Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
For best IPTV provider, please visit: WWW.IPTV.CAT For best IPTV provider, please visit: WWW.IPTV.CAT
For best IPTV provider, please visit: WWW.IPTV.CAT For best IPTV provider, please visit: WWW.IPTV.CAT
LE PASSAGE DE SANTA FE
Hé Kirby, regarde ce que je ramène.
Il rôdait autour du campement ce matin.
Il a failli me faire courir jusqu'au Colorado.
- Un kiowa. - Un des braves du chef Satank.
Ça veut dire que Satank campe dans les collines.
M. Randolph, il vaudrait mieux faire demi-tour.
Je connais Satank, Mr Lawton.
S'il en veut à ce convoi, il nous suivra jusqu'au Missouri.
Le mieux c'est d'avancer.
- Tu le laisses partir ? - Qu'il s'en aille.
Mais je ne comprends pas, M. Randolph.
Attendons d'abord de savoir les intentions de Satank.
Sam… trouve-moi une douzaine de vieux fusils et une lime
et aussi un petit tonneau de whisky.
Du whisky ?
Oui et demande à Mme Clark sa petite boite à musique.
- Allez, bouge-toi. - Très bien, si tu le dis.
Si Satank veut attaquer notre convoi
ce sera demain à Cottonwood Draw.
Mais au lieu de camper cette nuit, vous allez continuer.
Quoi qu'il arrive, ne vous arrêtez pas avant d'avoir franchi la passe.
- Où est la lime ? - La voilà.
Que voulez-vous faire ?
Je vais faire une petite visite à Satank.
Voir si je peux passer un marché avec lui.
Peut-être qu'avec ça, il n'attaquera pas le convoi.
Vous allez donner des fusils aux Indiens ?
Mais des fusils qui ne tireront qu'une fois.
Et en plus…
Ils leur exploseront à la figure.
Si Satank est en guerre,
qui l'empêchera de vous tirer à vue ?
Je mets toutes mes chances sur le tonneau de whisky.
Sam, tu peux empaqueter tout ça, nous partons.
Nous ? Je veux pas me mêler de ça.
Bon, j'y vais seul.
Oh non !
S'ils te prennent ton scalp,
je veux voir ce que tu as à la place du cerveau.
Rappelez-vous ce que j'ai dit…
Ne ralentissez pas avant le relais.
En route !
En route !
Commence à faire jouer cette chose.
Je veux que Satank pense qu'on est de bonne humeur.
Oui, de très bonne humeur.
J'ai l'impression qu'il y a un Indien derrière chaque rocher…
Et je sens mon vieux corps se putréfier.
T'as pas essayé d'utiliser un savon et de l'eau pour ça ?
Toi, tu es l'éclaireur de beaucoup de chariots.
Là-bas.
C'est vrai.
Nous passerons Cottonwood Draw demain.
Demain. Satank le sait.
J'ai su que tu étais dans les parages…
Alors j'ai décidé de te faire une visite.
Tu es venu pour une autre raison, homme blanc ?
Toutes ces peintures de guerre ne sont pas pour une partie de chasse.
Aussi j'ai pensé qu'on pourrait faire des affaires.
Je t'ai apporté quelques cadeaux.
Une chose pour une squaw ou un enfant.
Alors, c'est peut-être ça que tu veux !
Ils sont tous à toi, Satank.
Mais tu dois faire quelque chose pour moi.
Tu nous laisses aller en paix demain.
Y'a pas de poudre.
Nous l'avons oubliée.
Tu ne l'as pas oubliée.
Tu auras toute la poudre après la passe de Cottonwood demain
quand le convoi sera en lieu sûr.
Que Dieu nous aide si ce fusil explose.
Toi, tu montres.
Joli coup !
Sam, passe-moi le robinet.
Ils ne sont pas assez nombreux pour attaquer le convoi.
Où sont les autres ?
Je sais pas. Au moins, on sait où est Satank.
J'ai aussi un cadeau… Pour vous tous.
Approchez les gars et rincez-vous bien le gosier.
Eh bien, maintenant on y va, Kirby.
Attends.
Tu restes.
Bois.
Sam, si on reste à la fête, mets un peu de musique.
Je sais pas qui est le plus ivre, eux ou nous.
J'ai peur d'avoir mal à la tête pour demain.
Demain ?
On a gagné.
Lawton a dû franchir la passe à présent.
Sortons d'ici tant qu'on a encore nos cheveux.
