All language subtitles for Julia Misbehaves-Jack Conway. sub french 1680-1694 spanish

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Original subtitles

- Benjie, viens vite ! - Quoi?

- C'est Julia, elle veut se tuer ! - Grands dieux !

C'est leur problème, pas le nôtre

C'est l'actrice du premier.

Courte et joyeuse vie.

- Où est-elle ? - A l'intérieur.

- Elle a la tête dans le four. - Enfonce la porte !

- Elle ne répond plus. - C'est affreux !

C'est peut-être trop tard.

Ouvre cette porte !

On ne peut plus mourir tranquille ?

Julia, c'est Benjie. Ne fais pas

de bêtise!

Pourquoi continuer à vivre ?

Les créanciers me harcèlent et je n'ai plus un sou !

Tu as tout: jeunesse,

beauté...

Ne te fatigue pas. Ce n'est plus la peine.

Sauf si quelqu'un paie mes dettes.

Bonne idée, gouverneur.

Vous n'avez qu'à nous payer.

Tu ne m'as pas entendue, Benjie ?

C'était donc pour ça ?

Tu n’as qu'a te tuer. Moi, je vais tuer Louise !

J'ai cru qu'elle était séreuse.

Je rentre à la boutique, et je suis sérieux !

Attends un peu, Benjie !

On pourrait faire affaire.

J'ai tout un tas d'objets de valeur, ici.

Je te les laisse pour rien du tout.

J'en veux pas !

Payer mes dettes avec ton argent,

c'est hors de question.

En effet !

Je sais, mais je te connais bien.

Tellement gentil, merveilleux.

généreux...

Pas de ça ! Tu m'as déjà eu à ce petit jeu.

Je t'ai toujours remboursé, non ?

Allez, Benjie. S'il te plaît!

D'accord.

- Combien ? - Loyer. 18,10 livres.

Crémerie, 3,60 livres.

Laisse-moi voir tes affaires.

Impossible, je suis en tenue d'Eve.

Alors change de tenue.

Ils veulent 35 livres, c'est beaucoup.

L'horloge du grand-père en vaut déjà cent !

C'est quoi, ce boucan ?

C'est un moulin à café. Une antiquité.

Arrête-le. Je n'en veux pas.

Et l'horloge ?

C'est une Winstock.

Bien. Je t'en donne 35 livres.

40 livres ou rien. Il faut qu'il m'en reste un peu.

Faites un geste.

Bon, 37 livres,

dont deux pour toi.

40 livres !

Un petit effort, une livre de plus.

37 livres !

40 !

37 et pas un penny de plus !

42 et pas un penny de moins !

- 40 et on n'en parle plus. - D'accord !

Vendu !

Suivez-moi à la boutique, je vais vous payer. Hourra.

Tu es vraiment un amour !

Allons fêter ça.

Fêter quoi ?

J'ai payé mes dettes et il me reste 5 livres !

Nous prendrons aussi une bouteille de Veuve Clicquot.

Du champagne ?

C'est moi qui régale.

Tu es incorrigible. Que vas-tu devenir ?

Je me débrouille toujours.

De nouvelles factures à payer.

Tony Seabrook l'a invitée sur sa péniche.

Tony Seabrook, le joueur de polo ?

Lui-même. 1'95 m et une allure folle.

Tu as décliné ?

On m'avait promis un rôle parlant dans le Cochran Show,

je ne voulais pas risquer...

Qu'y a-t-il ?

Rien...

Dis-le-nous, Julia !

- C'est mon bébé. - Ton bébé ?

Ma petite Susan.

Que lui arrive-t-il ?

Elle va se marier !

Ta fille ?

William Packett vous invite au mariage de sa fille...

"L'honorable Roderick Minden. "

Ma parole !

Qui est ce William Packett ?

C'est mon mari.

Mari ? Ton mari ?

Je n'étais qu'une gamine. On s'est mariés pendant la guerre.

A son retour,

ça n'a pas marche entre nous.

Et le bébé ?

Que pouvais-je faire? L'emmener au cabaret avec moi ?

Sa famille était riche,

c'était mieux pour elle.

Mais tu as dû renoncer à ta fille.

Je sais.

Ce sera un beau mariage.

Je t'en prie !

Laisse-la.

Ça va aller. Je suis sous le choc, c'est tout.

Tu iras au mariage.

Je traverse la France à pied avec mes haillons ?

Tout ce que j'ai de portable, c'est c tailleur

et ma combinaison de ski !

Ce n'est pas grave. Tu veux voir ta Susan, non ?

Je suis prête à tout.

Alors tu la verras.

Tu seras si élégante que ces snobs en resteront babas.

Garçon !

Un formulaire de télégraphe. Tu vas envoyer un câble.

M'aimera-t-elle ?

C'est ta fille, non ? Bien sûr qu'elle t'aimera.

Voici pour vous.

Un câble pour M. Packett.

Bien, Daisy. Pose-le là Il le lira plus tard.

Je ne vois pas l'intérêt d'envoyer de petites balles partout.

Parce que la pêche, c'est palpitant?

Ce n'est pas pareil.

A la pêche, on se repose, on se détend, on réfléchit.

Avec ton jeu, qu'obtient-on ?

Des cals aux mains et des muscles mal placés.

Papa chéri, tu devrais aller te chercher une limonade.

Excellente idée.

Si tu veux des muscles, mets-toi à la lutte.

Bonjour, Ritchie.

Vous aviez des instructions précises pour ces fresques.

Vous les avez changées.

En bien. Ça vous plaît ?

Agamemnon battant Psyché au ping-pong.

Ça devrait aller.

Mais ce Penseur...

Ce n'était pas du polo, avant ? Vous l'avez retouché ?

En effet. J'ai réfléchi. A quoi pense un type qui pense ?

Je vois ce que vous voulez dire.

Et le roi Arthur,

il tient un conseil d'administration?

On ne sait pas ce qu'il tient. C'est du poker.

Il est bien rouge.

Quinte royale de toux.

Je passe la main.

C'était la main du roi.

Et le type du premier plan a perdu sa chemise.

Deux paires, j'imagine.

Vous êtes trop fort.

J'ai des fulgurances.

Lady Godiva. Très spirituel.

Is ignorent que la course est finie.

- Un câble pour toi. - Merci.

Les fresques te plaisent ?

Tu sais que je ne les aime pas. Elles ne vont pas avec la maison.

Mais tu persistes à...

- Qu'y a-t-il ? - C'est Susan !

C'est lady Godiva.

C'est Susan, regarde.

Maman, c'est impossible. Saperlipopette !

Lapsus pictural.

Changez-moi ce visage tout de suite.

Bien dit.

Quel mauvais goût. C'est absolument dégoûtant !

Maman, viens avec moi, je dois te parler.

Susan, suis-nous au salon.

Oui, papa.

Très drôle.

J'ai cru que ton fiancé apprécierait.

Vraiment très drôle.

"Merci de m'avoir invitée.

"Suis ravie et ai hâte d'arriver. Prends bateau et train demain.

"Julia Packett" ?

Je ne comprends pas D'où tient-elle cette invitation ?

Je ne lui en ai pas envoyé. J'imagine que toi non plus.

Ce n'est pas drôle!

Je sais, mais quelqu'un l'a envoyée.

Pourquoi voudrais-je la voir ?

C'est consternant. Qui a pu l'inviter ?

Je vérifie la liste, mais je sais qu'elle n'y est pas.

Elle ne nous a jamais embêtes et a même refusé notre argent.

Qu'est-ce qui lui prend ?

Si tu m'avais m'écoutée...

Evidemment.

C'est de ta faute,

tu aurais dû divorcer.

Mais tu ne l'as pas fait. Il faut l'arrêter.

Son adresse. Ecris-lui.

"Ne viens pas" ?

Quoi d'autre ?

Je n'en-ai aucune idée. Je pourrais...

Je peux lui donner rendez-vous à Paris.

Que diras-tu ?

Je serai franc, c'est mieux.

Elle m'a laissé l'enfant quand on s'est séparés,

elle n'a pas le droit de s'imposer.

Absolument !

Je pars immédiatement.

Ne te montre pas avec elle. Tu pourrais croiser des amis.

Ce n'est plus une danseuse de 17 ans.

Elle n'arrivera pas en collant.

Pardon. Auriez-vous de l'eau de Cologne ?

J'ai des sels. Pourquoi ?

M'man est toute bleue !

Allons voir.

Vous l'étouffez !

Laissez-la faire.

