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Tu regardes quoi ?
Tu m'as fait peur.
Si tu continues à m'espionner, je t'accroche un grelot.
Tu regardes quoi sur l'océan ?
Rien.
Tu regardes beaucoup ce rien.
Je retire ce que j'ai dit.
Ce n'est pas rien.
C'est l'immensité.
L'océan est puissant.
Et surtout, il est vaste.
Il est plein de vie,
de mystère.
Qui sait ce qu'il y a sous la surface de l'eau ?
Des monstres ?
Peut-être.
Des rêves, un trésor englouti.
C'est l'inconnu.
C'est ça, l'océan.
Je veux pas y aller, maman.
Je sais, mais tu dois y aller.
Ça va bien se passer.
Ils croient que je l'ai étranglée.
On sait que c'est faux, toi et moi.
Je fais avec, alors fais comme moi.
Les autres aussi devront faire avec.
C'est quoi, notre mantra ?
Chaque jour, montrons-nous...
- Courageux. - Super courageux. Bravo.
Maman, pourquoi on a déménagé ici ?
Ziggy.
J'ai pas le temps, ce matin. Enfile ta chemise.
Pourquoi on est venus ici ?
- Pourquoi ? - Ça suffit.
Tu finiras dans la voiture.
Je suis pas inspecteur, mais elle devait fuir quelque chose.
Tu plaisantes, Joseph !
Quoi ?
Non.
On passerait pour des dégonflés. Si on se laisse faire...
Ne m'engueule pas.
C'est toi... Baisse le son.
Tu créerais un précédent !
Ne crie pas.
Je suis polie,
je n'ai jamais dit ça à personne, mais je vais te le dire.
Va te faire voir chez les Turcs !
Les Turcs ?
Il veut annuler Avenue Q. Trop polémique, soi-disant.
Il montera quoi à la place ?
Pas Cat's, s'il te plaît.
Tu te souviens de ta rentrée en primaire ?
Je m'en souviens.
Un CE1 a voulu sortir avec moi. Rien que ça.
Tu as accepté ?
Il portait des chaussures bateau blanches.
Pardon pour hier soir.
La violence à l'école...
Je n'y crois pas trop, mais tu as raison,
soyons prudents.
J'aimerais bien pouvoir rester à la maison.
À ton retour de Vienne, on devrait retenter une thérapie.
Oui. C'est une bonne idée.
On va vivre
une très belle année, bijou.
On va partir pour toujours.
- Pourquoi ? - C'est la règle du jeu.
C'est bouché.
Ce sera pas long. On les dépose simplement.
On n'entre pas ?
Non. Les parents sont trop encombrants.
On rencontre pas les instits ?
On les a vus hier, à la journée d'accueil.
Ils entrent directement en classe. C'est des grands.
Max ! Regarde ce que la sorcière me donne.
Tu aurais pu le dire.
On en a parlé.
C'est l'heure de l'école.
- Tu aurais pu me prévenir. - Arrête.
Je te présente Ziggy.
- Salut. - On est demi-sœurs.
Plus ou moins.
Ma mère a été mariée à son père.
Salut, Chloe.
Salut, maman poule !
J'ai yoga. Tu viens ?
J'aimerais bien, mais je passe un entretien.
Te fais pas de bile pour lui. Tout ira bien.
Je t'assure.
Attends un peu, connasse.
À plus tard.
C'était ballot de distribuer des invitations
dès la rentrée, mais Renata est organisée.
Renata a fait passer un message.
Tu pourrais assurer notre défense.
J'ai arrêté, c'est pas possible.
Je sais, mais tu peux t'y remettre.
Juste une fois,
pour sauver la culture à Monterey. Écoute,
je serai ta seule cliente.
Et ce serait marrant de picoler avec ta cliente !
Le yoga est un temps de silence.
Je sais.
Me touchez pas.
- Respirez à fond. - D'accord.
Voilà.
Regarde au fond.
C'est pas vrai !
Je parle si je veux.
Qu'elle reste dans son studio.
C'est bon !
On a un cours moins strict.
Spécial ménopause.
Laissez tomber. Je remettrai pas les pieds ici.
C'est énorme !
- Quoi ? - Tiens.
Et tiens ça.
- Magnifique. - Pas sur Facebook.
Bonjour, Maddie. Bonjour, Celeste.
Ce cours était génial.
Salut.
