All language subtitles for Astrid.et.Raphaelle.S06E04.La.Theorie.du.Tout.FRENCH.1080p.WEB.H264-THESYNDiCATE.fre

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Original subtitles

...

- Bonjour, Raphaëlle.

Bonjour, capitaine. - Bonjour.

- Je suis arrivée avant vous. J'ai pris le bus.

- On se rejoint là-bas ?

- Alors ?

- Un véhicule a été trouvé dans ce lac.

Un homme est dans le coffre.

Il est mort. - On va voir ce que dit Fournier.

Je voulais vous montrer...

Vous avez vu ?

- Vous avez une bague. - C'est un cadeau de Nico.

On n'est pas fiancés.

C'est pour fêter nos un an de "bim" pour la 1re fois.

- D'accord.

- C'est beau. - Je ne connais pas

cette tradition. Je n'ai pas de bague. Nous n'avons pas fait "bim".

Je ne porte pas d'alliance parce que le mariage a été interrompu.

Raphaëlle.

Vous marchez. Vous avez réussi.

Doucement.

Ca glisse.

- Content de vous voir

sur pied. - Sur canne.

Bonjour.

Oui. - Il n'avait pas de papiers sur lui.

Le coffre était presque étanche. L'eau n'a pas altéré les tissus.

Donc, je peux vous dire que la mort remonte à 6-7 jours.

- Il sent mauvais. - Oui.

- Il a été asphyxié là-dedans ?

- Non. Il a été étranglé avant. - L'os hyoïde

est fracturé.

La personne a dû s'acharner.

Il y a une plaie

sur le crâne.

Ce n'est pas ça qui l'a tué.

- Il y a pire, comme cercueil. Non ?

C'est un modèle de luxe.

Ca plaît aux mafieux. - A tout le monde.

- C'est une voiture. J'ai identifié des éraflures

sur la porte. - Les plaques ne sont pas

d'origine.

La scientifique a retrouvé les empreintes digitales

de Yanis Calderon, un trafiquant. - "Calderon".

Tiens. - Tu connais ?

- Il était en conditionnelle.

On sait où le trouver. - Bien.

- On a trouvé vos empreintes.

- Ca veut pas dire que je l'ai volée.

- Je crois que vous saisissez pas l'enjeu.

Vous avez oublié

que vous aviez

un passager ? - On parle de quoi ?

Je l'ai jamais vu, ce type.

OK. La bagnole, c'est à moi. Je l'ai achetée au quartier.

Je me doutais qu'elle était volée. Mais j'en avais rien à foutre.

Je l'avais plus, cette caisse.

- Vous l'aviez plus.

- Je l'ai perdue

au poker. - Ah oui ?

- Ce sont des parties en cash game. Ca joue gros.

J'ai perdu

contre une meuf. Elle n'avait que des mains gagnantes.

- Elle a récupéré vos clés ?

- Je perds, je paie.

Je suis réglo.

- Le nom de cette fille ?

- Vous croyez qu'on laisse sa carte d'identité à l'accueil ?

- Donc, vous n'avez rien pour vous disculper d'un homicide

et vous êtes en conditionnelle.

Vous allez prendre 10 ? 15 ans ?

- Ouais. 15.

- Je ne balance pas.

Mais perdre ma caisse et 15 ans sur le même coup...

Mon téléphone.

J'ai pris une photo d'elle. Pour me souvenir de son visage.

Pour être sûr de ne plus jamais me retrouver en face d'elle.

- Bonjour. - Salut.

- Bonjour.

- Incroyable.

- Pas mal, hein ? Dr House style.

- Non. La bague.

- Ah. Oui. Merci. - Vous êtes fiancés ?

- Non.

Pas du tout.

- Non. Cela fait un an qu'ils ont fait "bim"

pour la 1re fois.

La dernière fois, aucune idée.

- Merci.

- Pas de bague ?

- Non. Je suis célibataire. Enfin, bref.

La victime portait une prothèse de hanche

avec un numéro de série.

François Leibowitz, un prof de maths reconnu.

- Dans un règlement de comptes

entre dealers ? - Il enseignait

à l'université du Val-de-Seine. - "L'université du Val-de-Seine".

- Ca vous parle ?

- Oui.

- Je dois dire la vérité à Astrid.

- Vouloir me marier sans lui dire qui je suis était une erreur.

Oui, Astrid ?

Oui. C'est bien là que je fais mes recherches.

