All language subtitles for 1964 - Le Cocu Magnifique

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Original subtitles

Le Cocu Magnifique

Ça ne va pas.

Mais si, c'est bien.

C'est une lampe de bateau ! Si j'avais su, j'aurai mis un néon.

C'est plus joyeux quand même, non ?

Pas du tout, quand je vois une lanterne comme ça, j'ai le mal de mer.

Voilà Andrea !

Salut !

Salut, chérie !

Pas mal, hein ?

Pas mal, les jambes de ma femme dans la perspective.

Voudriez vous qu'elle fasse la Statue de la Liberté ?

N'importe quoi vaut mieux que regarder cette lampe.

Architecte, s'il vous plaît, ne dites pas ce genre de choses...

Maria a très bon goût, elle s'est mariée à moi après tout.

- Je vais te montrer les travaux. - Je te fais confiance.

Si je descends, je vais mettre les pieds dans la chaux vive.

Chérie, s'il te plaît, dépêche-toi, nous devons encore nous changer.

Et ma voiture ?

Je la ferai déposer plus tard chez vous.

- Très bien, à demain ! - À demain, Madame.

Je suis désolé de vous la voler.

Que puis-je y faire ? Mais quand même, Je n'investirais pas dans cette lampe...

J'en ai déjà six.

Les maçons ne peuvent rien faire. Jusqu'à ce que le charpentier ait fini...

Le charpentier attend pour l'électricien...

L'électricien attend que les maçons partent...

Et on ne pourra emménager que quand ils partiront tous...

c-a-d à peu près à l'âge de la retraite.

Mais non, ils ont livré le portail mais ils ne peuvent pas l'installer...

.. parce que le mur d'enceinte n'est pas monté et...

L'architecte dit que le rocking-chair chair fait bourgeois mais j'aime ça !

Il dit que je dois choisir entre le rocking-chair et lui.

Je lui ai dit qu'il m'énervait alors que le rocking-chair me calme.

- Andrea, tu m'écoutes ? - Hein ? Oui, bien sûr, j'écoute...

Qu'est-ce que je disais ?

Tu parlais de l'architecte, non ?

Tu as tout à fait raison, c'est ta maison, pas la sienne.

Tu crois que mon décolleté est trop profond ?

Non, il est parfait. Que tout le monde en profite, je ne suis pas égoïste.

Tu es jeune, contrairement à cette vieille baronne...

avec ce décolleté qui lui tombe sur les genoux.

Mais non ! Son décolleté est juste là où se trouve sa poitrine.

C'est ce que dis.

Elle ne te ressemble pas du tout, cette pauvre baronne...

Que ma femme est belle ! Une vraie déesse.

Heureusement que je n'ai pas encore mis le rouge à lèvres.

Malheureusement, tu es déjà habillée.

Et si on ne sortait pas ? Allons nous coucher.

Allons, ça suffit... Je suis déjà maquillée.

Andrea, allez...

C'est bien la peine de m'échauffer comme ça...

Reprenons...

Mesdames et messieurs, personne ne porte plus de chapeau en Italie.

Plus personne ne porte de chapeau...

Mais ils sont toujours d'une grande utilité.

Ils protègent du soleil, de la pluie et du froid.

Ils évitent la calvitie ou au pire permettent de la cacher.

On peut saluer avec ou se réserver un siège dans le train.

En bref, le chapeau protège l'homme et témoigne de sa personnalité.

Quand mon grand-père a créé les chapeaux Artusi en 1872...

le chapeau est devenu un symbole d'honneur et de style...

pour les hommes de tous âges.

Aujourd'hui, nous, les chapeliers italiens arrivont à produire...

en tournant à plein régime, une moyenne de 50 millions de chapeaux par an.

Tu m'avais promis d'envoyer une bouteille de Campari à mon mari.

Tu viendras me voir en prison ?

Pour les écouler, tous les hommes devraient en porter au moins 2...

Signora Anuzzi, la femme de Mariotti a encore changé sa couleur de cheveux ?

C'est vrai ! Vous savez que je l'ai vue, avec un jeune blond dans une voiture !

Vous savez ce qu'on fait des invendus ?

J'ai un ami qui a ramené du Texas un chapeau de cow-boy.

Rentré à Milan, il a lu l'étiquette intérieure : "Made In Italy".

Authentique. Il faut faire savoir que Richard Widmark, John Wayne...

ou Burt Lancaster importent leurs stetsons d'Italie.

J'ai terminé.

Quel beau discours ! Félicitations !

C'est la première fois que je ne me suis pas endormi à un discours du Club.

- Je t'ai vu bâiller. - Comme tout le monde.

L'histoire du Texas, j'ai adoré.

Merci Mr. Calice, c'était juste un peu de publicité.

Cher Andrea, félicitations !

Même si je ne suis pas convaincu, je ne porte toujours pas de chapeau.

C'est un tort, un médecin sans chapeau n'inspire pas confiance.

Bonsoir, félicitations ! Qu'est-il arrivé à votre frère ?

Il s'est coincé les doigts dans une porte de voiture.

C'est embêtant pour un médecin.

Il ne les a pas perdus, mais maintenant...

Attention, le cocu arrive...

Cher Mariotti, comment vas-tu ?

- Moi, je fais partie des 20%. - Ah oui ? Très bien.

Félicitations !

Mariotti est optimiste, il ignore que le pourcentage de cocus est plus élevé.

Bonsoir.

Ah, cher maire-adjoint !

Salut, Andrea !

J'espère que la commission s'est réuni ?

Pour ma clôture !

La Mairie a établi un permis de construire et je dois l'appliquer.

C'est juste un muret.

Si seulement ce muret ne mesurait pas 50 X 4 mètres...

Tu crois que je refais la Grande Muraille de Chine ?

En l'état, c'est sans espoir.

Mais si tu me soudoies... Qui sait.. On peut s'arranger...

Comme à l'école quand tu faisais mes devoirs contre mon déjeuner.

Allez, au revoir.

Et maintenant, on t'invite à dîner. Quelle arrogance !

- Ah, Artusi, c'est vous... - Un instant, ma chérie.

J'ai des reproches à vous faire...

A moi ? Qu'est-ce que j'ai fait ?

Rien du tout, vous allez m'aider à échapper à cet ennui.

Mon mari reste ici. C'est le président et il se sent obligé de rester.

Ce n'est pas mon genre de partir comme ça. On va où ?

A la maison si vous voulez. N'importe où sauf cette tombe.

Une femme devrait présider la réunion de temps en temps.

Discuter de ce qu'elle fait à la maison et comment elle passe son temps...

Ce serait encore mieux si c'était la femme du cocu.

Tu es méchant !

- Je peux te parler ? - Qu'y a-t-il ?

Cristiana nous invite chez eux.

- Elles a les jambes épaisses. - Mais son corps !

J'envie son amant, si elle en a un.

Un amant ? Avec ce mari ? Il n'y a aucune chance.

Tu as essayé ?

Moi ? Non mais je sais qu'elle dort en pyjama.

Tu l'imagines avec un autre homme ?

Mon mari croit que la culture est le produit de l'insomnie. Qu'en dites-vous ?

Il dort beaucoup ?

Suffisamment.

Allez, j'embarque ta femme.

Ramène-la-moi, Président. Je n'en ai qu'une.

On se voit à la maison.

Zut, j'ai oublié de payer l'inscription au registre. Je le ferai demain...

A quoi tu penses ?

Moi ? Je pensais à vous.

Vous en voulez une ?

- Merci. - Je vous l'allume.

Cristiana n'est pas mal du tout. Aucun défaut apparent.

Vraiment très sympathique.

Moi aussi je pensais à vous. Je vous observais.

On reconnaît la personnalité d'un homme à sa voiture.

Et que voyez-vous ?

La voiture est rapide mais pas le conducteur.

Elle me provoque là...

Vous faites erreur, je peux aller dangereusement vite moi aussi .

On est suivis ?

Oui peut-être..., laissez-le doubler.

D'accord.

C'est mieux ainsi, nous pouvons voir sans être vus.

Ah, vous aimez voir sans être vue ?

Nous n'avons aucune raison de nous cacher. A moins que...

A moins que ?

