All language subtitles for FEDERICO FELLINI - La Dolce Vita (1960) COMPLET

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Original subtitles

Leontine, qu'est-ce que c'est?

Mais c'est Jésus !Où vont-ils?

Ils descendent !

Qu'est-ce que c'est ? Où l'emmenez-vous ?

Quoi?

Où l'emmenez-vous?

Ils l'emmènent chez le Pape.

Il veut notre numéro de téléphone. Non.

Hé garçon! Viens par ici.

A la table 16, qu'est-ce qu'ils ont mangé ?

Le prince a mangé des escargots.

Et ils ont bu..? Du Soave.

Pardon... J'ai vu, moi. Les princes ?

Ils ont bu du Valpolicella.

Salut Marcello. Salut Pieone.

Nous disons : escargots, Valpolicella.

Giulio, laisse-moi prendre une photo !

Impossible...

Pourquoi tout ce fric ? Je ne suis pas là, moi ?

Patron! Arrêtez ce photographe!

Son rouleau !

Il n'y a rien dedans !

Il existe un "veto à l'image" !

Vous avez du feu?

Mon joli, viens ici un instant !

Moi?

Oui, toi. Il faut que je te parle.

Bonsoir. Comment allez-vous?

Et bien ? Assieds-toi.

Il n'y a pas de chaise !

Accroupis-toi.

Pardon.

Quel coquin !

Pourquoi?

Parce que tu es un coquin. Hum !

Tu sais... Je vais casser ta petite gueule.

Je dois informer l'opinion.

C'est mon métier. Et un peu de publicité...

Tu appelles ça de la publicité ? Et son mari ?

Est-ce que je me mêle de tes sales cornes de cocu ?

T'es pas journaliste !

Quel "journalisme"... Tais toi.

Fais attention, Marcello.

Tu me tueras...

Il est arrivé ?Pas encore.

Tu lui diras qu'il est un crétin.

Un whisky.

On devrait fermer cette baraque. C'est insupportable.

Bonsoir Maddalena.Tu es toute seule?

Tu dances ? Non.

Une vodka?

Tout va de travers, ce soir. Je m'en vais.

Je peux vous accompagner? Pourquoi pas?

Tes amis attaquent !

Où allez-vous?

Laissez-moi ce soir...

Content de vous revoir. Plus belle qu'une star de ciné.

C'est pareil tous les soirs...

Ils n'en ont donc jamais marre ?

Paparazzo, ça suffit.

Vous devriez y être habituée. Vous êtes un personnage...

Marcello, où l'emmènes-tu?

Je voudrais vivre dans une autre ville.

Moi, j'aime Rome. C'est une espèce de jungle...

tiède, paisible, où l'on peut bien se cacher.

Moi, je voudrais me cacher, mais je n'y arrive pas.

Qu'est-ce qu'on fait ?

Faisons un petit tour...

Encore Rome, quel ennui !

Je voudrais une île.

Achetez-en une.

Mais est-ce que j'irais ?

Votre malheur ? Avoir trop de fric...

Et le tien, de ne pas en avoir assez.

Bref, nous sommes là, tous les deux.

Tant mieux...

nous sommes si peu à être mécontents de nous-mêmes !

Qu'est-il arrivé à votre joue? Rien.

Ne vous en faites pas.

Avec votre fric ! Vous retomberez toujours sur vos pieds.

Vous pensez? Bien sûr.

Je ne me tiens même pas debout.

Il me faudrait une "charge de vie" que je n'ai pas...

Quand je fais l'amour... Oui, je trouve cette tension.

Seul, l'amour me donne cette force.

Alors, vive l'amour !

Annamaria, viens voir!

C'est pas une voiture, c'est une piaule !

Liliana ? Non, je ne suis pas Liliana.

Qui êtes-vous? Bonsoir.

Bonsoir. A qui parlez-vous?

Qui est là?

Liliana est partie à Milan.

On fait un tour?

Moi? Oui.

Venez.

Y'a une dame qui me demande si je veux faire une balade.

J'y vais ?

Faisons un tour avec la fille.

Que voulez-vous faire ?

Rien d'autre qu'un tour.

Nous la reconduirons. Tu la connais ?

Il ne me semble pas.

Je vais aller manger. Je vous attendrai là bas.

Les voilà. Eteignez les phares!

Ces gens-là ont plus de flouze qu'Onassis.

Vous venez?

Si vous me raccompagnez, vous me rendrez service.

Vous venez?

Non.

Mais j'habite loin d'ici.

Montez derrière. Vous y arrivez? Oui, merci.

Tout va bien? Oui.

Au revoir Ninni. Au revoir Annamaria

Où habites-tu? A Cessati Spiriti.

A qui est cette bagnole ? A vous ?

C'est pas toi qui lui as acheté ça...

C'est son père.

Ça c'est un père ! Le mien, c'est des baffes qu'il me donnait.

Tu connais mon père ? Tu nous a présenté une fois

Et tes parents, où habitent-ils ?... A Cesena.

C'est sur la côte? Non.

Comment ça va ?

Comment ça doit aller ?

Ça n'a pas bien marché, ce soir ?

Je suis tombée sur un drôle... Mille balles, un paquet de cigarettes.

Comment est-il ? Jeune ? Vieux ?

Est-ce que j'ai vu ?

Vous iriez avec une femme comme ça ?

Pourquoi ? Elle n'est pas pire que tant d'autres.

Vous n'en fréquentez pas ?

Si, parfois.

Gregory Peck. Permettez que je pige moi aussi !

Où va-t-on ?

Tu voulais qu'on te ramène chez toi ? Oui.

Et bien, nous te ramenons chez toi.

Qu'est-ce que tu croyais ?

J'ai pas à croire, moi !

Doucement... tout le monde dort. Baisse la radio.

Nous partons tout de suite, OK?

Il y a quelqu'un chez toi ?

Que dit-elle? Il y a quelqu'un chez toi?

J'ai bien un cousin... mais il est à Velletri...

Tu nous offres une tasse de café ?

Moi, le café, je sais le faire !

Vous ne trouverez pas un palais !

Je passe devant.

Le café.

Attention aux marches. L'autre soir, un homme...

Quelle saloperie ! C'est encore inondé !

C'est pas une vie! Merde!

Attendez un instant.

Quel ingénieur! Il aurait du être fossoyeur.

Je pourrais payer pour tous les péchés du diable avant que ça ne soit réparé.

Ah, merde!

Allez dans ma chambre à coucher...

Mon dieu!

C'est inondé aussi. Installez-vous, et pendant ce temps,

je vais faire le café.

Faudrait connaître quelqu'un pour être pistonné...

Je suis désolée. Je me suis plainte il y a 2 ans, mais

Ne t'inquiète pas.

Je lance le café, d'accord?

Tu pourrais fermer...

Tu veux faire l'amour ici ?

Je mets votre café ici.

Tu ne t'es pas mise d'accord avant ? T'es un peu dingue ?

C'est eux qui ont tout décidé.

Espérons qu'ils me donneront deux sacs...

Dis donc, c'est à moi de faire les prix.

Mari et femme ?

Penses-tu !

Voilà. Merci beaucoup.

Je dois reculer ?

Non, tournez à droite au bout. Je peux vous embrasser ?

Merci, et revenez quand vous voulez.

N'allez pas trop vite !

Oh, mon Dieu!

Emma!

Qu'est-ce qu'il y a ? Réponds-moi !

Qu'est-il arrivé ?

Qu'as-tu fait, malheureuse, folle !

Ce n'est rien. Reste tranquille.

Je t'emmène.

Pourquoi es-tu aussi folle ?

Qui veux-tu couler ? Moi ?

Mais je te laisserai crever un jour ou l'autre !

Emma, réponds-moi. Ça suffit...

Emma, mon trésor.

Mon amour.

Dépêchez-vous!

Rubini, c'est toi qui a amené cette femme ici ?

Giannelli,s'il te plait, n'écris rien.

Je n'ai pas besoin de problème avec la police

Qu'est-il arrivé ? Raconte-moi.

Je ne peux pas te le dire. Laisse-moi tranquille.

Vous pouvez entrer.

Ne la fatiguez pas...

Vous pourrez bientôt la ramener chez elle.

Allez au commissariat pour votre déclaration. C'est obligatoire.

Pourquoi as-tu fait ça ? Dis-moi... pourquoi ?

L'officier vous attend.

Je reviens.

Attendez là bas. Il arrive.

Ma Soeur, je peux telephoner? Bien sûr.

Descend de là. Juste une photo!

Enlevez vos lunettes.

Et voici le producteur Toto Scalise qui a engagé la grande star

pour une colossale coproduction historique,

en couleur...

C'est la Suédoise ?

Faut pas que je la voie, sinon je bute ma femme !

Vive la Suède!

...pizza qu'il offre à la splendide star...

découvrant ses belles dents...

Sylvia mord dans ce typique mets italien...

dont l'arôme résume la joie

de vivre de notre pays...

Quel beau morceau !

...le producteur accompagne la vedette vers la douane.

Vous avez fait bon vol? Oui, merci.

Quelle agitation!

Marcello, double le! Doucement!

Je veux prendre une photo. Ecrase le!

Est-ce vrai que vous vous baignez nue dans de la glace tous les matins?

Pratiquez-vous le yoga ?

Quel personnage historique italien aimerait-elle jouer?

Aimez-vous les hommes barbus ?

Et les vedettes italiennes ?

Que pensez-vous de la cuisine italienne ?

Vous dormez en pyjama...

ou en chemise de nuit ?

Seulement avec deux gouttes de parfum français.

Le néoréalisme est vivant ou mort ?

Croyez-vous à l'amitié des peuples ?

De la vie, qu'aimez-vous le plus ?

Plusieurs choses, mais j'en aime spécialement trois :

l'amour, l'amour et l'amour.

Alors, nous vous attendons en Angleterre.