Avec plaisir. Je vous rejoins là-bas.

A tout de suite.

- J'étais choqué d'apprendre la mort du professeur Leibowitz.

C'était une célébrité.

Peu de Français ont reçu la médaille Fields.

C'est comme le prix Nobel des mathématiques.

Allons voir le directeur du département des maths.

Non seulement c'était son collègue, mais c'était aussi son fils.

- Hm.

Intéressant.

- Monsieur Leibowitz. - Attendez

une seconde.

Ah.

J'ai perdu le fil.

- On vous dérange ?

- Ce n'est pas grave.

Vous savez,

la concentration

est moins essentielle que l'imagination.

Il faut être précis et inventif. Comme de la poésie. Vous voyez ?

- NON.

- Que puis-je

pour vous ? - M. Leibowitz,

je suis navrée, mais c'est au sujet de votre père.

- Entrez.

- Merci, Astrid.

- Mon père et moi, nous partagions le même bureau. Il était là.

- La voiture était celle

d'un narcotrafiquant. Votre père était lié au milieu ?

- Bien sûr que non.

- Il était sévère avec ses élèves.

Vous pensez

que l'un d'eux aurait voulu

se venger ? - Non.

Sa sévérité a pu en décourager certains, mais il a surtout été

un mentor pour les autres.

Les mathématiques sont

une maîtresse exigeante et demandent des sacrifices.

S'il y avait eu ce genre de problèmes, j'en aurais eu vent.

- Ces copies n'ont pas été corrigées.

- Exact. Dernièrement, mon père se consacrait

à ses travaux.

C'était important.

- Ca fait 3 semaines.

- C'est votre mère ?

- C'était. Mme Leibowitz est décédée il y a 4 ans.

D'après la fiche d'état civil de F. Leibowitz,

il avait deux enfants. - Il manque ma petite soeur Diane.

Mais elle et mon père

étaient en froid.

- Pour quelle raison ?

- Il voulait qu'on fasse des études. Ca n'était pas son truc.

Ni les études ni la famille. Elle donne peu de nouvelles.

Enfin, si. Quand elle a besoin d'argent.

Parce qu'elle a des grosses dettes de jeu.

- "Des dettes de jeu" ?

Vous connaissez cette femme ?

- Oui. Bien sûr.

C'est ma soeur Diane.

- Il a été retrouvé dans la voiture

que sa fille a gagnée.

- Absolument.

- Vous avez retrouvé la fille ? - Non.

- Son téléphone est éteint.

- Elle n'était pas chez elle. Mais il y a plus inquiétant.

Son logement était en vrac.

Quelqu'un y est passé

avant nous. - Quoi d'autre ?

- C'est la bête noire

de la famille. Elle gagne sa vie au black.

- Elle a un casier pour vol

et recel de moto.

- Qu'elle gagne son argent

légalement ou pas, elle le perd au jeu.

Elle est interdite de casino.

- Elle a mêlé son père à un sale coup.

- Mais ils se parlaient plus. - Dans le téléphone

du père, on a trouvé un SMS.

- "J'ai fait de la place. Demain, 5h50, box 148."

- C'est suivi

d'une adresse d'entrepôt.

- Astrid et moi, on va y aller. Hein ?

- Oui. - Comment ça ?

Tu es sérieuse ?

- Nico.

On ne part pas

en trek. - OK.

- "OK" ? - Vas-y.

- Hm hm.

- L'adresse.

...

Hm. 148. Le message indiquait

"le box 148". La serrure a été forcée.

- Décidément, appartement fouillé, box forcé.

Elle intéresse du monde, cette fille.

- Cette empreinte de pneu, là,

pourrait correspondre à l'empreinte retrouvée dans le lac.

- Elle planquait sa voiture ici.

Attention. - Doucement. C'est lourd.

- Oui.

Il s'agit du garage de Diane.

Elle maquille des motos volées.

Il y a des dossiers de ce type à la documentation criminelle.

Cette horloge ne fonctionne pas.

Elle ne possède pas de verre protecteur.

Cette horloge n'est pas une horloge.

- Qu'est-ce que c'est ?

- Vous souvenez-vous du message que D. Leibowitz a envoyé à son père ?

- "Fais de la place."

"J'ai de la place." - "J'ai fait de la place."

- Ah oui.

- Ce message était précis.

"J'ai fait de la place. Demain, 6h50."