Otez-lui son chapeau, vite.

Doucement, Freddy. C'est mon nouveau chapeau.

Il y a une épingle, voyons.

Elle refuse qu'on la dégrafe.

Elle a raison. Tenez.

L'estomac doit être maintenu.

Il faudrait resserrer.

Ça la tuerait.

Ça l'empêche de respirer !

Inspirez bien profondément.

Quelle capacité pulmonaire !

Il faut l'entendre chanter Lost Chord la tête en bas.

- Vous vous sentez mieux ? - Un peu.

Emmenons-la à ma cabine.

Vous serez d'aplomb en un rien de temps.

Croyez-moi ou pas, mon chou,

mais j'ai pensé "music-hall"

dés que je vous ai vue.

Ça ne m'étonne pas.

Avec des manières. Une vraie lady.

Je me suis dit: "Music-hall". Je me trompe jamais.

Tout va bien ?

Très bien !

Tant mieux.

Vos fils sont de gentils garçons.

Comment s'appelle le grand costaud ?

Vous parlez de Freddy ?

Je vais leur dire que ça va mieux. Ils doivent s'inquiéter.

Un verre de champagne, avant ?

Non, merci!

Je n'ai besoin que d'air frais.

Quelle idée !

- Alors c'est vous, Freddy ? - Exact.

Je trouve que le nom de Freddy ne vous va pas vraiment.

C'est Alfredo Ghenoccio.

Comme mon aïeul qui s'est produit devant Jacques II à Hampton Court.

Vous m'en direz tant.

Je devrais être terrifiée d'être avec un homme

aussi fort et dangereux.

Notre famille est célèbre. "Les Ghenoccio volants",

dans le métier depuis 200 ans.

Les autres étaient aussi beaux que vous ?

L'important. c'est ce qu'ils ont accompli.

Ils ont changé l'image de l'acrobatie.

Tout en gardant le cadre !

- Pardon? - Le cadre, Freddy. Ceci !

L'autre est encore plus fort.

En me serrant dans vos bras, vous pourriez m'écrabouiller.

Question d'entraînement.

Ça doit plaire aux femmes.

Aux hommes aussi.

Notre public est très varié.

Oubliez le public, Fred.

Nous sommes sur une mer d'azur,

de l'amour dans l'air... Il ne manque que la lune.

Je n'aime pas la lune.

Elle nous vole des clients. Le amoureux.

Arrêtez, Fred.

Vous n'avez jamais contemplé la lune avec une fille ?

Pour ça, il faudrait une fille vraiment douée.

- "Douée"? - Oui.

Sauts périlleux, trapèze...

Des choses utiles pour le numéro. Sinon, à quoi bon ?

Vous n'oubliez jamais le travail ?

Il faudra bien remplacer m'man un jour.

Elle est dans le numéro ?

Sans acrobaties.

Elle chante des chansons, en collant.

Entre nous, ça ne lui va plus.

Ça fait ressortir certaine parties du corps.

Il faut voir le finale.

M'man est une princesse.

Enfermée un donjon. Elle chante "Sauvez-moi !"

quand mes frères et moi passons par là.

Quelle coïncidence !

On forme une échelle humaine.

On la passe de l'un à l'autre avec mille précautions,

comme une porcelaine.

Elle chante en même temps et boum !

Le public est baba.

C'est d'un romantique !

C'est formidable.

On fait un gala de charité demain à Paris, avant la tournée.

Venez nous voir.

Ce serait avec grand plaisir.

Mais je ne peux pas, j'ai un rendez-vous.

Mais bonne chance.

Merci. Mais ça ira, si m'man se remet.

Tout ira bien. Je lui ai donné du champagne.

- Vous avez fait quoi ? - Juste une bouteille.

Elle lui a donné de la bibine !

Deux bouteilles ! C'est fichu. Elle en a pour une semaine.

C'est elle !

Sauvez-moi de ce terrible destin !

Quelqu'un viendra-il me sauver?

Bill, mon vieux copain !

Que fais-tu à Paris ?

Je repars. Je prends le train pour ta cambrousse.

Formidable. J'y serai demain. Maman s'occupera de toi.

Je descends à l'hôtel en attendant le mariage,

c'est plus près du casino et...

Des femmes.

Il y a ceux qui avouent aimer les femmes et les menteurs.

- Vous êtes M. Packett ? - En effet.

- Un message pour vous - Allez-y.

C'est confidentiel.

Confidentiel ? Bienvenue au club !

J'ai un train à prendre A bientôt.

Bonne chasse. Bunny.

Je vous écoute.

J'ai eu du mal à vous trouver et j'ai dû prendre un taxi!

Oui, bien entendu.

Ça aurait fait long à pied.

Cher William, désolée, ai prévu d'aller à l'opéra.

Nous nous verrons chez toi. Bien à toi, Julia.

Où est la dame qui vous l'a confié ?

C'est très indiscret !

Simple question.

Je ne peux rien dire. A moins...

"A moins .." Tenez.

Monsieur est incorrigible.

La jolie madame me l'a donné au Théâtre des boulevards.

Au théâtre?

Pas votre genre. Du music-hall. Très moyen.

- Où est-ce ? - Je vous emmène.

Non, merci. Je trouverai tout seul. Bonsoir.

D'excellents acrobates.

J'ai horreur de ça.

A l'aide ! Venez me sauver ! Sauvez-moi !

Sauvez-moi! Sauvez-moi !

Personne ne pendra donc me sauver de cet horrible destin ?

Aidez-moi!

Qui viendra m'aider.

Avant qu'il ne soit trop tard?

Descendez maintenant.

Pas moi, vieux. J'ai la trouille.

Vous aviez vu ça.

Pas d'ici. C'est trop haut !

Quand on joue avec le feu

On finit par se brûler

Fichez-moi la paix.

Et tu joues avec le feu

Avec moi, c'est obligé

Pas question que je descende Je suis pas folle !

Me serrer dans tes bras

C'est un jeu dangereux

Une, due, trois étincelles...

Et la flamme apparaît

Et quand il y a une flamme

Ça ne fait que commencer

Lorsqu'on en perd le contrôle

Le cœur se retrouve prisonnier

Mais si tu te moques des brûlures

Alors partageons ce désir...

Elle va se blesser !

Sauvez-moi!

La flamme grandit, et pas qu'un peu

Quand on joue avec le feu

Quand on joue avec le feu

On finit par se brûler

Quand on joue avec le feu

vec oi 'es o li e

Avec moi, c'est obligé

Me serrer dans tes bras

C'est un jeu dangereux

Tu vas finir par t'embraser

Et y perdre ton cœur

Mais si tu te moques des brûlures

Alors partageons ce désir

Attention !

Lorsqu'on joue avec le feu

Sauvez-moi ! Qui viendra me sauver?

A l'aide ! Qui viendra m'aider?

Partageons ce désir

Que l'amour nous inspire

En jouant avec le feu !

Je suis désolée. J'ai gâché le numero, non ?

Des matelots l Ça va, les gars ?

Une chanson pour la Navy ?

- Bien sûr ! Laquelle ? - Rule britannia !

- Jack the sailor - British Grenadiers !

Le chef d'orchestre en a une.

Il n'y a pas si longtemps

La vie s'écoulait lentement

En fait. le monde semblait bien mal parti

Alors le jeune Brown dit en soupirant:

Salut, adieu, au revoir

Ses conseils de mon père, je m'en vais rendre la mer

Ses copains furent tristes de la voir partir

Mais l'autre jour, une lettre est venue nous dire:

Bon sang, je suis bien content

D'avoir écouté on vieux papa

La Navy m'a complètement transformé

Tout ce que vous voyez en moi a changé.

En uniforme ils m'ont habillé

Et pour l'uniforme les filles sont prêtes à se damner

On raconte que l'amiral est conquis

Et c'est mieux ainsi

Parce qu'il a bien compris

Que si je dois beaucoup à la Navy.

La Navy me doit beaucoup aussi

Ecoutez-moi ces applaudissements !

Vous avez été formidable. sensationnelle !

On n'a jamais eu untel succès.

Ce que je me suis amusée !

Alors rejoignez notre troupe.

Vraiment ?

Bien sûr. Pas vrai, les gars ?

Ce serait formidable!

- Quelle heure est-il ? - Onze heures moins dix.

Je vais rater mon train !

Je cherche la dame qui joue avec les acrobates.

Les Ghenoccio.

- Vous connaissez madame ? - Assurément.

Loge numéro 5, de l'autre côté.