Nathan, tu t'es mis au yoga ?
Oui.
Bonnie m'a convaincu.
Ça aide à éliminer les toxines.
On a bu une bouteille de vin hier,
je l'ai emmené de force.
J'ai inscrit Abby à mon cours de piloxing.
C'est chouette.
J'ai changé d'avis pour la pétition.
- C'est idiot. - T'en fais pas.
Ils pourront retirer mon nom.
Rien ne pourra nous arrêter.
C'est une bombe à retardement.
Elle a pas de chemise ?
Pour notre tout premier projet,
chacun de vous
va dessiner son arbre généalogique.
Vous allez décrire votre famille. C'est pas génial ?
Mais d'abord,
je vais vous présenter un ami auquel nous tenons beaucoup.
Voici...
Harry le Hippo.
Harry est le chouchou de la classe de CP
depuis presque
dix ans !
Je sais que vous n'êtes plus en maternelle.
Vous allez vous rendre compte
qu'entrer au CP n'est pas toujours facile.
Mais grâce à Harry,
ça ira comme sur des roulettes.
Et c'est pas fini.
Chacun à votre tour,
vous pourrez inviter Harry
à dormir chez vous !
On va commencer cette journée en se passant Harry
pour que chacun puisse lui faire un câlin.
Tiens, Billy.
Oui ?
Harry aime les câlins ?
Harry adore les câlins.
On va pas se mentir.
Amabella a désigné Ziggy
et n'en démordait pas.
Ce petit était bizarre. J'en dirai pas plus.
Je croyais que tu décollais à 17 h.
Je me méfie de la circulation.
- Il est 11 h 30. - Merci, c'est bon à savoir.
- Tu es sérieux ? - J'ai décalé mon vol
pour assister à leur première rentrée.
J'ai même pas pu entrer.
- Je sais. - Si tu le prends à la légère...
Je prends rien à la légère.
- J'y suis pour rien. - Tu sais quoi ?
Tu voulais pas de moi
à la journée d'accueil.
- Quoi ? - Tu as gardé ce moment pour toi.
Maman et ses garçons.
Tu es vraiment puéril.
Excuse-moi.
Je suis désolé.
Fais pas ça.
Non.
Je suis désolé.
Merde.
Pardon. C'est...
Merde.
Pardon.
Avec tous ces voyages, je rate des moments importants.
Un jour, ils seront grands et...
Pardon.
Je t'aime.
Tu sens ?
Lâche-moi.
Putain !
Perry et Celeste ?
Franchement, je croquerais bien les deux.
Dis au Wall Street Journal
qu'on passe cet accord
ou que personne les rachètera jamais.
Non, c'est absurde !
Juliette !
Il faut aller chercher ma fille et ça me perturbe.
Il faut que tu prennes la voiture.
Je croyais que vous iriez.
Je donne une interview !
En fait, c'est plus dur de travailler à mi-temps.
En plus de bosser, il faut chercher du boulot.
Tu cherches un autre poste ?
Vingt heures, c'est mon maximum. Entre nous,
mon statut de maman à plein temps me permet de mater les carriéristes.
Et voilà les futurs grands de ce monde !
Tu vois mon fils ?
Chloe !
Madame, s'il vous plaît.
Je peux pas appeler ma fille ?
Restez à bord de votre véhicule.
Ben alors ?
En voiture. Ne vous avisez plus de me siffler.
Vous êtes nouveau. Pas moi.
Maman !
Chéri !
Alors, cette journée ?
Ça va. On a rencontré Harry le Hippo.
Et toi, Zig ?
- Ça va. - Oui ?
- La maîtresse est sympa. - Ah oui ? C'est super !
C'est génial.
Qu'est-ce que c'est ?
Amabella t'invite à sa fête. C'est gentil.
Je suis pas invité.
Tu la connais pas très bien. Pas du tout, même.
- C'est parce qu'elle l'a accusé. - Ça va.
On écoute quoi ?
La merde n'est jamais bien loin de Madeline.
Cet anniversaire était l'étincelle.
C'est scandaleux. Toute la classe est invitée sauf Ziggy !
C'est dingue.
Tu parles de l'enfant qui a...
- Arrête. - Quoi ?
Abby, à table !
C'est Renata tout craché. Le premier jour d'école !
Si elle pense que Ziggy est un danger pour sa fille,
elle ne va pas l'inviter.
