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UNE SÉRIE ORIGINALE NETFLIX
CECI EST UNE FICTION BASÉE SUR DES FAITS RÉELS.
PLUSIEURS ORGANISATIONS ET PERSONNAGES SONT FICTIFS.
Votre Majesté.
Vous devez avoir un message urgent
si vous êtes venu de si loin.
Je ne suis pas ici pour vous, Votre Majesté.
Je suis ici pour lui.
Écartez-vous. Je porte l'épée du bureau de l'inspecteur général.
Ici,
cette épée n'a rien de spécial.
Voyons.
Cela fera
un spectacle amusant.
Je sais
que tu as tué Jung Sa-jeong.
Qui t'a ordonné de le faire ?
Si tu restes muet, tu mourras ici.
Mais si tu parles,
je ferai tout en mon pouvoir pour te protéger.
Si cette personne est présente,
montre-la du doigt.
C'est ta seule chance de rester en vie.
Parle !
Qui es-tu pour me promettre la vie et la mort ?
Je trouverai bien le moyen de survivre,
alors mêle-toi de tes affaires et fiche-moi la paix.
Pourrez-vous gérer les retombées ?
C'est vous, Altesse,
qui devrez en gérer les retombées.
Si vous devez me tuer, faites-le.
Si vous me laissez vivre,
donnez-moi un verre d'eau.
ÉPISODE 7
Tu as été imprudent.
S'il avait parlé, tu serais mort sur-le-champ.
Tout se passe comme prévu.
Tu ne comprends donc pas ?
À cause de ce manant, nous aurions pu tout perdre,
toi et moi, qui risquons tout.
Arrête de te plaindre.
Les sentiments personnels
émoussent ta lame.
Que vas-tu faire, pour l'arsenal ?
On a même impliqué la garde. Si tout se passe mal,
tu seras désigné responsable.
On respecte le plan.
Il n'aurait pas pu agir seul.
Il doit avoir
des gens qui l'aident.
Capturez-les tous.
Tu as donc tué Jung Sa-jeong ?
Les quatre cinquièmes de mes soldats sont de vilaines brutes.
Ils sont vicieux et déterminés,
mais pas dignes de confiance.
Les hommes comme toi,
stratèges et perspicaces, sont rares.
On dirait
que vous vous méfiez de moi.
Tu m'intéresses.
Pour utiliser d'autres termes.
Alors ?
Pourquoi as-tu croisé mon chemin ?
Ce manant pensait que Votre Majesté
était la clé de jours plus radieux.
Je voulais changer de vie,
mais la clé est tordue, tout comme les armes.
Tout est tordu, bon sang.
Les armes sont tordues ?
Oui, les épées le sont,
et les lances ne valent rien.
Allez voir, si vous ne me croyez pas.
Tu essaies
de me tendre un piège.
Je me demande bien...
Et si elles étaient confisquées
par les autorités ?
C'est un piège.
Allons à l'arsenal.
Votre Altesse.
Il nous accompagne.
Enfoncez la porte.
Que faites-vous ?
La possession d'un arsenal privé est un acte de trahison.
Quiconque s'oppose à sa confiscation sera exécuté,
ce sont les ordres de Sa Majesté.
Vous devez avoir un protecteur
pour agir ainsi.
Je me protège moi-même.
Décapitez tout rebelle, quel que soit son rang.
Attention !
S'ils ouvrent la porte,
nous les massacrons.
Je vais ouvrir cette porte.
Vous serez massacrés s'il le faut.
J'ai trouvé amusant
que vous osiez tuer mon cheval
et venir seul jusqu'à ma résidence.
Je rends hommage à votre courage.
Cependant,
c'était inacceptable.
Vous en subirez
les conséquences.
Je ne m'y déroberai pas.
Allons-y.
C'est du fer, pas de la fonte. Elle a été martelée
et trempée avec maladresse.
Autant utiliser une épée en caramel.
Où as-tu mis les armes ?
Je t'ai posé une question.
"Les ministres fourbes
utilisent des armées privées, ce qui contrarie Sa Majesté,
et ils me menacent, moi, un prince,
ce qui est plus que déplorable.
