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AUX POSTES DE COMBAT
C'est l�.
La plus luxueuse cabine du Bedford...
apr�s celle du Commandant.
Un peu rude l'atterrissage ?
Plut�t rude.
Je suis l'Enseigne Ralston.
- Vous �tes M. Munceford. - Oui, Enseigne.
On nous appelle "Monsieur". Dr Potter ?
Oui, enchant�, monsieur.
Tr�s honor� de vous voir. Nous avons lu vos articles.
- J'esp�re vous aider. - J'en suis s�r.
Arrimez bien votre mat�riel.
On l'a jet� comme un tas de vieux journaux.
Nous risquons de changer encore de cap.
- C'est toujours comme �a ? - Pendant le branle-bas de combat.
Je vois.
Installez-vous...
et rep�rez les poign�es les plus pratiques.
Vous devriez faire �a sur la couchette.
Dites au Cdt. que nous allons monter.
Impossible. Bonne chance.
Qu'est-ce qu'il fait, des demi-tours ?
Dr Potter ?
Le Cdt. vous prie...
de rejoindre votre poste de combat � l'infirmerie.
Voulez-vous mettre ceci.
Je vais monter voir ce qui se passe.
Je regrette. C'est interdit.
Comment ?
Ce secteur est isol� au cas o� nous recevions une torpille.
J'appr�cie ce r�alisme.
C'est vraiment excellent.
Mais il s'agit d'une man�uvre, alors aidez-moi.
Je regrette.
- Quelle dr�le d'attitude ! - C'est celle du Cdt.
Il me mettrait en pi�ces.
Vous �tes pr�t ?
Nous vous avons pr�par� une machine � �crire.
Par ici, monsieur.
Le nouvel officier de sant�, le m�decin principal Potter.
Messieurs.
Je suis � vous tout de suite.
D�p�chez-vous ! J'attends depuis 3 minutes.
Le violet est long � venir.
En attendant, recontr�lez ce seau.
La vigie vient juste de rep�rer cette substance.
Infirmier chef McKinley. Soyez le bienvenu.
- Enchant�. - Infirmiers Nerney et Strauss.
Voici la section biologique...
histologique de notre service d'analyse cellulaire.
- Voulez-vous voir ?
Une chance d'avoir trouv� �a...
dans l'�tendue vide qui nous entoure.
On dirait des d�tritus.
Ce sont des d�tritus.
Nous sommes les plus grands analystes de d�tritus de la Marine.
Vos cl�s.
Les fiches des hommes sont dans ce classeur.
Celles des officiers l�.
Et l�, les narcotiques et la gnole.
- La gnole ? - Cognac et alcool de grain.
Voici qui va vous int�resser.
Pouvez-vous l'identifier ?
Oui, voyons.
On dirait des algues.
Chou rouge. Aliment de base de la Marine russe.
Ces petits points noirs, c'est du poivre.
Ces autres lamelles... Montrez un �chantillon non trait�.
- Qu'est-ce c'est ? - �pluchure de patate.
Je vois. Merci.
Vous avez trouv� �a par ici ?
Oui et en bon �tat.
C'est ce qui a fait sauter le pacha.
Il a bondi dans le navire comme un renard dans un poulailler.
�a para�t frais, mais je pense que �a n'en a que l'air.
Dans l'Arctique...
l'eau est tr�s froide.
Pr�t pour le test de mati�re grasse ?
�a vient, docteur.
Hydrog�n�.
Hydrog�n� ?
L'huile sur le chou. Indication...
d'une cuisine d�licate.
Je vois !
Passerelle, rapport urgent pour le Commandant.
Ici McKinley.
Cuisine fine de la Marine russe.
Chou rouge poivr�, saut� au beurre.
Cuisine de sous-marin.
Nous v�rifions l'�tat de d�composition.
A l'aide des �pluchures.
Nous en avons pris des n�tres.
En comparant, on voit le temps qu'elles ont pass� dans l'eau.
Je vois.
Non, donnez m'en des plus vieilles.
Qu'elle �tait votre estimation ?
24 heures.
18 heures, pas plus.
18 heures... 24 heures.
Repassez-moi le Commandant.
Identification des d�tritus russes.
36 heures dans l'eau.
Oui, 36 heures.
Bien, je vais le lui dire.
Merci, Commandant.
Cela aurait pris 12 heures dans n'importe quel laboratoire.
33 minutes seulement.
Le Cdt. Finlander vous prie de le voir � 18h00 juste.
- L'avez-vous jamais rencontr� ? - Non, pas encore.
Le pacha peut parfois �tre assez dur.
Il est assez sec avec les officiers de r�serve.
Comme vous �tes docteur, �a pourrait faire une diff�rence.
Mais soyez sur vos gardes.
Abandonnez les postes de combat.
Reprenez les quarts normaux.
Voici M. Munceford.
Bonjour Commandant.
Je ne suis que le second.
Le Cdt. re�oit le docteur en ce moment.
Avez-vous d�j� navigu� ?
Quelques croisi�res de r�servistes.
Dites-vous bien que ceci n'est pas une croisi�re de r�servistes.
Nous repr�sentons la d�fense.
Et nous sommes en situation de combat simul�.
A propos, puis-je voir vos lettres d'introduction ?
- Mes quoi ? - Vos lettres d'introduction.
Merci.
Notez au rapport que les papiers de M. Munceford...
ont �t� v�rifi�s.
Si je n'avais pas �t� en r�gle...
m'auriez-vous jet� � la mer ?
Vous vouliez me voir ?
Non, pas moi, le Commandant.
Les tests vous ont int�ress� ?
Oui, beaucoup.
Vous avez vu comment McKinley dirige l'infirmerie.
Pourrez-vous l'aider ?
Je n'en serais pas surpris.
J'avais refus� qu'on remplace le m�decin.
Pourtant ils l'ont fait.
Je n'ai pas compris.
Je ne voulais pas de m�decin et ils vous ont envoy�.
Organisez-vous mon transfert...
ou dois-je m'en occuper ? Je vais attendre votre d�cision.
Restez o� vous �tes.
Ma demande de service en mer n'avait pas sp�cifi� ce navire.
Vous n'aviez pas vis� haut ?
Et votre uniforme n'est pas r�glementaire.
Changez-en.
Vous avez demand� l'Enseigne Ralston ?
Oui.
