T 'es une vraie brute, Claude ! C 'est moi
la brute ? Tais -toi, tu vas réveiller les enfants.
T 'as fait l 'amour avec ton docteur ou tu l 'as pas fait ?
Ça t 'intéresse, hein ? Oui, ça, ça m 'intéresse.
Ben, je l 'ai pas fait.
Menteuse, ben, telle menteuse.
Je te dis que je l 'ai pas fait. T 'aurais bien aimé, mais je ne l 'ai pas
Alors, pourquoi tu me l 'as raconté ? Je te l 'ai raconté parce que depuis ta
temps au sex -shop, t 'es complètement marteau. Et ça t 'excite, hein, c 'est
? Mais moi, j 'en ai marre de tes histoires, tes lectures, tes films porno
tes positions.
Mon amour, je... Ne me touche pas ! Je veux pas que tu me touches. Va faire tes
cochonneries avec tes bonnes femmes de ton sex -shop.
Pardon, mademoiselle, je viens chercher un livre que ma femme a commandé.
C 'est un ouvrage sur le fétichisme du caoutchouc.
Vous rappelez du titre ? Oui, sur les mémoires d 'un chérubin.
Effectivement.
Vous l 'avez
écrit
toute seule, ce bouquin ? Pardon.
Je te demande si tu l 'as écrit toute seule, parce que nous aussi, si on a un
aigre, tu vois, des mémoires à raconter, on en a, et des chouettes.
Ça, à côté, c 'est de la petite bière. Alors dis donc, mes mères, tu vas les
raconter ailleurs, et tu t 'occupes pas de moi, et tu me laisses tranquillement
dédicacer mon livre, compris ? Oh, doucement, hein, on prend pas d 'en haut
parce que tu as écrit un bouquin, hein.
Toi et nous, c 'est pareil, c 'est bonnet blanc et blanc bonnet. Toi, un
avec un radio en plus, c 'est tout.
On te cause gentiment.
Réponds -nous gentiment.
Alors, gentiment, je vous répète, les mémés, que vous allez dehors et
rapidement, je vais rester seule et tranquille pour dédicacer mon livre.
Oui, enfin, moi, je veux dire quelque chose gentiment. Ton soutien -gorge, je
l 'ai laissé dans ta bagnole.
La différence entre vous et moi, ma chère Ami, c 'est que moi, je n 'en ai
besoin. Tu n 'en as pas besoin, mais moi non plus.
D 'ailleurs, qui c 'est qui veut voir ? Aujourd 'hui, c 'est gratuit.
Oui, oui, oui. Tu peux te garder, moi, je n 'en ai rien à faire. Mais qu 'est
-ce qui se passe ? Oh, toi, le libraire cochon, fous -nous la peur, tu n 'as pas
de sonner, va ranger ta vaisselle, allez, dégage, dégage.
Non, Mais rien, je demande gentiment à mademoiselle si elle a écrit son bouquin
toute seule ou si elle s 'est fait revraiter, là, comme on dit, et elle se
fâche. Mais bien sûr qu 'elle l 'a écrit elle -même, on le voit bien que c 'est
un écrivain.
C 'est un hommage, parce que si elle a fait revraiter, elle pourrait filer l
'adresse d 'un nègre. Qu 'est -ce qu 'elle dit ? C 'est pourtant clair ce qu
'elle dit, ma copine.
Elle te dit que si elle s 'est fait revraiter, elle pourrait nous filer l
'adresse d 'un bon nègre.
Parce que des mémoires, on en a à raconter, des chouettes.
Pas les mémoires d 'une call girl.
Ben quoi, papa, enfin, rigole un peu, non ? C 'est pas drôle, les mémoires d
'une call girl ? Ah
Il y a bientôt 4 heures. Dans 10 minutes, je vais chercher mes enfants à
'école. C 'est ça, puis tu leur feras manger si je ne suis pas rentrée.
En somme, tu es un éditeur pornographique.
Pornographique ? Mais Balzac aussi, il était... Nous sommes tous des éditeurs
pornographiques. Tous les éditeurs sont des éditeurs pornographiques allemands.
Allemands ? Oui, comme nous sommes tous des juifs allemands, tous les éditeurs
pornographiques sont des éditeurs pornographiques allemands. Car en fait,
profondément, c 'est ça qu 'ils suspectent, ce n 'est pas tellement la
pornographie médiate de nos propos, mais de la société qu 'on détruit. C 'est
ça. Et en fait, c 'est politiquement qu 'on les gêne.