Je n'ai pas téléphoné parce que je n'ai pas pu.

Ce que je fais ? Je travaille.

Tu as pris tes médicaments ?

Tu es seul avec elle ?

Nous sommes cinquante !

Jure-le sur la tête de ta mère !

Je le jure sur ma mère.

Belle ? Oui, pour ceux qui aiment ce genre américain.

Une poupée... tu vois ça... une grosse poupée.

Quel a été le plus beau jour de votre vie ?

Quelle est la réponse, Edna ?

"Cela a été une nuit."

Qu'est-ce qui vous pousse au cinéma ?

On a vu que j'ai un grand talent.

Si je viens, je t'arrache un oeil !

Pourquoi ne viens-tu pas tout de suite ici ?

Je ne peux pas.

Je veux faire l'amour.

Quoi? Je veux faire l'amour.

Où va-t-on l'emmener ?

On va à Saint-Pierre, au Quirinal avec la Garde...

Pas mal du tout !

Voici enfin notre Robert.

Le fiancé...

Pourquoi n'es-tu pas venu à l'aéroport ?

Je dormais.

Marcello? Que veux-tu ?

Tu sors ?

Je t'attends ici... toute la journée.

Qu'est-ce que tu veux manger ? Quelque chose de léger?

Je vais te faire un bon petit plat de raviolis.

J'ai tout ce qu'il faut. Je vais juste acheter des légumes

Et on ira au cinéma. Comme tu voudras.

Marcello, tu m'aimes ?

Que de noms sur le mur !

Ne la laissez pas seule !

Il y a plus de sept cents marches.

Chut ! Nous sommes dans une église.

Je veux écrire mon nom ici.

Je vais en prendre une autre.

Elle ne s'arrête jamais !

La cure idéale pour garder la ligne !

Je le rappellerai à Marilyn.

Voilà que mes rouleaux sont finis ! Je vais en bas...

Où est-elle partie ? Elle est comme un ascenseur !

Et le campanile de Giotto ?

Mais il n'est pas à Rome.

Il est à Florence.

Tu es tout, Sylvia. Sais-tu que tu es tout ?

Tu es la première femme du premier jour de la création.

Tu es la mère, la soeur, l'amante, l'amie...

l'ange, le diable, la terre, le foyer...

Voilà ce que tu es : le foyer.

Pourquoi es-tu venue ici ?

Retourne en Amérique.

Tu comprends ? Qu'est-ce que je vais faire ?

Il est peintre aussi, notre Robert !

Il faut que je te voie... que je te parle...

Qui est ce fou ?

Frankie Stout, un acteur divin.

Qu'est-ce que tu fais ici, à Rome ?

Un film.

S'il vous plait.

Excusez moi un instant. Allez-y.

Il danse avec la demoiselle.

Est-elle belle...

ma barbe d'empereur ?

C'est ressemblant ?

Attends, il manque, des moustaches.

Des moustaches t'iront mieux !

Demain matin, tu dois travailler.

Tu as raison, tu as tellement raison.

Salut, trésor.

Bravo, ce danseur !

Les chaussures de Madame...

Je les ai trouvées par terre... On a compris. Merci.

Excusez-moi un instant.

C'est un étrange mélange de romain et phénicien.

C'est raté. Le bord...

Que veux-tu ?

Bravo Frankie ! Tu étais merveilleuse !

Quelle classe, madame ! Divin !

Dangereux, mais si beau !

Merci monsieur.

Il faut faire un tour avec votre chapeau.

Donne-moi du champagne, allons...

Tu te souviens de Frankie ?

Tu es le seul Américain que je n'ai pas encore vu à Rome.

Tu ne travailles plus

avec les riches veuves ?

Ce Romain douteux a déjà rapporté tes chaussures.

On attend quelques objets plus intimes...

Ivrogne stupide ! J'en ai assez de toi !

Mesdames, messieurs : bonne nuit !

Je vais la chercher... Restons calmes...

Donnez moi les chaussures. Je reviens.

Pourquoi est-elle en colère ? Reste, j'en fais mon affaire !

Que s'est-il passé ? Rien ! Vas t'en.

Ça, c'est une idée !

Sylvia, reviens !

Non, je ne reviendrai pas.

Je plaisante pas, descends !

On tient un reportage sensas !

Je me fous de ton 50%. Ote-toi de là !

Dégage ! Où allez-vous ?

Vite, suivons les !

Je n'en peux plus.

Robert n'est pas gentil.

Il est méchant, cruel.

On les a semés !

Où m'emmenez-vous ?

Pas à mon hôtel !

Tout est si difficile !

Descendons.

Ecoutez.

C'est plein de trous, ici !

Il vaut mieux partir, maintenant.

Sergio est absent. Que dois-je lui dire ? Je suis sa mère.

Et sa clé ?

La clé, il la garde toujours sur lui.

Je suis sa mère. C'était pour du travail ?

Oui, pour du travail.

Ce n'est pas grave. Je rappellerai.

Excusez-moi Madame. Bonne nuit.

Cette dame ne serait pas la grande vedette ?

Oui.

Qu'elle est belle ! Bonne nuit.

Je ne peux pas t'emmener chez moi ! Cette folle

ne comprendrait pas...

Attends un instant. J'ai une idée...

Madame, un appel pour vous.

Tu es sûr de ne pas t'être trompé de numéro ?

Est-ce que je peux venir avec une personne ?

Quelle personne ? Qui est-ce à cette heure ?

Une personne.

Tu n'es pas seule ?

Je joue aux cartes avec mon père.

Ah, ton père est là.

Que veux-tu au juste ?

Rien. Je t'appellerai un de ces jours.

Sylvia, que fais-tu?

Il faut du lait.

Où est-ce que je vais trouver du lait ?

J'ai vu un bar, là-bas.

Sylvia, voyons.

Où vas-tu avec ce chat ? Rome est pleine de chats. Si on commence...

Arrête.

Allez.

Tu ne trouveras pas de lait. Reste dans la voiture. J'y vais.

J'y vais.

J'y vais.

Savez-vous où il y a une laiterie ?

OK, tant pis.

Oui, Sylvia, j'arrive...

J'arrive.

C'est elle qui a raison et moi qui me goure...

Nous nous trompons !

Qui es-tu donc ?

Tourne sa tête.

Il faisait Tarzan !

Remets-le en place.

Encore dans le rétroviseur...

Et j'en aurai une de toi prenant sa photo.

Voilà Marcello !

Ne commencez pas les gars.

Réveillez vous !

Raconte nous Marcello.

Soyez sympas et partez. Je travaille.

Ça suffit.

Pourquoi es-tu trempé Marcello ?

Je ne sais pas !

Il va y avoir de la bagarre.

Pourquoi n'es-tu pas venu avec nous ?

J'ai vu une merveilleuse fontaine...

Tu ne devrais pas me traiter ainsi devant les photographes !

Je n'ai rien fait !

Comment dit-on : "Courez après" ?

Ça n'est pas fini.

Le voilà Marcello. Frappe le premier.

Je peux te comprendre...

pourtant...

Lève la tête un instant !

Celle-ci est faite. Et maintenant ?

Mets le cheval sur la table, elle par terre.

Je reviens.

Alors je te prends à 8:00 ce soir ?

Quelle vaniteuse !

Je ne suis pas vaniteuse. Je travaille.

Steiner !

Il me semblait bien t'avoir vu. Comment vas-tu ?

Comme je suis content de te revoir !

Ici, je suis un peu chez moi...

Le père Franz m'a enfin trouvé ce livre que je cherchais.

C'est une vieille grammaire sanscrite.

Un bout de temps qu'on ne s'est pas vu !

Et ton livre ?

Oui, il avance... J'ai même fini...

et dès que tu auras un moment, je te le ferai lire. Et toi ?

J'ai lu un de tes articles... Sais-tu qu'il m'a plu ?

Et pourquoi ? Il était très bien...

clair, passionné. J'y ai retrouvé ce qu'il y a de meilleur en toi.

Ces qualités que tu caches et qui sont tiennes.

Je crois que je ne sais pas écrire.

J'habite par ici. Viens chez moi, un de ces soirs...

Peux-tu rester encore ? Bien sûr.

Puis-je monter avec un ami ? Certainement.

Nous ne vous dérangeons pas ? Pas du tout.

Tu vois, ces abbés n'ont pas peur du diable.

Ils me permettent même de jouer...

Ne faites pas trop de bruit !

N'ayez pas peur ! Tout au plus, vous entendrez du jazz.

Si c'est du jazz... moi aussi je l'aime.

Je vous promets que je ne le ferai plus.

Veux-tu essayer ?

Ces sons, nous les oublions...

Une voix sort des entrailles de la terre.

Tu veux entendre ? A toi de voir.

Qu'est-ce qu'on t'avait donc dit ?

C'est au 47ème km...

Arrête : je n'ai pas envie d'oeuf dur...

Je n'en veux pas ! Mange...

et mâche.

Il aurait fallu venir hier ! Les reporters sont déjà là !

Il n'y aurait pas une goutte de café ?

Si, mais ce peu qui reste est pour lui.

Ta banane, je n'en veux pas !

Je n'en veux pas ! Mange...

et mâche.

Les enfants de la Madone ? Oui.

La plaine du Miracle, où est-ce ?

Il vaut mieux que tu attendes ici...

Reste ici.

Où sont donc les enfants ?

Ils sont au poste des carabiniers...

Emmène-moi avec toi ! Après je te tuyaute sur les communistes !

C'est l'arbre du "miracle" ? Là bas au bout.

Soyez maudits ! Maudits ! Maudits !

Vous n'avez pas le droit de garder ces deux enfants.

Tout le monde est en haut. Allons-y.

Allez !

De quel côté ? Par ici.

Où a-t-on mis les enfants ? Je ne sais pas.

Et le sergent ? Qui sait ?