Le whisky peut les rendre méchants.
C'est de naissance.
Allons-y.
Hommes blancs.
Salut, l'ami !
- Où sont les chariots ? - On doit être les premiers.
T'inquiète pas, ils sont pas loin.
Bon sang, j'ai le gosier en feu.
Bois donc un autre verre.
Une bouteille, patron !
Qu'on fête le plus grand tour de tous les temps
depuis qu'Eve a mangé la pomme.
Certains feraient tout pour de l'argent, pas vrai Randolph ?
Même trahir ceux de son sang.
Explique-toi.
Peut-être que tu vas comprendre.
Les kiowas ont attaqué la caravane
à la passe de Cottonwood, dans la nuit.
Ils ont massacré hommes, femmes et enfants.
On a pu ramener que ces trois.
C'était là qu'était le reste de la bande.
Tu n'es pas le premier éclaireur à s'être vendu
à un tueur fou et sauvage comme Satank.
Ce chariot est suffisamment chargé.
- Vous êtes le chef de ce convoi ? - Oui, mon nom est O'Doyle.
J'ai entendu dire que vous cherchiez un guide.
En effet.
Vous connaissez la route pour Santa Fé ?
Je la connais aussi bien que n'importe qui.
Parfait.
Vous êtes peut-être mon homme. Votre nom ?
Kirby.
Un beau prénom irlandais. Et votre nom ?
Randolph.
Randolph ?
Dégagez !
- Qui est le propriétaire du convoi ? - C'est moi.
Je suis occupé.
C'est pas grave, je peux attendre.
Pas besoin d'attendre, Randolph.
J'espère garder mon scalp où il est.
J'ai pas envie qu'il pende dans un tipee.
Comme ceux des gars de Lawton, de leurs femmes et enfants.
J'ai trouvé quelque chose, j'ai eu le tuyau par un gars d'ici.
Un gars nommé Griswold.
Il conduit une caravane vers Santa Fé et il a besoin d'un guide.
A quoi bon, Sam ?
Ce sont des mexicains.
Y'a des chances qu'ils ne nous connaissent pas.
Le gars qu'il avait engagé a eu des ennuis cette nuit
et il a reçu un coup de couteau dans le ventre.
Allons-y !
Ou je peux trouver M. Griswold ?
- Jess Griswold. - Que lui veux-tu ?
Je crois qu'il a eu des ennuis avec son guide.
Je pensais qu'il voudrait en trouver un autre.
Tu penses mal. Va voir ailleurs.
Aller. On y va.
J'ai dit de dégager. Je conduirai le convoi moi-même.
Et moi je te dis que…
Je veux parler avec M. Griswold.
Au patron de la caravane.
Monsieur Griswold ?
J'ai entendu que vous aviez besoin d'un nouveau guide.
Je lui ai dit que je pouvais faire le boulot.
J'apprécie votre bonne volonté, M. McLawery.
Mais deux hommes peuvent plus qu'un seul.
Vous êtes allés à Santa Fé ?
Six fois ces quatre dernières années.
Il connaît toutes les pierres du chemin par leur prénom.
Votre nom ?
Kirby Randolph ?
Oui M'dame, c'est mon nom.
Kirby Randolph. ♪ ai déjà entendu…
Tout le monde à l'Ouest du Missouri a entendu parler de Kirby Randolph.
Et tous disent que c'est le pire des éclaireurs.
Nous n'avons pas de travail pour vous, M. Randolph.
Attendez une minute.
Recrutez cet homme.
Cet homme est le responsable du massacre des Lawton.
Ah oui, maintenant je me souviens…
Peut-être que M. Randolph a une explication ?
Chaque homme a le droit à une erreur.
Jess, je voudrais vous parler, s'il vous plaît.
Très bien.
Ecoutez, Jess…
Nous avons convenu que j'arriverai saine et sauve à Santa Fé.
C'est vrai.
Avec Randolph, il sera difficile de franchir la passe de Cottonwood.
Je crois qu'il dit la vérité en parlant du droit à l'erreur.
Je pense qu'il ne voudra pas en commettre une autre.
Les guides n'ont pas le droit à l'erreur.
Nous non plus.
Mais nous ne pouvons partir sans guide.
Et nous ne pouvons rester ici avec ce genre de marchandise.
- On aura toujours essayé. - Je t'avais dit que c'était inutile.
Pas de chance d'être tombés sur cette femme là-bas…
Allons-y !