En fait, tu le sais par toi -même, et tous ceux qui ont été frappés par des
mesures de censure l 'ont été indirectement au niveau de l 'érotisme.
'ailleurs, on n 'a pas censuré Massu.
Et il faut bien dire que Mathieu, quand même, s 'il y a une perversion qui
existe, puisque nous sommes dans un sex -shop, voilà les armes de Mathieu, voilà
son blason, gueule d 'antenne sur le fond de menotte.
Je suis très surpris, je ne savais pas que vous faisiez ça.
Alors écoutez, mon cher ami, moi, j 'ai travaillé pendant six ans chez Madame
Jeanne, qui me prenait régulièrement la moitié de mes bénéfices.
Vous verrez tout ça dans mon livre.
Alors au bout de six ans, j 'en ai eu marre, vous comprenez ? Maintenant, c
moi qui fais travailler les autres.
Ah, c 'était facile avec le carnet d 'adresse que j 'ai.
Comme ça.
Et... Oui ? On peut vous appeler ? Pourquoi, ça vous intéresse ? C 'est
très facile.
Il suffit simplement d 'avoir mon numéro.
Allô, madame Irène ? Oui, c 'est elle -même.
Bonjour. Bonjour.
C 'est le libraire du sex -shop où vous avez dédicacé votre livre.
Je suppose que vous ne m 'appelez pas pour me parler de mon livre.
Que puis -je faire pour vous ?
Qu 'est -ce que vous aimez ? Les grandes, les petites, les brunes, les
Tiens, justement pour cet après -midi, j 'ai une superbe blonde, très agréable
au lit.
Ça c 'est mes fils.
Ça c 'est Thomas.
C 'est l 'aîné.
Il a 5 ans.
Ça c 'est Julien, il va avoir 4 ans le mois de juin.
Qu 'est -ce qu 'ils sont jolis !
J 'aimerais bien avoir deux garçons.
Ça c
'est ma femme.
Elle est jolie.
Qu 'est -ce qu 'elle est jolie ? Il y a quelqu 'un qui veut rentrer ? Mais non,
c 'est rien. C 'est Ingrid, ma copine. Elle habite avec moi.
Je l 'ai acheté !
C 'est trop chaud ici ! Ouvre un peu les fenêtres ! Viens avec
nous ! Je viens ! Tu sais qu 'elle travaille toute la semaine à la maison
'Allemagne. Ça ne te nuit pas qu 'elle vienne avec nous dans le lit ? C 'est
seul jour de repos.
Non, pas du tout.
J 'ai acheté des chinkenwursts, des mortadellas, du roast beef...
Ça c 'est Ingrid, ça c 'est Claude.
Enchanté.
Et
ça
c 'est mes fils.
Ça c 'est Thomas l 'aîné.
Et ça c 'est Julien le plus petit.
Et ça c
'est ma femme.
Et qui t 'as envie ? De toi.
Mais à part moi ? De toi.
Oui, mais à part moi.
Dis -moi toi.
J 'ai envie d 'une autre femme avec nous.
Mais qu 'est -ce que tu lui ferais ? Je la prendrais pendant que tu l
'embrasserais.
Tu la prendrais comment ? Où tu veux que je la prenne ? Je ne sais pas.
Avec un acrobate comme toi.
Faire comme nous ? Non.
Vi, tu n 'es pas bien avec moi ? Si.
Alors pourquoi tu veux une autre femme avec nous ?
On sera encore mieux.
Tu crois ? On peut essayer.
Et un autre homme ? Non, ça n 'a pas de question.
Pourquoi il n 'y a pas de raison ? Il y a une autre femme, il faut bien avoir un
autre homme.
C 'est sûr.
Il n 'y aura pas de regret.
Il ne viendra pas pleurer après, hein ? Non.
Je te promets.
Oui, double.
Vous vous invitez à danser ? Oui.
Vous dansez ? Non.
Vous avez mal aux pieds ? Non, ça va.
Vous dansez ? Non, merci.
Vous dansez ? Non, je vous remercie.
Danser ? Non.
Pourquoi ? J 'ai pas envie.
Elle n 'a pas envie de danser ou elle n 'a pas envie de danser avec moi ? Les
deux. Vous êtes sûre ? Certaine.