J'avais interdit que l'h�licopt�re approche...
pendant la man�uvre.
Il a d�barqu�.
Expliquez-vous.
J'ai craint qu'il ne manque d'essence.
Il en avait assez pour nous harceler.
Vous avez d�sob�i.
- La nuit tombait. - Vous avez ignor�...
mes ordres.
- Je peux m'expliquer. - Je ne veux pas d'explication.
Je pense que vous avez agi correctement.
Qui est-ce ?
S�curit�.
Avez-vous pr�sent� ce civil � l'officier de service ?
Il voulait savoir quel genre d'exercice nous faisions.
- Je ne l'ai pas permis. - C'est de ma faute.
Portez cet homme au rapport jusqu'au Conseil.
Venez avec moi. Vous aussi, docteur.
- Ne puis-je arranger �a ? - Ne vous en m�lez pas.
Commodore Schrepke de...
la Marine allemande de l'Ouest, Ben Munceford, de la presse U.S.
Et monsieur, quel est votre nom ?
Potter, le nouveau m�decin principal.
Je ne pensais pas vous rencontrer, Commodore...
� bord d'un destroyer am�ricain.
- Est-ce surprenant ? - Pas si on change...
d'�tat d'esprit.
Je vous associe toujours � la Marine d'Hitler.
Non, � la Marine de l'Amiral Donitz.
Le Commodore �tait un as des sous-marins.
Il a coul� 200 000 tonnes de navires alli�s.
Vraiment ?
Mais avec l'OTAN, il est � nos c�t�s.
Aussi l'ai-je r�clam� comme conseiller technique.
Je voudrais vous parler en faveur de ce marin.
Ne remettez pas en question une infraction � la s�curit�...
d'un membre de l'�quipage.
Le minist�re veut que vous ayez...
une aide totale pour vos articles.
Vous l'aurez.
Mais ma fa�on de faire r�gner l'ordre ne vous regarde pas.
Compris ?
Me comprenez-vous ?
Parfait.
Bien.
Maintenant, voici ce dont il s'agit.
Vous pouvez prendre des notes, M. Munceford.
Nous sommes dans le d�troit du Danemark...
A mi-chemin...
Puis-je fumer ?
Oui.
Entre le Groenland et l'lslande.
Plus pr�s de Moscou que de Washington.
Ce navire a une double fonction :
Premi�rement, il fait partie de la d�fense de l'OTAN.
Deuxi�mement, de la d�fense des USA contre une agression ennemie...
par air ou par mer.
Bref le Bedford...
peut causer plus de dommages en 10 minutes...
que notre Marine n'en a caus�s pendant la guerre.
Mais nous sommes surtout...
des chasseurs � l'aff�t.
De sous-marins ?
Nous d�pistons � l'oreille un ennemi qui nous �coute aussi.
Il y a des sous-marins russes dans ce d�troit ?
Oui.
Ils peuvent aller et venir...
guerre froide ou non, et nous aussi.
Et contrairement �...
Un peu plus tard.
Plus tard.
Contrairement � certaines rumeurs...
nous n'espionnons pas sur la port�e des missiles ou les essais atomiques.
Ce genre de travail...
M. Munceford.
L'expos� s'adresse � vous.
Je disais que ce genre de travail revient moins cher...
confi� � un homme et � un U-2.
Les lignes de d�tection de radar, avanc�es, c'est autre chose.
Les sous-marins russes les interceptent...
en p�n�trant nos d�fenses.
Je les soup�onne aussi d'�tablir...
des bases de tir de missiles sous-marins.
Cela vaut bien la peine de prendre...
des risques, m�me mortels.
Vous voulez dire que vous attaqueriez...
- les sous-marins russes ? - Parlez-vous d'autres langues ?
- Le grec et le latin. - Simplement ?
Pourquoi ?
J'ai trois experts russes � bord.
J'en voudrais davantage.
Attaqueriez-vous un sous-marin russe ?
Le monde est en paix, M. Munceford.
Votre journal le dit.
J'ai entendu parler de vous au Pentagone.
Ah oui, quoi ?
Votre �quipe refuse toutes les offres de l'industrie priv�e...
pour rester sur ce navire.
- Pourquoi ? - Ce sont des combattants...
professionnels de la Marine.
�a ne r�pond pas � ma question.
- Vous ne trouvez pas ? - Pas tout � fait.
Eh bien voulez-vous que nous disions...
qu'ils aiment...
la chasse.
La chasse est tr�s excitante.
Et tuer, mon Cdt. ?
Pardonnez au Commodore son sens de l'humour.
Revenons � nos moutons.
Aujourd'hui nous commen�ons une nouvelle action.
Nous chassons.
La proie est un sous-marin russe.
Porteur de torpilles nucl�aires.
Son nom de code est Grand Rouge.
Nous n'avons encore vu que ses traces.
Mais il est l�. O�, nous l'ignorons.
Il a un ravitailleur.
Peut-�tre un des 5 bateaux de p�che russes...
qui op�rent l�galement...
dans ces eaux.
Tous les cinq sont surveill�s.
Nous esp�rons obliger un de ces navires...
le vrai ravitailleur, � d�couvrir ses batteries.
Il voudra s'assurer que son nourrisson est en s�ret�.
Et quand l'enfant r�pondra ?
C'est tout, messieurs.
Vous trouverez de la compagnie au carr�.
Pourrais-je prendre rendez-vous ?
Plus tard, docteur, bonne nuit.
Bonne nuit, Commodore.
Bonne nuit M. Munceford.
Vous �tes-vous d�j� senti ind�sirable ?
Je n'ai pas l'air de lui plaire.
Il n'a pas besoin de vous, dehors !
Mais c'est un professionnel.
Il aime r�ussir.
Rappelez-vous le sous-marin russe des c�tes de Cuba.
Il l'a forc� � faire surface.
Il a re�u une citation.
C'est l'officier le plus efficace de la Marine U.S.
Pourtant, il n'est pas pass� amiral le mois dernier.
Je me demande pourquoi ?
Je me le demande.
Quoi que vous fassiez...
Quoi que vous fassiez...
ne minimisez pas votre importance.
Restez sur le qui-vive.
Nous ferons des exercices de transport les jours prochains.
C'est tout.
Veuillez d�signer des hommes en plus...
pour repr�senter les bless�s pendant les exercices.
Voyez �a avec le Cdt.