Je croyais que vous vouliez le boulot.
- Bien sûr. - Eh bien, préparez vos bagages.
Mes bagages ? Ils sont tous là !
Nous voulons partir aussi vite que possible.
- Et mon ami, Sam Beekman ? - Je l'engage aussi.
Merci. Je pensais que le patron était un Mexicain.
Je vis à Santa Fé et je rentre chez moi.
Tuss, enregistrez-les sur le livre des paies.
Nous partons immédiatement.
Vous pouvez donner vos instructions à M. McLawery maintenant.
Il faut des hommes pour les différentes corvées.
Combien avez-vous d'hommes pour la garde de nuit ?
- Quatre. - Doublez-les.
Dans deux jours, nous serons sur le territoire indien du Yukon.
Comme pour le convoi de Lawton, c'est ça ?
Je veux plus entendre parler de cette histoire de Lawton.
Préparez le départ.
Comme vous voyez, M. Randolph, notre chef de convoi est arrogant.
- Oui, à moitié Indien. - Sa mère était Sioux.
- Je peux les sentir à distance. - Vous n'aimez pas les Sioux ?
Je n'aime aucun Indien. Encore moins les métis.
Donnez-lui quand même un coup de main.
Que fais-tu à fureter dans ce chariot ?
Je conduis ce chariot.
On ne veut pas de squaw dans ce convoi.
Prends tes affaires et dégage d'ici !
Depuis quand êtes-vous le propriétaire de la caravane ?
C'est quoi cette idée de prendre une squaw avec nous ?
Ecoutez. Ou je vais, Ptewakin va aussi.
Faites votre travail.
Je m'occupe d'elle et occupez-vous des autres.
Jess Griswold vous a employé contre ma volonté.
Faites en sorte que nous sortions de Cottonwood en un seul morceau.
Les bêtes de somme à l'arrière des chariots !
- Alors ? - La route est dégagée.
C'est Cottonwood Draw, M. Randolph. Vous êtes sûr ?
Tout peut arriver en territoire indien.
Mais nous devons le tenter.
Je pense que tout ira bien, tant que vous serez avec nous.
Très bien. Faites avancer les chariots ! En avant !
Il ne supporte plus la charge. Enlevez-la.
Enveloppe tout ça.
Tous ont le même chargement ?
En effet.
Mais cela ne vous regarde pas.
Dépêchez-vous de le recharger !
100 livres de poudre et environ 20 fusils par caisse…
De quoi fournir une armée !
- C'est ce que nous avons prévu. - Qui nous ?
Jess Griswold et moi.
La moitié des armes m'appartient et est destinée à l'armée mexicaine.
- Mexicaine, hein ? - Tout est en règle, M. Randolph
Ils nous en ont offert un bon prix.
Vous pensiez que nous allions les livrer aux indiens ?
C'est ce qui arrivera quand Satank découvrira le chargement.
Et comment pourrait-il le découvrir ?
Une squaw aveugle peut voir des armes à cinq miles alentour.
Je vois.
Avant de soupçonner Ptewaquin, vous devez savoir…
Que tous nos hommes sont des tireurs expérimentés.
Peut-être devriez-vous faire demi-tour.
Tu te trompes sur le compte de ce guide.
Tu ne sais pas de quoi tu parles.
Il ne trahira pas son peuple.
Ses yeux sont ceux de l'aigle,
clairs comme l'eau des torrents.
Nous allons repartir dans une minute.
M. Randolph, je voudrais que vous sachiez.
Quoi donc ?
J'envisage de me marier avec Mille St. Clair.
Félicitations. Pourquoi m'en parler ?
Vous êtes un homme…
Le voyage est long pour un homme sans femme.
Je ne vois pas la raison qui me ferait m'en rapprocher.
Nous serons ensemble pendant une semaine,
elle pourrait vous voir différemment.
Je voulais vous avertir…
Pour votre information, je n'aime pas les menaces.
Et je n'aime pas Mlle St. Clair non plus.
Il y a assez de chevaux pour la moitié des hommes de Satank.
Jamais vu autant de chevaux sauvages. Regarde comme ils courent.
- Ils ont dû sentir un point d'eau. - Y'a pas d'eau dans cette vallée.
On les pousse ici !
Nom de chien !
Rassemblez les chariots, formez une barricade !
Que cherchez-vous à faire ?
Un troupeau de chevaux sauvages déferle dans le canyon.
- C'est moi qui donne les ordres ici ! - Alors faites vite !