Non mais ça va pas !
Pas spécialement bien payé.
Il y a quelques jours de partir, ma police s 'est interpellée dans l
Et alors, ils ont monté l 'histoire en flèche.
Ah bon ? Vous dansez, mademoiselle ? Non, merci.
Allez, viens danser. C 'est dit non.
Allez, viens danser. Quoi, ta gueule, hein ? Comment, quoi, ta gueule ? Je te
dis ta gueule ! Je te dis ta gueule ! Je te dis ta gueule !
Maintenant, t 'es content ? Tu veux toujours qu 'on se trompe ? Je t 'aime.
Si tu ne m 'avais pas retenu, je l 'aurais mis en bouillie, ce type -là.
C 'est vrai que t 'es le plus fort.
Et toi, tu m 'aimes ? Non, je te déteste.
Je ne peux pas te voir.
C 'est ta faute.
C 'est toi qui as voulu un autre homme. Moi, je voulais juste une autre femme.
Si au lieu de danser avec ce mec, tu m 'avais aidé, on aurait ramené une autre
fille.
Faut que tu t 'aides maintenant.
Maintenant ?
T 'engages la conversation, puis après, tu me présentes.
Ah oui. Mais qu 'est -ce que je dis ? Je dis, voici mon mari.
Vous le présentez. Il voudrait coucher avec vous.
C 'est ça ? Non.
Tu dis... Tu dis... Vous trouvez pas qu 'il fait chaud ici ? Si on
allait prendre un verre à la maison ? L 'original.
Écoute, tu veux ou tu veux pas qu 'on mette un peu de piment dans notre vie
sexuelle ? Écoute -moi, chérie. Moi, je suis une femme soumise. Hein ?
Si tu veux avoir rien d 'accord, rien de condition, c 'est que tu les mettes pas
enceintes et qu 'elles soient jolies. Tu peux ramener toutes les femmes que tu
veux, mais tu te les trouves toi -même.
Tu sors, tu leur dis, vous trouvez pas qu 'il fait un petit peu chaud ici ?
Viens nous les prendre un verre à la maison.
Et moi, je vous attends ici.
Tu te fous de ma gueule, mais tu vas voir.
Ah, je vais voir, je vais voir quoi ? Tu vas voir quand je vais en ramener une.
Tu seras d 'accord ?
D 'accord, que si elle est jolie.
Vous ne trouvez pas qu 'il fait chaud ici ? Si on allait prendre un verre de
piment à la maison avec ma femme, hein ?
Qu
'est -ce qui vous est arrivé ? Et à vous.
Merci, chérie.
Voilà, papa.
Et bonne pop -up.
Mangez pas.
Un fiancé de perdu à 10 heures trouvée ? Ah non, ça alors, j 'en ai marre des
mecs. T 'as marre des mecs ? On dit ça ? Chérie, tu veux pas voir si tu
trouves pas de la crème fraîche ? Ton régime, c 'est parfait.
Ce soir, c 'est gala ?
Allons,
allons, soyez sérieux.
Rien qu 'une fois.
Même pas une demi.
J 'ai l 'autorisation de ma femme.
Bravo. Mais là n 'est pas la question.
On en voit la question.
Karine, vous voulez un peu de crème fraîche ? Oui, oui, je veux bien,
Voilà.
J 'adore les pommes au four avec de la crème fraîche.
Pas vous ? Moi aussi.
Vous le gâtez comme un patient.
Vous ne croyez pas que c 'est bien de dire Karine ? Oui, un pacha sera un
Ça viendra, ça viendra mon chéri.
Mange ta pomme au four, avec de la bonne crème fraîche.
Et quand tu seras bien gros, tu l 'auras ton rêve.
Chérie.
Karine ne peut pas croire que tu m 'as donné l 'autorisation de porter avec
elle. Oui je crois.
Seulement je crois que j 'ai un petit mot à dire dans cette histoire.
Ça c 'est vrai.
Moi, j 'autorise, et la victime, c 'est Karine.
Je te remercie.
Tu t 'y prends bien pour faire mon bonheur.
Écoute, Karine peut très bien être la victime, et toi, tu peux quand même y
trouver ton bonheur.
Moi, je ne veux pas qu 'elle soit une victime. Elle sort des mains d 'une
tu ne vois pas ? Je veux la consoler.