Pardon. J'ai cru que vous...

Je sais.

Vous lui plaisez. Elle ne fait ça qu'à ses amis.

- J'aimerais voir Mlle... - Un instant, monsieur.

Vous avez une visite. Un Anglais.

Ça tombe très bien.

Je suis très en beauté ce soir, je trouve.

Il est si beau ! C'est un vrai monsieur.

Nous verrons bien.

Il est impatient ! Restez ici.

Si je veux être seule avec lui,

je ferai tomber ma houppette. Comme ceci.

Compris.

Faites-le entrer.

Enchantée, monsieur...

Packett. William Packett.

Ce nom me dit quelque chose, c'est presque effrayant.

On se connaît ?

Je ne crois pas.

Le petit coquin. Venir ici sans personne pour le présenter !

Je croyais que... Voyez-vous...

Inutile de vous excuser.

Je comprends.

Ce n'est pas ça...

Ma houppette.

Permettez.

Je la pose là.

Première fois a Paris ?

Non, je viens souvent.

Cette ville ne déçoit jamais.

L'air, les lumières, le vin...

Il y a un seul problème:

les Françaises sont d'une bêtise !

Merci de me prévenir.

Vous partez ?

C'était erreur. Je cherchais quelqu'un d'autre.

- On a réussi ! - Malheureusement.

C'était formidable ! Je n'oublierai jamais cette soirée.

Je renverrai le collant.

Inutile. On vous veut dans la troupe.

- Vraiment ? - Nous tous.

Ce serait le paradis Chanter tous les soirs...

Freddy, je vous aime !

Attention.

- J'ai une question a vous poser. - Quoi ?

Voulez-vous être Mme Ghenoccio ?

Voulez-vous m'épouser ?

N'est-ce pas un peu précipité ?

Vous êtes bien impétueux.

Vous disiez m'aimer.

Quel amour !

Je suis le plus heureux du monde !

Quoi ? Je n'entends pas !

Je suis l'homme le plus heureux du monde !

Hobson !

Comment allez-vous ? C'est bon de vous revoir.

- Vous aussi, madame - Merci.

Tout le monde va bien ?

Elle es telle que vous l'auriez rêve.

Ça fait longtemps.

Pas si longtemps pour moi.

Il y a deux ans, avec Daisy au Gainsborough Theater.

Votre costume vert.

Il y avait "terre" dans le titre.

Ça s'appelait "Entre ciel et terre"

Vous vous souvenez ?

Nous sommes en terre sacrée.

Bien sûr. Par ici, madame.

- Comment va Daisy ? - Très bien, merci.

Qui ça ?

Ma chère Julia. C'est très inattendu !

Des que j'ai reçu l'invitation,

j'ai dit a mon banquier:

"Vendez toutes les actions qu'il faudra,

"je pars dans le sud de la France."

En recevant votre câble nous avons...

J'ai quelques jours d'avance, mais je meurs d'envie de voir Susan.

- Où est-elle ? - Dans sa chambre.

Je disais qu'après avoir reçu votre câble,

nous avons envoyé William à Paris.

C'était très gentil.

Mais j'y ai malheureusement été très occupée.

Et je l'ai raté. Tout est bien qui finit bien.

me voila.

- C'est très embêtant. - Quoi donc ?

C'est un terrible malentendu. Nous voulions vous arrêter.

M'arrêter ?

Vous avez jamais été invitée.

Vous êtes bien placée pour comprendre

que vous ne devez pas vous imposer, vu les circonstances.

Je vois.

Cela n'aurait pas dû arriver.

J'aimerais voir ma fille.

Désolée. mais je me dois de refuser.

Ce serait gênant pour Susan et peut-être pénible pour vous.

A outre dernière rencontre, vous avez forcée a l'abandonner.

Forcée ? Balivernes ! Vous pouviez l'emmener.

Vraiment ? Ou ça ?

Vous connaissiez ma vie.

Danseuse de revue, logée sur place,

souvent obligée d'engager ses habits,

en tournée avec des troupes de seconde zone.

Vous saviez que je ne pouvais lui imposer ça.

Pas avec un père riche.

Vous avez fait votre choix.

Je n'ai pas eu le choix et vous le savez.

Vous ne m'avez rien laisse.

Pas même le droit de rendre visite à Susan.

Une ou deux fois par an, était-ce trop demander ?

C'était très important Il fallait faire de Susan une lady.

- Elle l'est de naissance. - Peut-être.

Mais le serait-elle resté dans votre milieu de bohémiens ?

Peut-être pas.

Mais au moins, nous aurions été ensemble.

Je vous assure que Susan ne le souhaite pas.

On ne veut pas de moi ici, alors je ne reste pas.

Mais ma fille se marie et j'ai l'intention de la voir.

Un quart d'heure contre des années. ce n'est pas trop demander.

C'est pour la robe ?

De quoi s'agit-il ?

Susan, je suis ta mère.

Je n'arrive pas à y croire.

Tu es si grande et si belle !

Voulez-vous vous asseoir ?

Adulte et sur le point de te marier.

C'est impossible !

La dernière fois que je t'ai vue, tu étais grande comme ça.

Je te lavais dans une bassine grande comme.

Pas plus grande que ça, vraiment.

Tu tenais dans une main, mais j'avais peur de te casser.

Dieu merci tu n'as as de cicatrice

Tu es tombée de ta chaise haute et tu t'es coupée. Tu te souviens ?

Malheureusement non.

Je t'avais acheté un chien en peluche blanche, sans queue.

Tu ne peux pas te rappeler.

Mon premier souvenir,

c'est ma robe avec le nœud rose.

Ce devait être après mon départ.

Nous n'avons aucun souvenir commun.

Je ne connais que la Susan petit bébé.

J'ai raté le meilleur.

Je ne savais pas pour a chaise haute.

Et tu vas te marier.

C'est ton fiancé ?

T'aime-t-il assez ?

Forcément.

Et tu l'aimes ?

Questions idiotes !

Papa est à Paris pour...

Vous ne l'avez pas vu?

Non, je l'ai raté.

Grand-maman n'étai as en bas ?

Tout va bien, je ne reste pas.

Je ne fais que passer, quelques minutes.

J"aimerais te voir en robe de mariée.

Elle n'est pas encore arrivée.

N'oublie pas de porter un objet emprunté, un bleu,

un ancien et un neuf. Regarde.

Je t'ai apporté l'objet ancien.

C'est ton bonnet de bébé.

Tu avais les oreilles décollées. Légèrement.

On te le mettait tout le temps.

Epingle-le a ta combinaison, ça ne se verra pas.

Au revoir, ma chérie.

Aie beaucoup d'enfants et aime-les tous.

Ne les perds pas de vue une seule seconde.

Maman !

Restez, je vous en prie !

L'invitation, c'était moi.

- Tu voulais que je vienne ? - Oui, maman.

Restez, je vous en prie !

Des chevaux sauvages ne pourraient m'entraîner loin de toi.

Mon bébé, es-tu bien sûre de vouloir que je reste ?

Bien sûr que je le veux.

J'ai toujours voulu être avec vous.

Vous avez très bonne mine !

Hobson m'a prévenue. Je voulais vous voir avant votre départ.

Elle reste pour le mariage.

N'est-ce pas, maman ?

Ça me fait, plaisir ! Je vous prépare une chambre.

Une chambre pour moi. Prends a mienne.

J'insiste. Je vais prévenir grand-maman.

Elle est superbe. Elle est ravissante !

Elle m'aime bien, Davis J'en suis sûre.

Elle ne vous a jamais oubliée.

Chaque Noël avec la famille...

Noël. Tout le monde ici, sauf moi.

Je ne lui ai jamais envoyé de cadeau.

Je vais lui en acheter un pour chaque Noël que j'ai raté.

Ça fait pas-mal de cadeaux.

Le casino n'a pas changé de place ?

Bien !

Bonne chance, Mlle.

Quel dommage !

Si j'étais cette roulette. vous gagneriez des millions.

Recommencez. Même la roulette vous trouve irrésistible.

Merci. mais ça m'ennuie.

Encaissez-moi, le plus vite possible.

Vous m'avez porté chance. Je vous offre un verre ?

Non, merci.

Vous êtes toute seule ?

Etant seuls en terre étrangère, bien qu'amicale,

dînerez-vous avec moi ?

Je ne peux pas.

On dit que l'argent gagné ici est maudit,

Sauf si on dépense tout le jour même.

Aidez-moi à échapper a la malédiction.