- Et ?

Qu'est-ce que vous faites ?

- 5h...

50.

Ca a fait "clac". - J'ai entendu.

(Allez-y.)

Oh.

- Ce placard

n'est pas un placard. - Que faites-vous ?

- Je vais regarder.

- Vous voulez pas attendre qu'on appelle...

- Raphaëlle. Venez voir.

Attention votre tête. Il y a une marche.

Une tache de sang.

- C'est bien du sang.

La PTS compare avec celui du prof.

- On l'a tué ici et mis dans le coffre de la voiture.

- C'est possible.

Pourquoi il faisait des recherches dans le garage de sa fille ?

- Ils étaient fâchés.

Il y a forcément une raison pour qu'il se cache à ce point.

Je suis sûre que ça a un rapport avec tout ça.

- Vous pensez qu'elle aurait vu quelque chose et qu'elle se cache ?

- Soit elle se cache,

soit on l'a trouvée.

- Ca serait pas elle qui aurait entraîné le père mais l'inverse.

- Ca y ressemble.

On en saura plus quand on saura sur quoi il bossait.

- Tenez-moi au courant.

Coste.

Vous avez réfléchi à ma proposition ?

- Devenir commissaire ?

- Vous avez tout pour le poste. L'expérience. Le leadership.

- Merci. Je suis flattée.

Mais je me vois pas derrière ce bureau.

Je suis une femme de terrain.

- Oui. J'ai jusqu'à la fin de la semaine pour donner des noms.

Réfléchissez-y.

Ce genre d'opportunité ne se présente pas plusieurs fois.

- Raphaëlle.

J'ai pensé à une opportunité qui pourrait nous être utile.

Les équations du professeur

sont au coeur de la contextualisation du meurtre.

Aucun d'entre nous ne peut les analyser.

Et les personnes qualifiées pour pouvoir les décrypter

sont des suspects potentiels.

- Vous pensez à quelqu'un.

- Oui.

- C'est fascinant.

L'approche employée est tellement audacieuse.

- J'ai dit pareil. - Le problème exposé sur ces murs

est d'une complexité rare.

C'est d'un niveau étonnant

qui dépasse le mien. Je dois être honnête.

- Mais sur quoi portent ces travaux ?

- Je ne sais pas.

Ca ressemble à l'hypothèse de Riemann.

C'est l'un des problèmes

les plus complexes

des maths. Il concerne la distribution des nombres 1ers.

- Et cette hypothèse, dans la vie de tous les jours, elle sert à quoi,

concrètement ?

- A rien.

Mais ce serait une avancée

pour les mathématiques fondamentales.

Riemann est l'un des 7 problèmes

du millénaire, que les mathématiciens

essaient de résoudre depuis 25 ans.

Sa résolution est dotée

d'un prix d'1 million.

- "1 million" ? Ca fait un bon mobile.

- C'est pour cela que le professeur travaillait en cachette.

- Je vais mettre quelqu'un pour surveiller le site.

Ca peut attirer les convoitises.

- L'hypothèse de Riemann ?

Ca pourrait coller.

C'est certain.

- C'est surprenant que votre père travaille

dans un box d'entrepôt souterrain. - Non. C'est dans ses manières.

Il supportait pas qu'on mette le nez dans ses calculs.

- Est-ce qu'un autre mathématicien s'intéresse à ce problème ?

- Un concurrent ?

Peut-être.

Il y a une femme qui est venue

lui rendre visite. Elle tenait à voir ses travaux.

Il m'a demandé de sortir

de son bureau. Elle s'appelle Laure Lequesnoy.

C'est... Oui. Allez-y. C'est une chercheuse assez connue

qui a travaillé toute sa vie sur l'hypothèse de Riemann.

- Merci.

- Je vous en prie.

- Je ne fais plus de recherche.

L'hypothèse de Riemann, c'est loin, maintenant.

- Pourquoi vous avez rendu visite au Pr Leibowitz il y a 2 mois ?

- J'ai rejoint un groupe de cybersécurité, Metacortis.

C'était lui qui m'intéressait. Je lui ai proposé de le recruter.

On fait face à des codes de plus en plus complexes.

Pour les contrer, il faut des cerveaux brillants.

- Et il a refusé ? - Oui.

Metacortis ne lui offrait pas un challenge intellectuel.

La perspective d'augmenter ses revenus ne le motivait pas.

- Contrairement à vous.