C 'est comme ça que je trouverai mon bonheur.
Mais quelle histoire ! Je ne croyais pas, en répondant à une petite annonce,
je tomberais sur un patron aussi charmant, avec une femme aussi agréable.
Aussi désirable.
Si je vous dérange, je vous le dis.
Si vous continuez, je m 'en vais.
Il vous plaît pas, mon mari ? Il est très gentil.
Moi, j 'aime pas les garçons.
Toi, tu me plais.
Moi, j 'aime pas les filles.
Faut essayer.
Facile à dire.
Oui, c 'est facile.
Ecoutez, ça suffit. Ça suffit.
Vous pouvez regarder tant que vous voulez, mais pas toujours.
Mais je peux toucher ma femme quand même, non ? Quand je serai partie.
C 'est la meilleure, celle -là. Allez, hop dehors. J 'aime bien qu 'on se foute
de ma gueule, mais il y a des limites. C 'est comme ça et pas autrement.
Je suis désolée, Isabelle, ton mari est impossible.
Allez, hop dehors.
Oublions cette soirée, Karine. Venez pas trop tard demain matin, j 'ai des
courses à faire.
Au revoir, Isabelle.
Au revoir, monsieur.
Au revoir, Karine. Je vous accompagne.
Vous ne voulez pas que je vous raccompagne en taquine ? Non, non. On
près de là.
Embrassez votre femme pour moi.
D 'accord.
T 'aurais dû être plus patient. Tu as tout gâché.
Pour toi, ce n 'était pas difficile.
Tu ne t 'embêtais pas.
Ce n 'était pas désagréable.
Habille -toi. On va la rejoindre.
Évidemment. Alors, ils seront pas comme des petits rois, là -dedans.
C 'est pas les voisins qui vont venir les déranger, c 'est moi qui vous le
Regardez, j 'ai une très belle chaîne haute fidélité, une merveille.
Oui, assez chère, d 'ailleurs.
Pas mal, hein ? Pas mal du tout.
Alors, ça vous plaît ? J 'ai encore une cave à côté. Venez voir.
Allez -y, faites comme chez vous.
On va envoyer des prospectus.
à tous nos clients, écrire à tous nos acheteurs par correspondance, et si d
deux ou trois mois, le Club Love n 'a pas au moins deux ou trois mille
je m 'appelle plus Bernard.
Un club où ils pourront échanger leurs idées, et même leur bonne femme, s 'ils
veulent, ça doit leur plaire. Allez, à la santé du Club Love.
À la santé du Club Love.
Mademoiselle, je voudrais m 'inscrire au club Love.
Oui, monsieur, mais pour cela, il faut avoir fait au moins 200 francs d 'achat
dans l 'année dans notre magasin.
C 'est inscrit au dos du prospectus. Ah oui, 200 francs d 'achat dans l 'année.
Oui, excusez -moi, je n 'avais pas... Il n 'y a pas de mal.
Arrêtez, mademoiselle.
Vous ne faites pas de réduction pour les militaires ? Non.
Oui, c 'est pas comme à la SNCF.
Une poupée gonflable qui rend des services.
85.
Faites -moi l 'amour.
21. Cécilia. 35.
Manuila plus longue. 30.
Etie. 40. 201 francs, monsieur.
Et maintenant, vous pouvez m 'inscrire au club Love.
Mais bien sûr, avec plaisir.
Je vous demanderai 100 francs de plus et la cotisation annuelle.
Ou 75 francs pour 6 mois.
Et pour ce prix -là, je peux emmener ma femme.
Mais bien sûr, au contraire. Alors, dans ce cas, donnez -moi une carte pour un
an.
est un vilain défaut.
Frangée de cavalière.
Je ne vous ai pas présenté ma femme.
Bonjour.
Ma femme, il est Madame Rose. Ah, bonjour, bonjour.
Je m 'appelle Albert.
Je m 'appelle Julie.
Ça marche pas, ça court. Je sais plus où les mettre. C 'est bourré.
Combien tu fais ? J 'ai pas fait les comptes, mais au moins 300 000.
La croisière ? Il reste deux cabines et c 'est complet. Je te l 'avais dit.
Bon, je vais danser.
Les rares fois où j 'ai trompé ma femme, ça m 'a terriblement ennuyé.
