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Musique calme
...
Musique calme Chants d'oiseaux
... ...
...
... - Hein?
...
- Bonne journée, chérie.
...
- Tu rentres souper?
- Y a soutien scolaire, je fais mon maximum.
- Ménage-toi. Pense à toi.
- T'en fais pas.
- Mets ton écharpe, ne prends pas froid. - J'oublie pas.
Musique calme
...
... Soupir
- On se connaît, non? - Ha!
- C'est pas vous, la pub... - Ho!
- "Il est gentil le toutou". C'est ça?
- Oui mais pas que ça:
j'ai un spectacle qui va bientôt commencer au Caveau des 3...
Musique calme
...
Salut, Franck. - Salut.
- Tu peux faire fissa pour mes réglages lumières?
J'ai un rendez-vous. Je vais revoir mes frangins.
Une histoire de reliquat.
- C'est déjà réglé.
- Vas-y, fais voir.
Euh... Non, ça va pas. Faut remonter un peu plus.
- C'est réglé pour Pipus. Je peux pas y toucher.
- Je fais comment, moi? - Bah, tu fais!
- Ah bah...
Rire
- Jouets coquins, lingerie coquine,
service clients, j'écoute.
Oui, je vous entends, monsieur. Vous êtes?
Ah bon?
Pourtant, pour moi, le colis est bien parti.
Vous savez ce que c'est, ça arrive avec La Poste...
Le service public...
Je m'en occupe, ne vous inquiétez pas. Si ça vous intéresse,
Espace Libido fait une promo sur la gamme "Premium sex toy",
boules de geisha, canards vibrants... C'était à tout hasard.
Oui, bonne journée.
Soupir
Musique calme
...
... Reliquat...
...
... - Reliquat... Reliquat...
...
... Léger grincement
- Tu t'en vas déjà?
- Ecoute, chérie, rendors-toi. A tout à l'heure.
- Tu es pressé?
- Ouais, faut que j'y aille. - Mon petit canard.
- J'ai une course à faire. - Juste un petit câlinou.
- C'est gentil, mais je peux pas. Attends.
Musique calme
...
Soupir
- Ah! Ah, salut!
- Salut. Ça va? - Oui, ça va et toi?
- Ça va. - Ça va, ça va bien?
- Oui, bien, bien.
- Ça fait un bail qu'on s'était pas vus.
- Ouais...
- Ça fait plaisir. Il acquiesce.
Il manque plus que Pascal. - Je vois pas de qui tu parles.
- Bah, notre frère. - Connais pas.
Pas
...
- Oh ben!
Salut!
Ça va? - Ouais.
- Ça fait plaisir de te voir.
C'est sympa de se retrouver ensemble, non?
C'est rare.
Pas
- Oui... permettez moi de me présenter, Maître Vaselin,
je suis en charge du dossier de votre mère.
Vous êtes bien...
- Didier Latour. - Bernard Latour.
- Nous pourrons commencer dès que Pascal Latour
nous aura rejoints.
- Je suis Pascal Latour.
- Nous sommes demi-frères. - Très bien.
Procédons à la cérémonie du retour des cendres de votre mère.
Musique douce
...
- Mais... C'est...
- C'est l'urne.
- Et les cendres?
- A l'intérieur.
- Ah bon?
- Pour dire un mot, c'est le moment.
- Non. - Non, non.
- Maman.
Soupir
Ça fait drôle de te voir. C'est quand même la 1re fois.
Mais j'ai envie de te dire:
bienvenue au pays!
On va pas te cacher que tu nous en as fait baver.
- Oh non...
- (Oh, c'est pas vrai).
- C'était écrit comme ça.
J'ai pas à me plaindre: j'ai hérité de ton côté artiste.
D'ailleurs, j'ai un one-man show au Caveau des 3 mulets.
- C'est bon, là. - Ça balance grave!
Tac-tac-tac! Ça s'appelle "Crise de rire".
- Stop! - Ça suffit!
Ça va, hé! - Oui, bon.
- Je voulais m'assurer qu'il n'y a eu aucun frais engendré par...
- Rassurez-vous, la maison de disques américaine de votre maman
endosse tous les frais pour la cession de l'urne,
ainsi que son rapatriement du Nevada à Paris.
- Je voulais aussi avoir des détails sur le reliquat mentionné.
- C'est le reste dû sur l'héritage.
Nous avons rendez-vous demain à 16h
au siège de Sharks et Compagnie afin d'épurer tous les comptes.
- On peut avoir une idée du montant? - Oui.
- Je pourrai pas vous dire de mémoire,
mais vous attendez pas à une grosse somme.
- Venant de notre mère, ça m'étonne pas.
- A propos de votre maman, qui se charge de l'urne?
- C'est cadeau!
- On est 3... - On peut la laisser?
- Oui, pourquoi pas? Vous pouvez réserver une concession.
- D'accord, mais...
C'EST COMBIEN?
- C'est la 2e fois que notre mère nous réunit. C'est peut-être la bonne?
Vous voulez
aller boire un verre, pour se raconter tout ça, la vie?
Pascal, toujours à fond dans le business?
- Dans le bonheur. Tout roule!
- Ah bah ouais dis donc! Il siffle.
- Bernard, tu peux demander à "M. Tout roule" de reculer son bolide?
On m'attend à Louis Legrand.
- Ah bon? T'es prof?
Prof de quoi? - Philo.
Il souffle.
- Dis à M. Legrand de pas oublier de faire son contrôle technique.
Musique Rhythm'n'blues
...
... - Bah! Oh bah non!
...
... Non, c'est con!
...
Non, non, c'est con!
Dis, attends!
Ça t'embête pas de me déposer?
Je suis venu en Vélib', et là, avec maman.... Merci!
Vous deux, faudrait fumer la hache de guerre!
- Y a des blessures qui se referment jamais.
- Pour une histoire de gonzesse!
- Tu dis pas gonzesse pour Sabrina. C'est comme si c'était hier.
Portable - Vas-y.
Te gêne pas.
- Oui. Je peux pas te parler, j'ai pas mon oreillette.
Là, y a des flics partout.
Faut que je raccroche, ouais.
Le panier bio, le jus de canneberge pour les antioxydants,
y a pas de problème, j'oublie pas.
- Y a de la blondinette dans l'air! Moss, c'est son prénom?
- Prends un taxi, j'aurai pas le temps.
- Ça m'arrange pas, pour tout te dire.
- Ecoute, 20 euros, c'est bon? - Oui, enfin, ça me gêne.
On sera quittes: une invit pour mon one-man show.
- J'aurai pas le temps. - Y en a pas 2 comme ça sur Paris.
- J'en suis sûr... - Bon, comme tu veux.
Bon bah... Merci!
Et comment on fait avec maman?
- Viviane, c'est moi.
- Bonsoir, Didier. - Ah.
Bonsoir, chérie.
- Autant te dire, Mémé a fait un malaise.
- Ah bon?
- Tout va bien, rassure-toi. - Ah bon...
- Ça a été épouvantable. - Hein?
- J'ai cru qu'elle allait y passer.
- C'est pas la 1re fois non plus.
- Non, mais ça va faire au moins la 5e fois.
- 4e. Ta mère, hélas, est plus résistante qu'on ne le croit.
- Et ta réunion de parents d'élèves?
- Quelle réunion? Ah oui, si, si, la routine.
- Tout est prêt.
J'arrive. - On nous a fait encore des frayeurs?
Va falloir se ménager. Pas d'effort, pas d'activité superflue.
Rire étouffé
Qu'est-ce qu'on mange? - Paupiette-purée.
- Faut pas croire,
la crise touche même les acteurs.
Y en a plein qui bossent plus: Gabin, Fernandel...
Il rit.
On dit "la" crise, mais non! Vous savez pourquoi?
- On s'en fout!
- Y a plusieurs crises: les crises de foie, les crises de nerfs.
Et pour finir, les chrysanthèmes! - Il est gentil le toutou!
- Tu peux passer le hareng? - Oui.
- Ça me rappelle, y a 5 ans, quand j'étais à New York,
j'étais dans la "team" qui réorganisait la logistique interne d'Apple.
Et au "brainstorming", y a Steve Jobs qui débarque.
Il me dit: "Pascal, j'arrive pas à me concentrer au bureau".
La "vibe" était pas bonne.
On oriente son bureau de 35 degrés plus à l'ouest,
et 15 jours plus tard, il a eu la vision conceptuelle de l'iPad.
- C'est incroyable.
- Oui, vraiment!
- C'est feng shui. C'est les énergies.
- La 1re fois qu'il est venu ici, il a senti que le lit était mal exposé.
On l'a tourné un peu et depuis, on dort très bien.
Et pas que ça!
Rires
- On devrait essayer
le feng shui, hein?
- Tu as oublié les serviettes.
- Pardon, excusez-moi.
- Avec un tel talent, il devrait retrouver un super job.
- Faut voir, en France, ce qu'on lui propose.
Et il est sensible et pudique.
Il a beaucoup souffert. Il a même réchappé à un naufrage.
- Ah oui, quand même. - Je t'avais dit.
- 3 jours avec les requins.
Comment il a fait? - Ce que j'ai pu.
J'ai ralenti mes pulsations cardiaques à 2 BPM et croisé les doigts.
- Bravo... - Ah oui.
- J'ai eu de la chance. Pas les autres.
- Toute sa famille. - Si on peut éviter le sujet.
- Mon Lapinou, tu as raison.
- Alors, Moss, à quand le mariage?
- On préfère vivre dans le péché. Elle rit.
...
Tu peux servir les veloutés de châtaigne.
- Oui.
- Tu finis pas tes paupiettes?
Garnies avec les restes.
- On trime, on trime...
Pour ce que je suis payé! - C'est sûr.
- Je demande pas à rouler en coupé Mercedes.
- Pour préserver ta santé, il vaut mieux arrêter.
- C'est facile à dire. - Je n'aime pas penser ainsi, mais...
(Mémé n'est pas éternelle).
- En attendant, elle pète la forme. Je m'en réjouis, tu le sais.
- Oui, mais bon... Le jour où ça arrivera ce sera malheureusement
une grosse compensation. - Ça va, Mémé?
Elle ronchonne.
Y a un dessert?
Mais?
- Eh oui!
Déjà 3 ans jour pour jour qu'on s'est rencontrés.
- 3 ans seulement? Déjà?
- 3 ans de bonheur.
Je crois que sans toi, je finissais vieille fille.
- Je suis sûr qu'il y avait d'autres prétendants.
- Oh oui!
Tous ceux qui pensaient à l'héritage.
