Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Comment tu as dit que tu t 'appelais ? Julia.
Julia.
Mon frère dit que tu es le joueur le plus doué de tout le championnat.
Je ne me donne pas trop.
Tu dois avoir beaucoup de succès.
Tu crois ? Attends.
Non, non, non, ne t 'en fais pas. C 'est rien si je finis dans le journal.
Tu fais quoi ? Fous le camp.
Je ne veux pas de ça, tu dégages. Deux photos.
Je ne veux pas de photos, tu sors, dégage. Non, ce n 'est pas assez clair.
'est clair.
Ça fait trois semaines que je n 'ai pas vendu de photos.
Allez, s 'il te plaît.
Bon, je te propose un truc.
Pas de photo.
Par contre, va au Blue Knight.
Notre gardien y est en compagnie d 'une femme.
Qui n 'est pas la sienne.
Biger, merci.
Ne me dis pas merci.
Salut, Garner.
Donne ça aux deux filles qui sont là.
Et dis -leur de me retrouver dehors.
Donc tiens, sers une bouteille. La fille seule à sa table.
Bonjour, monsieur Garner.
Bonjour. J 'ai fait une réservation pour une chambre.
Nous vous avons réservé la suite.
Mais je ne devrais pas payer la différence ? Bien sûr que non, monsieur
Nous sommes honorés.
Et les consommations sont comprises ? Le minibar est à votre entière
disposition, sans frais supplémentaires.
J 'envoie quelqu 'un pour vos bagages.
Merci.
Merci à tous.
Mais non.
Monsieur Gardner ? Non, non, non, non, non, non, non, non, non, c 'est pas moi.
Je vous reconnais, monsieur, je sais que c 'est vous, vous essayez de vous
enfuir.
Trop de pression.
C 'est ça.
Tout le monde est venu vous voir. Est -ce que ça vous dérangerait de faire une
photo avec ma fille ? Vous seriez d 'accord ? D 'accord, oui, allez -y.
Merci beaucoup.
Une minute.
Vous êtes prêts ? On y va.
Parfait.
Ok, merci beaucoup. Venez, venez, venez, on écoute ça pour nous. Non, non, un
peu. Venez, venez.
Merci, bonjour, bonjour.
Bonjour,
bonjour, bonjour, merci.
Bien, on les suit.
Attends une seconde.
Tu réponds pas, papa ? Non, c 'est rien d 'important, je rappellerai.
Peut -être que c 'est tes mamans qui veulent nous rejoindre.
Viens, Max.
Elle envoie, cette baraque ? Un peu trop, même.
Pourquoi s 'enfuir de ce truc ? Margarita est une femme importante.
Je vois.
Beuve d 'un grand amateur.
Famille riche, entreprise qui s 'étend dans toute l 'allégorie.
C 'est une philanthrope.
Une figure de proue de notre communauté. Et surtout, une amie que je chéris
beaucoup.
Quand une petite vieille se perd, il suffit de faire le tour de tous les
hôpitaux. C 'est en cours en ce moment.
Mais je veux explorer les autres possibilités. Et c 'est là que tu entres
jeu, justement.
Attends un peu, j 'y vais tout seul ? Je suis un ami de Margherita.
Je ne suis venu que comme soutien à sa famille.
Et je ne les supporte pas.
Tiens -moi au courant, tu seras gentil.
C 'est bon, on peut y aller.
Bonjour.
Nous vous attendions.
C 'est avec une joie immense que je vous accueille à nouveau dans notre
ville de Chêne. Nous sommes tous très émus de votre présence ici aujourd 'hui.
Merci. Qu 'est -ce que c 'est ? C 'est la même que la nôtre.
On voulait vous la donner avant la cérémonie pour que vous l 'ayez.
Oui, c 'est très beau, très élégant, vraiment élégant.
Merci à vous en tout cas. On l 'applaudit ! Merci !
Je vais devoir jeter un œil dans sa chambre.
Oui, je vous en prie.
Je préfère y aller seul.
Jinky, accompagnez monsieur.
Je vous ai dit que je voulais rester seul.
Vous en avez encore pour longtemps ? Non, non, non, pas du tout.