Il m'a rien donné.

Mais les autres 500 lires que le reporter vous a donné ?

Voici le père et la mère.

Je peux rentrer ?

J'ai mal au dos et j'ai attrapé froid.

Oui, on se croirait en hiver ici.

Regardez là-bas, comme si vous voyiez...

Très bien.

Il y a le grand-père !

Vous devez être une mère heureuse. Comment s'appellent-ils ?

Dario et Maria.

Jolis noms ! Bravo, pleurez !

C'est réellement un miracle. La Madone se souvient...

Je suis bien ?

Tu es très bien.

Un cigare !

Le cigare après... chante !

Il ne s'agirait pas d'un miracle ?

Je n'y crois pas. Les miracles, le Seigneur

peut les accomplir n'importe où, chez les plus humbles.

- Mais une fois sur mille ! - Et si c'est la bonne ?

Non, ces enfants sont de mauvaise foi.

Qui a vu la Madone a un autre visage, un autre regard, et n'en profite pas.

Les miracles naissent dans le recueillement...

et non au milieu de cette foire.

Vous alliez en classe quand, près de l'arbre, vous avez vu..?

La Madonne.

Qui l'a vue le premier ?

Moi ! Moi!

Tous les deux en même temps?

C'est d'abord lui qui l'a vue.

Et ensuite ?

Mes neveux...

Nous nous sommes mis à genoux, la Madone souriait...

et ne touchait pas terre.

Comment avez-vous compris ? C'est Elle..?

Ils ne veulent pas y croire.

Qui prouve que c'était la Madone ?

Mais que ce soit la Madone ou non, quelle importance?

Comment, "aucune importance" ! Pourquoi dire cela ?

Ça n'a pas d'importance. Votre pays est une terre aux cultes anciens.

Naturel et surnaturel s'y enchevêtrent...

et chacun en subit l'influence.

Du reste, qui cherche Dieu le trouve... où il veut.

Vous êtes venue pour une grâce ?

Je suis ici avec mon fiancé, journaliste. Il fait un reportage.

Mais tous ces gens, ces cris m'impressionnent.

Vous trois, restez toujours à cet endroit, ne regardez pas l'appareil

Et ne riez pas !

Plus haut. Continue.

Je me suis trompé. Descend.

Il faut trouver un cadre pour les enfants.

Souviens toi : les enfants sont petits.

Je suis dans le cadre ?

On y va. Vite !

Dépêchez-vous !

Voici mon fiancé. Oui, allez-y.

Excusez-moi un instant.

Prêt ? Action !

Madonnina, accordez-moi cette grâce !

Toi, là-bas, pourquoi ne demandes-tu pas une grâce ?

Soyez plus implorantes !

Il est 7 h : on se verra dans deux heures.

Allez casser la croûte. Merci et à ce soir.

Bon appétit à tous.

Sainte Vierge bénie, Madonnina, faites que mon petit guérisse !

Délivrez-moi de cette croix...

Il va mourir ! Il va mourir ! Mon trésor chéri !

Une foule énorme s'est réunie sur ces lieux...

jadis presque inconnus. Nombreux sont les croyants et les curieux.

Parmi ces derniers on remarque la presse, les photographes

et les correspondants des grands journaux...

Une file de voiture ininterrompue est arrivée.

L'air est humide mais le ciel s'est éclairci après la pluie.

Les deux enfants sont encore chez les carabiniers.

Aucun ordre n'est encore arrivé de Rome.

Nous allons tâcher d'interviewer l'oncle des enfants.

Quand, pour la première fois, si j'ose dire, ils ont vu le...

le miracle ?

Mes... mes neveux ont vu l'apparition... Image de la Madone...

le 15 mars de l'année... prochaine...

de l'année en cours.

Les enfants vont arriver. On vient de téléphoner !

Ils arrivent. On les a libérés !

A présent, ne bouge plus d'ici.

Je reviens tout de suite.

Où vas-tu ? Je monte voir...

Je viens avec toi. Non, mon chou, reste ici avec madame.

Attends ici.

Marcello, descend !

Je viens juste d'arriver ! Ne t'inquiète pas !

Je monte moi aussi ?

Branchez les groupes sur le réseau, gardez-les au maximum.

Pourquoi as-tu tellement changé ?

Pourquoi tu ne m'aimes plus ?

Sainte Vierge, s'il m'épousait...

je viendrais tous les jours ici vous remercier...

Je ne vous demande même pas cela...

Je voudrais seulement qu'il soit à moi comme avant.

Les voilà !

Dès que les enfants seront arrivés, tourne vers eux...

Je te donne le signal avec mon mouchoir.

Comment vas-tu, ma jolie ? Reste sur eux avec la foule derrière.

Elle y est aussi ma femme, par là...

Parfois, elle me rend dingue, et parfois...

Guéris-moi ! Guéris-moi !

Du calme.

Faites-moi gagner à la loterie !

Ça devient dangereux.

On ne voit plus rien. C'est gai !

L'eau fait sauter les lampes. Eteins tout !

Eteignez immédiatement...

Nous sommes à l'abri...

la pluie s'est mise à tomber, et plutôt dru.

Voilà la Madone !

Et voici que les deux enfants se lèvent.

Ils courent dans une autre direction.

Ils disent qu'ils voient la Madone.

La foule les suit... des fous !

Ils se dirigent vers un autre point.

La voilà !

Laissez-moi passer, ces deux petits, ils vont attraper une pneumonie.

La Madone dit que si on ne bâtit pas une église...

Si on ne lui élève pas une église ici, elle ne reviendra plus.

Bonne nuit. Rentrez à la maison !

Mais lâche-moi !

Ça suffit. Tu t'y mets toi aussi...

Vous n'avez pas le droit de faire ça !

Vous êtes pires que des hyènes !

Lâche ! Salaud !

Pourquoi pleures-tu ? Où l'as-tu laissé ?

Je ne me souviens plus.

Il est mort !

Je suis la femme de Steiner. Entrez... Nous vous attendions.

Bonsoir Marcello. Comment vas-tu ?

Bien. Quelle belle maison !

Ca doit être Emma. Je voulais vous connaître...

Merci d'être venue.

Approche.

Anna, comment vas-tu ? Et ce livre ?

Tu connais la peinture de Margarita ? Bien sûr.

Tu n'es pas venu à mon exposition !

Une de tes admiratrices... ça n'est pas vrai...

car elle ne connaît pas l'italien. Elle le trouve "décoratif".

J'ai l'impression que je vous connais bien.

Le jour où vous aimerez Marcello plus que lui-même...

vous serez heureuse.

L'unique, l'authentique femme, c'est l'Orientale.

D'ailleurs, où étais Eve ? Au Paradis terrestre...

Et où se trouvait ce Paradis ? En Orient !

Là-bas, l'amour a une valeur...

Et tu m'as épousée ?

J'ai commis une grave erreur...

Mystérieuse, maternelle, amante et fille à la fois...

l'Orientale reste à vos pieds, comme une petite

tigresse amoureuse...

Ça fait quinze ans qu'il nous parle de l'Orient ! Qu'il y reste !

Veux-tu me présenter ?

Quel joli visage ! Tenez bon avec ce cabotin-là !

Je vous le dis dans son intérêt à lui, et non dans le vôtre...

Elle est soumise, dans son esprit et dans sa chair.

Entièrement.

Je vous présente mon ami... dont je vous ai parlé.

Et sa fiancée...

Je partage vos idées sur la femme...

Nous avons à apprendre de ces femmes de l'Orient,

elles sont restées près de la nature, contre des siècles de civilisation.

"Civilisation" ! A quoi elle vous sert ?

Quoi encore ?

Elle sert à ne plus savoir faire l'amour.

Chacun parle de ce qu'il connaît !

Je vous envie énormément.

J'ai lu vos récits à travers le monde.

J'aimerais beaucoup voyager ! On a la possibilité

de rencontres exceptionnelles...

J'aimerais avoir des enfants de toutes les couleurs...

comme un bouquet !

C'est tout ce que tu as à dire ?

Quelle galerie aux souvenirs !

Croyez-vous qu'on puisse se contenter de souvenirs ?

J'ai des projets !

C'est la fiancée de notre ami ?

Vous êtes méridionale ?

Il est admirable !

Il a écrit des dizaines d'ouvrages...

et il garde sa candeur d'enfant.

D'où lui vient tant d'optimisme, tant de foi ?

J'aime bien qu'il vienne ici...

Je me demande même si je ne l'envie pas.

Tu as un très beau Morandi.

Je l'aime beaucoup.

Les objets baignent dans le rêve...

et cependant ils sont peints avec une matière qui les rend...

presque tangibles.

C'est un art où rien n'a été laissé au hasard.

Tu as deux amours...

et tu ne sais pas choisir :

journalisme ou littérature.

Méfie-toi de la prison !

Reste libre ! Disponible. Comme moi.

N'épouse rien, ne choisis jamais.

Même en amour, il vaut mieux être choisi.

J'ai lu vos poèmes... je rêvais d'en écrire.

Je les aime : forts, clairs...

Pas d'une femme.

Qu'est-ce que tu sais des femmes ?

C'est l'art que je préfère, qui servira demain.

Art clair, net, sans rhétorique.

Qui ne ment pas. Qui ne flatte pas.

J'ai un métier qui me déplaît mais... je pense à demain...

Nous devons songer au lendemain... sans oublier de vivre aujourd'hui.

Si on vit intensément...

dans la plénitude de l'esprit,

chaque instant compte pour une année,

et chaque année nous rajeunit de cinq ans !

Ce soir, vous êtes un oracle !

Un oracle... alcoolique !

Vous pensez trop à l'avenir.

Mais toi, si différente, que fais-tu de tes jours ?

Je veux dire : qu'est-ce que tu aimes faire le plus ?

Mais... je ne sais pas. Et vous ?