J'aurais bien aimé,

mais j'ai peur des grand costauds

à l'air dangereux.

Quelles foutaises !

Et il y a autre chose.

- Ce n'est pas joli-joli. - Libérez-vous de ce poids.

Je ne devrais pas vous dire ça.

Je suis venue avec Lucien.

Le couturier. Il m'avait tapé dans l'œil.

Qu'est-il arrivé ?

En quittant l'hôtel, j'ai trouvé une femme dans la voiture.

Une grande blonde aux sourcils noirs.

Je l'ai vue.

Pas celle-là, elle est arrivée hier.

Aucune femme digne de ce nom e supporterait cela.

Bien sûr que non !

Et ensuite, il est parti avec elle !

Avec mes bagages dans le coffré.

On ne peut plus se fier à personne.

C'est bien vrai.

Vous comprenez pourquoi. Je ne peux pas dîner avec vous.

Pas vraiment.

Je n'ai pas de robe du soir pas d'étole.

Nous pouvons trouver un endroit où acheter ces babioles.

J'ai déjà regardé.

Ça coûtera 6950 francs.

- 6900 ? - 6950

Ben dites donc !

De plus, je n'ai nulle part où loger ce soir.

Par chance, je suis bien connu à mon hôtel.

Nous réglerons ça.

Y allons-nous ?

Inutile de m'accompagner.

Je peux...

faire les achats toute seule.

Ce sera un plaisir. J'adore les jolies choses.

Mais vraiment...

Vous pourriez aller m'attendre à la roulette.

C'est votre jour de chance.

Il faut savoir suivre sa chance où qu'elle aille.

- Celle-ci ! est ravissante. - En effet.

Très- jolie.

Voici ma préférée.

N'irait-elle pas bien à madame ?

Celle-ci lui irait encore mieux.

Je déciderai plus tard.

J'ai besoin d'y réfléchir.

Puis-je voir les chemises de nuit ?

Certainement, madame.

Des vaporeuses, très vaporeuses.

Nous avons reçu des rêves de dentelle.

Soyez gentil de m'attendre dehors.

Ça ne gêne personne, ici.

Je sais, mais moi, ça me gênerait.

Je comprends, très chère.

Voyons voir...

6950 francs.

Les voici, très chère.

Ce ne sera pas long.

Prenez le meilleur. Le cadre doit faire honneur au tableau.

Je n'arrive pas à me décider. Demain peut-être ?

Mes achats sont prêts ?

Tous emballés. Vous avez retrouvé votre sac.

Dans un endroit inattendu. Voici les 6950 francs.

J'apporte votre reçu.

Votre reçu. On apporte vos paquets.

Y a-t-il une porte de service?

Bien sur. Par ici.

William ! Cette femme est ici.

Vraiment ? Je ne suis pas surpris.

Le pire, c'est que Susan l'a vue et veut qu'elle reste !

Susan l'aime bien ?

Elle est belle, avec une jolie silhouette.

C'est vrai. Vraiment ?

Il faut-vite que tu la fasses partir.

Ce sera fait d'ici demain.

Impossible. La répétition du mariage est ce soir.

Avec les Pennystone et le pasteur.

Tu sais comment est Pennystone, sans parler du pasteur.

Je ne peux pas la jeter dehors.

Je ne suis pas un acrobate.

Amadoue-la. Dis-lui:

"Si tu l'aimes un tant soit peu, pense d'abord à Susan"

Ça pourrait marcher.

"Si tu l'aimes un tant soit peu. "

"Pense d'abord à Susan".

La voila ! Sois ferme. Gentil mais ferme.

Oui, bien entendu.

N'oublie pas: tu es un homme et ce n'est qu'une femme.

Quelqu'un peut m'aider ? Ouvrez cette porte !

Je pose mes paquets et je reviens te regarder.

Pose-les sur la table.

William ! Tu t'es amélioré

Tu as perdu ton côte dégingandé.

- Dégingandé, moi ? - Plus maintenant.

Distingué.

Très bel homme. Très dangereux.

Ma chère Julia, tu es trop...

Comment me trouves-tu ?

Tu es ravissante. Comme toujours en blanc.

Merci, c'est adorable.

Nous nous sommes ratés á Paris.

Je suis sûre que nous nous serions bien amusés,

mais j'ai dû aller au ballet.

Au ballet ? Je croyais que c'était l'opéra.

Moi aussi. J'ai été ébahie de voir que c'était un ballet.

Vraiment ?

De cadeaux de Noël. Formidable, non ?

Malheureusement...

C'est merveilleux, Noël, même au mois d'aout.

Une culotte noire.

Les jeunes filles se sentent sophistiquées en culotte noire.

Je dois te signaler une chose.

Ne commence pas.

J'allais simplement dire...

Si tu l'aimes un tant soit peu, pense d'abord à Susan.

On dirait que tu as appris tes répliques. Ne fais pas ça.

- Le fais ce que... - Les mouchoirs !

Qu'en sais-tu ? Ça ne entend pas.

Une boîte plate et carrée, ces forcement des mouchoirs.

Et ça? 6900 francs ?

6950. Une chemise de nuit très convenable.

Col rond, manches jusque là.

Sois raisonnable. Je sais que tu ne ferais rien de gênant...

William, ne sois pas si subtil. Dis tout à Julia.

Après tant d'années. comment expliquer à mes amis.

cette épouse surprise ?

- Ne leur dis pas. - Pardon ?

T 'as rencontrée à Paris dans un bar. Un bar chic.

J'étais avec un maharadjah.

Sois raisonnable.

Très bien. C'était dans un rade et j'étais avec un matelot.

Je sais que tu n'es pas si bête.

Comment pourrais-je expliquer ça. après tant d'années ?

Dis la vérité. Rien que la vérité.

Quelle vérité ?

Dis à tes amis que je suis ta femme

et qu'au bout d'un an et deux mois de mariage

- j'étais heureuse -

tu m'as dit: Julia, je ne t'aime plus,

"mieux vaut nous séparer."

Apres tout, c'est la vérité.

Il n'y a pas de honte.

C'est très cruel.

C'est ce que j'ai pensé.

Tu ne voulais plus de moi et je suis partie.

Mais cette fois, je reste jusqu'après le mariage.

Alors faisons bonne figure

et portons ces paquets à notre fille.

Avec le sourire, William,

un grand et beau sourire !

Quelqu'un peut prendre la place du marié ?

Quel dommage que votre fils ne puisse assister

à la répétition.

Il enterre sa vie de garçon, ce soir.

Avec son régiment. C'est un grand honneur.

Les demoiselles d'honneur, de ce côté.

Par ici.

Excusez-moi.

C'est mieux de ce côté. Les robes jurent avec la tapisserie.

Elles seront cyclamen.

Mon Dieu !

Ou est le problème ?

Ça porte malheur.

Balivernes !

William ! Ne prenons pas de risque pour le mariage de Susan.

Les robes sont faites.

Peut-on les teindre en bleu ?

Impossible.

Pas de précipitation.

Je ne suis pas superstitieux touchons du bois, mais...

J'aurais dû faire comme vous,

mais j'ai pris le risque.

Et que vous est-il arrivé ?

Oui, quoi ?

Dans une revue, j'avais un excellent rôle.

Pour le défilé des nations.

j'étais l'Afrique du Sud, avec une superbe robe bleue.

On parlait du cyclamen !

Justement. Le directeur du spectacle

s'est disputé avec sa femme sud-africaine.

Alors il a vire l'Afrique du Sud

et e suis devenue la Bulgarie en robe cyclamen.

La Bulgarie !

En cyclamen.

Non, écoute. C'est là que ça a commencé.

Je me suis coupé le doigt, j'al perdu mon sac,

je me suis tordu la cheville et disputée avec ma meilleure amie.

Simples coïncidences.

Ce n'était que le début. Le lendemain, j'ai eu un rhume,

fait un trou dans ma fourrure

et appris qu'une amie était morte au Portugal.

Coïncidences.

Et l'otarie c'était une coïncidence ?

L'otarie ?

Il y en avait une dans la revue. Très bien élevée.

Elle avait d'excellentes manières.

Elle me traitait toujours en grande dame.. en robe bleue.

Quel rapport avec le mariage de Susan ?

Attendez. Ses argument sont très intéressants.

Son histoire aussi. si je puis me permettre.

Bref, j'ai mis la robe cyclamen

et j'attendais de faire mon entrée quand...

Dans mes bras !

- Qui ? Le directeur ? - Non, l'otarie.

Bonté divine !