Sinon nous allons perdre toutes les bêtes de somme.
Rassemblez les chariots !
Débridez les bêtes !
Libérez les chevaux.
Dépêchez-vous !
Impossible de les détourner. Il faut sacrifier un chariot.
Dégagez. Il faut y mettre le feu.
Par ici.
Eloigne-la !
On a réussi.
C'est humide dehors !
Les kiowas ne devraient pas nous faire d'ennuis ce soir.
- J'ai fait du café. - Ça me fera du bien.
Aide-moi à enlever ma chemise.
Je vais suivre le sentier des chevaux, demain matin.
Peut-être que je trouverai quelque chose d'intéressant.
Je veux pas changer de sujet mais…
- Comment va la fille ? - Elle va bien.
Elle l'a échappé belle.
Tu vas devenir son héros.
Ferme-la.
Tu l'aimes bien, hein ?
Pourquoi tu vas pas monter la garde ?
Sous ce déluge ? Très bien, j'y vais.
Pourquoi tu reviens ? T'as peur de te noyer ?
Il pleut dehors.
- Vous ne m'invitez pas ? - Oh, je vous en prie.
On quitte son chapeau quand une femme entre.
Vous m'invitez pas à m'asseoir maintenant que vous êtes présentable ?
Oh, asseyez-vous.
"Oh," semble être votre expression favorite, ce soir.
Vous ne devriez pas être ici. Ce n'est pas votre place.
Je suis venue présenter mes excuses
et vous remercier pour cet après-midi.
Vous excuser de quoi ?
D'avoir écouté certains ragots.
Votre ami Sam m'a expliqué ce qui s'est vraiment passé avec les Lawton.
- Et vous l'avez cru ? - Qui.
Maintenant, je comprends mieux.
C'est bien. Merci.
Maintenant oublions tout ça.
Je ne peux pas oublier.
Pas tant que Satank sera vivant.
Une tasse de café ?
Avec plaisir.
Ce ne sont pas mes affaires mais…
Pourquoi une fille comme vous transporte des armes à Santa Fé ?
Je vous l'ai dit. L'argent.
Je sais, mais risquer sa vie sur le chemin,
ce n'est pas un boulot pour une femme respectable.
Je ne suis pas sûre d'être une femme respectable.
Vous voyez….
Je suis née sur la frontière.
J'ai été ballottée d'un endroit à l'autre par…
Un mauvais père qui n'a jamais aidé ma mère.
Parfois, il était trappeur. Parfois un mineur.
Mais le plus souvent voleur. Et un buveur.
Jamais personne n'a parlé en bien à propos du nom de St Clair.
Ce n'est pas juste. On ne peut vous blâmer pour ce qu'il était.
A sa mort, il a été tué dans une fusillade,
Il portait un sac de pépites d'or.
Je ne sais comment il l'avait obtenu, peut-être volé.
Je n'avais jamais pensé acheter des armes,
quand Jess me demanda de saisir l'occasion.
Ces armes sont tout ce que je possède.
Et ma seule chance de devenir quelqu'un d'autre.
Il vous faut du courage pour obtenir cela.
Je ne pensais pas qu'il y aurait autant de danger.
Heureusement que vous étiez là.
Mais vous avez tout fait pour que je n'y sois pas…
Je ne voulais pas que vous veniez.
Encore ?
Non.
Je suis trempé jusqu'aux os !
Excusez-moi.
- Tu es heureuse ce matin… - Pourquoi ne le serais-je pas ?
Le soleil brille, la pluie a cessé et pas une arme n'a été perdue.
Ce n'est pas à cause du soleil, de la pluie ou des fusils.
C'est ton coeur qui chante.
C'est pour le jeune éclaireur.
J'ai bien peur que tu ais raison.
- Ecoute bien mes conseils. - Je n'ai pas peur de Jess Griswold.
Je n'ai pas peur pour toi mais pour l'éclaireur blanc.
Arrête ces commérages.
Homme blanc, visage pâle… seuls les mots changent
mais cela signifie la même chose.
Il sait qui tu es ? La fille d'une squaw.
Je lui ai parlé de la mauvaise réputation des St Clair.
Mais lui as-tu dit pourquoi on ne t'aime pas ?
Quelle différence ? A Santa Fé il ne saura pas qui je suis.
- Ce sera un nouveau départ. - Il déteste notre peuple.
Il n'en fait pas un secret. Il n'a jamais caché sa haine.