En fait, encore une seconde.
C 'était très bien.
C 'est terminé. On arrête là. Non, c 'est fini. Pour aujourd 'hui, oui.
Mais demain, on vous attendra à la commune.
Demain ? Oui, oui. On vous a préparé une énorme fête digne de votre talent. Non,
non, c 'était pas ça, là. Oh, non, non.
Ah, je vois. Bon, ben... Les toilettes, elles sont... Oh, bien sûr.
Par là.
Ah, parfait, merci. Mais de rien.
Quel genre de vie menait votre mère ? Ça va faire un an que mon père est mort.
Je ne la voyais qu 'une fois par semaine, le jour du cimetière.
On l 'y accompagnait toujours, soit moi, soit ma fille.
Oui, je l 'ai accompagnée hier.
Comme à chaque fois, elle a demandé que je la laisse seule devant la tombe de
papy. Je la laisse toujours environ 15, 20 minutes.
Mais quand je suis revenue hier, elle avait disparu, pauvre nonna.
Elle a foutu le camp parce que vous étiez trop sur son dos. Non, non, non,
est obligé à cause de sa maladie.
Quelle maladie ? Alzheimer.
Votre mamie avait perdu la carte.
Mais comment vous permettez -vous ? S 'il vous plaît, monsieur, restez poli.
Maman n 'en est qu 'au premier stade. Elle n 'a aucun symptôme. Ou très peu.
va, arrêtez.
Je ne savais pas pour tout ça. Bonjour.
Voici mon collègue, Riva. Vous pourrez lui poser toutes vos questions. N
'hésitez pas.
Il est... Mais ? C 'est un champion.
C 'est un homme talentueux.
Un grand détective.
Et en plus, c 'est quelqu 'un de très sensible.
Tu me laisses comme ça ? J 'ai essayé de t 'appeler. T 'étais où ? Moi ? Si
jamais j 'étais en danger.
De quoi tu me parles ? Riva, c 'est un plaisir.
Il y en a tellement.
C 'est devenu la mode de disparaître.
Mais pourquoi ? Quand j 'ai enfin la réponse à cette question, c 'est que je
suis déjà sur le point de les retrouver.
Tu es doué.
Aucun doute que tu me retrouveras.
J 'ai bien peur que non.
Pourquoi, si je peux me permettre ? C 'est difficile à expliquer.
J 'ai ma propre méthode, cette histoire. C 'est parce que je suis vieille ?
Les vieux qui disparaissent, ça n 'intéresse personne.
Il leur reste si peu à vivre.
Non, c 'est pas du tout ça.
C 'est parce que tu n 'as pas de mépris pour moi, c 'est ça ? Non, même pas.
Tous ceux que tu recherches, tu les détestes, pas vrai ? Tu sais, j 'ai fait
choses terribles dans ma vie.
Je vais te raconter.
C 'est à cause de ma maladie, avoue.
Malheureusement, oui.
Je suis désolée.
Mais pas pour moi.
Pour ma famille.
Ils doivent être dans tous leurs états.
Moi, je ne m 'en fais pas trop. Je sais qu 'en se serrant les coudes, on peut
combattre cette affreuse maladie. On sera deux contre un.
C 'est quand la dernière fois que vous êtes allée à la mer ? Dix ans au moins.
Votre fils Franco, il a quel âge ? 52 ans.
Dans quelle ville est -il ? Gêne, enfin.
C 'est quand la dernière fois que vous êtes allée à la mer ? Hier.
Votre fils Franco, il a quel âge ? Il a 13 ans.
J 'ai oublié, je ne sais plus.
Je suis désolée.
Tu travailles pas aujourd 'hui ? Non.
Aujourd 'hui, c 'est la fête des pères.
Raconte -moi encore une fois, papa.
Encore ? Tu veux l 'entendre, toi ? Oui.
D 'accord, les filles.
Je recommence depuis le début.
Alors... Les chanceux qui ont assisté disent qu 'une telle action ne s 'était
jamais produite et que jamais ils ne l 'oublieront.
Ah,
c 'est papy. Salut.
On était en train de perdre 1 à 0.
On savait tous que si on perdait ce match, on risquait d 'être rétrogradés.