Alors que toi, je te revois encore venir vers moi, gentleman,
alors que j'étais empêtrée devant la banque
avec le distributeur. - Je me souviens.
Soupir
- Je regrette qu'on ait pas d'enfant.
- Ah ouais. Toux
...
- Mémé? - Ne bouge pas. Pas de précipitation.
...
Mémé, ça va?
Elle grogne.
- Décidément.
- C'est la journée. - On souffle?
- Que fais-tu, mon Lapinou?
- J'arrive, Moumoune.
- Allez! Je me sens toute chose!
- Tu te sens pas bien?
- Non. Je me sens toute chose!
Allez! Viens vite!
Raclement de gorge
*Chanson rythmée
*.
- Excuse-moi.
C'est combien, à ton avis, à peu près, le "reliquoite"?
- Le reliquat. - Oui.
- La vie m'a appris à ne plus me faire d'illusion.
- Avec les Américains, une petite somme, peut-être...
- C'est les Chinois qui dominent.
- Ça m'aiderait: les impôts des artistes, ça douille.
T'as vu ma pub,
"Croquettes canin"?
- Non...
- Si, "il est gentil, le toutou".
- Je sais pas. Non. - J'ai payé bonbon.
IIs ont ôté une "miche" fiscale.
- Niche. - Ah bon?
- Avec "croquettes canin", c'est niche!
C'est sûr. - Ah.
- Messieurs, vous êtes attendus au 7e.
- On n'attend pas Pascal?
- Tu crois que monsieur va se déplacer?
- Ah! Salut, Pascal!
Ça va? T'as l'air crevé.
- Le boulot.
- L'argent, toujours l'argent.
La démesure, l'hubris! Humanité, où vas-tu?
- Tu peux dire à Jo Spinoza d'arrêter de faire son cours?
- Tu peux demander à l'Obama de Sarcelles de changer de ton?
- Doucement, les mecs.
- Ça va, ça va.
Dis au cousin raté de Mélenchon de faire attention à sa gueule de coton-tige.
- T'as dit quoi? - Tu me gonfles.
Brouhaha
- Ouh! Les frères Latour! Avec Pascal!
Il rit. Suivez-moi.
Bien.
Je vous en prie, messieurs, prenez place.
Permettez-moi de vous présenter Maître Assec,
en charge de la partie américaine du dossier.
- Vous comprenez l'anglais?
- YES.
- Following the negotiation undertaken by Sharks,
the outstanding sum pertaining to the relevant contract
amount to seven thousand three hundred forty three dollars
that is five thousand seven hundred and thirty euros.
- Combien, Maître Assec? - Oui, parce que...
- Il s'agit, comme évoqué hier,
du reliquat qui se monte à la somme modique de 5 730 euros
et 70 centimes.
- Ah oui. - Oui, c'est pas...
- Je vous avais prévenus.
- C'est pour tous les 3? - Oui.
La somme est encaissable dès aujourd'hui selon le mode de paiement choisi.
Par chèque... - En liquide ça m'arrangerait.
- Oui, en revanche,
réglez rapidement, sinon y aura les pénalités de retard.
- Mais faut payer... - Qui ça?
- Nous? - C'est un héritage.
- Hériter ne signifie pas que percevoir,
mais aussi acquitter, en cas de dette.
Votre mère avait reçu une avance
pour son dernier single, qu'elle n'a jamais pu enregistrer.
C'est aux héritiers de rembourser cet avaloir en souffrance,
ou cette avance.
- Pas question que je paie quoi que ce soit.
- Moi non plus. - Ça m'arrange pas trop.
- Problème, M. "Vaseline"?
- Everything is alright.
Et on dit "Vaselin". Bon, il faut savoir raison garder.
- Je paie rien du tout! - Moi, ça m'arrange pas.
- Je dois consulter mon conseiller financier.
- Sur un tel paiement vous êtes "in solidum".
- IN SOLI QUOI?
- In solidum!
La totalité de la somme sera ponctionnée chez l'un de vous, au hasard.
- C'est-à-dire?
- Chez vous.
- Pourquoi chez moi?
- Ou chez vous.
- Pourquoi chez moi?
- Le 1er solvable paiera.
- Mais qui? - Y en a un
qui va cracher pour les 2 autres: toi, tu paies pas,
et toi, tu paies tout!
- Pourquoi moi?
- Vous voulez pas ça?
- Non! - Vous voulez pas ça!
Donc, signez l'accord de recouvrement de dettes
et réglez ça vite. Avec les Américains, ça rigole pas.
5000 euros, c'est pas la mer à boire.
Signature. - Pourquoi moi en 1er?
- C'est égal. - Pourquoi moi?
Soupir
Il signe.
- Oh bah! Oh bah y a plus d'encre!
C'est pas... - Pst!
- C'est grave, si l'encre diffère?
- Non.
- Pst!
- Je voulais vous redire combien j'ai trouvé
la cérémonie pour les cendres de votre mère très touchante.
C'était formidable, vraiment. Bravo.
Bravo à tous.
Chacun sait ce qu'il lui reste à faire.
- OH OUI!
- On va boire un verre?
- OH NON!
- Compte Latour.
C'est pas mal, vous avez 7 283 euros et 20 centimes.
- C'est tout?
Vous m'avez vanté de bons taux.
- Y a des frais...
- Je connais la chanson.
- Monsieur Latour?
- Oui?
- Vous retirez combien? - Tout.
- Tout? C'est-à-dire?
- Tout! La totalité!
- Vous voulez solder votre compte?
- Oui! Si ça vous gêne pas!
- Monsieur Latour. - Oui?
- On a que des petites coupures et... - M'en fous!
J'aurais pu laisser un pourboire, mais la maison-mère s'est déjà servie.
- Bonsoir, Didier. - Ah? Bonsoir, chérie.
- J'ai une bonne et une mauvais nouvelle. La bonne: le médecin est venu,
a ausculté mémé et l'a trouvée juste un peu fatiguée.
On n'a rien à craindre: elle a un coeur de jeune fille.
- Et la bonne nouvelle? - La mauvaise, tu veux dire.
J'ai raté mon cake aux pruneaux.
- (Tant mieux).
- J'aime bien celle-là.
- Elle a une belle ligne.
- Combien? - Très abordable.
13 000. - Ah non, c'est trop...
Et celle-là?
- C'est une gamme moins...
- Combien? - 6 500.
- Vous avez pas un peu plus...
- Vous cherchez quel prix?
- 7 283 euros et 20 centimes.
- Allez, tiens. - C'est tout?
- C'est déjà beaucoup.
- Je sais pas si je vais revenir, moi.
- Moi je sais. Adieu.
Il soupire.
T'attends quoi? Allez!
- Salut. - Salut!
J'étais pas terrible, ce soir. J'ai pas la moelle.
18h30, c'est pas un bon créneau.
C'est la 1re fois que tu me vois? - Non.
- Tu m'as pas trouvé un peu bof-bof?
- Je t'ai déjà vu, petite, mais pas dans un spectacle.
- Ah! A la télé!
- Non, dans un bac à sable, près de Lyon.
Tu me reconnais pas? - Je devrais?
- Je suis ta fille.
- Putain! Oh!
Excuse-moi, ma chérie! Je t'ai pas reconnue.
Excuse-moi. Dis donc!
Mais t'as drôlement changé en...
combien? - 11 ans.
- Ouais, 11 ans! Oh là là!
T'es devenue une vraie... Ça fait tout drôle.
Mais ça me fait plaisir. - Moi aussi.
- Qu'est-ce qui t'amène à Paris?
- Je viens faire mes études et je passe te voir.
- Oui, d'accord. C'est super, ça! Super!
Ecoute... Clara?
- Sarah. - Euh Sarah!
Quand je l'ai dit je me suis dit c'est pas ça, mais...
Tu veux faire quoi? - T'as pas la dalle?
- Si! C'est une super idée. Allons-y, Clara!
- Sarah. - Euh... Sarah.
- Vous avez dit quoi?
Rires - On y va. Allez, on est partis.
"Unchained melody" (Bobby Hatfield)
...
- Surprise. - Oh! Oh... Elle est magnifique.
- J'ai pensé à toi en la voyant.
- Tu l'as achetée avec tes petites économies.
- C'est un cadeau.
- Si tu crois que tu vas m'avoir comme ça,
tu as raison!
Oh!
Tu sais quoi? Je suis pas contre un petit mariage à Las Vegas.
- Ecoute, Moss, ça me gêne. - Chut!
- (Oh yes!)
- Tu peux t'occuper des wawas de l'entrée? Ça s'est rebouché.
- Yes.
- Salut, JP.
- Salut! - On sera mieux chez moi.
Les restos, c'est toujours pareil.
Vas-y, rentre! Rentre, rentre!
Alors?
- Ça coûte cher, ça? - Un max.
C'est le prix d'un appart. - T'as payé combien?
- J'ai pas payé: mon pote loue ces mobil-homes pour le cinéma,
et comme le cinéma c'est un peu mou, j'en profite.
Y a pas de mal. Assieds-toi.
- C'est quoi? Un prix que t'as gagné?
- Non, attends.
Attends! Ça, c'est ta grand-mère.
Enfin, à l'intérieur, quoi! Les cendres.
Alors, dis donc, regarde. J'ai ça, si tu veux.
Ou une boîte de Bolino. - Non.
- C'est bon? - Oui.
- Ça te plaît?
- Ben...
- Un trip, le mobil-home.
- Mais tu kiffes vraiment ou t'es obligé?
- Non...
Tu sais qui s'est assis là?
- Ben non. - Bob!
Robert de Niro!
En personne! Eh ouais.
Il en est passé du beau monde ici avant moi.
Alors. - Pourquoi t'es pas resté
avec maman? - Ta mère n'était pas faite
pour la vie de couple.
Faut comprendre: femme d'acteur,
c'est pas une vie.
- Et moi dans tout ça?
- Elle a choisi de t'élever seule.
- Je me suis élevée toute seule.
- T'inquiète pas, ma chérie, papa est là.
Je vais m'occuper de toi.
Je peux te dire que j'ai mûri!
Bon!
Autre chose te ferait plaisir?
- T'as pas 500 euros?
- Hein?
- Didier.
N'oublie pas de la couvrir.
- Oui, chérie.
Mémé, j'ai pas le temps.
Moteur
Allez, mémé.
Elle ronchonne. Allez hop!
Bonne nuit.
Ah!
(Mes pépettes).
Musique dramatique
(Yes!)
- 500 euros... C'est pour quoi? - Pour l'inscription à la fac.