Les hommes qui ont une double vie, je les plains.
Prendre des précautions, mentir, toujours.
On dit accepter la chambre d 'hôtel sordide, le regard du portier.
Alors, il y a six ans, je me suis posé toutes les questions que
peut se poser un homme qui arrive à la quarantaine et qui tient à sa femme.
Vous me direz qu 'un mari qui peut résister aux tentations n 'a pas ce
problème.
Ce n 'est pas mon cas.
Mon mari, oui, hélas.
C 'est une question de glande, croyez -moi.
Alors j 'ai bien réfléchi.
Finalement, j 'ai proposé à ma femme une solution que nous avons adoptée.
L 'idéal pour moi est de recevoir un couple de notre âge avec lequel nous
puissions parler, danser.
Et rechercher ensemble l 'érotisme qui nous est nécessaire.
J 'estime que l 'acte sexuel ne peut prendre sa véritable dimension que s 'il
peigne dans une atmosphère de recherche érotique.
C 'est cela l 'essentiel.
Je vous avouerai que parfois dans nos réunions nous prenons tout simplement un
verre entre amis.
Sans pour cela forcément...
Forcément consommée.
Et votre histoire ressemble à la nôtre, mais à l 'envers. Moi, c 'est ma femme
qui a commencé à me tromper.
Bien sûr, elle avait des raisons.
Pourquoi ne feriez -vous pas la croisière avec nous ? Quelle croisière ?
'êtes pas au courant pour Pâques. Le club Love organise une croisière en
Méditerranée. Mais ma fille ne m 'a rien dit.
Allez, Rose, hein ?
Maintenant, ça suffit, il est temps de rentrer les plus de deux heures. Ça
suffit, hein ? Pour une fois que je m 'amuse, je reste.
Ne m 'obligez pas à faire un scandale devant tout le monde, Rose. Allez,
Vous pouvez faire ce que vous voulez, je reste.
C 'est votre mari ? C 'est mon gendre.
C 'est gentil de venir nous voir.
On ne vous a pas beaucoup vu ce soir, hein ? Buvez dans mon verre, vous
connaîtrez toutes mes pensées.
Alors, vous organisez la croisière ? Encore deux cabines et c 'est complet. C
'est un triomphe. C 'est une idée magnifique.
Je sens qu 'on ne va pas s 'embêter.
Vous venez aussi, hein ? Bien sûr que je viens.
Et vous emmenez votre femme ? Ma femme, je ne peux pas vous garantir.
Elle est très hésitante. Elle n 'est pas d 'hésitation.
Elle est charmante, votre femme.
Nous serions très déçus si elle ne venait pas.
Mais alors, l 'air à la mer, ça va la stimuler, l 'inspirer.
C 'est l 'occasion, vous aimez. Allez, on va danser.
Non, écoutez, tout à l 'heure, il y a ma belle -mère qui est là, j 'aimerais
autant qu 'elle s 'en aille. Je serais plus tranquille après.
Elle fait ? Celle en rouge.
Non, mais elle est superbe.
Si j 'avais une belle -mère comme ça, il faut absolument qu 'elle fasse la
croisière avec nous. Vous l 'emmenez, j 'espère.
Ce sera la meilleure, celle -là.
Ma belle -mère sur le bateau. Pourquoi, elle a le mal de mer ?
Bon bah ça c 'est une peine perdeuse.
Voilà.
Je vous aime, hein, Claude.
Non, mais franchement, dites -moi, je vous gêne.
Non, non, vous ne me gênez pas.
Si, si, je le sens.
Je vous gêne.
Je vous laisse.
Bonne continuation.
Allez, mange.
Je ferai la grève de la fin jusqu 'à ce que tu me les sorties.
Oh, mais ma chérie, mais Monique, mais viens, sois pas timide.
Bon, ça te va, là ? Mais pourquoi on va pas dans ta cabine ? Allez hop, ça tue.
Allez hop.
Eh oui.
Allez, viens.
Viens, viens.
Laissez -moi.
Laissez -moi. Je vous dis de me lâcher.
Bravo.
Tu veux un coup de main ? Ben voilà.
Maintenant, on est quatre.
Hein, les enfants ?
Eh bien, petite madame.
Allons.
Isabelle.
Isabelle.
Allons, ma petite dame.
Restez un peu là.
J 'ai pas peur.
Je suis très doux.