A moins que je me sois trompée. Peut-être que vous êtes un séducteur.

Pardon, vous n'êtes peut-être pas aussi ennuyeux que vous en avez l'air.

Bon Dieu, réagis ! Si je ne dis rien, elle me prendra pour un nigaud.

Je me demande bien comment vous jugez les hommes à leur voiture.

Pouvez-vous vous arrêter là ?

Ici ? Elle est folle ? D'accord, je m'arrête.

Nous sommes arrivés.

Quel dommage ! Juste quand vous commenciez à me faire la cour.

Je m'y remets quand vous voulez.

C'est une tapisserie flamande des Gobelin du 17e siècle.

Je l'ai acheté par hasard à Paris il y a 4 ans, sur un coup de chance.

Ce clavecin vient de Venise. J'ai payé moins de 2 millions, une broutille.

De quoi se constituer un joli patrimoine.

Si voulez faire des acquisitions pour la maison, je peux peut-être vous aider.

Les meubles anciens sont mon hobby.

Je pensais que c'était plutôt la présidence de clubs.

Vous les collectionnez aussi, non ?

Crédit de Brescia,Tourist Club, Rotary club, club de golf,

Club des Alpes... J'ai oublié quelque chose ?

N'en jetez plus. Vous n'avez pas idée de la charge de travail.

Souvent, je ne peux même pas refuser.

Comme tout dans cette ville, ça devient personnel.

Devant son mari, comme si de rien n'était.

De quoi parles-tu, chéri ?

De meubles anciens.

Enrico, je dois faire le service aussi ?

Quoi ?

- Vous m'aidez, Andrea ? - Avec plaisir !

Brisons la glace.

Donnez-moi un tablier et je suis votre serviteur.

Non, sérieusement, j'ai beaucoup de talents cachés.

- Vraiment ? - Mais oui.

- Je crains de vous décevoir. - Comment donc ?

Vous devez littéralement briser la glace.

Avec vous, ce sera un plaisir.

Qui c'est ?

Valeria, la bonne. 19 ans, robuste mais une hygiène discutable. Intéressé ?

Notre bonne a 40 ans.

Quelle momie ! Venez donc voir la nôtre.

Mais venez donc.

Pas mal, hein ?

Rustique mais tout est d'origine.

Dessous en chanvre.

Bas et jarretelles. Comme si elle était en deuil.

Et pas de soutien-gorge.

Vous allez la réveiller...

Ne craignez rien, elle dort comme une marmotte.

Qu'est-ce que vous en dites ?

Andrea ! Qu'est-ce qui vous prend ?

Non, pas comme ça. Une autre fois peut-être.

Vous m'avez provoqué...

Alors, je vais voir la bonne.

La dernière fois que nous avons dansé, c'était il y a 3 ans, à votre mariage.

Vous portiez une robe rouge.

Quelle mémoire ! C'était la dernière fois que j'ai dansé d'ailleurs.

Andrea n'aime pas ça.

Il a l'air de se débrouiller.

Alors ?

Où veux-tu aller demain ?

Je ne sais pas...

Allons à l'hôtel.

A l'hôtel ? Tu es folle, c'est dangereux. Quelqu'un pourrait nous voir.

Impossible, rassure-toi. À 10 km d'ici, le Grand Hôtel Impero. Aucun danger.

Viens à 5 heures précises.

Tâche d'être ponctuel.

Gare la voiture près de l'entrée de l'hôtel.

Il y a toujours des places disponibles.

S'il y a beaucoup de voitures on peut se garer de l'autre côté du bâtiment.

Seule la plaque d'immatriculation frontale sera alors visible.

Elle est plus difficile à lire.

Prend n'importe quelle chambre mais pas au 1er étage.

Le bureau du directeur est là. On pourrait tomber sur quelqu'un.

Laisse-moi une note avec le numéro de la chambre.

Remets la note au groom, il me l'apportera au salon de beauté.

L'ascenseur y descend directement. Je peux le prendre incognito.

Bonjour !

Désolé je suis déjà au lit... J'étais en avance, alors...

C'est pour toi, je ne voulais pas te faire perdre de temps.

D'habitude ce sont les hommes qui n'aiment pas perdre de temps.

Écoute, c'est moi qui ai brisé la glace hier. Aujourd'hui, c'est ton tour.

Tu m'aides ?

Tu ne me reconnais pas ?

Mais si, c'est la tenue de Valeria, la bonne.

C'est moi, la bonne.

Je suis Valeria.

Ah oui ? Et moi alors ?

Toi ? Tu es mon mari qui couche avec la bonne.

C'est ainsi ce que le Président s'amuse ?

Oh, non, il est sage, il n'a pas de fantasmes.

Le président rate beaucoup de choses.

Je vois ces simples dessous de chanvre, ces bas à jarretelle pour le deuil...

et pas de soutien-gorge, n'est-ce pas ?

Pas de soutien-gorge.

Non, n'allume pas la lumière, Maria Grazia.

Chéri, tu n'es pas à la maison et je ne suis pas ta femme.

Pourquoi, comment je t'ai appelé ?

Par le prénom de ta femme.

Mais ça serait pire dans le cas contraire.

Allô ? Pourriez-vous me passer le 22-4-37 svp ?

N'appelle jamais une femme par son nom. Il suffit de l'appeler "chérie".

Comme ça, tu es sûr de ne jamais te tromper. Allô, chéri ?

C'est mon mari... Non, Je ne suis pas encore prête. Dans une demi-heure, je pense...

D'accord ? Si tu es en retard, je t'attendrai.

Ne m'en veux pas pour ce que j'ai fait aujourd'hui...

Si c'est grave ? Oui, très grave...

Je me suis fait couper les cheveux, juste un peu. Tu verras bien.

D'accord, à plus tard. Au revoir, chéri.

C'est donc ça ton excuse, venir se faire couper les cheveux.

Il viendra aussi te chercher ?

Bien sûr ! C'est lui qui m'a déposée.

C'est normal qu'il vienne te chercher alors.

Tu te moques de moi ?

Non, mais je trouve incroyable que ton mari ne se doute de rien.

Un petit hôtel loin de la ville pour se faire coiffer...

Et alors, mon coiffeur a déménagé ici

et je l'ai suivi, comme d'autres clientes.

Au moins, tu es fidèle à ton coiffeur.

Les hommes ne soupçonnent que les femmes innocentes.

Et comme tu n'es pas innocente alors...

Il ne se doute de rien. Je fais ce qu'il me plaît et tout le monde est content.

Tu penses que je suis cynique, n'est-ce pas ?

Je ne suis pas ton mari. On est donc 3 à être contents maintenant.

Tu veux qu'on se revoit ?

Oui, bien sûr... demain ?

Chéri, je ne peux pas aller au salon tous les jours. Peut-être mercredi ?

Oui, Cristi...

Oui, chérie.

Bravo !

Qu'est-ce que tu fais ? Non...

Dis-moi, tu te couperas les cheveux plus souvent, hein ?

Le parfum de Cristiana... français en plus...

J'espère que ça va partir.

Et cette manie de faire des suçons...

Mais pourquoi, pourquoi ?

Ça ressemble à une irritation du rasage heureusement.

Quelle belle surprise. Je sais que votre femme n'a pas encore de chinchilla.

Exact ! Et moi j'ai remarqué que votre femme ne porte pas de chapeaux !

L’œil du professionnel, hein ?

Sauf que ton cadeau ne coûterait que 10 000 Lires, alors que...

Il vaut 1 million et je vous le vends 800 000. Une bonne affaire, non ?

C'est vrai mais j'aurais pu lui offrir 80 chapeaux avec ça.

- Il y a des toilettes ici ? - Oui, là.

Je voudrais me laver, j'ai mis les mains sous le capot...

Bien sûr, c'est à gauche, là.

Vous me cherchiez, Mr. Mariotti ?

Hé ! Oui, je t'ai appelé après le déjeuner. Notre télé est en panne.

J'y jetterai un œil demain.

Demain ! Ma femme est à la maison et on n'a pas de bonne.

Vas-y maintenant !

Si elle seule à la maison...

D'accord, mais je ne vous promets rien.

Allez va, fainéant ! Et travaille bien. Une journée sans TV, quelle idée !