- C'est bien! Fac de quoi?
- Un truc en gestion socio-écologie.
Si je prends SVT de l'image, va falloir raquer.
- Ah oui, oui... Mais, 500 euros... C'est une somme.
Je pourrais te les prêter, enfin donner, mais
j'ai pas de chéquier.
Je vais pas te faire une carte bleue. Lol!
- J'ai capté. Je t'ai rien demandé de ma "life",
je vais continuer.
- Ah non, mais attends! Attends!
Je vais m'en occuper, t'inquiète! Je te dois bien ça.
J'ai rien. Je vais pas te filer 50 euros.
- Si, pour le métro. - Tu peux dormir là, tranquille!
- Je crois pas. - Le métro, c'est dangereux, le soir.
- Ouais, en taxi, alors.
- En taxi, oui. - Salut.
- Salut, ma petite chérie.
T'inquiète, papa il t'oublie pas.
Expiration
- (Yes).
- (Putain).
- Qu'est-ce que tu fais, mon Lapinou?
- J'arrive, Moumoune.
- Viens, mon Lapinou, vite. - (J'en peux plus).
- Viens me faire le baobab.
- Le baobab, pour l'instant, c'est un bonsaï. Oh putain...
A Las Vegas!
- Salut. A ton bureau, on m'a dit que t'étais pas là.
Ça va? - Pour l'instant.
- Alors... Il mange?
- Oh... - Non!
- Non. Un café. Court, serré. - C'est parti.
- Tu peux aussi faire court, serré? - Oui.
Je suis emmerdé. J'aurais besoin d'une avance.
Juste 500 euros.
- Dis-moi pourquoi tu veux une avance.
- C'est ma vie privée, Jean-Claude.
- Non. - Si, dans ce métier
t'as vite une étiquette.
- Tu te fous de ma gueule.
- Ah bon? - Y a 1 mois,
je t'ai trouvé un contrat en or.
- Cette émission ringarde? Rien que le titre, "T'es pas cap".
- Monsieur fait la fine bouche.
- C'est de la télé-réalité, c'est pas pour des vrais comédiens.
- Justement!
- Ce qui les intéresse chez moi, c'est Croquettes Canin.
- Pour quoi d'autre? Remercie Croquettes Canin:
t'as encore eu un virement.
- Ah? - Le dernier.
Réfléchis: t'es dans une impasse, après c'est les oubliettes.
- Si mon agent ne voit pas le comédien derrière la pub...
Je suis un artiste et le public
se trompe pas. - Voilà.
Il veut un "su-sucre", le toutou?
- Comment ça, plus rien? J'ai un virement.
- Tout a été ponctionné ce matin. - Impossible.
C'est une miche fiscale? - Non.
C'est Sharks et Compagnie pour recouvrement de créances
de Miss Latour.
M. Latour?
- Je sais, c'est maman.
Y avait un truc comme quoi on était solidaires.
- In solidum.
- C'est pour quoi in solidum?
- Pour votre pomme.
Portable
...
- Oh putain...
Oh merde!
- C'est livré sans les piles, madame.
Sur cet appareil, sans les piles, c'est moins... On se comprend.
Je suis désolé, madame, c'est à la charge du client.
On vous propose une promo
sur les boules geisha, canards-vibrants...
Non? Au revoir, je vous en prie.
Portable
...
Jouets coquins et lingerie, j'écoute.
*-Allô Didier? - Bernard?
- Excuse-moi de te déranger, on peut se voir 5mn?
- Je peux pas. Je suis en plein cours au lycée Louis Legrand.
*-Je sais.
Je passais devant. Je suis là, je t'attends.
*A tout de suite.
- Bernard! - Ah!
- Rentre, rentre.
Ça va, toi? Qu'est-ce qui t'amène?
- L'in solidum, c'est tombé sur ma pomme, ils m'ont tout viré.
- Pas de chance. - Je suis emmerdé.
- Sans scrupules, les Américains.
- IIs ont dit qu'on pouvait voir entre nous.
- L'éducation, c'est pas le budget de l'armée.
Vois ça avec celui qui roule en Mercedes.
- Il répond pas.
- Ça m'aurait étonné. - J'aurais besoin
de 500 euros.
- Je peux te faire un chèque, à la rigueur.
- Non, en liquide.
- En liquide? Il rit.
Ça va, fiston? - Ça va pas, non?
Vous êtes qui? - On va voir ça
plus loin.
- Thermos? T'es équipé. Manque plus que le réchaud.
Des nonnettes! - Touche pas, c'est neuf.
- T'habites la banlieue? - Ouais.
- C'est quoi? Hé, y a de la blondinette dans l'air.
- Y a rien du tout dans l'air.
Portable
- Mickaël! - Je conduis. J'appellerai plus tard.
- Je décroche.
- Mais non, c'est pour rien!
- Il va bien, le fiston? - Il est en pension à Montluçon.
- Ah bon?
- A Montpellier. - Ah ouais?
- Bon. Tu m'attends là, hein? Tu bouges pas.
- T'inquiète. - On avait dit 400?
- Non, 500. Dis donc, j'espère que
c'est pas chez toi! - Si!
(Si).
(content) Si!
- C'est bon? - Ouais.
- Mon Dieu... - Mon Dieu, Didier!
C'est horrible. Un accident... Mémé... - Oh mon Dieu.
Oh mémé! Mémé! Mémé! - Projetée par le remonte-escalier.
- Oh mon Dieu, mon Dieu.
- Jusque dans la cheminée avec la chaise roulante.
- Oh mon... - Elle n'a rien! Un miracle!
- Où est ma chaise roulante?
- C'est un vrai miracle!
Je sais pas comment elle en a réchappé.
- Mais elle a fondu!
- Non, elle est juste brûlée au genou.
- Comment ça, rien?
- Un vrai miracle.
- Mais, mais...
- Mémé, elle va bien.
- Je m'en fous de mémé, je te parle de ma thune.
J'avais fait le...
Mon argent de poche
pour me faire un petit resto, une pute par-ci, par-là.
- Didier?
- C'est pas vrai! Tu peux pas comprendre, de toute façon.
Ça non plus, tu peux pas comprendre, laisse tomber.
Il pleure. - Didier?
- Y a pas de blessé? - Non, un miracle.
- Miracle de merde, oui!
Maison de tarés, va!
Vous voulez ma peau, c'est ça?
- Bonne soirée. - Casse-toi!
Escroc! Assassin!
- Mémé, tu marches?
- T'as jamais rien compris, pétasse.
A moi la thune!
- Lapinou, les invités arrivent dans 20mn.
- Je finis de m'habiller.
- Qui t'a parlé de t'habiller? - Ah?
- Allez, viens vite.
- Non mais attends, ils arrivent dans 20mn.
- Viens, viens, viens.
- J'ai tout perdu, moi.
- T'es encore prof.
- Je vends des sex-toys, des godemichés.
- A Louis Legrand?
- A Louis Legland, ducon!
J'ai plus de stock. Il me reste rien. Je vais devenir quoi?
Je vais dormir où?
- Ah.
Alors, ça te plaît?
- Je dors où?
- Où t'es assis. C'est sûr, c'est un trip, le mobil-home.
J'ai du Fanta entamé mais frais. T'en veux?
- Je peux pas dormir ici. - Attends.
Tu sais qui a dormi là?
Jean-Claude Dalfon. - Quoi?
- "Cceur et sentiment", sur la 3.
- Mais je m'en tape de tes...
Le cauchemar continue!
Pourquoi moi?
- Et moi? Faut que je trouve 500 euros.
L'in solidum, c'est tombé sur moi.
L'autre est plein aux as et ils lui ont rien pris.
- T'as raison. - Eh ouais.
- Il a retiré son argent.
- Quoi?
- Il a clôturé son compte.
- Faudrait être tordu pour faire ça.
- C'est pas bien. T'as son numéro?
- Il répond pas.
- Tu m'étonnes! Son adresse? - Non.
- Merde.
T'as rien, t'es sûr? - Bah...
- Moss, tu l'écris comment? - Avec 2 "s".
- Il sort pas avec Kate Moss, quand même!
Piano d'ambiance
...
- Bonsoir, Lydia.
- Les tapas caviar-flétan sont exquis.
- Oui, il faut aussi goûter les pâtisseries.
- Pardon. Excusez-moi, tout se passe bien?
- Lapinou, va ouvrir, on sonne à l'entrée.
A tout à l'heure.
- Bonsoir. - BONSOIR.
Hello!
- Pardon, on est en retard. C'est pas très feng shui.
- C'est là-bas.
- Salut, frangin.
On va pas te déranger longtemps.
- Vous voulez quoi? - On peut rentrer?
- Non, pourquoi? - On veut régler
un problème de reliquat.
- J'ai eu un contretemps. Ça s'arrangera, mais pas tout de suite.
- Pourquoi? Ça devrait pas poser de problème à "môôsieur".
- Que fais-tu? On a besoin de toi.
- J'arrive, Moumoune. - Bonsoir.
- Bonsoir. - Je finis
avec de vieux amis.
- Des amis... - Des frères.
- Non. - Bah si!
- Tes frères? - Non, ce sont mes demi-frères.
- Oui, demi-frères.
- Tu m'as rien dit. - Si, mais à moitié,
pour mes demi-frères!
- Tu as de la famille? - Oui.
- Il n'a pas payé sa part pour l'urne...
- Oui, ça va! - C'est l'urne de quoi?
- NOTRE MÈRE.
- Ta mère? - Oui, ma mère.
Tu penses à ma mère adoptive, mais là, c'est ma mère biologique.
Je t'expliquerai.
- Entrez, entrez, ne restez pas là.
- Merci. - Enfoirés.
- Merci. - C'est ça.
Putain, ça va pas recommencer. Ça va pas recommencer!
- Donc, vous n'étiez pas sur le bateau?
- Sur le bateau? - Quoi?
- Le naufrage.
- Non, eux, ils y étaient pas.
- Va chercher la pelle et la balayette. - Mais ils savent.
- Il vous a raconté ce qu'il a vécu?
- Oui, bien sûr. - Ouais, ouais.
- On peut pas imaginer ça!
- Non, bien sûr. - C'est dur à... Ouais.
- Tous ces requins.
- Les requins... - Quand ils ont faim...
- Et il m'a pas tout dit.
- Ça, il dit pas tout. - Non, pas tout.
- Il vous a pas raconté le poulpe géant?
- Comment?
Il grogne. - Le poulpe.
- Voyons, ils sont pas venus
pour ça.
- Non. - Faudrait juste...
- Comment on fait?