Ainsi,
je confie mes armes au bureau de l'inspecteur général
pour que ma loyauté ne soit pas en doute."
Ainsi a parlé Son Altesse le prince Jeongan.
Tu les as données à l'inspecteur général ?
Pas exactement. Je vous en ai débarrassé.
Remplacez ces pauvres bibelots
par des épées et des lances de qualité.
Quelle audace.
En volant ces armes inutiles, tu m'as aidé
à regagner la confiance de Sa Majesté,
et Nam Seon-ho apparaît coupable
d'une fausse accusation contre moi ?
En effet.
Que vais-je faire
de ce petit manant ?
IHWARU
Cela doit être ta deuxième visite à Ihwaru.
En quoi est-ce important ?
Cela pourrait bien être la dernière.
Videz les lieux.
Bien, Votre Altesse.
Hui-jae.
Votre Altesse.
Je connais cet homme.
Oui, vous avez déjà dû vous rencontrer.
Cet endroit empeste l'odeur du sang de Jung Sa-jeong.
Va-t-on assister à un autre massacre ?
Je suis juste venu boire un verre de vin.
Ne vous inquiétez donc pas.
Pourquoi vous ne mangez pas ? C'est délicieux.
Es-tu fait de pierre
ou d'acier ?
Ou ta mère
t'a-t-elle nourri de ginseng, et non pas de son lait ?
Je parle de toi.
J'ai vu des gens mourir de faim,
jamais de s'être goinfrés.
La nourriture diminue la douleur des blessures.
Les blessures entraînent la docilité.
Tu dois faire exception.
On peut aussi finir par avoir pitié de son tortionnaire.
On pourrait devenir proches.
Tu sembles vivre comme si demain n'existait pas.
C'est parce que demain n'existe pas encore.
Je dis un truc bête et tu réponds avec sagesse.
Votre Altesse.
Tu prétends être un chasseur.
J'ai une question.
Comment capture-t-on un tigre ?
Il faut l'acculer.
Il faut le coincer et le distraire avec des chiens.
On l'immobilise avec une flèche et on lui perce la gorge avec une lance.
Vraiment ?
Je devrais adopter cette méthode.
C'est étrange.
Tu es resté calme,
même avec une épée sur la gorge.
Ils n'ont rien fait. Libérez-les.
Ils semblent avoir joué un rôle.
Votre Altesse !
La flèche et la plume de faisan.
Elles sont à moi.
Dorénavant, c'est moi qui mène la danse.
Mentez et vous perdez la vie.
Contredisez-vous et vous perdez la vie.
Si vous tenez à la vie,
vous devez dire la vérité.
J'ai une question.
Qui vous envoie ?
Restez muets et je vous décapite.
Dernière chance.
Qui vous envoie ?
Décapitez-les.
Couvrez-moi !
Nous sommes l'avant-garde envoyée au Liaodong.
On nous a utilisés, puis on nous a abandonnés.
À mes yeux,
vous n'êtes pas différent.
Nous avons versé du sang pour ce pays,
mais ce sang ne sert qu'à nous railler.
Voilà où nous en sommes.
Et alors ?
Le pays de Son Altesse.
Le pays des laissés-pour-compte.
Je voulais le voir avec vous.
Voilà ma réponse. À vous de me répondre.
Le pays des laissés-pour-compte ?
Tu souhaites voir mon royaume ?
C'est correct.
Tes paroles
t'ont sauvé la vie.
Passe par ma résidence.
Je te donnerai ma réponse.
Hwi !
Amenez-le à l'intérieur. Vite.
C'était un guet-apens, Votre Altesse.
Pourquoi les épargner ?
Ils ont élaboré un plan, neutralisé mes soldats
et ont même manipulé un inspecteur
avant de le piéger. Ils sont très doués.
C'est pourquoi je les ai épargnés.
Ils semblent avoir des motifs cachés.
Mettez-les au jour.
Sois honnête.
Combien de pilules paralysantes as-tu prises ?
Dix.
Il a perdu la tête ou quoi ?
Je voulais une mort douce.