Chaque homme a sa t�che pendant l'�tat d'alerte.
Bien. Nous arrangerons cela.
Je suis pr�t pour la visite. Appelez le premier malade.
Il n'y en a pas.
Vraiment ? C'est un peu t�t.
C'est normal. Les malades sont rares.
Vous voulez dire que...
sur un effectif de 300 hommes, personne n'est malade ?
Pas de cafardeux ni de tire-au-flanc ?
Pas sur ce navire.
Bonjour.
Bonjour.
Entrez, Commodore.
Cela ne prendra que quelques minutes.
- Vous n'�tes pas malade ? - Je me sens tr�s bien.
Il para�t qu'une ordonnance...
de l'ancien m�decin...
doit �tre renouvel�e par vous.
Une ordonnance ?
Oui.
Une ordonnance.
Schrepke ?
Nous y sommes.
Il n'y a rien.
Le Capitaine Hirschfeld n'a pas d� noter l'ordonnance...
ou la nature de votre maladie.
Le docteur et moi avions un accord.
Et quel �tait le m�dicament ?
Du Schnaps.
Vous avez bien de l'alcool dans votre pharmacie ?
Oui, mais pourquoi en avez-vous besoin ?
J'en bois 3 verres par jour depuis mon entr�e dans la Marine en 31.
M�me prisonnier de guerre...
les Anglais ont eu la bont� de m'en donner.
Je dois en parler avec le Commandant.
C'est lui qui vous envoie ?
D�sol� de vous d�ranger.
Voulez-vous remplir �a ?
Il n'y a rien de personnel dans tout cela.
Je dois prendre des pr�cautions. Je veux dire...
Si l'�quipage l'apprenait...
l'infirmerie serait assi�g�e.
Vous vous trompez. Pas sur ce navire.
Merci.
Qu'en penses-tu ?
Peut-�tre.
- Tu me comprends ? - Pas r�ellement.
Je vais encore le passer.
Cette fois, n'essaie pas de comprendre.
�coute le ton.
Venez sur la passerelle.
Ne prenez plus de photos de l'ASROC. Elles seraient censur�es.
- Des torpilles � auto-r�acteur ? - Notre dispositif no.1.
Quelle port�e ?
Assez grande.
Qu'y a-t-il ? Vous avez froid ?
- Vous l'avez ? - On l'a.
Le message intercept� du Novo Sibursk...
semblait banal.
Mais le Lt. Berger, en v�rifiant leurs chiffres...
sur la temp�rature de l'eau et l'heure des mar�es...
les a trouv�s faux au-del� de toute erreur possible.
Ils cherchaient � nous tromper.
Les autres navires se sont r�v�l�s corrects.
Donc le Novo Sibursk est le ravitailleur du Grand Rouge.
J'ai trac� une route qui doit l'intercepter vers 17h00.
Le sous-marin devrait �tre par ici...
peut-�tre.
Le ravitailleur nous le dira...
peut-�tre.
Mais je veux que le Commodore examine le Novo Sibursk.
Les r�servoirs sont visibles.
Sans doute un vieux Chernikov.
Vitesse en plong�e : 5 n�uds...
et 24 heures sans surfacer.
Regardez-moi �a.
Que fabriquent-ils ?
La courtoisie leur ordonne de nous saluer.
Leur rendons-nous leur salut ?
Non.
D�sirez-vous toujours �changer des politesses avec les Russes ?
Officiers de pont, virez � gauche � 315.
Doublez les vigies. Il y aura de la brume pr�s des c�tes.
A gauche � 315.
Second ma�tre !
Une vigie de brume !
Le nouveau cap. Il y a des glaces flottantes sur la route.
Ce vent l�ger va les faire d�river.
- Et la nuit tombe. - Et alors ?
En changeant de cap de 4 ou 5 degr�s, nous les �viterions.
Si je commandais un paquebot...
ce serait une excellente id�e.
Quelle est notre mission, M. Ralston ?
Surveiller un sous-marin russe.
Si vous �tiez aux commandes...
vu l'�tat de la mer...
Que feriez-vous ?
Je me cacherais derri�re la glace.
Disons que le Russe est de cet avis, � quelle distance ?
Veuillez quitter la passerelle !
Vous approcheriez-vous...
du Groenland pour �viter les radars ?
Si vous commandiez un sous-marin russe.
La glace se trouve � un mille de l�.
J'essaierais de passer dessous.
A quelle distance ?
A mille m�tres.
A mille m�tres ?
Eh bien faites-le.
Et faites une s�rie de sondages sonar.
Toutes les 15 minutes ?
Pourquoi toutes les 15 minutes ?
Pour que les Russes s'exercent � naviguer en silence ?
Soyez moins pr�visible !
Donnez des instructions � Queffle.
Intelligentes, impr�visibles.
Vous me trouvez trop dur avec lui ?
Dites-le, oui ou non ?
Vous devriez l'encourager de temps en temps.
Pourquoi ?
- Il fait tant d'efforts. - C'est vrai.
Vous allez le pousser � l'erreur.
Vous �tes sur son dos depuis notre d�part.
Il serait temps que vous arr�tiez un peu.
- Vous croyez ? - Oui.
Il est nerveux.
Calmez-vous, il n'en travaillera que mieux.
C'est mon opinion, faites-en ce que vous voudrez.
Vous �tes pire qu'une vieille m�re poule.
Vous le prot�gez ?
Je l'aime bien. C'est un bon gars.
Il fera un bon officier un jour.
Nous sommes d'accord.
S'il n'esp�re plus �tre applaudi chaque fois qu'il ex�cute un ordre.
Il n'arrive pas � oublier qu'il a �t� un h�ros.
Vedette de football, le plus aim�, le plus populaire.
C'est ce qu'il veut encore.
Pour le mettre au pas, il faut s'acharner contre lui.
Oui, s'il en r�chappe.
Si je frappe trop fort, dites-le moi.
J'essaierai.
C'est du travail d'�tre une brute.
J'admire votre fa�on de faire, sans effort apparent.
A croire que �a vous est naturel.
�tant donn� vos buts, votre m�thode...
�tant donn� vos buts, votre m�thode...
et vos besoins...
j'aimerais vous soumettre un projet.
Je me suis dit : " Chester, quelle contribution...
peux-tu faire � ce navire ?"
- Chester ? - Oui.