- Il faut vous indemniser,
c'est normal. - T'inquiète, Moumoune,
je m'en occupe.
- Tu paieras comment? Avec des cacahuètes?
Combien? - Pas grand-chose, 1000 euros.
- Un peu plus, quand même. - 3 ou 5 000.
- Pas 5000. - Si, y a eu
des imprévus. - Bon.
Je vais vous faire un chèque.
- On n'est pas à la seconde. - Allez boire un verre.
Et apportez ça là-bas.
Toi, va à la véranda, y a le bichon de Carla qui a fait caca.
- Le bichon a fait caca.
- En termes de fidélisation, j'ai des doutes.
Et puis y a la TNT. - Oh là! La TNT.
- C'est un abîme de choix. - On parle télé, c'est mon domaine.
Je suis comédien. J'ai un one-man, en ce moment en stand-by.
Mais une bonne émission et hop!
- Essayez TV 99, justement. Pour les comiques, y a le Comic Show.
- Trop bas de gamme. Je veux bien me compromettre mais y a des limites.
Il rit.
Qu'est-ce qu'il... - C'est le présentateur du Comic Show.
- Ah! Hou là! Oh la gaffe!
C'est les patrons de la chaîne qui programment, c'est eux les gros nazes.
- Ça, c'est le patron de la chaîne. Beau strike!
- On ne perd pas la main.
Vous savez ce que c'est?
- A droite, foie gras, à gauche, caviar.
Rires
- Vous travaillez dans quoi?
- Boules de geisha, canards vibrants.
- Vous êtes plutôt dans l'art?
- Plutôt dans la merde. Mais vous savez pas ce que c'est!
Y a toujours papa et maman.
Elle va travailler dans les médias ou la mode?
- Excusez-moi. - Et un studio à Montmartre.
Style 200 mètres carrés.
- OK!
- Entrez là.
Ça va?
Vous vous êtes bien amusés? Maintenant, partez.
Je veux plus vous revoir. - On voudrait bien partir.
Mais Lapinou doit récupérer le chè-chèque à sa Mou-Moumoune.
- Vous me faites de la peine. Vous venez ramper pour une misère.
Je préfère être à ma place.
OK, je fais de la figuration.
Je fais de mal à personne et je donne du bonheur à une femme.
- Oui. - C'est sûr.
- Attendez, ça a un prix.
- Non. - Non, pas tant que ça.
- Mais je veux pas végéter toute ma vie.
- OH NON!
- Dans 24h, je suis à Las Vegas, et là, jackpot!
Ce sera
mon pognon!
- Tant mieux.
- Même si elle pue de la gueule.
- NON!
- C'est pas le pire.
- NON!
- J'ai du lourd, là!
- NON...
Il bredouille. - Moumoune.
- Pauvre Lapinou, je crois que c'est ton dernier naufrage.
- Non. - Non...
- Moumoune. - Oh non.
Non, Moumoune. Non, Moumoune.
Il pouvait pas fermer sa gueule?
- Il peut rattraper le coup.
- Même s'il lui fait Tarzan et la brouette gabonaise à maman, là...
- Maman! - Hein?
Attends, c'est qu'une urne!
Merde! - C'est notre mère.
- Ça sert à rien.
Si ça se trouve, elle l'aura découpé en morceaux.
- Tu crois? - Bien sûr!
IIs crient.
- C'est quoi?
- C'est chez moi.
- Je préfère dormir n'importe où. - Tu y es.
*-On dit la crise,
*je suis pas d'accord, y en a plusieurs!
*Y a les crises de nerfs, les crises de foie
*et les crises de rire.
Il rit.
*Attendez!
- Là, j'ai changé car ils pigeaient pas bien les...
- C'est nul. Tu peux nous arrêter ça? On le regardera
une autre fois. - Ah?
- Pas là.
- Je fais pas la promo, c'était pour détendre l'atmosphère.
- Oui, justement.
- Je savais qu'il fallait pas qu'on se voie.
- Ça va être de notre faute. - Oui.
- Tu devrais nous remercier.
- Tu veux dire quoi, par là?
- Rien. - Je te comprends, Pascal.
Dans un "Envoyé spécial" intitulé "J"ai épousé ma mère",
j'ai vu des types qui recherchent la mère.
Y a pas de mal à ça.
- Si je vous dis que j'étais heureux, c'est que j'étais heureux.
- Ça prouve que tu t'es remis de ta grande blessure.
- Sabrina, c'est différent. Sabrina, elle est là, à vie.
- Y a de la place pour deux.
- Doucement, les mecs.
Enterrez le calumet de la paix.
- Pourquoi t'as pas épousé Sabrina?
- Tu oses? Tu as tout fait pour que ça capote.
- Qui m'a traité d'oncle Ben's?
- De Banania. C'était de l'humour.
- Et le chaînon manquant? - T'as voulu que ça capote.
- Non, c'est toi! - Non.
- Elle m'aimait. - Non, moi.
- C'est bouché, faut plus mettre de papier.
- Oh putain. C'est moi qu'elle aimait.
- C'est moi.
- De toute façon, faut dormir.
Demain, ça ira mieux.
- C'est ça! Ça ira mieux. - Que pourrait-il arriver de pire?
On frappe.
- Ah! Salut! Ça va? - Non.
- J'ai pas pu pour l'argent. - Pas grave.
Je suis en mode charclo, ce soir. - T'es quoi?
- Je suis en galère, j'ai nulle part où dormir. J'ai pensé à toi.
- Ce soir? Non. Ça peut pas attendre?
- C'est pas grand-chose. Je suis ta fille.
- Chut! Justement, c'est ça le...
Je t'explique. On va dire que...
- Un peu jeune. - Avec d'autres, ça fait une moyenne.
- Alors voilà, je vous présente Clara.
- Sarah. - Sarah.
Qui est, comme qui dirait, une fan.
Et elle est un peu galère,
donc si on pouvait se serrer pour cette nuit. Installe-toi.
Comment on fait?
- Pas de souci, c'est bon, j'y vais. Je me casse!
- Non, c'est con. Tu vas dormir où?
Accent africain - Banania connaît du monde.
- Attends, tu sais, on peut se débrouiller. Ça me gêne pas.
- Je dors dans la voiture. - On va se serrer.
- Ça pourrait être ta fille.
Bonjour les artistes. - Pourquoi...
Musique Rhythm'n'blues
...
Ça te dirait un bol de chicorée?
- Hein? - T'es là, Pascal?
- Putain!
- Ouais, j'ai plus de sucre.
- T'as fini mes nonnettes. T'as pas autre chose?
- Oui mais je voudrais pas la réveiller. A cet âge, faut que ça dorme.
- A cet âge-là. - Bien sûr.
- Vous imaginez quoi?
C'est juste une fan. - Voilà tout ce qui me reste.
Allez, cadeau. 34 euros et des poussières.
- Il me reste plus rien.
- Tu connais pas du monde?
- Il y a les 500 euros
que je dois plus, mais je les ai pas. - Il y a bien quelqu'un
qui pourrait nous aider, non?
- Et Mickaël?
- C'est encore un gamin.
Je m'abaisserai pas à demander de l'argent à mon fils.
- Faudrait qu'il accepte.
- Pardon? - Rien.
- Tu insinues que je m'en suis pas bien occupé?
Je m'en suis pas bien occupé?
- Ah si... Ouais.
- Toujours là
quand il le fallait.
- Tu sais quand il est né?
- Oui. - C'est quand?
Ouais... - Ça changerait quoi?
- 13 janvier, capricorne. Je suis sûr que tu l'appelles jamais.
- Quoi que je fasse... Je lui ai acheté un tricycle,
un walkman...
On lui a même ouvert un compte.
- Je sais, j'y ai mis de l'argent.
- Mon 1er cachet du "Dr Granier", c'était pas rien.
- Mickaël? Devine qui c'est? C'est papa.
Et devine! Je suis avec tonton Bernard et tonton Pascal.
On a passé une soirée ensemble, hier,
c'était très très sympa, et on pensait à toi.
Je sais que tu m'as appelé mais j'ai pas pu répondre.
Tu sais, le boulot, les responsabilités...
Sans rancune? Je sais que les capricornes sont un peu...
- (Les pépètes.)
- On a une chose à te demander, alors rappelle-moi.
Voilà, je t'embrasse.
- Des poutous! - Des gros poutous.
- Et pour une fois que je te demande un service, fais vite. Je suis ton père.
- Après ça, il va rappeler?
- Tu vas pas me donner des leçons d'éducation. Il va rappeler.
Portable Hop!
*Musique Hip-hop
*.
- Oh, pardon.
Oui, c'est pour quoi?
- Sarah crèche là? - Euh...
Des fois, elle est là, des fois pas, mais là, elle est pas là.
- Je peux rentrer? - Bah...
Chute d'objets
...
- Vous foutez pas de moi, c'est qui, son daron?
- Quoi?
- Quoi? - Son vieux, c'est qui?
- Son vieux... - T'habites là?
- Oui, mais...
- Le papa va dire à sa fille que je l'aime et je veux la revoir.
Qu'elle fasse signe très vite. - Aïe.
- Capté? - Oui.
- Ça, c'est à moi.
- Tu t'appelles euros?
- Non.
- Quelle heure il est? - Euh... 11h36.
- Quelle heure? - 11h36.
- Déjà! Fais voir.
- Mais je... - Fais voir!
- Ah bah non. - Ah bah si.
11h36 effectivement.
Bouffon, va!
Si Sarah rappelle pas fissa, je vous taille la gueule.
Bouffons!
*Musique Hip-hop
*.
- Putain, ma Jaeger!
- C'est quoi cette embrouille? - Ben...
- Ma Jaeger!
- Elle est où?
- Comment vous lui avez léché les boules à ce bâtard!
Je rêve!
- Pourquoi t'as rien dit?
- Pourquoi? - C'est pas facile à expliquer.
- Comment il a fait pour me retrouver?
Il est en mode glu ou quoi? - MODE GLU?
- Et comment vous l'avez joué serpillière!
- Prends-le de moins haut, tu parles à ton oncle.
A tes oncles. - Ah bon?
- Faut pas inverser les rôles.
Tu lui as fait quoi pour le mettre dans cet état?
- Vous êtes des "refrès"?
- Oui, on est des "refrès".
- Vous créchez ensemble ici? - On t'a posé une question!
- Alors? J'ai une montre à récupérer.
- Je vais arranger ça. C'est un jaloux.
Il a pas supporté que je le plaque, un classique, quoi.
- Elle est belle, cette jeunesse. - Rappelle-le.