Je dois l'avouer,
Bang-won me fait peur.
J'ai pris ces pilules en voyant son regard.
Nous allons avoir du mal.
Je crois avoir vu les mots
"Je régnerai sur ce pays"
gravés sur son front.
Il est capable de tout chambouler.
Beom, on dirait bien
que tu t'es entiché de Bang-won.
Qui sait ?
Il pourrait m'offrir un registre familial
quand il sera sur le trône.
Je vous ai amené de l'eau.
Je suis ébloui.
On dit que les fées ont des ailes.
Où sont les vôtres ?
On dirait que la paralysie n'a pas gagné votre langue.
Hwa-wol, pouvez-vous
sortir l'antidote de ma poche ?
Pardon ?
Ne faites pas la difficile.
Il est dans ma poche de devant.
Bonté divine.
Incroyable.
- Prenez ça. - C'est froid !
Je suis gêné pour toi.
Hwa-wol, je vous en prie.
Crève, idiot.
Hwa-wol, attendez. Espèce de porc, ça va pas ?
- Taré ! - Tu me fais rougir de honte.
Au fait, le remède que vous m'avez donné a été efficace.
Grâce à vous, des croûtes se forment sur ma tête.
Comment va Hwi ?
Il dort, ne vous inquiétez pas.
Hwa-wol, attendez.
- Espèce de taré ! - Tu me fais honte.
Ne disparais plus jamais comme ça.
Je ne veux plus te perdre.
Il y a tant de choses que j'aurais aimé faire avec toi.
Me promener parmi les pruniers au printemps.
En automne, écouter les feuilles sous nos pieds.
Et traverser les paysages enneigés de l'hiver.
Est-ce parce qu'on s'est rencontrés et quittés en été ?
Je veux vivre
les autres saisons avec toi aussi.
Il nous faut de quoi se souvenir l'un de l'autre.
C'est la moindre des choses.
Je ne crois pas
que ce soit trop demander.
Mais je me souviens de tout.
Des couleurs qui teintaient le jour de notre rencontre,
du vent doux qui soufflait en ce jour heureux,
et de la pluie qui s'abattait le jour de mon départ.
Je revoyais ces images encore et encore dans mon esprit
et tu ne cessais de me manquer.
Vous vous y mettez ?
C'est déjà fait.
Je n'interviens pas, parce qu'il n'y a pas moyen de vous séparer,
mais si vous faites souffrir Hui-jae, je ne vous le pardonnerai pas.
Tenez votre promesse.
C'est pourquoi je fais cela.
Garde tes distances avec Hwi et observe-le de loin.
C'était ainsi
que tu pouvais l'aimer.
Hwi et moi
nous connaissions du vivant du général Seo Geom.
Je vais continuer à me rapprocher de lui
et essayer d'obtenir les informations sur ma mère
que le général Seo a protégées.
Je ne les ai plus.
Quelqu'un d'autre en avait besoin.
Qui ?
Qui en aurait plus besoin que moi ?
Tu cherches la vengeance,
mais cette personne veut sauver une vie,
donc c'est plus urgent.
Madame Seol.
Apporte-moi des habits propres.
Hui-jae, tu peux partir.
Madame Seol.
Va !
J'attends ton excuse.
C'est toi qui m'as dit de m'allier à Bang-won.
J'ai fait ce qu'il fallait.
Je n'ai pas à m'excuser.
Tu es allé trop loin.
Ton arrogance va me coûter cher.
Ma position, mon rang,
peut-être même ma vie.
Si tu veux survivre, ça dépend de toi.
Tout comme moi dans le Liaodong.
Tu as dit que le Liaodong était comme l'enfer.
Pour moi, chaque jour a été un champ de bataille et un enfer.
Les railleries et le mépris.
J'ai serré les dents et j'ai tenu le coup.
Alors écoute-moi.
Si tu te mets sur mon chemin,
même toi, je te tuerai. Non...
Je te tuerai justement car c'est toi.
Je regrette d'avoir essayé de te sauver.
Vraiment.
Survis.
Vraiment.
Un seul nom figure sur les pétitions que je ne cesse de recevoir.