Mon père était un blanc.
Et ta mère une indienne.
Je sais.
Hé, que se passe-t-il ?
Juste une bande de kiowas près de la rivière.
Une cérémonie de guerre.
- Combien ? - 25 environ, avec le chef.
- À quoi ressemble le chef ? - Comme toujours.
- Comment cela ? - Le chef était Satank.
Nous devons camper ici.
Sans accès à l'eau ?
Exactement.
Si vous faites repartir le convoi, je m'en lave les mains.
Nous continuons, M. Randolph. Laissez-nous passer.
Attendez, Tuss. Randolph a raison.
Nous ne pouvons traverser de nuit avec Satank dans les parages.
Que suggérez-vous ?
Arrêtez-vous ici en cercle et attachez bien les bêtes.
Et doublez la garde.
Vous avez entendu ? Faites passer les ordres.
Oui.
Rassemblez les bêtes !
- Aurélie ? - Jess ?
Quelque chose ne va pas ?
Je vous ai à peine vue depuis notre départ.
Cela ne fait pas si longtemps.
Asseyons-nous.
J'ai pensé que vous seriez nerveuse ce soir
et que ma compagnie vous plairait.
Pourquoi devrais-je être nerveuse ?
Cette obscurité ne vous inquiète pas ?
Je n'ai pas peur
et Ptewaquin est là.
Santa Fé doit vous paraître loin de tout.
Bientôt le voyage sera terminé.
Pensez à cela.
Santa Fé…. J'y pense beaucoup.
Là-bas, en tant que ma femme, vous trouverez respect et sécurité.
Vous croyez vraiment que je le mérite ?
Je le crois.
Je vous aime depuis que je vous ai vue à St. Louis.
Oui, je sais.
Un homme cache mal ses sentiments à une femme.
Jusqu'à maintenant, vous ne m'avez pas caché les vôtres.
Non, en effet.
Je vous suis reconnaissante de la chance que vous me donnez…
Vous avez le temps d'y penser. Inutile de répondre maintenant.
Désolée. Je n'ai pas les idées bien claires ce soir,
l'excitation, la fatigue…
Dormez bien.
Bonne nuit.
Bonne nuit, Jess.
Sam, où es-tu ? Tu dors ?
Regarde un peu par là.
Où étais-tu ? On a de la compagnie.
Ce sont pas des coyotes.
Va dormir. C'est mon tour de garde.
Vous êtes folle ! Que pensiez-vous faire ?
C'était par jeu. Je ne pensais pas…
On ne s'approche pas d'un garde comme un indien !
Kirby, je dois vous parler.
J'aurais pu vous tuer !
Vous méritez une correction !
Je suis désolée.
Vous m'aimez, n'est-ce pas ?
Depuis le premier jour.
Je le savais. C'est pourquoi je veux vous parler.
Ne vous inquiétez pas pour Jess.
Je m'en occuperai moi-même.
Kirby, c'est un homme dangereux.
Ne le sous-estimez pas.
Qui je sais, il m'avait averti.
Il y a autre chose.
Une chose que j'ai sur le cœur.
Sur le mien aussi.
Bonjour, messieurs. Tout le monde est là ?
Tout le monde, M. Griswold.
Pourquoi nous réunir ?
Il y a un traître dans le camp.
Hier soir, deux hommes ont quitté leurs postes,
l'un d'eux a trahi ma confiance.
Voici votre fusil, M. Randolph.
Je sais qu'il est parti.
Vous aussi, M. McLawery.
Oui, j'ai quitté le camp, hier soir.
Je voulais savoir où étaient les kiowas.
Je me suis absenté pas plus d'une demi-heure.
Quelle est votre excuse, M. Randolph ?
Je n'ai pas quitté le camp.
Mais vous avez quitté votre poste.
Allons, M. Randolph, à minuit vous n'étiez pas là.
Peut-être que je me suis absenté un moment.
Sale traître !
Je ne lui ai jamais fait confiance.
Moi non plus.
Vous avez vu des Indiens lors de votre sortie, hier soir ?
Aucun.
Et vous, M. Randolph ?
Je vous ai dit que je n'avais pas quitté le camp.
Eh bien, messieurs, l'un de vous deux ment.
Je suis heureux de savoir que vous avez quitté votre poste
et qu'un de vous ne devait être là où il est allé.
Et je suis satisfait de savoir lequel des deux.
Vous êtes armés tous les deux.
Votre fusil est chargé, M. Randolph.