Moi, je le sais fort bien. Trois grandes évasions :

fumer, boire, coucher.

C'est ça, ta sagesse !

Tu lis mes vers, mais tu ne m'as pas comprise.

Tu es un primitif. Aussi primitif qu'une flèche gothique...

Tu es si grand que tu ne peux plus entendre aucune voix de là-haut.

Tu te l'imagines ! A ma véritable taille...

je ne suis pas plus haut que ça...

Aussi primitif qu'une flèche gothique... Tu es si grand

que tu ne peux plus entendre aucune voix de là-haut.

Tu te l'imagines! A ma véritable taille,

je ne suis pas plus haut que ça.

C'est une vieille bande. Excusez-moi. Je la change.

Pourquoi ne peut-on pas l'entendre ?

Je ne voudrais pas... Ce sont des bruits sans importance.

Ce sont des bruits de la nature...

Dites-lui de nous les repasser.

Pourquoi les as-tu enregistrés ?

Je les ai trouvés beaux.

Vous y tenez ?

Je les connais déjà. Très stimulants...

Les oiseaux !

Ce sont vraiment eux !

La forêt.

Qu'est-ce que vous faites là ?

Que faites vous debouts ?

Ces petits pieds nus ! Tu vas attraper un rhume.

Il a entendu ton orage...

Tu voulais me donner un petit baiser ?

Papa caboche !

Papa "caboche" ? Tu n'as pas honte ?

Tout le monde le sait :

Papa caboche !

Quels beaux enfants !

Quels yeux intelligents il a !

Quand on lui dit quelque chose qui le touche,

il se met à réfléchir, l'air sombre.

Et puis il rit tout d'un coup, tout heureux.

Si on lui donne une fleur, il la regarde dans tous les sens,

et puis il comprend qu'elle est belle.

Exactement comme tu souris à la musique...

Il faut être sages et vous coucher.

J'irai vous dire bonsoir plus tard.

Dis bonne nuit à tout le monde.

La petite, elle, est tout à fait différente.

Elle aime les assemblages des mots.

Une phrase nouvelle l'émerveille.

Parfois elle en invente, et de très belles.

J'en ai noté... Par exemple :

"Qui est la maman du soleil ?"

Elle est vraiment belle ! C'est déjà une phrase de poète.

Vous les prenez dans votre lit ?

Ils voudraient bien, mais on ne leur permet pas.

Le petit arrive à se faufiler dans notre chambre,

et à sauter dans le lit, entre sa mère et moi.

Il me prend le doigt et le serre...

la douceur qu'il y a à s'endormir ainsi...

à côté d'un petit enfant...

Il y a longtemps que vous le connaissez ?

Oui... Mais nous ne nous sommes vus que trois ou quatre fois.

Mais...

Toi aussi, un jour tu auras une maison comme celle-ci.

Tous les deux !

Nous sommes faits l'un pour l'autre.

Fais-moi venir plus souvent...

Viens quand tu voudras... Qu'y a-t-il ?

Je devrais changer de cadre... changer pas mal de choses.

Ta maison est un refuge,

tes enfants, ta femme, tes livres, tes amis extraordinaires...

Je suis en train de perdre mon temps...

J'avais des ambitions mais...

Je vais tout perdre, tout oublier...

Se refermer n'est pas le salut. Ne fais pas comme moi.

Trop sérieux pour être un amateur, pas assez pour être un professionnel.

Mieux vaut une vie dure, qu'une existence...

protégée par une société... organisée...

où tout est prévu, parfait.

Je ne peux être pour toi qu'un ami : donc, pas de conseils.

Pour changer, je pourrais te présenter à un éditeur...

qui t'assurerait un travail intelligent qui puisse t'intéresser

au lieu d'écrire dans ces canards à moitié fascistes...

Veux-tu y réfléchir ? Puis on en reparlera.

Parfois, la nuit, cette obscurité, cette tranquillité, me pèsent.

C'est la paix qui me fait peur. Je la redoute par-dessus tout.

J'ai l'impression qu'elle n'est qu'une apparence,

qu'elle cache l'enfer.

Je crains ce que connaîtront mes enfants.

On dit que le monde sera merveilleux.

Comment ?

Alors que la sonnerie d'un téléphone peut annoncer la fin de tout..?

Il faut vivre en dehors des passions, des sentiments...

dans l'harmonie d'une oeuvre d'art réussie.

Un ordre magique.

Il faudrait tant s'aimer...

et vivre ainsi en dehors du temps, détachés,

détachés...

Je ne peux passer ma vie à te téléphoner !

Je désire travailler en paix. Je ne sais pas.

Pouvez-vous éteindre ce jukebox s'il vous plait ?

Non. Je ne te dis pas où je suis, ni quand je rentrerai.

Va au diable !

Imbécile !

Tu veux pas arrêter ta jolie chanson ?

Celle-ci est cassée, Paola. Prends en une autre.

Vous déjeunez ?

Non. Si. Je n'en sais rien.

On mange bien, vous savez !

C'est difficile d'apprendre à taper ?

Etre dactylo ?

Ça me plairait bien.

Tu es mignonne !

Oh ! Mignonne, faut pas exagérer.

Allons donc ! Tu le sais très bien...

Ouais, bien sûr. Elle est cassée.

Tu n'es pas Romaine... d'où es-tu ?

D'Ombrie, près de Pérouse.

Comment es-tu arrivée ici ?

Mon père travaille à Anzio, alors je suis venue ici.

Après Noël, j'irai à Ostie

ou à Rome.

C'est ton frère ?

Mon assistant !

Tu es bien tombée, ici.

Oui, on est gentil, mais ça ne me plaît pas tellement.

J'ai hâte de retourner à la maison.

Une voiture immatriculée "Pérouse"

m'a fait regretter la maison : j'avais envie de pleurer.

Tourne-toi donc... Pourquoi ?

Allons un instant !

On dirait un de ces angelots

des églises ombriennes...

On te l'a déjà dit...

Pourquoi ris-tu ?

Pour rien.

Fiancée ?

Moi, fiancée !

Vous n'écrivez plus ?

Je peux remettre la musique ?

Vous jetez aussi cette feuille ?

Que veux-tu ?

Marcello, ton père est là. Mon père ?

Un type là bas dit être ton père.

Ne fais pas l'idiot !

Mais il est là. Il dîne.

Regarde, il y a deux heures qu'il te cherche.

Il est à cette table, là-bas. Où ?

A côté du noir là bas.

Papa.

Enfin !

Je suis arrivé à Rome ce matin.

Je t'ai cherché, chez toi, au journal...

J'allais repartir.

Un de tes amis m'a dit de t'attendre ici.

C'est Paparazzo.

Mon travail m'oblige à être dehors toute la journée. Je ne rentre que pour dormir.

Pourquoi es-tu à Rome ?

Une démarche... cette vacherie de dommages de guerre.

Ici, tout traînasse.

Et toi ? Tu as bonne mine.

Toi, tu es en forme !

Et maman ?

Elle m'a donné une lettre...

Elle va bien. Un peu essoufflée, comme toujours...

avec l'âge, ces choses-là s'accentuent. Tiens...

Pauvre Maman. Et toi, mon garçon...

Tu pourrais écrire un peu plus souvent,

et même faire un saut...

Je sais, mais ici, c'est une corrida !

Elle t'a dit bonsoir ? Une actrice ?

Elle voudrait bien !

Ce n'est qu'une figurante de quatre sous !

Veux-tu boire ? Un gin-fizz ?

Un "gin Fritz" ? Ma bière est excellente !

Bon sang ! Quelle vie, ici ! C'est comme ça toutes les nuits ?

Oui.

Chez nous, tout est dans le noir. C'est d'une tristesse !

Pour toi, ça marche..? Tu t'es acclimaté ?

Bien sûr, maintenant.

Ton travail, il te rapporte ?

Si on se débrouille, le journalisme rapporte...

J'ai eu de la chance. J'ai rencontré les bonnes personnes.

Je vais partout... Ministère, Vatican.

J'ai une voiture... là, un appartement...

Au fait : au téléphone, chez toi, c'est une femme qui m'a répondu.

Qui est-ce ?

Je ne te dis rien... tu es un homme. Mais pas de bêtises...

S'amuser, d'accord. Mais le mariage, c'est sérieux.

Ce sont là des liens...

Penses-tu, papa. J'ai compris :

tu as dû parler avec ma femme de ménage.

Vous l'avez enfin trouvé ? Oui, merci.

Tu connais déjà mon père...

Nous sommes déjà amis.

Il m'a dit de t'attendre ici.

Vous êtes photographe ? Oui.

C'est un travail intéressant, artistique, en un certain sens.

Vous travaillez... avec mon fils ?

Oui... j'ai cette déveine !

Sais-tu où niche notre prince ?

Je le tenais presque, et zut ! Il a filé...

Je vais voir...

Vous avez peut-être du travail... Pas du tout.

Vous avez peut-être à faire ? Un rendez-vous...

On travaille ici aussi. Vraiment ?

Ici vient notre "gibier"... une nouvelle, une photo !

Mon journal perche là-haut...

En somme, vous restez assis ici ?

On va au cinéma ? Non.

J'y vais bien assez souvent,

là-bas, il n'y a pas autre chose à faire.

D'ailleurs... je vous laisse votre liberté.

Vous êtes jeunes !

Je t'assure... nous n'avons rien à faire !

Qu'est-ce qu'on pourrait faire, à ton avis...

pour passer deux heures...

Il y a les boîtes de nuit...

Un ami m'a parlé d'un endroit...

une espèce de cabaret... Le Chi-Cha... Kitcat...

Le "Cha-Cha" ! C'est une vieille boîte.

Le "Cha-Cha" : c'est bien ça.

Tu veux y aller ?

Juste un coup d'oeil...

Tu sais ça ne m'arrive pas si souvent !