"L'inspecteur Nam Seon-ho doit être interrogé, puni,
démis de ses fonctions et exécuté."
Tenez. Votre nom y figure aussi.
"Il se sert de son fils pour attaquer la famille royale.
Il mérite un avertissement et une punition.
Il faut le renvoyer immédiatement."
Mes sincères excuses, Votre Majesté.
Vous devez transmettre mes ordres
et gérer les affaires militaires.
Pourquoi êtes-vous influencé par votre vie privée
et par votre fils ?
J'aimerais vous tuer tous les deux
pour montrer l'exemple,
mais je ne le ferai pas,
en raison de vos nombreuses contributions et de votre repentir.
L'inspecteur Nam Seon-ho sera démis de ses fonctions
et relégué au neuvième rang.
Le ministère de l'ordre public
poursuivra son enquête.
Votre Majesté, pourquoi n'avez-vous pas réprimandé le président du conseil privé ?
Il a abusé de son autorité.
Il a menti à la famille royale.
Il doit être sévèrement puni.
Veuillez revoir votre position, Votre Majesté.
Veuillez revoir votre position, Votre Majesté.
C'est impossible.
Votre Majesté, pourquoi prenez-vous son parti ?
Son manque de respect mérite punition
afin de prévenir de tels actes futurs.
C'est impossible.
Cessez de m'implorer.
On aurait dû me retirer mon titre.
Sans vous, qui oserait se dresser contre le prince Jeongan ?
Sambong ?
Il ne le peut.
Sambong doit gérer le transfert de la capitale, la rédaction de lois
et la création d'institutions.
Vous m'avez sauvé la vie sur le mont Huang
et vous m'avez encore protégé de ceux qui voulaient m'assassiner.
Donc je vous choisis.
Vous êtes le seul à mes côtés.
Le temps joue en faveur de Bang-won.
Dissolvez les armées privées.
Sinon,
Bang-seok ne sera jamais le prince héritier.
Sambong a fondé une dynastie millénaire.
Et je dois faire le sale boulot ?
Très bien.
Si c'est ce que vous voulez, je me débarrasserai d'eux.
La faute du fils rejaillit sur son père.
Mais loin de démissionner,
vous vous protégez avec votre position.
Je suis le fils d'une concubine,
mais je reste son fils à lui.
Que se serait-il passé
si le roi avait abdiqué
quand vous avez battu Poeun à mort ?
Vous souvenez-vous
de ce que je vous ai dit ?
Cette nouvelle nation ne vous appartient pas.
Elle appartient à mon père.
C'est la nation de mon père.
Et...
la mienne.
Bien sûr.
Comment pourrais-je oublier votre arrogance ?
Cette nation n'appartient à aucun roi.
Alors...
vous n'avez aucun droit sur cette nation.
À qui appartient-elle donc ?
Aux sujets.
Ce n'est qu'ainsi
qu'on préserve la nation des rois idiots ou tyranniques.
Vous...
ne serez jamais roi.
Ce serait interdit au cinquième fils,
alors que le huitième serait autorisé à être
prince héritier ?
Vous le verrez
de votre tombe.
Vous verrez
qui sera roi.
INSPECTEUR
Rentre immédiatement et va trouver Yeon.
Dis-lui que l'enquête va me retenir pendant 15 jours.
Elle s'inquiétera. Prends mes vêtements de rechange pour la rassurer.
Mais ce n'est pas la bonne période.
C'est compris.
Va.
Vous êtes arrêté pour abus du bureau de l'inspecteur général
ainsi que de la garde, et pour avoir menacé un prince à l'épée.
Si vous ne parlez pas, la torture continuera.
Crachez quelques noms et on pourra se reposer tous les deux.
Je n'ai aucun nom à vous donner.
C'est pour cela que je me tais.
Faites ce que vous avez à faire.
Très bien...
Ce sac contient les sous-vêtements, celui-ci contient le reste.
En fait, je ferais mieux de les lui donner moi-même.
Où vas-tu comme ça ?
Je t'ai interdit de sortir.
L'as-tu oublié ?
Je veux seulement les donner à Seon-ho, mon frère.