On risquait de retourner en série B.
Garner a fait jusque -là un match médiocre.
Mais c 'est là qu 'à la dernière minute de jeu, on ne sait pas pourquoi, mais le
gardien de but lui a fait une passe.
Et là, il se met à courir.
Garner a parvié à dribbler un premier adversaire.
Puis un deuxième.
Puis un troisième.
Et tout le monde criait.
Passe le ballon, Gardner ! Gardner, passe le ballon ! Il a fait la passe ou
? Il a dépassé le milieu de terrain. Il a réussi à passer la défense à terre.
Passe le ballon, Gardner ! Passe le ballon ! Mais il n 'écoutait rien. Il
fonçait droit devant comme un taré. Il a fait deux méga grands fonds au dernier
défenseur. Et avec une super giga fin, il a réussi à mettre par terre le
de but. Pas de vol, les gars ! Et il a marqué ? Le gardien de but qui était à
terre a tendu la main et il l 'a fait tomber pénalty. Et après ?
C 'est la troisième fois que je te la raconte aujourd 'hui.
L 'arbitre ne l 'a pas accordé et on a perdu.
Mais après la défaite, on est retourné en privé.
Eh oui.
Et Garnera ? Garnera est retourné en Argentine, du jour au lendemain, sans
prévenir personne.
Et depuis, il lui est arrivé quoi ? Personne ne le sait.
Parce qu 'on ne l 'avait jamais revu.
Salut.
Je suis étonné. Je pensais pas te voir dehors un jour.
Ouais, je sais.
Peu de choses valent la peine de mettre son nez dehors.
Tu aimes le foot, toi.
J 'ai dit à maman qu 'on venait ici. Elle va peut -être nous rejoindre.
Papa ? Il est où, Garnera ? Bonne question.
Hé ! Quoi ? Viens un peu ici, viens. Viens voir.
Viens voir quoi ?
Regarde, ce truc te ressemble.
Pardon ? Ouais.
Écoute, j 'ai pas du tout envie de plaisanter, alors laisse tomber, s 'il
plaît. Je suis très sérieux, ce mec te ressemble. Arrête.
Venez !
Angela
a trouvé ceci ce matin.
Maman n 'enlevait jamais son alliance.
Vous l 'avez trouvée où ? Sur la tombe.
On s 'est dit que c 'est possible qu 'elle l 'ait déposée ici ce matin.
Elle est peut -être venue tôt.
Elle a très bien pu la laisser là la dernière fois sans que vous ne le
remarquiez.
C 'est probablement le cas.
Et si elle l 'avait laissée là pour dire adieu à tout le monde ? Et que t
'as ? T 'es bizarre.
C 'est moi le bizarre de nous deux ? C 'est juste que je déteste cet endroit.
On fait quoi maintenant ? On va boire un café.
Ouais, ok, mais après le café.
20 balles qu 'ils ont retrouvé la vieille.
Oui, monsieur ? Ok.
T 'as perdu.
Le personnel de l 'hôtel ne l 'a pas vu depuis hier. Personne ne sait où il est.
Il s 'est volatilisé.
En plus de ça, monsieur a aussi planté le maire qui lui avait fait forger les
clés de la ville.
Encore un vieillard ? C 'est quoi, une épidémie ? C 'est qui, le monsieur ?
Attends, tu connais pas Garnier ?
Ne me dis pas qui c 'est. Un joueur de foot très moyen qui était dans une
très moyenne et qui jouait il y a très longtemps.
On se calme.
Garnera est une vraie légende. C 'est le gars qui a réussi à prendre le ballon.
Merci beaucoup. Gardez ça pour le bar, Riva.
Et pour tout vous dire, tu n 'as jamais compris comment un génois peut être fan
de l 'équipe d 'une autre ville que Gênes.
Désolé. Non, merci, je me passerai de vos explications. Ça ira.
Le maire tient à ce qu 'on le retrouve.
Il en va de la réputation de Gênes, comprenez -le.
Donc je vous demande d 'enquêter discrètement, n 'est -ce pas ? Faut -il
préciser que ça ne doit pas interférer avec votre enquête sur la disparition de
Margherita.