- La recherche mathématique est passionnante,

mais pas assez pour que j'accepte une vie de misère.

- Très bien.

- Tetsuo. - Astrid.

- Je dois vous parler. - Je dois te parler.

- Hm. - Je t'écoute, Astrid.

- D'accord.

Raphaëlle m'a demandé

de devenir son dé à coudre.

Cela a entraîné des perturbations dans mes repères

et sollicite énormément d'énergie.

Dans ce chaos,

votre présence est la seule chose immuable.

Votre présence... m'apaise

et me procure une stabilité rassurante.

A vous.

- Heu... Je suis dans une impasse.

Je vais reprendre

mes éléments, mais je suis bloqué.

- Je comprends.

Cela m'arrive face à certains puzzles.

Cela signifie que je me suis trompée d'approche.

- C'est-à-dire ?

- Lorsqu'une réponse reste introuvable,

c'est que la question posée

n'est pas la bonne.

- "La question posée n'est pas la bonne."

- Oui. Tu as raison.

J'ai lu les calculs avec un biais de départ.

Le professeur s'est basé sur Riemann.

Mais ce n'est pas sa résolution

qu'il cherchait.

- Qui vous dit que Lequesnoy ment ?

- Les fadettes de Diane.

- Laure l'a appelée souvent pendant plusieurs semaines.

Je sais pas ce qu'elle trafique.

- Pourquoi vous l'avez relâchée ? - Elle a un alibi.

On n'a rien. - Même si elle est innocente,

elle peut être impliquée.

- Metacortis est puissante.

Ils ont pu envoyer quelqu'un

pour tuer le professeur. - Vous allez trop loin.

Vous pensez qu'une boîte

de cette envergure

s'intéresserait à un problème à 1 million ?

- Peut-être pas.

Mais il y a autre chose. Hein, Astrid ?

Il y a autre chose.

- Ah.

Tetsuo pense que le professeur n'étudiait pas l'hypothèse

de Riemann mais qu'il se serait servi des nombres 1ers pour aboutir

à une formule plus complexe. Mon téléphone.

Il sonne.

C'est Tetsuo.

- Répondez, Astrid.

- D'accord.

Oui. Allô, Tetsuo. Je vous mets sur haut-parleur.

- Le professeur travaillait

*sur autre chose :

la théorie du tout. *- Qu'est-ce que c'est ?

- Une théorie pour trouver

une équation décrivant les lois de l'Univers,

comme si l'ADN de mécanique quantique,

le hasard, le mouvement des planètes,

*étaient des mouvements

régis par un seul système.

- C'est possible ?

- Certains pensent que c'est un mythe.

Cette théorie transformerait la biologie, la finance.

- Il avait la formule ?

- Aucune idée.

Je dois vérifier, mais...

*- "Mais" ?

*- Tetsuo ? Allô ?

Perdon.

Tetsuo.

- Ca va ?

- Les équations sur les murs. Elles ont été effacées.

- Et merde.

- Je l'ai envoyée au labo.

Ils ont jamais vu un modèle

aussi petit.

- Comment va Tetsuo ?

- Il est stable.

- Personne ne comprend.

L'officier n'a rien vu venir.

Ce sont des pros qui ont fait ça. - C'est forcément Metacortis.

Le Pr Leibowitz cherchait une théorie

pour leur permettre d'écraser la concurrence.

- S'ils ont tué Leibowitz, pourquoi ils ont pas effacé les murs

à ce moment-là ? - Quelqu'un les a interrompus.

Diane. - L'important est

que nous détenons

le contenu des tableaux

grâce aux photos prises

par la police scientifique.

J'ai quelque chose.

Pour retranscrire les calculs, j'ai utilisé un logiciel

de reconnaissance graphologique, qui a reconnu 2 écritures.

sur les murs. - "2 écritures" ?

C'est-à-dire ?

- Il a repéré des différences graphologiques.

Le professeur ne travaillait pas seul.

- Mais qu'est-ce qui se passe ? Les photos disparaissent.

- Je sais pas.

C'est impossible.

On se fait pirater.

- J'ai plus rien.

- Merde. - Là non plus.

- Le travail

du professeur.

Il ne reste rien.

Disparu.

- Il reste un espoir.

Quelqu'un d'autre connaît la théorie.

...

- J'ai été suivie.

- Comment ça ?

- Dans la rue. Par un homme.

Il m'a suivie.