- Oui, mais faut qu'il se calme.
- Maintenant! - Mais oui.
- Sans traîner!
- Va, c'est notre place.
Laisse le paquet.
- Elle va le faire.
- Vous êtes des refrès mais y a pas de....
- ON EST DEMI-FRERES.
- Les 3? Chaudasse, votre "reum"!
- Et la tienne?
- On lui demande pas.
- Du joli! - Vu la fille...
- Bon, tu vas prendre une douche.
- Comment ils parlent de ma mère, ces bâtards?
- Elle peut arrêter de dire bâtard?
- Même pas en rêve tu peux pécho ma mère.
- On s'en fout. - A la douche!
Faut que ça se lave à cet âge. - Elle te calculerait même pas.
Espèce de varan.
Attends!
Mate-moi ça, bouffon!
Elle a pas la classe?
Ça va, faut vous remettre.
- SABRINA...
- Oh le salaud! - Le salaud...
Putain, ça va chier.
Bernard, tu ouvres. - Non.
- Ouvre, on te fera rien. - Non.
- Fait chier. Bon, tu vas sortir tranquillement,
et tu vas nous expliquer pourquoi tu nous as fait ce coup d'enfoiré!
- Non. - Je le crois pas.
Les 3, vous avez dragué ma reum?
- Toi, tu vas prendre ta douche.
- Putain, ça va! Je suis tombée sur 3 gros losers.
- Bernard, ouvre maintenant! - Non.
- Ouvre! - Non!
- On te laisse, sale traître. Allez, viens.
- J'y suis pour rien. C'est elle qui s'est jetée sur moi.
Mon statut de comédien a dû l'impressionner, je pense.
Y a quelqu'un? Sarah, tu es là?
Voix déguisée - Oui.
- IIs sont partis? - Euh... Oui.
- Putain, ouvre ça. - Putain, Bernard!
Ouvre! - Bernard!
- Oh!
Bernard, j'ai un marché à te proposer.
- Ouais?
- On y va. - Et moi?
- Reste là. Bernard, tu viens.
- Vous êtes sûrs? - TA GUEULE.
- Donne. - Bah.
- Bonjour, je suis Didier Latour, je viens solder le compte
parent-enfant de mon fils,
Mickaël Latour. Assieds-toi, Mickaël, ne sois pas timide.
- Bien.
Vos papiers.
- Oui. Donne ta carte d'identité au monsieur.
- Putain! Je l'ai oubliée.
- Oh non! - Si...
- Non! Pas ce coup-là!
Compte pas sur moi pour aller la rechercher!
- Le bolos que je fais!
- Alors, attendez.
Attendez, attendez, attendez...
- C'est mon fils, je le connais...
- Mais je me disais aussi! C'est Mickaël Latour.
- Ah ouais.
- Tu vas bien? Tu me reconnais?
Je suis ton prof de... - C'est mon prof de...
- Enchanté, M. le professeur.
Charmé de vous rencontrer. - Très bon élève, votre fils.
- C'est le prof de Mickaël.
- C'est mon prof de... Bolos de hasard!
- Quelle coïncidence.
- Je comprends pas bien.
Déjà, pas besoin de venir accompagné, vous êtes majeur.
- Ah bon? - Ah bon?
- Il a quel âge? Quel âge?
- Euh... - 23 ans.
- Ah bon? - Ah? 23?
Il dit jamais rien. Tu dis jamais rien!
- Il dit pas tout. - Et vous avez déjà
soldé votre compte.
- Ah bon?
- Y a 3 jours.
- Tu dis rien! - Je...
- Il dit jamais rien! - Tu dis pas tout!
- Il avait combien? T'avais combien?
- 33 mille...
- 33 000?
- Et tu dis rien?
Pourquoi tu dis rien? - Tu dis pas tout.
- Messieurs,
un peu de tenue. - Vous, ça va!
Quand on a besoin de vous, y a plus personne.
- Viens, papa. - Ouais, papa...
Vous pourriez faire un effort: vous piquez
500 euros et c'est bon. - Même 50.
- Avec ce que vous vous êtes gavés: subprimes, bonus...
- Les assurances. - Je vais me la jouer mode roms.
T'as pas 50 euros? Te plaît?
50 euros? - Viens, papa. Salut.
- C'est tout?
- Ça va, j'avais que 5 euros. On va partager.
- Ben oui.
- Heureusement que je suis là.
J'ai un plan pour se faire de la thune, mais on partage.
- Faut qu'on partage.
- Hé! Vous m'écoutez? - Oui, oui.
- J'ai de la cristal love.
- Hein? - Quoi?
- De la MDMA et de la bonne.
- Ah? - Elle est smoothie.
Ça rapporterait. - On parle de drogue, là!
- La MDMA c'est pas vraiment de la drogue. Regardez.
- Attention. - (Pas ici!)
- (Où t'as eu ça?)
- Devine. - Quoi, devine?
- Je l'ai piquée à l'autre. - "Mode glu", là?
- Oui. - Pourquoi t'as fait ça?
- C'est lui qui a commencé!
Il m'a sorti le violon, et après il me tej. Moi, on me tej pas!
- Avec lui, t'as eu une idylle?
- Oui, il deale. Profitons-en.
- Tu fréquentes des dealers. - Dis quelque chose, c'est ta fille.
- Les mecs te mettent n'importe quoi là-dedans, ça te bousille le foie.
- C'est interdit par la loi.
- En plus! - Arrête tes bêtises et rends-lui
(la "MDA", là).
Et arrête de le fréquenter. Tu m'écoutes?
- Hé! Où tu vas? Hé! Ho!
- Mais elle va où?
- Sarah, ça suffit, tu sors.
- C'est de famille!
- Il m'a bafouée, ce bâtard. Il mérite pas.
- Je veux pas de persiennes sur le visage.
- Tu veux qu'on appelle la sécurité?
- Je vous propose un marché.
- Oui? - Oui?
- C'est vous qui lui rendez, je veux plus le voir.
- OK, on s'en charge.
- La famille, ça sert à ça.
- Compte sur nous. - Ouvre.
Verrou
- Allez, on y va.
- Tu vois, quand tu veux.
Viens.
Musique Rhythm'n'blues
...
Il habite où?
- C'est par là, porte C, 3e étage.
- Y a un concierge?
- Non, il est à Fresnes pour 3 ans.
- Bon, on y va.
- On y va. Allez.
- Je vais rester, en mode baby-sitting, c'est plus prudent.
- C'est ça, c'est plus prudent.
Bonjour. - Bonjour.
- Bonjour.
IIs bredouillent. - Non, c'est...
Y a pas de... - L'escalier.
- Vas-y.
Aboiements lointains
...
- Vas-y... - Non, non... Vas-y.
- Oh putain.
Mode positif, feng shui. Relax, relax.
- Mâte tête de con.
Il cogne. - Ça va la vie?
Ouvre.
- Pardon?
- J'ai dit: ça va la vie? - Oui.
Et vous? Ça va, z'y va, ça mousse, yo?
- Tu zones quoi, ta race, là? - Euh...
J'attends de la famille de... ma race.
- Comment s'appelle la ravissante demoiselle?
Il siffle.
- Sarah.
- Jolie bouche, Sarah, elle peut répondre.
- Elle va répondre.
- Tu peux aller me chercher la clé pour fermer ta gueule?
- On discute. - On a le droit de dire que t'es jolie.
- Si tu veux te toucher, va sur le Net.
- Parle poli!
- Parle bien. Je vais t'en coller une.
- Vas-y, avec ton ADN, je te balance pour viol sur mineure.
- Elle plaisante. Elle se la joue fun. - On attend de la famille.
Un SMS de confirmation?
- Ça va, tranquille. On rigole. - Tranquille.
- Moi, pas. Tu prends tes potes et tu te barres.
- On y va, les gars.
- Bouffonne!
- Arrête les conneries. Où t'as pris ça?
- Calme-toi, il est en plastique.
- Comment savoir? - Je me baladerais avec un vrai?
Tu me prends pour une "tebê"? Si je me fais pécho, c'est 3 ans.
- Fait chier, la famille.
- Je crois que c'est là.
Il sonne.
- Oui.
- Mais...
- Vous êtes qui?
IIs bredouillent. - Nous...
- C'est qui, eux?
- On te parle. C'est qui?
- Je connais pas. - Je sais pas.
- Nous non plus. - Oui, connais pas.
- Allez, contre le mur.
- On a rien fait.
- Mais! Euh...
- Ah oui, faut qu'on vous explique une chose.
- Oui, mais c'est pas facile à expliquer.
- Qu'est-ce qu'on a là?
- Non mais... - C'est justement...
C'est ça qu'on doit expliquer.
- Oui, ça s'explique.
- C'est du sucre.
- Du sucre? - Du sucre?
- C'est du sucre.
Et pourquoi tu te trimballes avec du sucre?
- Oui, tu peux leur expliquer.
- Bah oui, j'allais vous expliquer que...
Parce que c'est du sucre.
Parce qu'en ce moment, y a des fois,
j'ai des trucs...
- Oui, tu as des... - Des coups de mou.
- Hypo-po-glycémie.
- Et donc comme je suis sur scène... - Il est comédien.
- J'ai un show, un peu en stand-by.
- Mais il a fait de la pub.
Les croquettes, les canins. - J'ai pas fait que ça.
- Mais il est très connu. Vous savez: "il est beau le toutou".
Fais-le! - Ben non.
- Vas-y, faites-le. - Euh...
Il bafouille. D'accord.
Oh, gentil, le toutou!
- C'est lui, je crois. Refaites-le.
- Oh, gentil, le toutou.
- Ouais, si, c'est lui.
- J'ai pas les oreilles. - Il cartonne.
- C'est bon, on connaît les artistes.
Faites savoir que la planque est grillée.
- Tant pis... Tant mieux. - Voilà.
- De toute façon, la drogue, c'est pas bien.
- Ton su-sucre, le toutou.
- A bientôt sur les écrans.
- Si c'est pas au tribunal.
- C'est bon? - Oh non!
- T'as pas ma Jaeger? - Non.
- Putain!
Si, y avait des flics.
- Comment ça? - Plein.
- On a pris des risques pour toi.
Elle est où la vraie drogue?
- Comment ça, la vraie drogue?
- Qu'elle réponde,
bordel, merde! - Réponds, bordel, merde.
- Putain, ça va, c'est bon.
Là-dedans.
- Putain! - Elle se rend pas compte.
- Remerciez-moi: avec ça, vous auriez été embarqués.
- Donne ça tout de suite. - Tu la jettes.