Ton frère ?
Tu n'es pas sa sœur.
Seigneur.
Tu sais pourquoi Seon-ho ne rentrera pas ?
À cause de toi.
C'est ta faute.
Tu n'es plus libre de tes mouvements, sauf pour respirer.
En fait,
supplie-moi de te laisser respirer.
Enfermez-la dans l'abri.
Bien.
Qu'est-il arrivé à mon frère ? Enfin, au jeune maître Nam ?
Dites-le-moi. S'il vous plaît !
Que s'est-il passé ?
Est-il blessé ?
Dites-moi qu'il va bien !
Ouvrez la porte ! S'il vous plaît !
Ouvrez la porte.
Arrêtez.
Sais-tu ce que tu as fait ?
C'était le moyen le plus rapide
de me lier à Bang-won.
Seon-ho a été démis de ses fonctions, et moi...
j'ai été humilié.
Vous êtes bien vivant et l'arsenal de Bang-won est vide.
Vous n'avez rien perdu.
Bang-won
doit mourir des mains de son propre soldat.
Ainsi, je ne serai pas mis en cause
et je pourrai démanteler son armée.
Alors contiens ta colère
tant que tu n'as pas reçu d'ordres.
Tout comme maintenant.
Je retiens vos paroles
et je ne les oublierai pas.
Tu sais contenir ta colère.
Cela ne m'est pas aisé.
Et Yeon...
Vous deviez en prendre soin comme si c'était votre fille.
Tenez-vous parole ?
Je t'avais demandé de vivre et de mourir pour moi.
Tiens-tu parole ?
Vous avez besoin de moi pour parler des négociations ?
Je vous offre les informations accumulées à Ihwaru.
C'est pour cela que je me permets de vous en parler.
Ces informations
ne sont que des rumeurs, colportées par des ivrognes.
Quelles informations vaudraient-elles une audience avec moi ?
Comment va votre atrophie ?
On me dit que vous dormez à peine
et que vous ne pouvez avaler que de la bouillie de riz.
Seul le médecin en chef du conseil médical
est au courant,
comment pouvez-vous...
Que savez-vous d'autre ?
Je sais ce que vous désirez
le plus.
Espèce de fouine.
Cela va bien plus loin que les accords commerciaux et les offrandes.
Hui-jae, tu peux partir.
Je ne saurais
vous remercier assez d'avoir pris Hui-jae sous votre aile.
Ne vous en servez qu'en cas de besoin.
Vous ne savez pas ce que je vais en faire.
Nam Jeon pourrait vous faire décapiter.
Tout de même,
cela pourrait sauver Hui-jae.
Alors qu'as-tu appris ?
Il faut trouver la faiblesse de l'ennemi sans être intimidé.
Il ne faut pas non plus le coincer.
Il faut reculer d'un pas et lui donner l'impression qu'il a gagné
avant de montrer son jeu.
La reine a douté de toi très brièvement.
L'as-tu remarqué ?
Oui.
Le feu consume tout sur son chemin.
La reine est le feu
et tu n'es qu'une bûche qui traîne là.
Je demande formellement une équipe d'enquêteurs privés.
Je te l'accorde.
Trouvez tout ce que vous pouvez
sans que Hwi le sache.
N'intervenez en aucun cas.
L'enquête sera terminée si quelqu'un se fait prendre.
Allez-y.
Vous n'avez aucun droit sur cette nation.
Vous...
ne serez jamais roi.
Votre Altesse.
Ces quatre noms figuraient parmi les morts.
Ils faisaient partie de l'avant-garde.
Et ?
Le père de Hwi a subi le chaudron.
Les trois autres sont suspects aussi.
Est-ce la gueule du tigre ?
Devenir les serviteurs fidèles de Bang-won
va nous enrichir.
On nous paie 20 seoms de riz.
Je pourrais me construire une tour avec.
Es-tu prêt ?
Allons-y.
Si vous êtes armés en présence du prince,
on vous décapite.
Vous feriez ça au roi ?
Oui.
Que c'est barbare.
Ah, te voilà.
Je suis content de te revoir.
Tu as neuf vies.