- Vous êtes sûre ?

- Je ne peux pas en être certaine.

Mais ce n'est pas la 1re fois que je vois cet homme.

Hier matin, il était face à l'épicerie.

Hier après-midi, je l'ai aperçu dans ma rue deux fois.

Il peut s'agir d'une coïncidence, mais 3 fois

dans 3 endroits différents... - La prochaine fois,

si je suis là,

vous me le montrez.

- Et si cet homme... adoptait une attitude menaçante ?

- Quoi ?

- Seriez-vous en mesure d'agir ?

- Ah. J'ai toujours une arme à portée de main.

- Hm.

- C'est qui ?

- La 2e écriture.

- Heu... Oui.

- J'ai cherché l'auteur.

- Ca, vous l'avez pas vu.

- Il y a une raison.

Ces 2 écritures sont très similaires.

Selon les rapports graphologiques,

plusieurs facteurs peuvent conduire 2 personnes à avoir

des écritures semblables. Un apprentissage commun.

Une ressemblance physique.

- 3 facteurs qui sont normaux quand on est de la même famille.

- Par exemple.

- Votre écriture diffère de celle de votre père.

- Oui. C'est ma soeur qui a une écriture quasiment identique

à la sienne. - Ce serait l'écriture de Diane

qu'on a retrouvée ?

Elle n'était pas douée en maths.

- Elle ne les a pas étudiées.

Mais elle les connaît bien.

C'est inné, chez elle.

- Je vois. Une sorte de petit génie.

- Oui. Elle a montré très jeune une intelligence hors du commun.

Elle était capable de résoudre

des équations de niveau master.

- Que s'est-il passé ?

- C'est Diane.

Elle a toujours vécu ce don comme une malédiction.

Elle, elle voulait faire la fête, voir des amis, faire de la moto.

- C'est pour ça

qu'avec votre père, c'était tendu.

- Il lui a jamais Perdonné de gâcher son génie en refusant

de le cultiver.

J'espère qu'il n'est rien arrivé à Diane.

- Commandant Coste. - Je vous attendais au poste.

- Je préfère que ma société garde ses distances avec votre enquête.

- Il va falloir arrêter de nous mentir, alors.

Vous avez contacté Diane Leibowitz car vous saviez qui était son père.

- Elle est venue me voir

avec un angle prometteur pour la théorie du tout.

Nous avons financé ses recherches à hauteur de 500 000 dollars.

- Ce n'est pas cher payé.

- Peu importe. On ne l'a jamais revue ni elle, ni la théorie.

- Vous l'avez, la théorie.

C'est pour ça

que vous avez agressé 2 de nos hommes.

- Nous n'y sommes pour rien.

Si vous doutez de notre bonne foi, acceptez notre contribution

à l'enquête.

Je nierai avoir mis ces documents en votre possession.

J'espère qu'ils vous aideront

à blanchir notre société. Bonne journée.

*- Il n'y a pas que l'aspect financier.

*Nous mettrons les meilleurs chercheurs à votre service.

*- Des incapables ? Non merci.

- Merci. Vous pouvez mettre sur pause. Intéressant.

Donc, Metacortis a mis le bureau

de Leibowitz sur écoute.

Lequesnoy a dû poser le micro quand elle est venue le voir.

Vous pouvez envoyer ça à Nico ?

- Oui. - Ah.

- Oui ?

- Salut, commandant.

- Calderon ? Comment vous avez eu mon numéro ?

Vous êtes en cellule, vous.

- Moins vous en savez, mieux c'est.

- OK. Qu'est-ce que vous voulez ? *- Négocier.

J'ai pris 6 mois pour cette voiture volée. C'est un peu cher.

*J'ai une info pour vous.

Je sais où est votre joueuse de poker.

- C'est un virus réservé

à nos hackers.

J'ai pas l'adresse IP, mais j'ai un accès.

- Ce sont des pros de la cybersécurité.

Tu peux les hacker ? - C'est un programme

codé en assembleur.

C'est complètement obsolète aujourd'hui,

mais c'est ce qui fait sa force.

- OK. - Ca va pas faire

beaucoup de dégâts, mais c'est bien chiant.

On devrait bientôt entendre parler d'eux.

Sonnerie. - Ouais, Raph ?

*- Nico.

Je vais t'envoyer une adresse.

*Envoie une équipe. - Qui t'a donné

*ce tuyau ? - Calderon.