- Hé! Combien on peut se prendre avec!
- 10 ans de taule. - Avec ma tronche, 20 ans.
- Je... - Jette!
- Non! - Pourquoi?
- Et s'ils relâchent "Mode glu"?
- Ce serait un peu dommage.
- Remets-la dans le sachet.
- Si les flics nous arrêtent?
- Je fais quoi, moi?
- Mais pensez aux flics.
- Je rêve, vous êtes en mode mythos ou quoi?
Vous croyez que même le FBI va se déplacer
pour 3 baltringues comme vous?
Hé, les Bisounours, les keufs s'en battent les couilles,
rien à foutre de vos "life"!
- Oui... - Peut-être pas tort.
Il faut savoir raison garder,
on se pose et on analyse.
Musique Rhythm'n'blues
...
- OH PUTAIN! - Vite, vite!
- Ouais, ouais...
- Je l'avais dit!
Brouhaha de panique
- Trace, trace! Fonce!
Musique Rhythm'n'blues
...
- Stop! Stop! Stop! Arrête-toi là.
Arrête-toi là! - Quoi?
- On se connaît pas, jamais vus!
- C'est ça, oui! Les rats quittent le navire.
Hé, la porte!
Faut planquer ça.
- Où ça? - Je sais pas.
- Chez qui? - Je sais pas.
- Je sais, mais mes idées sont pas bonnes.
Je reviens dans 2min.
- Vide le sucre. - Oui.
- Vas-y. Doucement, doucement.
Ouais, vas-y, vas-y.
Doucement! - Attention.
- Attends, attends! Qu'elle nous refasse pas le coup.
- Quoi?
- C'est pas de l'Aspegic? - Ah bon?
- Hein? - Je sais pas.
- Ce goût d'orange?
- Vas-y, fais voir.
- La sale bête! C'est de l'Aspartame.
- Ah bon?
- C'est l'Aspartame.
- Fais gaffe. - Ça fait pas grossir. De l'aspartame.
Tu reconnais pas? - J'hésite.
On cogne.
- On peut y aller, et même manger là.
- Super. - On arrive.
- Hein? Allez, planque ça.
J'ai la dalle.
- Ici, c'est pas quand ça t'arrange!
- C'est chez moi aussi.
- C'est ça! - Azizi.
- Et tu ramènes ce clown!
On se l'est déjà farci avec sa pub de merde.
- Arrête.
- Présent pour elle?
On s'est tout coltiné. Sa mère n'a rien fait.
Tu veux de l'argent, toi?
- Bah ouais! Si t'avais 100 ou 200 euros, ça m'arrangerait.
- 100 ou 200?
- Ça va pas?
- Et 1000 euros?
- 1000 euros! - Comment je fais, moi?
Je le ponds l'argent?
- Un rat, ça pond pas.
Il hurle en arabe.
- Saloperie, va-t'en! - Reviens ici. Reviens.
- Tu vois où on en est?
Cris de dispute
...
Musique douce
...
Il sonne.
- Bonsoir. - Que veux-tu?
- Je voulais juste m'excuser.
- Je devrais accepter tes excuses?
- Et je voulais récupérer des affaires, si je peux...
- Non! Tout est là.
J'y ai tout mis. Vérifie.
Même tes vitamines.
- C'est pas ce que tu crois. C'est à cause d'eux.
Comme s'ils m'avaient envoûté, j'étais pas moi-même.
Moumoune, laisse-moi une petite chance.
S'il te plaît.
Alors là!
Si tu veux pas, j'hésiterai pas.
Vraiment, je...
- Ecoute-moi,
encore une chance:
tu déguerpis en 3 secondes,
sinon, Bongo s'occupe de toi.
- Bongo?
- Bongo!
- Oui, Moumoune?
- Trois secondes.
Une, deux...
- Papi, toi non plus tu manges pas?
Il a ses raisons. Sarah n'est pas facile du tout.
- Sarah, c'est... Soupir
- C'est Sarah. - C'est Sarah, une espèce de...
IIs soufflent.
- On lui a donné tout notre amour.
IIs acquiescent.
- L'amour, ça... - L'amour...
L'AMOUR...
L'AMOUR.
- L'amour! Mais l'amour!
- L'amour! - L'amour, l'amour.
- Elle en a fait!
- De toutes les couleurs.
- OÙ ÇA? - Wallah.
On a voulu bien l'éduquer.
- Wallah!
- C'est bien. C'est bien.
- Oui.
- Ton prénom?
- Comment?
- Ton prénom?
- Khaled.
- Khaled? C'est beau, Khaled.
- C'est beau. - C'est doux.
- Ça aussi c'est doux. - C'est tendre.
- C'est doux, c'est mimi. - Khaled.
- C'est doux.
- Khaled, on va dormir?
- On va aller se coucher.
- Bonne nuit, messieurs.
Le lit est fait. C'est le clic-clac. Bonne nuit.
- Allez.
- A demain.
- Clic-clac. Clic...
- Clac.
- IIs sont partis, les flics?
- Les flics? Ah, le tournage!
IIs sont partis. - Ah, OK.
Il est où, le car-loge? - Parti.
J'avais prévenu Bernard.
Y avait celui de Depardieu, mais il était pas
nettoyé. Si tu veux, tu te sers.
J'ai mis vos affaires dans celui
de "Joséphine ange-gardien".
Choc
- Oh putain!
Karma de merde!
*Musique orientale au loin
*.
*Musique orientale plus forte
*.
*. Il chantonne.
*. ...
- Faut que tu goûtes. - Appelle les flics.
*. Appelle.
*. - Ma meilleure vente.
Essaie, tu vas être top.
IIs font des "youyous".
- Et c'est moi qui fais des conneries. Bravo!
- Oh, c'est beau, les lumières! Oh...
IIs font des "youyous".
...
- La ferme!
...
Choc
Merde!
- J'ai malade. - Je regrette.
- J'ai fatigué.
Plaintes
- Allez, ça va. Allez.
Gémissements
- Ça va, princesse?
- Oui, désolée pour la barrière. - Bonne nuit.
- Alors? Qu'est-ce que tu crois? Je suis pas capable?
Je vais te la refourguer, la came! Je suis un bâtard.
Tu vas voir
si j'ai pas de couilles, putain!
Chute
Ronflements
...
... Musique calme
... ...
...
Chasse d'eau
Plainte
Fait chier, merde.
- Quoi?
Euh...
Bah? - Pourquoi ça a rétréci?
- Pourquoi c'est tout rose? - On est où, ici?
- Qu'est-ce qu'on fait là? - Je vais vous le dire:
on touche le fond, et bien comme il faut.
Putain de merde.
Il crie.
- Elle est où, Sarah?
Porte
- Alors? Merci qui?
J'ai planqué la drogue chez papi et mamie. Et vu ce que j'ai acheté,
on tiendra 3 jours. Ça baigne.
- Oui, tout baigne.
- C'est de sa faute.
Elle nous porte la poisse, avec son urne.
- On peut la vendre.
- Pourquoi pas?
- Pas ça! - On peut en tirer
30 euros.
- Même pour 5 euros.
- Non, ou avant faudrait répandre ses cendres,
faire une belle cérémonie,
comme dans les films.
- Une cérémonie par la fenêtre, oui!
- Vous voulez la vendre pour 30 euros?
A ce prix,
Bouddha balançait pas Jésus.
- C'est Judas, putain, dis-lui.
- C'est Judas.
- On vend pas sa mère, ça se fait pas. C'est ma grand-mère
quand-même!
Je préfère faire la pute.
- Non, je crois que...
Je vais faire la pute.
- Vous avez bien fait
de changer d'avis. On est très contents
de vous avoir. - Merci.
- Vous êtes qui?
- Jean-Claude Coulu. - Ses agents... nouveaux.
- C'est pour vous. - C'est quoi?
- Les contrats.
Vous pouvez regarder.
- Moi, j'y vais avec du recul, car je suis comédien avant tout.
C'est comme un jeu.
- C'est ça. C'est comme ça qu'il faut le prendre.
Un divertissement.
- Au niveau pépète? - Enfin, le cachet.
- Vous savez pas?
Le gagnant aura 500 000.
- 500 000!
- Le but est de rester
le plus longtemps possible, mais c'est le public qui décide.
- Bien sûr. - Oui.
- Oui, mais si on reste le moins longtemps possible?
- C'est 1 semaine et 40 000 euros.
- 40 000!
- Et 1000 d'avance.
Vous paraphez chaque page et signez la dernière.
- On pourrait éviter toute allusion à Croquettes canin?
- Oui, on est là pour vous mettre en valeur.
C'est pas du bas de gamme! On a drôlement
relevé le niveau.
*Musique rythmée
*.
*-Eh bien, Gisèle est Miss Calvados 1978.
*Alors on applaudit bien fort
*Gisèle!
- Les grandes périodes de l'humanité:
l'âge de... pierre.
L'âge de?
- La retraite?
- Oh...
- Ça va être à nous, mais...
*-Il va vous falloir du cran et des nerfs.
*Allez! *-Cap!
Applaudissements *Musique rythmée
... *.
- On est là, Bernard. - Ça va, ça va bien se passer.
*-Si je vous dis:
*il est gentil, le toutou! Cris
*Applaudissements pour le candidat nº7,
*Bernard Latur!
- C'est ton "tur". Ton tour! - C'était pas prévu.
*-On l'encourage. Le toutou!
- LE TOUTOU! LE TOUTOU!
*-J'ai pas de su-sucre pour le faire venir.
*Le toutou, le toutou!
- Non je ne suis pas un animal.
- Bernard, ça suffit. Obéis. Viens ici, maintenant.
Obéis. Bon.
- Pense aux pépètes. - Pépètes.
- On va y aller.
- Vas-y.
*-Il n'est pas pressé. Ah! Le voilà!
*Shirley, faites-le monter sur le plateau.
*Voilà. Il est joli, le toutou. Il est gentil, le toutou.
*La baballe!
*La baballe!
Il grogne. *Arrête, lâche.
- Non, mais non!
Cris *-Avec moi, les gars.
... *Chopez-le.
- Arrête! - Sois pas égoïste.
Cris
- Pense aux pépètes.
*-Lâche, lâche, lâche!
Cris de panique
- Ça va, c'est bon.
- L'audimat était peut-être pas bon.
- TA GUEULE!
- C'est pas vous qui risquez votre carrière.
- Une carrière?
Tu vois une carrière? - Une pub de merde
et ton show, c'est une carrière?
- T'es pas bon! - T'es mauvais, t'es à chier.