Vous connaissez les otaries.

Imprévisibles.

Je l'avais sur les genoux et on se regardait dans les yeux.

Ça exigeai de la présence d'esprit Qu'avez-vous fait ?

Je lui ai illico claqué le museau.

Je n'ai qu'un mot à dire: bravo !

Qu'a fait l'otarie ?

Elle m'a coursée a travers la scène,

tout en aboyant de rage.

Je suis tombée dans la fosse,

l'ambassadeur bulgare s'est plaint,

le spectacle a été annule et moi, renvoyée. A cause du cyclamen !

Reprenons la répétition, je vous prie.

William, fais quelque chose. Pour moi.

On verra après.

C'est tout.

Vous restez en place jusqu'à ce que je les déclare mari et femme.

Le marié embrasse la mariée,

suivi du père et du témoin.

Allons répéter le toast aux mariés.

Excellente idée !

Le baiser de l'organiste,

vieille coutume galloise transmise de père en fils.

Quel culot !

J'ai une idée. Viens avec moi.

Ecoute ça.

N'est-ce pas plus joli ?

Si, mais grand-maman préfère Lohengrin.

Fais-leur changer la couleur des robes.

Je m'en occupe.

Les Pennystone et le pasteur te trouvent absolument charmante.

Et je suis du même avis.

Merci, William.

Et à votre mariage ?

Cétait durant a guerre dans un village français.

La seule musique venait de la cantine d'à côté.

Tu te souviens ?

Ils passaient My wonderful One.

A chaque rêve que je fais

Les lumières de l'amour parfait...

C'était notre chanson.

Pas de vraie lune de miel.

Ton père n'avait que 48 h de permission.

C'était déjà pas mal.

Je ne vois que toi

Dan-les ombres du crépuscule

Mon amour, je ne vis que pour toi

Et je t'adorerai toujours...

J'ai quelque chose pour toi. Prés de toi ou sur la coiffeuse ?

Il y a plus de place là bas.

Rodenck est plutôt beau garçon.

Peut-être un peu trop sérieux.

Mais il est séduisant.

N'est-ce pas ?

Je n'avais jamais vu papa aussi heureux.

Je me disais, maintenant que vous êtes revenue et que...

Ne va pas te faire des idées.

Ton père est charmant, mais il n'est pas amoureux de moi.

Il me l'a dit il y a longtemps.

Mais parfois, quand on a eu le temps de réfléchir...

Il m'a dit qu'il ne m'aimait pas.

Ce genre de chose,

c'est définitif.

Regardez,

c'est l'une des vôtres.

Vos cadeaux sont formidables.

Ça me fait plaisir.

Les gens présents ce soir sont adorables.

Ce Ritchie, je l'aime bien.

Je le déteste ! Vous avez vu ce qu'il a fait.

Un baiser ? Oublie ça.

Ce n'est pas la première fois. Il y a eu pire.

C'est-a ire ?

Quand on sait qu'une jeune fille est fiancée,

on lui doit le respect.

Il a pourtant l'air si gentil.

C'est ce que je croyais.

Les premiers jours, on s'est bien amusés.

Qu'avez-vous fait ?

On s'est promènes. on est allés pêcher.

Il m'a laissée gagner au tennis.

Et soudain il a changé.

Soudain ?

Un soir, on discutait dans le jardin.

J'avais ma robe grise et...

Il t'a embrassée ?

Une demi-douzaine de fois !

Il me serrait fort en disant qu'il m'aimait.

Sans cesser de m'embrasser !

Tu rendais ses baisers ?

Au début, oui.

Puis j'ai voulu arrêter, mais pas lui.

Il m'embrassait en disant qu'il m'aimait,

qu'il ne pouvait pas vivre sans moi.

Vous n'imaginez pas.

Si, j'imagine très bien.

Je crois savoir ce que ça fait.

Et ça continue.

Des qu'o est seuls, il veut m'embrasser

et dit des choses gênantes.

Par exemple ?

Des bêtises c'est tout.

Des yeux couleur violette, ça n'existe pas, n'est e pas ?

Les tiens le sont.

C'est gênant.

S'il savait comme je le hais. il arrêterait !

C'est vrai. je suis presque mariée.

Ne t'en fais pas pour ça.

Roderick sera bientôt la et tu ne reverras plus Ritchie.

Vous ne connaissez pas Ritchie.

Je commence à mieux le cerner.

M. Packett aime toujours les tranches de jambon épaisses ?

Avec plein de moutarde ?

C'est bien ça.

Non, Daisy, Deux paniers différents.

M. Packett vient de descendre.

Où allez-vous ?

Je pensais aller en ville...

Non, vous restez ici. Vous allez faire un pique-nique.

Bonjour tout le monde !

Bleu ! B-L-E-U.

D'après mon fils, le cyclamen porte malheur.

Il faut être bâti comme toi pour porter des vêtements sport.

C'est absolument dégoûtant !

Ça vous est adressé, Julia.

Que est-ce que c'est?

C'est une publicité.

Que vendent-ils ? Du muscle ?

Des vitamines. Des vitamines italiennes.

Je ne reçois jamais ce genre de choses.

C'est réserve aux femmes.

Il y a un petit mot dessus.

Bons baisers, Fred.

"Grand modèle, 4 francs.

petit modèle, 2 francs."

Ça ne se faisait pas de mon temps.

Je n'avais jamais vu de vitamine moustachue.

Tu prends grand modèle, naturellement.

Tu sais, William.

c'est le jour idéal pour un pique-nique.

Tu m'ôtes les mots de la bouche.

Je connais l'endroit idéal. On peut faire du bateau et pécher.

J'espère qu'il ne fera pas froid.

On fera un petit feu.

Je n'ai que des talons hauts.

La voiture nous emmènera là-bas.

Les 15 derniers mètres,

je te porterai.

Ça devient très intéressant.

On prendra à manger. J'ai un excellent champagne.

et une surprise pour toi.

Tu me connais, j'adore les surprises.

La voiture.

Ne te presse pas, Susan doit encore s'habiller.

Ce ne sera pas long.

Ça ne lui plaira pas.

Je ne passe que trois jours ici.

Je refuse de la quitter.

Elle va s'ennuyer, dans le froid...

Tu pourras toujours faire ton petit feu.

Mais je ne crois pas...

D'accord si tu...

Evidemment, ce serait merveilleux de nous retrouver tous les deux.

Il faudrait quelqu'un pour Susan.

J'ai trouve !

Je sais ! Ta mère!

Grand dieux non!

Le peintre. Tu sais, Ritchie.

Formidable. Je n'y aurais jamais pensé.

Il est adorable. J'ai discuté avec lui, ce matin.

Un pique-nique pour quatre, je vous prie.

Daisy! Deux paniers différents.

Pourquoi ici ?

Je t'ai promis une surprise.

Je ne m'y attendais pas.

Déjà venue ?

Ça oui, je suis déjà venue.

J'ai franchi la porte en portant ta mère.

Vous avez passé votre lune de miel ici.

Comme c'est romantique !

Je pourrais rester ici des siècles. avec la fille de mes rêves.

Bonjour, M. William.

Belle journée pour la pêche !

Si c'est pas Mme William !

Ça fait bien plaisir de vous voir.

Merci, Jamie. Ça a l'air d'aller.

Il était temps que vous reveniez.

C'est MacIntosh. Tu devrais être habituée.

Jamie l'a eu tout petit, il est inoffensif.

La dernière fois, il m'a course jusque dans le lac.

Vous deviez avoir à manger sur vous.

Viens, MacIntosh. Vous allez voir.

Donnez-lui un biscuit et il vous suit dans un incendie.

Je prépare le canot.

Merci, Jamie.

Mais j'y pense, ce canot est trop petit pour quatre.

On devrait se séparer.

Comme vous voudrez.

Vous deux, en canot.

J'ai une meilleure idée. Il y a de jolies balades à faire.

En langeant le ruisseau.

Susan préférerait ça à la pêche.

Je laisse votre panier ici.

Vous êtes sûre ?

Mais oui. Détends-toi un peu.

Mais je vous ai dit...

Je lui ai parlé et il se tiendra bien.

Allez, on y va !

Il faudra déjeuner en chemin.

Ça dépendra de toi.

Occupez-vous bien d'elle.

Croyez-moi, je ferai de mon mieux.

Et maintenant ?

Tu veux revoir la maison ?

J'espérais te porter à nouveau.

On est venus pêcher.

Ça peut attendre.

Allons-y maintenant.