- OK. Laisse-moi une heure. *- "Une heure" ?

Non. C'est trop. Elle est déjà en train de plumer tout le monde.

- J'y vais pas seul.

*- Tu as d'autres choix ?

- Je t'interdis d'y aller seule.

Raph !

Norah. Tu finiras plus tard. - Oui.

- Tiens. - C'est bon.

- Allez.

- Je l'ai envoyé. - On y va !

- Ce n'est pas possible !

- Personne ? - Non. C'est bon.

- Dommage. - Si !

Moi.

Messieurs.

C'est moi qui distribue. - Allez-y.

...

- C'est 500 E minimum.

...

Tapis.

- (Perdon, Nico. Perdon.)

- C'est bon.

- Carré de 10.

- HM.

- Quinte flush.

- OH...

- Merci.

C'est le jeu.

Je suis désolée. Oh.

Elle est à ma taille.

Merci.

- Ton sac. - Qu'est-ce qui se passe ?

- Ton sac. - Ca va.

- Oui. Désolée.

C'est le jeu.

Vous n'auriez pas un truc pour moi ?

Merci. - Allez.

- Ca va. - Allez.

Moyen, la bague.

- J'ai pris des risques. - Oui.

- J'ai des biftons à récupérer. - Ouais, ouais.

- Quoi ?

Il est mort ?

- Ca a été médiatisé.

- Je me suis coupée du monde.

Je dors à l'hôtel et je sors

que pour jouer. Je dois de l'argent à ceux qui ont tué mon père.

- Metacortis ?

Vous leur avez vendu vos travaux. Pourquoi ?

- Des dettes de jeu.

Quand mon père est venu me voir

pour qu'on élucide la théorie

du tout, j'ai compris qu'il fallait la revendre au plus offrant

pour me refaire.

Et pour me venger de lui.

- Pourquoi il vous a sollicitée ?

- Parce que son projet incluait de la super symétrie

et des équations très complexes.

Il fallait quelqu'un qui calcule plus vite

que lui. - Ensuite ?

- Ben... On a travaillé jour et nuit sur sa théorie.

Je sortais plus. Je jouais plus.

On s'est isolés dans un box et...

On écrivait chacun notre tour sur les murs.

C'est là que j'ai commencé à le découvrir sous un nouveau jour.

- Vous vous êtes réconciliée

avec lui. Vous avez eu des remords.

Vous vouliez plus le trahir.

- Imaginer cette formule entre les mains d'une multinationale,

ça me dégoûtait.

J'ai rejoué au poker pour les rembourser.

- Vous avez eu la voiture.

- Je voulais la revendre. A partir de là, j'ai dû me planquer.

- Et votre père ?

- Lui...

Il vérifiait constamment que sa formule fonctionnait.

Et j'ai plus eu de nouvelles.

Je suis retournée au box. Il était plus là.

Mais j'ai vu du sang.

J'ai compris que Metacortis s'en était pris à lui.

J'ai cru qu'ils l'avaient enlevé pour me foutre la pression.

Pour...

Jamais j'aurais cru que Metacortis pouvait aller

aussi loin. C'est aberrant.

- On écoute un podcast

sur comment gérer les disputes ?

J'ai tiré le maximum de Diane. Elle se souvient de la formule,

mais pas du cheminement.

- Tant pis pour l'avenir du monde. - Tant pis.

Elle soupire. Désolée pour tout à l'heure.

Tu dois comprendre un truc.

J'ai besoin de cette adrénaline.

Sinon, je ferais un autre métier. - Je sais.

Ne deviens pas joueuse de poker. - Tu es vache.

C'est pas ma faute. Elle est hyper forte, cette fille.

- C'est stressant, d'être ton mec.

- Tu es stressé ?

- Ah oui.

- Ah oui ?

Attends. Je vais vérifier ça.

La tension est bonne.

- Non. Pas du tout. Pour la faire baisser,

je dois me taper des heures de discussions soporifiques.

- Excuse-moi.

Courage.

Oui, je sais. Mais je pense qu'elle est sincère.

J'ai envie d'y croire, à cette réconciliation.

- Raphaëlle.

Diane Leibowitz n'a aucun alibi valable au moment du meurtre.

D'autre part, elle est la seule autre personne

qui connaissait l'existence du box caché.

Un fait qui joue en la défaveur de son innocence.

...

- Oups. La police.

Ne tirez pas.