Et puis, en ce qui concerne Garner, il sera très probablement vite retrouvé
l 'arrière -salle d 'un bar miteux, si tout va bien.
Pardon, mais pourquoi vous dites ça ? Le casier de votre grand champion.
Bonne lecture.
T 'as pas ouvert la bouche depuis qu 'on a quitté le bureau de Duprin ? Ouais,
désolé.
Non, justement, c 'est ça plus souvent.
J 'arrête pas de penser à Garnera.
Bagarre, vol, escroquerie.
Il aurait même menacé d 'un couteau sous la gorge un agent de Buenos Aires.
Il a été arrêté pour trafic de drogue à Montevideo.
Garnera ? Un vulgaire dîneur de drogue ? Mieux vaut éviter d 'avoir des idoles.
C 'était au sud ou au nord de Montevideo ?
Quel intérêt ? Toi, tu ne peux pas comprendre. C 'était quand ta dernière
au stade ? Ici à Gênes ? Oui.
Hier, il a pris deux petits déjeuners. Alors, quand on ne l 'a pas vu descendre
ce matin, ça nous a un peu inquiétés.
On est allé à sa chambre, on a frappé à la porte.
Personne n 'a répondu, donc on a décidé d 'entrer. Du lâche qu 'il a.
Et on dirait que personne n 'a dormi dans ce lit hier soir.
Qui était de service hier soir ? En plus de moi, trois personnes.
Trois personnes.
Et personne n 'a remarqué qu 'il n 'était pas revenu ? Il avait demandé à
la carte d 'entrée, entre autres choses.
Donc non, personne n 'a fait attention.
Vous avez des caméras de surveillance ? Oui, je peux vous montrer les images.
Parfait.
Je ne veux pas.
Pourquoi ? La première chose qui vient à l 'esprit, quand on pense à l
'Alzheimer, c 'est qu 'on ne reconnaîtra plus les visages de ceux qu 'on aime.
Mais on ne pense pas au dehors, à l 'horrible sensation de ne plus savoir où
est, de ne plus savoir où aller.
La vie le fait peur.
Vous savez, la ville peut faire peur même à ceux qui n 'ont pas Alzheimer.
Je pourrais être n 'importe où en ce moment, pas vrai ? Comme tout le monde.
Je croyais que ta méthode ne fonctionnait pas avec moi.
Toute seule, vous n 'avez pas pu aller bien loin. Ils auraient dû vous avoir
retrouvés depuis longtemps.
Que ce soit dans un hosto, un bar... ou un fossé.
À moins qu 'en fait, vous ne soyez pas seule.
C 'est plaisant de savoir que quelqu 'un est avec moi.
Vous êtes fortunée.
En effet.
Et ça ne va pas. C 'est souvent un problème.
La plupart du temps, c 'est un simple risque en plus.
Peut -être qu 'un dérangé vous retient en otage quelque part.
Peut -être que c 'est pas plus mal, ça vous évitera l 'enfer de la maladie,
pourquoi pas.
Vous avez laissé l 'Alliance sur votre caveau, peut -être pour qu 'on ne la
trouve pas sur vous alors que vous vous laissez mourir.
De mon temps, les choses étaient très différentes.
On courtisait les dames.
On leur comptait fleurettes plutôt que de leur faire peur.
Tu disparais alors que des centaines de gens t 'attendent.
Et tu me fais un cours sur la galanterie.
Je suis du genre attaqué, moi.
Depuis toujours ? Oui.
Cette jeune demoiselle dont l 'appartement est près de chez toi,
'appelle déjà ? Valéria.
Elle est ravissante.
Très belle.
À quel point rêves -tu de l 'embrasser fougueusement ? Et quelle est la
probabilité ?
Que tu agisses.
Je vais te le dire, moi.
Aucune, nada, zéro.
Laisse Valéria, merci. On va parler de toi.
Parfois, tu marques un but.
Parfois, c 'est l 'équipe adverse.
C 'est ça, la vie, quand on est avancante.
Tu débarques, tu disparais, rien paraît, tu disparais à nouveau.
Attention à toi, Madame Tone.
J 'ai dribblé des adversaires beaucoup plus coriaces que toi.