Invite donc aussi ton ami. C'est moi qui paie...

Ici, c'est moi qui vais régler...

Antonio, viens ici. Garçon !

Nous partons avec mon père. Où ?

Et le prince ?

Ici, on paie tout à la fois.

Paparazzo, dépêche toi.

Papa, par ici.

Allons au Cha Cha Cha !.

J'ai ma Vespa ici. Prends la pour moi, okay ?

Dis au patron que je l'appellerai chez lui.

On y va les gars !

Cette table vous convient-elle ?

Rien n'a changé... comme je me le rappelais.

Mais dites-moi, vous étiez ici en 1922 ?

Non, j'étais à Turin.

Je ne suis à Rome que depuis quelques années.

Papa, tu veux boire quelque chose ?

Mais bien sûr !

Whisky ? Oui, du whisky.

Trois whiskys.

Très bien. Quelle marque ? Black & White.

Un reportage ici... On se croirait dans une tombe !

Quelle belle femme ! Longue de cuisses.

Quoi ? Il a dit qu'elle avait de longues jambes.

Vous êtes déjà allé à Paris ? J'y suis allé deux fois.

Une fois, je suis entré dans un cabaret comme celui-ci...

Il y avait une belle fille...

aux cuisses longues, comme celle-ci.

Elle commence son effeuillage... Et toute nue...

c'était un homme, le salaud !

Et votre père ?

Je l'ai encore.

Il doit être très jeune... Et que fait-il ?

Rien ! Le truand !

Du matin au soir, il ne fait qu'embêter ma mère et ma soeur.

Il chante, il siffle... il se querelle pour aller au cinéma.

Ça n'est pas vrai !

Paparazzo, regarde là bas.

- Lilly, regarde qui est là ! - Quel canon !

Je pouvais toujours attendre ma photo...

Tu es magnifique !

- Comment s'appelle-t-elle ? - Fanny.

Tu la connais ?

Il la connaît...

- Elle est française. - Sympathique !

Française ?

Menteur !

Charlatan !

Vous pouvez rester avec ce type ?

- Attention ! C'est mon père ! - Bien sûr !

- Elle ne me croit pas. - Pourquoi ?

- Vraiment ? - Oui.

Je lui avais promis une photo... C'est une bonne fille.

Je n'en doute pas, crois-moi !

- On l'invite ? - Pourquoi pas ?

Invitons-la. Et alors, mes enfants...

commandons une bouteille de champagne.

Une orangeade lui ira très bien !

Du champagne. D'accord.

De la Veuve Cliquot.

Laisse-moi faire. Je m'y connais.

J'en ai vendu à la moitié de l'Italie.

En attendant, buvez votre whisky.

A ta santé, mon garçon.

- A la tienne, papa. - Merci.

- Il est bon. - Oui.

Vous avez commandé du champagne ? Le voici.

Et aussi la serveuse. Que voulez-vous de plus ?

Fanny. Ne bougez pas.

Toi, je ne te salue pas ! Toi non plus.

Vous avez vu le travail de votre fils ?

Du beau travail n'est-ce pas. Du vent !

Ce n'est pas possible que vous soyez son père.

- Vous êtes trop jeune.

S'il vous plait. Ne parlons pas de mon âge.

Ne soulignez pas "des ans l'irréparable outrage"...

Vous savez ce qui nous vieillit ? C'est l'ennui.

Je voyageais, quand j'étais jeune.

Alors je me sentais comme un lion.

Même à présent, dès que je bouge,

je ne le cède en rien à ces deux garçons.

Mais à la maison, c'est comme si j'avais 80 ans.

Que fais tu ? Occupez vous du Coca-cola.

Le champagne, c'est mon rayon !

Silence ! Regarde !

C'est si beau ! Il me fait toujours pleurer.

Parfaitement : pleurer !

Pour vous, mademoiselle.

A vos splendides jambes que j'ai eu la chance d'admirer !

Très bon.

Il faut encore en boire un doigt parbleu !

J'ai trinqué à vos belles jambes.

Maintenant il faut que je trinque à...

Rien de scandaleux !

Ton père est beaucoup plus sympathique que toi.

Mais non... n'en parlons plus, ne jurez pas comme ça !

Tenez, je vais vous montrer un petit tour...

Voyons si vous le réussissez vous aussi.

Il faut mettre une pièce sur son front,

et la faire tomber sans toucher le nez.

- C'est un jeu d'enfant ! - Vous voulez essayer ?

Je prends ma pièce, je vous la mets sur le front.

A vous de jouer.

- Attendez. - J'attends.

Attendez.

Tu m'as eue, hein ?

C'est moi qui vais te raconter une blague...

Une jolie petite histoire.

Une dame envoie son mari au marché

pour acheter trois chemises, six paires de mouchoirs et puis...

comment ça s'appelle ? Pour les femmes...

Un soutien-gorge.

Notre homme s'en va, et puis en chemin...

il boit et oublie tout.

Quand il rentre, sa maîtresse...

pardon, sa femme. Sa femme lui dit :

"Alors, mes affaires ?"

"Je les ai !" Et il prend son mouchoir comme ça...

"Et les mouchoirs, où sont-ils ?" "Les voilà !"

Un, deux, trois, quatre, cinq, six.

"Et les chemises ?"

"Elles sont ici, chérie !"

"Et le soutien-gorge, où est-il ?"

"Je l'ai, je l'ai !

"Le voilà !"

- Vous n'en avez pas besoin ! - Papa !

Elle est si belle !

Il ne reste plus de champagne. Il faut en commander.

Garçon !

C'est une valse. C'est tentant...

- Voulez-vous danser ? - Me voilà.

Je suis prêt moi aussi.

Qu'y a t-il ? Je m'en sors bien !

Quand j'étais petit, Paparazzo...

Quand j'étais petit... il n'était jamais à la maison.

Il partait pour une semaine, vingt jours...

Si tu avais vu les larmes de ma mère !

Je ne le connais pour ainsi dire pas.

Ça m'a fait plaisir de le revoir ce soir.

- Il est sympa... non ? - Oui, très.

- Ce soir, il faut qu'il s'amuse. - Oui, mais...

Cela ne se danse pas comme ceci !

Mais non ! Moi, je l'aime mieux ainsi.

Alors... alors, dansons.

- Quels yeux magnifiques ! - Vraiment ?

- Comment dois-je prendre ce compliment ? - Comme un signe de mon admiration.

J'ai peur que tu ne sois comme lui !

Comme mon fils ?

On doit être de la même race.

Non ! Papa vient avec moi !

Marcello, suis moi. Tu sais où j'habite.

Attention, car je conduis très vite, même si ma voitire n'est pas anglaise.

Papa, tu tiens à aller chez elle manger des spaghettis ?

Il veut goûter mes spaghettis à la bolognaise !

Va-t-en !

Tu es bien dans mon carrosse ?

Ecoute, papa... Tout va bien ?

Je suis en excellente compagnie, laisse-moi tranquille !

Si tu fais l'amour comme moi je conduis, tu es un homme heureux.

- Reste tranquille ! - Tu vas réveiller tout le monde.

Ne roule pas trop vite !

C'est encore un bel homme, mon père...

Gloria, réveille toi.

Tu as choisi la route la plus longue ! Oh, mon pied !

Pourquoi tout ce détour ?

Tu ne descends pas ? Non.

Pourquoi ?

Je suis fatigué. En fait, tu sais quoi ?

Je te laisse la voiture... tu raccompagnes mon père.

Allez !

Dis-lui que j'ai été obligé de passer à l'imprimerie...

Demain matin, qu'il me téléphone avant de partir.

Allez !

Je n'ai pas envie.

Je vais faire un petit tour, ça me réveillera.

Où étiez-vous ? Ça fait une demi-heure...

- Marcello, ton père se trouve mal. - Quoi ?

Il a peut être trop bu ? Je vais à la pharmacie.

- Il est seul ? - Il veut ces gouttes.

Paparazzo, cours à la pharmacie ! et prends ça.

- Quoi ? - Vite !

- Quel étage ? - Troisième.

Quel numéro ?

Pas de bruit, c'est une maison bien...

Eteins la lumière.

- Où est l'interrupteur ? - Là.

Attends là.

Paparazzo est à la pharmacie. Il revient bientôt.

Ce n'est rien. J'ai peut-être trop bu.

Bien sûr, ce n'est rien.

Dis, tu veux un verre d'eau ?

Non. Ça va passer.

- Qu'est-il arrivé ? - Je ne sais pas. Un malaise.

Il m'a fait une de ces peurs ! Marcello est avec lui.

Je peux aller me faire du café ?

Non ! Il m'a dit d'attendre ici.

Où sommes-nous ? Dans quel quartier ?

Le quartier Italie.

Connais pas ! C'est loin ?

Quand je venais à Rome,

je descendais toujours dans un petit hôtel Place Fiume.

Quelle heure est-il ?

Presque 4 h...

A 5 h 30 j'ai un train.

Il faut que je le prenne. J'ai encore le temps.

Oui, j'ai le temps.

Pourquoi ne viens-tu pas un peu chez moi ?

Tu te reposes un peu...

Je préfère partir : je serai rentré à 10 h.

- Ma montre. - Tu peux partir plus tard.

Non.

Je me sens mieux...

Pourquoi est-ce que tu ne resterais pas encore demain ?

Chez moi, ou si tu préfères à ton hôtel...

Tu es à quel hotel ?

Je garderai ma journée libre. On pourra rester ensemble...

Nous bavarderons.

On ne se voit jamais...

Il faut que je parte.

Le taxi.

- Marcello, la taxi est ici. - Quel taxi ?

C'est moi qui l'ai fait appeler.

Le taxi, on peut le renvoyer.

Ne pars pas !

Au revoir, bonne santé et... au revoir.

Bon, mon garçon...

Je suis content de t'avoir vu. Ecris-nous !