Et encore, on en a 2. Une dans le salon et une dans la chambre.

La TV en panne est dans la chambre, bien sûr ?

- Comment le savez-vous ? - Oh, j'ai dit ça au hasard.

Un peu d'eau de toilette ?

Non, non... Je ne supporte déjà pas l'odeur du savon.

Ah, désolé...

- Bonsoir, Monsieur Artusi ! - Salut, Giovannino !

Elle est magnifique ! Mais pourquoi ? Tu es fou.

Pourquoi fou ? Il fallait bien fêter ça.

Fêter quoi ?

Eh bien... L'anniversaire ! Quel jour sommes-nous ?

- Le 12 juin. - Et on s'est mariés... ?

Le 2 février.

Et bien ça fait 2 ans, 4 mois et 10 jours qu'on est mariés.

Ce sont les noces d'aluminium ? Je ne suis pas vraiment sûre.

Tu n'aurais pas quelque chose à te faire pardonner ?

Non, mais quelle idée...

Me faire pardonner quoi ?

Je te fais un cadeau et c'est comme ça que tu me remercies.

Je ne comprends juste pas pourquoi aujourd'hui.

Peut-être parce que je me sens comme un mari chanceux aujourd'hui.

C'est logique, j'ai une épouse belle, jeune et fidèle.

Qui t'a dit que je te suis fidèle ?

Arrête, tu m'étrangles. Le dîner est prêt ?

Je pense, oui.

Alors dis à la bonne qu'elle le mangera seule.

- Mais comment ça ? - On sort dîner au restaurant.

Ensuite on ira danser, prendre un peu de bon temps.

Porte ta nouvelle étole et je mettrai mon costume bleu.

Et c'est toi qui m'invites.

Une soirée les yeux dans les yeux, comme un couple amoureux.

Mais nous sommes un couple amoureux, non ?

Sinon, on n'a qu'à faire semblant. Allez, dépêche toi !

Dans une minute, chéri !

Tu sais que j'ai toujours été amoureux de toi.

Que te dire ? Sois fort.

J’essaierai mais je suis toujours battu par mes concurrents.

Tu ne passes jamais me voir, tu as épousé ton Andrea.

Si jamais j'apprends que tu flirtes avec un autre...

Tu feras quoi ?

Je développerai un complexe d'infériorité.

Non pas un complexe d'infériorité, un retour à la raison plutôt.

Et ce bureau ?

J'espère avoir plus de chance en tant qu'antiquaire.

C'est un superbe bureau Louis XIII complet avec portes et tiroirs.

Exactement ce que tu voulais pour ta maison.

- Il est authentique ? - Oui comme mes sentiments pour toi.

Alors j'ai des doutes.

Non, il l'est vraiment. Si tu l'avais vu quand je l'ai trouvé.

Nous l'avons nettoyé et restauré, bien sûr.

Une pièce unique, je ne t'en aurais pas parlé sinon.

Non, laisse-moi faire.

Regarde, il y a même un tiroir secret.

Si tu veux cacher quelque chose à ton mari... comme mes lettres d'amour.

Que je n'ai jamais reçu, heureusement

Je ne t'ai jamais écrit ? Peut-être ma photo alors ?

Ça m'évitera de la porter contre mon cœur.

Tu sais que tu es très belle ?

Que demander de plus à une femme ?

- Et bien... - Et non...

- Non ? - Non...

J'oserais dire, confectionnés avec mysticisme.

Regardez Monseigneur, ce lustre !

- Regardez les ombres et les reflets. - Je vois, je vois...

Cette qualité a évidemment un prix.

C'est un classique que nous confectionnons depuis 1948.

Rien qu' à Rome, nous en vendons 5000 par an.

Je comprends mais une bordure plus étroite serait... plus joyeuse.

Pardon Monseigneur mais il ne s'agit pas de chapeaux de fêtes foraines.

Laissez-moi vous montrer... Voilà, comme ça.

C'est bien ce que je disais, c'est trop triste.

C'est peut-être dû à son visage...

Vous avez peut-être raison. Vous avez toutes les tailles ?

Bien sûr ! Tout est ici. Alors vous avez commandé...

150 de taille 55, c'est ça ? 120 des tailles 58 et 60 de la taille 59

Vous ne manquez pas d'étudiants.

Venez Monseigneur, je vous accompagne au bureau.

Dois-je payer maintenant ?

Il ne manquerait plus que ça. Si tous mes clients étaient comme vous.

Entrez, mettez-vous à l'aise. Vous représentez la banque du Paradis.

Merci.

Avant de convaincre un client d'acheter un chapeau,

tu dois déjà le convaincre de le porter.

Il nous faut une publicité efficace,

comme celles pour la bière, le cuir, les patates...

Pourquoi ne pas le suggérer à la Fédération ?

J'ai passé des années à parler et personne ne veut écouter.

On devrait peut-être trouver un slogan...

"L'homme est beau quand il porte un chapeau."

Pas ça mais une sorte d'accroche pour les masses. Oui ?

Le Père Angelini attend pour finaliser la commande.

J'arrive tout de suite.

Une campagne publicitaire, hein ? Pour moi, ça ne sert à rien.

Il faut des nouvelles idées originales.

Des suggestions ?

En 1934, qui a mis un fedora sur la tête de la statue du Duce ?

Toi et tu as fait 2 ans de prison.

Oui mais ton père a augmenté ses ventes de 30%.

- Bonjour Andrea. - Bonjour !

Tu sais ce que j'ai acheté aujourd'hui ?

- Le bureau de Gabriel. - De qui ?

De Gabriel, il est très beau. Le bureau, je veux dire.

J'espère bien, il ne manquerait plus que tu trouves Gabriel charmant.

Je ne l'apprécie guère. Tous ces compliments en t'embrassant les mains...

Console-toi, il ne te trouve pas sympathique non plus.

- Quel est ce parfum ? - Le savon de Gabriel.

Je me suis lavé les mains chez lui.

- Pourquoi ? - J'ai touché ces meubles poussiéreux.

Il y a des antiquaires plus sérieux, pourquoi lui ?

Tu ne le trouves pas sérieux ? Peut-être...

Il m'a fait la cour aujourd'hui.

Et tu l'a encouragé ?

Bravo ! On se demande comment tu as deviné.

Qu'est-ce que tu siffles ?

Aida. Acte III. Marche triomphale.

"Un vrai porc, ce Duke."

Je continue à écrire pendant 3 mois. Venir aujourd'hui ou demain...

Laissez-moi voir ma fille pour la dernière fois...

Si elle pouvait vivre 100 ans, la pauvre...

Comme ce verset est précis : des yeux qui ne voient pas...

un cœur qui ne sent pas.

Il a volé ma fille, sa dot...

- C'était ta première fois chez lui ? - Chez qui ?

- Chez Gabriel. - Oui, pourquoi ?

Simple curiosité.

Au fait, comment as-tu su pour ce bureau Louis XIII ?

C'est la femme du président qui m'en a parlé.

Cristiana ?

Comment la connais-tu ?

Au club, tu y étais aussi.

Ah, oui, c'est vrai...

Désolé, je regarde.

Tu n'en a pas marre ? Ça fait 3 épisodes, là.

Si tu n'aimes pas, on change. Il y a un documentaire.

"Nous voyons ces grandes cathédrales romaines à Viterbe. Comme San Juan Bosco..."

Si tu savais à quel point je me fous des cathédrales de Viterbo.

Rien d'autre que Viterbo ? Et Gosseto ? Ah la barbe !

Et voilà, Valeria et le jardinier sont aux courses.

Nous sommes seuls maintenant.

Qu'est-ce qui se passe ?

Pourquoi ?

Pardon mais tu m'appelles me disant que tu veux me voir immédiatement.

Je me plie en 4 pour tout organiser,

Tu es là depuis une demi-heure et tu ne me regardes même pas.

Je ne comprends pas. Qu'est-ce qu'il y a ?

Non rien, je pensais à ton mari et tu sais quoi ?

Cela semble impossible qu'il ne soit jamais rendu compte de rien.

Tu m'énerves à la fin. Je te dis que mon mari ne se doute de rien, point final.

Si c'était une seule fois, d'accord. Mais tout le temps ?