- Dagobert,

vous nous espionnez ? - Non.

Je devais vous voir en toute discrétion.

- Vous n'êtes pas discret.

Il est interdit de vapoter dans l'enceinte

de la documentation criminelle. Vous nous avez espionnées.

- Toujours aussi précise.

- Toujours aussi indiscret.

- Commandant Coste.

Les services secrets

ont des raisons que la raison ignore. La raison d'Etat.

Ma visite est informelle.

On a perdu la lettre E.

- Vous avez perdu la... lettre E. Ah là là. La tuile.

Il faut déclencher

le plan alerte enlèvement, non ? On peut s'en occuper.

- Vous ne pouvez pas avoir perdu le E. C'est un concept immatériel.

- Je goûte votre plaisanterie, mais c'est sérieux.

- Je ne plaisante pas.

- Nos ordinateurs ont perdu la lettre E.

Nous avons été touchés par un virus et vous n'êtes pas étrangères

à cette plaisanterie. - C'est vous que Norah a piégés ?

On pensait tomber sur Metacortis, mais c'était vous, les hackeurs.

- La théorie du tout

vous intéresse. - Oui.

- Vous n'imaginez pas la menace qu'elle représente.

- Vous préférez qu'elle tombe dans vos mains.

- Nous sommes désolés d'avoir neutralisé votre... fiancé.

- Etes-vous responsables

de l'homme qui me suit ?

- Non. Pas du tout. Nous ne vous avons pas mise sous surveillance.

- Les services secrets

sont-ils liés à la mort du professeur Leibowitz ?

- Non. Nous ne nous intéressions qu'à sa théorie. Un de nos agents

est infiltré chez Metacortis. Nous avons d'abord essayé

de retrouver sa fille et nous avons posé un tracker sur sa voiture.

- Ah oui ?

- Hm. - Celle

de Calderon ? - Hm.

Mais bon.

Elle l'avait garée à côté d'un box

qui ne nous a rien apporté pendant longtemps,

jusqu'à ce que grâce à vous, nous nous rendions compte que...

tout se passait dans le box d'à côté.

Bravo.

- M. Dagobert.

Ne pas vapoter.

C'est interdit.

Comptez-vous nous restituer

les photos prises par la PTS du box caché attenant au box 148 ?

- Vous me fascinez, Mlle Nielsen, mais non.

- Ah.

- J'ai fait ma part en vous confiant ce que je sais.

A vous de faire votre part en nous délivrant de ce virus.

- On peut vous aider. C'est sûr. Mais c'est donnant-donnant.

Vous nous communiquez les données GPS et on vous débarrasse du virus.

- Ce que vous êtes prévisible.

J'adore négocier avec vous.

- Votre journal. - Ah.

- C'est la DGSE

qui cherche Diane ? - Chut !

- Si le commandant Coste vous a demandé

de venir ici, c'est pour rester discrète à ce sujet.

- J'en reviens pas.

On peut se fier à eux ? - Dagobert aime

les coups tordus,

mais pourquoi la DGSE voudrait tuer Leibowitz ?

- Je vais désamorcer le virus.

- Merci.

Cela dit, votre virus nous a permis d'obtenir ceci.

- Doucement. - (Oui. Perdon.)

La DGSE

avait équipé le véhicule retrouvé dans le lac d'un tracker GPS.

- On a ses déplacements.

- Il s'agit de la période pendant laquelle le véhicule est resté

dans l'entrepôt.

Le matin du meurtre, à 9h12, le véhicule

a quitté l'entrepôt.

Mais avant de se rendre dans le lac,

il s'est arrêté là.

- Je rentre les données.

Là, c'est une station-service.

Le tueur a fait le plein.

- On y va. - Je m'en occupe.

Si tu en fais trop, Nico va m'engueuler.

- Je suis pas handicapée. - Je peux y aller.

- Un peu quand même. - A tout'.

- Vous avez une canne. - Oui. Ca m'a échappé.

- J'ai tout écouté. Il n'y a rien sur le box caché.

Mais j'ai entendu ça.

*- On peut utiliser les nombres 1ers pour démontrer la théorie du tout.

*- T'es pas à la hauteur.

*- Ecoutez-moi ! *- Tu as des copies

*à corriger ? *- Pourquoi vous faites ça ?

- Oh. Il est hyper dur avec son fils, non ?

- Qu'est-ce qui vous interpelle ?