Ne m'accompagne pas. Je préfère m'en aller seul.

Je te crève !

Tu te figures que tout le monde est cocu...

Il en remet parce qu'il y a des femmes !

C'était formidable. Je me renseigne...

Viens ici, pourri !

Mon petit Marcello, vilain, méchant, tantouse !

Où vas-tu ?

Tu ne m'emmènes pas ?

Paparazzo voulait te faire faire un reportage

Je ne fais plus de photos de mode. Depuis un an. Assez !

Une place pour mon ami et moi ?

Dans la voiture derrière.

De la place pour deux malheureuses créatures ?

J'ai un ami avec moi. Il peut monter aussi ?

Un de tes gigolos... Mettez-vous derrière.

Suivez-nous !

Espérons qu'on pourra se coucher de bonne heure.

A cette heure-ci, il ne restera plus que les fossiles.

Chez nous, les fêtes...

sont des enterrements de première classe très réussis.

Ton frère est parti chasser, j'imagine. Reprends cette espèce de chien.

Donne le moi.

Où va-t-on ?

- Excusez moi, où allons nous ? - Bassano di Sutri.

De quoi te plains-tu ? Quelle est cette langue ?

Esquimau !

Bonne nuit à tous.

Où emmènes tu tout ça ?

Tu vas tout renverser !

Regarde qui je t'amène...

Hé ! Ma pute !

Qui t'a demandé de venir ?

Une magnifique cérémonie, triste et émouvante.

Le vrai peuple portait les fleurs

sur la tombe de son chef bien-aimé.

On ne nous présente pas... Je suis le troisième enfant...

de très loin le moins important.

Voulez-vous connaître ma famille ?

Elle fait semblant de dormir, car elle ne veut parler à personne.

Grimpons sur l'arbre généalogique...

Je te présente M. Rubini,

quelqu'un qui a l'air de travailler sérieusement.

Vous êtes journaliste ?

J'aurais besoin d'une nurse qui me mette au lit.

Qui s'en charge ? Toi ?

Veux-tu me servir de nurse ?

Vous ne les faites jamais laver ? Ils puent !

Ils ont une odeur merveilleuse !

Et voici la plus célèbre "débutante" que je voudrais épouser.

Merci ! Je le connais !

Fais-moi danser !

C'était lui ou toi ?

Moi, bien sûr !

Tu as envie de voir ton nom dans les journaux...

Si nous allions à nos affaires ?

Quelles seraient "nos affaires" ?

Mon mari était journaliste,

mais ses nouvelles étaient exagérées.

Paix à ses cendres ! Je n'ai compris cela que tard...

"Mieux vaut avoir des nouvelles exagérées

"que pas de nouvelles du tout." Mon mari pensait la même chose.

C'est le public lui-même qui exige ces amplifications.

Moi, j'aurais la possibilité de vous donner des nouvelles

pas tellement exagérées !

Je connais ce parfum...

Où t'a-t-on pêché ?

Je suis bien, je suis ivre.

Tu connais Jane ?

Américaine, peintre, qui vit à Rome

comme si c'était une colonie.

On la reçoit pour écouter les ordures qu'elle sort.

Elle est très amusante.

Les Montalban...

Federica, La Louve, adore allaiter les jeunes gens.

Les Gonfaloneiri : la moitié de la Calabre et les plus douces alcoves de Rome.

La petite Eleonora : 80 000 hectares,

deux suicides manqués.

Les Sanseveri : châteaux en Toscane.

Don Giulio, avec Nico...

son amie Suédoise elle sera princesse.

Ne fais pas cette tête-là !

Tu crois que nous valons mieux ?

Eux, au moins, font certaines choses élégamment.

Cette villa là-bas... qui y demeure ?

Elle est inhabitée.

C'est pourtant la plus belle.

Moi aussi, je suis inhabitée, tu le sais ?

Et ce "gynécée" qu'est-ce que c'est ?

Les aïeules... les trisaïeules...

Belles femmes ! Elles ont toutes les mêmes yeux !

Sais-tu que j'ai souvent pensé à toi ?

Je ne te comprends pas. - Vraiment ?

Moi non plus !

Peu importe.

Si tu veux me parler sérieusement... laisse tomber.

Comment va ton amie ?

Tu as peur des conversations sérieuses ?

Non, mais toi tu ne sais pas ce que c'est.

Où m'emmènes-tu ?

C'est le salon des conversations sérieuses.

Assied toi.

Que fait-on ?

Où vas-tu ?

Marcello, tu m'entends ?

Tu ne m'as jamais entendue de si près.

Où es-tu ?

Tu m'entends aussi ?

Oui. - D'où me parles-tu ?

De loin, de très loin.

Si je me tais, c'est comme si je n'existais plus.

Je suis toujours là, ne bouge pas...

Tu m'épouserais ?

Et toi ?

Moi, oui. Je suis amoureuse de toi...

Depuis quand ?

Ecoute. Tu reconnais ce bruit ?

A présent, devine !

Un baiser ?

Pour toi...

Alors, tu m'épouserais ?

Aurais-tu peur de répondre ?

Pourquoi cette question ? Tu es saoûle, tu sais.

Oui, un peu.

Je t'aime, Marcello.

Je voudrais être ta femme et t'être fidèle.

Je voudrais tout à la fois : être ta femme...

et m'amuser comme une putain...

Ce soir...

il me semble t'aimer, avoir besoin de toi...

- C'est vrai ? - Oui, c'est vrai.

Tu m'as parlé sérieusement ou tu te moques de moi ?

Je t'aime... Je voudrais rester près de toi.

Tu me haïrais en quelques mois !

Pourquoi je te haïrais ?

On ne peut avoir tout à la fois : l'un ou l'autre.

Et je ne peux plus choisir.

Je n'ai jamais été capable de choisir.

Je ne suis qu'une putain... C'est sans remède.

Je serai toujours une putain.

Et je ne veux pas être autre chose.

Ce n'est pas vrai.

Tu es une femme extraordinaire, moi je le sais.

Ton courage, ta sincérité...

J'ai besoin de toi.

Ton désespoir me donne des forces.

Tu seras merveilleuse, car on peut tout te dire.

Tu m'entends ?

Répond moi.

Ce jeu a assez duré.

Reviens ici, je veux encore te parler.

- Nous allons à la chasse aux fantômes. - Maddalena est avec vous ?

En 1922, à la tête de ma section...

j'ai passé la nuit dans un château vers Genzano...

Au château, nous avons vu une petite fille,

une chandelle à la main...

On a su que ce n'était pas une petite fille...

...et encore moins une chandelle.

Ne fais pas l'idiot

Je te parie qu'à ma mort...

Quel silence !

Là-bas une lumière...

C'est une bougie sur les vitres !

Tu es dénuée d'imagination...

Et l'histoire du bossu que racontent les paysans ?

Pas la moindre lumière électrique, ici ?

Il y a des chauves-souris !

Mais ce sont mes sujets de prédilection !

Prends garde !

Là-dedans "l'excellence" te coincera...

Mon chou ! La clé n'est pas là.

Elle doit être ici, par terre.

Je ne la vois pas.

Elle n'est pas ici. Revenons en arrière.

- Voici la clé. - Donne la.

- Bravo ! - Qui l'a trouvée ? Nicolina ?

Vous ne venez plus ici depuis combien de temps?

Depuis deux ans !

Je voudrais y faire un magnifique pied-à-terre mais Père ne veut pas.

Que va pondre le journaliste...

un article sur l'aristocratie pourrie ?

Je m'intéresse à d'autres sujets.

Et ne vous croyez pas si intéressante !

- Qui est venu avec Maddalena ? - Qui est Maddalena ?

C'est plein de rats, cafards, vipères, chouettes, vampires...

et à présent, plein de putains ! - Merci.

J'éclaire tout le monde...

Giulio, de quand date cette maison ?

Cinq siècles, en 1500.

Qui l'a bâtie ?

Le pape Jules II.

Vous avez un pape ?

Nous en avons eu deux !

Si tu as peur, sers-toi de moi !

Deux papes, mon amour !

C'est moi qui vous conduirai.

Par là, par là. Venez.

On balaye le plancher. Tu nous paieras !

Je sens qu'ici je pourrais t'aimer.

Pitre !

Vous êtes une apparition extraordinaire !

Vous sortez d'un tableau !

Quel désastre !

Il faudrait une poutre, d'un mur à l'autre.

Cela me serre le coeur de voir que tout tombe ainsi par pan.

Toi, tu n'es jamais ici... tout le temps à Rome,

tu ne t'occupes de rien.

Que veux-tu que j'y fasse...

Un jour, tu seras le maître ?

Je suis ton ancêtre, mon Giulio !

Fiche le camp, crétine !

Si tu vois un fantôme,

jette-toi tout de suite dans mes bras.

Bien sûr.

Ça suffit ! Sois sérieux ou va-t'en !

Ta tante, un médium ?

Tu ne savais pas ?

Son mari l'a quittée parce qu'il trouvait

des fantômes dans son lit...

Je me souviens.

Je vous ai rencontrée quelque part.

C'est possible. Je travaille dans un bureau.

Vous travaillez ? - Oui.

Qui devrait venir ?

- Arrête de faire l'idiot. - Cristina me fait rire.

C'est pas vrai.

Qui es-tu ?

Avec qui veux-tu communiquer ?

Je sens un fluide !

J'ai le contact, j'ai le contact.

- Et ne riez pas ! - Je ne ris pas !

Il y a un message pour l'un de nous ?

Répond, s'il te plaît.

Cette lumière dans la campagne qui s'allume et qui s'éteint ?

C'est un tracteur. En été, on travaille même la nuit.

- Appelle soeur Edwige ! - Qui est-ce ?

Tous les ans, elle se promène en tenant sa tête sur un plat.

Ne sois pas stupide.

Tu es encore là ?