Je monte les cannes.

Très bien.

Attendez. J'ai un autre canot, ici.

Y a pas d'autre canot.

Une petite barque.

- Celle-là ? - Où est-elle ?

Dans les broussailles, quelque part.

Je veux la voir.

Et le nouveau canot ?

J'ai une idée.

Vous aviez rêvé de ce nouveau canot

et vous l'utilisez pas?

La voilà, Jamie.

Vous voyez,

je vous l'avais dit: toute vermoulue.

J'y mettrais pas ma belle-mère !

C'est une embarcation tout à fait convenable.

Peut-on la mettre à l'eau ?

- On peut tout mettre à l'eau. - Allons-y.

Quelle belle journée

Bonjour, Julia

Viens me retrouver

J'arrive !

Plus, vite les poissons nous attendent

Attention aux talons...

Tu réserves l'autre pour quoi ?

Celui-ci est mieux, regarde.

C’est mignon.

Tu es plein de surprises.

Veux-tu monter à bord ?

C'est un peu humide.

Quand l'eau aura fait gonfler le bois, ce sera étanche.

Ça marche comme ça ?

C'est pour ça qu'on utilise ce bois.

Au cas où, je vous suis avec l'autre canot ?

Du balai, Jamie ! Allez vous faire cuire un hareng !

Je vous aurai prévenu. Vous ne viendrez pas vous plaindre.

Jamie aussi a des doutes.

Je lui ai tout appris en matière de bateaux.

J'ai une autre surprise.

Quoi donc ?

Ce n'est pas une coïncidence

si Susan et Ritchie sont ensemble.

- Ah bon ? - J'avais tout prévu.

Vraiment ?

Pour être avec toi.

Tu aurais pu choisir un endroit plus sec.

Ne vois-tu pas le romantisme de la situation ?

Toi, moi et ce bateau.

Il y a une grosse fuite.

Pas d'inquiétude, ça va se reboucher.

Faisons demi-tour !

D'accord, si tu insistes.

Mais crois-moi, tous les bateaux fuient un peu au début.

Puis en gonflant, le bois bouche les fissures

et le bateau reste bien au sec.

Tu es vraiment plein de surprises !

- Ça va aller ? - Fiche-moi la paix.

Reste ici, je vais chercher l'autre. Attrape cette rame.

Regarde cet arbre tout courbé !

Je sais pourquoi.

- C'est vrai ? - Oui.

C'est un arbre garçon amoureux d'un arbre fille.

Il lui dit: "J'aime tes beaux cheveux verts

"et ta peau d'écorce brune."

- Tu sais ce qu'elle répond ? - Dis-le-moi.

"Ne perds pas ton temps.

"J'ai cœur de bois j'aime le chêne doré d'une autre forêt."

Laissons-les à leurs secrets.

Et cet arbre-ci ?

C'est un épicéa. Je ne comprends rien à ce qu'il dit.

Ritchie, comme tu es bête !

J'avais oublié combien tu étais amusant.

Comme les dessous en laine:

il faut les porter avant de s'y habituer.

J'avais un peu peur de me promener avec toi.

Je ne suis plus le même.

Aujourd'hui, tu es le Ritchie que j'aime, celui du début.

Celui dont tu te souviendra.

C'est l'image que je veux garder de toi.

Charmant et gentil.

Je t'estime beaucoup.

Tant mieux.

Je suis heureux de t'avoir connue.

C'est peut-être la dernière fois qu'on se retrouve seuls.

C'est bien possible.

Susan, je te souhaite d'être très heureuse.

Parce que tu es la seule femme que j'aimerai jamais.

Je n'ai pas le droit de dire ça. Pardonne-moi.

Il n'y a rien à pardonner.

Tu es très gentille.

Mais des le mariage terminé, je fais mes valises et je m'en vais.

Ou ça ?

Je l'ignore. Dans un lieu perdu au bout du monde.

Peut-être au Congo.

"La tombe de l'homme blanc".

Pourquoi ce nom ?

Le béribéri, la fièvre bilieuse, la peste bovine.

Je croyais qu'elle ne touchait que le bétail.

On en meurt comme du bétail.

N'y va pas. Je te l'interdis !

Ne t'en fais pas.

Je suis robuste.

Avec un peu de chance, je tiendrai 3 ou 4 ans.

Tu n'iras pas là-bas !

Tu es jeune, talentueux,

intelligent et tu as la vie devant toi.

Une vie sans toi ? A quoi bon?

Non, c'est décidé.

Susan, je t'aime.

Je t'aime comme un fou.

Si j'avais su,

je me serais épargné la baignade.

Tu es là. C'est le résultat qui compte.

Je ne peux pas nier que ta méthode soit efficace.

J'ai mis des années à l'améliorer.

Ça devait toujours marcher.

Unique échec: elle s'est noyée.

Soit il y a une fenêtre ouverte, soit cette nappe est mitée.

Moi aussi, je suis mouillé.

Ceinture, s'il te plaît.

Je ne sais pas pour toi, mais j'ai les pieds gelés.

Ils étaient toujours chauds.

Durant les froides nuits d'hiver, ils me faisaient du bien.

Ils ne me font aucun bien, pour l'instant.

As-tu des chaussons ?

Si, regarde.

Dans le tiroir sous le lit.

C'est justement ta pointure.

Elles font toutes ma pointure ?

Ce sont les tiens.

Très vraisemblable.

Mais c'est vrai !

Comme c'est mignon !

Mon tout premier achat après notre mariage.

Je te l'avais dit.

Je n'en voulais pas.

je voulais juste savoir ce que ça fait

d'acheter quelque chose

payé par mon mari.

Je m'en suis bien sorti Ils ne se sont pas doutes

qu'on était jeunes mariés.

Je sais.

Mais ça m'a un peu ennuyée.

On aurait cru que tu avais fait ça toute ta vie.

Des chaussures de femme, jamais.

Tu avoues ou tu te vantes ?

Ni l'un ni l'autre. Je suis un homme du monde.

Quoi qu'il arrive, je reste calme, nonchalant et raffiné.

On dirait l'assassin de César !

Je me sens comme lui.

Comment faisaient-ils, sans poches ?

Où mettaient-ils leurs cigarettes ?

- Tu en veux une ? - Non, merci.

- Toujours pas réparé ? - Tu l'avais cassé.

Par paresse, tu as pris le couvercle comme cendrier.

Pas par paresse.

Il y avait une grosse tempête de neige.

Il fallait être fou pour quitter le lit.

Une sacrée tempête.

C'est la première fois que j'ai vu cette route bloquée.

Nous étions comme seuls au monde.

Nous l'étions.

Toute lune de miel mérite une tempête de neige, non ?

Regardez, William.

Quelle dégaine !

Tu ne t'es pas regardée.

Ce chapeau.

Le maire ne parlait pas anglais.

J'ai failli dire oui au mauvais moment.

Il était très sympathique.

C'était bien le moins.

Tu lui as donné 250 francs et une bouteille de scotch.

Il nous a fait un beau cadeau.

Il a convaincu le colonel de me libérer 48h.

J'avais peur d'être privée de lune de miel.

Mais tu comptais être courageuse, non ?

D'accord. J'ai pleuré.

William, écoute...

Ce jeu me tente bien. Oui veut jouer ?

Le monsieur qui voulait vous voir Mme Packett.

Veuillez m'excuser. Je voulais voir, Julia Packett.

Elle pique-nique avec son mari.

Son mari?

Je suis très surpris.

Je vous reconnais. Vous êtes l'homme aux vitamines !

Fred Ghenoccio, des Ghenoccio volants.

Qu'est-ce donc ?

Les plus célèbres des acrobates.

Vous êtes un ami de théâtre.

On peut dire ça comme ça.

Voulez-vous l'attendre ici ?

Non, merci. Je ne veux plus attendre.

Pourquoi ?

Je croyais Julia célibataire.

J'arrive ici et je la trouve avec un mari !

Julia vous intéresse ?

Je l'ai demandée en mariage et j'ai cru qu'elle.

Ça a déjà dû arriver à d'autres.

- Au revoir, madame. - Un instant, M. Ghenoccio.

Julia connaît vos intentions ?

De l'épouser ? Mais certainement.

Alors je vous explique.

Julia et mon fils n'ont de mariés que le nom.

Julia est ici pour marier sa fille.

Pour la galerie ?

- Exactement ! - Ça change tout.

Dites-lui que je l'appellerai de l'hôtel.

Restez dîner avec nous.