Tu peux me le dire maintenant, je ne suis pas ton premier.

Évitons la vulgarité, stp. Tu veux quoi au juste ? Je ne te plais pas ?

Mais non, pas du tout. Je dis juste que si ma femme me trompait...

je le saurais tout de suite ou j'aurais des soupçons au moins.

Tu as des soupçons ?

Oui... Non ! Non, non... Absolument hors de question !

C'est bien la preuve qu'elle m'est fidèle, non ?

Tu ne crois pas ?

Désolé mais penses-tu qu'une femme qui trompe son mari

peut faire semblant d'être amoureuse de lui ?

Inutile de faire semblant. Moi, je suis très amoureuse de mon mari.

Tu aimes ton mari ? Mais alors... pourquoi ?

Comme ça...

Si j'étais mariée avec toi, peut-être que je te tromperais avec lui.

Bah après tout, je n'ai pas à me plaindre de la situation.

Et par exemple, à part le coiffeur dans l'hôtel de banlieue,

tu as d'autres alibis pour ton mari ? Pour aujourd'hui par exemple ?

Un tailleur ? Une copine ? Ou antiquaire ?

Pourquoi tu te soucies de mon mari ? Tu t'inquiètes peut-être pour toi ?

Moi inquiet ? Quelle idée !

Je ne sais pas... Tu ne parles que de ça, je vais finir par me vexer.

Pour l'heure, tu es ici avec moi.

Tu n'aurais pas une musique plus joyeuse ?

Pourquoi ? C'est meilleur avec la musique de Vivaldi.

Arrête un peu, parlons plutôt.

Comment ça partie, sans laisser un mot ?

Non.

Tu ne sais dire que non, tu ne connais pas d'autres mots ?

Non !

Qu'est-ce que je disais...

Qu'est-ce que j'en sais moi ?

Il n'est jamais content. Pardonne-lui, Seigneur Jésus, Vierge Marie...

Saint Joseph, Sainte Anne...

Si Maria Grazia a jeté ça, c'est qu'elle l'avait.

Si elle l'avait, elle le connaît.

Si elle le connaît, c'est qu'elle y a été.

Non... Impossible.

Et pourtant...

Maria Grazia va à l'hôtel Impero !

Comme Cristiana...

J'exagère... Je la trompe, alors je la soupçonne aussi.

Bon j'ai trouvé le prospectus de cet hôtel... Qu'est-ce que ça prouve ?

Rien du tout.

Mon Dieu, qu'est-ce que je fais ?

Ouvre toi !

Tiens, ça c'est à part...

Pas de nom.

32-3-58.

32 - c'est la région de Mompiano.

Qui ça pourrait être ?

3,2,3,5,8.

Nom d'un chien... Allô ? Qui c'est ?

Allô, qui est à l'appareil ?

Non...

Bah, après tout...

32,3,5,8.

Au revoir, Giovannino !

Bonne nuit !

Mais si je connaissais la rue, je saurais qui y habite.

Le nom de famille de la personne ?

Mais c'est ce que je vous demande ! A vous de me le dire !

Andrea Artusi, votre femme est rentrée !

Salut !

Salut !

Pourquoi tu rentres si tard ?

Voyons si ce mari observateur peut deviner.

Je suis sûr que tu étais au salon de coiffure.

Probablement au nouvel hôtel Impero ?

Pourquoi ? C'est Alfredo mon coiffeur, tu le sais.

Mais alors, c'est quoi ça ?

Une publicité arrivée par courrier.

Par courrier ?

Oui, il y en a une pour toi aussi.

On peut les jeter, on a une maison, même deux. Pourquoi on irait à l'hôtel ?

Alors tu as deviné ? J'ai une surprise pour toi.

Ta dernière surprise, les 2 poissons en argent m'a coûtée 400 000 Lires

Je n'ai rien dépensé cette fois-ci. Regarde plutôt.

Non !

On peut enfin construire le mur d'enceinte.

Impossible !

Aucune limite !

Mais c'est une blague, ça fait 1 an et demi qu'on attend !

Tu as entendu l'adjoint ? Je le connais depuis l'école primaire

"Non, c'est illégal !" mais tu arrives et...

Tu sais bien que les jolies femmes obtiennent tout ce qu'elles veulent.

Oui et tu devrais savoir que les maris des jolies femmes détestent...

passer pour des imbéciles.

Quoi ? Je pensais que tu serais content !

Non ! Je ne suis pas content.

Tu es bizarre, tu de la fièvre ?

Non, ne t'inquiète pas. Je vais bien, très bien même !

En fait, ça ne va pas du tout, voilà !

Je ne peux pas...

Je ne peux pas...

Tu ne peux pas quoi ?

Et toi alors ?

Allez, réponds-moi. Je t'ai posé une question, tu dois me répondre.

Ça veut dire quoi "Je ne peux pas ?

Les tonneaux...

Quoi ? Je n'ai pas compris.

Décharger les tonneaux...

Les tonneaux ? Quels tonneaux ?

Allez, dis-moi qui doit décharger les tonneaux ?

Dis-le à ton mari chéri.

Tu as rencontré un vigneron ?

Chérie, dis-moi ce que tu voulais dire.

Décharger les tonneaux pourrait signifier soulager ta conscience ?

Elle ne parle pas quand elle dort sur le côté gauche.

Et si les femmes ne parlaient en dormant que du côté droit ?

Mon...mon...mon...

Oui, oui, ma chérie...

Mais au fait...

"Mon, mon, mon", c'est pour moi ou pour le vigneron ?

48...

Tu as vu ça ? Aujourd'hui, elle a conduit 48 kilomètres.

Pour aller chez un marchand de tapis.

Disons qu'il est à 3 km, 3+3 = 6. Si elle y est allée 2 fois, ça fait 12 km.

Il reste 36 km, elle est allée faire quoi, hein ?

C'est pour la signature.

Merci.

Où est-elle allée ?

Andrea, n'insiste pas. Je te l'ai dit 1000 fois...

je ne suivrai pas ta femme, compris ? D'abord, c'est répugnant.

Ensuite, c'est absurde ! Tu es fou !

Tu n'as qu'à la suivre, toi. Pigé ?

Bon, n'en parlons plus.

Mais un mari a le droit de savoir où va sa femme, non ?

Bon sang ! La seule faveur que je te demande en 38 ans.

Ah bon, la première ?

Ça fait 38 ans que je te fais des faveurs !

On était encore en culottes courtes.

Tu avais volé 5 Lires dans la caisse du magasin.

Je t'ai attrapé et tu m'as supplié de ne pas le dire à ton père.

Voleur...

Bon, ça suffit maintenant !

Au fait, demain on fera un contrôle de caisse.

Quoi ?

J'ai dit demain, on fera un contrôle de caisse.

- Demain ? - Oui.

Pourquoi demain ? On est dimanche.

Ouais, et alors ?

J'ai un tournoi de pétanque, demain.

Peu importe, j'ai décidé qu'il n'y aurait plus de favoritisme ici.

C'est du chantage ?

Tu crois que c'est facile à demander, Bellisario ? Mets-toi à ma place...

Attendez, arrêtez-moi là...

- Excusez-moi, je cherche... - Je ne sais pas !

Il est pressé...

- Monsieur, monsieur ! - Bonjour.

- Vous avez une contravention. - Désolé, je suis pressé.

- C'est combien ? - 1000 Lires

1000 Lires si vous arrêtez de courir.

Elle est dans une librairie depuis 30 minutes, elle y est toujours.

Non, je vois tout d'ici, ne t'inquiète pas.

Mais si, elle fait juste ses courses, elle n'a parlé à personne.

Tu comprends ? Je fais quoi maintenant ?

Si elle ne sort pas, je passe la nuit ici ?

La librairie finira bien par fermer, non ?

Oui, sinon rien à signaler ?

Elle n'a vraiment rencontré personne, sûr ?

Andrea, je suis rentrée.

Elle vient de rentrer, imbécile...

Maria Grazia, tu as acheté un livre ?

- Comment ? - Tu as des livres ?

Non, j'étais au supermarché.

Tu sais qui j'y ai rencontré ? Peppino, le fils de l'avocat.