Je dis juste qu'inviter tous les enfants de la classe
sauf un, c'est inacceptable !
Merci, chéri. C'est délicieux.
Abby, tu roules une pelle au frigo ?
Chloe, tu iras jouer avec Ziggy tous les jeudis soirs.
Cool.
Tu crois que c'est une bonne idée ?
Pourquoi pas ?
On n'est pas sûrs qu'il soit innocent.
Dans le doute, on devrait protéger Chloe
plutôt que Ziggy.
Je mettrais ma fille en danger ?
Notre fille !
Pourquoi tu m'as pas appelée quand ça s'est passé ?
J'aurais pu intervenir.
Comment elle aurait fait ?
Elle a un téléphone dans sa poupée.
Ne monte pas sur tes grands chevaux.
C'est uniquement pour les urgences.
- Faut pas lui donner de poupées. - Pourquoi ça ?
Ça fait trop années 60.
En plus, c'est sexiste. C'est une Barbie ?
Un portable rentrerait pas dedans.
On n'a pas droit aux Barbies
depuis que celle de Sylvie a fait bander Joey.
Abigail, je suis impressionnée
par ta conscience sociale.
On en reste là ou tu vas t'attaquer à Bonnie ?
Personnellement, je ne supporte pas l'injustice.
Ziggy et sa mère sont victimes d'une injustice.
Tu t'es enfuie de table quand Abby
a mentionné Bonnie.
Je te demanderai pas ce qu'elle t'a fait.
On sait tous les deux qu'il s'agit de Nathan.
- C'est pas vrai. - Si.
Pourquoi je dois le croiser sans arrêt ?
Il y a 30 000 habitants à Monterey,
et je peux pas faire de yoga sans tomber sur eux ?
Du yoga ! C'est une blague.
Avec moi, il a jamais fait la moindre balade.
Quand il est sorti, il est jamais revenu.
Je t'avais promis une engueulade.
- C'est pour maintenant. - Pourquoi ?
C'était Nathan ?
Quoi ?
L'homme de ta vie.
On a tous une âme sœur.
Pour info, tu es la femme de ma vie.
- C'est toi... - La ferme.
Mais pour toi, c'est lui. Tu en es toujours amoureuse.
Il t'a brisé le cœur il y a 15 ans et tu ne t'en remets pas.
Tu es devenu dingue ?
La folie, c'est pas mon genre, Madeline.
Je suis stable, j'ai les pieds sur terre.
Un vieux père peinard.
D'où tu sors ça ?
Je dis ça parce que t'as pas l'air de m'adorer.
Tu as rarement envie de faire l'amour.
Mais aujourd'hui,
je te le dis parce que tu es obsédée par Nathan
et sa vie soi-disant parfaite.
J'en conclus que t'es pas satisfaite de la tienne
et j'en ai plein le cul !
Je suis peut-être pas l'étalon de tes rêves,
mais tu dois admettre que je suis présent,
que je suis loyal
et que tu peux compter sur mon soutien indéfectible.
Je serai jamais ta roue de secours. Compris ?
Derrière le Dr Jekyll,
il y a Mr Hyde.
Ça va ?
Il a peur.
Il a peur ?
Tu as peur de quoi ?
J'ai pas peur.
C'est lui.
Il a peur ?
Tout va bien pour Ziggy ?
Ça va.
C'est vraiment lui qui a fait mal à Amabella ?
Non.
Il est super sympa.
On pourrait l'inviter ?
Oui, peut-être.
On demandera à votre père.
On se voit ? J'échange ma famille contre une vodka.
- La nounou est là ? - Oui.
Super. À tout de suite.
Elles avaient tendance à boire toutes les deux.
Tu peux laisser tes prospectus,
mais personne ne les lit jamais.
Tu as besoin d'un site Internet.
- Mais c'est cher. - Pas tant que ça.
Le mari de Madeline t'aiderait à en créer un.
Peut-être.
J'ai déjà un comptable,
sinon je t'aurais...
- Laisse tomber. - C'est vrai.
Tu as des clients ?
J'en ai encore quelques-uns à Santa Cruz.
Pourquoi tu es venue ici ?
Il y a de meilleures écoles,
pour l'avenir de son fils. Elle en dira pas plus.
Oui, Ziggy. Je rêve d'une vie meilleure ici.
Je fais ce pari.
Maman ?
Au chocolat ?