- l savait que son père étudiait la théorie

du tout. - C'est ça.

- Raphaëlle. Là. - Ah. Merci.

Tu es à la station-service ?

*- Le gérant se souvient

*d'un truc. Il a vu un client avec des petites lunettes rondes.

- Le jour où cette femme est allée voir mon père, il m'a fait sortir

*du bureau. J'ai écouté à la porte.

- Vous avez entendu qu'il s'intéressait

à la théorie du tout.

Vous vouliez l'aider.

Il a refusé. - Je voulais savoir où il en était.

- Vous l'avez suivi.

- Je me suis rendu compte qu'il allait au garage de Diane.

*Mais il était pas fâché. Pas du tout. Il était ravi

de montrer ses calculs.

Cette théorie allait changer

le monde.

La seule chose que j'ai vue, c'est...

- Il a sollicité votre soeur.

- Elle n'a jamais rien fait ! Rien !

J'ai sacrifié ma vie aux mathématiques

pour être digne de lui !

J'ai accepté les humiliations !

J'ai accepté quand il a pas voté pour moi

à l'université ! Mais là, c'était allé trop loin.

"T'arriveras jamais à la cheville

"du génie de ta soeur.

"T'es qu'un besogneux.

"Même avec du travail, t'auras jamais ce qu'elle a dans le sang."

Il m'a dit ça.

(Vous comprenez ?)

C'est ça qu'il m'a dit.

...

- Je ne comprends pas.

Le frère a agressé Tetsuo et piraté le serveur ?

- Ca, on ne le saura jamais. Ca restera un mystère.

- "Un mystère". - Hm.

- Vous avez réfléchi à ma proposition ?

- Je suis une femme de terrain.

Je me vois pas

derrière ce bureau toute la journée. C'est pas moi, ça.

- Ah... Je peux pas dire que vous n'allez pas me manquer.

- Quand est-ce que vous comptez leur annoncer ?

- Heu... J'ai jamais été doué pour les adieux.

- Je vais vous aider.

...

Pour quelqu'un qui se dit pas doué pour les adieux,

je l'ai trouvé fort. Alors. Il va me manquer, quand même.

- Vous dites souvent qu'il vous énerve.

- Hm. Qu'est-ce qu'il m'énerve !

Mais je l'aime bien.

C'est pas vrai. - Vous devez cesser vos visites

dans ces locaux.

C'est sécurisé. - Passer les portes fait partie

de mon métier. - Vous avez toujours des problèmes

avec vos lettres ? - Non.

La théorie ne marche pas.

Nos spécialistes sont formels.

Elle repose sur un calcul incorrect.

- Etonnant.

D'après sa fille, il avait tout vérifié.

- C'est pour ça que je suis ici.

Qui aurait pu retourner dans le box

pour changer la formule ? - Je ne vois pas.

Et vous, Astrid ?

- Ppp. - Voilà.

Vous aviez peur qu'elle tombe

entre de mauvaises mains. - Oui. Ca, ça me ravit.

Tout est bien qui finit bien.

- Hm. - A un de ces quatre.

- Hm hm. - Hm.

- Avec les remerciements de la France.

- Vous souriez uniquement du côté gauche.

Lorsque vous souriez uniquement du côté gauche,

c'est que vous savez quelque chose.

- Diane !

- Vous allez encore m'arrêter ?

- Non. On avait une question.

Comment vous faites

pour être aussi forte au poker ? - J'ai de la chance.

- Non. Vous maîtrisez une formule qui vous permet de savoir

quelles cartes vont sortir. - Mme Leibowitz.

Vous avez réussi à résoudre la théorie du tout avec votre père.

Vous êtes retournée dans le box. Vous avez modifié le résultat

sur les murs.

- Vous avez de bonnes intuitions. - Il y a un truc qui m'échappe.

Pourquoi vous ne voulez pas révéler la théorie du tout ?

Ca mènerait à des avancées.

- Vous voulez mon avis ? - Hm.

- Ca va permettre de se foutre

en l'air.

Ce que cette équation m'a permis de découvrir, c'est mon père.

- Je ne comprends pas.

Je n'aime pas les bruits des motos.

Je dois partir.

- Oui, mais... Au revoir, Astrid.

...

Hé !

Hé. Vous, là. Police. Arrêtez. Hé !

La vache !

L'enfoiré.

Putain de bordel de merde.

C'est quoi, ce truc ?

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