Si ce navire ne s'adapte pas � l'homme...
il faut que l'homme s'adapte au navire.
Posez �a l�.
J'ai raisonn� dans ce sens.
La chose � faire est de hisser cette id�e au grand m�t et de secouer...
pour observer les r�actions.
Bien.
J'ai observ� les hommes de ce navire.
La plupart restent assis sur leur derri�re...
toute la journ�e.
Comprenez-moi...
par n�cessit�, le travail scientifique est s�dentaire.
J'ai pens� qu'un programme de culture physique...
serait le bienvenu.
Corps tonifi�s, entra�n�s, d�velopp�s...
plus d'avachissement.
Les hommes seraient en pleine forme.
La solution :
des exercices isom�triques.
Comment dites-vous ?
Cela se fait par tension.
Tension, repos.
Tension, repos...
Tension, repos... On peut le faire n'importe o�.
J'ai compris l'id�e. C'est tout ?
Tout le programme ?
Il reste deux choses essentielles.
La sant� mentale.
Il faudrait introduire la th�rapie de groupe...
et le conseil individuel.
Pour des hommes en mer, c'est logique.
L'isolement, l'�loignement de la famille, des femmes...
C'est �a le pire pendant ces longs voyages.
Pas de femmes.
Pour cela, l'exercice aidera.
- Je vois. - Le troisi�me point...
c'est la nutrition.
J'ai pens� qu'on pourrait am�liorer le...
r�gime des hommes en ajoutant...
un suppl�ment de prot�ines, des aminoacides, de la l�cithine.
Enfin, des choses comme �a.
Avez-vous termin� ?
Nutrition, sant� mentale, exercice.
Oui, c'est tout ce que j'avais en t�te.
Quand avez-vous quitt� la Marine ?
20 ans dans la r�serve, ce n'est pas quitter...
la Marine.
Je crains que si.
Regardez ce navire.
Il y a bien des nouveaut�s.
Je ne comprends pas. Mes suggestions sont-elles...
d�mod�es ou rejet�es ?
Les deux.
Continuez quand m�me vos efforts. N'abandonnez pas le navire.
Je suis m�decin ici.
Quelles sont mes attributions ?
Cela d�pend.
De l'officier ou de l'homme que je suis.
Pourquoi apr�s tant d'ann�es avez-vous quitt� la vie civile...
- et repris du service ? - La r�ponse est �vidente.
Quand on conna�t votre histoire.
Vos �pouses, vos divorces. Trois, n'est-ce pas. Votre client�le...
rien n'allait. Alors vous avez d�cid� de revenir ici quelque temps.
Des gens comme vous, il y en a dans toutes les branches de l'arm�e.
Je ne les aime pas.
Oui... je vois.
Je vais �tre exil� � l'infirmerie � trier des d�tritus ?
Je regrette, j'ai du travail.
Commandant, vous me refusez ma chance.
M�me si je dois �chouer, je la veux.
�tudiez �a. Vous avez du retard � rattraper.
Le Bedford est un navire compliqu�...
aussi solide qu'une boule de No�l.
Tout ce qui d�passe la ligne de flottaison est en aluminium.
Le moindre coup, c'est fini.
Alors vous voyez, une infirmerie et un m�decin...
ne peuvent gu�re nous �tre utiles. Malheureusement.
Vous comprendrez mieux quand vous aurez lu �a.
Alerte g�n�rale.
Que se passe-t-il ?
J'arrive.
Bonne chance, docteur.
On a signal� un avion non identifi�.
On a signal� un avion non identifi�.
J'ai fait sonner l'alerte, que le Commandant soit l� ou pas.
Qu'y a-t-il ?
Un bogey.
On le donne � 4 milles.
Allez, Buck.
Qu'avez-vous, Beck ?
C'�tait une erreur.
Pourquoi, montrez ?
L'avion inconnu n'est qu'un ballon-sonde.
O� �a ?
A 186 degr�s.
Distance : 4 milles. Altitude : 2 000 m.
Convoquez le It. Bascombe.
C'est la c�te du Groenland.
- La distance ? - 10 milles.
Un ballon-sonde ?
Le Novo Sibursk est � 100 milles.
Pas d'autre navire en surface pour l�cher ce ballon.
Alors...
Le Grand Rouge ?
Beckman et vous, rep�rez ce ballon.
Retracez sa route depuis son point de l�chage. Vite...
Une ouverture.
- 62 brasses. - 62 brasses.
Aucun signe.
Je ne sais o� est celui qui l'a l�ch�...
mais le ballon a �t� l�ch� ici.
- Vous en �tes s�r ? - Certain.
Tout concorde.
Et �a, qu'est-ce que c'est ?
Rapprochons-nous.
- 58 brasses. - En avant toute, un tiers.
En avant toute, un tiers.
�a suffit. Donnez-moi une lecture.
35 brasses.
L�-bas, � trois points de l'�trave.
Il est l� Commodore, en train de plonger.
Vous le voyez ?
Je le vois.
Sonar en route ! Aux postes de combat !
Sonar, en route.
Aux postes de combat.
J'ai un �cho sonar.
A 2 degr�s. Distance : 1 750.
Bravo, continuez.
4 degr�s. Distance : 1 800.
Ouverture. �cho confirm�. C'est bien un sous-marin.
On l'a, Queffle. Quelle est sa position par rapport � la c�te ?
Il est � 1 mille. 2 milles � l'int�rieur des eaux territoriales du Groenland.
Bon.
Bon.
- Tr�s bon. - Et maintenant ?
Directeur de tir.
Donnez tous les �l�ments de vis�e. ASROC en alerte.
�vitez la glace.
Coupez sa fuite vers le large.
Transmettez imm�diatement ce message.
Transmission, soyez pr�ts.
Message � Commandement Zone Nord :
Contact sonar entr�e du Fjord Jacobson.
Sous-marin russe rep�r�.
2 milles � l'int�rieur. R�p�tez...
� l'int�rieur des eaux territoriales du Groenland.
Demande autorisation forcer sous-marin faire surface...
et l'escorter en mer libre.
Chronom�trons-le.
- Il a 24h. - C'est M. Munceford.
Que diable veut-il encore ? Ici le Commandant.
Cette alerte, est-ce encore une r�p�tition ?
Combien de temps va-t-elle durer ?
J'ai d� interrompre un travail important. J'aimerais finir.