- Elle était pourrie, cette émission. - T'y mets pas.
Il suffoque. - Papa!
Papa!
Papa! - Bernard!
- Je pensais pas ce que je disais. - Bernard.
- Il est mauvais, le comédien, hein?
- Bouffon!
- Oh, oh! - Bouffon!
- Je vous ai bluffés.
- TA GUEULE. - Ouais.
- J'ai un karma de merde.
- Y a pas que toi. Je sais plus quoi faire.
- Y a toujours une solution.
Mode Glu est pas sorti de taule. On peut vendre la MDMA.
On refourgue
des petits quépa, comme ça,
si on se fait pécho, on dit que c'est notre conso.
Si vous avez une meilleure idée...
- Ecoute, Sarah, non.
- Comment on va chez papi et mamie?
- Même pas la peine d'y aller, je l'ai.
Il freine.
- Quoi? - Tu l'as sur toi?
- Non, je l'ai au car-loge.
- Non! Portable
- Elle a quoi dans le crâne? - Oui, vraiment!
- Mickaël, c'est vraiment pas le moment. Oh? Mickaël?
- Il a vu l'émission.
- Non, au contraire, ça fait plaisir. T'es où?
Au bagne? Au bagne?
Ah non, t'es à Aubagne! Et comment...
A l'hôpital?
Sarah, le sachet est où?
- Pourquoi non?
- C'est comme ça! - Voilà, tu restes ici, t'écoutes papa.
- J'ai le droit de voir mon cousin.
- Où est ton sachet de "MDMEMA"?
- Je me rappelle plus.
- C'est difficile l'éducation.
- Calme-toi, feng shui.
Bon, Sarah, on te propose un marché.
Tu nous dis où est le sachet de "MDDLA" et tu viens.
- Sérieux?
- Euh... oui. - Sérieux.
- Juré?
- Juré. - Juré.
- Je l'avais avec moi, dans mon sac.
- Ah ça c'est... Sarah, vraiment!
- Vite, vite. - Il est où?
- On n'a pas le temps, dis-nous.
- Vous allez dire que je suis trop forte.
On frappe.
- Mode Glu!
Chut!
- Chut, chut!
- Chut!
- J'ai besoin du car-loge pour demain,
mais prenez votre temps.
- Je le crois pas. Oh les bâtards!
Elle crie. Bâtards!
- Alors? - Je cherche.
- Ça doit pas être bien loin.
- Ça peut être là-dedans, non?
- Je peux goûter? - NON.
Sirènes - Putain, les... les...
... - Oh bah.
...
... - Jette!
...
- Allez, vite.
Musique rythmée
...
... Klaxon
...
Madame, la chambre de mon fils.
- Mickaël. - Latour.
- Mickaël Latour? Ça tombe bien, je lui apporte son repas.
- C'est la chambre 222, Marie-Thérèse.
- Tu vas te marier? - Ouais.
- Pourquoi?
- Parce que je l'aime.
- C'est pour ça, tes crises d'épilepsie? - Ça, c'est bidon.
Je suis dans la merde.
Depuis le début, je lui mens:
j'ai dit que j'étais avocat, que j'ai une famille formidable...
Pleins aux as et qui s'aiment comme des fous.
Ses parents veulent voir les miens.
J'ai dit qu'ils vivaient au Québec.
- AU QUEBEC?
- Je suis coincé, je sais plus quoi faire.
- Le mieux dans la vie, c'est de dire la vérité.
- C'est sûr!
- J'ai trop honte.
- A propos,
t'avais pas un pécule sur le compte parent-enfant?
- J'ai tout retiré. - Oui.
T'es majeur. - 23 ans.
- J'ai acheté une bague.
- Quelle idée! - Tu peux pas la récupérer?
- Pour un tel conseil, inutile de venir.
- Il te reste bien une autre moitié?
- Avec, j'ai engagé 2 comédiens pour jouer mes parents.
Je leur ai donné et ils se sont barrés.
- Faut jamais donner avant. - Qui est leur agent?
- Pour jouer ton père, j'étais là. - Pourquoi dire que t'es riche?
- Oui!
- C'est la 20e fortune de France. Les ciments Grambert.
Oui.
Son père claque des doigts, y a 100 patates qui tombent.
- 100 PATATES? - J'avais l'air de quoi?
Une mère dans la pampa, un père limite SDF.
- Mickaël, je t'en prie. Papa est là, on va bien s'occuper de toi.
- Je connais une comédienne qui le fera.
- Voilà. Qui? - Denise Bouchard.
- Voilà, tu vois. - Dis-moi,
c'est quand, le mariage?
- C'est samedi.
- Samedi... Samedi là? - Là?
- Bernard,
ta comédienne a pas rappelé. - La Bouchard.
- Je vous l'avais dit, je suis grillé.
- J'ai une idée. Elle dira oui, mais ça coûtera cher.
- On n'a plus rien.
- Pas en fric.
- C'est qui?
- Ghislaine, elle tient une boutique de lingerie.
- Elle voudra? - Pour vouloir, elle va vouloir.
- Mais je sais pas si je vais pouvoir.
- Pense à nous. - A Mickaël.
- Vous êtes marrants. Bon, on verra demain.
- Elle est comment, Ghislaine?
- Tu vois Hulk? C'est son grand-frère.
Allô, Ghislaine? C'est Didier. Non, j'ai pas changé de numéro.
Je suis à l'hôtel du "Va et vient"... Ah, tu connais?
Juste pour savoir si on pouvait se voir ce soir ou...
Ou cet après-midi, oui. Ou tout de suite.
A tout de suite, alors. Super.
- ALORS? - Elle arrive.
- OK. Tiens, prends ça, ça peut aider.
- C'est quoi? - Des vitamines. Quelques gouttes.
On frappe.
Déjà? - Elle est accro.
- Non, Didier!
Arrête! Arrête!
- Les frères Latour?
- Euh... - C'est à vous la Laguna
sur les passages cloutés?
- Vous allez pas nous embarquer pour ça?
- Viol en réunion sur mineure, ça suffira?
Vous reconnaissez la victime?
Enfin, la présumée victime.
Elle atteste, suite à la prise de drogue, avoir subi...
- C'EST NOTRE NIECE. - C'est ma fille.
- Je m'en vanterais pas. Surtout vous.
Faire le couillon à la télé vous autoriserait à agir comme
un monstre?
- Il faut savoir raison garder, c'est une ado qui affabule.
C'est assez courant.
- Oh!
Ça suffit. Embarquez-les!
- Faut qu'on explique.
- C'est le bois bandé, il en a trop pris.
- C'est le bois bandé. - LE BOIS BANDÉ.
Verrou
- Vous avez de la chance.
Je vous en prie.
IIs murmurent. - (SABRINA).
- Ça fait plaisir de vous revoir.
Sarah s'excuse et retire sa plainte. Elle recommencera plus.
Depuis qu'elle est à Paris, je peux plus du tout la surveiller.
Je suis pas sûre qu'elle suive ses cours. Je suis dépassée.
- Ça peut arriver à tout le monde.
- Avec les enfants... - On fait ce qu'on peut.
- Je suis pas une mère comme il faut.
Je dois vous avouer une chose.
Quand je vous ai connus, je cherchais pas le grand amour.
Je l'avais rencontré.
Il était parfait.
Sauf que ça a duré 3 jours et il s'est évanoui dans la nature.
Il m'a laissée enceinte. En fait, quand je vous ai rencontrés,
je cherchais un papa.
Je voulais que mon enfant mette un visage sur le mot papa.
Je suis désolée, Bernard. Sarah n'est pas ta fille.
Je suis vraiment désolée. - (Oui...)
Ben... C'est sûr que ça fait quelque chose, parce que...
Elle est attachante, cette petite.
- Quand même des vis à resserrer.
- Elle a plein de qualités.
- Elle vous embêtera plus, maintenant.
- Et...
Elle est au courant? - Je lui ai dit.
C'est une grande fille.
- Elle l'a bien pris?
- Très bien.
Cri de rage
...
- Bâtards!
Bris
Musique triste
...
- Les mecs, ça va pas le faire. - Trop tard.
- On croise les doigts.
Accent québécois - Désolé, on s'est perdus.
- 2 heures de retard, ça peut arriver, la preuve.
- Franchement désolé. Tu viens, chérie?
- Oui, désolée!
Franchement désolée. - Voilà.
- On n'a pas le choix. - Ça craint.
- Souris. - Je suis au max.
- Tu veux ma place?
- Bonjour, fiston. Embrasse ta mère.
- Bonsoir, chéri.
On t'expliquera.
- Si c'était un problème, je le dirais.
Moi, c'est Dany. On se dépêche, j'ai sérieusement les crocs.
- Excusez-nous encore.
Je t'en prie, chérie. - Merci. Oh!
- Excusez-nous encore.
- Non.
- C'est notre chauffeur. - Ah oui.
J'oubliais de dire: tu fais le tour par le bas,
et Tsintao va s'occuper de toi.
T'as compris? Il a compris, là?
- Il saisit pas bien le français. Tu check la kitchen, tabernacle.
Fais ça quickly. - Il a compris?
Il a compris, là. - Il est un peu lent, mais
il comprend.
- Cathy, ma femme, qui vous a pas attendus
pour commencer l'apéro, comme d'habitude.
- C'est malin.
Et toi? - Moi, c'est moi.
- Bonjour.
Moi, c'est Cathy. - Moi, c'est Didier. Et...
- C'est Bernadette. - Enchantée.
- Enchantée. - Allez, à table.
- Il nous tarde de voir la blonde. - Oui.
- Elle est où? - Dans sa chambre.
- Cindy!
A table! - Elle est un peu nerveuse.
- C'est normal. - L'émotion.
- Non, le retard.
Accent belge - C'est sûr.
Accent québécois C'est sûr... C'est certain.
- On est là pour le bonheur de nos enfants.
C'est ce qu'on a de plus cher au monde,
et l'amour qu'on a pour eux, ça se dévalue pas.
- Joliment dit. - L'argent, c'est pas le plus important.
Mais vaut mieux en avoir.
- Sûr. - Moi, ça va.
Et vous aussi.
- On se plaint pas. - On peut pas dire.
- Donc le porc?
- Le port de Montréal, oui. - Très bel endroit.
- Vous êtes dans le cochon.
- Oui.
Dans le cochon.
- J'avais pas jointé. Oui, dans le cochon.
Depuis des générations.
Et ça marche très fort, sans se vanter.
- Que les choses soient bien carrées,
on a tout à gagner: je paie
les frais du mariage.
Ce serait sa dot.