J'ai vu aussi le fils de Caterina, tu sais, notre ancienne bonne ?

C'est un beau jeune homme, je l'ai à peine reconnu.

- Tu fais quoi avec ça ? - Je croyais que c'était un livre.

Il m'a même offert pour une glace.

Une journée pleine de rencontres, dis-donc.

Pas tout mais tu sais qui j'ai vu plusieurs fois ?

- Qui ? - Bellisario.

Pardon mais c'est un imbécile.

Il a passé au moins 20 minutes devant une librairie.

Il a failli se faire renverser plusieurs fois.

Il s'est même pris une amende pour être passé au rouge.

Je l'ai suivi pendant 30 minutes et il n'a rien vu.

Et tu trouves ça drôle ? Je vais le virer, oui !

Il est vieux et fatigué maintenant, autant qu'il prenne sa retraite.

J'ai bien fait de la suivre...

Garni de dentelle de Valencienne, roses et rubans.

Robe en coton "Baby Doll Monastery" garni d'une belle dentelle.

Voici 2 autres créations de la série "Nostalgie" avec Jolly et Lorelei.

Jolly est fait de nylon saphir...

et de manches garnies de dentelle de Calais.

Andrea, que se passe-t-il ?

- Comment ? - Qu'est-ce que tu fais ici ?

Je passais par hasard dans le coin. Madame...

Tu sais que tu es le seul homme ici ?

Mais non, il y en a 2 autres là. je pensais peut-être faire une découverte.

- Tu as déjà fait ton choix ? - Non.

Pas mal, ça.

Voici une robe vert d'eau avec décolleté profond...

et dentelles incrustées.

Ça aurait été adorable...

Quoi donc ?

Si tu m'avais suivie à l'hôtel.

Ce n'est pas mon genre...

Quand tu aimes quelqu'un c'est normal d'être jaloux.

Pourquoi ? J'ai des raisons d'être jaloux ?

Mais non, pas du tout.

Mais tu sais que je suis moins jalouse que toi.

- Il n'y a pas de raisons. - Je n'en sais rien.

Tu ne vas plus à l'usine depuis quelques jours. Tu sors dès que je suis sortie.

Quand j'appelle, Bellisario me dit que tu es parti et il ne sait pas où.

Je ne suis pas obligé de tout lui dire.

Bien sûr, mais je suis ta femme, pas Bellisario.

J'ai tant à faire, je quitte l'usine parce que...

Je ne veux rien savoir.

J'ai confiance en toi, Andrea. Toi, tu as confiance en Maria Grazia ?

Oui, oui.

En fait, je ne te fais pas confiance.

On n'a plus de glace.

Je sers le whisky sec alors ?

C'est ça ou ils boiront de la limonade.

Moi, je m'en fiche.

Je demanderai au docteur Mario si boire du whisky est un péché.

Un scotch, svp.

Bois plutôt dans mon verre, tu liras mes pensées.

- Je les connais déjà. - Ah oui, et ça te plaît ?

Pas très original.

On dirait que les hommes ne peuvent pas penser à autre chose.

Asseyons-nous.

C'est la foule là-dedans. Regarde un peu le château du chapelier.

Ce n'est pas grâce à moi,

le dernier chapeau que j'ai eu était un bonnet de bain.

J'ai des chaises napolitaines du du XVIIle siècle pour le jardin.

Que diriez-vous d'un tremplin du XVIle siècle pour la piscine ?

Je voulais de fausses ruines romaines,

mais j'ai mis des plantes rampantes pour briser le rythme de la façade.

Prends un verre pour oublier.

Félicitations, tout ici est d'un goût parfait.

C'est la touche de Maria Grazia, évidemment.

Que sait-il de la touche de Maria Grazia ?

Bonsoir ! Comment ça va ?

Bien, merci beaucoup.

Elle aurait pu couvrir ses jambes, non ?

Allez, rabats cette robe un peu.

Je dormirais plus tranquille avec une femme comme ça.

Bonsoir,

Bonsoir,

Bonjour.

Bonsoir.

Il cherche quoi lui ?

Tu veux mes jumelles ?

Même les Mariotti l'ont remarqué ! Ils semblent aimer la vue.

Maria Grazia est resplendissante. Elle est d'une grande beauté ce soir.

Belle et honnête, tu pourrais...

Oui, je sais, je pourrais m'en inspirer.

On parlait justement de ta femme.

Elle a toutes les qualités, si seulement Wanda pouvait s'en inspirer.

Vous avez bien vu ?

Bien vu quoi ?

Bien vu toute la maison ? Ça vous plaît ?

Le jardin, la piscine... Je vois que vous aimez les femmes aussi.

Vous êtes déjà allé à Paris ?

Non.

Non ? Vous devriez, ça vous plaira sûrement...

Chez nous, on se tord le cou pour apercevoir une jambe ici mais à Paris...

les femmes sont complètement nues dans la rue.

Allez à Paris...

Je pense que c'est un pas si évident après infidélité...

- Mesdames. - Bonsoir.

Alors, on s'amuse ?

Gabriel vient de nous raconter une très bonne blague.

Si tu la connais Andrea, raconte-la.

Non, je raconte mal les blagues.

Deux amis se croisent : "Tu sais, j'ai vu ta femme hier..."

On a ri, on a tellement ri qu'on est tombés du lit."

Désolé mais je ne trouve pas ça drôle.

Moi, ça me fait rire.

- Êtes-vous êtes marié ? - Non.

Et bien, c'est un blague qui ne fait rire que les célibataires.

- Et votre promesse, Madame ? - Ah oui, professeur.

Désolé mais on nous a promis une visite à l'étage.

Qui d'autre veut venir ? Monsieur Calise ou l'adjoint au Maire ?

Il manque tellement de choses... Dans la chambre, il n'y a que le lit.

C'est le plus important, non ?

- Je vous en prie. - Merci.

C'est plus joli dans l'escalier et ce n'est pas si cher.

Venez voir vous-mêmes, vous m'écoutez ?

Je vous parlais de tapis imprimés d'animaux.

Ah, oui. Je ne suis pas un grand fan de tapis.

Ce sont des nids à poussière, on peux trébucher dessus.

Ma cousine s'est cassé la jambe comme ça.

Et alors, c'est une veillée funèbre ou une crémaillère ?

Andrea, Maria Grazia s'est mariée avec toi parce que tu es marrant !

Moi marrant ? Il y a erreur sur la personne.

Lili, arrête avec le piano !

C'est vrai, faisons plutôt un jeu.

- Le jeu de la vérité ? - Non, ça finit toujours mal.

"Le facteur " ?

"Le citron", vous connaissez ?

Un citron, 2 citrons, demi-citron. C'est très drôle !

C'est un nouveau jeu ?

Il faut se presser avec le citron ?

J'ai un autre jeu à vous proposer... Ah, il est là.

Je l'ai amené exprès et je l'ai presque oublié.

C'est quoi ?

Une simple amende. Voici une question facile pour Andrea.

Que faisais-tu le 24 mars à 9 heures du soir...

stationné à via Murro del Castello ?

Un homme via Murro del Castello ?

Maria Grazia, on te doit une explication.

Très bien, on joue au tribunal. Qu'est-ce que tu faisais là-bas ?

Je ne suis jamais allé là-bas.

L'accusé nie tout, évidemment.

J'assurerai la défense d'Andrea.

Ce n'est pas ma voiture.

Comment ça ? Elle est enregistrée à ton nom.

Oui, c'est la Fiat 600, celle de Maria Grazia.

C'est la tienne.

La voiture oui mais pas l'amende.

Je n'irais jamais là-bas de jour alors de nuit...

Trop facile, il y a quand même bien une contravention.

Mon client est innocent !

Dis-nous tout, Maria Grazia.

Oui tiens, dis-nous tout. Ce n'est qu'un jeu, non ?

Je suis curieux de savoir aussi.

Andrea, tu plaisantes ?A 21h, ça ne peut pas être moi.

Regarde Andrea comme le procureur est bon.

Un instant, qui est son avocat ?

Moi, je défends le mari, je peux défendre sa femme aussi.

Dans ce cas, je serai le greffier.

- Ces dames seront le jury. - Parfait.

Greffier, veuillez lire, svp.