Je ne voudrais pas interrompre votre cr�ation.
Continuez � travailler.
Mais ce n'est pas gai en bas quand vous sonnez l'alerte.
Le couloir est boucl� et l'eau est coup�e.
C'est tr�s r�aliste, vous me comprenez ?
Vous venez de manquer une belle photo.
Dommage !
La vue du sous-marin russe violant les lois internationales...
dans les eaux du Groenland �tait palpitante !
Nous avons pris des clich�s.
Je vous donnerai une �preuve.
Merci.
Buck, d'ici une demi-heure...
dites � la sentinelle de laisser monter M. Munceford.
Continuez, Queffle.
Le Commandant du sous-marin se pla�t sous la glace.
Pourquoi ne gagne-t-il pas le large ?
- Il attend. - Vous croyez ?
M. Munceford est l�.
Faites-le entrer.
Il s'en va � moins de 40 brasses.
Sans m�me dissimuler sa sonde.
Ou il a d'excellentes cartes sous-marines ou il est fou.
Vous avez fini vos travaux de cr�ation ?
Oui, j'ai pris une autre douche.
Toute petite.
- Il faut bien se tenir propre. - �a aide.
Du Commandement OTAN Nord.
Parfait, lisez.
"Suite votre message 121...
ne prenez aucune d�cision autre que d�pistage jusqu'� nouvel ordre.
Cette passivit� dict�e par grave situation politique."
Contact sonar � 301 degr�s.
Distance : 1 250. Profondeur : 75.
Bon, �a suffit.
Vous voil� d�gag� d'une situation dangereuse.
On reste en alerte ?
On reste aux postes de combat ?
Non.
Sous-marin � 34 degr�s. Distance : 13...
Message du Commandement OTAN Nord.
ATTENDEZ
Attendez.
Pas de changement de cap du sous-marin ?
- Aucun.
- Qui a vu �a ? - Les transmissions.
Que l'�quipage n'en sache rien.
Cigarette ?
J'avais pens� me remettre � la pipe.
J'aurais mang� tout le tuyau � l'heure qu'il est.
Ils ne savent pas qu'on l'a coinc� ?
Autant �tre au fond de la baie de San Francisco.
Comment peuvent-ils l'ignorer ?
Grand Rouge change de route.
Cap � 55, d�rive � droite. Il remonte.
Il tourne � droite. Nouveau cap.
Il a arr�t� son sonar. Il va vers le large.
Suivez-le. Ne le l�chez pas.
Il est entr� dans les eaux internationales.
Parfait.
Il doit croire que c'est fini.
- �a ne l'est pas ? - Non.
S�rement pas.
Cap : 70 degr�s. Virez � droite � 65 degr�s.
Vitesse : 6 n�uds, d�rive � droite. Nouveau cap : 80.
Queffle, vous allez vous esquinter.
Faites-vous remplacer.
Non, je dirige le bateau d'ici.
La barre � 92.
Le It. Kinglemeyer vous a-t-il parl� des bancs de crevettes ?
J'en ai rep�r� 3 hier.
Des grands.
On pourrait gagner une fortune.
Pour l'instant, tenez-vous en � votre m�tier.
Mais merci quand m�me.
Temps d'immersion : 18 heures.
Direction plein Nord.
Il ne passera pas sous la calotte glaciaire. Il n'est pas nucl�aire.
Et il ne peut rejoindre les eaux russes sans faire surface.
Quand il fera surface, nous serons l�. Exactement l�.
Plut�t monotone, hein !
Comment le Commodore peut-il rester dehors ?
Il n'est pas vraiment dehors.
Il est par 60 m de fond avec ce sous-marin.
- Pouvons-nous avoir un entretien ? - Il est un peu tard.
Cela ne prendra que quelques minutes.
Bien, venez.
Que peut ressentir le Commodore ?
Que peut ressentir le Commodore ?
- Ne lui demandez pas. - Votre avis ?
C'est un ancien sous-marinier.
Devenu chasseur, son c�ur reste avec la proie.
Il attend qu'on s'approche.
Qu'on s'approche pour la cur�e, voulez-vous dire ?
- Mettons-nous bien d'accord. - Oui ?
Ne me faites pas dire ce que je ne dis pas.
J'essaierai.
Bien. Asseyez-vous.
Ce n'est peut-�tre pas le moment. Vous �tes fatigu�.
Ce moment en vaut un autre. Asseyez-vous.
Bon, ouvrez le tir.
Mais d'abord, j'aimerais vous poser une question.
Allez-y.
Pourquoi avoir choisi mon navire ?
Je n'ai pas choisi le navire mais vous.
Pourquoi moi ?
Vous semblez int�ressant.
Qu'est-ce qui vous a donn� cette id�e ?
J'ai vu une interview film�e de vous apr�s l'affaire de Cuba.
J'ai reconnu une chose rare.
Un individualiste. Un homme qui ose dire ce qu'il pense.
C'est provoquant et int�ressant.
Je comprends.
Avec cette petite flatterie, vous esp�rez m'extorquer des...
d�clarations impudentes ?
Je n'y avais pas pens� mais si vous en parlez...
Je m'excuse de para�tre cynique mais...
je sais que la presse pr�f�re...
le sensationnel � la v�rit�.
Cette g�n�ralisation ne vaut...
que d'un c�t� de la barri�re.
Vous avez raison.
J'ai toujours voulu rencontrer une exception. Ce pourrait �tre vous.
Je vous remercie pour mes coll�gues et pour moi.
Pas de quoi.
Cigarette ?
L'�quipage collabore-t-il bien avec vous ?
Il ne vous manque rien ?
Rien du tout.
Si vous voulez quelque chose, demandez-le.
A propos de l'interview � la TV...
Que voulez-vous savoir ?
Un d�tail m'a intrigu�.
Un d�tail personnel concernant votre carri�re.
- Je ne veux pas en parler. - J'ai d�couvert...
Qu'avez-vous d�couvert ?
Rien de d�shonorant. Loin de l�.
Mais il est curieux...
que juste apr�s Cuba...
on ait oubli� de vous nommer Amiral.
N'y a-t-il l� aucun rapport ?
Aucun.
A l'�poque, personne n'avait os� faire de d�claration.
Sauf vous. Vous avez �t� franc. M�me critique.
Vous pr�conisiez la force.
- C'est votre interpr�tation. - Je ne crois pas.