Laisse-moi tranquille ! Va-t'en, je t'en supplie !

Demande si c'est la mêmeque l'autre fois.

Ton haleine dans ma poitrine,

ton sang dans mes veines...

Elle est tout à fait ivre.

Pourquoi fait-elle ça ?

Eteignez les bougies!

Eteignez !

Dis-moi qui tu es.

Avec qui veux-tu communiquer ?

Giulio ?

Giulio, il y a un message pour toi.

Cette salope est amoureuse de toi.

Tu ne peux échapper à mon amour...

- Ça suffit ! Allumez ! - Nous plaisantons.

Irene, viens ici.

Qui es-tu pauvre âme ?

Pourquoi pleures-tu ?

Pourquoi pleures-tu ?

Je vais éclairer.

Non, pas ici.

Non, mon amour, qu'est-ce que tu fais ?

Tu es fou ! Fou, mon chou !

C'est la première fois que je vois l'aube.

Marcello, tu connais mon fils ?

Enchanté.

Allons manger des spaghettis !

Ce voleur ! 45 lires l'oeuf !

Renvoyez-le et bonsoir !

Vous vous promenez encore ?

Bonjour.

Tu as bien dormi, maman ?

Tu te crois un jeunot ? Qu'as-tu fait ?

Nous sommes allés visiter la villa.

Francesca à la messe ! Cela te fera du bien.

La princesse mère.

Etre traitée de la sorte ?

On ne ferait pas ça à un chien !

Pour qui tu te prends ?

Si tu m'aimais la moitié de mon amour, tu comprendrais.

Bien sûr.

- Tu n'aimes personne. - Ne crie pas.

Tu t'imagines même pas ce que veut dire aimer.

Et toi, tu le sais !

Un égoïste, voilà ce que tu es ! Tu as le coeur dur, vide.

Tu cherches les femmes.

Et tu crois que c'est ça, l'amour !

Je sais. Il y a quatre heures que tu me le rabâches.

Je n'en peux plus. Je veux rentrer !

Tous les hommes ne sont pas comme toi.

Il y en a qui sont heureux...

de trouver quelqu'un qui les aime et qui ne cherchent pas davantage.

Il n'y a que toi qui sois comme ça. Quel malheur !

Mon malheur, c'est de t'avoir rencontrée.

Tu comprends ?

J'en ai assez de t'avoir près de moi.

Va-t'en, une bonne fois pour toutes !

Où vas-tu, idiote ? Viens ici !

Non ! Laisse-moi ! Laisse-moi vivre !

Monte dans la voiture, idiote.

Emma, je vais...

Monte

Que veux-tu ? Que me veux-tu ?

Tu es un misérable ver, tu finiras seul, comme un chien.

Tu verras !

Qui restera avec toi si je te quitte ?

Que feras-tu de ta vie ?

Tu ne trouveras personne qui t'aime comme moi ?

Je ne peux pas passer ma vie à t'aimer.

Tu dis que je suis folle...

que je vis en rêve, hors de la réalité.

Mais c'est toi qui fais fausse route.

Tu ne comprends donc pas que ce qui importe le plus, tu l'as déjà...

une femme qui t'aime...

qui donnerait sa vie comme si tu étais unique au monde.

Tu gâches tout !

Tu es toujours inquiet, toujours mécontent.

Quand deux êtres s'aiment, le reste ne compte plus.

De quoi peux-tu avoir peur ?

De toi, de ton égoïsme...

de la pauvreté désolante de ton idéal.

Ce que tu me proposes est une vie de ver de terre.

Tu ne parles que de cuisine et de lit.

Un homme qui accepte de vivre ainsi, c'est un homme fini... un ver !

Je ne crois pas à cet amour agressif, collant, maternel.

Je n'en veux pas. Il ne me sert pas.

Ça, l'amour ? C'est de l'abrutissement !

Je ne peux pas vivre ainsi !

Je ne veux plus être avec toi !

- Descends ! - Non !

Tu es une ordure, un lâche. Tu me fais de la peine !

Bon ! Je te fais de la peine, et tu me dégoûtes.

Je ne m'en irai pas. Je reste avec toi.

Tu ne resteras plus avec moi. Descends.

Descend de la voiture.

Descend de la voiture ! C'est fini !

C'est fini, fous le camp !

Salaud!

Tu es un salaud! Un parasite!

- Je te maudis ! - Je ne veux plus te revoir!

Tu trouveras un camionneur...

Va avec tes putains !

Où

Vous ne pouvez pas passer.

Passez donc.

Laissez le passer.

- C'est monstrueux ! - Que s'est-il passé ?

Il a tué ses deux enfants, puis il s'est tué...

Marcello, fais moi passer.

Je refilerai les photos à ton journal... Fais-moi passer.

- Je suis un ami. Laissez moi passer - Un instant.

Il dit être un ami de M. Steiner.

Laissez le passer.

Lui seulement.

Entrez.

Du parquet à l'impact : 1m50.

Du mur gauche à l'impact : 13 mètres.

Sa femme ne sait rien.

Elle n'est pas là. Elle rentre à 1 h.

Avant le massacre...

il a téléphoné à une voisine,

en la priant d'aller à la rencontre de sa femme.

Du mur du fond à l'impact : 5 mètres.

Re-écoutons. Rembobine.

Tu es un vrai primitif...

aussi primitif qu'une flèche gothique.

Tu es si grand que tu ne peux...

entendre aucune voix de là-haut.

A ma véritable taille...

je ne suis pas plus haut que ça.

Êtiez-vous un ami de la famille ?

J'étais un ami de Steiner.

- Depuis quand ? - Vous étiez proche ?

L'aviez-vous vu récemment ?

Pouvez-vous nous en parler ?

J'étais un ami de Steiner,

mais nous ne nous voyions pas souvent.

Je ne sais rien.

Rien du tout.

3 mètres.

Il n'y avait pas, par hasard,

quelque chose d'étrange dans sa vie ?

... des soucis financiers... autre chose ?

Non, je ne crois pas.

Est-ce qu'il pensait au suicide ?

Je n'en sais rien.

Ok. Restez à notre disposition.

Mondini, prend l'arme.

C'était un homme joyeux qui adorait sa famille.

C'était presque une adoration morbide.

L'arme utilisée était un Browning 675.

Elle a été trouvée à côté du corps,

assis dans un fauteuil à côté de la cheminée

dans une position inhabituelle.

J'ai terminé, Je continuerai à la morgue.

Très bien, merci.

- Peut-on couvrir le corps ? - Oui.

De Angelis ?

Vous avez tout pris en photo ?

Allons dans la chambre des enfants.

Par ici.

Il est 12 h 15, il faut que j'aille à la rencontre de Mme Steiner.

J'emmènerai quelqu'un de l'immeuble pour la reconnaître.

- Je viens... - Merci.

Allons-y.

Venez à l'arrêt de bus quand vous aurez fini.

Si quelqu'un de la station vient, appelez moi au bureau.

Soyez compréhensifs, pour une fois au moins !

Dites-le à vos confrères. Ils exagèrent vraiment.

Peut-être avait-il peur ?

Vous parlez de Steiner ?

Lui avait-on fait des menaces ?

Pas dans le sens où vous l'entendez.

Peut-être avait-il peur de lui-même...

de nous tous.

A quelle heure est le bus ?

C'est elle.

Venez avec avec moi s'il vous plait.

Qu'y a-t-il ? Vous me prenez pour une actrice ?

Que faites-vous ?

- Que faites-vous ? - Arrêtez ! Ça suffit !

Marcello, qu'y a-t-il ?

Je suis Mr Lucenti. Je dois vous parler un instant.

Qu'est-il arrivé ?

Ayez l'obligeance de me suivre.

Il y a eu eu un accident.

Ne vous effrayez pas.

- Les enfants ! - Venez avec nous. Ça suffit !

Marcello, qu'y a-t-il ?

Vous les verrez. ils sont juste blessés.

Je vous promets... Ça suffit !

- Blessés ? Comment ? - Partez d'ici !

Vas-y. Enfonce la grille !

Dégagez !

C'est fermé. Tout ce chemin pour rien.

Attendez.

Entrez, c'est ouvert.

Quelles couleurs ! C'est magnifique ! Entrons.

Carlo !

Marcello entre en scène !

Attention ! Un, deux, trois !

A la santé de Nadia qui a retrouvé sa liberté !

A l'annulation de son mariage !

A l'annulation de son mari ! A l'annulation de tout !

Merci à tous.

L'expérience matrimoniale me rend à mes vieux amis...

chargée de tous mes désirs.

Comme être vierge de nouveau ?

C'est une sensation merveilleuse d'être "annulée".

Il faut d'abord se marier pour pouvoir l'éprouver.

Je confesse Lucia.

Je veux entendre...

Met "Jingle Bells".

Vous avez fini la confession ?

Faire l'amour à titre privé m'insulte.

Les voilà !

Attention...L'un d'eux est l'amant d'un sénateur.

Qui les a invités ?

Ils n'atteindront pas Noël. On les butera avant.

Vous n'étiez pas écrivain ou journaliste autrefois ?

Je déclare avoir quitter la littérature et le journalisme.

Je suis "public relations" maintenant, à la satisfaction des intéressés.

Je sais : pour vivre, il faut écrire n'importe quoi, mais ça !

Ecoutez :

"Il a un profil grec.

"mais la modernité de son expression le rapproche du plus moderne

"des acteurs de notre temps : Paul Newman."

Marcello, vous êtes un ver de terre.

Admet que tu ferais n'importe quoi pour une interview.

Tu aimerais que je t'en écrive une !

Horreur ! Tu briserais ma carrière !

Si au lieu de 250 000, je te donnais 300 000,

qu'écrirais-tu sur moi ?

Que tu es Marlon Brando.

Et pour 400 000 ?

John Barrymore.

Et un million ?

Passe le million, on verra...