Je vais compter lentement jusqu'à 3.
Pendant que je compterai, pensez à ce que vous avez fait
et celui qui se sentira concerné ferait bien d'utiliser son arme…
Contre moi.
Car une fois que j'aurai compté je tirerai sur mon homme.
1...
2...
Eh bien messieurs, je suis déçu.
Vous m'obligez à tuer de sang-froid.
Car non seulement c'est un traître mais aussi un lâche.
Allez-y.
Une balle dans le ventre, c'est tout ce qu'il mérite.
Oui, c'est ce qu'il mérite.
Préparez-vous. Nous partons dans une demi-heure.
Pourquoi l'avoir tué ?
Chavez est un bon serviteur mais aussi un ami fidèle.
Il a suivi McLawery jusqu'au camp de Satank pour y faire un marché.
Pourquoi m'avez-vous mêlé à tout cela ?
Juste par simple curiosité.
Je me demandais si vos nerfs sont aussi forts qu'il y parait.
Ce genre de curiosité aurait pu vous coûter la vie.
Vous avez de la chance d'être encore là.
C'est vous qui avez de la chance.
Ce ne sera peut-être pas le cas la prochaine fois.
Revenons-en à McLawery, Chavez l'a entendu traiter avec Satank…
Il devait décharger les animaux et mettre les fusils…
Dans le premier chariot au passage de la rivière ce matin.
Puis il aurait dirigé le second et manoeuvré…
Pour bloquer le restant de la caravane.
Cela aurait donné l'occasion aux Indiens
de vider le chariot et fuir avec les armes.
C'est tout ce qu'on pouvait attendre d'un métis.
C'était un imbécile.
Il servira d'appât pour les busards.
Attendez un peu.
On peut faire mieux que de le laisser aux busards.
Satank pense que McLawery va conduire le second chariot
et que les armes sont dans le premier chariot.
Essayons de ne pas le décevoir.
Tout est prêt ?
Tout est prêt depuis longtemps.
Avancez le chariot.
Hé, je suis enlisé ! Venez atteler des chevaux !
Je commence à m'enfoncer.
Arrêtez le chariot !
Tuss s'est enlisé !
Satank !
Les voilà !
Feu !
On les a surpris, le prochain assaut sera plus dur.
Bouge pas, Tuss !
Il faut l'aider !
Où est Satank ?
Le chariot d'Aurélie l'a mis en fuite.
Il a dû penser qu'il était plein de tireurs.
Je vous avais dit de rester là où vous étiez.
Portez-le dans le chariot.
Je suis désolée.
Ce n'est rien, on est enfin débarrassés des kiowas.
Tu l'as échappé belle !
Ce sont des cheveux que tu as là ?
La moitié du scalp de Satank.
La moitié ou le tout, il va sûrement pas aimer ça.
Ça va faire mal…
C'est sûr, les Indiens s'y entendent bien pour ça.
C'est bon, allez-y je suis prêt.
Vous avez besoin d'un autre verre.
Enlève le reste.
C'est moins douloureux que je pensais.
Petite mais ça fait mal.
La flèche aurait pu traverser le cœur.
- La chance, je te la donne. - Non, je la veux en souvenir.
Drôle de souvenir. Un autre whisky.
Bonne médecine, tu vas guérir maintenant.
Ca brûle à l'intérieur, c'est la meilleure médecine
Nous avons eu de la chance.
Satank a été moins chanceux.
Je vais accrocher ce scalp à ma ceinture.
Tu aurais mieux fait de prendre sa vie que son scalp.
J'ai fait du mieux que j'ai pu.
C'est un grand chef.… Pour son peuple aussi.
Il n'oubliera pas que tu l'as scalpé devant ses guerriers.
J'en ai pris que la moitié, Il n'a pas à se plaindre.
La prochaine fois, je prendrai le reste.
- Ca va mieux maintenant ? - Je me sens très bien.
Avec un autre verre… Je me sentirai jamais aussi bien.
Kirby, arrêtez de parler et essayez de dormir.
Vous êtes belle.
Vous ne m'embrassez pas avant de dormir ?
Vous êtes ivre, vous ne savez plus ce que vous faites.
Vous êtes toujours belle.
Essayez de dormir.
Quelle chouette fille !
Oui, en effet.
Mais elle n'est pas pour vous.
Si vous pensez m'empêcher de l'épouser, vous vous trompez.
Vous épouseriez une squaw ?
De quoi parlez-vous ?