Je dois survivre
si je veux t'éclater en morceaux.
Tu as d'autres soucis.
Tu ne sens même pas une flèche qui approche.
Espèce de saleté.
Cheonga.
Je suis un soldat, moi aussi.
En tant qu'ancien garde du palais, tu te permets d'être suffisant,
tandis que ma basse extraction me prive de la moindre once de respect.
Si c'est une effusion de sang que tu veux, va dehors.
Je ne veux pas de ça ici.
Très bien.
J'aurai ta peau,
alors tâche de rester en vie.
Voici ma réponse.
Tu seras mon fer de lance.
Mais avant cela, tu devras creuser deux tombes.
Une pour moi,
et une
pour toi.
Pour changer le monde,
il faut être prêt à risquer sa vie.
J'ai déjà péri une fois dans le Liaodong.
Je n'ai nul besoin
d'une seconde tombe.
Et toi ?
Tu as jadis mené des expéditions punitives au nord,
n'est-ce pas, Park Chi-do ?
Tout cela est loin derrière moi.
Je suis désormais
à votre seul service.
Un croque-mort qui joue les docteurs,
un esclave qui a tué son maître.
Vous formez une sacrée équipe.
Par ici.
On dit que ton père est mort au chaudron.
C'était un officier, condamné pour vol de rations.
Ah oui ?
Oui.
C'est ici
que j'ai assassiné Poeun.
Pour que cette nation voie le jour, il fallait qu'il meure,
mais tous refusaient de se salir les mains.
Nul ne voulait
entrer dans l'histoire
comme étant l'infâme assassin d'un loyal serviteur.
C'est ici
que ma famille a trouvé le salut,
mais c'est aussi ici qu'elle m'a abandonné.
Néanmoins,
c'est aussi ici que cette nation est née.
Cela fait à peine un an que je me suis souillé du sang de Poeun.
Je refuse
de ternir plus ma réputation en maculant mes mains de sang.
À partir d'aujourd'hui,
je serai ton seul maître.
À moins de devenir roi, vous mourrez.
Le seul moyen pour vous de le devenir
est de tuer le roi.
Le sang que répandra ma lame
vous mènera au trône.
Si cela vous effraie,
implorez la clémence de Bang-seok ou invoquez la folie.
Qui sait ?
Il pourrait avoir pitié de vous.
Tu me tournes en ridicule, blasphèmes le roi, et...
appelles à la rébellion ?
Vous-même avez parlé d'une nouvelle nation et d'un acte de rébellion.
Vous avez bien tué Poeun ici.
Quel que soit le sang que tu verseras, souviens-toi d'une chose.
Si une seule goutte retombe sur moi,
c'en sera fini...
de toi et tous tes amis.
Je ne serai pas venu à vous si cela m'effrayait.
À vous maintenant
de creuser ces deux tombes.
Votre Altesse.
YI BANG-WON
YI SEONG-GYE
Au tir à l'arc, nul ne vous surpasse.
Uniquement au tir à l'arc ?
Je te connais bien.
Tu ne recules devant rien pour parvenir à tes fins
et tu anéantis tout ce qui t'échappe.
Je l'ai appris de vous.
Vous avez écrasé Choi Yeong et vous êtes emparé de la nation.
Ce n'est pas Choi Yeong mais Poeun que je souhaitais anéantir.
Mais tu l'as brutalement assassiné.
On nous attaque !
Trouvez ce scélérat !
Chargez !
Il est à plus de 400 pas. Une battue ne mènera à rien.
Il ne cherchait pas à me tuer.
Il semble plutôt avoir quelque chose à me dire.
Une plume de faisan sur une flèche rouge.
Comme les tiennes.
Le sang que répandra ma lame
vous mènera au trône.
Le 23 novembre 1380.
Qu'on convoque Nam Jeon.
Toi, suis-moi.
En 1380, quatre assassins ayant attenté à ma vie ont trouvé la mort.
Vous les avez confondus et les avez fait exécuter.
Vous m'avez aussi assuré que nous étions les seuls au courant.
Est-ce bien vrai ?
Oui.