Et vous ne l 'avez plus vu depuis ? Non, non, je ne l 'ai plus vu.
Merci. De rien.
Au revoir.
Il dit qu 'il l 'a entendu parler au téléphone.
Qu 'il avait un rendez -vous. Mais que dès qu 'il s 'est rendu compte qu 'il n
'était pas seul, il a raccroché.
Avec qui il parlait ? Ça, il ne le sait pas.
Et le rendez -vous, c 'était où ? Ça non plus, il n 'en sait rien.
C 'est rien, t 'as essayé au moins.
J 'ai pas foiré, c 'est juste une enquête normale, je te signale. On
bribes et puis...
Tu
m 'as foutu les jetons.
Excuse -moi.
Tu viens faire.
J 'admire la ville.
Ça m 'aide à contrôler ma peur.
De la ville ?
Écoute,
sur le chemin, je suis passé par hasard devant le théâtre et... J 'ai acheté ça.
Je sais pas si ça te dit.
C 'est pour dimanche, j 'ai rien d 'autre à faire.
Alors ? Est
-ce que t 'aurais développé une passion pour le théâtre ces vingt dernières
années ?
Ariana s 'est endormie.
À son âge, c 'était vachement moins facile qu 'elle.
Qu 'est -ce que tu lis ? Le Grand Garnier.
J 'ai visionné les images des caméras, il a aussi volé deux cendriers.
Tu penses que tu vas le retrouver ? Vous êtes plutôt doué.
Toi et ton collègue.
M. Antonio.
Comment il est ? Étrange, compliqué.
Qui ne l 'est pas ? Vous parlez tous les deux ? Vous vous êtes rapprochés
? J 'essayais au début.
Peut -être que lui aussi.
Mais ça n 'a pas été très loin.
Je sais pas, peut -être qu 'au fond j 'ai peur qu 'il s 'ouvre et que moi
C 'est difficile pour les hommes de se parler.
Je peux venir dessiner près de vous ? Oui, bien sûr, bien sûr.
Enfin bref.
Tu sais, tu t 'en sors remarquablement, Sandro.
Allez, vas -y, il est déjà tard.
Papa.
Merci.
Bonne nuit, ma jolie.
Bonne nuit aussi, papy.
Fais de beaux rêves.
Ça va ? Tu vas réussir à leur parler sans agir comme une pom -pom girl ?
ouais, ouais.
Ouais, t 'as chier ? Ouais, ouais, ça va, je te dis, je vais...
Je me lance.
Vas -y.
J 'y vais.
Merci infiniment d 'être venu.
Je me présente, Sandro Riva.
C 'est un honneur de vous rencontrer.
Un immense honneur.
J 'ai quelques questions à vous poser.
Mais avant ça, par curiosité, Garnera, c 'était quelqu 'un de sympa comme
coéquipier ? Quel sale petit -fils de pute, celui -là.
Quand il était en forme, c 'était vraiment quelque chose à voir.
Oui, mais quand il était dans un mauvais jour... Ces jours -là, il jouait
carrément contre son équipe.
Vous savez, je pourrais passer des heures à discuter de ça avec vous.
Bref,
venons -en au fait.
Pouvez -vous me dire si, au cours des derniers jours, il a essayé de contacter
'un de vous deux ou un autre ancien équipier ? Non, on n 'a plus jamais eu
nouvelles. D 'ailleurs...
On ne savait pas pour son retour. C 'est grâce au journal qu 'on a fini par
savoir pour cette histoire de prix.
En 1966, il a disparu du jour au lendemain, c 'est ça ? Exact.
Qu 'est -ce que vous avez pensé à l 'époque ? Qu 'est -ce que vous vous êtes
? Que c 'était tout Garner à ça.
Il n 'avait jamais eu une vie comme nous autres.
On en entendait des trucs sur lui.
Il y en a...
qui disait qu 'il avait mis enceinte une de ses conquêtes.
Il avait foutu le camp à cause de ça.
Le mari de la femme, il voulait sa peau.
Le père de la fille, tu veux dire.
Il l 'avait choisie très jeune, elle n 'était pas encore mariée.