Aurélie est une métisse.
Que dites-vous ?
Ce n'est pas un secret.
Tout le monde sait que sa mère était la fille d'un chef kiowa.
Vous mentez !
Vraiment ? Demandez-lui. Je croyais que vous le saviez.
Elle saura bien prendre soin de votre maison.
Allumer votre pipe. Fabriquer vos mocassins
Les squaws kiowas sont très ingénieuses.
Elles utilisent la peau des porcs-épics
et savent préparer de bons plats.
Bon, vous avez dit ce que vous aviez à dire.
Maintenant, dégagez d'ici !
Je vais me saouler.
Excellente idée.
Rien de tel que le whisky pour les cœurs brisés.
Dégagez !
Tu es malheureuse.
Que cherches-tu à savoir ?
Huit jours sont passés depuis qu'il a reçu la flèche…
Et il ne t'a pas regardée une seule fois. Pourquoi ?
Il a été occupé.
Et puis, Jess l'a placé en tête du convoi.
Un homme n'est jamais trop occupé pour venir dans son tipee…
Retrouver celle qu'il a dans son cœur.
Je sais ce qui te tracasse mais tu ne devrais pas.
La Bible dit : "Ne juge pas si tu ne veux pas être jugé"
C'est idiot de mettre tous les Indiens dans le même panier…
Parce que tu en veux à une bande de kiowas et à leur fichu chef.
T'inquiète pas, Sam. Occupe-toi de tes affaires.
Tant pis pour toi, garçon. Tu es trop entêté.
Je te laisse l'eau ?
Oui, laisse-la.
Merci.
- Bonsoir, Sam. - Bonsoir Mlle Aurélie.
Je peux entrer ? Difficile de frapper à une porte.
Qu'est-ce qui ne va pas ?
Je ne vous ai pas vu depuis la bataille sur la rivière.
J'ai été occupé.
Je sais, mais ce n'est pas une raison pour m'éviter.
Quelque chose est arrivé entre nous.
Dites-moi quoi.
Rien qui mérite qu'on en parle. Oubliez ça.
J'allais oublier. Je vous ai apporté un cadeau.
Prenez-le. Une amulette pour la chance.
Je l'ai faite avec les cheveux de Satank et la flèche qui vous a frappé.
C'est joli.
Vous faites de belles choses, vous les indiennes.
Qui vous a dit ?
Ça n'a pas d'importance.
Cela semble pourtant très important.
Qui, je suppose.
Je pensais…
Qu'entre nous ce ne serait pas… si important.
Aurelie…
Je n'ai pas autre chose à offrir à une femme qu'une vie dure.
Mais si je me marie…
Je ne veux pas que ma femme soit une métisse kiowa.
- Encore debout ? - Je ne peux pas dormir.
C'est une nuit bien trop belle pour dormir.
Regardez la lune.
Les comanches l'appellent la Lune des ancêtres.
Vous n'êtes pas du genre à pleurer pour rien.
Quelque chose vous a blessée ?
C'est vous qui lui avez dit ?
J'ai fait quelque chose qui vous a blessée ?
Non je ne crois pas.
Alors ne pleurez pas, il n'en vaut pas la peine.
Est-ce ma faute si je suis une métisse !
Non, mais c'est ce qu'il pense.
Oubliez-le. Vous ne serez jamais heureuse avec lui.
Vous et moi, nous nous comprenons bien.
Je vous le redemande. Voulez-vous m'épouser ?
Alors ?
Je ne sais pas, je dois y réfléchir.
J'ai été très patient.
Oui, je sais. Je vous répondrai avant d'arriver à Santa Fé.
Merci, Jess.
Vous avez oublié ça, Señor.
La femme est toujours indécise. Elle ne vous épousera jamais.
Pas plus à Santa Fé qu'ailleurs.
Tu es pessimiste, Chavez.
Elle a donné son cœur seulement à ce guide, M. Randolph.
Quand je l'aurai tué, elle reviendra vers moi.
Si vous le tuez, elle ne vous épousera jamais.
Etre pessimiste a parfois des avantages, Señor.
Tout se passe entre ce guide,
Satank et la rivière Arkansas, vous voyez ?
De nombreux kilomètres nous séparent de l'Arkansas.
Satank nous suit depuis le coucher du soleil.
Je pensais qu'il aurait abandonné et serait rentré chez lui.
Des fumées sont apparues dans le ciel
pendant que Kirby avait quitté son poste.