Si tu m'en laisses.
Nous examinons les liens
entre la victime et tous les parents présents.
Nathan, l'homme de ma vie ? Pas du tout !
Il doute de mon amour pour lui.
Pourtant, Ed n'est pas un névrosé.
Le problème vient de moi. Je n'arrive pas
à lui montrer combien...
Tu dis que vous faites rarement l'amour.
Parce que je suis crevée
à cause de l'école, des enfants, de la pièce...
Comment était Nathan, au lit ?
Je veux pas parler de Nathan.
- C'est vrai ? - Oui.
Pourtant, on en parle.
- Non. On parle d'Ed. - D'accord.
- Quoi ? - Est-il possible
que tes sentiments étaient plus forts pour Nathan ?
Il le ressent peut-être. Les hommes ont parfois
plus d'intuition qu'on imagine.
Vous avez pensé à voir un conseiller conjugal ?
On n'en est pas là. C'est normal de se disputer.
Perry et toi,
vous vous disputez pas ?
Ça nous arrive.
Parfois.
Et ensuite, vous courez chez le psy.
La plupart du temps, ça se termine au lit.
C'est vrai ?
Oui.
On commence par se mettre en colère et...
C'est compliqué.
Je me dis parfois
qu'il aime les disputes parce qu'on couche après.
J'aime peut-être ça, moi aussi.
Ça vous arrive souvent ?
Ça nous arrive...
assez souvent.
Je dois avouer que ça me semble
un peu pervers.
Mais assez génial.
Au lit, c'est plutôt...
Coucou !
Celeste et Madeline ! Comment ça va ?
Je buvais un verre avec des copines et je vous ai aperçues.
- Vous avez une minute ? - Bien sûr.
Vous savez qu'on projette de fermer l'hôpital militaire ?
Les vétérans
devront aller à Sacramento pour se faire soigner.
C'est vraiment révoltant.
Je suis très engagée auprès des vétérans
atteints de stress post-traumatique.
J'organise un dîner pour récolter des fonds
et sauver l'hôpital.
Ce serait génial que tu viennes avec Perry !
Bien sûr.
Et que tu viennes avec Ed aussi.
- Ce serait super. - Tu es vraiment gentille.
Merci.
C'est chou d'avoir invité Chloe à l'anniversaire d'Amabella.
C'est normal !
Mais c'est pas joli d'exclure le petit Ziggy du groupe.
Tu trouves ?
J'ai pas envie qu'Amabella se fasse étrangler pendant sa fête.
Si Ziggy n'y va pas, Chloe non plus.
C'est pas vraiment le moment...
Et si Chloe ne vient pas, personne n'ira.
- Elle est le moteur du groupe. - Quoi ?
Je t'apprécie, Madeline.
C'est très bien que tu défendes celui qui refuse de s'excuser.
Mais si je peux te donner un conseil,
en toute objectivité...
pas touche à l'anniversaire de ma fille.
J'étais présente et j'ai vu distinctement
que Madeline
scrutait un couteau à viande.
Quelle salope !
Pardon ?
Va te faire foutre.
La guerre est déclarée.
C'est pas juste pour Chloe.
- Pardon ? - Les fêtes d'Amabella sont top.
L'an dernier, c'était château gonflable et magicien.
Arrête.
Tu as décrété qu'elle n'irait pas.
Tu te sers d'elle pour que les autres annulent.
C'est pas vrai.
Un coup, c'est Nathan et Bonnie,
ensuite, c'est Renata, le type du parking,
les filles en voiture...
Je peux plus suivre tes disputes. Faudrait créer une appli.
Tu pourrais me soutenir de temps en temps.
Qui est cette Jane ? Une sœur perdue de vue ?
- Une cause pour oublier. - Quoi ?
Oublier ma vie ? C'est ce que tu allais dire ?
Jane est mère célibataire. Il te faut une appli pour piger ?
Quand Abigail est née,
Nathan n'était pas là et j'étais une mère célibataire.
Ma colère n'est pas passée.
C'est pas mon amour pour Nathan qui survit après quinze ans,
c'est mon amertume.
Il y a une grosse différence.
Tu as entendu ?
C'est arrivé quand vous êtes partie.
Le prix double pour une livraison de nuit.
Je t'aime plus que tu crois. Perry
La mauvaise nouvelle,
c'est que j'ai échoué lamentablement.