J'ai ma mère avec moi et...

Qu'elle vienne aussi.

Nous serions heureux de vous avoir ce week-end.

Julia sera ravie.

C'est très gentil, mais je ne veux pas déranger.

Allons donc ! Les fiances de Julia sont mes amis.

Venez, M. Ghenoccio.

On dirait que viens de perdre ta meilleure amie.

- Quelque chose ne va pas ? - Tout va bien.

Tu as les nerfs en pelote. C'est le mariage ?

Peut-être. Je n'y avais pas pensé.

Les grands mariages, ce n'est pas une partie de plaisir.

Tout le monde s'amuse sauf les maries.

Ça ira.

Si je vis assez longtemps.

Si j'aimais un homme, je filerais avec lui.

- Filer ? - Pourquoi pas.

File avec celui que tu aimes et mariez-vous en vitesse.

Ce n'est pas si simple.

Mais si. Il faut deux choses pour un mariage heureux:

toi et l'homme que tu aimes.

Le reste de votre vie est en jeu.

Mais papa...

Il est comme moi, il ne veut que ton bonheur.

Ta grand-mère aussi.

Toi seule sais ce qu'il y a dans ton cœur.

Je vous dérange ?

Non. J'allais justement partir.

Maman, je t'aime.

Et papa, quoi qu'il arrive, je t'aime aussi.

Qu'est-ce qui lui prend ?

Ta fille est amoureuse et elle va se marier.

Il était temps qu'elle s'en-réjouisse.

Après tout, l'amour fait tourner le monde.

Excuse-moi, j'ai des choses à faire.

Je veux te parler.

Je dois me coiffer.

Ce que j'ai à dire est très important.

Ça ne peut pas attendre ?

Je vais te le répéter des millions de fois.

Viens t'asseoir.

Très bien.

Julia, je t'aime.

Je veux passer ma vie à te rendre heureuse.

Tu n'es pas croyable !

C'est ce que tu as dis en me demandant en mariage !

Peut-être bien.

Je t'aime, peu importent les mots.

Tu as bien caché ton jeu, toutes ces années.

Quand tu étais à Paris, pour m'empêcher de venir.

Mais je...

Et hier, quand tu as tout fait pour me mettre dehors.

Et aujourd'hui, tout á coup,

tu découvres cet amour fou.

Oublie tout ça. Je sais ce que je veux.

A quand la lune de miel ?

N'attendons pas le dîner, tu pourrais rechanger d'avis.

C'est ridicule.

J'ai mûri, depuis.

La première fois, tu as mis 14 mois à me quitter.

Tu as mûri, tu n'en mettras que 7.

Tu n'imagines pas que j'aie pu changer ?

Ne touche pas ton oreille.

Tu le faisais quand tu m'as dit:

"Je ne t'aime plus.

"Tu n'imagines pas que j'aie pu changer ?"

Ne rouvre pas de vieilles blessures. C'est du passé.

- L’important, c'est cet après-midi - Quoi donc ?

La baignade romantique ?

La nappe que tu m'as galamment prêtée ?

Ce baiser, il voulait dire quelque chose.

Un feu et des vêtements secs.

J'aurais aussi embrassé MacIntosh.

Je ne te crois pas.

Julia, surprise ! Des amis à vous.

Freddy, mon chéri !

Et Mme Ghenoccio.

Voici William Packett.

Enchanté.

Vous avez été dans le show-biz ?

Pas du tout.

J'aurais juré avoir déjà vu ce visage.

Vraiment ?

Dites donc, quel endroit charmant !

Du champagne.

Je te présent Fred Ghenoccio. mon fiancé.

Ton quoi ?

Et maintenant, si nous passions à table ?

Notre grand-père, notre père, puis nous.

Sans me vanter,

notre numéro commence exactement comme en 1729, devant George II.

Formidable !

Votre famille s'encroûte, on dirait.

Ce n'est pas ce qu'a dit le roi l'an dernier.

Nous aussi, on a un numéro à préparer.

Aucun roi n'a raté notre numéro.

Excusez-moi, je dois retoucher lady Godiva.

C'est déjà fait, non ?

A la lumière artificielle,

ça change tout.

J'ai tenté d'effacer Susan, mais je ne garantis rien.

Je t'accompagne.

Oui, bonne idée.

C'est moins risqué.

Ce que je préfère dans le numéro,

c'est quand Fred est debout

avec ses 4 frères sur les épaules.

7 ans pour mettre ça au point.

Bell façon de perdre 7 ans !

C'est gratifiant, d'être le meilleur de sa spécialité.

Freddy n'a pas inventé les muscles.

Moi aussi, je suis en bonne forme.

Je suis ta mère, mais ne te compare pas à M Ghenoccio.

C'est un amateur

et les amateurs n'ont pas besoin de muscles.

Il faut savoir qu'en faire.

Si un amateur veut soulever un objet,

une table, par exemple...

Attention, m'man.

On n'ouvre pas avant mardi.

Un amateur la soulèverait comme ceci.

J'utilise quels muscles, là ?

Dites-le-moi.

Quels muscles ?

- Les bras. - Naturellement.

Technique d'amateur.

Il faut utiliser les jambes.

Je peux la soulever ainsi. Observez.

Ça, William y arrive.

Plier les genoux, saisir l'objet

et se redresser, comme ceci.

Regardez les genoux.

Quels muscles ai-je utilisés ?

Je vais vous le dire.

Les jambes, les jambes !

Vous suivez ?

Et j’ai perdu mon temps à lire...

Des romans de gare.

Tu te souviens des dimanches avec p'pa ?

Il ne pensait qu'a améliorer le numéro.

Jamais de temps perdu.

Chaque dimanche, une demi-heure,

je le portais dans son fauteuil.

Reposez-moi !

Bon, un tour de parc et attention aux feux.

Avec p'pa, c'était plus dur,

il emmenait un verre rempli d'eau à raz bord.

Ce bon vieux p'pa.

Si j'en renversais, c'était la raclée.

Ce bon vieux p'pa !

Quels muscles j'utilise ?

Les jambes, les jambes, les jambes !

Tu vas te faire mal.

Ce n'est pas tout.

J'utilise les jambes, les bras et l'abdomen.

Un peu ramollo.

A surveiller, William.

Je suis sûr qu'ils utilisent des câbles.

- Qui est-ce ? - C'est moi, ouvre.

- Que veux-tu ? - Te parler. Fais-moi entrer.

Je m'attendais à un coup de ce genre !

Comment ça ?

Les gens de la haute, ça traîne dans les ruelles.

ça se faufile partout.

Julia est ma femme.

Peut-être, mais c'est ma fiancée !

Nous avons le droit de discuter.

C'est la nuit, un peu de tenue !

Votre fils est très mal élevé !

Je ne vous permets pas !

Mon fils dit ce qu'il veut. Vas-y. Freddy, crie.

S'il vous plait ! Freddy, c'était tout à fait innocent.

A moi d'en décider.

Pas d'homme dans la chambre de ma fiancée !

Me suis-je bien fait comprendre ?

Lâchez-moi, sinon...

Vous êtes chez moi, figurez-vous.

J'ai saisi l'allusion.

Julia, habille-toi.

M'man, ressaisis-toi, on s'en va.

Je reste ici. Je ne pars qu'après le mariage.

Très bien, je m'en vais.

Si vous ne me croyez pas, surveillez le couloir.

J'espère que vous attraperez une pneumonie.

Ça y est, je vous reconnais.

C'est vous qui êtes entré de force dans ma loge !

William. Content de te voir.

Comment vas-tu, Bunny ?

Pas de chance au jeu ?

Non, je suis juste venu réfléchir.

Raconte. Ça sert à ça, les vieux amis.

J'ai des problèmes de femme.

Il n'y en a pas d'autres.

Je compatis.

J'ai connu ça.

- Mais tu cherches les ennuis. - Plus maintenant.

Je ne ferai plus jamais confiance à une femme.

Tu choisi mal tes camarades de jeu.

C'était une lady, une beauté à la magnifique chevelure rousse.

Elles sont toujours rousses.

La roulette l'avait ruinée.

J'ai rarement l'occasion d'aider de belles femmes, à mon âge.

Naturellement, comme tu es méfiant,

tu l'as aidée à se refaire.

Je ne suis pas idiot.

L'argent, c'était pour la lingerie.

Je crois savoir pourquoi.

Pas elle.

Elle a pris mes 6900 francs.

a filé par derrière et m'a laissé poireauter.

Tu as attendu longtemps ?