24 mars 1964, via Murro del Castello, Madame Artusi...

Assez ! Assez avec cette bouffonnerie ! C'est quoi ce jeu stupide ?

On s'est sans doute trompé, je vais annuler l'amende.

Pourquoi ? Je paie toujours les amendes.

Andrea, qu'est-ce qui te prend ?

Silence !

Ce n'est qu'un jeu.

C'est un jeu stupide ! Je n'aime pas ça ! Compris ?

D'accord je suis mauvais joueur, mais svp, passons à autre chose.

Jouons plutôt au "Citron". 1 citron, 2 citrons...

Allez un petit verre et on oublie tout, hein ?

Non merci, il est se fait tard. Bonsoir.

Désolé...

Il vaudrait mieux qu'on parte...

- Vous partez déjà ? - Et oui, il se fait tard.

On se fait parfois des blagues idiotes entre époux et épouses...

Ce n'était vraiment rien, inutile d'en faire une histoire...

C'est moi, je n'ai pas compris le jeu...

Juste un malentendu, ça arrive à tout le monde, non ?

Vous ne trouvez pas que votre mari a une tête de tricheur ?

Bonne soirée.

Mais pourquoi tout le monde part ? On commence juste à s'amuser.

Silence, Je t'expliquerai plus tard...

J'avais proposé de jouer au "Citron" mais personne ne m'écoute jamais.

"Inspire-toi de Maria Grazia..." tu parles d'un exemple à suivre !

A côté de toi, tout le monde est un exemple à suivre, allez vas...

Elle est bien bête, elle aurait dû dire qu'elle avait un pneu crevé...

au lieu de tout nier.

Si j'avais su que ça finirait comme ça...

On ne parle pas de cornes dans la maison du cocu...

Tu penses vraiment que Maria Grazia...?

Je ne pense rien du tout. Mais une femme seule, la nuit, dans cette rue...

C'est vrai qu'elle a soudainement changé de visage...

Et lui qui est parti au quart de tour...

Le pauvre, peut-être qu'il ne sait pas tout.

Vous poussez pas un peu là ? J'ai entièrement confiance en elle.

On ne peut plus faire confiance à personne.

De nos jours, seules nos mères sont honnêtes.

Et pourtant il y a plein de fils de putes.

Tu as dit quelque chose ?

Moi ? Rien.

Évidemment, tu n'as rien à dire.

Moi, non.

Eh bien, moi si. J'ai beaucoup, beaucoup de choses à dire...

Je n'ai qu'une chose à dire !

Je ne savais pas que j'avais épousé un fou irresponsable !

Un fou irresponsable ? C'est un peu court comme excuse !

Tu ne t'es pas trop défendue devant tout ces gens.

- Me défendre de quoi ? - Tu le sais...

Ils plaisantaient et tu as perdu la tête !

Dans l'autre maison, je laissais la voiture dans le garage de l'usine.

Pas plus tard que 20h.

Alors c'était une voiture fantôme qui a eu une amende ?

Autre chose, je ne suis pas un naïf

qui ignore ce qu'il se passe dans les hôtels l'après-midi.

Je sais très bien de quoi vous êtes capables !

Je ne vois pas ce que tu veux dire.

Tu vois très bien ce que je veux dire !

Je ne rejette aucune idée par principe !

Je n'arrive pas à y croire ! Quelque chose a dû t'arriver !

Et si c'était le cas, à qui la faute ?

A qui ?

Ne crie pas !

Il n'y a qu'une seule personne ici qui a le droit de crier ! C'est moi !

Arrêtez d’aller et venir comme ça !

Bah, à quoi bon crier... Tu nies tout, même l'évidence.

C'est de ma faute, je te donne trop de liberté.

Ils ont tout compris en Orient, leurs femmes enfermées...

gardées par des eunuques.

Si tu cherches les ciseaux, ils sont dans le tiroir du bureau !

Je vais ouvrir le portail.

Non, je prends la Fiat, elle ne sait pas conduire l'Alfa...

Merde, c'est quoi ces clés...

Dit-moi, tu as une petite amie ?

Non monsieur.

Mais tu aimes les filles ?

Bien sûr que oui...

Tu aimes plutôt les femmes de chambre ou les vraies dames ?

Les vraies dames, ce n'est pas pour moi.

Certaines ne résisteraient pas, tu sais ?

Dans ce cas, un homme est un homme, non ?

C'est bien vrai, tu es un petit futé toi !

Merci, Monsieur.

Demain je le vire.

Très bien, ne vous inquiétez pas Madame.

Salut, Mariotti.

Bonjour.

Tu ne m'en veux pas pour hier soir ?

N'en parlons plus, c'est oublié.

J'ai pensé à ton conseil, je voudrais acheter un tapis.

Il n'y a pas que moi, tu changes d'avis aussi.

Non, je veux juste acheter un cadeau pour ma femme.

J'ai fait une crise de nerf et je dois me faire pardonner.

Je te comprends... Regarde comme ça ferait un beau tapis.

C'est beau, très beau.

Pour dissiper tout malentendu...

à propos de la scène d'hier soir.

Tu sais comment les gens déblatèrent sur tout...

Toi, tu as entendu des choses quand tu es parti ?

Non, on était un peu derrière avec ma femme.

Mais tu n'as rien entendu ? Ce n'est pas que ça m'intéresse...

Ne t’inquiètes pas. Quand on a une belle jeune femme, une belle maison...

et que les affaires marchent bien, on peut accepter quelques ragots.

Si tu savais ce que les gens disent de moi...

Quand il y a une raison, c'est compréhensible.

Non, je ne dis pas que c'est normal de parler de Maria Grazia.

Non, pour ma femme, j'en mettrais ma main au feu, sérieux.

Aucun doute.

Cependant, tu ne peux jamais être sûr à 100%, pas vrai ?

Tu as toujours un petit doute.

Oui, bien sûr mais pour autant...

Pour autant ?

Dans certains cas, la certitude vaut mieux que le doute.

Comment peut-on être sûr de la fidélité de sa femme ?

Oui, c'est dur, il vaut mieux être sûr de son infidélité.

- Vraiment ? - Mais oui.

Oui la certitude est préférable au doute, du moins c'est mon avis.

Pendant la guerre, je travaillais au district.

C'est moi qui devais annoncer les mauvaises nouvelles aux familles.

Les parents des décédés finissaient par accepter.

Mais pour les parents des disparus, c'était le doute, l'espérance...

Certains espèrent encore, même après 20 ans. Ils attendent toujours.

Je crois que je comprends...

Tu as raison mais cela ne me concerne pas. Je n'ai aucun doute sur ma femme.

C'est mieux comme ça, non ?

Bon et pour le tapis ?

Réfléchis bien. Et si quelqu'un trébuche dessus ? Comme ta cousine...

Bonjour.

Ouah, sacrée poupée !

Hé petite ! Viens ici me faire un câlin !

Signore Andrea, il n'y avait plus de brioches, j'ai pris des croissants.

Donne ça à ton père ! Va t'en, je ne veux pas de café !

Allô ?

Allô ? Allô ?

Je suis sûr que c'est lui. Il vérifie si je suis à la maison. Mais pourquoi ?

Je ne lui ai donné aucune raison.

C'est terrible de supporter la jalousie d'un mari sans le plaisir de le tromper.

Je déteste quand tu dis ça ! Il n'y a aucun plaisir à tromper.

- Tu as essayé ? - Non.

Tu devrais essayer.

C'est injuste, il sait bien que je ne sais pas mentir.

Tu ne sais, tu n'as jamais eu à le faire.

Les gens qui ne savent pas nager apprennent quand on les jette à l'eau.

Moi, je me noierais.

Je pensais comme toi avant. Maintenant, je pourrais traverser la Manche !

Monsieur Andrea, à quelle heure dois-je servir le dîner ?

Quand tu veux, je m'en fiche.

Je m'en fiche aussi.

Que dois-je servir ?

Comment je le saurais ? Demande à Madame.

Je n'ai pas faim, demande à Monsieur.

Je peux aller manger au restaurant.

Madame ne répond pas. Mais il semble qu'elle pense...

que vous pouvez aller vous étouffer ou vous voulez !