Je croyais que Harry n'était qu'un jouet pour bébés.
C'est vrai.
Maman ?
- On peut dormir avec toi ? - Encore ?
Bon...
Si Harry ne ronfle pas.
Il paraît que ça vous a posé problème.
- Papa ronfle. - Oui. Papa ronfle.
Il fait comme ça.
Non, comme ça.
J'aimerais bien que papa soit là.
Moi aussi.
Mais on est quatre, tout ira bien.
Qu'est-ce qu'il a ?
Harry a perdu sa jambe !
- C'est la faute à Max. - Non, à Josh !
C'est adorable,
Madeline, j'apprécie ton geste, mais je crains
que si l'anniversaire est gâché par sa faute,
les choses s'envenimeront pour lui.
C'est encore moi qu'on accusera. Ne t'en fais pas.
Je te rappelle.
Chloe, va dans la voiture.
Chloe, en voiture tout de suite.
J'ai à te parler.
Je couche avec personne.
Et la pilule ?
Je l'aurai quand le jour viendra. Je la prends pas pour l'instant.
Tu as seize ans. Où tu l'as eue ?
- Chez le médecin. - Dr Ennis ?
Elle t'a prescrit ça ?
Je suis allée au planning familial.
Pas de scandale, s'il te plaît.
J'ai pas eu de rapports.
Qui t'a emmenée là-bas ?
Quoi ?
Il faut une voiture pour aller au planning, c'est à Seaside.
Comment tu as fait ?
Tiens.
- Je t'aime, maman. - Je t'aime.
- Au revoir. - Bonne journée.
- Madame ! - J'en ai pour une seconde.
Bonnie !
- Je peux te parler ? - Bien sûr.
Deux choses. Je suis ravie qu'Abby s'entende avec ta mère
et que vous peliez des patates ensemble.
Mais quand il s'agit de la vie de ma fille
et de traitements qui risquent d'abîmer son appareil reproductif,
tu pourrais me mettre sur le coup ?
Tu me suis ? Si un jour Skye
me demande de la conduire au planning familial,
je t'appellerai avant d'y aller. Merci.
- Madame ! - Je dépose ma fille !
Allez, Chloe.
Je te laisserai pas ma fille. C'est ma fille.
La prochaine fois... Tu verras, avec ta fille.
Ta fille ! Fais ce que tu veux avec elle.
Elle se fout de moi ?
Pourquoi ma fille ne s'est pas adressée à moi ?
Je parlais pas contraception avec ma mère.
C'est vrai ?
À ta place, je laisserais couler.
Je me fâcherais pas avec Bonnie et Abigail.
Je suis rancunière et ça me plaît.
C'est mon avis, c'est tout.
Moi non plus, je pardonne pas facilement.
À qui tu pardonnes pas ?
À personne. Je parle en général.
Qui ne pardonne pas
n'oublie jamais.
Voilà qui est bien dit !
- Bonjour, Maddie. - Salut, Tom.
- Ça va ? - Tout le monde m'exaspère.
Désolé.
- Sauf toi. - Et moi.
Et vous deux.
Marv Herman, garagiste à Kentner, cherche quelqu'un pour l'aider
avec sa compta.
- Génial. Merci. - En fait,
il aurait aussi besoin d'un avocat.
Je ne plaide plus.
- Sauf pour moi. - Arrête.
Je suis au courant. C'est ridicule !
- C'est dingue. - Ridicule.
C'est nul. Tu voudrais quoi ?
Un cappuccino. Arrangé.
Tu dois avoir ce qu'il faut.
Je vais voir.
Comme dirait Shakespeare : être ou ne pas être une marionnette.
C'est exactement ça ! Lui, il me comprend.
Malheureusement, il est homo.
C'est vrai ?
- Arrête. - C'est vrai.
- Tu es sûre ? - Comme tous les mecs bien.
- Salut. - Salut, Ed.
Ça va ?
J'adore ton look ! Surtout le petit rétro.
Faut assurer ses arrières.
C'est l'équipement classique.
- L'informatique se porte bien ? - Super.
Comme pour vous, les paysagistes, le secteur fleurit.
C'est futé.
Merci d'être venu.
Je veux te parler de ce qui s'est passé
entre Bonnie et Abby.
D'accord.
Je ne crois pas
que Bonnie cherche à l'influencer.
Abby voulait des infos sur le planning familial
et a demandé à Bonnie de l'y conduire.