Il semblerait
que quelqu'un d'autre le sache.
Ce n'est qu'une date comme une autre.
Déchirez-le.
Qui qu'en soit l'auteur, il a eu l'audace de viser ma cible.
Il se trouve que tu étais justement présent.
Est-ce vraiment une coïncidence ?
Le seul archer capable d'atteindre une cible à 400 pas
est Votre Majesté.
Il semblerait
que quelqu'un cherche à me piéger.
Et comment devrais-je punir cette tentative ridicule ?
En mettant à mort...
le responsable.
Quiconque mentira et cherchera à tromper la cour
sera exécuté.
Je ne tire mon épée qu'après mûre réflexion.
Elle ne regagne son fourreau
qu'une fois sa soif de sang étanchée.
Êtes-vous venu me railler ?
Je suis venu te libérer.
Nous nous verrons plus tard, père.
Quelqu'un veut ma tête.
Comme bien d'autres.
Cette personne
nous tuera tous les deux et aura raison de notre famille.
Sans l'un l'autre, nous mourrons.
Nous devons faire front ensemble.
S'il s'agit de Bang-won,
alors il doit mourir.
Maman, enfuyons-nous. Nous vivrons loin d'ici.
Pour qu'on te rattrape
et qu'on te marque le visage au fer ?
Que dis-je,
peut-être préférerais-tu être battu à mort ?
Alors mourons ensemble.
On peut le faire.
Cesse donc tes enfantillages !
Écoute-moi attentivement.
Si tu as tant pitié de moi,
fais tout pour gagner en pouvoir.
Puis construis une nation
qui permettra même
aux réprouvés comme moi de vivre dignement.
Quelle chance d'avoir un père haut placé.
Que voulez-vous ?
Pourrais-je m'adresser à l'inspecteur Nam Seon-ho ?
Je vous en prie.
Il a été destitué de sa charge et battu jusqu'à la moelle.
On dit que les suppliciés sont torturés jusqu'à l'article de la mort.
Yeon.
Ne m'approchez pas.
Restez où vous êtes.
Un pas de plus et je hurle.
Écoute-moi bien. Ne dis à personne que tu es venue ici.
Et surtout pas à Nam Jeon.
Compris ?
Est-ce que tu as compris ?
Seon-ho...
C'est du fait de mon père ?
Après avoir vaincu les Japonais, Yi Seong-gye,
le général des trois provinces,
a montré des signes évidents de rébellion,
et s'applique depuis à fomenter une insurrection.
Nous jurons
d'éliminer le traître Yi Seong-gye
et de remplir notre devoir en tant que fidèles serviteurs de Goryeo.
Nous en faisons le serment à Haegeomdang
et passerons à l'acte le 23 novembre 1380.
Kim Yeong-su, Park Seon-min,
Noh Gyeong-cheon,
et Nam Jeon.
Où est la lettre secrète ?
Où est-elle ?
Pourquoi ?
As-tu peur que Yi Seong-gye ait vent de ta trahison ?
Tu crains qu'il te réduise en charpie ?
Où est-elle ?
Tu paieras pour nous avoir trahis.
Tu...
mourras
en te vidant de ton sang.
Il y a douze ans, en 1380,
avez-vous vraiment conclu un pacte
pour assassiner le général Yi ?
Si oui, cette famille est perdue.
Il est impliqué là-dedans.
UN GRAND MERCI À KIM YOON-SEO
Est-ce à Hwi que vous avez remis la lettre
de ma mère ?
Protège ceux que tu dois protéger.
Moi, je te protégerai toi.
Prince Uian.
En ce jour, je te proclame donc prince héritier.
Je n'abandonnerai pas tant que je n'aurai pas obtenu
ce que je désire.
C'est pourquoi je ne...
quitterai pas Gaegyeong.
Laissez-moi vous servir.
Je protégerai votre trône de ma vie.
J'ai amené le roi à faire pression sur Nam Jeon
et à douter de Bang-won.
Que ce dernier me cherche fait partie de mon plan.
Tue Bang-won.
Peu m'importe
ce qu'il détient.
Tue-le.
Sous-titres : Céline Graciet
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