Saloperie !

Elle est passée où ?

Monsieur Andrea, ce n'est pas cuit, je viens de les mettre.

Mais non, elles sont "al dente".

Attendez, je vais chercher un plat. Vous avez salé ?

C'est bon je le ferai.

Monsieur Andrea, voilà le...

Mais il est tôt, seulement 7 heures.

Je suis désolé chérie mais je dois vraiment y aller.

Promets-moi de revenir vite. Mon mari n'est presque jamais à la maison.

Et j'ai tant besoin de compagnie.

Oui, je comprends que tu traverses une mauvais passe.

On se verra plus souvent, promis.

Je vous présente mon mari.

Enchantée, Monsieur Artusi.

Enchanté, Mon Père...

Madame, quelqu'un au téléphone pour vous !

Qui c'est ?

Je n'ai pas compris le nom...

Tenez.

Salut, ça va ? Moi rien... Et toi, raconte-moi.

Mais ça va rentrer oui ! Enfin...

Je t'assure que c'est très facile. C'est entre le surf et le Tamouré.

Je te montrerai quand je te verrai.

Pas dans l'immédiat alors.

Pourquoi ?

Je n'y comprends rien.. La certitude, la preuve mathématique...

Tu peux essayer de calculer tout ce que tu veux mais c'est inutile.

Pourquoi ?

Comment ça, pourquoi ? Tu es crétin ou quoi ?

Imagine, j'accepte ton offre débile.

Je viens chez toi et je commence à courtiser Maria Grazia...

Option 1: Maria Grazia me rejette. Qu'est-ce que tu découvres ?

Rien ! Elle peut me rejeter et coucher avec le prochain facteur.

qui apporte un télégramme.

Soit. Et dans le cas contraire ? Si elle couche avec toi ?

Tu crois vraiment que je vais t'en parler ?

Si ça arrivait, je ne dirai rien.

Bravo ! Ça c'est un ami ! Tu pourrais vraiment me faire ça ?

C'est toi qui m'en parles !

Bon, et toi ça va ?

Très bien, merci.

Et ta femme ?

En vacances en montagne.

Seule ?

Oui, seule. J'ai confiance en ma femme.

Je vais le faire.

Bon voyage, Monsieur.

Arrêtez-vous ici.

Vous avez oublié quelque chose ?

Non, nous sommes arrivés. Tenez.

Merci.

Puis il me dit :"Tu n'aimes pas danser ? Tu veux faire un tour ?"

Et toi, idiote, tu y vas.

Oui et alors ? Ça fait 2 mois qu'il me court après.

Mais Rosetta disais... Qu'est-ce qu'il y a ?

Dire que j'ai même prié la Vierge parce qu'il allait prendre l'avion.

Madame, vous partez ?

Oui, je sors.

Vous revenez quand ?

Je n'en sais rien, va te coucher. Je ne reviendrai peut-être que demain.

Encore cette clé, c'est pas possible !

Ne perdez pas cette voiture de vue.

Où va t-on ?

Via Murro del Castello.

- Tenez. - Merci.

Andrea, arrêtons maintenant, je n'en peux plus.

Où est-ce que tu vas ?

Je n'en sais rien.

Tu le savais quand tu es parti !

Non, quand j'ai vu que tu n'étais pas parti,

j'étais folle de rage et j'ai voulu me venger.

Je savais que tu me suivrais.

C'est un peu simple, ma chère. Tu cherches encore à m'embobiner.

Non mais tu nous vois faire ? Pourquoi ne pas trouver une solution ?

Très bien ! Tu crois que ça me plaît ? Tout dépend de toi.

Je suis prêt à te pardonner et à oublier.

On repart à zéro. Mais je veux la vérité, tu comprends ?

Avoue et j'arrête tout ça.

Andrea, je ne suis pas parfaite mais une chose est sûre...

si un jour je tombe amoureuse, tu seras le premier à le savoir.

J'aurais le courage de te le dire.

Tu crois qu'on peut tromper son mari et rentrer à la maison comme ça ?

Oui, je le pense. Si je mettais à crier maintenant :

"Attention ! Votre mari arrive !" la moitié de ces voitures partiraient !

Pas moi ! Je t'attendrais pour te dire la vérité.

Alors dis-moi ! Parle !

Bon je suis malade, d'accord ! Mais si je suis malade,

Pourquoi n'essayes tu pas de me guérir ? Pourquoi ?

Doucement, Andrea !

J'ai des doutes et ça me rend dingue !

Je dois absolument savoir la vérité !

Ralentis !

Même les non-croyants savent que la confession soulage de la culpabilité.

Tu es croyante et tu confesses tes péchés...

au docteur Marion qui s'en fiche !

Ne conduis pas comme ça, j'ai peur !

Alors parle ! Avec qui m'as-tu trompé ?

On va s'écraser !

Peu importe, comme ça on meurt tous les 2 ! Je veux la vérité !

Quelle vérité ?

La vérité !

Attention ! Le mur !

Sois courageuse et dis-le-moi ! Avec qui ?

Personne !

Allez...

Dis-moi la vérité ! Dis-moi ! Dis-moi que tu me trompes !

Dis-le moi !

Oui, oui, je te trompe...

Avec qui ?

La charrette !

Au diable !

Je veux savoir avec qui !

Avec Gabriel.

Je t'en supplie, arrête la voiture !

Donc c'est vrai.

Quoi ?

Tu m'as trompé avec Gabriel.

Oui, c'est la vérité.

Tu vois, c'était pas compliqué.

Maintenant je peux en parler, chercher à comprendre.

C'est bête mais je me sens comme soulagé d'un poids.

Quand un aveugle retrouve la vue, peu importe ce qu'il voit.

On peut tout accepter, même la mort.

Les disparus, on les attend toujours.

La vérité est la réponse à tout.

Je ne dis pas que je suis content mais je ne souffre plus.

Ce qui est fait est fait. N'en parlons plus.

Maintenant que je sais, tout est plus simple.

Je suis calme,

je me sens en paix.

Mais avec Gabriel, avec lui ? N'importe qui sauf lui !

Mais avec cet enfoiré ?

C'est pas possible !

Ça t’arrange, hein ?

Tu es la maîtresse de Gabriel et moi je fais quoi ? Je vous donne l'absolution ?

Je viens vous border et vous chanter une berceuse ?

Non, très chère ! Peut-être que l'église peut te pardonner mais pas moi !

Parce que je vais te tuer !

Assez ! Je t'ai menti !

Je vais vous tuer tous les deux ! Cette crapule et toi ! Reviens là !

Maria Grazia !

C'est ça, casse-toi !

Non, non...

Non !

Maria Grazia ! Maria Grazia !

- Que s'est-il passé ? - Laisse-moi !

Maria Grazia !

Je lui ai dit pour le calmer.

Mais enfin, tu dis à ton mari que tu as un amant...

tu inventes une liaison et tu t'attends à ce qu'il se calme ?

Je voulais éviter le pire. Il était fou furieux.

Peut-être mais ça ne l'a pas calmé. Qu'en penses-tu, Palmira ?

Je ne comprends rien à ces saletés.

J'ai dit ça pour le calmer, autrement il m'aurait sûrement tuée.

J'en suis sûre.

Ma chérie, ne te mets pas dans ces états. Dors ici et on verra demain.

La pauvre...

Mais je sais qui est responsable !

C'est toi, Pancaldi !

Je sais que tu te caches là-dedans. Sors, maudit fasciste !

Palmira !

Palmira !

Tu ne veux pas faire un café pour Madame ?

Oui, tu as raison... Ou une camomille plutôt ?

Oui, c'est mieux. Elle a besoin de se calmer et tu lui proposes un café.

Ne t’inquiète pas, ce n'est rien.

Quand on change de sujet, elle redevient normale.

Désolée, Andrea ne m'a rien dit.

Il ne le sait pas.

Les rares fois où il vient, elle est bien.

D'habitude, elle agit normalement.

Depuis quand est-elle comme ça ?

Elle n'a jamais pu avoir d'enfant et après la 4ème fausse couche...

Ce Pancaldi dont elle parle était médecin à la maternité.

Que pouvait-il y faire ? Depuis, quoi qu'il arrive, c'est de sa faute.