Le Pentagone a pu s'en irriter.
Et vous n'�tes pas pass� Amiral.
Voil�.
C'est cela m�me.
L'exemple flagrant de la fa�on dont la presse interpr�te les faits.
Vous avez �t� clair.
Je n'ai rien d�clar� qui ne soit conforme...
- � notre politique. - Et vos id�es personnelles ?
Je n'en ai pas.
Les militaires doivent-ils se m�ler de politique ?
Je n'ai pas dit �a.
Dans la situation actuelle o� l'�tat-Major...
vous ordonne d'attendre...
Votre r�action montre votre d�saccord.
Vous d�duisez encore.
Vous m'interpr�tez. Et vous avez tort.
Compl�tement tort.
J'essaie seulement de clarifier vos vues.
Si vous pouviez m'aider.
Je vais vous donner mon point de vue.
D'abord, admettez que je ne suis pas idiot.
J'aime mon m�tier et je ne veux pas le compromettre.
Il exige plus que tout autre m�tier.
Aussi demande-t-il une grande loyaut�.
Je suis un patriote d�mod�...
pr�t � d�truire tout ennemi pour sauver mon pays.
Qu'y a-t-il de mal ?
- Jusqu'o� iriez-vous ? - Jusqu'au bout.
A l'attaque nucl�aire ?
- Je n'ai pas dit �a. - Vous l'avez laiss� entendre.
Non, c'est vous. Moi je n'ai rien dit.
Pourriez-vous faire une d�claration sur l'action o� vous �tes engag� ?
Son but, etc.
Certainement.
Notre but est d'emp�cher par la menace l'ennemi d'agir.
- Une v�ritable menace ? - Nous ne bluffons pas.
Mais vous �tes s�r que rien n'arrivera.
Si l'action pr�ventive r�ussit, il n'y a pas d'agression.
J'avoue que de toute fa�on...
cela sonne bien.
Merci de votre approbation.
Veuillez m'excuser.
- Merci pour l'interview. - Cela a �t� des plus stimulant.
Pour moi aussi.
Je n'ai pas dit : "s'approcher pour la cur�e".
Finlander regarda l'ex-sous-marinier m�ditatif...
dont le c�ur �tait avec l'ennemi dans les profondeurs glac�es.
Il dit laconiquement :
"son c�ur reste avec la proie."
Le submersible est sous l'eau depuis 20 heures.
D'apr�s le Commodore, il va bient�t manquer d'air.
Je n'ai pu apprendre de l'�quipage ou de Finlandair...
si maintenir le sous-marin immerg� 20 heures...
�tait une simple man�uvre ou un traitement cruel.
Personne ne parle.
Tout le monde collabore, mais personne ne parle.
Sauf le docteur.
Comment �a va ?
- Tr�s bien. Et vous ? - �a va.
Si on sautait du bateau ?
Il fait froid dehors.
Je bous si fort que je ne le sentirai pas.
- �a va si mal ? - Tr�s mal, vous pouvez le dire.
Qu'est-ce que je fous l� � faire mes devoirs ?
Je suis m�decin. Je n'ai pas de m�tier � apprendre.
Tr�s juste.
Vous voulez savoir ce que je pense ?
Il hait les m�decins.
Il lui faut un humble g�nie scientifique. Ce n'est pas tout.
Il faut qu'il puisse prendre le quart, naviguer et combattre.
C'est �a, la Marine moderne.
Ce navire est une vraie machine IBM flottante.
Voyez-vous ces gars...
chanter "Le 31 d'ao�t" ?
- La nostalgie vous reprend. - Ce n'est pas dr�le.
Les avez-vous vu jouer au poker ? Jamais.
Ils ne peuvent pas. Il sonne l'alerte toutes les 2 minutes.
Il joue � la guerre. Combien de temps tiendra-t-il ?
L'�quipage est sous pression...
pr�t � tirer sans pouvoir tirer.
Ils se sentent frustr�s.
C'est inhumain et dangereux.
- Lui en avez-vous parl� ? - Pas exactement.
Je l'ai fait...
d'une fa�on d�tourn�e.
A quoi bon ? Je n'ai aucune chance avec un gars comme lui.
Je dois �tre n� perdant.
Mettez le sonar que j'entende le Grand Rouge.
Vous �tes debout bien tard.
Je ne voulais rien manquer.
Commodore, entrez.
Le sous-marin peut-il s'en tirer ?
L'homme est � bout, mais il doit penser que ses chances s'am�liorent.
Quelles chances ?
De trouver entre les icebergs un passage o� se faufiler.
Un peu de caf�, Commandant ?
Contentez-vous d'�couter.
Prenez la barre.
A pr�sent, essayez de l'avoir.
Oui. Il est de nouveau l�.
Si vous vous d�tournez encore du panneau, je vous mets aux arr�ts.
Il cherche un passage dans la glace.
Nous le suivrons. Doublez la vigie.
- Situation no. 2. - Sonnez encore l'alerte.
Aux postes de combat.
Votre gilet de sauvetage.
Vous pensez que nous allons heurter un iceberg ?
Je doute d'en rencontrer un au-dessus de l'eau.
Pourquoi ce gilet ? Vous n'en portez pas.
Pour vous rassurer. En fait, �a ne sert � rien.
Pourquoi ?
L'immersion dans ces eaux cause un choc instantan� et la paralysie.
Mort absolue en moins de 4 minutes.
Gros iceberg � 10 degr�s. Distance : 120 m.
Un quart de mille de fond environ mais la banquette est relev�e.
Je vous la donne � 10 degr�s pr�s. Navigateur, vous avez �a ?
Iceberg � tribord...
Sapristi, il descend peut-�tre...
� 100 brasses.
Le sous-marin ne passera pas dessous.
Iceberg en vue, pr�s de b�bord.
Est-ce que le sous-marin sonde ?
Mettez le sonar.
Le voil�.
- Distance du sous-marin ? - 600 m.
Rapprochez-vous jusqu'� 500 et restez-y.
L'un deux vient de basculer � tribord.
Il va y avoir une vague.
En voil� un gros comme l'Everest.
- Comment est la partie immerg�e ? - On doit passer.
Le sous-marin l'a fait.
Barre � gauche, 10 degr�s.
A gauche � 10 degr�s.
Le sous-marin l'a pris !
Bille en t�te ?