Et après ça, plus de nouvelles ? Écoutez, lui et moi, on n 'avait pas
une très bonne relation déjà à l 'époque.
En plus de ça, j 'étais le capitaine de l 'équipe. Bien sûr, oui, je le sais.
Si vous saviez combien de fois j 'ai dû le traîner de l 'hôtel pour qu 'un
monsieur vienne jouer.
Quel hôtel ? Ben, celui où il vivait.
Il se la jouait un peu sur le temps, avec son arène.
Et vous, aucune nouvelle ? Aucune.
Sauf qu 'une fois, je l 'ai revu par hasard. C 'était dans la rue, il était
revenu à Gênes.
Ça devait être en 72 ou 71.
On s 'est parlé à peine cinq minutes.
Figurez -vous qu 'il habitait encore dans ce fameux hôtel.
Et pourquoi il était revenu, vous le savez ? Il m 'a parlé d 'un garçon qui
venait voir un fils sur un.
Mais il n 'était pas très cohérent.
Il était complètement en soupe.
Vous vous souvenez du nom de l 'hôtel ?
Le grand hôtel Perrano. Maman y a travaillé quand elle était jeune. Elle
hôtesse. Elle accueillait des personnalités du monde entier.
Une fois, elle est même allée à un dîner au bras de Picasso.
C 'était un repas officiel, il lui fallait une compagne.
C 'était une call girl, quoi.
Pardon ? Non, rien.
Continuez, avec moi. C 'était à quelle époque, environ ? 64, 65, peut -être.
Après ça, elle a connu mon père.
Maman a préféré la vie de riche à celle de call girl.
Excusez -le, il ne voulait pas du tout dire ça comme ça, c 'est évident. Mon
père a travaillé dur et il a dû s 'accrocher pour la séduire. C 'est
elle était avec un autre homme.
Je ne vous permets pas, monsieur.
Dites -moi, quel âge aviez -vous en 72 ? C 'est peut -être important.
J 'avais 6 ans. Et alors ? Vous vous souvenez si votre mère vous a présenté
homme ? Un argentin.
Oui.
Oui, un après -midi.
Rien, tous les deux.
Et par hasard, je sais que ça fait longtemps, mais vous vous souvenez de ce
'elle vous a dit ce jour -là ? Eh bien, elle m 'a demandé de me montrer très
gentil avec son ami.
Et je me souviens qu 'il m 'a offert un maillot de la Samp.
Puis on est rentrés, et elle m 'a demandé de ne rien dire à mon père.
a -t -elle encore le droit de gérer son concours ?
Pas de doute, les deux disparitions sont liées.
Qui ça ? Gardnera et Margarita.
Je dois tout de suite en informer le maire. Je ferai ça après la réunion de
service et les trois réunions sur l 'ordre public.
On a une idée d 'où ils peuvent être ? Peut -être.
Tiens -moi informé.
Immédiatement.
Tu comptes faire tout ça quand ?
Après avoir dégusté ma salade.
Pas de vin, alors ? Qu 'est -ce que tu racontes ?
Alors, il vous a refait le coup.
Il vous a dupé, comme autrefois.
Il a fait la chose la plus mesquine qu 'on puisse commettre.
Il a profité d 'une personne vulnérable.
Pourtant, je ne me suis aperçue de rien, moi.
Parce que c 'est ça, être vulnérable.
Tu en es sûr ? Oui, sûr et certain.
Bon, alors, je vais vite retourner chez moi.
Pourquoi je ne suis pas rentrée ? Attention, tu pourrais te perdre.
Tu ferais mieux de rester avec moi.
On peut dire que ce dribble, tu l 'as pas réussi.
Je vais vous ramener chez vous, madame.
Je m 'occupe de vous.
Jusqu 'à la fin des années 60, c 'était le plus bel hôtel de Jeanne.
Il a fait faillite dans les années 70, c 'est relevé dans les années 80.
Aujourd 'hui, il survit difficilement.
Alors ? Le dernier client a reçu la chambre 91.
Il va falloir que tu tapes la fouille de tout l 'hôtel, on dirait.
Que je tape ? Et je ne vais même pas t 'envoyer chier parce que la chambre de
Garnera est passée la nuit.