Elle menace, jure, crache...

Tu aurais dû l'entendre quand le Pape est mort.

J'ai dû vendre la télé parce qu'elle se disputait avec les présentateurs.

Je suis désolé, si j'avais su...

Mais non, ne t’inquiète pas, tu as bien fait de venir ici.

Je suis avec toi. J'aime bien Andrea mais je ne le comprends pas.

Peut-être parce que pour les gens comme moi...

la jalousie est un luxe pour ceux qui ont l'argent et la santé.

Qui c'est à cette heure ?

Allô ?

C'est toi, Annina ?

Non !

Non, pourquoi on devrait venir ?

Quand ? Bon, on arrive de suite...

Laissez-le se reposer, je ferai une autre injection dans 2 heures.

Y a-t-il un risque de complications, docteur ?

Il a eu son compte de complications, je crois.

La fracture n'est pas grave, c'est son état nerveux qui m'inquiète.

Ceci dit, vous n'avez pas l'air tranquille vous-même.

Si j'avais 20 ans de plus, je vous corrigerais comme des gamins.

Ce rocking-chair me calme les nerfs, il agit comme un tranquillisant.

Voulez-vous un verre, docteur ?

Non, non, merci.

Je ne suis pas de très bonne compagnie, voulez-vous un journal, une revue ?

Merci, non.

Mais qu'est-ce que je vais faire ?

Allons, allons, calmez-vous...

Je comprends Andrea.

Si j'avais une femme comme vous, je serais jaloux aussi.

Toutes les crises finissent par passer, quelques jours et ce sera fini.

Tout est déjà fini, on ne peux pas s'aimer dans la méfiance.

Pas plus qu'on ne peut aimer un inconnu.

Andrea n'est plus l'homme que j'ai épousé, je ne le reconnais plus.

Vous savez jusqu'où il est allé ?

Il a demandé à un ami de me séduire pour me tester.

Pourquoi je dis tout ça ?

Logique, vous en parleriez à n'importe qui, vous avez besoin d'en parler.

Vous avez peut-être raison. Mais c'est la première fois que je...

Non, rien... Désolée...

Vous ne deviez pas m'offrir un verre ?

Vous avez refusé.

Maintenant j'accepte.

Que puis-je vous offrir ? Il n'y a plus rien à boire.

Gabriel, c'est toi ? Je n'arrive pas à te joindre.

J'essaie de t'appeler depuis 10 jours. Où étais-tu passé ?

Je suis revenu de Londres ce matin.

J'ai entendu parler de l'accident. Tu ne serais pas veuve, par hasard ?

Ne plaisante pas, il est arrivé quelque chose de grave.

Je crois que j'ai fait une bêtise, une grosse bêtise.

Je n'ai jamais eu aussi peur de ma vie. Il n'était plus lui-même.

On a failli rentrer dans un arbre et je lui ai dit... Tu comprends ?

Non, je ne comprends pas. Qu'est-ce que tu lui as dit ?

Je lui ai dit ton nom. C'est le premier qui m'est venu à l'esprit.

En fait, j'ai menti. Je lui ai dit que je l'avais trompé...

avec toi.

Avec moi ?

Tu l'as trompé avec moi ? Mais comment est-ce possible ?

Il va être fou de rage, tu as pensé à ça ?

Merci d'avoir pensé à moi ! Je m'en serais bien passé...

Je sais, tu as raison, mais que devais-je faire ?

Non, dis-moi toi ce que je dois faire maintenant.

J'aurais compris s'il y avait eu quoi que se soit.

Mais je ne t'ai pas même effleurée.

Arrange-toi au moins pour que ton mari ne m'assassine pas.

Ce n'est pas vrai, alors...

C'est vrai que ce n'est pas vrai.

Et que je suis un abruti.

Gabriel je t'en prie, ne complique pas les choses.

Mais oui bien sûr, tu as raison..

Mais tu ne sais pas...

- Hello. -Mais que veux-tu que je lui dise ?

Je monte le voir.

Tu crois que je n'ai pas tout essayé ?

Ça fait 3 semaines qu'on ne se parle plus.

Entrez !

Alors on se sent comment aujourd'hui ?

Bonjour, ça va... mieux.

Je n'aime pas votre mine... Que s'est-il passé ?

Vos mains sont moites...

Votre pouls rapide...

J'aurais bien voulu vous y voir.

Que voulez-vus dire ?

Rien... Tout va bien maintenant.

C'est la vieille Olivetti 44. Elle est cassée, on doit la changer.

Tu réalises ce que j'ai fait ?

Je l'ai obligée à admettre sa culpabilité.

Comme la police fait avouer les voyous.

J'aimerais juste savoir comment tu comptes lui demander pardon.

Trouver les mots justes ne va pas être facile...Je lui dis quoi ?

"Quand je t'espionnais au téléphone, j'ai réalisé mon erreur ?"

Je ne veux pas être ridicule.

Une fois de plus, une fois de moins...

Tiens, tu peux lui parler de l'amende.

C'était votre gardien Giovanni qui avait pris sa voiture

pour aller voir sa fiancée.

Non, elle le prendrait comme un manque de confiance.

On ne s'est pas parlé depuis 3 semaines.

Je ne peux pas commencer par ça...

Je dois y aller très lentement, petit à petit...

Et tu seras prêt vers la Noël.

Tu reconnais t'être trompé, maintenant tu dois avoir le courage

de lui demander pardon.

Vas-y, appelle-la !

Et je lui dis quoi ?

La première chose qui te vient à l'esprit. Allez !

Rien ne vient. Laisse tomber.

Tans pis, je vais l'appeler moi.

Que vas-tu lui dire ?

Je vais lui que tu as entendu sa conversation avec Gabriel.

Mais tu es fou ! Je vais te virer ! Pose-moi ça.

Elle a décroché... Allez, parle-lui !

Allô Maria Grazia ? Oui, c'est moi. Tu ne reconnais plus ma voix ?

Tu as raison...Ce matin je suis parti sans te dire au revoir...

Mais j'ai changé.

En y pensant, je me sens ridicule.

Ridicule et stupide.

Maria Grazia, nous n'avons pas parlé depuis si longtemps...

J'ai tant de choses à te dire...

Bien, dis-les moi alors et ne me parle pas de tromperie surtout.

C'est Andrea.

Je ne t'en parlerai plus jamais.

Oui, vraiment ?

C'est comme si ma fièvre avait disparu avec ma folie.

Parce que je réalise que la jalousie est une vrai maladie.

Maintenant, je suis guéri.

Mais il y a toujours un risque de rechute.

Non, c'est comme une maladie infantile, comme la scarlatine.

Quand tu l'as eu une fois, tu es immunisé à vie. C'est fini.

Il n'est pas à moi ce briquet. C'est à qui ?

Le médecin a dû l'oublier. Il y a ses cigarettes aussi.

La même situation il y a deux jours... Tu imagines comme ce serait différent ?

Et si je te disais que tu fais erreur ?

Non, non...

Et que je t'ai bien trompé ?

Ça n'arrivera plus, ma chérie.

J'ai bien retenu la leçon. La confiance est le ciment du mariage.

Tu sais qui m'a parlé de toi ? Giorgio.

Méfie-toi, c'est un menteur.

Tant mieux, Il m'a dit qu'il n'avait pas couché avec toi.

Dans ce cas, c'est peut-être vrai.

Tu t'es amusée à la montagne ?

Non, j'étais toute seule.

Écoute, demain je vais au salon de beauté, d'accord ?

OK.

On se voit quand alors ?

Dimanche, impossible avant.

Je viendrai chez toi. On pourra passer la journée ensemble.

Je vous assure que c'est le meilleur des passe-temps.

Lui, il vient de s'y mettre. Moi je chasse depuis des années.

Je n'y croyais pas trop mais l'essayer, c'est l'adopter.

C'est comme revenir à la vie, c'est magnifique.

Magnifique ?

Il n'a pas l'air convaincu...

Pas vraiment.

Essayez ! Venez chasser avec nous, vous serez convaincu.

On part dimanche à l'aube.

Le grand air, le fusil à l'épaule...

On passera une excellente journée, pas vrai Mariotti ?

Absolument !

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