Je vais me foutre de votre douceur.
Isabelle. Je t 'aime, Isabelle. Dis -donc, toi, va voir là -bas si j 'y
T 'as l 'air sain.
Excuse -moi.
Alors, on y va ? On va en bas parce qu 'il fait froid.
Oui, on y va.
J 'ai tellement besoin de contacts normaux.
D 'hommes sains comme toi.
Mais... Tu es sûre qu 'il ne se sert jamais d 'imperméable avec une autre
? À ça, j 'en suis certaine.
Il ne me trompe jamais avec l 'imperméable.
Je devais avoir dans les douze ans...
et nous habitions avec mes parents une grande maison près de Fontainebleau.
Quand un dimanche, me prenant avec ma nurse que j 'adorais, un orage a éclaté,
un orage incroyable.
Nous nous sommes abrités sous un gros chêne et ma nurse m 'a caché sous son
imperméable pour me protéger des grêlons.
Et alors là, la chaleur de son corps et cette odeur de caoutchouc qui m 'a
enivré.
Quand j 'évoque ce souvenir,
Personne ne peut comprendre ce que cette odeur évoque en moi.
Mais si, mais si.
Je comprends très bien, c 'est la Madeleine de Proust.
C 'est exactement la Madeleine de Proust.
J 'ai gâché mes plus belles années avec toi.
Trente ans je suis restée fidèle, mais tu vas voir quand on rentre.
Les manges lentement, on pense à ton ulcère.
Ce n 'est pas un ulcère que j 'ai, c 'est une vie gâchée.
Et pourquoi ? Pourquoi, pourquoi, pourquoi ? Essayez au moins.
Écoutez, je vous ai dit de ne pas hésiter.
Mais pourquoi ? Pourquoi ? Parce que je n 'ai pas envie.
Qu 'est -ce que ça veut dire, avoir envie ? Je sais pas.
Est -ce que je dois avoir envie, moi ?
Je sais pas
ce que j 'ai.
J 'ai pourtant envie de toi.
Tu es belle.
C 'est pas grave. Mais pourtant, on est seuls, maintenant.
Je sais pas ce que j 'ai, je peux pas.
Tu m 'en veux pas ?
Bois un verre et n 'y pense plus.
Je vois ce que j 'ai dans la tête.
Je vois ce que j 'ai dans la tête.
En tous les cas, c 'est ce que j 'ai dans le cœur.
Et dans le ventre ? Aussi.
Alors là, c 'est l 'amour.
Tiens, le voilà.
Vite, vite, vite, envie de pull.
Je sais que tu es là.
Tournez -vous.
Tournez -vous, Isabelle.
Tournez -vous.
Sortez vite, soyez gentils.
Bonne chance.
Je t 'aime, Isabelle.
Votre femme, quelle affaire.
Vous n 'avez pas fait ça ? Vous avez bien pu, c 'est la mienne.
Ça va, chérie ? Est -ce que t 'as tous tes problèmes ? Hein ?
Mais regarde -moi pas comme ça.
Non ! C 'est
dégueulasse ! C 'est dégueulasse !
C 'est dégueulasse ! C 'est dégueulasse ! C 'est dégueulasse ! C 'est
dégueulasse ! C 'est dégueulasse !
Et c 'est nous qu 'on traîtra de timbrés, d 'anormaux, hein, ma grande ?
un monde.
Tu vois ce que je vois ? Quoi, les morts ? Alors,
toucher le pompon, ça nous portera bonheur.
L 'homme a été créé par Dieu, à son image.
Par la pornographie, l 'homme se rabaisse au niveau de la bête.
Pornographe, vous êtes les oppresseurs de la jeunesse. Nous ne vous permettrons
plus d 'étaler vos frustrations, vos hantises, vos échecs.
Sachez qu 'un être sexuellement heureux ne s 'émeut pas de la sexualité de ses
semblables. Nous vous plaignons pour vos désirs inassouvis.
Honte à vous ! Honte au pornographe ! Honte au pornographe !
Allez hop, les montres, soyez gentils dehors. J 'ai 15 ans ? Bah si t 'as 15
ans, dehors. Toi aussi. Va voir si j 'y vais. Trop tard, police.
Vous les mineurs, mettez -vous ici. Je vais vous passer l 'envie de lire des
listes pornographiques.