- Combien, tu dis ? - 6900 francs

6950 ?

Qui te l'a dit ?

Toi et moi, on ne se connaîtra bientôt plus.

Viens t'asseoir.

Un débutant sur scène,

il est capable de tout !

Et ce qui m'a le plus étonné...

Julia, M. Ghenoccio, je me suis mal comporté, hier soir.

Je tiens à m'excuser.

Après tout, qui suis-je pour contrarier les désirs de Julia ?

Voilà qui est raisonnable.

Sans rancune ?

C'est oublié, tout ça.

Parfait. Belle matinée, n'est-ce pas ?

Le soleil brille comme jamais.

Des œufs brouillés !

- Tu es bien joyeux. - Pourquoi pas ?

Je t'ai perdue, c'est vrai,

mais ce n'est pas honteux.

Le meilleur a gagné.

Du hareng !

Du beau hareng bien doré.

Bravo. Ce qui est fait est fait.

Il faut prendre la vie du bon côté.

Vous le prenez drôlement bien.

Après tout quand on est seul, on devient nécessaire,

et un point à temps en vaut cent.

Quel rapport ?

Aucun. Ça m'est venu comme ça.

Je me suis souvent demandé: cent quoi ?

Il reste de la marmelade.

Susan n'est donc pas encore levée.

Elle dort, ne t'en fais pas.

Qui cherche les ennuis les trouve.

C’est bien vrai.

Qu'y a-t-il ?

Un monsieur vous demande.

Je n’attends personne. Tu as invité quelqu'un ?

Ce "monsieur", c'est un véritable monsieur ?

Un monsieur, indubitablement.

Faites-le entrer.

Excusez-moi.

Par ici, monsieur.

Vous vouliez me voir ?

Vous voilà ! Un instant, mademoiselle !

On m'avait bien renseigné.

Vous vous oubliez !

Je suis William Packett.

Nous n'avons pas été présentés.

Colonel Willowbrook

Vétéran de l'armée du Pendjab.

Je viens pour cette dame.

Inutile d'embêter ces messieurs avec nos affaires.

Pouvons-nous discuter dehors ?

Cette fois, vous ne m'échapperez pas !

"Lui échapper" ?

Qui est-ce ? Un autre mari ?

Ne vous emballez pas.

Julia peut tout expliquer. Raconte-leur tout.

Certainement.

Il arrive parfois que des choses très complexes

s'expliquent facilement.

Après explication,

la chose complexe devient très simple.

Bien sûr. Vous voyez, tout s'explique.

J'aimerais une explication plus claire, M. Patton.

Pardonnez-moi.

Quel était votre véritable but

quand vous m'avez abordé, l'autre jour ?

Moi, un parfait inconnu.

Et tu lui as parlé ?

Il a parlé autant que moi.

Pas étonnant.

Elle parle souvent à des inconnus.

Ça me plaît pas.

Dans les casinos, tout le monde se parle.

Un casino ? Tu jouais ?

Quelques francs. C'est à peine jouer.

Elle avait tout perdu...

Tout perdu ?

Elle adore la roulette.

Si elle déprime,

quelques milliers de francs et direction le casino.

C'est radical.

Pour l'instant, c'est mon argent qui m'intéresse.

Donnez-moi votre adresse, je vous rembourserai.

Tu as pris son argent ?

Pas exactement.

Tu l'as pris ou pas ?

L'argent n'est rien pour Julia.

Elle le dépense aussitôt, c'est tout son charme.

Ça me charme pas !

Elle vous aurait vite remboursé.

Elle a dû je perdre aussi vite que vous l'avez donné.

Ce n'était pas au casino, mais dans une boutique de lingerie.

Que faisais-tu dans une boutique de lingère ?

Je t'expliquerai plus tard.

Laissez-la donc s'expliquer.

J'ai mis deux jours à la trouver, je veux savoir.

Pourquoi cette boutique ?

J'achetais un négligé.

Et une chemise de nuit.

Pour quoi faire ?

Pour rien. Je n'en porte jamais !

Je mets des pyjamas.

Celui qui l'a amenée ici a filé avec ses habits.

Encore un autre ?

Ce n'était vraiment rien du tout.

Venir avec un homme, c'est rien ?

Je ne sais plus ce que je dis.

Je ne veux que mes 6950 francs.

6900 francs ?

6950. Je n'ai pas à payer cette chemise de nuit.

6950 francs ! Pour une chemise de nuit ?

Très légère.

Je n'en crois pas un mot.

Même connaissant Julia, je ne peux y croire.

Des témoins l'ont vue flirter avec moi au casino,

me séduire au bar.

m'entraîner à la boutique

et filer par derrière.

Goujat !

A vous entendre, c'est immonde.

Si j'avais su comment vous êtes.

je ne vous aurais pas parlé.

Du calme. Laisse-moi faire.

Vous n'avez rien dit qui ait pu l'offenser ?

Elle n'avait nulle part où dormir

et j’ai offert ma suite !

Votre suite !

Je ne voulais pas y aller ! C'est pour ça que j'ai filé.

Et sans porte de service ?

Tous les magasins en ont une.

Ecoutez ! Je vais tout vous raconter depuis le début.

J'avais besoin d'argent. J'étais fauchée.

Je n'aurais pas pu venir

si un ami de Londres ne m'avait pas donné l'argent.

Un autre homme ! A Londres !

Tu as des hommes partout !

Comment parlez-vous à Julia ?

Vous n'avez pas confiance ?

Il n'y a pas de fumée sans feu.

Si vous êtes suspicieux

et que vous vous méfiez d'elle, elle est trop bien pour vous.

Si vous n'appréciez pas une femme aussi merveilleuse,

vous feriez mieux...

de partir tout de suite.

Laisse-moi régler ça.

Va-t'en tout de suite !

Avec joie. Tu ne me reverras plus.

Dire que j'allais faire de toi une Ghenoccio !

- Où est ma mère ? - Elle boit son petit déjeuner !

Tombe donc du trapèze !

Sans filet.

Pardonnez-moi.

Cette dame est mon épouse.

Elle est fantasque et parfois, elle s'ennuie avec moi.

Je suis un vieil homme d'affaires rasoir.

Je vois, ce n'était qu'une lubie.

Exactement. Je vous assure

qu’elle a agi sans malice aucune.

Redonnez-moi votre nom.

Colonel Willowbrook.

Vous aurez votre chèque.

Pardon pour l'intrusion.

Vous avez un bon mari.

Dans un mariage, rien de tel que compréhension,

compassion et tolérance.

Vous êtes trop bon, colonel.

Bunny Willowbrook, te voilà !

Ta chambre t'attend.

Quand es-tu arrivé ?

J'ignorais que Bunny était là.

Pas de conclusions hâtives.

William et le colonel se connaissent ?

Ils ont pratiquement vécu ensemble.

Dans six mois, nous rirons bien de tout ça.

Je vous conseille de rire fort,

car je compte éviter les villes et les pays où vous irez,

et s'il existait un autre monde...

Excusez-moi. On m'a chargé de vous remettre ceci maintenant.

Mlle Susan l'a laissé.

En partant avec M. Ritchie.

Ritchie et elle... Partis ?

Lis-le !

"Chers maman et papa, Ritchie et moi nous aimons,

"nous nous marions au lac à 14 h.

"Venez au mariage nous donner votre bénédiction."

Impossible !

Je monte les en empêcher.

William, reviens ! Tu n'as pas le droit de faire ça.

Ecoute-moi !

Tu vas gâcher leur vie !

Je t'en empêcherai !

Ne détruis pas aussi le mariage de Susan. Elle l'aime !

Je veux l'entendre de sa bouche.

Ne t'en mêle pas.

Je t'en empêcherai !

On dirait qu'ils n'ont pas...

"Quand tu liras ceci, nous-serons maries,

estaremos de luna de miel en Inglaterra.

Casados.

Si, casados.

No hay nada que hacer ahora. Adiós.

Mira...

Se va Jameson

y Hobson.

Esto ¿es cosa tuya?

No Susan, escucha.

No volvereis hasta el final del día de mañana,

teneis 48 horas para quereros el uno al otro.

¿48 horas?

Ni loca malgastaría 48 minutos contigo.

Caminaré hasta casa.

No seas tonta, es imposible regresar.

Il fera bientôt nuit et tu vas tomber d'une falaise !

Tant mieux !

Adieu, Julia. Je n'oublierai jamais ton courage.

Laisse-moi te dire...

L'animal !

L'animal !

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