Elle n'a pas cherché à prendre la place de sa mère.
Je pourrais en discuter avec Maddie, mais avec toi,
c'est plus facile.
J'imagine
que tu sais combien mes rapports sont compliqués avec mon ex.
Je trouve normal qu'elle soit dure avec moi.
- Mais pas avec Bonnie ! - Quoi ?
Elle est sympa avec Bonnie.
Elle essaie en dépit des circonstances.
Quelles circonstances ?
Elle en a bavé quand tu l'as quittée.
Ça fait quinze ans.
C'est difficile pour Madeline de te voir aussi présent à l'école
alors que tu n'étais pas là pour Abigail.
C'est difficile pour elle de te croiser au yoga...
Je vais peut-être un peu loin.
J'étais qu'un gamin.
J'ai peut-être été con.
J'ai commis des erreurs avec Maddie et Abby.
Je suis censé les répéter avec Bonnie et Skye ?
Mais tu pourrais tenir compte de ce que ressentent les autres.
Oui...
M. Sensible.
Pardon ?
Venant de moi, c'est un compliment.
Tu es le symbole de l'homme moderne.
Tu travailles chez toi,
tu t'occupes des enfants et tu cuisines !
Toi, tu es un chasseur-cueilleur.
- Et moi, une gonzesse ? - J'ai pas dit ça.
C'est dur de parler avec Maddie, alors j'ai préféré te voir.
Tu prends un ton menaçant. Tu me menaces ?
J'ai plutôt l'impression
que c'est toi qui me menaces et c'est pas une bonne idée.
Tu sais,
l'histoire du petit Ziggy, le harcèlement...
J'ai été harcelé. En sixième.
J'ai toujours tendu la joue gauche, croyant que c'était la solution.
Une trentaine d'années plus tard,
je regrette encore de ne pas avoir cassé la gueule
de ce gosse.
Du coup, je rêve secrètement
qu'un jour, quelqu'un débarque
et me dise ou me fasse une chose
qui me donnera l'occasion de me rattraper.
J'ai toujours été correct avec toi.
C'est dommage.
Dommage.
J'ai bien dit que les mères n'étaient pas les seules fautives.
Fais gaffe à ta gueule si tu me parles encore sur ce ton !
Ed et Nathan se détestaient. Tout le monde vous le dira.
Les tensions sont fortes ici.
Qu'est-ce qu'il a dit ?
Le maire refuse de financer
cette pièce.
Il faut qu'on aille en justice.
Il est parfaitement dans son droit.
Il refuse ?
Il voudrait qu'on choisisse une pièce tout public.
Joseph, on a travaillé dur !
On est les victimes
de l'étroitesse d'esprit de Renata Klein et ses pairs.
Il faut savoir choisir ses batailles.
Et parfois, ce sont les batailles
qui nous choisissent. On ne lâche rien.
Tu veux sauver la pièce ou ta fierté ?
Je sais pas. Peut-être un peu les deux.
Je supporte plus ces gens qui se croient supérieurs
et écrasent tous les autres.
Tu parlais de courage artistique.
C'est tout ce que je te demande.
Sois courageux.
Tu m'as envoyé me faire voir.
Je m'emballe.
Tu me connais.
S'il te plaît.
C'est important pour moi.
J'irai voir le maire.
Merci. Tu le regretteras pas. Pas une seconde.
C'est quoi ?
La Reine des neiges. Pour ma femme et ma nièce.
Amabella a donné ses invitations mercredi.
Madeline a invité les enfants
au spectacle le jeudi.
Les deux événements avaient lieu en même temps.
C'était vicieux.
C'est ridicule.
- Merci. - C'est normal.
Elle a un problème, cette femme. Sa soif du pouvoir...
Merci, j'ai dit !
Une agression sexuelle ?
Ziggy a embrassé Amabella.
Elle n'était pas d'accord
et il a été brusque.
En plus de cet homicide,
nous enquêtons sur des agressions
et des incitations à la violence.
Son intention était de faire la paix avec Amabella.
C'est la preuve qu'il a bien tenté de l'étrangler.
Attendez.
Ziegfield maintient qu'il n'a rien fait de tel.
Il a décidé d'embrasser Amabella sur une idée de Chloe
qui voulait régler l'imbroglio de l'anniversaire.
Chloe est mêlée à cette histoire ?