Tant qu 'à vous, vous n 'êtes pas prêts d 'en vendre. Mais monsieur l
'inspecteur, ils viennent d 'entrer, j 'allais leur demander de sortir.
C 'est des mineurs. C 'est des mineurs qui viennent d 'entrer, j 'allais les
faire sortir. Oui, c 'est des mineurs. Oui, je ne dis pas le contraire, ce sont
des mineurs qui viennent d 'entrer. J 'entends bien, c 'est des mineurs. C
des mineurs. Bon, alors rideau.
Rideau.
Allez, viens manger.
Merci, la brigade des mœurs m 'a déjà nourri.
Voilà, terminé avec le sexe. J 'en avais ras -le -bol, ça tombe bien.
Dans un mois, on n 'aura plus un rond. Je sais pas comment on va bouffer, mais
enfin, tout est bien qui finit bien.
T 'inquiète pas, je travaillerai. On vendra ma bague. Papa nous prêtera de l
'argent. On s 'en sortira toujours avec le temps.
Ah oui, avec le temps, qu 'est -ce qu 'on fait pas ? Avec le temps, je me
transformerai en libraire politique.
Ça doit marcher aussi bien que le sexe, les pensées de Mao.
Pense pas toujours à ce qui marche. Pense à ce qui te plaît. Ce qui me
'est ce qui marche.
Là, le sexe, c 'était bien. Ça me plaisait et ça marchait.
Je joignais l 'utile à l 'agréable.
C 'était journée, été, nuit.
Avec ta clientèle de cochons et de cochonnes, ça, c 'était agréable. Mais
'est -ce que t 'as contre les cochons ? Qu 'est -ce qu 'on est ? On est tous des
cochons.
Seulement, il y a des cochons qui savent qui sont des cochons, puis des cochons
qui savent pas qui sont des cochons.
Il y a des cochons contents d 'être des cochons, puis des cochons comme moi qui
sont pas contents d 'être des cochons. Voilà, c 'est ça, la différence.
Ça, c 'est pot de bal et valet de train. On est tous des cochons.
Claude, la seule vraie cochonne, c 'est moi.
Et à manger, ça va être froid.
C 'est des boulettes à la sauce de tomate comme te faisait ta mère quand t
'étais petit.
Avant que tu sois un vrai cochon.
Oui,
j 'ai commencé jeune.
C 'est pas mal, mais c 'est pas ça.
Alors il faut que je fasse les boulettes aussi bien que ta mère, des fils qui
ressemblent à ton père, que je sois une mère de famille fidèle, qui fasse aussi
bien les acrobaties que tes clients.
Qu 'est -ce que tu veux d 'autre de moi ? Un peu de sel.
Ah là là !
J 'ai cru comprendre que ça te faisait plaisir.
Je me suis trompée ? Non, tu ne t 'es pas trompée.
Tu m 'as trompé, mais tu ne t 'es pas trompée.
Qu 'est -ce qu 'il faut faire pour te faire plaisir ? Rien, ma chérie, rien.
Pas grand -chose.
Réussir les boulettes et avoir un peu d 'imagination de temps en temps.
Qu 'est -ce qu 'il t 'a fait d 'autre ? Raconte.
M 'embrasser.
Sur tout le corps.
Partout.
Partout ? Laisse -moi.
Je veux pas savoir ce qu 'il t 'a fait, laisse -moi, je veux pas entendre.
Claude, t 'es pas vrai, je t 'ai pas trompé.
Je te jure, je t 'ai pas trompé, je t 'aime.
Qu 'est -ce que tu lui as fait ? Je te dis, je ne t 'ai pas trompée.
Je t 'aime.
Ça ne fait rien, raconte.
Raconte quand même.
Ma prise.
Entre ses bras.
Moi.
Ouais. Petite vicieuse. Dis -moi tout.
Combien de fois. Combien de coups.
Quand même pas.
Pire coup.
Boum. Non.
Tu me mens.
Il ne t 'en a pas.
Je suis content que tu m 'aies pris.
Mais, tu te connes. Ça ne fait rien.
Invente -moi encore.
Dis -moi que c 'est pas vrai.
Petite salope.
Oh, dis -moi.
Comment c 'était pour toi, c 'est marrant.
Et t 'es mieux.
Moi. Mais, petit gars, si tu m 'as dit vrai, je te
pardonnerai.
Je te jure jamais.
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.