Non, plut�t comme un ricochet sur un mur !
- Et apr�s ? - J'ai perdu le contact.
Je n'obtiens plus que l'iceberg.
Stoppez les machines.
Stoppez les machines. Attendez le silence complet.
Arr�tez le sonar et �coutez.
Faites silence. Que personne ne bouge � bord.
On ne l'entend plus. Ni sonar, ni bruits de machines, rien.
- Tout va bien ? - Tr�s bien. Pas de probl�mes.
Vous semblez avoir perdu le contact sonar ?
Oui.
21 heures.
- En bas, l'horreur commence. - Je l'esp�re.
- �a compte tant pour vous ? - Oui, �a compte autant que cela.
Que va-t-il faire ?
Il avait trois solutions :
se caler contre la glace et faire surface...
pour que vous perdiez le contact.
Se heurter � la glace en allant...
vers le fond o� il se trouve compl�tement silencieux.
Et la troisi�me ?
Passer de l'autre c�t�.
Si c'est le cas, vous l'avez perdu.
Je ne crois pas qu'il soit de l'autre c�t�.
Mais vous n'en savez rien.
Cherchons.
Rien.
Vous croyez...
que Grand Rouge a pu passer de l'autre c�t� de la glace ?
Oui.
Pas moi. Je suis convaincu qu'il est par ici.
Bien s�r. Vous n'avez pas le choix.
Que voulez-vous dire ?
S'il a franchi l'iceberg, il peut �tre n'importe o�.
Recommencer les recherches prendrait des heures.
Que devrions-nous faire ?
Vous �tes le chasseur...
Celui qui traque ?
Si je chassais � cet endroit...
comme il ne peut pas respirer beaucoup plus longtemps...
j'attendrais que l'animal se manifeste.
Bien, nous attendons.
Jusqu'au lever du soleil.
Ici le Commandant.
Je sais que vous �tes tous fatigu�s et d�go�t�s.
Vous croyez peut-�tre que le Grand Rouge nous a eus...
et que ces communistes rient de cette humiliation...
ajout�e � celles endur�es par notre pays dans cette guerre froide.
Moi, j'en doute. Ils n'ont plus assez d'air pour songer � rire.
De toute fa�on, je reste ici.
Et quand le rat d�cidera de sortir de son trou...
nous serons l�.
Cela peut para�tre simple...
mais vous savez tous que cela signifie...
des heures d'attente, d'incertitude...
et de doute. Restez attentifs et surtout, restez silencieux.
Je veux que tous vous �coutiez, restiez concentr�s...
et si bien en alerte...
que ce navire en soit tendu comme un animal pr�t � l'attaque.
Si les Russes soup�onnent notre pr�sence...
que ce soit parce qu'ils l'ont devin�.
Et nous verrons bien s'ils remontent en riant. C'est tout.
Pas de commentaires ?
Vous me parlez ?
Que pensez-vous de l'allocution ?
Je n'y ai pas fait tr�s attention.
Mais vous reconnaissez le ton ?
Gardez les hommes �chauff�s. Sieg Heil.
Je suis trop fatigu� pour suivre votre esprit satirique ce matin.
Excusez-moi.
C'est mon malaise que je maltraite et non votre pays.
J'ai l'estomac nou�.
Je suis aussi tendu que tous les autres.
Vous permettez ?
Je voudrais vous poser quelques questions.
- Pour votre article ? - En dehors du travail, pour moi.
Par exemple, qu'est-ce qui se passe ?
Pourquoi me le demander ?
Seuls vous et le Commandant le savez et il ne le dira pas.
- Moi non plus. - Pourquoi pas ?
Je vous promets de le garder pour moi.
Vous perdez votre temps avec moi.
Mes sentiments sont tr�s profonds.
Il y a 20, 25 ans, j'�tais concern�.
Plus maintenant.
Plus du tout.
Message du Commandement OTAN Nord.
Sl SOUS-MARIN VIOLE TOUJOURS...
EAUX TERRITORIALES GROENLAND AUTORISATION...
LE FORCER EN SURFACE...
ET L'ESCORTER EN MER LIBRE.
RECOMMANDONS USAGE FORCE PRUDENTE.
Autorisation accord�e.
Chic ! Un sacr� moment pour l'avoir, cette permission.
C'est tout, Hacker.
- D�tection, rien de neuf ? - Rien, pas de contact.
Vous aviez peut-�tre raison, Commodore.
Recherches radar et sonar, distance maximum.
Supprimez � Queffle son magazine illustr�.
Remuons-nous un peu.
En route. Pr�parez-vous pour la vitesse maximum.
- Qu'en pensez-vous ? - Il a fil�, votre sous-marin.
N'y pensez plus. Cette obsession ne vous apportera que des ennuis.
Barre � droite, cap � 135.
En avant 5 n�uds.
Fin d'alerte mais tenez ferm�es les cloisons �tanches.
Et doublez les vigies.
Cela veut dire : abandonnez les postes d'incendie.
Fin de l'alerte, situation 3. Sur le pont, section 1.
Ligot�, clou� au mur et ces idiots � Norfolk...
ont jug� que ce serait plus sportif.
Le Grand Rouge...
�a vous pla�t, hein ?
Que je parle sans respect du haut commandement ?
L'individualisme ressort.
Passerelle. Petit �cho au radar.
Cap � 85. Distance : 1 500 m.
Avez-vous un contact sonar ?
Je ne sais pas.
On dirait...
Snorkel tribord avant. Distance : 1 000 m.
A gauche, 20 degr�s.
Toutes machines avant deux tiers.
Aux postes de combat !
Snorkel � 90 degr�s, 500 m Snorkel � 90 degr�s.
Combien d'air a-t-il pris ?
Ses souffleurs n'ont pas d� d�marrer.
Bravo. Queffle, asseyez-vous dessus !
�a va mieux comme �a.
Vous avez de la chance.
Beaucoup de chance. Queffle ?
Quelque chose ne va pas.
Je n'ai pas pu le lire.
- Je n'ai pas pu. - Appelez le docteur.
Venez vous asseoir ici.
Je n'ai pas pu lire ce que j'entendais.
�a ne voulait rien dire.
�a ne fait rien. Calmez-vous.
Chance ou pas, nous le tenons.
Le jeu a d�marr�.
Docteur, regardez un peu Queffle.