Satank porte un grand amour à ces fusils, Señor.
Mais il n'aime pas beaucoup M. Randolph.
Que suggères-tu ?
Un vieux dicton dit : "Un bon échange n'est pas un vol".
Nous arrivons à l'endroit où la piste de Santa Fé se divise.
L'eau va nous manquer.
Il y aurait une source à quelques miles à l'est d'ici.
Elle ne tarit jamais même quand tout est à sec.
Je la connais.
Allez voir, si cela vaut la peine de faire le détour.
C'est vous le patron.
Hé, bonjour, Señor, qu'y a-t-il ?
Tu le sais bien, sale traître.
Jess Griswold livre mon scalp à Satank contre le passage du convoi.
Oui. Il est plutôt malin le Señor Griswold, non ?
S'il t'avait tué lui-même, la señorita ne l'aurait pas épousé.
Comme ça il a les armes et la señorita.
C'est moi qui en ai eu l'idée.
Satank va changer le plan. Maintenant il a l'éclaireur blanc.
- Il veut les fusils aussi ! - On a passé un marché.
Je l'aimais pas. Il puait comme un bison mort.
Attachez-le sur son cheval.
Mes guerriers te conduiront au campement.
Ils veulent te voir mourir.
Tu vas prier pour mourir vite, mais ça n'arrivera pas.
Tu mourras lentement. Petit à petit.
Maintenant, je vais prendre les fusils et la fille blanche aussi.
Votre ami Kirby devrait être revenu.
Oui. Où est Chavez ? Je ne l'ai pas vu de la journée.
Je ne sais pas où il peut être.
Sam, je vais partager le convoi.
Il y a un passage dans la montagne…
Trop étroit pour les chariots mais les chevaux peuvent passer.
Je vous laisse la responsabilité du convoi.
Je prends les bêtes de bât, Mlle Aurélie et l'indienne jusqu'à…
la frontière mexicaine de l'autre côté de la montagne.
Je vous enverrai des provisions d'eau.
C'est pas prudent de diviser le convoi.
Il va manquer de l'eau.
Je vais rassembler les bêtes de bât.
C'est ça, cours, espèce de busard.
Et va dire à Satank que ses amis l'ont trahi.
Faites demi-tour !
Satank est sur la colline !
Allez, dépêchez-vous ! Demi-tour !
Jess, que faites-vous ?
C'est cassé.
Partez d'ici !
Satank voudra s'emparer d'une fille comme vous.
Continuez seul avec elles !
Vous ne pourrez pas vous en tirer.
Allez partez… Avant que je vous tue.
Partez !
Coupez par l'autre versant. Nous vous rejoignons au sommet.
Allez jusqu'au sommet de la falaise.
Ptewakin doit y être.
- Où allez-vous ? - À l'Ouest.
C'est aussi ma direction.
Faites ce que je dis. Je veux une squaw qui obéisse.
Partez !
Plus besoin de brouiller les pistes, essayons de rejoindre le convoi.
Aucune trace du convoi ?
Non pas un chariot.
Les chariots doivent bien être quelque part.
Tout le monde à cheval !
Dépêchez-vous !
Le cheval est trop fatigué pour continuer.
Mais nous ne pouvons rester ici.
Si rien n'était arrivé, auriez-vous attaché votre cheval…
À mon tipee, comme on fait chez le peuple de ma mère.
Bien sûr et j'aurais demandé à un prêtre de nous marier…
Alors vous ne faites plus de différence à propos de…”?
- Cachez-vous dans les rochers. - Ça avancera à quoi ?
Ne sois pas triste.
Ce fût un beau voyage, je m'en vais maintenant.
Il n'y à plus rien à craindre.
Plus de souffrance, plus de haine.
Qu'est-ce qu'elle dit ?
À partir de maintenant, tu seras le mari de ma fille.
C'était ma mère.
Padre je suis soulagé de m'être débarrassé de ces armes.
Ou sont les deux jeunes gens qui voulaient me voir ?
Nous sommes arrivés trop tard ils l'ont déjà fait.
Ils ont fait quoi ?
Il a attaché son cheval à sa tente elle lui a donné à boire
et une fois fini, ils sont mariés.
Ca se passe comme ça chez les tribus kiowas.
Hé, arrêtez tout !
Pas si vite. Il faut faire les choses dans la légalité.
- Légalité ? - C'est vous le témoin ?
Vous savez, on n'en avait pas encore discuté.
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.