- C'est gênant. - C'est gênant, oui.
- On peut partager.
- C'est gênant. - C'est gênant aussi.
- On fait quoi?
- C'est quoi la 1re proposition? - Je paie tout.
- C'est bien. - C'est moins gênant.
- Pesé, vendu!
Rires
- Et toi! Tu finiras après ton sandwich.
Elle parle chinois.
...
Aide-moi à porter ça, feignant.
...
- Mickaël m'a montré les photos de votre château. Ça doit faire
des frais, ça!
- On n'a pas à se plaindre. - Non, c'est sûr.
C'est certain. - Certain.
- Tu peux l'ouvrir et servir? Merci. Expliquez-lui.
- Fais pas le niaiseux. Check the bottle.
Va chercher le tire-bouchon.
Fais ça quickly. - Quick, quick.
- Je vais te montrer.
- C'est vrai,
ma fille qui épouse un "De Latour", je peux pas cracher dessus.
- C'est Latour. - Latour.
- Mais non, voyons.
"De", De Latour.
- Ah bah oui. - Ah oui, De Latour.
- C'est mieux que Naardine Zawoui!
Au Canada, c'est pas pareil.
Y a des Chinois, pas de Noirs et d'Arabes.
C'est vrai. Encore que les Noirs, je peux rien dire dessus.
En plus, les Noirs,
je les aime bien, car au moins ils annoncent la couleur.
Il rit.
- Vraiment, papa, tu te renouvelles pas.
- IIs sont attachants, mais je les préfère attachés.
Il rit.
...
- Arrête avec ton humour.
C'est nul.
Les Noirs ont leur intelligence à eux.
- Méfie-toi qu'elle te remplace pas par un bonobo.
Il rit.
... - Bonobo.
Je suis un bonobo?
Je suis ton bonobo.
- Il lui arrive
quoi?
- Je vais t'en donner du bonobo!
- C'est pas grave, c'est le jetlag.
- Oh que je suis maladroite! - La boulette.
- Non, mais ça va aller.
- Ça va aller. - Oh là là.
- IIs sont relous, tes parents.
- T'entends ça? - Tu vas pas tout gâcher.
Elle rit. - Le bonobo!
Elle parle chinois. Le bonobo.
- Je vais me la faire!
- Calme-toi. Feng shui!
- Dany, ça va aller là.
- Non, attendez. Attendez, attendez.
- Voilà.
- Bernadette, votre visage me dit quelque chose.
Je vous ai déjà vue. - C'est possible.
- Ne croyez pas que je sois cavalier. - Non, bien sûr.
- Pourtant c'est pas l'envie qui me manque.
Vous n'êtes pas la plus belle, loin de là.
Mais...
Vous avez du chien.
Du chien! - J'ai pas fait que ça. On me le dit!
Non, c'est pas possible. Les enfants, c'est pas possible.
- Ne mélangeons pas, ce que je ressens pour vous, c'est autre chose.
- Non, Dany!
Ah! Chéri!
- Oh, chérie?
- Je comprends pas.
- C'est pas grave. Un peu surprenant.
- Une pulsion.
- Je m'embarque pas là-dedans. Au Québec, on est libres.
Enfin bon, tout de même.
- Au dessert.
- Salope.
- On va pas tarder.
Merci. Vous dérangez pas.
- C'était fantastique. - Oui.
- Vous pouvez rester dormir. - Sans façon.
- Je suis très visite et j'ai rendez-vous à Toronto demain.
- Y a plein de chambres vides.
- C'est pas une bonne idée. - Non.
- IIs partent déjà? J'y crois pas. - Dommage.
- Oui, mais bon.
Musique douce
... - C'est qui, ça?
- C'est notre fille. - Notre fille, oui.
- Ma chérie.
Que fais-tu là? - Qu'est-ce que tu fais là?
- Je fais que passer.
...
C'est de la part de votre mère.
Elle vous a abandonnés mais elle vous a pas oubliés.
- C'est pas le moment. - Oui.
- Tout ce que je voulais, c'est faire partie de la famille.
Vous, vous m'avez plantée comme une merde.
- Si on pouvait voir ça après. - Plus tard.
- C'est quoi ça?
- Ça t'arrange que je sois plus ta fille.
Je préférais avant, quand t'étais mon père.
J'aimais t'appeler papa. - Oh, ma chérie.
- Pourquoi elle l'appelle papa?
- C'est compliqué mais ça s'explique.
- Hein? - Qu'importe que vous soyez fauchés.
Mais vous avez l'air de quoi? Tout ça pour taxer de la thune
à ces gros cons.
- Tu dis rien?
- Ta gueule.
- Bah? - Non mais, oh!
- Pétasse!
- De quoi je me mêle? - De quoi je me mêle!
- Arrêtez!
- T'aimes pas les bonobos. Je vais t'en donner!
Il crie. Il t'emmerde, le bonobo.
- Calme-toi. - C'est bon!
Lâche-moi. Feng shui.
- Qu'y a-t-il?
Soupir - Pascal!
Il hurle. - J'ai pas fini!
- Papa? - Tonton.
- Bernard? Merde.
Arrête, Bernard. - Que se passe-t-il?
- Oui, tu joues bien.
Oh!
Voix enrouée - C'est vrai...
- Il fait une crise. Appelez une ambulance!
Musique douce
...
... - Vous qui lirez ces quelques lignes,
sachez que je n'ai jamais oublié le pays qui m'a vu naître, la France.
Vous qui lirez ces quelques lignes,
dites à mes 3 fils de cette douce France,
que je les ai toujours portés dans mon cur.
Dites bien à mon petit Pascal, mon favori,
à mon petit Bernard, mon chouchou,
à mon petit Didier, mon préféré,
qu'ils me manquent tant, au crépuscule de ma frivole vie.
Serrez-les fort dans vos bras, demandez-leur pardon pour moi.
Enfin, vous qui lirez ces quelques lignes,
demandez au maire de Brubeille-sur-Léon, le doux village de mon enfance,
dans ce Sud si tendre de M. Pagnol,
que l'on disperse mes cendres,
au lieu-dit du Pitou-Lavoir, près la Grand-rue.
Signé Josy Latour, citoyenne américaine,
mais qui est toujours restée, au fond de son cur,
Josette Latour, la pitchoune.
Musique douce
...
- Maman, comment te dire?
- NON, DIS RIEN.
...
- Tiens.
Inspiration
- Quoi? - C'est pas des cendres, c'est de la...
- Quoi?
- Pour toi, maman.
...
- On t'aime.
...
- Adieu.
...
- Pascal, t'as un peu de maman...
- Sous le nez.
- Excuse-moi, maman.
- Oh!
Oh, vous, là-bas! Vous faites quoi, là?
Musique rythmée
- Je vous aime, mes frères. Un petit bisou.
On a le même sang, les mêmes gênes.
- Cassez-vous, les Parisiens! Dégénérés!
- Les gendarmes, je vous aime. - C'est ça!
- Vous êtes mignons. Un bisou!
- Mais enfin!
Dégueulasse!
Il fait des "youyous". - TA GUEULE!
- Non, c'est une super nouvelle. - Explique-nous.
- En sortant un CD de grand-mère, l'in solidum vous est restitué,
et en plus y a les 30 000 prévus à la remise du single et tout.
Faut savoir lire les contrats.
- Ta grand-mère n'est plus de ce monde.
- Rien ne dit que l'artiste doit être vivant.
Vous allez pas le croire.
Voilà. Hop.
*-And now... - C'est qui?
- C'est grand-mère. - Votre maman.
*(Il parle anglais.)
*-Josy Latour!
*Musique calme *Applaudissements
*. *.
*-Come on, bonjour everybody
*My name, mon nom, moi c'est Josy
*I came from France
- Maman... *-Dans le midi
*Mais je suis so happy d'être ici
*C'est sûr qu'il est fun, mon pays
*C'est une jolie pretty country
*Sometimes I have the nostalgie
*Si loin from my french family
*Can you hear me, mes chéris?
- ON T'ENTEND MUMMY
*-I love you so, mes petits
- NOUS, ON T'AIME AUSSI
*-Je pense à vous - TOUT COMME NOUS
*-I miss you
- WE MISS YOU
*-Plein d'amour
- POUR TOUJOURS
- Tout mon cur - FOREVER
...
- Voilà le disque, et voilà
le premier chèque.
Il ricane.
Le petit chèque, voilà. - Merci.
- La famille réunie, c'est chouette.
Oui, voilà. - Voilà.
- Euh...
Je dois vous faire part d'une nouvelle un peu singulière.
Votre mère, lors de sa carrière aux Etats-Unis,
était proche du Rat Pack, le fameux groupe formé
par Frank Sinatra, Sammy Davis Jr et Dean Martin.
Votre maman,
au charme irrésistible, faut bien l'avouer, aurait...
Il marmonne.
Faites entrer
les soeurs Latour.
Musique rythmée
... Voici Angela, Nancy et Priscilla Latour.
Un arrangement à l'amiable
serait préférable. Au vu des... Merci.
Au vu des lois américaines, elles ont tout pouvoir...
Merci.
Pour s'opposer à une quelconque répartition... Merci.
- Hi! - Hi!
- Hi!
- Un peu chaudasse, leur reum.
- Pas faux.
Musique Rock *Parfois je me dis who is Josy
*I think I am un petit peu crazy
*Mais it is not ma faute à moi
*If le Bon Dieu m'a faite comme ça
*Ici tous les dreams sont permis
*Ici I try une nouvelle vie
*Même si my heart souffre parfois
*De ce que j'ai laissé behind moi
*Can you hear me, mes chéris?
- ON T'ENTEND MUMMY
*-I love you so, mes petits
- NOUS, ON T'AIME AUSSI
*-Je pense à vous
...
*I miss you
...
*De tout mon cur
...
- HAPPY MUMMY
...
*-Je pense à vous, I miss you
- WAP SHOO WAP *-Plein d'amour
*Des bisous
*Tout mon cur, forever
...
*Can you hear me, mes chéris?
- ON T'ENTEND MUMMY
*-I love you so, mes petits
- NOUS, ON T'AIME AUSSI
*-Je pense à vous - HAPPY MUMMY
*-I miss you - HAPPY MUMMY
*-I miss you, I miss you
*I miss you
- HAPPY MUMMY *-Je pense à vous
*Je pense à vous
Musique rythmée
...
Musique Rock
...
- ON T'ENTEND MUMMY
...
NOUS, ON T'AIME AUSSI
HAPPY MUMMY
...
HAPPY MUMMY
...
Sous-titrage: C.M.C.
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