Allez dans ma cabine et soignez-le. Qu'il soit en �tat dans 2h.
- Impossible. - Comment ?
Il a son compte. Trouvez-en un autre.
- C'�tait insens�. - Il est jeune, ce n'est rien.
- Sinon il va perdre la raison. - Faites ce que je vous dis.
Je sais que c'est important.
Il ne s'agit pas d'un de vos sales cas d'ulc�re. Emmenez-le.
Sale brute.
- Comment m'avez-vous appel� ? - Sale brute.
Vous me prenez pour un pantin ?
En 20 ans, j'ai sauv� plus...
d'hommes que vous n'en commandez.
Vous osez m'apprendre mon m�tier ? Je suis m�decin.
C'est tout ?
Je vous ai dit que cet homme �tait fini.
Ob�issez-moi et pas de somnif�res.
Qu'il revienne vite ici.
Vous le r�cup�rerez. C'est votre ordre. Votre responsabilit�.
Allez, venez.
D�sol�, la passerelle est maintenant interdite.
J'aimerais rester.
Je vous prierais de descendre, M. Munceford.
Beckman !
Pr�parez-vous pour transmission sous-marine. Amenez un traducteur.
M. Munceford !
Je n'ai plus le temps ou la patience. Veuillez descendre.
L'autorisation disait : "dans les eaux territoriales".
- N'est-ce pas ? - Question d'interpr�tation.
Il est dans les eaux internationales.
- L'oc�an est libre. - Oui, en effet.
Vous avez perdu une occasion magnifique.
Si un homme me cambriole...
et se sauve, ne puis-je l'attraper dans la rue ?
- Vous simplifiez trop. - Je vais le provoquer.
- Pour quelle raison ? - Quand il remontera, je lui dirai.
Il ne remontera pas.
- Vous n'aurez rien accompli. - Je l'ai d�j� fait. R�capitulez.
Il n'est pas remont� cette nuit car nous �tions sur lui.
Il manque d'air.
Il n'a pas pu recharger ses batteries. Il ne peut pas s'�chapper.
Et il est l�.
Nous avons donc fait un pas en avant.
Il est accul�.
D�sesp�r�.
Oui et c'est bien l� le danger.
Nous sommes une force r�solue.
Vous tenez le pouvoir, Eric.
Il ne s'agit pas de force. Il s'agit de vous.
Vous voulez dire que vous me trouvez accul�.
Non, Commandant, pour �tre franc...
je vous trouve effrayant.
Snorkel en vue.
A tous. Ici le Commandant.
Ce que vous allez entendre, le Commandant ennemi...
ne pourra le cacher � son �quipage.
Les ondes sonores frapperont la coque.
Ils les entendront.
- Pr�t ? - Haut-parleur du sonar.
Au Commandant du sous-marin...
le Commandant du navire le plus proche.
Ne comprends pas votre refus...
d'accepter de remonter et de vous identifier.
Nos puissances respectives ne sont pas en guerre.
Vous prie � nouveau...
faire surface et donner identit�.
A moins de recevoir r�ponse imm�diate...
je d�cline responsabilit� pour les cons�quences.
Fin de message.
C'est tout. Merci beaucoup.
Beckman.
Ses souffleurs marchent.
Quand aura-t-il renouvel� l'air ?
Dans une heure. �a ne fera que prolonger l'agonie.
Voil� le Novo Sibursk.
Il doit �tre � 50 milles.
Il va arriver et ce sera fini. Dieu merci.
Recontactez le sous-marin.
Rien.
Retournez � votre poste.
Pas de r�ponse.
Si c'est ce qu'il veut...
Je reprends le contr�le.
En avant toute.
Cap sur le snorkel.
- Ce sont des hommes. - Les hommes r�pondent.
Assez loin de l'�trave pour �viter notre sonar.
Qu'est-ce que je porte au rapport ?
D�signez-le comme objet flottant non identifi�.
Dans l'int�r�t de l'exactitude journalistique...
notre navire passera sans danger au dessus du sous-marin.
Il ne le touchera pas.
En avant toute deux tiers.
Amenez-la sur tribord.
Buck, au contr�le.
Positionnez-vous � 2 000 m sur son arri�re.
Comment est le sonar ?
En marche.
Contr�leur de tir.
Tous dispositifs en contr�le automatique.
- Pr�ts � tirer. - Vous ne chassez pas la baleine.
- Vous allez trop loin. - Il a raison. Arr�tez cette folie.
Vous me trouvez toujours effrayant ?
Ils vont agir comme des b�tes qui d�fendent leur vie.
- C'est mon m�tier. - Non !
Arr�tez cette action ou vous le forcerez � se battre.
Vous croyez qu'il va tirer ?
A sa place je le ferais. Et vous aussi.
- Comment se pr�sente la cible ? - Avec un minimum de surface.
Merci.
Contr�leur de tir.
Armez l'ASROC no. 1.
- ASROC no. 1 arm�. - Vous �tes fou !
- Laissez �a tranquille. - Doucement, Ralston.
Tous les dispositifs en contr�le automatique. Engins arm�s pr�ts.
Restez tranquille.
- Engins arm�s pr�ts. - C'est de la d�mence !
Ne vous inqui�tez pas. Je ne tirerai pas le premier.
- Mais s'il fait feu, je fais feu. - Feu.
- Aviez-vous d�sarm� ? - Je ne sais pas.
A vos postes ! Stoppez les machines.
A vos postes !
Tout le monde !
Restez � vos postes de combat.
Restez � vos postes de combat.
Sonar.
On a essay� de d�sarmer mais on ignore...
Restez � l'�coute.
J'ai rep�r� la torpille. Elle a touch� d'assez pr�s.
Contact maintenu.
C'est dr�le. J'ai un �cho...
Sonar.
Gardez le contact.
Il y a... Oh, mon Dieu !
Torpilles !
A 2 000 m. Elles approchent.
A droite. En avant toute ! Dispositif de d�fense !
Torpilles � 130. Quatre espac�es.
Il a d� tirer d�s qu'il a entendu l'ASROC.
- Distance ? - 1 500. Arrivent tout droit.
1 300. Vitesse : 40. Approchent.
Vous avez une man�uvre d'�vasion ?
Vous en avez une ou non ?
Vous connaissiez ce risque ! Faites quelque chose !
800 m. Approchent.
Finlander !
R�pondez, bon Dieu !
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