Oui. Mme Klein !
Elle a mis de la musique, leur a proposé de danser et...
Votre fille a hérité du gène "je-me-mêle-de-tout".
- Skye s'y est mise. - Je ne crois pas
que ma fille cautionnerait
une chose pareille. Elle est très douce.
Tout ça
est un peu exagéré.
Le règlement
doit être respecté.
Vous avez un règlement ? Bonne nouvelle.
Respectez-le ou j'engage un avocat.
Nous n'en sommes pas là, Mme Klein.
Un avocat ? C'est une blague !
On utilise souvent le terme de parents hélicoptères.
Mais pour désigner ces gens,
on parlerait de kamikazes. Sans déconner.
Personne n'assume rien et Chloe est impliquée.
Et leur bien-être, alors ?
J'ai embrassé des tas de garçons quand j'avais six ans.
Je pourrais pas les compter.
Ce sont des enfants !
C'est tout à fait normal qu'ils s'embrassent.
Jane ?
Qu'est-ce que tu as ?
Ça va ?
Excuse-moi.
Ce sont des enfants. Ne te mets pas dans cet état.
On est obligé de faire la paix en écoutant ça.
La paix, mais pas des bisous, banane.
Quand les adultes se disputent, ils se font un câlin,
un gros bisou et tout va bien.
Un couple marié, c'est pas pareil.
- Pourquoi ? - Je sais pas. Ne commence pas.
C'est une belle chanson.
Salut, mon amour.
Coucou, bijou.
- C'est pas la nuit, là-bas ? - J'arrive pas à dormir.
Le décalage horaire.
Je vois.
C'est le peignoir que je t'ai offert ?
Exact.
Merci pour les fleurs. Elles sont magnifiques.
Tu me manques.
Toi aussi, tu me manques.
Les garçons te réclament.
Leur 2e journée a été bonne ?
Ça va.
Tu veux me rendre un service ?
- Quoi ? - Tu ôtes ton joli peignoir.
Les garçons m'attendent au rez-de-chaussée.
Il faut que tu m'aides à m'endormir.
Il faut que tu m'aides à m'aider.
Vraiment ?
Laisse-moi regarder ma sublime épouse.
Juste dix secondes.
Je t'en accorde cinq.
Fais qu'elles soient belles.
Voilà. Ça suffit, petit voyou.
Rentre à la maison si tu en veux plus.
Approche.
Je t'aime.
Change-la d'école si tu es inquiète.
C'est pas à elle de partir, elle a rien fait.
Je crois qu'aller en justice n'arrangera rien.
On verra bien ce qui se passe.
J'ai pas le sentiment d'être soutenue.
Je peux pas contredire un sentiment.
Ziggy, pourquoi tu dors pas ?
Il faut dormir.
Qu'est-ce qui se passe ?
Je t'ai vue pleurer à l'école.
J'étais stressée, c'est tout.
Désolée que tu m'aies vue.
À la sortie, j'ai entendu une maman dire que j'étais un petit monstre.
Quoi ?
Mon cœur, tu n'es pas un monstre.
Tu n'es pas un monstre.
Ziggy, tu n'as aucun problème !
D'accord ?
Je t'aime très fort.
Des cornichons, de la moutarde...
Je suis pas enceinte.
Tu sais, quand le jour viendra,
comme tu disais l'autre fois...
Le jour où je déciderai de faire l'amour ?
Oui, ce jour-là.
On pourra en discuter avant ?
Oui.
Parce que je pense
que je pourrai être utile.
J'ai beaucoup de copines, comme tu sais.
Aucune d'elles ne m'a jamais dit
qu'elle aurait dû coucher plus tôt avec un garçon.
C'est lourd.
Nathan m'a dit que tu avais
menacé de le frapper.
Mais non.
Il voulait que tu lâches un peu Bonnie.
On a eu une discussion,
mais j'ai jamais menacé de le frapper.
Je lui ai montré qu'il ne m'intimidait pas.
C'est ce qu'il essayait de faire.
Et ça a donné quoi ?
On en est au point où il soutient Bonnie,
et moi, je te soutiens.
Mon Musclor.
Arrête.
Je peux dire une petite chose ?
C'est jamais une petite chose avec toi.
C'est toi, l'homme de ma vie.
Le seul.
Adaptation : Emilie Baratchart
Sous-titrage : VSI - Paris
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