Tu es terrible ! Prend des cours !

Hé, ce n'est pas drôle !

Il s'est fait mal...

Tu lui as fait un croc-en-jambe.

Ordure ! C'est vous qui nous avez amenés ici !

On prend nos affaires et on part.

Quelle belle fête vous allez voir !

Jamais vu de gens plus emmerdants que nous.

Notre invitée d'honneur s'ennuit. Amusons la.

C'est vrai ! Pourquoi ne fais-tu pas du strip-tease ?

Mais avec ton torse d'intellectuel...

Si vous jouez "Sur un marché persan",

je vous fais le numéro...

Nous t'avons tous vue à poil !

Laissez-moi le faire !

Je ne t'ai pas vue.

Je propose que ce soit la Panthère qui le fasse.

Voilà : Caterina fera le strip-tease.

Non, elle est trop professionnelle !

Alors je vais allez manger du poulet.

Pourquoi l'héroïne de la fête ne ferait pas du "strip" ?

Très volontiers.

Si tu le fais sérieusement...

je jure que j'arrêterai de fumer.

Met "Patricia". Je vais étiendre les lumières.

Effeuillage, inaugural

de notre chère Nadia, et baptême de sa nouvelle vie.

Il faut donner l'exemple.

C'est idiot !

Raison de plus !

Ton vison !

Le type sera à ta place avec l'argent dans une heure.

Elle a été ta maîtresse ?

Ou bien je ne me rappelle pas.

Qu'a-t-elle dit ? Je ne comprends pas.

Elle t'a demandé... si je te plaisais...

C'est pour moi, je le veux !

C'est une très bonne affaire, Marcello.

Une voiture magnifique. Tu vas voir.

Aidez moi.

Ça suffit ! Tu n'amuses personne !

Arrête de m'embêter ! Je m'amuse, moi.

Tu n'iras pas jusqu'au bout.

Tu trembles de peur.

Arrête maintenant.

Tu vas voir !

Tu n'aurais pas du enlever d'abord ton soutien-gorge.

C'est l'avant-dernière pièce à retirer.

D'accord ?

Mes compliments !

Non, n'enlève pas ta culotte.

Couvre toi avec le vison, puis enlève ta culotte.

Jamais été avec une femme ?

Désolé, mais je ne comprends pas.

Elle fait ça sérieusement !

Tu ne mérites pas une femme comme elle !

Nadia, enlève ton vison...

C'est le moment.

On veut voir.

Comment son mari a-t-il pu accepter de divorcer ?

Elle est magnifique !

Merveilleuse ! Au poil !

Riccardo arrive !

Voilà le maître de maison !

- Enfants de pute. - Salut Riccardo.

Ne va pas nous embêter ! Nadia se débarrasse d'un mari...

Je me fous du divorce de cette folle.

Et je ne veux pas de potins... ni de photos...

Tu as dit qu'on pouvait venir !

Quel est le malin qui a démoli la verrière ?

Ja pars pour Nice à six heures,...

vous avez une demi-heure pour dégager...

ou je vous fous dehors à coups de pied.

- Je l'ai vue à Spoleto. - Vous avez appelé cette personne ?

Non. Dans une demi-heure, de l'air !

Qu'est-ce que ça peut nous faire que tu partes. On ne bouge pas...

On est entre amis. Tu peux partir.

Monsieur l'intellectuel, trouve quelque chose pour nous divertir.

J'augmente tes gages.

Nadia nous a donné une preuve de bonne volonté.

Invente quelque chose !

J'ai mille...

deux mille idées...

je peux vous enfermer pendant une semaine...

sans que vous vous ennuyiez, mais...

Ce que tu voudras !

Fermons ces rideaux.

Restons ici, entre nous, dans l'intimité.

Je propose qu'on fasse l'amour avec notre danseuse américaine.

Quelle bonne idée !

Je parie que tu n'as jamais eu un homme tout à toi.

- Que fait-il ? - Il est saoul.

- Contente de ton numéro ? - Quelle heure est-il ?

Cela fait aussi partie des devoirs de l'hospitalité

pour notre visiteuse étrangère. Je vais choisir pour toi.

A Tito, la brute, la première étreinte.

On n'a rien fait encore, on manque de courage.

Occupe toi de la musique.

Tito, enlève ton maillot...

Tu crois que c'est un mâle ?

J'ai bien choisi pour toi.

Tu feras en sorte qu'elle soit femme.

Notre Tunisienne s'approchera de l'avocat qui vit de souvenirs...

et elle s'occupera de ses réflexes.

Tous les moyens sont bons. Tu le lâcheras si tu es fatiguée.

Merci pour cette belle soirée.

Personne ne sort. L'aube est encore loin.

Toi, à moitié impuissant comme l'homme et comme l'artiste...

courage, saute la barrière...

D'accord.

Tu t'accoupleras avec Mariuccio.

Lisa...

qui n'est peintre que pour pouvoir coucher

avec ses modèles...

Tu sais ce que j'ai imaginé pour toi ?

Vous nous avez assez embêtés.

Qui croix-tu faire rire ?

Je te fous dehors à coups de pied...

Qui donc t'a invité ? Qu'est-ce que tu fous ?

Je vais t'amuser.

Cette fête ne doit plus finir.

On est tous enfermés. Quelqu'un pourrait venir.

Belle phrase ! Et originale, avec ça !

Tu crèves d'envie de faire l'amour avec moi...

Parce que personne ne vient sous tes draps,

tu te soulages en te raclant

la gorge sur quatre petits disques !

Tu me fais de la peine Marcello.

Même dans les farces napolitaines, on ne trouve pas ça !

Tu es un porc, je ne tolère pas ça.

Demande pardon à Madame, à tous...

Je veux faire un discours à mes amis...

pour la belle carrière que je leur dois.

J'aimerai remercier...

Qui veux-tu remercier ?

Toi, ma bonne grosse, rustaude, montagnarde...

- Je parie qu'on est du même coin. - D'où viens-tu ?

Viens ici. Descend.

Faisons-leur voir à cette bande de châtrés...

Comme tu es forte !

Tu es venue à Rome pour faire fortune ?

J'ai tellement de poisse... Je suis malheureuse...

Qu'est-ce qu'il y a ?

Tu es malade ? Réveille toi !

Ouvre les yeux !

Andrea, éteind la lumière.

Et ces petites traites ?

Je ne signe rien.

Mais je fais un film.

Tu as tout bouffé !

- Ce n'est pas vrai. - Je ne signe rien.

Quelle est cette musique ?

De quoi riez vous ? Qui a éteind les lumières ?

- Quelqu'un peut me ramener ? - Non, je ne vais pas à Rome.

Tout le monde dehors !

C'est une pommade contre les cuites. Il faut se l'étendre...

Ça va te passer, ça te fera du bien. C'est un remède

contre le mal de tête.

...j'ai du installer la piscine au pied des marches.

Cette fille est malade.

Emmenez-la dans la pinède... un peu d'air.

- Debout ! - Je suis malade !

On fait une belle grosse poule ?

J'ai pas envie d'être une grosse poule !

Je parie que tu es de Frano.

Qu'est-ce que vous lui faites ?

Ça m'est vraiment complètement égal

si vous n'écrivez pas cet article.

Les mensonges que vous racontez ici, à Rome.

Je n'ai pas fini avec toi. Viens ici.

Lève la tête.

Lève la tête !

Imbécile !

- Tu veux danser ? - Oui.

C'est une blague d'homme !

- Allons trouver ce peintre. - Il est à Riccione avec sa femme.

Faisons du stop !

Non. Je veux rester seul. Ce soir, je me sens mélancolique.

Moi aussi !

- J'ai l'air de quoi ? - D'une trainée.

Vous avez été méchant avec Odette.

Tu l'as connais ? Je lui ai laissé l'appartement !

Qui est cette idiote ?

J'ai mal au ventre.

Il fait jour.

Je croyais qu'il était 2h.

Ma montre s'est arrêtée. Quelle heure est-il ?

Il est 5 h 15.

Je dois être au tribunal à 9h...

Tu ne peux pas me ramener ?

Mais je ne vais pas à Rome.

Ça a été une belle fête. Mais ça suffit. Vraiment...

Ça suffit... Ça suffit...

Où peuvent bien être mes souliers ?

Caterina !

Sondra et Daniela !

Paul Newman !

- Bon voyage, Ricardo. - Désolé de ne pas t'avoir aidé.

- Et maintenant, la belle Nadia. - On y va ?

- Au revoir. Je t'appelle demain. - Non, je t'appelle.

- Au revoir Nadia, et félicitations ! - Merci. Au revoir.

- Bonne chance à vous deux. - Merci.

Au tour de l'avocat maintenant.

Le Grand Final de l'avocat.

Tu ne fais pas un striptease ?

Qu'est-ce qu'il y a là-bas ?

Où ça ?

Ah, la nature !

L'aube m'émeut toujours...

J'étais si beau bien maquillé mais je me sens tout gluant maintenant.

Mais ça ne m'intéresse plus.

J'ai envie de me retirer.

Plus il en part, plus il en revient !

S'il y en a deux qui se retirent, il en sort dix.

En 1965 ce sera la pourriture complète.

Quelle infection en sortira ?

Reculez ! Que venez-vous faire ici ?

Ta fortune est faite avec ce poisson-là !

Les gars, venez voir ! Un monstre !

Mon Dieu !

Mais il est vivant !

Il est mort depuis trois jours.

- Un mâle ou une femelle ? - Que regarde-t-il ?

Pourquoi ne l'achèterait-on pas ?

D'où peut-il bien venir ?

D'Australie ?

Pourquoi d'Australie ?

Quel est le devant et quel est le derrière ?

Le pauvre !

Et il vous regarde !

Je comprends pas, on n'entend rien !

On n'entend pas...

- Allez, Marcello. - J'arrive.

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