Je parie que c 'est la 10.
Je n 'ai besoin de rien.
Il va falloir nous ouvrir.
Là encore toi.
Je suis d 'accord, j 'avoue.
Oui, je suis revenu pour Margarita.
Je vois, pas pour ceux qui t 'adulent.
Je me fous de ceux qui m 'adulent.
Sauf que les gens de Gênes, eux, ne vous ont jamais oublié.
Mais non, c 'est juste parce que je suis parti au sommet de la gloire, comme
James Dean.
Quand tu meurs jeune et beau, tu le restes pour toujours.
Écoute, James Dean, je te fais un résumé de la situation.
Tu fais ta petite vie en Argentine, où tu survis péniblement grâce à tes
arnaques et tout ce qu 'on ne sait pas. J 'ai fait ce que j 'ai pu, c 'est tout.
T 'en as trop fait, tu peux me croire.
Un beau jour, un abruti, femme de toi, à la brillante idée...
De t 'offrir un petit voyage pour l 'Italie, tout frais payé en plus. Un
'enfer. Et tu as vu l 'occasion d 'arnaquer une pauvre vieille dame
pleine aux as.
Femme que tu avais déjà réussi à séduire dans ta jeunesse. Où se trouve
Margherita ? D 'abord, je vais me lever. D 'abord, tu vas répondre.
Non, d 'abord, je vais me lever.
Je ne sais pas comment utiliser ces appareils.
Vous y trouverez le numéro de Marguerite.
Vous verrez qu 'il y a deux appels. Un qui date de mon départ, l 'autre de mon
arrivée.
Qu 'est -ce que vous aviez à lui dire ? Qu 'est -ce qu 'elle avait à me dire
plutôt ? C 'est elle qui me cherchait.
Il y a un appel venant de Jane.
Appel entrant.
C 'est peut -être elle. Oui, ça peut être elle comme ça peut être le complice
qui compte bien profiter de la situation.
Elle m 'a dit que... Elle m 'a dit qu 'elle allait mourir.
Et vous avez décidé de la revoir ? Vous lui avez dit ça ? Non.
Non, quand on s 'est aimé comme nous deux d 'un amour si fort, on ne se
jamais.
Mais vous avez aussi un fils.
Franco ? Non, t 'as rien compris, toi.
Quand on était jeunes et amoureux, c 'est pas moi qui suis parti, c 'est elle
qui m 'a quitté.
Elle a choisi un autre homme.
Franco, c 'est pas mon enfant.
Attendez, il était là, à votre rendez -vous, quand vous êtes revenus en 72.
Parce qu 'elle voulait me faire passer un message, un signal clair, me dire qu
'on ne serait plus jamais amants, tous les deux.
Qu 'elle avait sa vie à elle avec une famille qu 'elle aime.
Une vie qu 'elle avait construite sans toi.
Oui, une vie sans moi.
Un choix très malin.
J 'en sais rien. Elle disait toujours que j 'étais pas un homme avec qui elle
voyait vivre.
Et c 'est là qu 'elle m 'appelle un jour pour me dire qu 'elle aurait dû me
choisir, moi.
Qu 'elle veut mourir avec toi.
Non, j 'en sais rien.
C 'est l 'histoire de ma vie, ça.
Les gens, soit ils sont fous de moi, soit ils me détestent.
Les gens t 'aiment, ils ont une confiance absolue en toi, mais toi, tu
leur compte en banque.
Où est Margherita ? J 'en sais rien.
Je vous jure, j 'en sais rien.
Elle a disparu.
Je vous en supplie, messieurs, je vous en prie, retrouvez -la.
Mais je sais, je sais.
Je sais que je vais devoir vous suivre.
Attends.
Tiens, pour ta fille.
Ouh, c 'est pas de tuer tout de suite.
On m 'a dit que je pouvais m 'en aller.
Bravo.
T 'as trouvé une histoire qui tient la route.
Tu crois pas du tout à mon innocence, toi.
Je cherche des portiers disparus.
Les assassins et les ravisseurs, c 'est leur boulot à eux.
Quand je jouais au foot, j 'avais l 'impression d 'être un dieu sur terre.
Je faisais tout ce que je voulais.
Je m 'en foutais des règles à suivre.
C 'était vraiment un petit fils de pute.
Qu 'est -ce que tu vas faire ? Tu vas te faire la malle.
Il existe trois types de joueurs dans la vie.
D 'abord, l 'homme d 'équipe qui, à la fin du match, vit une belle vie, il est
serein. Le sport lui a appris à se mêler aux autres.
Puis, t 'as le défenseur. À la fin du match, il est tranquille parce qu 'il
qu 'il a fait ce qu 'il devait faire, à savoir défendre ses camarades.
Et puis, t 'as ceux qui jouent pour eux, ne pensent qu 'à eux.
Les solitaires.
Ils cherchent rien d 'autre que déjouer leur adversaire. À le dribbler. Quand le
match est terminé, ils ne peuvent que continuer à faire la seule chose qu 'ils
ont appris dans la vie.
Tromper l 'autre.
Exactement.
Au revoir.
Merci de m 'avoir invité.
Je ne savais pas que tu allais au théâtre.
Ça fait longtemps que je n 'y suis plus allé.
Mais le théâtre... J 'ai eu tort parce que le théâtre, c 'est important.
Ça t 'emballe pas d 'aller boire une bière plus tôt ? Non.
D 'abord, on va aller manger une focaccia.
Ok.
C 'est sympa d 'avoir sorti la chemise et tout, mais je te trouve mieux au
naturel.
Enfin bref, on a vu Garnère et c 'était vraiment de la folie.
J 'étais super heureuse de le voir en vrai. Papa a même demandé qu 'on prenne
une photo.
Je crois pas qu 'il avait vraiment envie d 'en faire une avec moi, mais il a
accepté. J 'étais tellement contente qu 'il accepte. Et papa aussi.
Mais il était aussi un peu triste.
La prochaine fois, tu viendras. S 'il te plaît, maman.
Tu verras, il y a plein de drapeaux. Des gigantesques, des plus petits.
S 'il te plaît, dis -moi où tu viendras.
Rien que toi, papa et moi.
Tu verras, on t 'amusera tellement bien, on pourra manger plein de bonbons.
Tu es un bien beau garçon.
Pardonnez -moi de ne pas vous avoir retrouvé.
Dis, tu pourrais me tutoyer, non ? J 'y pensais à une chose.
Si la maladie le permet, bien évidemment.
C 'est quoi ? Ce à quoi tous les vieux pensent.
À vivre ce qu 'il me reste.
Tu sais, je suis heureuse que tu ne m 'aies pas retrouvé.
Arrête de me chercher, si tu veux bien.
Je suis payé pour ça.
Quand tu me retrouveras, tu feras quoi ? Je te ramènerai chez toi.
Tu me ramèneras chez moi ? Oui.
Je retournerai dans ma grande demeure, dans le noir,
à attendre que la mort vienne.
Quel ennui.
Si je suis morte dans vie, j 'aurais seulement anticipé l 'inévitable.
Mais si je suis vivante, me connaissant, j 'aurais trouvé un moyen de me
divertir pour le temps qu 'il me reste.
Je n 'attendais plus que toi.
Comment ça s 'est passé ?
J 'ai fait le plus beau dribble de toute ma vie.
Cette maudite fille.
Tu me racontes quelque chose ? Oui, si tu veux.
Je t 'ai déjà raconté quand j 'étais à Buenos Aires et que j 'étais caché dans
un camion plein de merde.
Oui, mais je ne me souviens de rien.
C 'est rien.
Allons nous promener.
Je te raconterai pendant notre balade au clair de lune.
Et si j 'oublie encore ? Je te la raconterai encore.
On a tout le temps qu 'il nous faut.
Attention.
Attends, je referme la porte.
Qu 'est -ce que je disais ? On était tous rassemblés. C 'était juste avant un
match, un grand match.
Si j 'avais tué, j 'aurais pas fait autant d 'efforts.
Marguerite, tu es tellement belle.
Viens, je vais t 'aider.
Un dernier regard étonnant à l 'arrêt.
Et qui s 'est vu, s 'est vu.
... ... ... ...
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.